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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:00
« Les morts ne portent pas de costards » de la disparition de Charles Pasqua aux moutons d’Uber les accros des réseaux sociaux alimentent les poubelles

Je n’avais aucune sympathie particulière pour Charles Pasqua, dont j’ai suivi le parcours politique depuis plus de 30 ans, et je n’ai aucune sympathie pour la grande majorité des chauffeurs de la corporation des taxis parisiens mais j’avoue que la médiocrité et la petitesse des écrits de certains accros de Face de Bouc et de Twitter me donne la nausée.

 

Que des minables procureurs, des juges autoproclamés, qui se servent des réseaux sociaux pour déverser leur acrimonie, le vide de leur vie, l’inanité et la pauvreté de leur pensée.

 

Si dans le film loufoque « Les morts ne portent pas de costards » de Carl Reiner, sorti en 1982(Dead Men Don't Wear Plaid) le héros Rigby Reardon interprété par Steve Martin constate que cette affirmation « Les morts ne portent pas de costards » ne veut rien dire, moi je la reprends à mon compte à propos de la disparition de Charles Pasqua.

 

L’infatigable graphomane Bruno Roger-Petit écrit dans Challenges :

 

« La gauche n’est pas à l’aise avec Charles Pasqua. Entre fascination et répulsion. Charles Pasqua, le Ricard, le SAC, les réseaux et surtout, Malik Oussekine. A peine la nouvelle de la disparition de l’ancien ministre tombait, qu’un élu communiste parisien lançait l’une de ses polémiques dont les réseaux sociaux ont le secret. »

 

Pour ma part, alors que je n’ai aucune sympathie pour le défroqué mitterrandiste Mélanchon, je suis sur la même longue d’ondes que lui « Sans doute plus sensible au poids de l’histoire, tribunal du monde, Jean-Luc Mélenchon (sur France Info) tout en évoquant le cas Oussekine, se montre plus équilibré sur le bilan Pasqua : « Dans ma génération, son souvenir est surchargé par la mort de Malik Oussekine. Et par l'enfer qu'il a créé pour les gens qui sont comme moi nés en Afrique du Nord puisque nous sommes des suspects chaque fois qu'on change de papiers d'identité (...) Mais je ne voudrais pas résumer à ça sa vie ».

 

Résumer la vie d’un homme, la compresser en quelques signes sur Twitter ou en quelques lignes assassines sur son mur Face de Bouc, voilà bien la triste réalité de notre temps asservi à l’instantanéité.

 

Le silence n’est plus de mise.

 

Le petit peuple des moutons bêle, laissons le bêler, hormis le petit cercle des « amis » qui se congratule, like, ce ne sont même pas des scories de l’histoire qui seront charriées dans l’oubli.

 

L’Histoire, connaît pas chez ces gens-là !

 

Charles Pasqua y entrera avec sa part d’ombre mais aussi sa part de lumière… Laissons faire leur travail aux historiens, gardiens du temps long…

 

Pour en revenir à l'enquête loufoque et incompréhensible du film, « Les morts ne portent pas de costards » beaucoup de répliques sont hilarantes et j’adore le comique de répétition comme lorsque Rachel Ward suce les plaies par balle de Steve Martin pour récupérer entre ses dents le projectile… (voir la vidéo ci-dessous) 

 

C’est jouissif !

 

Tout ça pour vous dire que face à cette médiocrité crasse nous ne pourrons être sauvés que par le rire et l’intelligence.

 

Et j’en reviens à UBER : « Raphaël Enthoven démonte la mécanique Uber » 

 

Uber et le mouton

 

« Uber joue sur le développement de l’autonomie, sur le sentiment qu’avec Internet et l'essor de l’économie collaborative, chacun va avoir le sentiment de se construire lui-même sa petite vie. C’est une illusion. Cette célébration de l’autonomie va de pair avec une uniformisation des comportements. En réalité, plus les individus veulent être l'origine radicale de leur petite existence, plus ils adoptent les comportements de tout le monde, plus la prestation qu’ils reçoivent et qui leur semble spécifiquement destinée est une prestation absolument standardisée. Et c’est ce double mouvement qui est intéressant chez Uber, on flatte l’individu en vous, mais c’est le mouton qu’on caresse.

