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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 08:45
Merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !

Je l’admets sans honte, je suis plus con que la moyenne, je ne comprends rien à rien à l’humour titrant 2°. Et pourtant j’ai tété le lait de Coluche et de Desproges, m’en suis goinfré, jamais rassasié. L’âge venu, mes neurones ne sont plus aussi pointus et je suis passé à côté du contre-pied d’un Outre-Quiévrain qui cause du vin. Je me couvre la tête de cendres, bat ma coulpe, implore le ciel de me rendre ma lucidité.

 

Qui plus est, me dit-on, le Baudouin du Chenin de l’Anjou Noir est ravi.

 

Que demander de plus, embrassons-nous folle ville, le chenin va ressusciter !

 

Quel magnifique entre soi, c’est beau comme un pèlerinage de convaincus.

 

C’était tellement gros que, selon l’auteur, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’il adorait ce foutu chenin cher au cœur du Patrick Baudouin. Oui, sans nul doute pour ses quelques paroissiens habituels mais les autres, ceux qui n’en sont pas, les cons dans mon genre qui par hasard entrent dans l’église, ils ne bitent que dalle à son humour étiqueté au 2ième degré.

 

Sur le Net y’a ceux qui ne lisent que les titres, des très cons sans doute mais majoritaires, ceux-là retiendront que le chenin n’est pas un grand cépage. Je comprends que Patrick soit content. Même tarif pour les moteurs de recherche, dont le gros Google, qui traquent les mots-clés : pour eux c’est simple comme une courte-vue : le chenin n’est pas un grand cépage.

 

Les regrets ne servent à rien c’est ainsi sur le grand barnum du Net et des réseaux sociaux où chalutent monsieur et madame tout le monde, emballé c’est pesé et ce petit monde qui lit tout au premier degré passe à autre chose. Bon, je sais le clergé du vin ne s'intéresse guère à la piétaille ignare, mais y boivent du vin ces locdus.

 

J’admets que c’est beau de se faire plaisir entre soi, on colloque à plaisir, on invite quelques membres du clergé du vin chargé du buzz médiatique et ce n’est pas un vieux con ramenard, qui ne comprend rien au film, qui va troubler la béatitude commune.

 

Même si, comme le proclamait le mec de Nazareth, qui changeait l'eau en chenin, pardon en vin « bienheureux les pauvres d’esprits… car ils veront Dieu »

 

Bon, sans encore ramener ma fraise de veau, faut pas s’étonner que les églises se vident, que les lecteurs des chapelles en papier du vin se raréfient, que le clergé du vin se désespère : comment faire pour attirer des ouailles dans leurs lieux saints ? Même le denier du culte, la publicité, se fait rare ou alors faut se transformer En Magnum pour subsister.

 

Écrire sur le Net ça n’a jamais nourri son homme mais ça permet d’aller chercher les brebis égarées, celles qui n’ont pas inventé l’eau chaude, celles qui n’en ont rien à branler des cépages et autres joyeusetés. Des cons sans doute, des consommateurs sûrement, mais ceux-là on les laisse entre les mains des foires aux vins chères à MEL le grand récupérateur.

 

J’ai confessé ma faute, récité 3 pater et 2 ave en pénitence, et le pire c’est que je ne regrette rien poursuivant mon petit bonhomme de chemin en n’en pensant pas moins.

 

Comme la tendance est à informer le consommateur, merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !

 

Pour relancer le chenin peut-être devrait-on en faire le cépage unique et obligatoire du vin de messe !

Merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 06:00
Bien avant The Voice 4 j’ai découvert et apprécié la voix soprano colorato de Battista Acquaviva le rossignol de Corsica

Je ne sais plus trop bien quand je baguenaudais je ne sais trop où lorsqu’une affiche a attiré mon regard.

 

The Voice 4 pour moi c’est du mandarin vu que ça fait un bail que je ne regarde plus la TV. Mais curieux j’ai cherché sur le Woueb et j’ai su que c’était un bouzin, genre radio-crochet revisité, importé des USA, et animé par Nikos Aliagas et un jury avec Florent Pagny, Zazie, Jenifer, Karine Ferri...

 

« Battista Acquaviva a marqué les téléspectateurs de "The Voice" saison 4. Encensée autant que critiquée, la chanteuse originaire de Corse a convaincu les quatre coachs lors de la première audition à l'aveugle. Grâce à sa voix hors normes sur le "Paume de David", elle a fait se retourner MIKA, Zazie, Florent Pagny et Jenifer. Solidarité oblige, c'est cette dernière qui a accueilli Battista dans son équipe. Eliminant Rany Boechat lors d'une battle émouvante sur "Hijo de la Luna" de Mecano, elle a gagné son ticket pour la demi-finale grâce à ses interprétations aériennes de "Greensleeves", "A Whiter Shade of Pale" de Procol Harum ou encore "S'il suffisait d'aimer" de Céline Dion. Mais malheureusement, Battista a quitté l'aventure samedi soir. »

 

Moi ça fait un bail que je l’ai découverte Battista : très précisément le 10 mars 2011 lors d’une dégustation d’UVA Corse

 

« Maintenant permettez-moi de vous présenter Battista Acquaviva, fille du frère de Pierre Acquaviva du Domaine d’Alzipratu qui nous a régalé a capela d’un chant d’amour Culomba. Elle est née à Bastia, a étudié « pendant dix ans le violon classique et baroque sous la direction d’un professeur particulier. Parallèlement, elle étudie le chant avec son père Nando Acquaviva, qui l’initie à l’écoute des intervalles spécifiques de la pratique du chant traditionnel corse, à la performance et au placement de voix correspondant. » Élève de l'école de musique de Pigna Scola di cantu. Sa tessiture est soprano, mezzo et colorature. Battista a choisi pour thème de sa thèse de doctorat la « mystique féminine et mythes de la femme dans le XIXème littéraire D'H.de Balzac » au sein de l'école doctorale de Julia Kristeva, sous la direction de José-Luis Diaz. »

 

Le 18 octobre 2012, je récidivais :

 

« Le plus bel accord avec les vins corses se nomme Battista Acquaviva : le rossignol de Corsica » 

 

Après cette audition je vous propose de lire 2 des 11 pages que Robert V. Camuto consacre à Pierre Acquaviva « Le sang d’un frère » dans son livre « Un Américain dans les vignes » chez Michel Lafon.

