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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(16), Eiffel-Clémenceau le scandale de Panama, Mosco&Max, Fillon 1 calendrier de l'avent, Macron-Mélenchon coup de foudre !

Le jour où j’ai pris la décision d’ouvrir ce journal d’un chroniqueur de campagne j’étais loin de me douter qu’il allait être alimenté par des histoires de couple, de costards à des prix du caviar, des mises en examen… On se croirait dans Closer ou Voici, c’est de la folie.

 

Les caricaturistes s’en donnent à cœur joie, sur Twitter un ami belge Éric Boschman nous vanne en retwittant « J'ai l'impression que Fillon c'est un calendrier de l'avent: chaque jour t'ouvres une case, et tu découvres la petite surprise du jour. »

 

Bref, je ne vous fait pas un dessein c’est le souk et, en dépit de giclées de sondages nous sommes dans le potage.

 

Mais les affaires sont-elles une nouveauté dans notre doulce France ?

 

Les « chéquards » de l'affaire de Panama, l'affaire StaviskyLéon Daudet polémiste d’extrême-droite dénonça en Chautemps le chef d'une bande de voleurs et d'assassins, sous la Ve l’affaire de la Garantie Foncière…

 

Dans une chronique Pourquoi je ne crois pas à une sélection « éthique » en mai 2017 ! Michel Santo écrit le 22 mars 2017.

 

« À lire et écouter certains commentateurs, ce matin, je me demande si l’on vit dans le même monde. Ils semblent en effet découvrir que la violence et les affaires « pourrissent » la vie politique, délégitiment leurs acteurs et, conséquemment, mettent en danger la République et ses institutions. Comme si les cinq qui ont précédé celle ouverte par l’actuelle Constitution n’avaient jamais été souillés par des conflits d’intérêts, des emplois fictifs familiaux, des financements occultes, des cadeaux d’amis, des costumes, des « voyages culturels », etc. Il suffit de lire nos grands classiques : Maupassant et son « Bel Ami », par exemple, pour en comprendre, mieux que dans des essais politiques contemporains, – mal écrits souvent –, les ressorts psychologiques, sociaux et politiques. Ces liaisons dangereuses où se croisent financiers, politiques et journalistes, ont toujours existé, en effet. Ce petit rappel, non pour minorer la gravité des affaires en cours, en pleine campagne présidentielle, ni pour contester le rôle des médias dans leur exploitation quotidienne, ou pour négliger leur impact sur l’opinion que se font les Français de leur classe politique, mais pour signaler un phénomène malheureusement constant dans la longue histoire de notre pays. »

 

La suite ICI 

 

Et puis hier matin encore une histoire de costards offerts, à Pierre Moscovici commissaire européen, avant 2012, par un ami de longue date, présenté par Moscovici, comme 1 négociant en vins fournisseur de l'Elysée et de Matignon.

 

« Il m'est effectivement arrivé dans le passé de recevoir des costumes en cadeau de la part de Laurent Max », un "ami d'enfance », a réagi mercredi Pierre Moscovici, précisant qu'il s'agissait « de vrais cadeaux entre vrais amis ». « Il n'a jamais existé aucun lien entre ses activités professionnelles et mes fonctions politiques », a-t-il ajouté.

 

Vous me connaissez, la maison Louis Max je connais ICI mais de Laurent Max je n’en voyais pas dans mon périscope. Alors, contrairement au ragotier de Barcelone qui fait dans l’à peu près, je suis allé aux nouvelles sur la Toile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et bien sûr j’ai trouvé le sieur Laurent Max-Starkman, à l’extrême-droite sur la photo, le fameux acheteur de costumes de Pierre Moscovici, qui fut témoin à son dernier mariage à la mairie de Paris, Anne Hidalgo officiant, le 13 juin 2015, qui est propriétaire d'immeubles et dirigeant de 3 entreprises dont Louis Max Père et Fils à Beaune, ainsi que président du conseil d'administration de l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.

 

Pas sûr que notre Laurent bichonne ses ceps, manie avec autant de dextérité qu’Hubert le sécateur, ou vente beaucoup de belles boutanches « Louis Max ». En effet, je lis dans les gazettes que « Jean-François Joliette avait repris l’entreprise en difficulté en 2007. Ce fils de vigneron beaunois, ex-Laroche et Mumm, s’était acoquiné pour cela avec un mécène genevois, passionné de vins, pour racheter la société nuitonne. L’an dernier, Joliette a repris en main l’opérationnel après le départ du directeur Philippe Bardet. Il s’est offert les services de David Duband, propriétaire du domaine éponyme de Hautes Côtes de Nuits (17 ha) mais également vinificateur de talent qui en fait profiter d’autres raisins que les siens. »

 

Manifestement Laurent Max-Starkman fait plus dans les Beaux-Arts que dans les ares et les centiares, plus communément dénommées ouvrées en cette Bourgogne en danger où le grand capital les croque à coup de milliards.

 

Cette campagne est formidable, je peux même étaler ma science du négoce bourguignon grâce à elle.

 

L’humour n’en est pas non plus absent grâce à Mélenchon qui a de la répartie, il a même séduit Hervé Lalau des 5 du Vin, pourtant pas très porté sur l’extrême-gauche, « Qui parle le mieux du vin dans la présidentielle? Mélenchon, bien sûr ! » ICI

 

1er acte : Macron-Mélenchon: coup de foudre en direct

 

Nathalie Segaunes 22 mars 2017

 

ICI 

 

2e acte : Mélenchon publie avant l'heure une anti-déclaration de patrimoine pleine d'humour

 

Geoffroy Clavel

 

ICI 

 

Enfin pour terminer sur le chapitre bonne humeur une photo-culte : Dimanche, arpentant le marché Mouffetard, Xavière Tibéri, en militante pro-Macron, pas peu fière (sic)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour terminer je vous propose deux fulgurances à la Jean-François Khan

 

  • Du stalinisme de gauche au stalinisme de droite

 

Au nom d'une culture nationale identitaire, il faudrait bannir tout multiculturalisme, c'est-à-dire toute diversité culturelle, ce que les staliniens qualifiaient de "cosmopolitisme"? Comme en Union Soviétique.

 

Imaginons, comme Montesquieu, un Martien sinon un Persan qui débarque en France pour étudier les caractéristiques de notre campagne électorale présidentielle. Il s'informe. Il lit les journaux, il écoute les radios, consulte les réseaux sociaux. Et, que constate-t-il? Que la confrontation électorale en cours est submergée par un discours qui consiste à stigmatiser la banque et les banquiers, la haute finance, le grand capital, le capitalisme déchaîné et sauvage, le libéralisme, l'argent, les riches, les grandes écoles...

 

Concevez alors sa surprise quand il découvrira que les diffuseurs de cette musique ne sont ni le trotskiste Philippe Poutou, ni le marxiste Jean-Luc Mélenchon, ni le tenant d'une gauche radicale Benoît Hamon, mais les partisans chauffés à blanc de l'homme aux costumes caviar: François Fillon. François Fillon que notre Martien pourrait donc prendre pour un candidat communiste stalinien de la grande époque, si, en lisant par pure curiosité son programme, il ne constatait que rien, absolument rien, bien au contraire, n'y est prévu contre les banques et les banquiers, le grand capital et le capitalisme fut-il déchaîné ou sauvage, la haute finance, les riches, l'économie libérale... les grandes écoles. Soulagement !

 

Musique marxisto-stalinienne sur paroles écrites par Milton Friedman en somme.

 

La suite ICI 

 

  • Le centrisme faux-nez ou le pire de la politique

 

Dans les démocraties populaires, il y avait des partis dits "libéraux" ou même "démocrates chrétiens" qui n'étaient, en réalité, que des supplétifs ou des faux-nez des partis communistes au pouvoir. De simples alibis pour gogos en somme.

 

La fonction de cette chose qui s'appelle l'UDI et que les médias désignent mécaniquement comme "centriste" est-elle radicalement différente? Ne s'agit-il pas, en fait, d'une escroquerie politique ou idéologique du même tonneau?

 

La suite ICI 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 06:00
Comme je n’ai pas 1 poil dans la main j’achète mes poêles à Villedieu-les-Poêles chez Mauviel qui fabrique aussi des casseroles avis aux candidats !

Je le confesse Arnaud Montebourg, avec son côté ramenard et égocentré, n’a jamais été vraiment ma tasse de thé. Pourtant sa militance pour le made in France ne m’a pas laissé indifférent car je la pratique à chaque fois que c’est possible.

