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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:00

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Hier au soir sur le toit du Centre Pompidou, sous un très beau soleil, batifolaient des happy few verre en main, et bien évidemment votre Taulier grand-reporter était là pour l’amour de l’art bien évidemment : l’exposition Simon Hantaï. Louis-Fabrice Latour lui aussi était présent, la puissance invitante distribuant ses vins en Chine, et nous causâmes de la Chine qui, suite à la décision de la Commission européenne de taxer provisoirement les produits de l'industrie photovoltaïque chinoise, allait annoncer le lancement d’une enquête antidumping sur les vins importés de l'Union européenne.


Rappelons que le montant annuel des exportations de vins et spiritueux européens vers la Chine dépasse 1 milliard d'euros. Le premier exportateur européen vers la Chine est la France, avec 140 millions de litres de vin vendus en 2012, pour un montant de 788 millions de dollars, selon les douanes chinoises. De son côté, la Chine exporte en effet chaque année vers l’Europe pour 21 milliards d'euros de panneaux solaires et de composants. Pékin a misé gros sur cette industrie, dont la part de marché mondiale est passée de 40% en 2009 à 68% en 2011.


Dans le commerce international ce type de mesure est affaire courante. Rappelons pour mémoire la prise en otage du Roquefort par les USA : une partie  de bras de fer de plus de vingt ans entre l'Union européenne et les Etats-Unis pour leur différend autour du bœuf aux hormones américain. En mai 2009 un accord d’armistice entre les deux parties a été signé. Le bœuf aux hormones restera interdit en Europe et Washington renonçant en outre à des mesures de représailles douanières sur le roquefort français : le triplement des taxes douanières contre le roquefort français, déjà visé depuis 1999 par des droits de douane élevés, de 100 %.


Il prévoit que les Etats-Unis renoncent à de nouvelles sanctions qu'ils envisageaient depuis janvier, en représailles à la poursuite de l'interdiction de commercialisation de leur bœuf aux hormones sur le territoire européen. Leur application était prévue le 9 mai. La plus spectaculaire de ces mesures était le triplement des taxes douanières contre le roquefort français, déjà visé depuis 1999 par des droits de douane élevés, de 100 %.

La Chine fait de même : « Le gouvernement chinois a lancé une procédure antidumping et antisubventions visant les vins de l'Union européenne », a fait savoir le ministère chinois du Commerce, dans un communiqué. Quelques heures plus tôt, l'agence de presse officielle Chine nouvelle avait prévenu que les taxes « punitives » annoncées par l'Union européenne n'étaient « pas susceptibles d'inciter à une réponse amicale de la Chine ». J’adore le langage diplomatique.


La presse parle « guerre commerciale » alors que nous n’en sommes qu’à la drôle de guerre. En effet, hier, la Commission de l’UE optait pour des mesures progressives pour taxer l'industrie photovoltaïque solaire chinoise : à partir du 6 juin, les taxes seront au taux de 11,8%, et passeront deux mois plus tard à 47,6% en moyenne, si aucun un accord n’est trouvé avec Pékin. Riposte verbale de Chine nouvelle qui prévenait « Le protectionnisme d'un côté ne peut déboucher que sur du protectionnisme de l'autre côté. L'UE devra porter la responsabilité d'une éventuelle guerre commerciale si une telle hypothèse se réalise » La métaphore de guerrière devient ferroviaire : la décision de la Commission européenne risquait de faire « dérailler » les relations commerciales entre la Chine et l'UE.  Shen Danyang, porte-parole du ministère chinois du Commerce tout en jouant la même partition «La Chine s'oppose vigoureusement aux pressions exercées par l'Europe par le biais de ses taxes injustes visant les produits photovoltaïques chinois»,  a laissé la porte ouverte à la négociation «La Chine n'est pas disposée à voir les relations générales entre la Chine et l'Europe se dégrader à cause des frictions commerciales sur le photovoltaïque. »


Bref, affaire sérieuse à suivre pour le Président de la FEVS. Avec Louis-Fabrice nous avons bien sûr aussi évoqué en termes mesurés l’affaire des sidérés de l’Elysée (y’en avait un petit à nos côtés, très remonté contre le père François) et échangé amicalement sur la poularde de Culardeau

 

Et pendant ce temps-là le François, à Marseille, baptisait au champagne, reconnu lui par les Chinois, le plus grand  porte-conteneurs du monde, le « Jules Verne » de la CMA CGM, construit en Corée du Sud, 396 m de long pour 53,6 m de large, qui battra pavillon français. Va falloir le charger de caisses et de caisses de vins français en route vers la Chine pour le rentabiliser. Mieux vaut s’intéresser à la Chine que de s’empailler sur 40 misérables petites caisses adjugées à Drouot, l’essentiel et non l’accessoire…


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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 11:04

Nul n’est tenu de lire ce qui est écrit ci-dessous ça ne tient pas vraiment debout, car c’est une histoire de garde-boue, mais si vous prenez le bon bout, même en n’y comprenant goutte, y’aura pas photo.


