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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 11:00

Au classement 2013 des plus grosses fortunes de France du magazine Capital le vin est très bien représenté. ICI galerie de photos link  


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N°1 Pierre Chanau fortune estimée : 24,55 milliards d'euros il vend beaucoup de vin et pas que du bon…


N°2 Liliane fortune estimée : 21,66 milliards d'euros elle fait plutôt dans la savonnette et le shampoing mais il y a eu via son gendre des connections avec le vin 1855…


N°3 Familles Dumas, Puech, Guerrand : fortune estimée : 18,06 milliards d'euros maison très prisée par les messieurs dames des GC C et les propriétaires du château Fourcas-Hostein Listrac, les frères Renaud et Laurent Momméja, sont deux héritiers du fondateur de la maison Hermès.


N°4 Bernard : fortune estimée : 18 milliards d'euros, lorgne sur le précédent et vend beaucoup de vins  du côté de grande épicerie du Bon Marché. Accessoirement fait aussi dans le Cognac, les Champagnes et les GCC…


N°5 le fils de Marcel fortune estimée : 10,38 milliards d'euros, a graissé la patte à la FEVS pour que l’on parle plus des Airbus mais des Rafale et y’a maintenant un château au nom de famille du génial Marcel qui fut député de l’Oise…


N°6 François fortune estimée : 6,8 milliards d'euros, ce n’est pas le locataire de l’Elysée mais c’est un breton amateur d’art contemporain qui a passé la main au fiston mais qui continue d’adorer le Bernard. Très beau portefeuille de propriétés, Latour, de belles ouvrées et Château Grillet…


N°7 les propriétaires de Coco et de chevaux fortune estimée : 6,07 milliards d'euros, propriétaires de Château Rauzan-Ségla à Margaux et Château Canon à Saint-Émilion.


N°8 Pierre Castel fortune estimée : 5,61 milliards d'euros N°3 du vin dans le monde, propriétaire et négociant je ne fais pas la liste des marques et propriétés…


N°9 Monsieur Free fortune estimée : 5,34 milliards d'euros sans doute l’exception qui confirme la règle. Je suppose qu’il en boit...


N°10 Vincent fortune estimée 5,16 milliards d'euros propriétaire du domaine de la Croix et de la Bastide Blanche en Provence...

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 11:00

Jean Natoli l’auteur du « Guide pratique du Vin bio » Réussir sa conversion bio chez Dunod a eu la gentillesse de me faire parvenir son ouvrage. Je l’en remercie mais c’est, mon cher Jean, comme on dit dans la langue populaire, offrir de la confiture à un cochon. Mon bagage technique en toute chose, et dans le vin plus encore, n’est même pas un balluchon, il a l’épaisseur du papier à cigarette Riz-la-Croix. Donc, hormis la partie réglementaire, passe très au-dessus de ma pauvre tête de chroniqueur. Tout ça pour vous dire que je ne me suis pas lancé dans la lecture de ce Guide Pratique du Vin Bio.


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Comme le disait fort à propos ma mémé Marie : « la bonne viande on la trouve chez un bon boucher ». Ce sage et judicieux précepte je l’applique à Jean Natoli, ingénieur agronome et œnologue conseil, et à son ouvrage : vous pouvez donc lui faire confiance c’est un professionnel du vin sérieux, ouvert, courtois, qui n’étale pas ses certitudes, ne joue ni à la star ni  au gourou. C’est homme de l’art c’est-à-dire un praticien qui tente d’expliquer et de faire comprendre ce que fait la main.

    

« Réunir ces informations, les traiter, les ordonner a été un travail long et enrichissant, y compris pour un œnologue consultant auprès de nombreux domaines en agriculture biologique et lui-même producteur bio.

On apprend chaque jour et c’est passionnant »


J’apprécie cette humilité non feinte de Jean Natoli.


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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 11:00

Sur Face de Bouc il est interdit de montrer ses seins, même Pascal Simonutti, qui pourtant « s’en bat les couilles »ICI link  a dû planquer ceux forts beaux de Brigitte Lahaie link 


Votre Taulier qui n’a pas peur des mots, surtout lorsque ce ne sont pas des gros mots mais des mots qui veulent dire très exactement ce qu’ils désignent, vous propose cette petite histoire glanée dans mon beau milieu de grands ingénieurs – dont certains savent manier l’autodérision – et que je trouve particulièrement savoureuse.