 

Bien sûr, je l’ai charrié pour sa marinière.

 

J’écrivais en octobre 2012 :

 

« Bien sûr le Taulier n’a pas une belle gueule d’amour comme Montebourg, il n’est qu’un vieux cheval de labour blanchi sous le harnois (vieux mot : ensemble des défenses qui protègent le corps d'un guerrier). Mais il n’a pas attendu le héraut du fabriqué en France pour se chausser (mes Heschung made in Alsace) et se vêtir français dès qu’il le pouvait. Sa marinière à lui, donc à moi, c’est une Saint-James qui, comme son nom ne l’indique pas, est une entreprise française. Elle n'a pas poussé jusqu'à s'appeler Saint-Jacques pour faire plaisir au taulier mais, même si les Français ne sont pas très doués en anglais, le rapport est évident ce qui n'est pas le cas pour le bel Arnaud qui n'est pas Breton »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Taulier bien avant Montebourg s’exhibait en marinière Made in France même que c’était une Saint-James

 

ICI 

 

Laissons-là, et les déçus du hollandisme, et les partisans de la relance par la consommation profitant aux importations, pour aller tout au fond de nos territoires afin de vous faire découvrir l’excellence française.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque jour, plus de 1 200 pièces sortent des ateliers sourdins (sis à Villedieu-les-Poêles), qui comptent plus de 1 000 références au catalogue. Avant, Mauviel vendait 80 % de sa production aux professionnels, 20 % au grand public. Aujourd'hui, c'est l'inverse.

 

Ce changement de cap « entamé il y a dix-douze ans était nécessaire pour maintenir notre volume d'activité », résume Valérie Le Guern-Gilbert, qui a succédé à son père à la tête de l'entreprise. Elle parcourt le monde au rythme des grands salons culinaires. « Avant on vendait ce que l'on produisait, aujourd'hui on produit ce que les commerciaux rapportent. » Mauviel réalise 60 % de ses ventes à l'export.

 

« 1830 célèbre la fondation de l'entreprise par Ernest Mauviel dans une petite ville surnommée la "Cité du cuivre", où l’on pratique depuis le 12° siècle la poêlerie et la dinanderie (le mot vient de Dinant, en Belgique) qui est la fabrication d’ustensiles de cuisson à partir de métaux bi-laminés (cuivre-inox, multicouche inox). On savait alors comment attirer les artisans, en les dispensant de payer les impôts, en vertu d’un privilège accordé par le Duc de Normandie, qui permit aux Chevaliers de l’Ordre de Malte d'administrer directement la cité.

 

Après le tournant favorable des années 60 avec une ouverture à l'international, les budgets fondent vingt ans plus tard et les investisseurs privilégient d'autres achats que le matériel. Il aurait fallu se tourner vers une fabrication chinoise pour conserver totalement la clientèle professionnelle. Mauviel fait le choix de rester sur le haut de gamme mais à destination du grand public qui à l'époque ne pesait que pour 20%.

 

Cette voie sauve l'entreprise en assurant 80% des commandes. Aujourd'hui le rapport se rééquilibre en descendant à 60 pour le grand public et remontant à 40 pour les chefs que Mauviel n'a jamais cessé d'écouter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite de cette très intéressante chronique ICI sur le procédé de fabrication.

 

Les établissements Mauviel sont aujourd'hui le leader mondial du cuivre culinaire [3]. « Mille produits sont référencés dans nos catalogues, dont certaines gammes en inox et aluminium », explique Vincent Le Guern.

 

Les Ets Mauviel exportent leur production à 60 %, dans 40 pays, dont les États-Unis, principal client étranger. L'entreprise possède d'ailleurs, depuis 2004, sa propre filiale à New Castle (Delaware), qui emploie 130 représentants.

 

L'entreprise emploie 80 salariés en 2010. Son chiffre d'affaires est de 9 millions d'euros (2010).

Comme je n’ai pas 1 poil dans la main j’achète mes poêles à Villedieu-les-Poêles chez Mauviel qui fabrique aussi des casseroles avis aux candidats !
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 08:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…
Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…

Je suis un nostalgique des préaux sous lesquels mon père m’emmenait pour écouter les candidats se présentant aux suffrages pour se faire élire au Conseil Général. Je n’y comprenais goutte mais ce qui me plaisait c’était la césure visible sur les bancs entre les pour et les contre. Aucun débat, aucune question, chez nous on était taiseux, l’important pour le candidat c’était de jauger son potentiel de voix. Le parti des maîtres et de la calotte, les indépendants&paysans chers à Antoine Pinay, trustaient les sièges jusqu’au jour où la vague gaulliste d’après 58 les balayerait pour les envoyer définitivement dans les ténèbres d’un monde dépassé.

 

Paradoxalement cette absence de débat, cette sourde opposition des gueux, m’ont fait aimer la confrontation directe, le débat d’idées sans filtre. À contrario, les meetings à grand spectacle où les militants braillent comme des supporters de foot, les débats télévisés ne m’ont jamais passionné.

 

Hier au soir je suis donc allé sagement me coucher plutôt que de regarder sur TF1 la confrontation des 5 les plus capés. Je me serais endormi. Pour autant, dans mon sommeil, en souvenir de la « vraie gauche » défunte, le souvenir de Jean Poperen est remonté de ma mémoire. Pour les jeunes pousses qui datent le début de l’histoire au carbone 14 de leur entrée en 6e, le dit Poperen s’apparente au Mammouth de l’Holocène.

 

Et pourtant, Jean-Marc Ayrault, dont tout le monde a oublié qu’il fut le premier Premier Ministre du septennat d’un futur autre disparu, François Hollande, fut au sein de la maison socialiste : Popereniste.

 

Pour compléter le tableau des futurs disparus j’évoque aussi le sort d’un grand brûlé du hollandisme : Stéphane Le Foll.

 

Enfin, pour conforter mon peu de goût pour les matchs de boxe à 5 sur le ring, l’Obs., descendu bien bas, compte les pichenettes, gifles et uppercuts… du fameux débat.

 

« Homme de convictions dont le goût du débat d'idées allait souvent avec celui de la polémique: à l'égard de ses adversaires de droite, vis-à-vis de ses anciens camarades communistes, mais aussi à l'encontre de ses amis du Parti socialiste qu'il avait rejoint en 1971, au moment du congrès d'Epinay. Ne lança-t-il pas un jour le célèbre «Rocard d'Estaing» quand, en 1979, ses options le conduisirent à en découdre avec celui qu'il avait pourtant longtemps fréquenté dans des combats communs, depuis la création du PSU? »

 

« Né à Angers, le 9 janvier 1925, «né à gauche» comme il aimait à le dire - son père, instituteur, se revendiquait de la culture anarcho-syndicaliste - Jean Poperen participa aux combats de la Résistance et donna alors son adhésion au Parti communiste français. Agrégé d'histoire en 1947, passionné de Révolution française - il signa notamment un ouvrage sur Robespierre - il fut dirigeant des Etudiants communistes, avant de prendre, petit à petit des distances avec le PCF - notamment à partir de 1956, lors de l'intervention soviétique à Budapest: il le quitta en 1958, déclarant alors: «J'ai adhéré au PC parce que j'attendais le grand chambardement. La façon dont le PC a avalé le coup de force de De Gaulle m'a guéri à jamais»...

 

« Pour Jean Poperen, la gauche est un tissu unitaire qui s'étend du coeur du Parti communiste au vieux jacobinisme républicain de la SFIO en passant par la nouvelle gauche née de la guerre d'Algérie. Dans ce tissu unitaire, un fil rouge : la refondation du rôle central de la démocratie. Cette intuition l'aura conduit à une longue odyssée dans le mouvement socialiste. Mais elle se fondait d'abord sur l'Iliade d'un jeune résistant communiste fidèle à la tradition française du pluralisme et intransigeant dans sa défense du respect des autres.

 

C'est ce qui fait le legs si précieux de Jean Poperen aujourd'hui : on aimerait savoir ce qu'il aurait pensé d'une époque de si grande confluence ou, précisément, parce que les cartes se redistribuent, la première exigence du politique devrait résider dans l'absolue rigueur des choix et la recherche de ce langage pédagogique, celui-là même qu'avaient inventé nos instituteurs et qui est l'enveloppe nécessaire de l'idée démocratique dans notre République.