Plutôt que de fuir le pays je préfère écrire des conneries. Comprenne qui pourra !


Si, lisez donc cela pour remettre à sa juste place qui vous savez ou ne savez pas, lui se reconnaîtra

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« Le Président Coty invite De Gaulle à reprendre la barre du navire « France ». Bientôt installé à l'Élysée, le couple De Gaulle se met en quête d'un nouveau « chef » aux cuisines. Sachant d'expérience que l'on mange bien sur les bâtiments de la Royale, le nouveau Président charge son aide de camp, l'amiral Le Flohic, de lui dénicher la perle rare. Ce fut Marcel Le Servot. La République est en déshérence. La cave de l'Élysée aussi, que le nouveau « chef » se met en devoir de regarnir. Oh, pas avec des « Petrus » et autres « Yquem ». Madame de Gaulle, la parcimonieuse « Tante Yvonne », ne l'aurait pas admis. Des Bordeaux à des prix abordables, il en est, n'est-ce pas ? Entre autres, un « Château Poujeaux », un rouge de Moulis de bonne extraction. »


Ni queue ni tête


Samedi matin il faisait beau je suis donc allé à Ivry chez Paco à vélo.


Au retour de la rue Marat j’ai escaladé avec entrain la rue Maurice Thorez. Séquences de pluie l’après-midi mais entre deux éclaircies petite tournée sur le plat de Paris, un homme assis, « des desserts pas très catholiques » (1) et « mozart est là » (2). Fin du jour, rude assaut de la rue des Martyrs, ça tire mais je m’y hisse. Trois clichés puis un bon dîner. Beau Cul de Poule et très belle compagnie (ça rime en i). Retour dans la nuit à fond les manettes dans un Paris endormi. Jouissif.


Dimanche matin soleil à nouveau mais prise d’auto pour filer du côté de la Croix des Chavaux et de la place Jacques Duclos pour faire le trottoir sans boire.


Fait toujours beau, déjeuner sur l’herbe en pleine Bourgogne (3) Reprise du vélo, Bastille, Nation, Belleville, comprends en grimpant très très difficilement pourquoi la rue se nomme Ménilmontant. Chaud devant les pavés sont surchauffés j’ai très envie d’aller me baigner. Fais des clichés. Mais où est passé Jaurès ? Bof y’a que Nossiter.


Au soir, autre butte, Montmartre, grimpe sans souci, la fleur au fusil la rue Lamarck. Silence radio et Coq Rico (ça rime en o). Mets en boîte Edouard Baer. Fin du jour, fin de parcours et retour toujours à fond les manettes dans un Paris endormi. Jouissif.


(1)    « des desserts pas très catholiques » chronique en vue

(2)    « mozart est là » explication viendra

(3)    Bourgogne : suivez le bœuf dans quelques jours

(4)    Sous les rimes se cachent la plage

(5)  ni queue ni tête est la forme post-moderne  de ni Dieu ni maître

 

Un cul de poule, un homme assis, 13 tronches de vin


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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 10:00

Catherine nous écrivait le 8 mars « Les 400 manquants dans les cinsaults sont remplacés par des plants tout jeunes, arrimés à leur piquet. Ils viennent d'être bien arrosés par 120 mm de pluie. Je suis contente mais le corps est rincé. »


Le 1ier Juin, aujourd’hui donc, je ferai partie des manquants à l’AG dans les vignes de Catherine et comme moi je suis irremplaçable par un petit jeune j’ai décidé pour me faire pardonner de publier une petite publicité pour les vins de Catherine qui a  pris la décision de vendre un quart de ma production en direct.


J’aurais bien aimé aller, même s’il fait frisquet, au dîner préparé par Anne-Sophie et Catherine. Mon petit doigt me dit que ces deux-là, en préparant le repas vigneron, ont un petit projet commun dans la tête qui devra attendre la fin des vendanges pour être dévoilé.