 

 

« Après avoir été déjeuné Chez Michel à Calenzana au soir du vendredi saint, de retour à l’hôtel à Calvi y trouve un message urgent attend Camuto qui fait finement remarquer que ça le choque « car il n’est pratiquement jamais personne dans ce pays pour estimer qu’il y a urgence. » Le billet demande de rappeler Pierre Acquaviva du domaine d’Alzipratu. Camuto appelle le numéro griffonné sur le bout de papier et apprend que ce n’est pas Pierre qui a appelé mais son père Maurice. Celui-ci a 72 ans « maigre, trapu, avec une touffe de cheveux clairs et bouclés, des yeux verts, un regard vif Mais, contrairement à son fils, il parlait le français avec un fort accent corse, outre une autre différence frappante : quand je lui tendis la main, il la saisit de sa main gauche, et la prit maladroitement. Je regardai sa main droite. De sa manche, sortait une prothèse verte, en plastique, de la main et de l’avant-bras. » Camuto lui propose de venir à 18 heures à son hôtel sur le port. Arrivé en avance, Maurice Acquaviva, pour parler sans être dérangé, entraîne Camuto dans un appartement appartenant à des cousins. « Ignorant mes protestations, il commença par la façon dont les français avait conquis la <corse indépendante, plus de deux cents ns auparavant, puis passa plus d’une heure à me décrire les mauvais traitements que les Français leur avaient fait subir, des guerres du XVIIIe aux taxes du XXe sur les vins corses en passant par la gestion étatique du ferry reliant le continent.

 

Ce système de ferry, qui met Marseille à une demi-journée de la Corse, a pour effet d’augmenter le coût des exportations de vins en direction du continent et de rendre ridiculement cher le transport depuis la France du matériel nécessaire pour la mise en bouteille.

 

- Pour nous, dit-il, acheter la bouteille, l’étiquette, le bouchon et la capsule, ça coûte 6 francs.

 

Comme la plupart des personnes d’un certain âge vivant en France, il se destinait à parler « en francs » pour le restant de ces jours.

 

- Mais ici, au supermarché, ils vendent du bordeaux à 6 francs. C’est la même bouteille, la même étiquette, tout. La seule différence, c’est le vin qu’il y a dedans ! Comment est-ce possible ?

 

Il continua :

 

- Ils ont le monopole. Ils ont fait en sorte que nous restions pauvres et à genoux.

 

Il cracha.

 

- Les Français, les colons, ils…

 

Sa voix se brisait. Il avait soudain les yeux rouges. Il dressa son pouce sous le menton, et appuya jusqu’à ce que l’extrémité du pouce devienne blanche.

 

Il batailla ensuite pour parvenir à caler sur ses genoux, avec sa prothèse en plastique, son paquet de cigarettes. Il en sortit une avec sa bonne main, la glissa entre les doigts de sa prothèse et lui présenta un briquet. La cigarette allumée, il l’ôta de la prothèse avec sa main gauche et commença à fumer.

 

- Chirac n’a rien à dire aux États-Unis, lâcha-t-il en se lançant dans une comparaison entre les présidents français et américain – Entre Chirac et un George W. Bush que l’Europe vouait aux gémonies. Chirac a fait en Corse dix fois pire que Bush en Irak.

 

Il apparut que Maurice était un séparatiste – ou, pour employer son langage, un « résistant ». Lui, il agissait publiquement, dit-il. Dans l’ombre opéraient les clandestins du FLNC qui accomplissaient des missions contre l’État français et contre les profiteurs étrangers (c’est-à-dire les non-Corses).

 

- Je ne les connais pas et, si je les connaissais, je ne le dirais pas, mais nous pensons la même chose.

 

Pierre m’avait parlé de la mort de son frère aîné, Jean Battiste, qui avait dirigé la cave vinicole avant lui. Cependant, j’ignorais les circonstances de son décès.

 

- Jean Battiste faisait parti des clandestins, reprit Maurice. Il posait des bombes.

Il suspendit sa respiration. Je tournai les yeux vers les rideaux de dentelle et remarquai que le lumière méditerranéenne, à l’approche du soir, tournait à l’orange.

 

Ainsi, quand il ne supervisait pas le domaine familial ou les opérations de vinification, le fils aîné de Maurice plastiquait des bâtiments administratifs, les maisons des « colons » et le siège des « spéculateurs » qui voulaient « bétonner » la côte avant de s’envoler avec le butin – en s’assurant toujours que les habitations étaient vides.

 

Un matin de 1987, alors qu’il avait vingt-sept ans, Jean Battiste partit pour une mission « contre une maison ».

 

- Mais quelqu’un m’attendait, expliqua Maurice. I a été tué par balle. On ne sait pas qui a fait le coup. La police ou le colon qui habitait là. On a demandé une enquête pour savoir comment il a été tué. Ils n’ont jamais rien fait.

Tandis qu’il poursuivait son récit, je fus frappé par cette description de son fils partant faire sauter une maison. Le propos était détaché, comme on aurait dit : « Un matin, il est allé acheter une miche de pain… »

 

Quand il eut fini, je me sentis épuisé. Des heures avaient passé. Je rassemblai mon courage pour poser à Maurice la question gênante : comment avait-il perdu sa main ? Lors d’une mission, lui aussi, en posant une bombe ?

 

Il considéra sa prothèse, puis la bougea comme si elle avait pu signifier que les dégâts physiques n’étaient pas si graves. C’était un accident d’enfance, expliqua-t-il. Ça lui était arrivé en jouant avec une grenade de l’armée italienne après l’Occupation. »

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:00
L’énigme de l’été du Taulier : du rouge, rien que du rouge, une montagne de rouge… un magnum de vin nu à gagner !