 

« Nous ne pouvons qu'être frappés par la rapide dissolution des identités politiques dans les démocraties de l'Occident »

 

Alexandre Adler le 22/10/2007 ICI

 

 

Le porte-parole du gouvernement revient sur la soirée du 6 mai 2012, le jour de la victoire de François Hollande. Stéphane Le Foll, qui est à ses côtés depuis le début de la campagne, raconte qu’il comprend alors que « plus rien ne sera jamais comme avant ».

 

Avant de monter sur scène pour prendre la parole, le président, tout juste élu, salue « distraitement » celui qui est aujourd’hui porte-parole de son gouvernement. Les soutiens sont priés de quitter la scène pour la laisser à François Hollande. Stéphane Le Foll s’exécute, tandis que certains restent, malgré les instructions, et se pressent autour du vainqueur.

 

« Je suis le con de service » raconte Stéphane Le Foll au journaliste du Monde. « Je vois tous ces crapauds, dont certains n’ont jamais été hollandais, se coller à François. Et moi, je ne suis pas sur la photo. Trop bon, trop con ! ». Un récit qui est décrit comme « l’un des pires souvenirs de sa vie politique ».

 

Même que, ce pauvre Stéphane, fut à deux doigts de ne pas toucher un maroquin, le pressenti était « le veau sous la mère » Jean-Michel Baylet mais devant la levée de boucliers de la FNSEA, il fut repêché à la dernière minute.

 

« Dans son bureau, une dizaine de photos aux murs ou disposées sur la cheminée. François Hollande et lui figurent sur la quasi-totalité des clichés, dont certains ont plus de vingt ans. Le ministre fait la visite guidée de ce petit autel privé avec un empressement et une tendresse qui tranchent avec sa coupe argentée et son imposante silhouette carrée.

 

Autant de souvenirs dans l’ombre d’un homme qui ne s’est pas toujours montré reconnaissant avec son plus fidèle lieutenant, qui a dirigé son cabinet au PS, rue de Solférino, de 1997 à 2008. En décembre, François Hollande lui a préféré Bernard Cazeneuve pour Matignon, dont il rêvait.

 

Mais il y a pis. Dans le livre des journalistes au Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme (« Un président ne devrait pas dire ça… », Stock, 2016), le président explique qu’il n’a pas de « relation intime » avec Stéphane Le Foll, dont il dit connaître « à peine » l’épouse. Le ministre fait mine d’avoir oublié ce propos désobligeant, préfère se rappeler que le chef de l’Etat, dans le même ouvrage, a dit de lui qu’il était le seul à savoir garder un secret. »

 

Le clashomètre du débat présidentiel : qui a été le plus attaqué, le plus offensif ?

 

Le format était inédit : pour la première fois sous la Ve République, les 5 candidats en tête dans les sondages ont débattu en direct lundi soir sur TF1 à cinq semaines du premier tour. Et la principale inconnue résidait dans la façon dont François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon interagiraient sur un plateau délibérément conçu pour faciliter les échanges et les affrontements.

 

Face à quatre adversaires déjà rompus aux débats télévisés, la prestation du candidat d'En Marche!, dont la participation a été longtemps incertaine, était attendue. Mais c'est Marine Le Pen qui a semblé le plus subir les feux croisés de ses quatre adversaires, qui affichent tous son élimination comme une priorité.

 

format était inédit : pour la première fois sous la Ve République, les 5 candidats en tête dans les sondages ont débattu en direct lundi soir sur TF1 à cinq semaines du premier tour. Et la principale inconnue résidait dans la façon dont François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon interagiraient sur un plateau délibérément conçu pour faciliter les échanges et les affrontements.

 

Face à quatre adversaires déjà rompus aux débats télévisés, la prestation du candidat d'En Marche!, dont la participation a été longtemps incertaine, était attendue. Mais c'est Marine Le Pen qui a semblé le plus subir les feux croisés de ses quatre adversaires, qui affichent tous son élimination comme une priorité.

 

Qui a été le plus attaqué ce soir ? La réponse avec notre compteur de pichenettes, gifles et uppercuts…

 

Lire ICI 

Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…
Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…
Journal d’1 chroniqueur de campagne(15), le legs si précieux de Jean Poperen, «Je suis le con de service» Le Foll, le clashomètre du débat présidentiel…
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 06:00
I love Alsace ou comment me la jouer dégustateur patenté qui cherche désespérément des cotisants.

Les critiques ordinaires, ceux de cinéma ou littéraire, puisent dans le stock de films à l’affiche ou des livres parus pour chroniquer. Même si certains sont sensibles aux sirènes des chargés de communication, leur choix est libre, nul ne fait un tri préalable pour eux.

 

Dans le monde du vin, tel n’est pas le cas pour certains besogneux de la critique qui se voient offrir sur un plateau, parfois tous frais payés par les interprofessions, des vins proposés par ces pompeuses de CVO. De même beaucoup de vins dit sélectionnés et commentés par ces « critiques » l’ont été par des boîtes de com déjeuner de presse inclus.

 

Certains se vantent du nombre de flacons dégustés pour asseoir leur réputation alors qu’ils ne pratiquent que de la dégustation d’abattage où très souvent les nouveaux talents sont absents.

 

Bref, tout ce petit monde, ouvrier de la 25e heure m’emmerde par sa suffisance et son arrogance. Comme je n’ai nulle envie de me faire des trous dans l’estomac pour si peu je préfère me moquer d’eux, ce qui est péché en ce temps de carême, en déclarant ma flamme à l’Alsace.

 

Et pourtant, à l’origine, ce n’était pas gagné, le 13 mars 2010 j’écrivais :

 

« Lorsque mon ami d’enfance Dominique Remaud rejoignit Strasbourg pour y terminer ses études de pharmacie nous étions persuadés à la Mothe-Achard qu’il quittait la douceur océanique, certes un peu pluvieuse, pour les froidures d’un rigoureux et austère climat continental. Il nous décrivit Strasbourg comme une ville universitaire accueillante et chaleureuse ça nous rassura.

 

Bien avant cet épisode, en dehors de mes connaissances d’Histoire et de Géographie sur l’Alsace – des matières dont je raffolais – mes images de cette province frontalière écartelée se résumaient dans deux de ses symboles, qu’un char de notre quartier, lors de la fête des fleurs, avait reconstitués : la cigogne et la grande coiffe alsacienne avec ses deux ailes de papillon noir (le tout fait avec des fleurs de papier crépon).

 

Du côté des vins, hormis des noms de cépages dont certains se révélaient pour nous imprononçables, en ce temps-là je les rangeais dans une étrange trilogie : les Monbazillac, les Layon, et bien sûr les Alsace. Les puristes vont me fusiller mais que voulez-vous l’ignare, que j’étais et que je reste, ne retenait que la sucrosité. Ma relation au sucre est depuis toujours proche de l’ascétisme, de la dose infinitésimale, je n’aime guère les bonbons, les desserts sucrés et je bois mon café nature. Le sucre masque, alourdit, empâte. Donc, hormis le nez des Alsace qui me plaisait je préférais tremper mes lèvres et égailler mes papilles dans d’autres nectars.

 

Ensuite je suis monté à Paris et là, surprise, les vins d’Alsace n’étaient guère présents sur les cartes des restaurants. Je passe sur les détails de ma vie mais je dois confesser que si sur cet espace de liberté je n’ai jamais chroniqué sur les vins d’Alsace c’est sans doute de ma part une forme de retenue, de pudeur car j’ai du mal à pénétrer dans l’univers des vignerons alsaciens. En effet, dans mon parcours je n’ai jamais arpenté le terroir alsacien – tant mieux pour lui d’ailleurs car mes chefs m’envoyaient plutôt en terre de mission – et si j’ai tout au long de ma vie personnelle pu apprécier des Grands Vins d’Alsace mon côté semelles de crêpe dans les chais et les vignes, mon goût pour le contact des hommes, n’ont jamais été assouvi. Bien sûr il ne tient qu’à moi d’aller m’immerger un de ces quatre du côté de Ribeauvillé chez Etienne Sipp ou de Bergheim chez Jean-Michel Deiss ou chez quiconque voudra bien me recevoir. Les longs nez et les gorges profondes doivent en lisant ces lignes faire déjà des gorges chaudes « au lieu de nous enfariner de tes angoisses t’as qu’à déguster mon petit c’est le B.A.BA des écrivains du vin... » Ben non, chers éminents collègues, je ne suis qu’un chroniqueur pas un dégustateur, moi j’ai besoin de sentir, de ressentir avant de m’aventurer sur un terrain qui n’est pas le mien.