Bref, toute honte bue, j’aurais préféré boire les nectars de Catherine, je vous invite à consulter des tarifs et à commander.

 

Bonne journée Catherine et à tes fans. T'embrasse.


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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 00:09

Ne vous y méprenez pas votre Taulier préféré est sérieux de chez sérieux lorsqu’il relaie la campagne Fishlove link, lancée en 2009, par Nicholas Röhl, un restaurateur britannique spécialisé dans le poisson, pour lutter contre la surpêche. Pour attirer l’attention du bon peuple, ce cher Nicholas, a demandé à des stars de poser nues « avec une créature marine ». En 2012, le photographe Rankin avait mis en boîte Ben Kingsley avec un petit poulpe et Lizzie Jagger, la fille de Mick, chevauchant un gros thon. Cette année le photographe Alan Gelati a pris dans ses filets d’autres célébrités, dont Mélanie Laurent a qui pose nue, un « dormeur » dans les bras. C'est ICI link 


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« Dormeur »  Le tourteau : Cancer pagurus, est un crabe roux virant au brun selon les influences de son environnement. Le tourteau du littoral se cache sous les pierres * et dans les trous d'eau au moment du reflux des marées. Il se distingue par sa carapace ovale, un ventre de couleur crème, des pattes velues et griffues, et surtout une paire de pinces redoutables. Son immobilité et sa lenteur l'ont fait affubler du surnom de "dormeur". C'est en réalité un vagabond, un migrateur qui parcourt parfois plus d'un kilomètre par jour, des côtes vers le large. Karabos - crabe en grec - a donné son nom au fameux marquis de Carabas de Charles Perrault. Sa chaise à porteurs (devenue carrosse, carabe) était si lourde, si pesante, que les laquais ployant sous les brancards, se déplaçaient en marchant...en crabe ».

* j'écrirais plutôt galets ou rochers


Pour la recette du tourteau en cheminée se référer à « D'Yeu que c'est bon ! » Le tour de l'île en 45 histoires et 45 recettes de Bruno Verjus aux éditions de l'Epure www.epure_editions.com  et ICI link  

 

Pour les parigots et parigotes tête de veaux, l’exposition  de la campagne Fishlove à la galerie Baudoin Lebon 8 Rue Charles-François Dupuis  75003 www.baudoin-lebon.com/ à Paris, mais repartira très vite, dès le 1er juin. D’autres séances photo sont prévues, dont une aujourd’hui sous la houlette de Denis Rouvre. Cette fois, d’autres people français devraient défiler, une morue ou une rascasse dans les bras. On attend avec curiosité cette nouvelle appertisation. 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:00

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Ce dont je suis certain c’est que la réponse à cette question ne me vaudra pas un VIN/VIN de la part  de notre irremplaçable Fabrice Le Glatin.

 

Le très beau sourire en couvertrure de cette chronique est celui de Lauranie Choco ICI link j'adore le chocolat alors comment ne pas craquer... 


Donc, comme vous l’avez lu ce matin, le sieur Guigui nous avait entraînés lundi matin sur ses Terres du curé pour nous faire déguster ses amphores bio. Fabrice n’y était point donc ce n’est pas lui le lien.


Le soir, sur le coup de 7h et demi, j’ai fait un saut au Tupperwine choco Pineau Cognac de Fabrice au Wine by One de Stéphane Girard rue de Marignan. Pierre Guigui qui était plongé dans ses chiffres n’y était point, ce n’est donc pas lui le lien.


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Revenons enfin à l’information initiale brute telle que je l’ai lu dans l’organe de référence des catholiques Français : la CROIX. « Pénurie de vin de messe et d’hosties au Venezuela » link 


« Les pénuries alimentaires récurrentes au Venezuela ont atteint l’Église catholique qui envisage de réduire le nombre de messes en raison du manque de vin et de farine pour confectionner des hosties, a affirmé lundi à l’AFP l’évêque de Mérida (ouest du pays).


« La réserve de vin que nous avons à Mérida est de deux ou trois mois », alors que celle d’hosties « est très réduite (…) parce que les religieuses qui les confectionnent ont d’énormes difficultés à trouver de la farine de blé », a expliqué Mgr Baltazar Porras.