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« Quand la vérité sort de la bouche des enfants ! Les gens trop érudits manquent parfois d'humilité.


Un jeune ingénieur fraîchement diplômé se retrouve dans le train assis à côté d’une petite fille.  

   

L'ingénieur dit à la petite fille :


-          Il paraît que les voyages passent beaucoup plus vite si on parle avec quelqu'un.


La petite fille le regarde et dit :


-           D'accord, de quoi voulez-vous qu'on parle ?


L'homme fanfaronne :


-           Et si on parlait de physique nucléaire ?


La petite fille lui répond :


-           D'accord, mais avant, écoutez-moi bien.


Un chevreuil, une vache et un cheval mangent tous de l'herbe.

Pourtant le chevreuil fait des petites crottes, la vache fait des bouses plates et le cheval de grosses boules.

Comment expliquez-vous cela ?


L'ingénieur pantois, réfléchit un instant puis doit avouer :


-          Ma foi, je ne saurais l'expliquer.


Alors, maligne et ironique, la petite fille lui dit :


-           Comment voulez-vous que je vous explique la physique nucléaire si vous ne maîtrisez même pas un petit problème de merde ? »

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 11:00

Notre homme se cache derrière un pseudonyme car il est connu comme le loup blanc de tous les bobos de Paris, plus particulièrement les addict de Télérama. C’est un virtuose qui allie talent d’écriture, sensibilité exacerbée, pertinence de ses accords les plus inattendus, finesse de ses références politiques et une culture encyclopédique. Il adore Paris, aiment les jolies femmes et le divan.


J’invite tout particulièrement, celles et ceux  de mes confrères blogueurs s’intéressant à la table, à se pencher sur ce texte d’une profondeur abyssale afin d’affiner leur style et renouveler un genre qui a tendance à se cantonner dans les clichés, Instagram tout particulièrement. Excellente lecture et, si vous découvrez qui s’est glissé dans les oripeaux de ce critique gastronomique d’un autre type rien ne vous interdit de le révéler aux lecteurs du Taulier.


La critique ci-dessous concerne le restaurant Villa Nova de Fabrizio situé dans la Seconde Avenue de la Grosse Pomme.


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« Chez Fabrizio, la touche artistique réside dansle poulet désossé à la Parmigiana de Spinelli. L’intitulé est au deuxième degré, puisqu’il a fourré le poulet de petits os supplémentaires, comme pour signifier que la vie ne doit pas être consommée trop vite ou sans précaution. L’obligation d’ôter constamment de petits os de sa bouche et de les déposer sur l’assiette donne au repas une sonorité mystique. On est obligé alors d’évoquer Webern qui semble ressurgir à tout instant dans la cuisine de Spinelli. Robert Craft, parlant de Stravinsky, suggère un intéressant rapprochement entre l’influence de Schoenberg sur les salades de Spinelli, et l’influence de Spinelli sur le Concerto en pour cordes de Stravinsky. À cet égard, le minestrone est un superbe exemple d’atonalité. Accompagné tel qu’il est de croûtons aillés et de petits morceaux de légumes, le dîneur, quand il le boit est obligé de faire des bruits harmonieux avec la bouche. Ces accords sont disposés selon un rythme précis, et se répètent dans un ordre immuable. La première  fois que j’allai chez Fabrizio, deux clients, un jeune garçon et un gros homme, mangeaient leur soupe à l’unisson, et l’émotion fut telle qu’ils reçurent une vibrante ovation. Comme dessert, nous eûmes des tortoni, ce qui me rappela cette remarquable phrase de Leibnitz : « Les monades sont des fenêtres. » Quelle lucidité ! Les prix chez Fabrizio, sont, ainsi que me le dit un jour Hannah Arendt, « raisonnables sans être historiquement inévitables ». Je souscris à ce jugement. »


3 notes en bas de page :


1-      « La pasta, en tant que mode d’expression du néo-réalisme italien, est bien mise en valeur par Mario Spinelli, le chef de chez Fabrizio.


2-      Spinelli a milité des années durant dans les rangs du Parti communiste italien, et s’est révélé par l’inclusion subtile dans ses tortellini.