C’était un temps que les jeunes naturistes lichant des vins à poils aux noms provocateurs ne peuvent pas connaître ; un temps qu’ont oublié ceux qui pleurent sur la chute, non de l’empire romain, ni de la loi Evin, mais celle qui marque le déclin inexorable de la consommation du vin dit de consommation courante. Celui que l’on livrait en casiers rouge emplis de 6 litres étoilés consignés chez les épiciers. Le populo consommait du rouge principalement, au degré : du 10 au 13°.

 

Bercy règnait sur Paris.

 

Mais, l’empereur du rouge, qui n’était pas Pierre Castel, lui, voyait grand, très grand, il s’expatriait aux lisères de Paris : port pour les péniches, embranchement ferré pour les trains-citernes complet. C’était la plus grande usine à vin du monde, même les chinois de Mao viennent la visiter. Il y avait un monstre pour constituer les casiers mixtes : rouge-blanc-rosé.

 

Bref, il est au sommet. Ce n’est pas lui qui trône sur la montagne de casiers mais celui par qui l’usine s’est édifiée.

 

Simple question du Taulier : où se situait cette usine à vin ?

 

Les anciens de la maison ne peuvent participer ?

 

Elle n’existe plus, qui l’a remplacé ?

 

2 bonnes réponses et vous aurez gagné 1 magnum de vin nu…

L’énigme de l’été du Taulier : du rouge, rien que du rouge, une montagne de rouge… un magnum de vin nu à gagner !
L’énigme de l’été du Taulier : du rouge, rien que du rouge, une montagne de rouge… un magnum de vin nu à gagner !
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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 06:00
Le déjeuner au Bourg-Pailler revisité par le Taulier : œufs au plat à la panzetta

Les hommes, au Bourg-Pailler, se levaient tôt, avec le soleil, ils buvaient un bol de café sucré avant d’aller s’occuper des bêtes, les panser, les brosser et les nourrir.

 

Sur le coup de 8 neuf heures ils avaient faim : c’était l’heure du déjeuner.

 

Ma pomme, devant son bol de cacao et ses tartines grillées beurrées, je les voyais avec envie manger surtout de la cochonnaille, celle du cochon qu’ils avaient fait trépasser au début de l’hiver dans l’aire, ha ! les cris du goret, l’odeur des soies brûlées sur un lit de paille, l’entonnoir dans lequel on versait le sang dans les boyaux pour faire le boudin, la fressure… le futur jambon sec… le lard. Mangeaient avec leur couteau. Pour les fayots froids ils les étendaient sur les tartines de pain de quatre. Ils buvaient un coup pour faire couler la miette, du vin nature trouble et acide. L’hiver ils commençaient par de la soupe. Comme nous n’étions pas un pays de fromage, ils ne mangeaient pas de fromage. À la fin ils enfilaient un nouveau bol de café sans goutte ; la goutte c’était pour la rincette dans les petites tasses du midi.

 

Ils mangeaient à leur faim et buvaient à leur soif.

 

En vacances, si tant est que je puisse le dire puisque je suis en vacance permanente depuis qu’on m’a signifié de battre en retraite, j’aime me lever avec le soleil, boire un bol de café bouillant sans sucre après m’être enfilé un jus d’oranges pressées. M’installer face à la baie pour écrire. Voir le soleil émerger de derrière la montagne avant de flamboyer sur la mer.

 

Le déjeuner au Bourg-Pailler revisité par le Taulier : œufs au plat à la panzetta

En vacances, si tant est que je puisse le dire puisque je suis en vacance permanente depuis qu’on m’a signifié de battre en retraite, j’aime me lever avec le soleil, boire un bol de café bouillant sans sucre après m’être enfilé un jus d’oranges pressées. M’installer face à la baie pour écrire. Voir le soleil émerger de derrière la montagne avant de flamboyer sur la mer.

 

Alors, j’ai faim.

 

Alors je me fais des œufs au plat à la Pancetta et, pour me caler, un petit supplément, ratatouille froide de la veille, confite, un bout de fromage : de la tomme de brebis corse. Mais au risque de décevoir les piccolos, je ne bois pas de vin. Ce n’est pas mon heure. Je pars, mes palmes sous le bras, saluer les barracudas…

Le déjeuner au Bourg-Pailler revisité par le Taulier : œufs au plat à la panzetta
Le déjeuner au Bourg-Pailler revisité par le Taulier : œufs au plat à la panzettaLe déjeuner au Bourg-Pailler revisité par le Taulier : œufs au plat à la panzetta

Qu’est-ce que la pancetta ?

 

C’est une charcuterie, une salaison, à base de poitrine de porc. La pancetta est aussi appelée «poitrine roulée sèche». Elle peut être fumée ou nature.

 

La pancetta est originaire d’Italie. C’est l’un des moyens pour conserver la viande afin de la consommer toute l'année qu’utilisaient Les familles paysannes pour leur propre consommation.

 

En Corse c’est la Panzetta di Corsica.

 

La pancetta est de la poitrine du porc salée et poivrée. Elle est ensuite séchée pendant environ 3 mois. Une fois cette préparation terminée, la pancetta peut alors être consommée. On la découpe en tranches très fines pour la déguster sur du pain frais ou pour accompagner d’autres recettes comme mes œufs frits.

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 06:00
Lettre d’un habitué du déjeuner à ses cantiniers, cantinières, préférés… Pierre, Vincent, François, Paul et les autres comme disait Sautet…

 

Chers amis cantiniers, cantinières,

 

 

Vous cuisinez, avec vos petites mains ou celles d’un jeune chef, féminin-masculin, plein d’ambition et de promesses, de bels, beaux et bons produits, arrosés de charmants vins nus pleins de poils, en des lieux sympathiques. Le service est jeune et décontracté. La vaisselle et les couverts au goût du jour, les verres sont de qualité et les serviettes ne sont pas riquiqui et en papier. Les chiottes, désolé pour ma vulgarité, sont des merveilles et en sortant il est possible de se laver et essuyer les mains comme chez soi.

 

Donc, tout va très bien madame la Marquise, tout va très bien, sauf que vous semblez avoir oublié l’une des vieilles règles de la restauration populaire : se faire une solide clientèle d’habitués au déjeuner.