 

Pour finir j'avoue adorer dans la même brassée :

 

  • Les révoltés de comptoir qui dans le même mouvement glorifient UBER et conchient la dérégulation du monde mondialisé…

  • Les ardents défenseurs, communistes français et compagnons de route, du référendum grec, sommet de démocratie. Moi je veux bien, mais pourquoi ne pas l’avoir aussi ardemment demandé aux camarades Brejnev, Honecker and Co pour que les peuples asservis puissent disposer d’eux-mêmes. C’est le syndrome des alcooliques repentis…
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 06:00

 

Le plus difficile fut de vider mon bureau, de remettre le nez dans les dossiers sanglés, de trier cet amoncellement de papiers et puis, d’en jeter la grande majorité. Aucun regrets, rien que des scories d’une part de ma vie professionnelle. Ce qu’il en est resté, les dossiers de mes missions, Vins doux naturels, Cognac, Châteauneuf-du-Pape…, de la Journée Nationale du Cheval que j’ai créé, le chrono de mes correspondances en temps de Directeur de Cabinet va être ensilé aux archives nationales.

 

J’ai gardé par devers moi, quelques coupures de presse, mon dossier Corse, un dossier avec 1 gros tampon SD, et mon premier rapport datant de mon premier séjour en 1977 au Ministère de l’Agriculture, à mon retour du service national comme coopérant en Algérie à Constantine.

 

RAPPORT SUR LA LIMITATION DES ÉLEVAGES HORS SOL

 

60 pages

L’heure de ma sortie a sonné en ce 1er juillet et j’ai exhumé mon premier rapport qui n’était pas très UBER POP…

J’ai relu mes conclusions :

 

Voici l’ultime « Un des mérites essentiels d’une mesure de limitation serait son rôle de « butoir » : ce butoir permettrait d’éviter certains conflits d’intérêt entre les agriculteurs et de puissantes firmes extérieures à l’agriculture.

 

  • Les firmes intégratrices aliments du bétail plus particulièrement en aviculture…

 

Mais l’enjeu est tout autre. Il s’agit en fait d’un choix entre deux modes de développement économique : les productions hors-sol doivent-elles demeurer une activité agricole ou au contraire doivent-elles tendre à s’intégrer au secteur industriel ? Le principe de la limitation tranche sans équivoque en faveur du premier terme de l’alternative. »

 

Rapport d’un chargé de mission contractuel de 29 ans à Bernard Auberger Directeur de la Production et des Échanges, Inspecteur des Finances, Christian Bonnet étant Ministre de l’Agriculture jusqu’au 30 mars 1977. C’est Pierre Méhaignerie qui lui succédera.

 

Deux Ministres bretons, donc en premier ligne sur ce sujet important.

 

J’écrivais aussi que « la limitation peut favoriser la protection de l’environnement en empêchant le développement de sources de pollution trop importantes (…)

 

Je soulignais que ce qui comptait le plus en la matière « c’est la densité géographique que la taille des ateliers. Il est plus efficace de contrôler cette densité. Il est certain néanmoins que la taille des ateliers est facteur d’accroissement de la densité. Signalons qu’une mesure imposant l’épuration des effluents, sous certaines conditions de dimension de densité géographique pourrait avoir un effet limitant puisqu’elle contribuerait à accroître le coût de production des élevages concernés. »

 

Comme vous pouvez le constater j’étais un affreux interventionniste, pas un poil UBER POP

 

Adieu vaches, cochons, couvées, dérèglementer c’est desserrer les liens, exit quotas laitiers, ça donne dans un premier temps de l’air, une forme de liberté, puis vient le temps où les plus forts, les plus résistants, prennent le dessus sur la piétaille et le produit devient un « minerai ». Certains, évoquerons la régulation pour retrouver une nouvelle forme de protection mais sans outils de régulation il ne peut y avoir de régulation.

 

Bonne journée à vous…

L’heure de ma sortie a sonné en ce 1er juillet et j’ai exhumé mon premier rapport qui n’était pas très UBER POP…
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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 06:00
Le meilleur jambon-beurre-cornichons bas-bourguignons de Paris c’est le mien arrosé d’1 marsannay 2011 clos du roy du domaine Bizot

Éléonore Colin de Télérama est formelle « Sauvé de la misère industrielle dans laquelle il était tombé, le mythique jambon-beurre s’affiche, à nouveau divin, chez les esthètes de la capitale. »

 

« Vingt-cinq centimètres de plaisir répartis entre deux tranches de baguette bien fraîche, un authentique jambon de Paris et une belle couche de beurre... C'est l'anti-burger. L'un des plus grands symboles de notre patrimoine gastronomique. Dans l'univers de la street food, l'irréductible jambon-beurre reste, contre toute attente, le sandwich chouchou des Français. En 2014, près de 1,3 milliard d'unités se sont même laissées croquer. Cocorico ! Ces dernières années pourtant, on ne donnait pas cher de sa croûte. Pilier de comptoir et des halls de gare parisiens, il faisait globalement peine à voir. Une vraie débandade. »

 

La suite ICI 

 

Dans le palmarès des 6 adresses parisiennes où l’on peut déguster, selon elle, 1 excellent jambon-beurre, ceux des chefs étoilés Alleno et Fréchon font monter l’addition à 1 niveau qui n’est pas à la portée des bourses populaires : 8 € et 7,50 € pour du petit calibre c’est beaucoup trop cher.