3-      C’est grâce à Spinelli que la Cour Suprême déclara solennellement que « les hors-d’œuvre ont droit à une protection totale en vertu du Premier Amendement. »

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 11:00

A l’appel de la FNSEA et du CNJA les éleveurs français manifestaient dimanche sur l’esplanade des Invalides à Paris link. Explications de Xavier Beulin, le président de la FNSEA, « d’abord un défilé avec tracteurs et animaux de Montparnasse aux Invalides et un deuxième temps plus convivial sur l’Esplanade des Invalides où les Parisiens seront invités à déguster des produits de terroir. Nous voulons que cette journée soit un moment fort de rencontres et d’échanges avec le public dans la continuité de ce que nous faisons au Salon de l’Agriculture. » La suite ICI link 


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photo Matthew Oliver©

 

Seul à se dresser contre l’argumentation de la FNSEA, le boucher récidiviste Yves-Marie Le Bourdonnec, qui m’a fait parvenir dimanche après-midi cette lettre que je publie.


« A l'instar de « mes amis » de la confédération des bouchers et plus particulièrement mon « camarade » H.Desnoyer. Je ne soutiens pas la manif des éleveurs à Paris ce dimanche. Cette manif est orchestrée par la FNSEA du seigneur tout puissant céréalier Xavier Beulin, qui aime se rendre solidaire des pauvres éleveurs pour mieux monopoliser les subventions de ses monocultures à chaque intempérie. Tout le monde sait que l'élevage Français est en faillite faute de ne pas avoir su produire une viande écologique, durable et indépendante de la spéculation des céréales mondiale. Je préfère leurs proposer comme je le fais avec mes éleveurs un nouveau modèle adapté aux monde actuel et les payer pour la qualité de leurs viande. Tout le monde sait aujourd'hui que le prix au kg de viande d'une Blonde d'Aquitaine est faussé par l'exportation de nos veaux mâles et par les subventions aléatoires. Ça me fait marrer tous ces mecs de droite qui prônent un modèle ultra-contrôlé et dépassé par l'UE.

Yves-Marie LE BOURDONNEC


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Va pas se faire beaucoup d’amis l’ami Yves-Marie mais il n’en est pas à son coup d’essai, c’est un récidiviste qui dans son livre « L’effet bœuf » publié chez Michel Lafon en 2012, critique ICI link, Y-M Le Bourdonnec se définissait d’emblée comme un «boucher en colère ». Ce talentueux jeune homme se pose des questions à partir des constats qu’il a fait en explorant tous les modes d’élevage sur notre planète : des USA à l’Espagne en passant par la France, le Brésil, l’Afrique. Je vous invite à lire son livre de combat, celui de la bonne viande. Il est bien argumenté, dérangeant, irritant parfois, mais d’une grande sincérité. Il soutien, ce qui peut paraître paradoxal pour un boucher, « que manger trop de viande, c’est mauvais pour la santé. Mais on peut trouver un juste milieu. Plutôt que d’en avaler tous les jours, limitons notre consommation en achetant du bœuf de qualité deux fois par semaine, ça suffit largement. »


Yves-Marie sait bien qu’il va se faire taxer d’élitisme, d’être un boucher de bobos, de vendre cher de la bonne viande à ceux qui en ont les moyens. C’est l’éternelle réplique de nos « amis » de la GD qui disent défendre le pouvoir d’achat  des plus modestes en vendant le moins cher du moins cher. Ça débouche sur les lasagnes de bœuf au cheval. Pas simple de prendre le virage proposé par Yves-Marie soit « revenir aux origines : et si les vaches mangeaient  de l’herbe ? En France, il faudrait tout reprendre depuis le début. Les éleveurs ne s’en sortent pas. Ce n’est pas normal ! C’est inacceptable de voir le tarif bradé que leur donnent au kilo de carcasse les géants comme Bigard/Socopa ou Jean Rozé (ndlr. Filiale d’Intermarché). Les grandes surfaces ne se posent pas de questions. Elles ne s’attardent pas sur la qualité, elles écoulent de la marchandise au détriment des consommateurs qui subissent le revers de la médaille. Elles veulent prendre de plus en plus de puissance. »


Yves-Marie n’est pas très tendre, encore un paradoxe, avec ses confrères les bouchers « qui ont choisi la facilité en se contentant des labels à la noix qui ont fleuri sur le bœuf : « label Rouge », « L’Original », « Le bœuf de tradition bouchère », j’en passe et des meilleurs ! Pourquoi existent-ils ? Simplement pour que les professionnels n’aient pas à se déplacer dans les campagnes. On leur fournit des bêtes qui répondent à un cahier des charges, pas à un objectif de qualité. Ils ne savent pas comment elles ont été élevées. Les bouchers, s’ils pouvaient avoir une vache qui n’a que des côtes de bœuf et des faux-filets, ils signeraient tout de suite. Le système  a touché le fond, mais on continue de creuser sa tombe jour après jour. »


Que propose notre boucher en colère ?


