Vin & Cie, en bonne compagnie et en toute liberté ...

Extension du domaine du vin ...
Chaque jour, avec votre petit déjeuner, sur cet espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que c'est autour de la Table où l'on partage le pain, le vin et le reste pour " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes ... "
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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.
Ma copine Magalie avec un e qui n’est pas une exilée fiscale à Bruxelles mais une excellente ambassadrice de nos fromages au lait cru qui puent qu’elle vend au Benelux et au sud de l’Angleterre pour le compte de la société Fromi link m’a fait parvenir hier matin un lien avec une chronique « Brussel's French Connection! » de Carlo de Pascale « Juriste de formation – sur un malentendu - napolitain pour une moitié, champenois pour l'autre et bruxellois pour ce qui reste, quarante et X année au compteur, consultant en Public Affairs européennes au début des années 90, patron et chef dans la restauration italienne à Bruxelles pendant huit ans, je me lance fin 2003 dans l'aventure Mmmmh!, cours de cuisine et boutique, chaussée de Charleroi 92, Bruxelles 1060. J'ai la chance aussi de collaborer à différents media (la RTBF - La Première et la Une - Ambiance Culinaire) et de réaliser avec mes collègues chefs chez Mmmmh! des livres de cuisine chez différents éditeurs. »
Quelques amuses bouches de Carlo de Pascale pour vous appâter :
« A côté - ou grâce à eux , qui sait- des réfugiés économiques hexagonaux, le mangeur bruxellois curieux aura vu débarquer ces dernières années une French Connection de l'assiette qui nous secoue utilement les papilles (…)
« … si en Belgique nous nous réclamons d’une cuisine française qui compterait nombre de plats… à la belge, si de fait, la France est faite de régions dont certaines –la Lorraine, la Picardie, la Flandre – sont partagées entre nous, il est des différences, non tant dans la cuisine en elle-même, mais dans la façon de manger.
Nous avons aussi un rapport aux produits un tout petit peu différent, qu’il me soit permis ici de donner un exemple sociologiquement tout à fait scientifique: s’il m’arrive d’inviter une jolie quadragénaire bruxelloise dans une bonne table française tenue par un français à Bruxelles, tiens, chez Max[1] par exemple, je n’oserai même pas commander une andouillette, de peur de décourager pour toujours la belle d’envisager, ne serait-ce qu’un instant de mélanger sa langue et la mienne (après l’andouillette). La même situation vécue avec une parisienne aux muscles saillants sculptés par la marche forcée et obligatoire dans les rues de Paris verra notre interlocutrice commander elle-même l’andouillette en question, avec une gourmandise affichée, poire provocante, si, si. »
L'intégrale ICI link
Dans la touffeur de l’été, pendant que les membres du club du 3e âge d’Embres&Castelmaure « les antidépresseurs » assemblés dans la salle communale se désaltéraient en coupant le nectar de la « Buvette » avec de l’eau fraîche, les hauts dirigeants de la coopé négociaient avec des étrangers venus au petit matin dans un 4x4 aux vitres fumés. Ils portaient des costards Hugo Boss et leur regard d’aigle prédateur étaient masqués par des Ray Ban Aviator. Les pales du grand ventilo du bureau présidentiel brassaient l’air surchauffé. Les types venus du Nord dégoulinaient, s’épongeaient le front, faisaient tourner leurs lourdes chevalières sur leur annulaire. La négo entamée depuis l’aube trainait en longueur, le prix le prix, mais aussi le nom de baptême de la cuvée. Fallait-il mettre le Pousson pourfendeur de la GD dans le coup ? Le grand président PDHM avait tranché « Pas question de laisser le richissime Pierre Chanau faire une OPA sur la coopé pour faire la Foire ! » Et pendant ce temps-là, en bras de chemise, Bernard Pueyo, lui, se fendait la pêche sous sa barbe fleurie. Des picaillons il en faut pour maintenir le train de vie de la maison…
La solution vint des entrailles du club du 3e âge qui, en prévision de la fête des vendanges, répétaient quelques couplets. C’est le plus égrillard de la bande, dont je tairais le nom bien sûr, qui entonna « Cigarettes et whisky et p'tites pépées» Tu sais que l'tabac c'est mauvais pour la voix / Tu sais que l'alcool c'est pas bon pour ton foie / Quand aux p'tites pépées c'est fatal pour ton cœur / Toi qui prends les trois tu dis qu'il n'y a rien de meilleur… Marché conclu ce serait la cuvée des p'tites pépées car les gros costards du Nord étaient séduits par le côté sexy d’Annie Cordy. Le contrat gravé dans le bronze du terroir des Corbières les représentants de Pierre Chanau firent valser la poussière en repartant ventre à terre.