Le Venezuela est habitué aux pénuries de produits alimentaires et de consommation courante, comme le papier toilette, en raison d’une économie fortement importatrice mais où il est difficile d’obtenir des dollars à cause d’un contrôle des changes drastique imposé par l’État. Beaucoup de prêtres des régions andines du pays se fournissent en vin et en hosties à Cucuta, une province colombienne frontalière.


LE VIN DE MESSE À 16 DOLLARS LA BOUTEILLE


« Si nous n’avions plus les éléments pour officier, nous devrions réduire les célébrations de l’eucharistie, ce qui serait regrettable », a ajouté Mgr Porras.


Les difficultés de production de vin consacré proviendraient de la suspension d’une exemption d’impôts dont bénéficiait la production locale par l’entreprise Bodegas Pomar, filiale des Entreprises Polar – plus gros industriel agroalimentaire du pays. Le gouvernement a accusé à plusieurs reprises les Entreprises Polar d’accaparer les produits alimentaires de base. La fin de cette subvention a fait grimper le prix de la bouteille de vin de messe à 16 dollars  (12 €). »

AFP


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Certes je pourrais proposer :


1-      à Pierre Guigui d’inclure à l’avenir le vin de messe bio dans son grand concours mais ma suggestion n’apporte aucune réponse à la question posée.


2-      à Fabrice Le Glatin d’organiser son prochain Tupperwine sur le thème pain&vin de messe mais là encore je tirerais à côté de la plaque.


Alors mais où est donc caché ce fameux lien ?


Réfléchissez !


Vous donnez votre langue au chat ?


C’était pourtant simple : c’est MOI


Je vous sens un peu piégé, vous vous dites pourquoi le Taulier nous a-t-il entraînés dans un tel rébus ?


La réponse est aussi simple que la précédente : pour faire la courte-échelle à l’ami Fabrice Le Glatin, un gars qui travaille bien pour le service du vin. Sérieux, consciencieux, jovial, le Fabrice est dans le petit notre petit univers un type que j’aime bien et je n’ai pas trouvé d’autre moyen de le lui dire et de vous le dire. Continue Fabrice ! Toi t’as toujours VIN/VIN car tu les vaut bien...


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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:00

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Approchez, approchez, braves gens, gentils vignerons et vigneronnes, je suis celui ou celle qui avec mes doigts agiles vais vous ouvrir toutes grandes les portes des réseaux sociaux qui vont vous donner un accès immédiat à la notoriété, à de braves acheteurs scotchés à leurs ordinateurs. J’avoue être fasciné par l’engouement que suscitent certains enchanteurs de l’Internet toujours à la recherche d’une nouvelle application, d’un outil merveilleux, fantastique qui exposés en PowerPoint attrapent les gogos beaucoup plus aisément qu’un papier tue-mouches. Ils confèrent. Ils exposent. Ils font bouillir leur petite marmite mais restent des nains du net. Qui donc jusqu’ici à fait fortune sur le Net : essentiellement les vendeurs de tuyaux et quelques précurseurs qui ont su se placer sur les bons vieux créneaux de vente traditionnelle de biens et de services en jouant sur la qualité et la rapidité : Amazon, voyages-SNCF, ventes-privées…etc Pour beaucoup d’autres intervenants c’est toujours et encore le temps des vaches maigres, de la fuite en avant, de la vente d’illusions.


Entendez-moi ou lisez-moi bien, je ne suis pas en train de minorer l’importance du Net, des réseaux sociaux, comme outils de travail, souples et efficaces pour faire de la prospection, du commerce ou du développement de notoriété. Loin de moi cette approche : je suis depuis 9 ans sur la Toile et j’y observe avec beaucoup d’attention les tendances et les évolutions. Simplement permettez-moi de souligner que la maîtrise des nouveaux outils du Net par ce qu’il est convenu d’appeler la génération Y ne vaut pas pour autant compétence pour ce qui est doit être introduit dans les tuyaux des réseaux sociaux. Dans ce domaine beaucoup d’intervenants en sont encore au bac à sable, à l’ânonnement de ce qu’ils baptisent marketing ou innovation, à la vente de pseudos-services qui déboucheront sur la désillusion et le désenchantement. Ce n’est pas être vieux jeu de souligner que la modernité ne se résume pas au ripolinage de vieilles recettes ou au relookage des étiquettes ou à l’organisation de campagnes de com. ou d’évènements dans des lieux branchés pour happy few qui écument ce genre de pinces-fesses.