 

L’habitué, c’était dans les temps anciens, comme au Pied de Fouet, celui qui avait sa serviette à carreaux avec un rond à son nom. Celui à qui on offrait parfois un gentil surnom.

 

Y’avait de tout au Pied de Fouet, mixité sociale absolue mêlant les hauts gars de l’hôtel Matignon et de la rue Varenne, costards croisés et cravates, avec les petits gars et filles, la bonne clientèle du quartier, les intellos qui se souvenaient que c’était la cantine de Gide, la fine fleur de l’ambassade du Japon, des ricains tendance beat génération, des avocats pas marrons, des écrivains en cour, des égarés de passage, même des belges, bref un solide fonds de commerce d'habitués, accros du Pied de Fouet.

 

La nouvelle génération de cantiniers que vous êtes semble avoir oublié qu’à Paris vit encore une population indigène laborieuse en manque d’un lieu où elle peut déjeuner en paix, bon, sans se ruiner. Y’en a plus que pour le populo chic de passage, qui passe, paye et puis s’en va.

 

Bon, pour le dîner, je comprends, même les indigènes se mettent sur leur 31, sortent madame ou l’inverse, s’encanaillent avec leurs maîtresses, se débauchent avec une flopée de copains ou de copines. Là, pas de souci comme disent les jeunes !

 

Donc ayez une pensée pour nous qui vous sommes fidèles, qui bouchons les trous les jours de vaches maigres, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières nous assurons un bouche à oreille puissant et efficace.

 

Pour nous, pas besoin de mettre les petits plats dans les grands, faites simple et de bon goût un vrai plat du jour, rentable pour vous, et acceptable par nous. Adaptez même vos portions à nos appétits. Ne nous escagassez-pas avec des prix du vin au verre qui frisent la correctionnelle. Ainsi, nous reviendrons, nous nous incrusterons, assurerons la pérennité du service du déjeuner. Nous serons des habitués, discrets et fidèles.

 

Rassurez-vous, les jours enjoués ce sera même entrée, plat et dessert avec café et pousse-café et bien sûr un ou plusieurs verres de jaja nu ; d’autres jours nous viendrons accompagnés de belles ensorceleuses ou de copains de régiment et là nous enverrons du bois et les quilles tomberont au champ d’honneur ; les jours sans, nous nous contenterons d’un merlan en colère ou d’une sole meunière avec un grand verre d’eau.

 

Attention, je ne m’associe pas aux ronchons ronds du bidon, qui ne jurent que par la tête de veau ou le veau Marengo, non, non, ma supplique ne vise en rien à vous demander de mettre dans mon assiette de la nostalgie, du c’était mieux avant. L’inventivité doit rester à l’ordre du jour, le plat du jour ne doit pas être « bonjour tristesse ».

 

Surprenez-moi, toujours et encore !

 

Prenez soin de moi, sans ostentation ou vaine précaution, je saurai les jours d’affluence, de coup de feu, me faire patient, tout petit au coin du bar, même capable de donner un coup de main. Évitez simplement de me donner du Monsieur avec prénom incorporé, ça fait trop souteneur ou VRP en goguette. Je ferai partie du paysage, me fondrai en lui, serai le vivant témoin du bien vivre de votre belle cantine. Mieux que Tripadvisor !

 

Suis en vacances sur une île pas si lointaine, alors prenez le temps d’y réfléchir en cette rentrée et, si vous le souhaitez, nous en reparlerons autour d’un verre dès que j’aurai regagné la terre ferme.

 

Ne vous sentez pas obligés, faites comme bon vous semble, je peux comprendre que les suggestions d’un vieil homme indigne vous paraissent hors de saison et que vous souhaitiez continuer à bichonner les oiseaux de passage. Je ne vous en tiendrai pas rigueur mais vous me verrez moins souvent à l’heure du déjeuner. C’est la vie.

 

Dans l’attente de vous revoir, je vous claque des bises.

 

Avec mon amitié et ma fidélité.

 

Le drôle d’oiseau

Lettre d’un habitué du déjeuner à ses cantiniers, cantinières, préférés… Pierre, Vincent, François, Paul et les autres comme disait Sautet…
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 08:00
En dévers et contre tout (1), après les fureurs du ciel notre Catherine Bernard mets toute son énergie à l’essentiel : rentrer la récolte et en faire du vin.
En dévers et contre tout (1), après les fureurs du ciel notre Catherine Bernard mets toute son énergie à l’essentiel : rentrer la récolte et en faire du vin.
En dévers et contre tout (1), après les fureurs du ciel notre Catherine Bernard mets toute son énergie à l’essentiel : rentrer la récolte et en faire du vin.

Le dimanche 23 août un très violent orage s’est abattu sur Montpellier et ses environs. Il a causé de gros dégâts et endommagé tous les accès à la nouvelle cave en finition de notre chère vigneronne Catherine Bernard sur la commune de Restinclières.

 

Toujours vaillante et déterminée Catherine, avec son humour habituel, nous écrit:

 

« Les pompiers ont pompé.

 


Une entreprise de terrassement et de maçonnerie est à l'œuvre.

 


Le processus d'indemnisation est en cours (Restinclières sera probablement classé catastrophe naturelle), mais pas abouti et sera compliqué et long.

 


Les banquiers suivent.

 


Nicolas, revenu de Bourgogne, l'équipe de vinification et des amis, nous nous attelons à en refaire une cave pour rentrer la vendange.

 


L’ampleur des dommages est la rencontre de trois facteurs : la violence même de la pluie et du vent (224mm en 6 heures), le fait que la cave n’était pas tout à fait achevée (les gouttières n’étaient pas posées, la terre fraîchement remblayée s’est affaissée et a provoqué des coulées de boue), et enfin une sous-estimation de l’écoulement des eaux. Ce à quoi les travaux en cours devraient remédier.



Cela aurait pu être pire, arriver pendant les vendanges, ou les barriques pleines ... »

 

Même si ça fait vieux jeu, mais c’est un fait je suis vieux, quel bel exemple de courage et d’optimisme à mettre en contrepoint de l’humeur de notre époque portée sur la morosité.