Les hauts dirigeants de la coopé se félicitaient de ce juteux contrat mais s’inquiétaient des réactions du Sieur Pousson. N’allait-il pas se laisser aller pour se venger à jeter les starlettes dénudées sur l’étiquette de la cuvée des p'tites pépées ? Il fallait trancher vite. Le grand président PDHM le fit avec sa célérité bien connue. Ce serait la cuvée des pépés, en hommage ajouta-t-il à la contribution décisive du club du 3e âge « les antidépresseurs » au dénouement du contrat avec les gros bras venus du Nord.
Bien évidemment, la relation que je viens de faire de la passation de ce juteux contrat avec Pierre Chanau sera démentie par des voix autorisées de la coopé mais je puis vous assurer que c’est la stricte vérité. Même la caisse que la coopé m’a fait porter pour que fasse silence n’est pas venue à bout de mon espace de liberté.
Héroïque le Taulier, non !
Pas tant que cela car j’ai senti dans ce geste de la perfidie : ne voulait-on pas par-là me signifier mon nouveau statut. Faut pas pousser pépé dans les c… disaient-on finement sur la cour de récré.
PS. en dernière minut monsieur de sources sûre me fait savoir en off que les gars du Nord étaient accompagnés d'un gars du Sud qui a joué l'entremetteur mais il n'y a pas eu de rétrocommission, donc comme disent à tout bout de champ les petites louves et les petits loups : pas de souci...
Ce billet, publié par le Huffington Post, de Denise Quirk-Baillot * Psychologue, spécialiste des troubles de comportement alimentaire a été publié dans le cadre de l'opération Têtes Chercheuses, qui permet à des étudiants ou chercheurs de grandes écoles, d'universités ou de centres de recherche partenaires de promouvoir des projets innovants en les rendant accessibles, et ainsi participer au débat public.
« Dans le cadre de son projet doctoral, elle a effectué une étude sur 1073 adolescents français et 1573 adolescents américains, afin d'identifier et de comparer les facteurs culturels et les pratiques alimentaires ainsi que de problèmes pondéraux et de troubles des conduites alimentaires. J'ai mené cette étude en collaboration avec des chercheuses des deux côtés de l'océan : Martine Flament (IRSM, Ottawa), Nathalie Godart (Inserm, Paris) Angelina Allen (Stanford, Californie) et Brigitte Remy (MGEN, Paris)
Force est de constater que les adultes français prennent davantage de plaisir et de temps pour les repas et mangent en compagnie de leur famille, de leurs amis et de leurs collègues. Les portions des aliments sont plus importantes aux Etats Unis, les Américains grignotent plus et ils préparent moins souvent des plats traditionnels faits maison servis à table avec une présentation soignée.
Chez les adolescents, même constat
Ma thèse retrouve ces différences chez les adolescents : les Français ont des attitudes plus "saines" envers la nourriture. Ils sautent moins souvent les repas, par exemple. Ce comportement est considéré comme déséquilibré par les nutritionnistes parce qu'il est associé à une consommation de boissons gazeuses sucrées, au fast food, aux aliments gras et à une moindre consommation d'aliments riches en nutriments (6). Il pourrait entraîner le grignotage tout au long de la journée, des carences ou même les crises boulimiques. Les adolescents français mangent plus souvent en famille. Selon des études précédentes de Neumark-Sztainer et al (7,8) le fait de manger plus souvent en famille (repas réguliers, structurés et dans une ambiance positive) était associé avec des taux de symptômes TCA amoindris. Le travail que j'ai mené avec mes collègues montre aussi que les repas "faits maison" avec des produits frais sont plus répandus chez les Français. Autre caractéristique : le grignotage. Les Américains grignotent plus de chips et gâteaux salés. Les Français mangent des fruits comme dessert alors que les Américains les grignotent plutôt tout au long de la journée. »
La suite ICI link
Pour l’article de recherche ADOLESCENTS AMERICAINS ET FRANÇAIS : OBESITE, TROUBLES DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE, ATTITUDES ET HABITUDES ALIMENTAIRES voir ICI link
L'humoriste Andy Borowitz du New-Yorker dépeint un Jeff Bezos cliquant de façon frénétique sur la Toile, avec manifestement l'esprit ailleurs. Il fait dire au patron d'Amazon : « Je crois que j'étais en train de surfer sur leur site sans trop faire attention à ce que je faisais. En aucun cas je n'avais l'intention d'acheter quoi que ce soit ». Son rachat du Washington Post aurait donc résulté d'un « énorme malentendu », dont Jeff Bezos se serait rendu compte en découvrant sur son relevé de carte bancaire un débit de 250 millions de dollars. »link
J’adore !