 

La chronique ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 23 mai 2012, au Pavillon Gabriel, je découvrais Jean-Louis Mann, vigneron avenant et passionné, qui me fit déguster son Sylvaner 2010 Vieilles Vignes AOC Alsace.

 

Superbe, droit, d’une fraîcheur sans pareille, un blanc comme je les aime, vif mais sans angle aigu, charnel au sens le plus tendre : l’envie de caresser plutôt que de prendre, apprécier, se laisser aller sans précipitation. Scotché le Taulier, d’autant plus accroché que ce vigneron respire la même rectitude que son vin. Nous avons beaucoup échangé, y compris dans un lieu où le Général de Gaulle délivra à Pompidou, à l’entracte d'une pièce de théâtre, un de ses traits dont les militaires ont le secret.

 

La suite ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 4 octobre 2014 je relatais la découverte de Jean-Pierre Rietsch à Besançon, en compagnie de son épouse, lors du lancement de la bible naturiste « Tronches de vin », des gens délicieux, discrets et avenants. Alsaciens, leur domaine de Mittelbergheim fut créé à la fin des années 1970 par Pierre et Doris Rietsch ; il est aujourd’hui dirigé par leurs enfants qui le conduisent désormais avec une approche nature.

 

Depuis je suis conquis, 100% Ritch pour vous épargner « le My tailor is Rietsch® » déjà déposé par une célèbre blogueuse estampillée RVF qui m’enverrait sinon du papier bleu par huissier.

 

La suite ICI

 

Et puis au gré de mes découvertes personnelles, sans le filtre qui limite le choix de mes chers confères j’ai découvert :

 

Christian Binner ICI 

 

Frederic Geschickt ICI 

 

Philippe Brand ICI 

 

Christophe Lindenlaub ICI 

 

Oui I love Alsace, et dernière remarque vacharde pour ceux qui vouent les vins dit nature à finir dans l’évier, les vins cités ici ne le sont pas tous loin de là, faites donc honnêtement votre métier, allez donc sur vos deniers à la rencontre de cette nouvelle génération de vignerons alsaciens au lieu de nous bassiner avec les seuls vins qu’on vous met sous le nez.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 06:00
Je ne vais pas me mettre la rate au court bouillon pour des cons ! La rate c’est dans mon Melsat aveyronnais ! Cuq et Ouvrard…

Commençons par le commencement : la diffusion de la culture populaire auprès des petites louves et petits loups ignares, se mettre la rate au court au court bouillon est une expression du début du XXème siècle qui remonterait à l'Antiquité en référence à Hippocrate qui supposait que la rate était à l'origine de l'excès de bile noire, la mélancolie.

 

Dans l'imaginaire populaire, cet organe est devenu le symbole de l'humeur bonne ou mauvaise. Au siècle dernier, la rate prenait le sens « d'effort » comme dans « il ne se foule pas la rate » pour dire « il ne fait aucun effort »

 

Dard a titré un de ses San-Antonio, « La rate au court-bouillon » en 1965, et l'expression elle-même se trouve en 1970 dans « la méthode à Mimile - l'argot sans peine » d'Alphonse Boudard et Etienne Luc.

 

En clair, je ne vais pas me faire du souci, du mauvais sang ou de la bile pour une poignée de gros cons qui sévissent sur les réseaux sociaux.

 

En effet, le pourcentage de cons qui passent leur temps sur Face de Bouc à fienter sur votre mur public est le même que celui qui sévit dans les chiottes publiques.

 

Certains de mes ami(e)s, à juste raison, s’en plaignent mais par je ne sais quel masochisme ne mettent en place aucune des mesures de protection à leur disposition.

 

C’est simple comme un clic vous les virez de la liste de vos amis pour les empêcher de nuire et vous êtes tranquilles, votre mur devient un havre de paix, d’amour et de sérénité.

 

Je ne vais pas vous dresser la liste de ces poseurs de chiures de mouche, ces médiocres, ces bilieux, ces mal dans leur peau, ces bas-de-plafond, ce serait leur faire trop d’honneur.

 

Plus intéressant

 

La Rate

 

« La rate est un organe abdominal situé sous le diaphragme et à la gauche de l'estomac. Elle pèse environ 200 grammes, pour 12 centimètres de long, 7 de large et 4 d'épaisseur en moyenne. Elle peut se palper parfois lorsqu'elle est augmentée de volume, auquel cas on parle de splénomégalie, au niveau de l'hypochondre gauche, partie supérieure gauche de l'abdomen. »

 

Dans le 5e quartier la rate est boudée en France sauf dans l’Aveyron où on en inclut dans le Melsat préparation roborative à base de pain, d’œufs, de rate et de chair de porc, présenté sous forme de grosse saucisse ou dans des bocaux.

 

En Europe centrale la rate est cuisinée avec les poumons et le cœur sous forme des ragoûts.

 

En Afrique du Nord, on en fait une petite poche que l’on farcit ; ou encore, on découpe des petits cubes que l’on embroche ; ils sont grillés à la braise sur de minuscules braseros en terre cuite, les Kanouns.

 

Du côté des vins je vous conseille ceux de l’Aveyron :

 

En Aveyron y’a aussi de bons vignerons paysans, encore faudrait-il aller goûter leurs vins...

 

ICI

 

« Paris est la plus belle conquête de l’Aveyron » le Lieu du vin by Philippe Cuq

 

ICI

 

Je ne vais pas me mettre la rate au court bouillon pour des cons ! La rate c’est dans mon Melsat aveyronnais ! Cuq et Ouvrard…
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(14), Macron aime les chasses présidentielles, Dosière rocardien de la 1e heure : argent, morale et politique, En Marche! n'est pas «une maison d'hôte»

Emmanuel Macron, s'est déclaré ce mardi 14 mars « favorable à la réouverture des chasses présidentielles » qui représentent « la culture française », lors de l'Assemblée générale de la Fédération nationale des chasseurs à Paris.

 

« J'ai eu l'impression de commettre une forfaiture terrible en disant que j'étais favorable à la réouverture des chasses présidentielles, de manière encadrée, transparente » a-t-il déclaré.


On sent la patte du sénateur François Patriat auteur en 1999 d’un rapport au Premier ministre « Propositions pour une chasse responsable et apaisée »

 

ICI 

 

Comme je suis amateur de gibier à plumes, je dois donc assumer le chasseur de la Bécasse « nourriture de Dieu » j’écrivais le 13 février 2012 :

 

« Dans beaucoup de catégories de la population, qu’elles soient rurales ou urbaines, la chasse, et plus encore les chasseurs, n’a pas bonne presse. Depuis qu’ils se sont invités à l’élection présidentielle ils sont perçus comme un lobby puissant et pas toujours transparent : 1,3 million de chasseurs. Pour ma part j’ai côtoyé des chasseurs : M. Pons et N. Douard dont la conception de la chasse m’allait, rien à voir avec les viandards adeptes des tableaux de chasse pour épater la galerie. Rue de Varenne, j’ai géré, au nom de mon Ministre, les listes des chasseurs des chasses du domaine de Chambord, Rambouillet et Auberive. Je n’ai jamais tenu un fusil de ma vie et, bien sûr, jamais chassé. J’avoue que je ne vois pas d’intérêt personnel à aller battre la campagne pour tirer du gibier et le discours qui affirme que la « chasse aide à dominer sa peur de la nature sauvage, à se la réapproprier, à l’amadouer, à la sentir vibrer, pleine de sève et de fougue… » s’apparente pour moi à de l’autojustification pure et simple. Pour autant je peux comprendre la chasse comme la perpétuation d’une forme de prédation, d’une ponction sur le faune sauvage, comme une confrontation loyale mais il ne faut pas trop en rajouter tout de même en assimilant le gibier à une « nourriture éthique » sous le prétexte d’une alimentation industrialisée dominante. »

 

La suite ICI 

 

Raphaëlle Bacqué écrivait dans LE MONDE du 18.12.2009 alors que Nicolas Sarkozy venait de nommer son conseiller Pierre Charon président de Chambord. Dans la plus pure tradition de la monarchie républicaine.