« J’ai choisi de travailler en direct avec des éleveurs avec, en toile de fond, deux volontés. La première : que mon client, quand il franchit la porte de ma boutique, trouve de la bonne viande. La seconde : de bien rémunérer mes agriculteurs afin qu’ils gagnent bien leur vie. Quand on réunit ces deux conditions, tout fonctionne. Nous sommes moins de 10% en France à avoir opté pour cette solution. C’est une goutte d’eau dans un océan de désolation. »


Mon interrogation, pour la viande comme pour beaucoup de produits alimentaires, face à ce combat de David contre Goliath c’est quelle est la part de la population dans les nouvelles générations qui veut consommer bon et payer en conséquence ? J’ai des doutes sérieux et je reprendrai la boutade de Serge Papin de Système U « Téléphonez moins et mangez mieux ! »

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:24

Nos amis de la RVF qui sont très people s’interrogeaient gravement à propos de la dernière Fête de la Fleur organisée le 20 juin en clôture de Vinexpo au Château Lagrange (groupe japonais Suntory) : la forte augmentation du prix de la table 5000 euros fait grincer des dents : Y aura-t-il des chaises vides lors de la prochaine Fête de la Fleur ? Lire la suite ICI link 


Votre Taulier qui, dans l’ancien temps, s’en est tapé deux avait délégué sur les lieux un paparazzi et voici la galerie de photos  de Carole Bouquet, Anna Mouglalis et Michelle Yeoh  en « superbes en tenue médiévale » Vous pouvez la visionner ICI link Sans vouloir être mauvaise langue ça ne respire pas la franche et folle gaieté, y’a un petit côté empesé et notre Anna à l’air d’être ailleurs (si ça vous dit vous pouvez lire une chronique de 2008 L'inoubliée et l'indomptée : Dominique Sanda et Mouglalis Anna link 


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En revanche hier au soir après un excellent dîner en terrasse, oui-oui il faisait beau, dans le nouveau resto Simone, votre Taulier est monté jusqu’au bassin de la Villette au-dessus duquel est perché le bar le 61. link 

 

Photos et musique : le groupe de rock c’est FACE


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Alexia et Laurence

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 00:09

La Chine, la Chine, la Chine... Vinexpo ne pensait qu'à ça, aux chinois... Menaces sur les exportations... Investissements chinois... Vinexpo a attiré davantage de Chinois (+10%)... etc.

Alors parlons-en de la Chine...

 

Le Monde.fr d'hier


Ralentissement persistant 
de la croissance chinoise
La Chine a enregistré en juin sa plus forte contraction de la production manufacturière depuis neuf mois, nouvel indice d'un ralentissement de la croissance dans la deuxième économie mondiale, a annoncé jeudi la banque HSBC. L'indice PMI des directeurs d'achat publié par la banque est tombé à 48,3 en juin contre 49,2 en mai. Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l'activité manufacturière, tandis qu'un indice inférieur indique une contraction. La contraction actuelle fait elle-même suite à une contraction beaucoup plus forte que prévue en mai, l'indice PMI de 49,2 ayant nettement dépassé à la baisse la prévision initiale de 49,6."Les secteurs manufacturiers sont tirés à la baisse par la détérioration de la demande extérieure, la modération de la demande intérieure et les pressions croissantes au déstockage", a estimé Qu Hongbin, chef économiste pour la Chine chez HSBC. La banque a indiqué qu'elle publierait son indice définitif de juin le 1er juillet. Cet indice, ainsi que d'autres indicateurs des directeurs d'achats, compilés par des établissements privés ou par le gouvernement, sont des éléments clés pour suivre l'évolution de l'économie chinoise, numéro deux mondiale. La contraction de la production manufacturière chinoise en mai était la première depuis sept mois.
Au premier trimestre, la croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois est retombée à 7,7% en rythme annuel, après un léger rebond à 7,9% au quatrième trimestre 2012. L'an dernier, la Chine a connu sa plus faible croissance en treize ans, à 7,8%. Pékin a arrêté pour 2013 un objectif de croissance de 7,5%, au même niveau que l'an passé.