Même la très officielle agence de presse Chine nouvelle (Xinhua) a pris pour argent comptant un canular.
Dans notre vieille France, où la presse est bien moins impertinente même qu’elle en devient chiante, nous sommes obligés de nous rabattre sur un petit bouquin d’un journaliste « infiltré » (embauché comme intérimaire) dans un entrepôt d’Amazon à Montélimar. J’ai écouté l’auteur sur France-Inter et je dois avouer qu’il ne m’a pas convaincu de la pertinence de son enquête. Je n’achèterai donc pas son livre sur Amazon car, ironie de la vente en ligne, le site Amazon s’affiche en premier lorsque vous cherchez son livre En Amazonie: Infiltré dans le « meilleur des mondes » de Jean-Baptiste Malet chez Fayard. Vous pouvez lire une interview de lui ICI link et 2 critiques link et link

J’avais un vieux compte Amazon qui traînait je l’ai clôt, non parce que les arguments de Malet m’ont ébranlés, c’était bien avant de prendre connaissance de l’existence de son reportage, mais tout bêtement parce que la « facilité » de la commande chez Amazon s’apparentait à une complicité avec un système qui s’apparente à la GD et qui ne fait que fabriquer des emplois sous-qualifiés et précaires.
« Le Syndicat de la librairie française considère aujourd’hui que, à proportions égales, la librairie indépendante française représente une activité qui génère deux fois plus d’emplois que les grandes surfaces culturelles, trois fois plus que la grande distribution et, selon les chiffres de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, dix-huit fois plus que le secteur de la vente en ligne dont Amazon est le fleuron. (…)
Mais au-delà de ce geste il faut aussi soutenir la nouvelle génération d’éditeurs qui se lève et qui renouvelle, y compris graphiquement le livre lui-même. Tel est le cas de la nouvelle maison d’édition Zones Sensibles et du studio graphique Le Théâtre des Opérations qui produit ses livres. Je vous propose de lire son manifeste link, de découvrir son Comité de parrainage scientifique et son superbe graphisme.
1- Manifesto (extraits)
« Zones sensibles est une nouvelle maison d'édition belge, basée à Bruxelles et spécialisée dans les sciences de l'homme (et fruit de 15 ans d'expérience dans le domaine éditorial). « Sciences de l'homme » désigne ici un vaste domaine se rapportant à l'humain dans ses divers modes d'existence (sociale, artistique, politique, culturelle vs naturelle, etc.), domaine qui peut concerner tout autant l'anthropologie que le roman graphique, les études culturelles que l'histoire de la médecine, les mondes sonores que les atlas géographiques, les constructions urbaines comme les environnements non humains.
Les zones sensibles sont justement ces lieux autres, des hétérotopies où s'entrecroisent les disciplines et les sujets récalcitrants, les autochtones et les allochtones, des lieux de décloisonnements et de rapprochements, des zones grises car le monde n'est ni noir, ni blanc ; des zones bariolées (à l'image du zinneke) qui contrastent avec l'homogénéité des milieux de ceux qui « pensent » ou qui « gouvernent » (il n'est pire ghettos que ceux-là) ; des zones sensibles qui sont celles de la société - ni de droite, ni de gauche (mais en faveur du livre-échange), minoritaires et indisciplinées.
2- Comité de parrainage scientifique
Philippe Descola (Collège de France, FR)
Jacques Le Goff (EHESS, FR)
Jean-Claude Lebensztejn (université de Paris-4, FR)
Lucienne Strivay (Université de Liège, BE)
Bruno Latour (Sciences Po, FR)
Alexandre Vanautgaerden (Musée de la Maison d'Erasme, BE)
Philippe Vendrix (Centre d'études supérieures de la Renaissance, FR; université de Liège, BE)
3- Le Théâtre des Opérations
C’est un studio graphique établi à Bruxelles et spécialisé dans la production de livres. Parmi mes clients figurent entre autres le Centre d'études supérieures de la Renaissance, université François Rabelais (Tours), Le Fresnoy (Lille), le Centre Pompidou, le Palais de Tokyo, les éditions Kargo, les Presses universitaires de France, les Presses du réel, les éditions de l'Eclat, les revues Nomad's land et Fresh Theorie (Paris), la Maison d'Erasme (Bruxelles), le Royal Museum for Central Africa (Tervuren) ou les éditions Zones sensibles.link
Le livre ci-dessous a fait l'objet d'une chronique ICI link
« Mener les gens en bateau » tel devrait être le nouveau slogan du site de vente de vin 1855 depuis l’acquisition des caves de la Transat. Plus sérieusement quelques infos :
Le 26 juillet dernier les stocks du site de vente 1855 ou une partie, je n’ai pas d’informations précises «Saisie vente à la demande de la SCP PEYCHEZ-GUITOU-BOUSQUET Huissiers de justice d'un site de vente en ligne de grands crus 2700 bouteilles (que fait la presse papier qui crie famine mais qui ne fait plus son travail d’information ? Tout particulièrement le journal Sud-Ouest qui me semble plus prompt à se faire le haut-parleur de l’avocat de l’ODG de Pomerol dans le dossier sans-chai qu’à relayer cette info) ont été saisis et vendus aux enchères à Bordeaux à l’Hôtel des Chartrons)… « Une nouvelle vacation a eu lieu le 31/07, avec le même cabinet d'huissiers à la saisie. 1150 bouteilles dont pas mal de bourgognes de Louis Jadot » source LPV
Voir ci-dessous la listelink
Je m’étonne vraiment que cette information n’ait pas été relayée par des organes de presse, tout particulièrement par les magazines nationaux et bien évidemment par la grande muette : la Revue des Vins de France.