Le contenu à insuffler dans les tuyaux du Net tout le monde s’en fout ou presque, ce qui compte c’est le flux, les followers, les retwitte, le buzz, l’agitation, la ronde des initiés qui se renvoient la balle, mais au bout des tuyaux du Net pour le cochon de payant, en l’occurrence les vignerons ou les interprofessions ou les négociants, risquent d’attendre longtemps les clients, ceux qui passent commandes, qui paient avec du bel et bon argent. Passé l’euphorie de la nouveauté, du langage branché, de la dernière application qui va tout faire péter, le réveil, pour certains, risque d’être douloureux, très douloureux. Ils vont s’apercevoir que l’on leur a vendu du toc, de la pacotille, du formica plaqué sur de l’aggloméré. Ça aura pour ceux qui auront fait confiance le goût amer des produits financiers toxiques vendus par les bateleurs en costume Armani, sérieux comme pouvaient l’être les banquiers, aux braves élus locaux pour adosser leurs emprunts. Bien évidemment ce retour de bâton ne bouleversera pas la planète mais enverra bon nombre dans le mur.


Même si ça fait vieux con j’affirme que l’expérience, et la transmission de celle-ci des installés vers les nouvelles générations sont, et resteront, la force et le dynamisme de nos sociétés déboussolées en mal de repères. L’irruption de nouveaux outils de communication, d’information, à une vitesse jamais connue, ne change rien à l’affaire. Ce ne sont que des moyens, le dur, ce qui compte, ce qui fait la différence, c’est qui transite par ces nouveaux canaux. Dans notre monde mondialisé, la négociation commerciale, face à nos nouveaux partenaires, se fait et continuera de se faire sur les réalités bien concrètes, bien terre à terre, et non avec les nouveaux jouets de la génération Y qui sont, que je sache, conçus et développés par des ingénieurs. En dépit de mon âge canonique j’ai jusqu’ici maîtrisé tous ces nouveaux outils pour en tirer parti au travers de ce petit blog alors je souris lorsque j’entends une charmante jeune fille me clouer le bec avec le seul argument de son jeune âge : « moi trentenaire… » Oui, j’en ai le double et ça ne donne pas à mes arguments deux fois plus de poids tout comme son diviseur par 2 ne les réduit pas à l’insignifiance. 

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:00

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À quelques jours de Vinexpo les Limougeauds vont défourailler, y va y avoir de la vaisselle cassée car comme le constatait un grand expert « Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y’a des statistiques là-dessus.  ». Mais comme il y a belle lurette que l’on boit des canons dans des verres, même à Limoges, ce ne sera pas un blème le samedi 15 juin. Comme vous le savez je suis un ardent défenseur de la santé publique car avec Audiard, grand pourvoyeur de formules assassines  « Je me suis rendu compte que j'avais pris de l'âge le jour où j'ai constaté que je passais plus de temps à bavarder avec les pharmaciens qu'avec les patrons de bistrot.  »


Reste que pour votre Taulier, très attaché à ses connaissances écolières et à son passé sportif, Limoges c’est d’abord la porcelaine mais aussi le basket avec le CSP, un patro, de Richard Dacoury et d’André Buffière (c’est si loin les années 80). Pour faire plus moderne et en revenir au vin je citerai tout de même Dominique Decoster qui après avoir cédé Haviland, la porcelaine toujours, est devenu propriétaire du château Fleur Cardinale, un saint-émilion grand cru classé, conseillé par le Bad boy Jean-Luc Thunevin ex-garagiste et nouveau promu avec le château Valendraud. J'adore la provoc !


Bref, c’est un fait acquis le 15 juin Vins et polards vont célébrer un mariage pour tous heureux du côté de Limoges avec la seconde édition des VINS NOIRS. 15 auteurs de polars, 15 vignerons… vous attendront rue Haute-Vienne à Limoges à partir de 10 h 00, pour déguster des vins comme ceux de Luc Lapeyre – le géant du Minervois – ou ceux de Pompilia Guiraud, une séduisante vigneronne qui vous fera apprécier sa cuvée Les Cerises, car ce vin évoque la fraîcheur de ce premier fruit de l’année. D’autres vignerons seront présents, tous atypiques, tous amoureux de leur terroir, de leurs vignes et de leur production le Domaine de la Noblaie (Chinon), le Château d’En Ségur (Côtes du Tarn), le Domaine Pierre Desroches (Saint-Véran), … Les grandes régions viticoles françaises seront représentées : la Loire, le Bordelais, la Champagne, le Languedoc, ... et chacun d’eux sera associé à un écrivain : Jean-Hugues Oppel (éditions Rivages) – le barbu qui aime les chats et les cigares –, Marc Villard (Rivages), Jean-Pierre Alaux dont la série fait l’objet d’une adaptation à la télé : Le sang de la Vigne sur France 3. Mais aussi, Serge Quadruppani, Laurence Biberfeld, Jérôme Leroy, sans oublier les auteurs limougeauds…