 

Merci Catherine, je suis fier de vous et je me félicite plus encore aujourd’hui d’être à vos côtés dans cette belle aventure humaine.

 

Je vous souhaite bon courage, mais je sais qu’il ne vous fait pas défaut. Sachez que nous répondrons toujours présent pour qu’au-delà de ce coup du sort votre pari qui, dès l’origine paraissait aux beaux esprits du coin, insensé, se matérialise et se pérennise.

 

Allez Catherine, haut les cœurs, bonne vendange et bonne vinification !

 

Je vous embrasse.

 

À bientôt pour partager le pain et le sel lors de l’inauguration de votre cave.

 

Votre vieil ami Jacques.

En dévers et contre tout (1), après les fureurs du ciel notre Catherine Bernard mets toute son énergie à l’essentiel : rentrer la récolte et en faire du vin.
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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 08:00
Le Bonheur est dans le pré, au bord  de l’océan, n’en déplaise aux pharisiens qui n’aiment pas les bobos parisiens…
Le Bonheur est dans le pré, au bord  de l’océan, n’en déplaise aux pharisiens qui n’aiment pas les bobos parisiens…

Sans pousser le bouchon trop loin, il existe sur Face de Bouc des spécialistes du « délit de faciès » qui, pour exhaler leur rancœur, pour tout et rien, vilipendent le bobo parisien, bourré de thune, bourré tout court à grandes lampées de vin nu, snob, qui bouffe bio ou dans des crèmeries qui servent la carotte au prix du caviar, qui ne savent pas s’amuser entre gros copains, qui ne savent pas bien boire bien sûr, qui ne vont pas se taper de l’andouillette locavore chez belle-maman, et j’en passe pour ne pas rallonger la sauce des sous-Blondin.

 

Qui sait où se trouve Lucinges ?

 

Moi depuis pas longtemps...

 

J’y suis allé dîner et j’y ai découvert une superbe carte de vin nu et pourtant y’a pas beaucoup de bobos dans le coin. J’y ai bien mangé et bien bu, merci petit Jésus et, en restant poli, merde aux pharisiens qui se prennent pour Blondin.

 

C’est chez Cyril & Ludyvine Marcillon 2011 route de Bellevue, 74380 Lucinges Le bonheur dans le pré, ancienne ferme du XIXème, havre de paix entre lac et montagne.

nous

 

Voilà la carte des Vins

 

Savoie: Domaine Les vignes de Paradis (Dominique Lucas)*, Domaine Belluard*, Domaine des Ardoisières, Jacques Maillet*, Domaine l'Epervière (Julie Portaz)

 

Bugey: Yves Duport*

 

Jura: Jean François Ganevat*, Domaine Pignier*

 

Vallée de la Loire: M&S Bouchet*, Domaine de la grange Tiphaine*, François Chidaine, Sébastien Bobinet*, Frederic Mabillaud, Noëlla Morentin*, Domaine de la Tour Grise*, Le Rocher des Violettes*...

 

Vallée du Rhône: Dard & Ribo*, Château de la Selve*, Domaine du Joncier*, Natacha Chave, Domaine de la Soumade*, Domaine Gramenon*, Domaine Viret*, Thierry Allemand*, la Ferme des 7 Lunes*, Domaine de la Roche Buissière*, Domaine de Marcoux*, Domaine Chaume Arnaud, Domaine de la Grange Louiset*...

 

Languedoc Roussillon: Domaine Olivier Pithon*, Vila Symposia, Domaine Léon Barral*, Roc d'Anglade, Mas Coutelou*, Domaine Gauby, Domaine de la nouvelle donne, Domaine Clos Massotte*...

 

Bourgogne: Philippe Pacalet*, Domaine Sarnin Berrux*, Domaine Valette*, Arnaud Ente, Domaine François Lumpp, Sylvain Pataille, Jean Claude Boisset...

 

Beaujolais: Yvon Métras*

 

Alsace: Domaine Gérard Scueller*

 

Corse: Domaine Leccia

 

Provence, Nice: Domaine de Trévallon*, Domaine de Toasc, Elodie Balme*, Domaine de Lauzières*, Domaine de Fondrèche, Domaine de la Camarette, Henri Milan*, Domaine le Béates*, Domaine Turenne*

 

Champagne: Bourgeois Diaz*, Hersccher, Krug, Dom Pérignon

 

* Domaine en vin nature

 

Voilà c’est écrit et ça me fait du bien.

 

Ceci écrit avant d’aller marier Eva et Laurent j’ai eu envie d’aller voir l’Océan. J’ai bien fait le soleil était au rendez-vous et j’ai pu déjeuner dehors et dîner face à la mer dans 2 charmants établissements : Le Poisson d’Avril et les Rochers

 

Accueil jeune et sympathique, dynamique, sans chichi, où l’on dit « bon appétit » et non « bonne dégustation », nourriture d’une grande fraîcheur, excellente, bien cuisinée, prix raisonnables, reste que pour le vin la Bretagne est encore une terre de mission pour les vignerons naturistes, les cartes y sont bien classiques. Je fais passer le message à la fois aux restaurateurs et aux défricheurs de vin nu. Un peu de fantaisie avec ces belles tables ne ferait qu’ajouter au bonheur d’être face à l’Océan.

 

Merci à cette génération de faiseurs à manger, grâce à eux nous sommes encore le pays de la bonne table…

Le Poisson d'AvrilLe Poisson d'Avril
Le Poisson d'AvrilLe Poisson d'Avril

Le Poisson d'Avril

Les RochersLes Rochers
Les RochersLes Rochers

Les Rochers

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 06:00
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»

Se rendre depuis Paris en Suisse Romande c’est facile, y’a même un TGV Lyria qui pousse des pointes à 300 km devant de braves charolaises qui n’ont même plus le temps de voir le train passer. Bien sûr il est bien loin le temps du wagon-restaurant avec service en gants blancs où Pierre Jancou trempait son croissant dans son chocolat fumant.