Et pendant ce temps-là les dirigeants du groupe 1855 amusent la galerie des jobards avec une dose de foutage de gueule non mesurable sur l’échelle de Richter de la provocation. Du grand art tout de même.
19 Juillet 2013 - Nouvelle plateforme logistique - COMMUNIQUE DE PRESSE
Le groupe 1855 annonce l'ouverture d'une nouvelle plateforme logistique dédiée à la réception, au stockage et à la préparation des commandes de vins de toutes les marques du groupe.
« Nos clients demandent aujourd'hui une livraison toujours plus rapide et à coût compétitif. Pour atteindre ces deux objectifs, nous avons décidé d'internaliser notre plateforme logistique » déclare Fabien Hyon Directeur général.
« En réintégrant ce métier, nous sommes confiants de pouvoir répondre aux attentes légitimes de nos clients ».
« Depuis un peu plus de six semaines, ce changement de plateforme a malheureusement généré des retards de livraison. Nous sommes confiants pour que ces retards soient absorbés d'ici quatre semaines environ ».
« En termes de calendrier, cette nouvelle plateforme logistique est aujourd'hui en phase de test et sera pleinement opérationnelle courant août 2013. Nous serons donc prêts à organiser des livraisons rapides pour toutes les commandes de notre pic d'activité annuel (septembre à décembre) ».
Et en plus ils gagnent de l’argent comme le souligne N de R le grand connaisseur des arcanes des GCC « Avec ce merveilleux angélisme attribué le plus souvent aux enfants, la gouvernance de 1855 (.com, oui) annonce une deuxième année consécutive bénéficiaire. Bref, ça marche très bien pour ces jeunes gens qui ont complètement dévalué la célèbre expression américaine « take the money and run ».link
Signalons à ceux qui ne le sauraient pas que le groupe 1855 a ajouté à son escarcelle : Château-Online et cave privée et dernièrement les Caves du Transat auprès de STEF, le spécialiste européen de la logistique du froid.link
A cette occasion Emeric Sauty de Chalon, Président de 1855. le petit génie des Chartrons, qui a eu une Rolex à 30 ans, déclarait:
« Du point de vue stratégique, le groupe fait l'acquisition avec cette opération d'un nouveau savoir-faire : la vente en magasins physiques. Et aujourd'hui, à l'ère du commerce multicanal intégré, il était essentiel de positionner le groupe sur ce canal complémentaire du e-commerce ».
« Enfin, du point de vue financier, cette acquisition va générer des synergies évidentes grâce à la mutualisation des fonctions supports au sein du groupe (achats, finance et comptabilité, systèmes d'informations). Cependant, les Caves de la Transat bénéficieront de la plus grande autonomie de fonctionnement pour ce qui est du marketing, de la politique produits et de la relation clients, le groupe étant organisé comme une fédération de PME indépendantes, autonomes et réactives ».
« Cette nouvelle acquisition va contribuer à renforcer le poids de l'activité Vins, à nourrir la croissance de l'activité et à développer le niveau de rentabilité du groupe »
Vraiment nous vivons une époque formidable où vendre du vin est présenté par des « petits cons prétentieux » comme une activité s’apparentant à de la haute-technologie et que des jobards se précipitent la tête la première sur leur miroir aux alouettes. J’ai du mal à plaindre les nouveaux entrants, quant aux anciens qu’ils aillent voir du côté de ce site link pour se dépêtrer de ce site dont la valeur ajoutée, sauf pour ses actionnaires, ne m’est jamais apparu très importante pour les clients.