Ce sera la fête rue Haute-Vienne avec le groupe Spinning Wheel, musiciens passionnés de folk américain, et avec la compagnie Le fil de l’A20 qui lira des textes des romans des auteurs présents.


Le soir, sur inscription, un repas spécial « Vins Noirs » concocté par Gilles Dudognon sera proposé au restaurant le 27.


Mais dès le vendredi 14, à la BFM de Limoges à partir de 18h00, seront organisées des tables rondes avec les auteurs et les vignerons déjà présents.


Ces deuxièmes « Rencontres du polar et du vin » sont organisées par l’association Les Picrates, le caviste de l’Hydropathe et la librairie Page et Plume.


Le secrétaire-perpétuel autoproclamé de l’ABV, Amicale du Bien Vivre dites des Bons Vivants a octroyé son haut-patronage à cette manifestation et, en accord avec Audiard, comme « Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin.  » afin de flatter l’ego surdimensionné de votre Taulier il serait souhaitable que celui-ci, le haut-patronage, fasse l’objet d’une mention sanitaire obligatoire ce qui serait tout de même beaucoup sexy que l’habituel conseil de modération. Mike Hammer de Mickey Spillane ne suçait pas de la glace que je sache !

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 14:29

Cher Guy,

 

Suite à ton départ inopiné, c’est tout à fait toi ça, tu ne fais jamais rien comme tout le monde Guy, les mots me manquent pour parler de toi au passé alors je suis allé les puiser dans une chronique ancienne.  

 

« Guy et moi nous nous sommes rencontrés à la buvette de l'Assemblée Nationale en juin 1981, lui étant conseiller du président du groupe rose, Pierre Joxe, et moi conseiller du Président de l' l'Assemblée Nationale, Louis Mermaz. Nous étions fous, non du chocolat Lanvin, mais des macarons de la buvette. Par la suite, en 1983, nous nous sommes retrouvés voisins dans la galerie Sully au 78 rue de Varenne, lui conseillant le Ministre de l’Agriculture sur les questions d’enseignement agricole, loi Rocard sur l'enseignement privé agricole votée à l'unanimité, moi pataugeant déjà dans le marigot viticole, accords de Dublin. Guy est un ami, un grand juriste agrégé de droit constitutionnel, il chronique dans le Point, c'est un type original, sapé décalé, doté d'un humour corrosif… »


Je déteste les départs et les adieux Guy alors je t’embrasse affectueusement comme un grand frère et j’espère que tu n’as pas oublié ton paquet de « Bidies ».

 

Sans aucun doute à bientôt, pas trop vite je l’espère.

 

Jacques

Ces textes sont extrait d'un article « Typologie des cabinets » publié dans la revue Pouvoirs en 1986 par Guy Carcassonne.


-          Drôles de cabinets link 


-          Drôles de cabinets les copains d’abord link 


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-          Drôles de cabinets les valets, les enfants et les lieutenants link

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 11:00

Samedi dernier, à l’heure du déjeuner, je suis allé du côté de la Bourse de Paris qui, depuis le « soulèvement des machines »*, a un petit côté Gois de Noirmoutier, inoccupé comme échoué à tout jamais. Alors, de temps à autre, l’ex-temple du capitalisme accueille, non plus des aboyeurs, mais des grands amateurs venus spéculer sur les Grands Vins. C’est, dit-on, le Salon de la RVF. Bon, sans vouloir être mauvaise langue, le plan d’occupation des sols est plus qu’optimisé et faut jouer des coudes pour circuler. Normal, le boss Jean-Paul Lubot c’est un gars qui sait compter, il a une calculette à la place de son double cœur (pour ceux qui ne comprendraient pas prière de s’adresser au Cercle Vendéen)

.