 

« Qui n'a pas admiré l'aube froide se levant sur Chambord, un jour de chasse, n'a rien vu. On y arrive le plus souvent la veille, muni de ses fusils, pour une battue aux sangliers ou un tir sélectif à l'affût ou à l'approche, d'un ou deux cerfs. Les invités, qui ont dormi dans une auberge face au château, se retrouvent, au petit matin du vendredi, pour une élégante collation, avant de partir en 4 × 4 pour les 160 hectares clos de murs où se cache le gibier. A midi, on déjeune dans une clairière, et le soir, on se retrouve pour un dîner aux flambeaux dans la grande salle du château. »

 

J’ai eu cette chance car le très bouseux Ministère de l’Agriculture, lui aussi, avaient ses chasses à Chambord, à Rambouillet et Auberive gérées par l’ONF. Comme en lieu et place de mon Ministre j’étais celui qui dressait la liste des heureux bénéficiaires je fus en ce temps-là très populaire dans le milieu du vin. Et puis un beau jour j’ai décidé de participer à une chasse à Chambord, non comme fusil car je ne chasse pas mais comme rabatteur en compagnie des élèves du lycée agricole de Vendôme section cynégétique. J’avoue que ce fut un moment que j’ai beaucoup apprécié car c’est une chasse postée qui donnait aux sangliers leur chance. Au coup de trompe le tir était possible, toujours en aval de la battue afin de ne pas nous mettre du plomb dans le corps, puis au nouveau coup de trompe arrêt des tirs. Le non-respect valait exclusion quel que soit le statut du tireur. J’ai vu un vieux sanglier ayant attendu le coup de trompe de fin pour passer en trottinant l’allée où les chasseurs postés l’ont vu passer avec un air provocateur. C’est une chasse de prélèvement pour maintenir l’espace forestier en état. Chasse ou pas chasse présidentielle ou agricole, subsiste tous les ans une chasse de prélèvement.

 

René Dosière est un rocardien de la première heure. «Penser clair, parler vrai, agir juste » est resté sa devise.

 

Au nom de ses convictions il dénonce depuis de nombreuses années gabegie, mauvaise gestion et pratiques douteuses dans l’organisation de nos finances publiques.

 

Alors qu’il a décidé de ne pas se présenter aux législatives en 2017, il dresse un état complet de la situation budgétaire de la France, des avancées et des blocages, et apporte des réponses précises et nouvelles sur le coût des campagnes électorales, la rémunération des élus, le financement des partis, le train de vie des pouvoirs publics…Fort de son expérience, il propose des solutions vers plus de rigueur, de transparence et de contrôle démocratique.

 

René Dosière est député de l’Aisne et ancien vice-président de l’Assemblée nationale. Il s’est fait connaître par son travail scrupuleux et tenace sur la gestion des finances publiques. Il est l’auteur notamment de L’argent caché de l’Élysée (2007), L’argent de l’État (2012), L’État au régime (2012).

 

Argent, morale, politique

René Dosière au Seuil un livre ardu mais indispensable pour savoir de quoi l’on parle à propos du train de vie de nos élus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attention terrain miné : Emmanuel Macron et la gestion de ses encombrants parrains

 

Si les parrainages de tous bords politiques se multiplient chez le candidat d'En Marche !, certains peuvent s'avérer plus handicapant qu'autre chose. Emmanuel Macron risque d'avoir du mal à échapper à la critique le qualifiant "d'hollandisme prolongé".

 

Atlantico : Emmanuel Macron peut-il échapper à ses encombrants parrains ? Qu'il s'agisse des figures comme Jacques Attali, Alain Minc ou de figure politiques commes celles de François Hollande ou de François Bayrou, comment peut-il réussir à gagner une autonomie politique ?

 

Bruno Jeudy : Echapper à la critique sur son "hollandisme" c'est tout le pari d'Emmanuel Macron pendant cette campagne. Et ce sera difficile puisqu'il a été successivement secrétaire général adjoint de l'Elysée, donc inspirateur de la politique encosmique qu'il a ensuite pu mettre en œuvre en étant ministre de l'économie à la rentrée 2014 pendant deux ans jusqu’à l'été 2016. Forcément il aura du mal à faire oublier son passé. Et ce, même si on voit bien à travers son projet économique qu'il vise un peu à poursuivre et à perfectionner ce que François Hollande voulait faire mais n'a pas pu réaliser, empêché par l'inertie du parti socialiste, de ces frondeurs, de sa vieille idéologie et de ses anciennes habitudes.

 

Mais c'est une lecture un peu simpliste.

 

Car Emmanuel Macron a effectivement une jambe à gauche mais aussi une vraie jambe à droite. Et on le voit dans certains éléments de son programme économique où il emprunte plutôt à la doctrine de la droite qu'à celle du Parti Socialiste. Il va quand même plus loin que les réformistes du PS. Mais de toute façon il aura du mal à échapper à cette critique disant qu'Emmanuel Macron c'est du "hollandisme" prolongé.

 

Si on résume un peu grossièrement, le programme d'Emmanuel Macron c'est 40% de gauche, 40% de centre et 20% de droite. Ce qui correspond d'ailleurs à peu près son électorat. Aujourd'hui il est composé d'environ 40% d'électeurs de François Hollande, 30% de François Bayrou et 20% d'électeurs de Nicolas Sarkozy (de 2012).

 

La suite ICI 

Journal d’1 chroniqueur de campagne(14), Macron aime les chasses présidentielles, Dosière rocardien de la 1e heure : argent, morale et politique, En Marche! n'est pas «une maison d'hôte»
Journal d’1 chroniqueur de campagne(14), Macron aime les chasses présidentielles, Dosière rocardien de la 1e heure : argent, morale et politique, En Marche! n'est pas «une maison d'hôte»
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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 06:00
À la récré, du pain, du banon, un livre, avec 1 petit coup de Bel-Air&Chardy d’Alice et Olivier de Moor : goûtons le silence !

« À Banon, on ne plaisante pas avec les livres. La preuve avec cette expérience géniale et exemplaire que personne ne semble regretter ! »

 

Banon est un charmant petit village des Alpes-de-Haute-Provence adossé au plateau d'Albion, entre Lure et Ventoux, dans les collines chères à Jean Giono. 878 habitants et plus de 100 000 livres à la librairie « Les Bleuets » de Joël Gatefossé menuisier originaire de l’Essonne qui raconte avoir « cassé sa vie » à la mort de ses parents en 1990 et être venu s’installer un peu par hasard à Banon. Les débuts sont difficiles puis c’est le décollage et enfin le succès du au bouche à oreille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Banon si vous vous promenez dans les couloirs du collège après l’heure du déjeuner, vous serez sans doute surpris par un silence complet…

 

Depuis la rentrée de septembre, c’est en effet devenu un rituel : des élèves à la cantinière en passant par le principal et le secrétaire, plus personne ne parle, plus personne ne bouge, plus personne ne travaille… mais tout le monde lit ! Lumière sur une initiative exemplaire qui a l’air de faire énormément de bien à tous !

 

Cette nouvelle habitude pour le moins originale a été prise au collège de Banon (Alpes-de-Haute-Provence). Désormais, entre 13h40 et 14h05, il y est interdit de faire autre chose que de lire. On peut lire n’importe quel livre, n’importe où ET dans n’importe quelle position, mais on est obligé de lire !

 

Regardez la vidéo de France 3 Provence-Alpes ICI

 

Le banon c’est aussi un petit fromage français de 6 à 7 cm de diamètre, au lait cru de chèvre d'une centaine de grammes issu d'anciennes recettes des fermes des Alpes-de-Haute-Provence. Les chèvres sont exclusivement de races provençale, rove et alpine et elles doivent paître sur les collines de la région pendant au moins 210 jours par an.

 

La suite ICI chronique du 9 juillet 2011 

 

Je concluais :

 

Vous sortez votre couteau. Vous tranchez le pain. Vous déficelez le Banon. Vous le désincarcérez de sa coque de feuilles. Vous lui prenez juste ce qu’il faut pour recouvrir votre tartine. Belle odeur ! Avant d’y planter vos dents vous vous dites que ce Banon a besoin d’un compagnon. « Hello tavernier ! » Moi je vous laisse le soin de commander la bouteille qui accompagnera cet en-cas. En attendant de faire votre choix vous pouvez ouvrir le livre que vous venez d’acquérir aux Bleuets ainsi vous conjuguerez les plaisirs de l’esprit et ceux de votre corps. Bon appétit et dites-nous vers où vous porte votre envie du moment du côté liquide...