Pas très original me direz-vous, sauf que mon père Arsène était entrepreneur de battages et, avant l’irruption des moissonneuses-batteuses, après la moisson avec sa batteuse Société Française de Vierzon et le matériel qui allait avec, le monte-paille puis la presse-botteleuse, la locomobile Merlin puis le tracteur SFV, il allait de ferme en ferme, selon une tournée qui alternait : les premiers de la saison précédente étaient les derniers de la saison suivante. Le prix du battage n’était à l’heure passée mais au sac de grains récolté ce qui associait l’entrepreneur à la bonne ou à la mauvaise récolte.
Le mois d’août chaque année était donc le mois de mon père. Dieu qu’il aimait ses battages. Il était dans son élément au contact des gens. Moi j’allais trainer mes culottes courtes sur les sacs de blé qui étaient tarés à la bascule et surveillés par le maître (le propriétaire) ou son régisseur (nous étions sous le statut du métayage avec partage des fruits et rappelez-vous celui de la Terre qui meurt de René Bazin, guêtré, vêtu de vieux velours à côtes, craint et détesté) et j’étais « le petit gars d’Arsène ». Ce qui nous amusait beaucoup avec les autres galopins c’était d’aller nous faire « flageller » face au tuyau qui projetait la balle du blé en un grand tas. Les batteries c’était une vraie fête si bien décrite par mon pays Henri-Pierre Troussicot ICI Les batteries à Pied-sec : « Bue au goulot, la bouteille* fait le tour du pailler. » (* de noah) link
Ainsi donc chez les Berthomeau on ne se mariait qu'en septembre : après les battages…
Aujourd’hui, dans beaucoup de villages on organise des fêtes des battages mais je n’ai pas le cœur d’y aller ça serait pour moi qu’un ersatz d’une jeunesse sauvageonne à jamais engloutie. Je suis tout, sauf nostalgique lire ICI « Non je n’ai pas la nostalgie de mon pays natal, de ma jeunesse sauvageonne oui ! » link
En revanche, se plonger dans la mémoire d’un temps où le temps avait une toute autre valeur permet de relativiser l’impérialisme actuel de l’instantanéité. L’accélération du temps, ne plus avoir de temps, aller vite toujours plus vite, je l’ai vécu lorsque mon père a dû se résoudre, dans les années 60, se résoudre à investir dans une moissonneuse-batteuse de marque Class. C’est-à-dire à s’endetter, à courir après les clients jamais contents, moi le premier ma récolte est urgente. Le temps de l’individualisme était venu. Papa sentait bien que tout un pan de notre monde paysan, avec cette nouvelle fracture mécanique, disparaissait. Les battages ne seraient plus ce rituel ordonné et immuable. Une fête collective ! On entrait dans le chacun pour soi « mon champ est prêt à battre », l'urgence, la rapidité, l'insouciance du produit. Dans la symbolique aussi le blé perdait son pur statut nourricier, avec l'explosion des rendements il devenait de plus en plus fourrager, simple ingrédient pour les aliments composés pour le bétail, au même titre que les résidus de maïs importés des USA.
Si vous souhaitez tout savoir sur les batteuses il y a un beau livre : « Histoire des batteuses de nos campagnes » par Patrice Vaissband aux éditions ETAI.
Et un texte trouvé dans la revue Autrement consacrée aux Paysans : mémoires vives 1900-2000, récits d'un monde disparu, je suis tombé sur un texte : La locomobile Merlin de Vierzon. Je dédie donc, ce texte, à mon père, Arsène Berthomeau, qui aimait tant ses battages que, plutôt que d'attendre chez le médecin, il est allé s'asseoir, un après-midi de foire de Mothe, en bout de champ, dans la cheintre, sur une botte de paille expulsée par sa grosse machine grise, pour se laisser glisser doucement sur le flanc et nous quitter avec son éternel sourire.