 

Le Cercle francophone de Yantai link  sous la signature de MICHEL HUMBERT m’a transmis le 31  mai 2013 ce texte sur le NINGXIA une région autonome de Chine qui investit dans la vigne et vin. Je le livre à votre lecture tel quel. 

 

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« Cette Région, fondée le 25 aout 1958, l'une des cinq régions autonomes de la Chine Continentale, située à  l'ouest de Pékin, 1 heure 45 d'avion de Pékin, en direction de la Mongolie Intérieure, se présente, comme une zone désertique de 66.400 km2 (deux fois la Belgique ou Taiwan), traversée de montagnes lunaires telles que les Montagnes HELAN et LIUPAN, irriguée par le Fleuve Jaune, et parsemée d'oasis, de plantations de forêts ( SUYUKOU NATIONAL FOREST ), tachetée de coulées de verdure entre les dunes, de " grasslands ", et de marécages, paradis des oiseaux aquatiques, comme le lac SHAHU, le lac HEQUAN, les sables mouvants de SHAPOTOU, près du désert TENGGELI  parcouru par les caravanes de chameaux et le YUEHAI NATIONAL MARSH PARK célèbre pour ses cygnes. Les oasis sont riches en mouton, lait et  miel. Sur le Fleuve Jaune, le QING TONG GORGE RESERVOIR  est une réserve nationale d'oiseaux protégés.


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Récemment, depuis moins de 10 ans,  près de 20.000 hectares de vignes ont été plantées sur le sable, de grandes propriétés viticoles ont été installées, le monde entier vitivinicole afflue dans le NINGXIA, dont les équipementiers français naturellement, ainsi que  toute la cohorte des œnologues internationaux. Le NINGXIA devient avec YANTAI (numéro un), XINJIANG, HEBEI et SHANXI, un nouveau haut lieu de la vigne et du vin en Chine. Les vins produits sont riches et haut en couleur. Le Gouvernement Central du NINGXIA à YINCHUAN (la capitale provinciale : un million d’habitants)  poursuit avec la plus grande ténacité ce programme de vignobles qui donne à la Minorité HUI (1/3 de la population totale de 6 millions d’habitants, l’une des 56 nationalités de Chine) une nouvelle prospérité et fait du NINGXIA une nouvelle frontière vitivinicole en Chine.


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Jusqu'à présent le NINGXIA était connu comme le premier producteur mondial de GOU QI (GOJI), ces petites baies rouges utilisées en Cuisine  et en Cosmétique. Maintenant, la région veut être reconnue aussi pour la qualité de son Vin. Plusieurs châteaux sont déjà sur la bonne voie : CHATEAU CHANG YU MOSER XV (développé conjointement par CHANG YU et la maison de vins autrichienne LENZ MOSER), CHATEAU HEDON, CHATEAU BACCHUS,  CHATEAU XIXIAKING link etc... Le YUQUAN GRAPE MANOR s'étend sur 4200 hectares, à 30 kms de YINCHUAN. De nouveaux venus comme LILAN VINEYARDS  ont pour credo absolu de privilégier la qualité, la quantité leur importe peu : c'est la démarche du NINGXIA .....Pour réaliser ce but de la plus haute qualité possible, un ensemble ambitieux d'un Institut du Vin et d'une Ecole de Vin est en construction sur 20 hectares, près de YINCHUAN, prêt à recevoir les premiers professeurs, œnologues et étudiants pour juin 2015, en liaison avec l'Université de Grenoble.


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 Le Patrimoine Culturel et Touristique du NINGXIA est également considérable.

 La région était déjà habitée il y a 30.000 ans : les vestiges de SHUIDONGGOU sont fouillés par les archéologues chinois et internationaux depuis des lustres. C'est aussi le berceau de la Dynastie chinoise des XIA de l'OUEST : 1038-1227. (Culture du Fleuve Jaune, XIXIA Dynasty)  dont le mausolée est à proximité de YINCHUAN (« les Pyramides Chinoises " ) : tombes de 9 Empereurs XIXIA et 250 autres tombes  royales. Vestiges du GREAT WALL. Le TEMPLE BAO'AN qui couvre 6895 m2  à ZHONG WEI CITY. Les grottes de XUMISHAN : 162 grottes creusées dans les falaises, abritant 500 statues et fresques bouddhiques. Musée de la Culture HUI a YINCHUAN, HUI Villages. Poteries et  Ecritures anciennes de la Dynastie XIXIA. HAIBAO  PAGODA (1500 ans) a YINCHUAN .Western Xia Museum à YINCHUAN, abritant 670 objets.