 

Aujourd’hui je vous offre du côté liquide le Chablis Bel-Air&Chardy 2014 d’Alice et Olivier de Moor par qui cette chronique est arrivée par l’enchantement de Face de Bouc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hé oui les réseaux sociaux peuvent être aussi de merveilleux chemins de traverse qui conduisent jusqu’à Banon…

 

PS. Afin de rassurer les esprits chagrins mon titre n’est pas une incitation à faire boire les collégiens mais un simple jeu de mots…

 

Banon (04) : la librairie Le Bleuet a trouvé un repreneur ICI

 

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 06:00
Me Éric Morain aime les vins « nu » alors que sa consœur Hannelore Cayre adore les mots crus dans La Daronne

Dans le monde des vins « nu » nul n’ignore qui est Me Éric Morain : c’est l’avocat nature du barreau de Paris, une star du prétoire qui défend les « gueux » de la vigne. Même qu’Isabelle Saporta lui tire le portrait dans le deuxième numéro de 12°5 le magazine qui, lui aussi, aime les « rebelles, terroiristes, insoumis, mutins [qui] sont de plus en plus nombreux à sortir du rang. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vin « nu » c’est très tendance, ça énerve le Pousson ronchon et autres atrabilaires qui le vouent à l’évier mais ça excite les jeunes papilles des petites louves et des petits loups qui commencent tout juste à licher. C’est donc très bon contre l’acné mais déconseillé aux habitués de la L.P.V, aux quelques abonnés d'Anthocyanes et à César Compadre l'ami des châteaux de Sud-Ouest...

 

J’ai croisé, par un bel après-midi, Me Morain au Palais lors d’un procès très « dig, ding, dong » avec propriétaire tractant valise à rouletes et je suis son compte Twitter sur lequel il est très actif alors que pour Me Hannelore Cayre, qui se définissait en 2008 comme une « provocatrice trash, collaboratrice de son époux lui-même avocat, mère de famille, assumant son statut : « C'est mon côté bourge qui les dérange ; bourge de gauche, mais bourge quand même... » je ne la connais qu’au travers de ses livres. Commis d'office, Toiles de maître et Ground XO…

 

Cette déjantée du barreau, écrivait alors des petits polars jubilatoires. Son personnage fétiche, Christophe Leibowitz-Berthier, un avocat cynique et pétochard, alcoolo, un pervers polymorphe que la gente judiciaire surnomme «l'étron», défend la lie ordinaire des prétoires : proxo, dealers, détrousseurs de matos électronique, souvent commis d'office... et en profite, c'est lui qui mène le récit, pour tirer des scuds sur ces chers collègues et porter un regard sans concession sur le quotidien de la justice ordinaire.

 

Dans le dernier, Ground XO, elle se délocalisait en Charente « Ces pieds de vigne partout, ces villages impeccablement tenus qui sentaient bon la droite décomplexée», la Charente donc, plus précisément un bled de la Grande Champagne. L'étron Leibowitz, son héros récurrent comme on dit à la télé, hérite d'une propriété viticole qui fait du Cognac. La robe grillée se moulait avec délice dans l'ambiance picto-charentaise, toujours aussi rosse et déjantée, bien documentée, j'avais lu l'opus d'un trait.

 

Le 15 mars 2008 La robe grillée des neuf trois (93)

ICI

 

Le 18 mars 2008 Yak is black : le Cognac a la gnac...

ICI

 

Ensuite Hannelore Cayre avait disparu de mon sonar…

 

Et puis, lundi matin, par hasard, je passe en coup de vent devant des présentoirs de livres et le premier qui me saute à la vue fut La Daronne signé Hannelore Cayre.

 

Bien sûr j’achetai sans même consulter la 4e de couverture qui résume ainsi le nouvel opus :

 

« Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau tout en élevant ses enfants… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ?

 

Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux.

 

Et on devient la Daronne. »

 

En argot la Daronne c’est la mère, la mère des voleurs, la maitresse, la patronne de bordel, la tenancière de maison close.

 

Jeudi sur France-Culture elle envoyait un beau bourre-pif : « Les vieux magistrats ne sont pas forcément racistes mais raisonnent comme Trump qui s’abreuve d’infos avec Fox News »

 

« Je suis avocate pénaliste à Paris, au Palais de Justice j’ai des contacts extrêmement fréquents avec les traducteurs arabes qui sont les plus nombreux à Paris, je me suis liée d’amitié avec un couple, ils ont 76 ans, aucune sécurité sociale comme tout le monde le sait parce que les traducteurs n’ont pas de couverture sociale, pas de retraite, puisqu’ils sont payés au noir par le Ministère de la Justice. Il y a tellement d’argent à sortir pour payer les charges sociales des traducteurs qu’en fait, le Ministère ne peut pas, donc tout simplement, ils n’auront jamais de couverture sociale. »

 

La suite ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai donc lu d’une seule traite la Daronne.

 

Comme le dirait Stéphane Pigneul le bassiste d’Oiseaux Tempêtes, groupe de rock alternatif, « Elle envoie du lourd la Hannelore ! »

 

Son bouquin étiqueté Noir n’est pas cette fois-ci un polar mais une plongée trash dans le petit monde des stups. Comme pour Olivier Norek ça vaut toutes les enquêtes de nos éminents sociologues. C’est du cru puisé aux bonnes sources. C’est troussé sans prendre de gants. La Hannelore n’envoie pas dire ce qu’elle a envie de dire. C’est très politiquement incorrect. Ça va faire chier une tapée de monde à la maison poulagas, au Palais de Justice, dans les maisons de vieux. Tout le monde en prend pour son grade. C’est bien construit. C’est bien écrit. C’est un bouquin à lire absolument.

 

Marc Villard écrit :

 

« Hannelore Cayre retrouve ici la verve de Ground XO (le cognac du rap). Elle sait comment fonctionnent police et justice car elle est avocate pénaliste et on sent bien qu’il y a du vécu dans ce roman. L’écriture est dopée comme son sujet et Hannelore s’amuse avec les mots à chaque coin de phrase. Il existe dans ce livre une certaine compassion pour les petits voyous du deal qui marnent pour se sortir de la merde mais l’écrivain n’est pas fan non plus d’un angélisme passé de mode. Chacun en prend pour son grade et c’est tant mieux. On notera au passage une critique féroce des mouroirs hors de prix réservés au quatrième âge. Un bon livre plein de vitalité.»

 

Christine Ferniot - Télérama du 8 mars 2017

 

« Le talent d'Hannelore Cayre est dans sa manière de raconter des histoires tragiques en faisant rire son lecteur. Elle y parvient à coup d'anecdotes (souvent vraies), d'exagérations irrésistibles (et plausibles) et d'une écriture travaillée au millimètre, mais bondissante d'humour et de générosité. »

 

Le Blog du Polar

 

« L'auteure a un style qui n'appartient qu'à elle, un sens de l'observation aiguisé, une connaissance des milieux et des pratiques du monde de la drogue qui lui confère une authenticité rare, un humour féroce et un sens magnifique de la narration et du rythme. La daronne, roman noir, est une œuvre étonnante du début à la fin, une lecture où, tour à tour, Hannelore Cayre nous livre des souvenirs merveilleusement écrits, puis nous entraîne avec elle à un rythme d'enfer dans des situations de danger absolu. Du coup, on sort de ce livre un peu étourdi, riche à la fois des images nostalgiques d'un luxe surrané, d'un témoignage sans concession sur les trafics de stupéfiants, et de l'humour très personnel dont fait preuve Hannelore Cayre, tout en repoussant vigoureusement les frontières de la morale. Bref, on en redemande...»