 

Bon il faut s’habituer à compter en septante [70], octante [80] et nonante [90]. Quelques cantons de Suisse utilisent huitante au lieu d’octante. Et puis, eux ils ont toujours leur franc, nous devrions, comme au temps de l’Édit de Nantes, y expédier tous nos souverainistes, Jacques Sapir en tête lui qui bécote la fille Le Pen.

 

 

Mais y’a aussi des vignes chez nos voisins suisses, des belles en terrasses, classée par l’UNESCO, et même des naturistes, oui, oui, donc même en escapade vous voyez bien que le vin me tient.

 

Pour preuve : un bel exemple d’échange épistolaire, la correspondance ça se perd, c’est bien dommage…

 

www.24heures.ch Image: Patrick Martin

 

Le 28 août,

 

Cher Gilles Wannaz, (pour l'entendre c'est ICI)

 

Ce n’est pas par hasard que nous sommes passés devant chez vous l’après-midi du 15 août, l’un de vos vins avait séduit les jeunes gens qui nous y ont conduits. Nous pensions ne point vous trouver mais nous nous sommes pourtant arrêté et, bien nous en a pris car nous avons été accueilli par une charmante jeune femme avec chaleur et courtoisie. Elle nous a même ouvert une bouteille de Dézaley Grand Cru 2012 pour que nous goûtions.

 

Et puis vous êtes arrivé. Notre commune réserve naturelle aidant nous avons peu échangé mais de bonnes ondes ont été, elles, échangées. Pour ma part je suis peu bavard, c’est ma plume qui l’est. Il me faut ajouter que le lieu où vous vivez, où vous cultivez vos vignes, où vous élaborez vos vins, est splendide et que j’étais tout empli de ce que l’on coutume d’appeler l’esprit du lieu.

 

Et nous sommes reparti lestés de précieux flacons.

Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»

Et puis, ô surprise quelques jours ayant passés vous m’avez écrit via mon petit espace de liberté :

 

« Bonjour,

 

Ravi d'avoir croisé votre regard moi qui croise vos mots depuis des hectares...

 

Qu'entendez-vous par traitement de la vigne?

 

Comme toute porte qui s'ouvre s'offrant à un nouvel univers, la biodynamie ouvre à la réponse. Au plaisir de vous relire et au regret de ne vous avoir reconnu… mais l'écureuil a retrouvé une jolie noisette qui fait du bien.

 

Merci.

 

Gilles

 

Ça fait toujours plaisir de recevoir ce genre de message.

 

Le seul point qui m’intrigue c’est votre question à propos du traitement de la vigne.

 

Je pourrais vous répondre, à la manière de Pierre Dac dans le sketch cultissime avec Francis Blanche, que je n’entends rien par là mais ce serait céder à la facilité et je me dois d’être plus explicite.

 

Le terme traitement ne fait pas vraiment parti de mon vocabulaire pour ce qui concerne mon corps, disons, qu’autant que faire ce peu, j’en prends soin en m’alimentant sainement et en baguenaudant sur mon vélo. Ma pharmacopée personnelle se réduit à l’aspirine, je n’avale rien d’autre. Alors pour ce qui concerne le végétal comme l’animal je suis très attentif aux formes de soins que le vigneron, dans votre cas, ou l’éleveur, procure à sa vigne ou à son cheptel.

 

Pour faire simple je m’en remets à ce qui est naturel et non intrusif. Le respect de l’intégrité de son terroir et l’authenticité du vin exigent cette philosophie.

 

Je ne sais si ma réponse vous satisfera mais mon peu de goût pour la technique, et mon absence de savoir-faire, font que je ne peux guère aller au-delà de ce que je peux expliciter.

 

Comme nous n’avons fait que croiser nos regards il m’est à ce stade difficile de prétendre dire à mes lecteurs qui vous êtes. Alors, je m’en tiendrai, en attendant de mieux vous connaître lors d’une prochaine visite, à une citation.

 

« Gilles Wannaz est un explorateur qui aime repousser les frontières du possible.

 

À la tête d’un domaine cultivé en biodynamie, le vigneron vaudois multiplie les expériences pour sortir des sentiers battus. Le chasselas qui recouvre 60% de ses 4,5 hectares de vignes, est son sujet de prédilection. « Ce cépage est le bonheur et le drame de notre région estime-t-il. Dans une monoculture, il y a le risque que tout le monde fasse la même chose. Pour l’éviter je me suis lancé dans un processus de redécouverte du chasselas. »

 

Sa quête, qui s’appuie sur l’utilisation exclusive des levures indigènes pour la fermentation du raisin connaît plusieurs déclinaisons : un chasselas classique, un chasselas primeur pétillant et deux vins doux issus de techniques de vinification différentes : des « vendanges tardives et un « vin de plafond », jolie expression qui définit le séchage du raisin sur des fils suspendus sur le modèle du vin de paille du Jura ou des « vino santo » ou « passito » italiens. »

 

Voilà, cher vigneron, ce que je puis écrire pour aujourd’hui car je n’ai pas pris le temps d’ouvrir les flacons car au mois d’août Paris est vidé de mes amis et le vin ça ne se boit pas ça se partage.

 

À la revoyure, bonne vendange, bonne vinification naturelle, et avec mon meilleur souvenir et à bientôt j’espère.