« Mes grands-parents avaient une locomobile probablement dès avant la "guerre de 14", raconte Alain Bordes. C'était des gens qui aimaient les machines, ils aimaient surtout la mécanique, ils en avaient le virus. Non seulement ils travaillaient leur ferme au Pesch, mais ils avaient monté dans le village une scierie, ils faisaient l'entreprise de battage et très rapidement mon père est devenu agent d'une marque de tracteurs et réparateur de machines agricoles. La locomobile, c'était une Merlin de Vierzon. Il n'y avait pas trente-six constructeurs en France à cette époque. La grande industrie du machinisme agricole était née dans une zone géographique où on avait besoin de machines en raison de l'immensité des surfaces cultivées. Les établissements Merlin, c'était quelque chose. Leurs voyageurs de commerce allaient partout. Mon père, quand j'étais gosse, me racontait qu'il avait souvent vu venir dans la maison le voyageur de Vierzon qui restait là deux ou trois jours pour conclure les affaires. Ces locomobiles à vapeur entraînaient les batteuses avec de très longues courroies. C'était des machines qu'il fallait chauffer comme une locomotive à vapeur. C'était très long. Une fois chaudes, il n'y avait plus qu'à entretenir le foyer et ça tournait parfaitement. Pour les battages, les gens s'entraidaient d'une ferme à une autre. Ils se rendaient à la ferme concernée lorsqu'ils entendaient le sifflet de la locomobile. En effet, lorsqu'elle avait atteint son point de chauffe normal et la bonne pression, le conducteur tirait le sifflet qui émettait un bruit de corne de locomotive à vapeur. »
Si vous avez deux sous de considération pour moi, je vous en prie, allez à l’essentiel, laissez de côté mes petits mots, lisez les 2 extraits de « Mãn » de Kim Thúy aux éditions Liana Levi 14, 50€.link . C’est une merveille de sensibilité, d’humilité, de curiosité et de passion pour la beauté du monde.
« Pour moi, dit-elle, la beauté est dans l’invisible. Quand je reçois des invités à la maison et que je leur prépare un repas cinq services, je veux que tout semble fait sans effort. Et je n’ai pas besoin qu’on me complimente. Je préfère qu’on parle d’une épice ou d’un aliment. En lisant Man, j’espère que les gens ne me verront pas. Je veux qu’ils voient mon univers, mais pas ma personne, ni mon travail. Je veux mettre de l’avant l’histoire et les mots. »
« Mon but ultime est d’être légère comme une caresse et que les gens la ressentent sans effort. »
C’est une suite de très courts chapitres dont le titre est un mot vietnamien traduit en français : xích lô : cyclo-pousse (1) et Ðông-Tay : Est-Ouest (2) par exemple.
(1) Extrait Dans le nouvel appartement-atelier de cuisine aménagée par son amie Julie la narratrice un mur de livres « Julie m’a tenue la main pour longer ce mur. Autrement, je serais tombée à genoux lorsque j’ai vu la dernière étagère, sur laquelle elle avait placé une rangée de romans dont je n’avais lu qu’une page ou deux et parfois un chapitre, mais jamais la totalité.
Beaucoup de livres en français et en anglais avaient été confisqués pendant les années de chaos politique. On ne connaîtrait jamais le sort de ces livres, mais certains avaient survécu en pièces détachées. On ne saura jamais par quel chemin étaient passées des pages entières pour se retrouver entre les mains de marchands qui les utilisaient pour envelopper un pain, une barbotte ou un bouquet de liserons d’eau… On ne pourrait jamais me dire pourquoi j’avais eu la chance de tomber sur ces trésors enfouis au milieu de tas de journaux jaunis. Maman me disait que ces pages étaient des fruits interdits tombés du ciel.
[…] et puis sans connaître le début ni la fin de l’histoire de Marius, des Misérables, je le portais en héros parce que, une fois, notre ration mensuelle de cent grammes de porc avait été drapée dans cette phrase : « La vie, le malheur, l’isolement, l’abandon, la pauvreté sont des champs de bataille qui ont leurs héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres. »
(2) Extrait « Mon gâteau aux bananes à la vietnamienne était un délice mais effrayait par son air costaud, presque rustre. En un tour de main, Philippe l’a attendri avec une écume de caramel au sucre de canne brut. Il avait marié l’Est et l’Ouest comme pour ce gâteau dans lequel les bananes s’inséraient tout entières dans la pâte de baguettes de pain imbibées de lait de vache. Les cinq heues de cuisson à feu doux obligeaient le pain à jouer un rôle de protecteur envers les bananes et, inversement, ces dernières lui livraient le sucre de leur chair. Si l’on avait la chance de manger ce gâteau fraîchement sorti du four, on pouvait apercevoir, en le coupant, le pourpre des bananes gênées d’être ainsi surprises en pleine intimité. »
Kim Thúy, née à Saïgon pendant l’offensive du Têt, a fui le Vietnam avec d’autres boat people à l’âge de 10 ans pour rejoindre Montréal. Elle a été couturière, interprète, avocate, propriétaire du restaurant Ru de Nam, chroniqueuse culinaire pour la radio et la télévision. Elle vit aujourd'hui à Montréal et se consacre à l'écriture. Ru, son premier livre, est paru aux Éditions Libre Expression en octobre 2009. Best-seller au Québec et en France, ce livre a vu ses droits vendus dans vingt pays, grand prix RTL-Lire 2010.