J’y suis allé deux fois, la première vendredi pour licher le vin de mes copains, la seconde samedi pour tirer le portrait de belles tronches de vin. Lors de ces deux passages j’ai croisé le considérable Jean-Paul Lubot qui, lors de ma sortie le samedi, m’a fusillé du regard. Franchement je me demande bien pourquoi : que lui ai-je fait pour qu’il me toise ainsi ? Comprenne qui pourra ! link 

 

Le Taulier s’est donc offert une séance de shooting express dans les travées de Brongniart. Voici le résultat. Comme votre Taulier est aussi doué pour faire des clichés que pour déguster y’a eu beaucoup de photos ratés et je suis désolé de ne pouvoir mettre dans ma galerie de Tronches de Vie tous ceux que j’ai tenté de photographier. Ce n’est que partie remise.

 

* le soulèvement des machines fera l'objet d'une chronique un de ces 4 chez le Taulier


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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:00

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En marge d’une dégustation des vins du Liban j’ai croisé l’ami Philippe Faure-Brac et je lui ai demandé s’il avait reçu un jour la visite à son excellent Bistro du Sommelier 97 Boulevard Haussmann, 75008 Paris link de la bande des 3. Bien sûr, j’ai été plus précis, citant le nom du chef de la bande. Philippe m’a répondu qu’en effet, assez récemment, il avait vu débarquer chez lui ces cloportes avant d’ajouter qu’une étrange proposition lui avait été faite par le meneur et qu’il avait refusé.


Et puis hier, au retour de mon périple mouillé au Macéo pour déguster la très belle de vins de la maison Bizeul, Claudine et Hervé, puis à la Bourse pour le salon de la RVF où j’ai pu pénétrer grâce à la complicité de l’ami Pascal Agrapart, et où j’ai bien sûr croisé mon grand ami vendéen Jean-Paul Lubot très bien protégé par le service de sécurité, allez savoir pourquoi, je lis un papier très intéressant de Luc Charlier sur le sujet link


Entre, deux dégustations dans la région de Lirac Christine et Luc, se sont attablés dans le « bistrot » Le Papet de Saint Laurent des Arbres, sur le rond-point du village, au hasard et un peu pour le large parking à proximité. Il était un poil avant 13 heures. Je vous invite à lire ce qu’en dit Luc qui conclue avec sa franchise habituelle «  on a fait un lunch tout à fait savoureux, bien arrosé (un peu trop même pour le midi) et équilibré. « Non licet omnibus quotidie edere apud Bocusum Aureum », dit le sage. »


Bref, revenu à Corneilla, Christine intriguée par ce que leur avait confié la patronne, voir ci-dessous, est allé surfer sur la Toile et il y a fait une découverte très intéressante. Cliquez sur le VOICI de Luc et, comme moi, vous ferez le lien.


Que leur avait confié la patronne du Papet ?


« Or, la patronne, que nous complimentions sur le service, nous avait indiqué qu’un groupe de trois personnes, se présentant comme « critiques gastronomiques », lui avait proposé une insertion contre une somme que j’avais jugée rondelette (entre 500 et 1000 €, je ne me souviens plus). Devant son refus, on lui avait offert en alternative un billet sur le blog en échange du repas pour trois ce jour-là. Et l’affaire fut conclue. On lui a reproché de ne pas accepter d’animaux à l’intérieur et, effectivement, que le menu seul soit servi à midi, et non la carte. Quelque temps plus tard, un billet très sévère l’avait « récompensée » de son acceptation. Elle ne se souvenait plus du media ... et elle a bien raison. »


Ça date d’il y a un peu moins de deux ans, à l’époque ce blog immense, phare de la blogosphère gastronomique, ne notait pas sur 20 et recevait des commentaires. Gentiment hier, Luc y a déposé le sien. Pour l’heure, le Bistro du Sommelier de Philippe Faure-Brac n’a pas eu droit au traitement de faveur de l’excellentissime chroniqueur. Affaire à suivre même si je doute fort que le pisseur de copie ose s’attaquer à si forte partie. Il chalute maintenant à Paris dans les eaux d’adresses plus modestes, sans doute finira-t-il par se replier sur les enseignes des belles et grandes zones commerciales de nos périphéries pour satisfaire son appétit.


Pendant que j’y pense, comme dirait un autre grand phare de la blogosphère du vin lui : JP Géné dans les pages du Monde Magazine nous livre un excellent papier sur Invignez-Vous link 

 

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