 

Reste celui de Chez Aline. 4,50 € « Cette ancienne boucherie chevaline du 11e, reconvertie en « take away » à l'ancienne, a fait du jambon-beurre son plat signature. Dorée à souhait, la baguette tradition vient de la maison Landemaine ; le jambon en chiffonnade, estampillé Prince de Paris et subtilement iodé, fond sous la langue ; sans parler du beurre demi-sel de la ferme normande Borniambuc. Simplissime, mais divin. A chaque bouchée, son choc gustatif. »

 

Et le mien bien sûr :

  • 1 baguette Tradition de chez Laurent Duchêne rue Wurtz : 1,15 € on fait 3 beaux sandwiches avec ou 1 baguette traditionnelle 0,95€ qui donne 5 sandwiches.

 

  • 1 tranche de jambon de Paris fait maison par la charcuterie Pellé 213 rue de Tolbiac 22 € le kg soit 1,80 € pour une belle tranche

 

  • Du beurre de baratte salé (pas du demi-sel) acheté chez Quatrehomme rue de Tolbiac ou chez Androuet rue Daguerre. 3,30 € les 250g

 

  • Des cornichons 2 coupés en deux, ils sont gros, de la Maison Marc cultivés, cueillis et conditionnés à Chemilly-sur-Yonne 7,80 € les 250 g en ligne

 

Vous tranchez la baguette, vous embeurrez abondamment les 2 faces, vous posez la tranche de jambon pliée en 3, vous déposez vos 2 cornichons et le tour est joué.

 

Le meilleur jambon-beurre-cornichons bas-bourguignons de Paris c’est le mien arrosé d’1 marsannay 2011 clos du roy du domaine Bizot
Le meilleur jambon-beurre-cornichons bas-bourguignons de Paris c’est le mien arrosé d’1 marsannay 2011 clos du roy du domaine Bizot
Le meilleur jambon-beurre-cornichons bas-bourguignons de Paris c’est le mien arrosé d’1 marsannay 2011 clos du roy du domaine Bizot

Faites vos comptes :

 

  • 35 c de pain + 30 c de beurre + 1,80 € de jambon + 2 cornichons à 40 c ça vous fait le sandwiche à 2,85 €. Ce n’est pas donné mais la bonne matière première se paye.

 

  • On peut, en jouant un ton au-dessous, avec une baguette traditionnelle se le faire autour de 1,50-1,60 €. C’est toujours mieux qu’un Mac Do.
  •  

Et avec ça vous pouvez vous payez un très bon verre de Marsannay 2011 clos du roy du domaine Bizot. Normal d’accompagner la renaissance du mythique jambon-beurre avec vin à la hauteur !

 

Bon appétit et large soif !

Le meilleur jambon-beurre-cornichons bas-bourguignons de Paris c’est le mien arrosé d’1 marsannay 2011 clos du roy du domaine Bizot
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 06:00
Le magazine Régal n’aime pas les rosés nus dites-moi pourquoi Eve-Marie Zizza-Lalu rédactrice en chef ?

Je ne sais pas.

 

Dans son n°66 de juillet-août Régal surfe comme tout le monde sur la vague et la vogue des vins rosés : 1 bouteille sur 3 consommée en France en présentant 60 rosés testés & approuvés par 16 experts du vin.

 

Le dossier a été orchestré par Hélène Piot.

 

Le chemin est balisé dit-elle. Je n’en doute pas puisque ce sont des pros qui vendent du vin donc des prescripteurs (1) et pour certains des prescripteurs importants qui ont testé et approuvé ces choix (ils les signent d’ailleurs).

 

Je ne conteste pas leur choix puisqu’il correspond à celui qu’ils font pour leur propre compte mais je m’interroge sur l’absence dans ce panel de cavistes ou de sites proposant à leurs clients des vins que l’on ne rencontre pas partout ?