 

Jacques

 

PS : pour les qui veulent tout savoir

 

- Article de David Moginier 24 heures

 

- Origine du nom Lavaux

 

« On dit Lavaux sans article et non « le » Lavaux, que l'on parle « de » Lavaux et non « du » Lavaux, de même que l'on dira « en » Lavaux et non « dans le » Lavaux. Ceci vient de l'étymologie de Lavaux. En effet, en arpitan « la vau » signifie « la vallée ». La lettre « x » a été rajoutée à la fin pour signifier que le dernier son voyelle, ici « au », doit être prononcé. Cette règle s'applique à tous les toponymes de langue arpitane »

 

 

Comme je ne vais pas faire l’intéressant en faisant accroire que je suis incollable sur le vignoble de Lavaux, pour les précédemment cités je leur conseille d’aller ICI 

Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»Le domaine de Gilles Wannaz : vignoble au naturel en Lavaux canton de Vaud «Le vin reste le meilleur moyen qu’ait trouvé l’homme pour faire parler la terre.»
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 08:00
Le blanc de la mariée : en Vendée les noces durent tant qu’il y a du vin à boire http://www.berthomeau.com/article-le-blanc-de-la-mariee-en-vendee-les-noces-durent-tant-qu-il-y-a-du-vin-a-boire-113796675.html
Le blanc de la mariée : en Vendée les noces durent tant qu’il y a du vin à boire http://www.berthomeau.com/article-le-blanc-de-la-mariee-en-vendee-les-noces-durent-tant-qu-il-y-a-du-vin-a-boire-113796675.html

Le blanc de la mariée : en Vendée les noces durent tant qu’il y a du vin à boire http://www.berthomeau.com/article-le-blanc-de-la-mariee-en-vendee-les-noces-durent-tant-qu-il-y-a-du-vin-a-boire-113796675.html

Je n'oublie pas le marié, Laurent, mais dans la desserte du Bourg Pailler trônait une soupière à la mariée, une soupière XIXe en faïence, décor : roses et myosotis, « À la Mariée » inscrit en doré. La coutume voulait que, dans ce récipient, la soupe à l’oignon post hyménée fut portée au petit matin aux nouveaux mariés par les familiers. Elle était consommée au lit et le « à la mariée » de la soupière symbolisait, sans doute, sa découverte d’un « nouveau plaisir ». De la chose, on n’en parlait que par allusion... 

 

Revenons aux mariés !

 

Belle rencontre, au temps héroïque où les blogueurs aux ratiches bien longues pensaient bouffer le monde en 3 coups de cuillère à pot, dans un bar du côté des Halles où nous avait conviés Miss Vicky Wine.

 

Eva et Laurent, elle angevine avec un nom qui chutait comme le mien en eau, lui, nantais sur les bords affichait Martin avec un goût très prononcé pour dire ce qu’il avait envie de dire, naturistes compris. Des pays, ou presque, en dépit de mon handicap de vendéen. Du simple et du solide ces deux-là, le feeling, ce je ne sais quoi dont on fait le bois des amis, pour la vie.

 

Rassurez-vous je ne vais pas vous conter notre amitié que nous réchauffions du côté de Montreuil, derrière la magnifique mairie d pur style stalinien, à coups de canons, même ceux du Guillaume qui sentaient les pieds, pas lui, ses quilles, même que notre Laurent nous fabriquait de la bière. Je ne vous dis pas.

À la mariée : Eva !

Et puis un jour j’ai dit à Eva, petite poucette type, et si tu venais bloguer chez moi. Elle a dit OUI. Hier aussi, mais à Laurent devant monsieur le maire.

 

Ce fut titré « Le vin du mois d’Eva »

 

 

15 chroniques de septembre 2011 jusqu’à la fin 2012. Si vous souhaitez les lire ou relire, vous dactylographiez dans RECHERCHER en haut à droite de mon blog : « Le vin du mois d’Eva »

 

Eva, avec regret, a dû arrêter, faute de ce temps que la vie parisienne consomme sans vergogne. C’est pour cela qu’un jour elle est repartie faire son nid dans son Anjou natal.

 

Le 6 septembre 2011 j’écrivais :

 

« Pas simple pour le vieux chroniqueur que je suis, bloggeur dinosaure comme le dit l’ami Antonin, de vous présenter Éva qui va, sur mon espace de liberté, chaque mois, vous livrer ses coups de cœur pour une belle bouteille.

 

Alors, plutôt que de me livrer à des figures imposées je vais faire simple car, avec Éva, les choses de la vie sont toujours simples : « pas de souci... » comme elle dit.

 

Tout d’abord Éva est une grande belle jeune fille du Val de Loire passionnée de vin que j’ai rencontrée lors d’une des toutes premières soirées d’Anne-Victoire : la célèbre Miss Vicky Wine, alors qu’elle venait de créer son blog Œnos

 

Et puis, Facebook aidant, la voilà qui met son enthousiasme rieur au service de la cause d’Olivier B. En plus de la beauté du geste il y avait chez Éva le goût de faire. De faire partager ses découvertes, d’ouvrir des fenêtres sur de nouveaux horizons du vin, de nouveaux vignerons, de dépoussiérer la façon d’aborder et de parler du vin, de convaincre la nouvelle génération, ses amis, ses relations, qu’autour d’une belle bouteille la vie à une autre saveur.

 

Réactive, précise, passionnée, dans ma petite tête de chroniqueur germait vite l’idée de vous faire profiter, chers lecteurs, de son beau carnet d’adresses. N’est-ce pas là le but premier d’un taulier qui proclame à l’envi vouloir travailler à l’extension du domaine du vin ! Bienvenue à Éva sur Vin&Cie et, comme un clin d’œil de l’histoire, sa première chronique nous emmène dans le Loir-et-Cher dont je fus, au temps du préfet Bélorgey – qui passait beaucoup de temps dans les caves – en 1980 le «Monsieur Vin»

 

Et puis samedi, à Morannes, dans le Maine et Loire, chez nous on se marrie chez la fille, Eva et Laurent se sont dits OUI pour la vie. J’y étais bien sûr et j’ai fait le petit photographe avec mon nouveau petit LEICA. Les photos sont sur Face de Bouc.

 

 

Mes amis, l’amitié est un bien très rare, cultivons-là avec soin, Molière le dit mieux que moi :

 

« L’amitié demande un peu plus de mystère

Et c’est assurément en profaner le nom

Que de vouloir le mettre à toute occasion. »

À la mariée : Eva !
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 08:00
Dis Papy ça sert à quoi 1 Ministre ?