Je commence par la fin :
Boat people « À l'effondrement du régime du Sud Viêt Nam en mars 1975, 143 000 premiers réfugiés quittent le pays avec les Américains, fuyant le régime communiste. Rapidement des vagues d'autres réfugiés partent ensuite par leurs propres moyens sur des embarcations de fortune. Après la réunification en 1976, de nombreuses vagues d'émigration clandestines ont lieu avec la radicalisation socialiste progressive du sud.
À partir de 1978, une forme particulière de départ maritime, qualifiée de semi officielle, voit le jour. Moyennant une somme d'argent aux autorités locales et aux organisateurs, la minorité ethnique souvent commerçante des sino-vietnamiens peut fuir sur des bateaux au fur et à mesure des tensions avec la Chine, notamment pendant la guerre sino-vietnamienne, jusqu'à la fin des années 1980. Beaucoup d'entre eux sont dirigés vers des camps de Hong Kong. Les images de milliers de réfugiés parqués dans ces camps derrière des barbelés et des barreaux dans des conditions déplorables soulèvent l'indignation des médias occidentaux de l'époque.
Parmi ces millions d'émigrants, principalement originaires du sud (ancienne République du Viêt Nam), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime qu'entre 200 000 et 250 000 d'entre eux ont péri, victimes des garde-côtes, des pirates ou de noyades. Ce fut un fait marquant de la fin de la guerre froide que les partis communistes ne pouvaient arriver à dissimuler.
Les mass media de l'époque se font l'écho de drames survenus en mer et surtout des conditions d'accueil des réfugiés dans des camps. Jean-Paul Sartre, déjà fort âgé, se rallie à cette cause. Raymond Aron, en allant soutenir la cause des boat-peoples à l'Élysée devant Valéry Giscard d'Estaing en juin 1979, demande aux hommes politiques de résoudre le drame de l'accueil des réfugiés, repoussés par de nombreux pays (en particulier par Hong Kong, l'Indonésie et l'Australie). La France accueille donc un quota officiel de réfugiés des camps. C'est la première grande vague d'immigration en France d'origine asiatique. » Wikipédia
Pour les petits loups et les petites louves Indochine c’est un groupe de rock français, formé en 1981 autour de Nicolas Sirkis.
Pour les fans de Marguerite Duras c’est l’Amant publié en 1984 - Les Éditions de Minuit -Prix Goncourt dont Jean-Jacques Annaud a tiré un film sorti en 1992.

Pour les calés en géographie l’Indochine c’était la péninsule indochinoise asiatique située au sud de la Chine et à l'est de l'Inde. Elle comprenait : la Birmanie, le Cambodge, le Laos, Singapour, la Thaïlande, le Viêt Nam et la Malaisie péninsulaire.

Pour les nostalgiques de l’Empire Colonial L'Indochine française c’était les protectorats du Tonkin et de l'Annam et la colonie de Cochinchine, regroupés à partir de 1949 au sein de l'État du Viêt Nam (territoire identique à celui de l'actuelle République socialiste du Viêt Nam) ; le protectorat français du Laos ; le protectorat français du Cambodge ; et le comptoir du Kouang-Tchéou-Wan.
Pour nos soldats, le contingent ne fut pas engagé ce fut la guerre d’Indochine se termina lors de la cuisante défaite de Diên Biên Phu qui se déroula du 13 mars au 7 mai 1954 et qui opposa au Tonkin les forces de l'Union française aux forces Việt Minh, dans le nord Viet Nam actuel. Cette défaite accéléra les négociations engagées entre les deux parties. La France quitta la partie nord du Viêt Nam, après les accords de Genève, signés en juillet 1954, sous l’égide du gouvernement Mendès-France, qui instauraient une partition du pays de part et d'autre du 17e parallèle Nord.

La guerre du Viêt Nam opposa de 1954 à 1975, d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam soutenu par le bloc de l'Est et la Chine — et le Front national de libération du Sud Viêt Nam (ou Viet Cong), et d'autre part, la République du Viêt Nam (ou Sud-Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines. Elle se terminera en début avril 1975, la région de Saïgon est encerclée. La reddition des troupes du Sud a lieu le 30 avril, qui est acceptée par le Nord. Les hélicoptères américains surchargés évacuent la ville et les premiers boat-people font leur apparition.

À 7 h 53, le 30 avril, lorsque le dernier hélicoptère décolle du toit de l'ambassade des États-Unis à Saïgon, des milliers de candidats à l'exil se pressent encore dans les jardins. Plus de 305 000 réfugiés finiront néanmoins par se retrouver à bord des navires américains qui croisent au large.