 

Extraits 

 

« Mes fraudeurs de parents aimaient viscéralement l'argent. Pas comme une chose inerte qu'on planque dans un coffre ou que l'on possède inscrit sur un compte. Non. Comme un être vivant et intelligent qui peut créer et tuer, qui est doué de la faculté de se reproduire. Comme quelque chose de formidable qui forge les destins. Qui distingue le beau du laid, le loser de celui qui a réussi. L'argent est le Tout ; le condensé de tout ce qui s'achète dans un monde où tout est à vendre. Il est la réponse à toutes les questions. Il est la langue d'avant Babel qui réunit tous les hommes. » page 11

 

Patience Portefeux « C’est que j’ai toujours eu une conception marxiste de la beauté » page 19

 

Portefeux son mari « Lui aussi faisait fortune grâce aux pays de merde » page 21

 

Face à la mort de Portefeux « Comme si un vide-pomme m’avait été enfoncé d’un coup sec au centre du corps pour emporter mon âme tout entière » page 22

 

Son job de traductrice payée au noir : « C’est d’ailleurs assez effrayant quand on y pense, que les traducteurs sur lesquels repose la sécurité nationale, ceux-là mêmes qui traduisent en direct les complots fomentés par les islamistes de cave et de garage, soient des travailleurs clandestins sans sécu ni retraite. Franchement, comme incorruptibilité on fait mieux, non ? » page 30

 

Patience Portefeux « …ma vie sexuelle se bornait à des rencontres d’un soir, toujours avec des avocats pénalistes par essence narcissiques, menteurs, coureurs et infidèles… » page 97

 

« Porsche Cayenne aux vitres teintées encerclées d’emballages fast-food jetés par terre et garée sur une place handicapé, rap et climatisation à fond, les portières ouvertes – gros porcs avec collier de barbe filasse sans moustache, pantacourt, tongs de piscine, tee-shirt Fly accessoires chic de l’été : pochette Vuitton balançant sur gros bide et lunettes Tony Montana réfléchissantes. La totale. Le nouvel orientalisme. » page 104

 

« Les Moufti et leurs copains étaient nés en France et ne connaissaient du bled que ses plages. C’était des Marocains produits hors-sol ; des Marocains hydroponiques. » page 105

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:15
Journal d’1 chroniqueur de campagne(13), Mélenchon est-il de gôche ? Fillon pour 1 fois déclare quelque chose, l’honnête homme…

Ce qui me surprends c’est d’être lu attentivement par certains d’entre vous, ce qui me vaut parfois des volées de bois vert comme celle-ci au bas de ma chronique 12 :

 

« Je suis scié.

 

Vous êtes dans ce tableau totalement désespérant d'un cynisme et d'une franchise épaisse. Mon dieu comme la gauche n'a pas arrêté de se faire avoir dans sa construction: des gens qui se passent la main dans le dos par devant mais qui se crachent à la figure par derrière. Pour les seuls rocardataires (d'aujourd'hui) vous plaidez la naïveté. Vous êtes très adroit dans vos baskets. »

 

J’adore !

 

Évidemment je m’étonne, qui peut encore imaginer que la vie dans un parti politique est un long fleuve tranquille, que les chefs s’adonnent aux bisounours, que les électeurs militants sont dupes : le fameux Congrès de Rennes fut un vrai carnage que le public put contempler ; plus récemment la bataille Copé-Fillon pour la prise de contrôle de l’UMP fut d’une violence inouïe.

 

Jouer au St Jean bouche d’or, parler de cynisme parce que j’expose crûment la réalité, c’est se moquer du monde. Les politiques ne détiennent pas le monopole de ce type de vivre ensemble, dans les grandes entreprises où j’ai bossé ce même type de comportement pour la prise du pouvoir est, là aussi, une réalité. Et que dire du couple, de la famille, bref de la nature humaine.

 

Oui je suis monté sur la galère Mitterrandienne avec Rocard, je l’assume sans problème et ne revendique aucune naïveté : nous étions minoritaires rien de plus, rien de moins.

 

Mais ce matin je tombe sur un titre provocateur qui rejoint mes réflexions sur « la vraie gauche » :

 

Jean-Luc Mélenchon est-il encore de gauche ?

 

Ancien ministre de Lionel Jospin, fondateur du Parti de gauche, soutenu par le parti communiste, Jean-Luc Mélenchon est un homme venu de la gauche mais dont la campagne dérive vers le populisme.

 

L'ÉDITO POLITIQUE par Antonin André, chef du service politique d'Europe 1

 

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Marseille, sur la plage du Prado, ouvrant les bras à l’autre rive de la Méditerranée. "Notre chance c’est le métissage !", lance-t-il à la foule sous les youyous. À la tribune, il célèbre "les arabes et les berbères" qui ont apporté en Europe "la science, les mathématiques ou la médecine" au temps où "l'obscurantisme jetait à terre l'esprit humain". Ça, c’était Jean-Luc Mélenchon en campagne présidentielle version 2012. En 2017, il n’ouvre plus les bras, il déclare, ce sont ses mots : " Une fois que les gens sont là, que voulez-vous faire? Les rejeter à la mer? Non, c'est impossible. Donc il vaudrait mieux qu'ils restent chez eux."

 

L’attachement à la patrie et au drapeau. Ses alliés communistes s’étranglent et avec eux une partie des écologistes. Jean-Luc Mélenchon a changé. Il met en avant, aujourd’hui, non plus les valeurs internationalistes et d’ouverture de la gauche mais l’attachement à la patrie et au drapeau.

 

"L’ère du peuple". On lui reprochait en 2012 ses accents populistes, aujourd’hui, il a totalement basculé. Lui-même théorise ce glissement dans un livre écrit en 2014, L’ère du peuple. "L’ère du peuple", ça rappelle "Au nom du Peuple", le slogan de campagne de Marine Le Pen, celle qui l’a devancé à la présidentielle de 2012, qui l’a étrillé à Hénin-Beaumont la même année et qui a poursuivi son ascension alors que le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon stagne.

 

Des propositions communes avec le FN. Mettre le peuple en avant permet de transcender les clivages politiques et de dissoudre les étiquettes droite/gauche. Marine Le Pen applique cette méthode avec succès depuis des années, Jean-Luc Mélenchon s’y est converti sur le tard. Je ne dis pas que Jean-Luc Mélenchon est "égal" à Marine le Pen. Il n’est pas xénophobe, il ne vient pas de l’extrême-droite, mais il joue le peuple d’abord comme Marine Le Pen. Au point d’ailleurs que l’on retrouve des propositions communes chez l’un et chez l’autre, sur la retraite à 60 ans, la défense des services publics, le protectionnisme et l’europhobie.

 

Populiste tous les deux, mais avec, si on en croit les sondages, des fortunes diverses. Jean-Luc Mélenchon ne décolle pas des 12-13% d’intentions de vote, loin, très loin, d’une place qualificative pour le second tour et de la présidente frontiste qui fait la course en tête.

 

Du côté du petit François de la Sarthe, avec son air de cocker triste, je ne lui taille aucun costar, bien au contraire, le déroulement judiciaire doit suivre son court et libre à lui et à ses amis politiques d’estimer qu’il est le meilleur d’entre eux pour les représenter.

 

Ce qui me pose question c’est, comme le dit Alain Duhamel qui se lâche: « Fillon est intelligent et compétent, mais il a une relation assez pathologique à l'argent ».

 

Il fait rembourser ses enfants et rembourse dare-dare le prêt que lui avait généreusement accordé son mécène, qu’il avait oublié de déclarer.

 

Pour se rattraper François Fillon a refusé de répondre aux juges, mais il leur a déclaré ceci :

 

Le Figaro s'est procuré la lettre que le candidat de la droite a lu devant les magistrats au lieu de se soumettre à l'interrogatoire.

 

«Mesdames les Juges,

Monsieur le Juge,

 

Il est de mon devoir de répondre à la convocation que vous m'avez adressée. Quels que puissent être mes désaccords sur la méthode qui a présidé à la détermination de la date de cet interrogatoire, le respect dû à l'autorité judiciaire s'impose à chacun d'entre nous.

 

Il est également de mon devoir de venir aujourd'hui devant vous afin de vous affirmer: oui, j'ai employé mon épouse et la réalité de son travail est indéniable.

 

Cette réalité a été confirmée dans le détail par plusieurs personnes qui ont travaillé à ses côtés durant de nombreuses années.

 

Il est faux de prétendre que tout le monde ignorait que mon épouse était collaboratrice parlementaire. Plusieurs témoins vous confirment la réalité de ce travail, qui correspond en tous points aux déclarations de mon épouse devant les enquêteurs. Il est tout aussi faux de prétendre que son emploi à La Revue des Deux Mondes n'avait aucune réalité. La seule personne qui l'affirmait a été contredite. En définitive, depuis l'origine, la charge de la preuve a été renversée, me mettant dans l'obligation, contrairement à la règle, de démontrer mon innocence, c'est-à-dire l'effectivité du travail de mon épouse, quelles qu'en aient été les formes.