L'UNESCO a placé les célèbres chants hui " HUA' ER " sur sa liste des biens culturels intangibles du patrimoine de l’Humanité. Le " Xia Ye Chuan " interprété par SU YANG  est un " folk song " que chante et danse l'ensemble du peuple HUI.


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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 10:13

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De tout temps, depuis la nuit des temps, dans une communauté de travail donner un coup de main à son voisin, faire un geste discret lorsqu’il se retrouvait dans la difficulté, l’aider, s’entraider, partager même le peu permettait de cimenter les liens, de dépasser les antagonismes, d’assurer la survie des groupes familiaux. Les temps étaient dur, même très durs, la disette, la famine, les épidémies ravageaient nos territoires.


Ces temps sont certes révolus dans nos économies développées, mais les catastrophes naturelles frappent toujours aussi durement, sans préavis, de façon aléatoire des exploitants, des vignerons, les mettant en péril du fait de la fragilité économique et financière de leur micro-entreprise.

  

Face à ces coups du sort, toujours injustes, nous qui naviguons sur les fameux réseaux sociaux, nous qui sommes si prompts à nous enflammer pour des futilités, ne pourrions-nous pas remettre du contenu concret à la bonne vieille entraide communautaire ?


En voilà une belle idée ne pensez-vous pas chers confères de toutes obédiences qui, en ce moment, sous les ors et les paillettes de Vinexpo, déclarez votre flamme au vin ? Nous faisons partie de la communauté vigneronne pour le meilleur comme pour le pire, à nous de passer de la simple émotion à l’acte.


J’ai toujours eu de la pudeur face au malheur des autres et depuis dimanche les mots pour exprimer ce que je ressentais face à ceux dont les vignes venaient d’être ravagées, je ne les trouvais pas. D’ailleurs je ne les ai toujours pas trouvé alors je me suis dit qu’au-delà de l’émotion face à la peine, à la détresse, de ceux qui en quelques minutes ont vu le fruit de leur travail réduit à néant, le mieux que je puisse faire c’est donner de mon temps, et pourquoi pas de mon argent, à une initiative d’entraide.


Voilà, c’est écrit. Vignerons de Vouvray et de Montlouis, et d’ailleurs aussi, si vous le souhaitez je me tiens à disposition pour vous donner un coup de main.  


Amitiés à vous tous.

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:18

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L’univers du vin est vraiment impitoyable, tous les coups sont permis. Hier dans une lettre à mon père link   j’évoquais les ingrats qui faisaient tout pour chercher des poux dans la tête aux dévoués. Mais pourquoi disais-je cela. Tout bêtement parce que je venais de lire ça dans Challenges :


« Je le vis comme un couteau que l’on me plante dans le dos. Au moment où nos efforts collectifs sont récompensés, quelques mécontents veulent tout saborder. »

 

Qui c’est qui qui a dit ça ?

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 10:04

Dans le TGV qui me ramenait de Bordeaux hier au soir j’ai lu un article dans Challenges qui m’a inspiré cette chronique qui prend la forme d’une lettre à mon père à propos d’une histoire de village, d’un beau village où je viens de séjourner.


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Cher papa qui n’a été que conseiller municipal de la Mothe-Achard,


En notre bas monde que tu as quitté, et tout particulièrement dans notre petit monde du vin que tu n’as jamais côtoyé, les ingrats sont légion, incapables qu’ils sont de reconnaître à sa juste valeur le dévouement de certains de leurs pairs qui, délaissant les sphères du monde des affaires, prenant sur leur vie familiale, leurs loisirs, leur plaisir, donnent leur précieux temps au bien public sans aucune contrepartie rien que pour que pour faire avancer le lourd char de la collectivité. Pour ce faire ces François d’Assises modernes cèdent, disent-ils, à la sollicitation de celles et ceux qui voient en eux des gens dévoués à la cause commune, pour se porter en avant, sortir du rang, occuper, j’ose même écrire, pour truster des fonctions de pure représentation. Leur curriculum vitae, au fil du temps, prend des allures d’une litanie bien emboitée de poupées russes. Ils ont commencé au plus petit niveau, discret et besogneux, pour se retrouver, alors que bien sûr ils ne l’ont pas souhaité, à leur corps défendant, aux étages élevés là où se prennent les décisions qui engagent le devenir de ceux qui leur ont mis le pied à l’étrier.