À rien si l’on applique la jurisprudence Yves Thréard, du Figaro, qui proclame que « Le ministre du Travail ne sert à rien ! » 

 

Dans le cas d’espèce, le départ de Rebsamen dont on dit qu’il a échoué à inverser la courbe du chômage, comme son prédécesseur Sapin, et bien d’autres avant eux, ce n’est pas inexact dans la mesure où le talent personnel du Ministre n’est pas vraiment en cause. C’est la politique menée qui est en cause. Pour Thréard ça ne fait pas un pli, il chante l’antienne de son camp qui, lorsqu’il était aux manettes, n’a guère brillé sur ce terrain.

 

Du côté du 78 rue de Varenne, celui de l’Agriculture est dans la tourmente, en première ligne, empêtré dans une politique agricole, qu’on dit commune, qui se heurte au dumping social allemand, aux charges, aux contraintes du Grenelle de l’environnement, à l’embargo sur la Russie, dans le cas du porc au marché tout bêtement. En effet, le marché du porc n’a jamais bénéficié de soutien des prix, de subventions, c’est un marché hyper concurrentiel.

 

Le successeur de Le Foll est tout trouvé, notre ex-président « Ce n’est pas une crise conjoncturelle, c’est une crise structurelle. Il faut sauver l’agriculture française. Pour cela il va falloir réinventer un modèle »

 

« Il y a eu une déclaration qui a été faite par le ministre de l’agriculture. Les engagements ont été pris et ils doivent être respectés. Et pour cela, c’est au plus haut niveau de l’Etat que ça doit être géré. »

 

Le prix du cochon c’est du ressort du Président de la République !

 

« Ce n'est pas rien et je me battrai pour défendre la PAC », a-t-il dit. Pour autant, « ce système peut-il perdurer ? Non. Il faut qu'on le réinvente »

 

Vaste programme ! Paroles, paroles, mais qui c’est qui a plaidé pour l’abandon des quotas laitiers ?

 

Vive le grand large, le grand export, la régulation par le marché, une forme de course à l’échalote au moins disant, pas sûr que la majorité des agriculteurs, même les hyper-productifs, y soient vraiment préparés.

 

Bruno Le Maire, lui, depuis la Nouvelle-Calédonie, a parlé du juste prix du porc ?

 

Sur un marché sans filet ça n’existe pas et la Cooperl comme Bigard sont dans le vrai de la réalité, la dure réalité, quand ils contestent la mécanique de prix minimal.

 

L’ex peut qualifier le Foll d' « intermittent de l'agriculture » et faire son mea-culpa à propos du Grenelle de l’Environnement : « j’aurais dû être plus attentif. Ils ont été trop loin, j'aurais dû être plus hyperprésident », a-t-il ironisé à propos d'une formule souvent employée à son encontre lors de son quinquennat.

 

J’adore ce « ils » beau paravent pour celui par qui tout se décide sous le régime de la Ve République.

 

En effet, un Ministre c’est le membre d’un gouvernement avec à sa tête un 1er Ministre (pas un chef du gouvernement puisque l’exécutif est à deux têtes) qui applique une politique définie par les 2 patrons de l’exécutif.

 

L’application de celle-ci passe par des arbitrages interministériels tranchés à Matignon (les bleus). Bref, un Ministre, ne fait pas ce que bon lui semble, s’il n’est pas d’accord il fout le camp. Bien sûr, son talent, son entregent politique : proximité avec le boss, l’importance politique de sa boutique, les équilibres dans la majorité, peuvent faire pencher la décision dans le sens de ses priorités mais il doit toujours se soumettre au cadrage, tout particulièrement budgétaire, du 1er Ministre.

 

Bref, un Ministre c’est un politique soudain placé à la tête d’une grosse machine très conservatrice et très attachée à ses prérogatives : son Administration, centrale et ses services extérieurs (c’est le cas de l’Agriculture).

 

Les Ministres passent, les fonctionnaires restent…

 

Bien sûr, à chaque alternance les nouveaux coupent des têtes mais, très sincèrement, ça ne change pas grand-chose dans les grandes boutiques : Quai d’Orsay, Armées, Intérieur, Affaire Étrangères, Économie et Finances, Budget et Agriculture aussi.

 

Les dossiers du Ministre ce sont eux et ça pèse d’autant plus lourd dans la balance que le cabinet du Ministre est maintenant peuplé de leurs collègues qui savent fort bien qu’ils sont en CDD. Ils n’insultent rarement l’avenir.

 

Alors, sous forme de boutade, je répondrai à ma question : un Ministre ça sert à faire le Ministre. Il suffit de consulter les agendas publiés pour s’en rendre compte, de suivre les comptes Twitter. Les communicants sont les rois du pétrole.

 

Reste aussi pour graver le nom du Ministre dans le marbre ou le bronze à lui faire porter une LOI qui prendra son nom.

 

Le destin de Claude Évin est là pour en témoigner, sans sa fameuse loi il serait pour toujours dans les ténèbres extérieures. Le jeune Macron l’a bien compris il participe activement à l’extension du domaine de Macron.

 

Le débat sur la compétence ou l’incompétence d’un Ministre est de bien mauvaise politique, il n’est que l’instrument d’un projet politique, pas un magicien, il peut être un bon comédien, savoir donner le change, mais quoi qu’il arrive il sera un jour rattrapé par la dure et implacable réalité.

 

Gouverner c’est choisir !

 

Le choix qui a été fait par l’ancien Président et qui a été repris par son successeur, d’une agriculture dite compétitive, tournée vers le grand large, sans véritables protections ni soutien, a et aura dans les années à venir, tout particulièrement dans le secteur laitier, des conséquences lourdes et importantes sur la localisation et la taille des exploitations.

 

Réinventer le modèle, le génie français quoi, je dis chiche et j’attends sans grande impatience ce beau modèle tout neuf qui va tout régler d'un seul coup d'un seul !

 

Ça me rappelle le brillant épisode de la suppression des droits de plantation votée par le Ministre de l’Agriculture de l’ex et, face à la fronde de la CNAOC, madame Vautrin députée de la Marne me dire avec aplomb : nous allons inventer un nouveau modèle ! Mon scepticisme lui déplut, la suite est connue de tous…

 

Pour la fin des quotas laitiers je m'en tiens à mon devoir de réserve mais bon prêcher dans le désert...

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