 

Pendant toutes ces années, mon épouse a travaillé à mes côtés et aux côtés de mon suppléant pour assurer une parfaite continuité entre lui et moi.

 

De la gestion de mon courrier en lien avec ma secrétaire à la tenue de l'agenda, mon épouse était présente aux événements locaux, aux inaugurations, manifestations sportives et culturelles dans la Sarthe, aux remises de décorations, son travail a pris de nombreuses formes. Pour citer l'un des témoins entendu par les enquêteurs, “sa force c'était d'être un relais au quotidien accessible et direct à tout moment”.

 

Nous avons versé de nombreux messages électroniques qui prouvent la réalité du travail réalisé et confirment point par point ce que mon épouse déclarait aux enquêteurs lors de son audition.

 

Nous avons versé la preuve des réunions auxquelles elle assistait, sa présence indéniable et fondamentale à mes côtés dans l'exercice de ma vie d'élu et la conduite de mes activités politiques.

 

Nous avons versé des attestations précises et circonstanciées.

 

La réalité de ce travail est établie, l'emploi de mon épouse comme collaboratrice parlementaire n'était pas fictif et il n'appartient pas à l'autorité judiciaire de porter une appréciation sur la qualité ou la teneur de ce travail.

 

Entendons-nous bien et dissipons tout malentendu. Les élus ne bénéficient pas d'une immunité absolue confinant à l'impunité dans l'emploi des ressources mises à leur disposition par le Parlement. Bien entendu, ce n'est pas le cas.

 

Les mots, cependant, ont encore un sens. “Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.” L'article 16 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a gravé dans le marbre la séparation des pouvoirs, fondement même de nos institutions, de la démocratie et donc de l'autorité judiciaire elle-même.

 

Dès lors que l'emploi de mon épouse n'était pas fictif, ce que démontre le dossier, il n'est pas possible, sans violer cette séparation des pouvoirs, de porter un jugement sur le travail d'un parlementaire et la manière dont celui-ci s'organise avec ses collaborateurs parlementaires.

 

Je vous renvoie à cet égard à la réponse faite par le Président de l'Assemblée Nationale aux enquêteurs le 13 février 2017. Interrogé par réquisition des enquêteurs sur les niveaux de rémunération des collaborateurs parlementaires bénéficiant d'un lien familial avec un élu, mon collègue Monsieur Claude Bartolone a refusé de répondre “au nom du principe de séparation des pouvoirs”.

 

Je ne demande ni dérogation, ni faveur, mais simplement le respect du Droit. Je m'inquiète d'ailleurs que vous n'ayez pas pris connaissance de deux notes sur les faits et sur le droit applicable que mon avocat avait déposées auprès du Procureur national financier et que celui-ci ne vous a pas transmises. Est-il conforme aux principes que de mener un interrogatoire dans de telles conditions? J'ai le droit de me défendre sur toutes les preuves en possession de la justice, sur le fondement d'une analyse exhaustive des éléments saisis et sur un travail d'enquête complet. On ne lutte jamais à armes égales avec le soupçon.

 

Vous avez décidé de me convoquer de façon précipitée pour des faits remontant pour certains à près de vingt ans. Vous savez que je consacre mes journées à faire campagne pour l'élection présidentielle qui aura lieu dans quarante jours. Je respecte les institutions judiciaires et la charge que la loi vous confie. J'attends d'être traité comme tous les citoyens de notre pays, sans précipitation et avec le seul souci que la justice soit rendue en toute impartialité. Le code de procédure m'offrait le choix de répondre à vos questions, de me taire ou de faire une déclaration. C'est le calendrier de cette procédure, en plein cœur de la campagne présidentielle, qui m'impose le choix de cette déclaration.»

 

Et puis, pour la chute de cette chronique, n’y voyez aucune allusion au film « Et plus dure sera la chute. », je vous propose à votre réflexion la définition de L’honnête homme… par Le Larousse

 

Homme du monde accompli, d'un esprit cultivé mais exempt de pédantisme, agréable et distingué tant dans son aspect physique que dans ses manières, idéal de l'époque classique (XVIIe XVIIIe s.).

 

Déjà présent chez Montaigne, la figure de l'honnête homme prit son expression définitive dans les œuvres classiques de la seconde moitié du XVIIe s. Il représentait l'idéal d'une société éprise d'ordre et d'équilibre, influencée par le cartésianisme, à l'époque de l'absolutisme monarchique et du classicisme.

 

Doué d'intelligence, mais aussi de courage et de générosité, l'honnête homme devait rester maître de lui-même, ne pas faire étalage de son savoir et se conformer aux bienséances. Dans son Honnête Homme ou l'Art de plaire à la cour (1630), qui s'inspire du Courtisan (1528) de B. Castiglione, N. Faret en brosse le portrait exemplaire : l'homme de cour cherche à gagner la faveur d'un prince et le sert, manifeste de la prudence, est à la fois galant et élégant. Parmi les autres théoriciens de l'«honnêteté », citons Guez de Balzac ou encore le chevalier de Méré (De la conversation, 1677).

 

Être « honnête homme » au XVIIe siècle -

L'honnête homme : combien de fois trouve-t-on cette expression sous la plume des écrivains du XVIIe siècle, en particulier dans les ouvrages de Nicolas Faret ...

 

Lire ICI 

 

Enfin, comme c’est la journée Bashung : - Résidents de la République La Nuit je mens

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 06:00
Qui se souvient d’Antoine Verdale ? La RVF Au coeur du "Midi rouge" sonde les viticulteurs de l’Aude avant la Présidentielle.

L’Aude, il fut un temps, celui où je portais les dossiers de Michel Rocard, où j’y passais beaucoup de temps avec un savant équilibre avec l’Hérault pour ne pas froisser les susceptibilités de Marcelin Courret et de Jean Huillet face au « parrain » des caves coopératives Antoine Verdale. Le Gard et les PO comptaient pour du beurre.

 

Comme vous le savez je ne suis pas en ce moment très vaillant côté écriture alors je me contente d’un petit rappel (1) puis d’un lien vers les sondeurs de la RVF (2)

 

Extrait n°5 : Rocard et l'Antoine Verdale de Trèbes

 

Q : Quelles sont vos relations, sur ce problème de la vigne, avec vos interlocuteurs et notamment avec le plus puissant d’entre eux, le président de la Fédération des caves coopératives viticoles ?

 

MR : C’est un peu grâce à lui aussi que l’affaire va être gagnée. D’ailleurs, il se passe une scène extraordinaire que je ne résiste pas au plaisir de vous raconter. Je crois bien que c’est la première fois que je raconte toute cette période avec force détails. L’homme puissant était précisément le président de la Fédération des caves coopératives viticoles. Il s’appelait Antoine Verdale et il était de l’Aude. Je me dis alors que seul Verdale peut ou non décider d’avaler ça. Si ça ne passe pas avec lui, on fera ce qu’on pourra, mais on ira à la guerre civile. Avec son accord, c’était presque assuré. C’était un potentat. Il terrorisait un peu. C’était un vieux de la vieille de la SFIO que j’avais le souvenir d’avoir rencontré dans quelques congrès. Bref, on se connaissait un peu.

 

Lire ICI 

 

Le "Midi rouge" entre gauche sans enthousiasme et tentation FN

 

Au coeur du "Midi rouge", des viticulteurs de l'Aude jettent, pour la présidentielle, un regard sans enthousiasme à gauche ou, au contraire, un coup d'oeil intéressé vers le FN.

 

  • J'ai toujours voté à gauche, mais je ne sais plus trop ». Dans le vignoble envahi par les fleurs blanches, debout dans la terre meuble, un viticulteur de 53 ans taille ses pieds de vigne à Canet d'Aude, non loin de Narbonne, en ce début mars.

 

« Hamon ne me plaît pas trop. Je pense à Macron, parce qu'il est peut-être plus à gauche qu'à droite... »

 

Si voter pour Marine Le Pen est pour lui « impensable », il admet qu'« elle a quelques idées qui ne (lui) déplaisent pas. Par exemple: revoir ce système européen, qui nous fait du mal, quand même ».

 

La suite ICI 

 

2 petits rappels :

 

  • Mon « ami » Lubot a pris la porte de chez Marie-Claire donc de son poste de PDG de la RVF, j’espère que je ne serai plus tricard !

 

  • Miren de Lorgeril du château Pennautier se présente dans l'Aude aux législatives pour LR…
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