Des gens dévoués à la cause commune il en faut, et de tout temps il y en a eu et j’en ai croisé beaucoup. Toi papa tu étais de ceux-là et, en dépit de tes différents avec Mendès-France à propos des bouilleurs de crus, tu m’as élevé à son lait. Loin de moi l’idée de m’ériger en juge, ça t’aurais déplu papa, de distribuer des bons et des mauvais points aux uns et aux autres, ça t’aurais fait sourire. Simplement m’étonner que, lorsque des intérêts économiques majeurs sont en jeu et que la valeur d’un patrimoine privé dépend d’une procédure collective, la conception et la mise en forme puisse être influencée, en des enceintes publiques, d’une quelconque manière par ceux qui pourront en tirer un bénéfice personnel. De la confusion naît le soupçon et le dévouement commence à rimer avec dévoiement. Lorsque le costume est taillé à la mesure des intérêts de ceux qui l’ont conçu tout le reste n’est qu’habillage. Je fais référence à maman couturière qui taillait toujours elle-même ses patrons. Bien évidemment rien ne s’oppose à ce que des personnes privées, des entreprises, pour valoriser leur image, tirer parti des efforts qu’ils ont consentis, décident d’un commun accord de mettre en place un concours, un classement confié à des juges indépendants suivant un système de notations. Ce qui pose problème c’est lorsqu’un système privé vient se greffer à un édifice public construit au nom d’un patrimoine commun depuis des générations. Le risque est alors grand que la somme des intérêts privés sape les fondations du bel édifice. Se parer de nos grands principes face à nos concurrents, tout en les glissant sous le tapis, pour soi-disant se conformer à la modernité, est sans doute un bon calcul à court terme mais un très mauvais investissement pour le temps long.


Bien au-delà  des chicaillas des plaideurs, des mauvais procès, qu’ils soient d’intention ou fondés sur une argumentation, ne pas prêter le flanc aux attaques remettant en cause notre système basé sur le lien au terroir, à l’origine, me semble la seule cause commune qui vaille. Les paillettes de la notoriété, le contingent, relèvent de la sphère privée, de stratégies individuelles, de choix personnels, qu’il est normal de juger, de contester, d’approuver, sans que pour autant la face de l’édifice en soit changée, défigurée ou même restaurée. Ce qui compte vraiment c’est le socle, le dur, ce qui dure. Tout le reste me semble du vent, un vent, certes important lorsqu’il porte la tendance du temps, mais qui peut à tout instant tourner, cesser. Bref, et je m’en tiendrai là papa, ce qui me frappe ce sont les postures prises par nos dévoués sur des sujets qui engagent au fond notre avenir. Je les trouve insoucieux, dispendieux, incapables de s’élever au-dessus de leurs intérêts privés. Entendez-moi bien je ne mets pas en cause ces intérêts, tout à fait légitimes, mais conteste qu’ils soient parés du vernis de la collectivité. Alors les Saint Sébastien de théâtre, criblés de flèches, rappelle-toi papa du grand tableau de lui dans le transept  près de la porte de la sacristie, ne me tireront pas la moindre larme, ni compassion car, s’ils occupent le devant de la scène,  jouent les premiers rôles de « grand  serviteur » de la cause commune, ils se doivent d’assumer ce qu’ils sont ou plutôt ce qu’ils jouent avec plus ou moins de talent et de conviction.


La Toile, que tu n’as pas connue, nous n’avions ni téléphone, ni télévision au Bourg-Pailler, m’a permis de m’adresser à toi ce matin avec l’espoir que tu me lises par-delà les espaces infinis. Tu ne te fâchais pas très souvent mais lorsque tu fronçais tes épais sourcils je savais que tu contenais l’orage intérieur qui montait en toi lorsque tu entendais à la radio – nous faisions grand silence pendant les infos – certains propos de démagogues ruraux. Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour te dire merci et t’embrasse.


Ton fils


PS. La photo de papa est un repiquage fait sur une photo prise à la sortie de l’église Saint-Jacques de la Mothe-Achard le jour du mariage de ma sœur Marie-Thérèse. La qualité du cliché s’en ressent mais ce fut pour nous le seul moyen de garder de lui une image car il répugnait à poser.

 

 

 

 

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