Les gens de ma génération se souviennent de la scène de panique le 30 avril 1975, sur le toit de l'ambassade des États-Unis à Saïgon. Le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viêt Nam, gouvernement du Viêt Cong, s'installe à Saïgon. Divisé depuis 1954 le Viêt Nam est réunifié le 2 juillet 1976 pour créer la «République socialiste du Viêt Nam ». et Saïgon est renommée Hô-Chi-Minh-Ville.
Pourquoi diable suis-je poursuivi par Limoges alors que je n’y ai jamais posé mes belles chaussures bien cirées ? Serait-ce un sort que m’aurait jeté un certain Olivier, un garçon très branché, mais non pourvu d’un interrupteur Legrand, obsédé du panier percé de Beaublanc, qui ne fait que Twitter ?
Je ne sais…
En revanche, ce que je sais c’est que samedi dernier passant rue Madame, posé sur ma flèche d’argent, j’ai fait une halte chez Melinda Gloss qui est une marque pour homme malgré son nom féminin. Je revenais de déjeuner au Cul de Poule rue des Martyrs, il faisait très chaud et, loin de Paris plage, nulle trace de sable chaud.
Pourquoi cette halte en ce haut-lieu de la mode parisienne que d’aucuns qualifieraient de bobo ?
Ses deux promoteurs Rémi de Laquintane et Mathieu de Ménonville, «étudiants en philosophie » ont fondé Melinda Gloss il y a quatre ans avec l'idée de recréer chaque saison une « garde-robe quotidienne, effortless chic et désinvolte. » Waouh !
Tout bêtement pour le bleu pastel qu’affichait la plupart des pièces visibles depuis la rue et comme le bleu du ciel, pas celui de l’âme, me donnait des envies de tâter des chiffons légers je me suis arrêté.
Bien sûr, ce n’est pas donné mais comme le fait remarquer Rémi de Laquintane leurs vêtements sont créatifs, de bonne facture mais avec « des prix réalistes pour quelqu'un qui paie un loyer parisien »
Le fils de couturière qui sommeille en moi confirme : le chic se niche dans le détail et le détail demande beaucoup de travail. C’est donc « simple et singulier ». Pour autant je ne vais pas jouer dans la cour des trentenaires vu que je le suis à la puissance 2. Simplement mon slogan est simple « plutôt Melinda Gloss qu’Hugo Boss ! »
Mais pourquoi diable cette chronique me direz-vous ?
Plein de raisons :
- La première c’est que la mode des défilés est généralement déconnectée de la réalité. Elle n’est sur les estrades que pour le buzz, les tia-tia-tia des chroniqueurs, la croiser dans la rue relève de l’illusion. Chez Melinda Gloss on n’est pas dans l’exhibition.
- La seconde est à l’attention des jeunes gens du vin frais émoulu des écoles de commerce : belle étude de cas.
- La troisième c’est que j’ai acheté en solde un tee-shirt bleu qui m’a permis de remettre ma tronche de cake en photo (himself) en en-tête de mon espace de liberté.
- La dernière est que nos 2 philosophes reconvertis ont « des exigences de qualité, de savoir-faire et de proximité. Melinda Gloss est produit à Limoges, Venise et Porto... »
Non OLIVIER pas ça ! Epargnez-moi !

L’été pour les congepés c’est le temps des jeux dans les magazines. Votre Taulier qui n’est jamais en reste de faire l’intéressant vous propose une légère agitation de vos neurones un peu anesthésiés par l’impact du cagnard.
1° je ne suis même pas cousine germaine de la Brunswick rougeâtre, de la Bourjassotte noire, figue violette (75 % de la production française) qui a maintenant une AOC et une AOP, de la Blanche d'Argenteuil ou Blanche de Versailles couleur jaune orangé à verte, de la Dalmatie, grosse figue verte à chair rouge vif, de la Dottato, d'origine italienne, se consomme principalement séchée, de la Figue de Kabylie, de la Goutte d'or, grosse figue précoce jaune dorée, chair rose, la Grise de Saint-Jean ou Cotignane ou Grisette ou Coucourelle grise ou Célestine ou Cordelière, figue grise bifère, elle est très bonne séchée, de la Madeleine des deux saisons ou Angélique, figue verte, de la Marseillaise, petite figue unifère à la peau jaune-vert ayant une chair rose très sucrée de bonne qualité gustative souvent utilisé comme figue séchée, de la Ronde de Bordeaux, petite figue noire unifère, de la Sultane ou Bellone ou Noire de juillet.
2° les végétaliens m’ignorent
3° je coûte 4,80€ pièce.
Qui suis-je ?
Vin & Co ... en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ...