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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 11:00

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« Grand Seigneur » le magazine du plaisir de la table qui paraît quand ça lui plaît, c’est-à-dire lorsque son rédachef Olivier Malnuit a fini de pondre 90% des articles – en voilà un bon petit artisan – dans son numéro 05 dit de juin-juillet-août, nous offre une première : une Ministre de la Santé qui déclare d’entrée, dès la première question du vibrion, « J’aime le Chinon. » Même sa voisine ligérienne, la pétulante Roselyne Bachelot d’Angers, qui ne crachait pas sur le nectar, n’avait pas osé afficher de façon aussi ostensible son goût du vin dans un organe de presse.


Dès sa première question, Malnuit se vautre  un chouïa, lorsqu’il affirme à Marisol Touraine, élue de l’Indre-et-Loire, que c’est une région réputée pour ses vins de Gamay - oui Gamay de Touraine -  alors que chacun sait que le cépage du Chinon, le favori de la Ministre, c’est majoritairement le Cabernet Franc. Va falloir que l’omniscient délègue un peu sinon il va souvent se prendre les pieds dans les ceps.


Marisol lui répond sans ambages « J’aime le chinon que j’apprécie surtout en rouge, même s’il y a des chinons blancs excellents – ndlr m’sieur Malnuit, là c’est du chenin et soyez gentil des minuscules aux appellations – Chez moi, je sers beaucoup de vins de Touraine à table, mais j’ai une affection particulière pour le chinon. Comme ça, pour boire un verre le soir. Sans prétention. Certains ont beaucoup plus de caractère qu’on ne l’imagine. Sinon, un bon bourgogne, ça ne se refuse pas » – là c’est du pinot noir ou du chardonnay camarade Malnuit.


Le plus grand plaisir de Marisol ce sont d’abord les fromages de chèvre ou de brebis comme le Sainte-Maure de Touraine ou le brebis du LochoisLe soir à la maison, il m’arrive assez souvent de d’un morceau de fromage et d’un verre. Mais je peux aussi me régaler avec une Géline de Touraine ! » Cette dernière notre Ministre de la Santé aime la cuisiner avec « des morilles, de la crème et des petits oignons caramélisés, le déglaçage au Chinon (rires). »


Je sens que certains vont crier au brossage du poil des électeurs vignerons par Marisol mais, comme le fait finement remarquer ce madré de Malnuit, en conclusion de sa critique du livre de Jacques Dupont « Invignez-vous ! » « Heureusement qu’on peut encore boire (avec modération) un Touraine avec Marisol… Santé ! » Nous n’allons tout de même pas nous plaindre qu’une Ministre de la Santé affiche qu’elle aime le vin et, je trouve que ce serait beaucoup lui demander que ce fusse un GCC (rires).


Plus sérieusement à la question « à propos d’action, ça fait 22 ans que la pub sur le vin est interdite à la TV – ndlr depuis Michèle Barzach – Et pourtant, 10% des moins de 20 ans avouent se bourrer la gueule dix fois par an. Qu’est-ce qu’on fait avec la loi Evin ? »


« Je ne crois pas que l’absence de communication sur les vins ait un lien avec les nouveaux phénomènes d’alcoolisation massive des jeunes bien au contraire. Quand vous  parlez avec ceux qui ont ces comportements pathologiques, ils vous expliquent que le vin c’est trop cher pour l’objectif qu’ils recherchent. Leur problème, ce n’est donc pas de boire un verre sympathique entre copains, mais de se saouler. Et ce n’est clairement pas avec des grands crus. »


Bien sûr notre Ministre de la Santé, qui est aussi celle de nos retraites, reste Ministre de la Santé « Aujourd’hui, toute la difficulté consiste à gérer une consommation de plaisir et les risques liés à une incitation à l’alcool sans maîtrise. Je pense qu’on doit pouvoir mener les deux de front : une politique de santé publique importante et, en même temps, accepter qu’un verre de vin fait partie de plaisir de la vie. Tout est dans la maîtrise. »


Qui vivra verra mais, rappelez-vous l’histoire du premier verre, je ne pense pas que Marisol Touraine laissera la bride sur le cou aux ayatollahs, et elle sera ouverte à certaines de nos propositions, mais c’est aussi aux gens du vin, avec Vin&Société, de travailler pour déminer un terrain où s’affrontent depuis des décennies des points de vue qui n’ont guère fait reculer le fléau de l’alcoolisme. Les évolutions sont lentes, et souvent imperceptibles, pour que les politiques publiques les prennent en compte il faut que ce que l’on nomme d’une façon large, l’opinion publique, se retourne. À nous d’y travailler en sortant de notre petit monde du vin, en cessant de nous vivre comme une forteresse assiégée, en mettant le vin à sa place, celle de la convivialité et du bien-vivre dans une société qui en a bien besoin.


Votre Taulier s’y emploiera.

 

PS. à l'attention de mon ami Jean Mimi, même je n'ai pas l'insigne honneur de compter parmi ses experts, puisqu'il loge du côté d'Amboise il pourrait aller rendre une petite visite à Marisol du côté de Montbazon lorsqu'elle fait son marché, pour la mettre en boîte (je précise à JM qu'ici PS signifie Post-scriptum et non PS... et comme il s'est nourri au lait d'Alain Touraine dans sa jeunesse ça pourra le motiver) Moi j'irai du côté de Toul...

 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:00

Bienheureux ceux qui sur Face de Bouc réinventent l’eau tiède en ânonnant un « savoir » mal assimilé dans des écoles dites de commerce. Ça sent le prémâché, la formule quasi-magique qu’il suffit d’appliquer pour que la réussite soit au rendez-vous. Merveilleuse ignorance technicienne qui voit de l’innovation là où ne se niche qu’une recherche besogneuse à ce que l’on estime être la tendance. Il faut se mettre à la page souligne un commentateur, c’est-à-dire faire comme tout le monde : prendre le train en marche. Avec ça nous allons sans aucun doute relever les défis du monde mondialisé. Cours camarade le vieux monde est derrière toi!


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Modélisations des Imaginaires : INNOVATION et CRÉATIONS


Ce titre  de collection m’est sauté à la vue lors d’une razzia nocturne à l’Écume des pages l’une de mes librairies fétiches.


C’est l’un de ces minuscules bouquins auxquels je voue un amour immodéré car je peux les glisser dans ma poche, compagnons de chaque instant de liberté. Le temps de lire.


« D’où viennent les idées (scientifiques) ? » et en plus c’est d’Étienne Klein l’un des rares scientifiques à savoir écrire simplement sur la science.


C’est mince mais c’est du lourd.


Pourquoi diable vouloir modéliser l’imaginaire ?


« Parce que l’imaginaire constitue la « matière première » - susceptible de formalisation – de l’innovation devenue intensive. »


C’est donc un chantier de recherche pour défricher l’articulation des imaginaires de la création et de l’innovation.


Dans sa présentation Pierre Musso écrit « L’objet technique étant une construction sociale et culturelle, on peut lire les imaginaires qui l’ont formé comme autant de couches géologiques, et les transformer en matière première pour les analyser, voire les modéliser.


Les petits niais qui disent à chaque bout de phrase marketing comme Ali Baba « sésame, ouvres-toi ! » aurait bien inspirés de développer leur imaginaire afin d’être en capacité de mieux comprendre le monde dans lequel ils veulent innover.


Je leur propose de méditer sur ce qui suit, ça leur permettra peut-être de mieux appréhender le terreau sur lequel ils travaillent, ces consommateurs qui ne sont pas réductibles à des groupes indifférenciés comme « les jeunes » ou les « femmes » par exemple.


« Simultanément, l’innovation se confond avec l’invention, et sa temporalité relève de la « très grande vitesse », alors que les appropriations socio-culturelles (les usages) demeurent assez lentes, parce que « le maillon faible » de l’innovation demeure l’humain. Mais en profondeur agit une autre temporalité : celle des représentations sociales qui sont lentes et répétitives, agissant sur de très longues périodes, telle une mémoire informant les imaginaires. »

Enfin une requête à l’attention de certains confrères journalistes « l’abus de qualification de start-up nuit gravement à la crédibilité… » Elle est bien loin la Silicon Valley….


« On ne peut étudier que ce qu’on a d’abord rêvé » Gaston Bachelard

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 10:59

Les débordements verbaux du maire de Cholet, qui ne sont à mon avis que l’expression de sa pensée profonde, la parole se libère, ont mis au grand jour un groupuscule politique : le CNIP, centre National des Indépendants et Paysans, membre de l’UDI du sémillant Jean-Louis Borloo, dont cet élu est le Président. Ça m’a rajeuni mais tout de même pourquoi garder le « et Paysans » ?


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Petit zoom arrière puis un brin d’histoire sur le plus ancien parti de la droite française :


Lors de la grande crise mondiale des années 20, dans un monde paysan pesant encore très lourd dans la population active française, deux mouvements de pensée s’affrontèrent : les « néo-physiocrates », partisans d’industrialiser l’agriculture, et les conservateurs « paysannistes » qui défendaient un groupe social, les paysans, comme un facteur d’équilibre de la Nation. Cette césure, amplifiée par Pétain et sa Corporation Paysanne, marquera très profondément les équilibres politiques de la IVe République et elle sera détruite par l’orientation prise par la Ve sous l’impulsion des jeunes paysans, tel Michel Debatisse, et des technocrates emmenés par Edgard Pisani. Ce sera la fameuse « Révolution Silencieuse » puis la naissance et la domination de la fameuse PAC.


Aussi bizarre que ça puisse paraître, du moins pour ceux qui l’ont connu à la fin de sa vie où il fut l’un des précurseurs du mouvement écologiste, le représentant le plus énergique et le plus persévérant de la doctrine néo-physiocrate fut René Dumont, jeune et brillant professeur à l’Institut National Agronomique de Paris (Misère ou Prospérité paysanne ? 1936). Pour eux les terres médiocres devaient cesser d’être cultivées, les produits peu rentables devaient être abandonnés et la disparition des petites exploitations accélérées. La plus forte production possible au moindre coût possible.


Face à eux, les conservateurs qui empruntaient au romancier suisse CF. Ramuz leur slogan « Etre paysan n’est pas un métier, mais une façon de vivre. ». Pour eux la protection ou la restauration de l’exploitation paysanne valaient bien des sacrifices à la productivité économique « Le monde paysan d’aujourd’hui est comme une grande île qui serait la dernière à ne pas être une société de masse. » L’exode rural était pour eux une tragique trahison du véritable héritage de la France, le but essentiel d’une juste politique agricole aurait dû tendre à enraciner le petit propriétaire dans son sol. Tout l’échiquier politique, y compris les socialistes, défendaient l’exploitation familiale.


La référence « à la terre qui ne ment pas » ne mettra pas à mal cette belle unanimité mais les modernistes de la Ve, qui inscriront l’exploitation à 2 UTH dans la nouvelle loi d’orientation de l’agriculture de 1960, lui assigneront un pur objectif de productivité. Le seul mouvement de défense de l’exploitation familiale traditionnelle fut, paradoxalement, le MODEF (comme son intitulé l’indique) lié au parti de la classe ouvrière le PCF. La vieille droite « paysanniste » ne sut jamais tirer parti du poids électoral, même affaibli, des paysans. Les héritiers du gaullisme, Jacques Chirac en plus fort symbole, sûre cultiver avec un soin constant l’orientation « conservatrice » du monde paysan. La cogestion entre la FNSEA et le pouvoir fut une constante de la Ve République, Edith Cresson qui voulut rompre l’appris à ses dépens.    

 

« Plus ancien des partis de la droite française, le Centre National des Indépendants et Paysans (CNI) a été créé le 6 janvier 1949 par René Coty et Roger Duchet maire de Beaune en 1949. Outre ces deux personnalités celui qui a le mieux personnalisé cette branche de la droite est Antoine Pinay, maire de Saint-Chamond, ancien Président du Conseil et Ministre des Finances du général assisté de Valéry Giscard d'Estaing, secrétaire d'Etat.


Lors des élections de Novembre 1958, le CNI compta dans la première Assemblée de la Ve République 118 députés, devenant ainsi le deuxième parti de France derrière l'UNR gaulliste (209 élus)


La politique algérienne du Général de Gaulle, le départ d'Antoine Pinay en janvier 1960, s'ajoutant à des désaccords sur le plan européen et constitutionnel, amenèrent la majorité des Indépendants à voter la censure. Lors de la dissolution de l'automne 1962, une trentaine d'élus CNI conduits par Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Marcellin et Raymond Mondon, provoquèrent une scission qui aboutit à la création des Républicains Indépendants et n’être qu’un petit parti croupion qui depuis cette date a naviguée entre plusieurs eaux. Celles de Debout la République, du Parti Chrétien démocrate de Christine Boutin en 2010 et 2011 notamment. Et si l'on remonte dans le temps, le CNIP a, lors des législatives de 1986, présenté plusieurs listes avec le Front national. L'ancien président du FN, Jean-Marie Le Pen se présenta même sous son étiquette en 1958. Enfin, détail anecdotique en 1998, Gérard Bourgoin maire de Chailley dans l’Yonne, l’homme de l’AJA de Guy Roux et de la dinde industrielle la Chaillotine, est élu président. » 

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 11:00

En ce temps de canicule boire est une nécessité mais il est aussi important de se désoiffer, c’est-à-dire de calmer sa soif.


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Le radis d’été, les gros ronds tout rouge, remplissent cette fonction à merveille.


Le radis, raphanus sativus, est présent toute l'année sur le marché mais les radis d’été et d’automne, à croissance moins rapide, sont plus volumineux et de saveur plus forte.


« Tous les radis ne sont pas roses... bien que cette couleur commune aux variétés de printemps soit la plus connue. Il existe des radis d'été, d'automne et d'hiver! Ils peuvent être de couleur blanche, violette, noire, comme le « poids d'horloge" dont la longueur peut atteindre 25 cm. »


Le radis noir ou raifort, il est plus fort et moins apprécié chez nous alors qu’en Allemagne, en Pologne ainsi qu’au Japon il est très prisé. Enfin au Japon c’est plutôt le radis Daikon qui est apprécié et qui se déguste râpé dans la sauce soja. Les Japonais le consomment dans sa totalité, feuilles, graines et racines. Il est servi avec tout, sashimis, volailles et produits de la mer.


Le radis a presque complètement disparu des tables de nos restaurants, même en amuse-bouche avec une noisette de beurre. Moi j’en croque à tout moment en ce moment pour me désoiffer. Ces radis ont en commun un goût piquant, qui provoque la salivation et qui donc stimule l’appétit et la digestion.


En plus, le radis tient une place particulière dans ma mémoire car à la Mothe-Achard le négociant en grains portait le surnom de « Radis » car c’était me disait-on le nom de son cheval mais comme j’entendais le grand-père chanter « et raide comme un radis… » je soupçonnais fort que ce sobriquet venait plutôt de cette direction car l’homme portait beau.


Du côté chanson je vous invite à écouter Les Radis chanson enregistrée par Georges Brassens sur l'album « Les débuts de Brassens en privé, 1952-1955 »


« Chacun sait qu'autrefois les femm's convaincues d'adultère

Se voyaient enfoncer dans un endroit qu'il me faut taire

Par modestie… Un énorme radis.

Or quand j'étais tout gosse, un jour de foire en mon village,

J'eus la douleur de voir punir d'une épouse volage

La perfidie,

Au moyen du radis. »


Enfin, pour l’édification des petites louves et des petits loups sachez que sous la IIIe République, les Radicaux membres du parti dominant, ancêtre des deux groupuscules actuels les radicaux de gauche de JM Baylet, et de Bernard Tapie, et les radicaux valoisiens de JL Borloo, étaient comparés aux radis: « Roses à l'extérieur, blancs à l'intérieur, et toujours près du beurre » C’est-à-dire politiquement à gauche : roses, économiquement à droite : blancs, et presque toujours au gouvernement : le beurre.


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Les variétés:

 

« Les radis ronds ou demi-longs roses hâtifs à forcer, nommés ainsi car cultivés dès février sous abri avec ou sans un apport de chaleur (couche chaude, serre, châssis froid ou tunnel): Gaudo, Gaudry, Flamino, Callisto, Kiva,... voir la fiche de culture sous abri.


Les radis ronds ou demi-longs roses de pleine terre (dits aussi "de tous les mois) qui peuvent bien sûr être cultivés sous châssis froid dès fin février ou début mars. (Certaines des variétés précédentes entrent également dans cette catégorie) : radis gaudryGaudo, Gaudry, National, Cerise, Pontvil, Flamboyant, 18 jours, Pernot ...


Les radis d'été et d'automne, surtout cultivés dans l' Est de la France, à la racine plus volumineuse et dont le semis s'effectue de mai à fin juillet-début août: rond écarlate géant de Würzbourg, d'été jaune d' or ovale. Les radis d'hiver très volumineux qui se conservent parfaitement en cave: noir long poids d'horloge, violet d'hiver de Gournay, noir gros long d'hiver de Paris, rose d'hiver de Chine. »

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 00:09

Certains amis des bêtes, je parle ici des animaux de compagnies – en 2012, plus de 63 millions de chiens, chats, oiseaux, poissons et autres petits mammifères partagent la vie des familles françaises : 48,4% des foyers possèdent au moins un animal de compagnie, soit un peu moins d’un foyer français sur deux – se positionnent de façon radicale contre le sort qui est fait aux animaux domestiques qui finissent leur vie dans notre assiette, qu’ils soient élevés pour leur viande ou pour la production de lait.


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Chat de la voisine 

 

Mon propos ici n’est pas d’entrer dans une quelconque polémique entre les viandards et les vegan mais de poser la question : qu’y-a-t-il dans les écuelles de nos chiens, chats, oiseaux, poissons et autres petits mammifères ?


Le marché de l’alimentation des animaux de compagnie la «pet food» c’est 3 Mds d’€/an auquel il faut ajouter 580 millions d’€/an de d’hygiène et de soins et 405 millions d’€/an d’accessoires. Soit un total de 4,2 Mds d’€/an.


Dépense moyenne/an pour un chien : 800€ et pour un chat : 600€.


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Il y a « environ 400 millions de chiens et 200 millions de chats dans le monde. Leur nourriture est un marché énorme, qui représente plusieurs dizaines de milliards d’€. »


« Les croquettes sont en partie constituées de sous-produits de l’élevage : viscères, têtes, pattes, carcasses de porcs, de volaille ou de ruminants. Il s’agit là des animaux destinés à l’alimentation humaine et dont on valorise ainsi la part que nous ne consommons pas. Par ailleurs, on estime que près de 5 millions de tonnes de poissons entrent chaque année dans la composition des boîtes et des croquettes pour chiens et chats. Même les croquettes dites « au foie » ou « au poulet » contiennent de la farine et de l’huile de poisson. Selon une étude publiée en 2009, un chien de taille moyenne aurait une empreinte écologique deux fois supérieure à celle d’un 4X4. Un chat équivaudrait à une voiture moyenne ! »


Texte extrait du livre « Les insectes nourriront-ils la planète ? » de Jean-Baptiste de Panafieu qui indique « que les farines d’insectes pourraient se substituer aux farines de poisson ou aux protéines issues des élevages terrestres. Certaines marques intègrent déjà des grillons à leur composition, mais c’est rare en Europe ! Au contraire, en Chine, de nombreuses préparations alimentaires pour animaux de compagnie contiennent des vers de farine et d’autres insectes. »

 

« Le créneau du bio

Comme dans l'alimentation humaine, c'est l'aspect santé et nutrition qui s'est le plus fortement développé ces dernières années. Les recettes ont été revues pour faciliter la digestion, favoriser la beauté du poil, l'hygiène bucco-dentaire… Purina a ainsi lancé en début d'année une offre digestion sur Friskies. Le challenger, l'espagnol Ultima (Affinity Petcare), qui gagne du terrain en France, a lui lancé un lait haut de gamme «digestion légère» pour chats en minibouteille plastique. Il a aussi mis le cap sur la prévention du vieillissement des chiens avec Protect +, à base d'antioxydants.

Les industriels se sont également saisis de la problématique de l'embonpoint, qui touche 40 % des chiens et chats, souvent en mal d'exercice. Une offre light existe depuis six ans. Pedigree (Mars) vient de lancer une gamme de croquettes pour la prévention de l'obésité. Pour la première fois dans la pet food, l'apport calorique par portion et les recommandations journalières figurent sur l'emballage. «Nous voulons rendre plus accessible la nutrition que l'on trouvait jusque-là dans les circuits spécialisés, mais plus chère», explique Michel Klersy. »


Les matières premières utilisées en France :


- 1.568.000 tonnes de produits de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche sont valorisés, dont 76 % proviennent de France, 99% de l’Union Européenne. 1% provient des Pays Tiers.


- 441.000 tonnes de sous-produits de viandes et 32.000 tonnes de sous-produits de poissons (matières fraiches ou congelées)


- 1.095.000 tonnes de matières sèches (céréales, légumes et protéines animales déshydratées)


Pour une production de :


- 1.937.717 tonnes de produits fabriqués (tonnage en poids net)


- 760.158 tonnes de produits humides (chiens/chats)


- 1.177.559 tonnes de produits secs (tous animaux)


- 48 % de la production sont exportés, soit 933.347 tonnes.


- Une balance commerciale excédentaire de 599 millions d’euros.


En France les Fabricants d’Aliments pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres animaux familiers sont regroupés dans la FACCO, Chambre Syndicale qui a été « créée en 1965. Elle rassemble 27 sociétés nationales et est fortement représentative de l’Industrie française de production et de commercialisation des aliments pour animaux familiers. La FACCO est l’interlocuteur privilégié des Pouvoirs publics et institutions françaises. Elle agit dans ses champs de compétence afin de promouvoir l’Industrie française des aliments préparés pour animaux familiers. La FACCO est membre de la FEDIAF - Fédération Européenne des Industries d’Aliments pour animaux Familiers – et du réseau RESEDA. »

 

Le secteur est dominé par des multinationales link  qui opèrent aussi en France et leurs marques bien connues :


NESTLE PURINA PETCARE France: ONE, Gourmet, Felix, Friskies, Fido, Pro Plan, Dog Chow, Cat Chow, Procare


MARS PF France : Pedigree, Canigou, Cesar, Frolic, Nutro, Whiskas,Sheba, Kitekat, Perfect Fit…


ROYAL CANIN FRANCE SAS: Royal Canin

 

Sources :


(1) FACCO link  

 

(2) link

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 10:54

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Ce matin je m’amusais de la prétention de ceux qui veulent nous faire accroire qu’ils ont inventé le fil à couper le beurre et qu’ils sont des innovateurs en position de séduire les jeunes qui ne boivent pas de vin en leur faisant boire des mixtures aromatisées ou en leur proposant des canettes en alu habillées à la mode de la maison d’Atlanta.


Cet après-midi, juste avant que nous tombe dessus la canicule et que des mecs en shorts et en maillots d’homme-sandwich vont se taper sous le cagnard des ascensions monstrueuses en carburant à l’eau de source nous dit-on, puisque j’assume et revendique l’appellation de vieux con, je vous propose un simple retour en arrière qui détruit les idées reçues et rappellent aux petits génies des Carpates du marketing appris par correspondance que l’histoire ne commence pas avec eux.


Merci de ne pas me lire en diagonale : je ne suis en rien hostile à ce type de produit, même s’il ne m’intéresse pas, ce que je récuse  c’est le baratin qu’on nous sert avec.


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« Les sociétés dynamisent leur activité publicitaire. Le vieux (1897) Saint-Raphaël reprend du service avec ses deux garçons. L’affiche pour Saint-Raphaël de Charles Loupiot, réalisée dès 1945, connaît alors une diffusion nationale, voire internationale. Le seul Hervé Morvan signe dans les années 1950-60 des affiches pour les Vins Montains, pour le Vin du Postillon, pour le Cognac Salignac, le champagne Billecart, le rhum Caïman, mais aussi le rhum Négrita, l’apéritif Mattei, sans oublier le Cognac Martell ou le côtes-de-provence de Séraphin Pouzigues. »


« Le matériel publicitaire connaît une inflation spectaculaire : bonnets et visières (pour le Tour de France), bouteilles mignonnettes, briquets, calendriers, carafes, crayons, porte-clés, jeux de cartes, menus, tableaux, les hommes boivent, fument et jouent au nom des marques. Les enfants de l’école pompent leurs taches sur des buvards qui célèbrent les bonnes boissons. Les radios résonnent de publicités. Bartissol, l’apéritif de Banyuls depuis 1904, se fait connaître au grand public avec la campagne radio de l’homme des vœux et de ses capsules, encore considérée aujourd’hui comme un modèle de publicité. »L’Ambassadeur, quelle excellence ! » proclament à longueur d’antenne RTL, RMC, Europe1, les animateurs talentueux Francis Blanche, Maurice Biraud ou Roger Pierre. La télévision prend bientôt le relais, hertzien en l’occurrence. »

 

Extrait du livre de Didier Nourrisson crus et cuites Histoire du buveur chez Perrin


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Heureux temps de la réclame soupireront certains sauf que c’était au bénéfice de grandes marques de boissons apéritives, le vin ne servant que de base au produit. S’il est un département qui a vécu de cette rente des VDN et des ABV, ce sont les Pyrénées-Orientales. Le fleuron de cette épopée est sans conteste le monument historique de Violet frères à Thuir avec leur marque Byrrh. En décembre 2007 j’avais écrit une chronique : BYRRH : une vieille marque bien discrète link

 

Elle est courte et, hormis l’histoire de cette saga, tout à la fin il est question d’un sujet brulant : notre fameux modèle social. Intéressant !


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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 10:39

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Demain, le 20, Paris ouvre sa plage sur les quais de Seine et le vieux parisien qui se vit encore comme le nombril de la France tout en regrettant de ne plus être celui du monde, se prend à rêver de la vieille opposition entre les juillettistes et les aoûtiens grâce à laquelle la ville se vidait au mois d’août. « Qui se souvient de « Paris au mois d’aout » ses 18 ans… Fallet, Aznavour, Susan Hampshire… »link


Au temps où je me penchais sur la viticulture du jaja languedocien qui montait à Paris par train complet, les leaders des CAV – on me dit que le fantôme du CAV a incendié le siège du PS à Carcassonne, z’ont même pas la reconnaissance du ventre – le bougon des cépages en tête, m’affirmaient qu’ils luttaient pour que leur belle région ne se transforme pas en bronze-cul de l’Europe. Vaste programme, n’est-ce pourtant pas là notre destin commun d’accueillir tous les touristes du monde pour qu’ils viennent nous contempler et photographier nos superbes restes ?


Après une époque quasi-glaciaire en juin nous sommes passés en juillet, cul sur pointe, à des pics de canicule. En août 2008, suite à la lecture de l’opus de Pascal Ory « l’invention du bronzage » aux éditions complexes, je commettais une chronique Les Bronzés ont le pouvoir link  « L’état pigmentaire de nos élites ne laisse aucun doute sur la véracité de mon affirmation, sur les écrans de la télévision : politiques, patrons, peoples arborent tout au long de l’année un hâle plus ou moins prononcé. Signe de puissance, de différenciation sociale : le bronzage accompagné du port ostensible de son accessoire obligé, les lunettes de soleil – dont le format est de plus en plus voyant – est un phénomène social qui mérite qu’on s’y arrête un petit instant en une période de l’année où l’activité principale de beaucoup de nos concitoyens va consister à se dorer au soleil. Pour ma part étant un mauricaut, je prends le soleil sur mon vélo ce qui me vaut de me faire chambrer par ceux d’entre vous que je croise. Je le prends très bien eu égard à ma position si éloignée des lieux de pouvoir »


Comme toujours je serai parisien au mois de juillet et en août, ou presque et pour, les résistants parisiens à la bronzette, et bien sûr celles et ceux de passage qui ne s’agglutinent pas dans les lieux qu’il faut avoir fait : photo oblige,  je leur propose de rendre au parc de la Villette – haut lieu où autrefois on sacrifiait les bœufs – rendre visite samedi ou dimanche à nos amis italiens des Pouilles et plus particulièrement à un ami du Taulier Daniele de Michele dit Don Pasta co-auteur d’un super livre « Wine Sound System »link


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L’ami Daniele écrit pour présenter son atelier du samedi 20 juillet à 19 h:


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Itv 1 : France Italie (Don Pasta / Wine Sound... par LAFORGESDE

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 15:09

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J’ai un adage : moins j’en fais mieux je me porte et ce n’est pas en ce mois de juillet enfin chaud que je vais y déroger. Quand je moissonne une bonne chronique sur la Toile je me dis de suite il faut que tu en fasses profiter tes lecteurs Taulier. Ce n’est pas un emprunt mais un lien avec l’espace « Vins Libres » de l’ami Patrick Böttcher.


Ça commence ainsi :


« Les vins naturels d’Italie, Vini Naturali d’Italia, comme ils les appellent dans la botte, voilà un terme un peu simplet pour parler d’un monde vinique à dimension galactique, sans pour autant atteindre les côtés « nébuleuse » à la française. En tous cas, en ce qui me concerne et plus je m’y attarde, si concepts, il y a, ces deux mondes ont assez peu en commun in vino et in vitro, même si humainement, ils aspirent littéralement aux même directions et aux mêmes espoirs… la faute avant tout à la table et à quelques autres facteurs à prédominance historique et administrative que je voudrais dégager ici.


Historiquement, même si le vin est au moins aussi ancien qu’en France et qu’il est présent dans toutes les régions d’Italie,  même si logiquement le vigneron italien est fier de ses vins et aime tout autant à vanter ceux de ses amis, il sait bien que LE vin italien, dans l’esprit de beaucoup traine une casserole monumentale, modèle cantine de la légion, tellement l’histoire de l’après-guerre des vins de la botte n’est guère reluisante aux yeux du public… Et cela qu’on le veuille ou non, a développé une forme de complexe historique qui fait que les vignerons italiens, sont avant tout des admirateurs inconditionnels des vins français, comme si en France, les intrants, la bureaucratie et les lois débiles n’existaient pas. Cette bureaucratie et ces lois qui ont favorisé tous les excès, beaucoup en Italie, font tout pour en tourner la page, prendre leurs distances, particulièrement les mouvements naturels.


Dès lors, alors que de nombreux de mes amis vignerons français sourcillent aujourd’hui de se voir refuser un agrément par des gens qui ne comprennent quand même rien à leurs vins, la vision naturelle des vins italiens a tendance a littéralement prendre ses distances avec les appellations et souvent, les plus médiatisés d’entre eux sont des IGP ou des vins de table, et heureusement pas que « supertoscans ». Faites comme vous le désirez, mais laissez-nous faire bon avec ce que nous voulons, comme nos ancêtres nous l’ont transmis et peu importe la sacrosainte « appellation » sur l’étiquette, voilà clairement le message. »


La suite ICI link 

 

Bonne fin de lecture et d’après-midi.

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 10:57

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La question est posée au sujet de la forteresse bordelaise du CIVB – contestée mais pas ébranlée par les anti-CVO du CAVB – par un brillant jeune homme, bien sous tous les rapports, excellent connaisseur de l’écosystème des 2 rives plus génériquement nommée Place, sur son site IntotheWine : « Jusqu’à plus ample informé, je croyais que le C.I.V.B. fonctionnait sous la houlette d’un président (élu) et d’un comité directeur (également élu) et que le destin de l’interprofession restait entre les mains de ceux qui maîtrisent le produit en partenariat avec ceux qui le vendent.


Il est clair que les choses ont changé depuis 1948* : le pouvoir a changé de mains. Amis viticulteurs, courtiers, négociants, vous ne le saviez pas mais vous n’êtes plus dans une démocratie et par l’intermédiaire de vos représentants élus vous ne contrôlez plus rien. Vous avez maintenant un «PATRON ». Lire l’intégralité ICI link


Mais Bordeaux, comme toujours dans notre gentil monde de bisounours du vin n’est-il pas une brillante exception qui confirme la règle ? J’ai le souvenir en effet du précédent directeur du CIVB, Roland Feredj, m’expédiant un e-mail d’invitation, suite à la publication de mon rapport, « mon président me demande de vous inviter… » sous-entendu s’il n’en tenait qu’à moi tel ne serait pas le cas. » Mais alors me direz-vous le vrai patron c’était le président qui imposait la présence à un colloque du CIVB d’un « haut-fonctionnaire parisien » (sic) qui avait écrit des horreurs sur « les grandes ombrelles des appellations qui abritaient des vins indignes » ? Simple velléité d’un jeune président remis très vite au pas. Les présidents passent le directeur reste est une règle générale dans les grands zinzins sous perfusion de CVO.


Reste que partout ailleurs les directeurs d’Interpro, s’ils tiennent l’intendance de la maison, ne sont pas les patrons. Sans leur faire injure qui peut me donner, sans aller farfouiller sur le Net, le nom des directeurs des Interpros du vin, les grandes comme les petites ?


Le problème ne situe pas à ce niveau mais à celui de se poser la vraie question, celle qui devrait mobiliser ceux qui sont le socle des Interpros : vignerons et négociants avec ceux qui ont le cul entre deux chaises : les coopératives : y-a-t-il un patron dans une Interprofession ?


Question un peu réductrice certes qui en sous-tend une autre, bien plus fondamentale, qui définit les grandes orientations de l’Interprofession, qui fixe le cap ?


Et c’est à ce niveau que tout se complexifie de par la nature même d’une Interpro qui réunit des représentants de familles professionnelles aux intérêts parfois antagonistes, de poids économique souvent différent. Sans être totalement des auberges espagnoles les interpros, plus précisément ceux qui la composent et qui élisent les organes dirigeants, dont le président, en sont souvent réduits à se mettre d’accord sur le plus petit dénominateur commun. La lisibilité de leur action, à la fois pour les cotisants et ceux à qui elles s’adressent, n’est pas toujours évidente. Le poids spécifique du Président joue alors un rôle très important dans la stratégie et l’image des interpros.


Bien évidemment, même si j’ai la réputation d’être impertinent, je ne vais pas dresser ici un tableau comparatif du poids spécifique des présidents d’Interpros car ce serait outrecuidant et sans grand intérêt. Ce que je note simplement c’est que deux présidents  de grandes Interprofessions détiennent des mandats qui peuvent poser question :


-          Le président d’InterRhône Christian Paly est aussi Président du Comité National Vins et Eaux-de-vie de l’INAO, nommé par le Ministre de l’Agriculture ;


-          Le nouveau président du CIVB, Bernard Farges, est aussi président de la CNAOC, organe syndical de défense des producteurs de vins AOC.


Enfin, je me permets de poser la question à mes amis alsaciens : pourriez-vous nous expliquer ce qui se passe chez vous au CIVA ? Franchement ça prend des allures de règlement de comptes à OK Corral et ça trouble l’image de votre belle région link . Bon, j’évite de causer d’InterBeaujolais et d’InterLoire, ça me demanderait trop de travail… 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 11:00

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Hervé Lalau a un côté Lucky Lucke, il tire plus vite que son ombre et hier, bien sûr, il a dégainé le premier pour répondre à ma petite énigme de l’été link. À propos du héros de Morris, en rapport avec le sujet de ma chronique matinale, « en 1984, toutes les affiches du film Les Dalton en cavale ont dû être enlevées à cause de la campagne anti-tabac (on pouvait y voir le cow-boy allumer une cigarette). Sa silhouette s'en trouva considérablement modifiée, lui qui fumait depuis son deuxième album. Il arrêta donc le tabac et troqua son mégot contre un brin d'herbe, bien plus sain. Et à partir de ce moment-là, il commença à tirer DEUX fois plus vite que son ombre. Morris sera récompensé pour cette initiative par l'O.M.S. (l'Organisation Mondiale de la Santé) dans le cadre de la Journée Mondiale sans Cigarette, le 7avril 1988. »


Dernier détail, j’adore les liens, Lucky Lucke fut une collaboration franco-belge puisque Goscinny en fut le scénariste  (à partir de l'album no 9 Des rails sur la prairie jusqu'à l'album no 46 Le Fil qui chante (sauf l'album no 10), et notre Hervé est un français émigré en Belgique pour la bonne cause vineuse. Voici sa réponse :


Je ne peux pas jouer, il y aurait délit d'initié.


C'est Jean-Luc, bien sûr; notre Dehaene, le Flamand qui collectionne les coqs (haan = coq). Il paraît qu'il avait oublié le rendez-vous.


On racontait une blague à son sujet du temps où qu'il était Premier, comme on dit en Belgique.


C'est l'été. Le Roi Baudouin, qui est un type très simple, dans l'intimité, va acheter des côtelettes, pour faire un barbecue au Palais de Laeken, juste à deux, avec Fabiola.


Chez le boucher, face au Palais, il rencontre Jean-Luc, tout nouveau premier ministre. Pour faire mieux connaissance, et pour lui présenter la Reine, il lui propose de venir partager leur barbecue.

Le gros Jean-Luc accepte, rouge de confusion.


Alors qu'ils arrivent au Palais, la Reine prend Baudouin à part: « Je t'avais dit de me ramener des côtelettes, pas le boucher! »

.

Bonne journée chez toi!


Et puis, ô surprise, ce fut une collègue de travail qui suivit de près Hervé :


Profitant de l'heure de l'apéritif pour me régaler de tes chroniques, je découvre celle-ci et réponds sans hésitation: Jean-Luc Dehaene.

Serais ravie de découvrir la cave Miroir d'autant que j'ai repéré sur la chronique de ton anniversaire un Domaine des ardoisières qui attise ma curiosité!

Bel été

Amicalement


La suite vit se pointer : Franck Boisset, Bruno Creugny, Joachim, Alexandre, Gérard Poirot, Jean-Yves, Alexixc, Jean…


Mention spéciale à Alexandre qui nous donne une info « Jean-Luc Joseph Marie Dehaene... Ancien premier ministre belge, né à....... Montpellier... C'est la BBQ attitude »


Enfin, je signale au sieur Régis Tomassian qui ironise sur la taille des verres que la taille de la quille n’a pas été mentionnée par le Taulier. Nous serions 12, Sonia et moi buvons aussi, au Miroir, si par un hasard heureux tout ce petit monde s’y rassemblait le même jour à la même heure, un jéroboam, soit 3 litres permettrait d’étancher la soif de ce petit monde ou mieux, chacun paye sa bouteille, mais alors la descente de la très pentue rue des Martyrs se ferait en roulé-boulé…

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