 

Pour faire court les vins nus ou apparentés.

 

Simple question adressée à la rédaction en chef de Régal ?

 

Je ne pense pas que ce soit un oubli mais un choix délibéré.

 

Est-il, pertinent ?

 

Je ne le pense pas à l’heure où Denis Saverot est saisi au sortir du Jeu de Quilles par l’esprit naturel qui souffle sur le vignoble français.

 

Alors pourquoi cet ostracisme ?

 

Encore une fois je ne remets pas en cause le choix des acheteurs qui prescrivent ce qu’ils estiment être les vins qui conviennent à leur clientèle mais je m’étonne du caractère convenu et peu innovant de la proposition de Régal.

 

Pour une fois que ce magazine, qui habituellement fait peu de place au vin, lui consacre un gros dossier (10 pages) on aurait pu espérer pour que ses lecteurs puissent voir clair dans la marée de bouteilles de rosés qu’une place fut faite aux vins nus.

 

Ce n’est pas une mode mais une tendance lourde qui s’installe auprès de toute une génération, la négliger c’est se tirer une balle dans le pied Eve-Marie Zizza-Lalu Rédactrice en chef de Régal.

 

Mais où sont passés les dénicheurs, les découvreurs ?

 

Les Sélectionneurs :

5 femmes et 11 hommes.

 

2 acheteurs de la GD : Système U et Monoprix

 

4 acheteurs d’1 réseau de cavistes : Repaire de Bacchus, VandB, Intercaves  et Lavinia

 

4 cavistes e-commerce : troisfoisvin.com, le petit ballon, et Wine and Co 

 

1 sommelier myvitibox 

 

4 cavistes : le chemin des vignes, Caravin, au gré des vins et Caves du Parc

 

1 négociant Duclot propriétaire de 2 sites de ventes Internet

 

1 directrice du marketing d’un club de ventes par correspondance Club du vin français

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 06:00
Bizarre vous avez dit bizarre le vin un produit culturel est vendu à 80% en Grande Distribution !
Bizarre vous avez dit bizarre le vin un produit culturel est vendu à 80% en Grande Distribution !

« Le vin est un produit culturel donc qui s'apprend. » écrit sur son blog Le Tire-Bouchon un œnologue retraité à propos du débat sur l’amendement clarificateur de la Loi Evin réécrit par le gouvernement.

 

Selon cette nouvelle version, « ne relèverait pas de la loi Evin les contenus liés notamment à une région de production ou au patrimoine culturel, gastronomique ou paysager liés à une boisson alcoolique disposant d'une identification de la qualité ou de l'origine, ou liés à un terroir protégé ».

 

Dans le même temps, Philippe Barret, dans l’édito du dernier LeRouge&leBlanc : AOC le suicide en pente douce, pose un sérieux bémol sur le niveau culturel de nos vins d’origine.

 

Laxisme historique de l’INAO « qui a fait passer la part des vis en AOC de 45% en 1990 à 60% en 2012 (ndlr il faut relativiser cette progression en % par le fait que les Vins de Table ont fortement régressés au cours de cette période) On a laissé honteusement certaines appellations s’étendre sur des terroirs indignes. Et l’on a trop facilement fait monter d’un niveau hiérarchique certaines appellations de type VSQS. »

 

Et d’en appeler au maître es-juge aux concours de beauté à l'aveugle : Michel Bettane qui reconnaissait en 2011 lors d’un forum organisé par le Monde que « seulement 20 % des vins d’appellation d’origine méritent ce statut. On a été d’un laxisme et d’une démagogie terrifiants dans la multiplication des appellations d’origine. »

 

Tellement culturel le vin que les critiques, les guides, les blogs, les cavistes, traitent au mieux qu’un pourcentage microscopique de ces vins (2, 5 %, je ne sais) et que tout le reste est fourgué via les murs de vins de la GD. L’infiniment petit a bien du mal à masquer l’infiniment grand. Bref, y aurait-il une culture, celle de l’élite, et une sous-culture, celle des pousses-caddies (au bémol près des foires aux vins, restons honnête)

 

Le vin c’est aussi de l’alcool, le nier serait méconnaître la réalité de sa consommation : allez donc comme moi marcher le long du canal Saint Martin ou du bassin de la Villette pour constater que les quilles de vin peu dignes de la culture voisinent avec la bière. Il n’y a pas que le shoot, le vin participe aussi à l’alcoolisation.

 

Alors, éducation me rétorquera-t-on !

 

Oui, mais où et comment ?

 

Plus simple à afficher qu’à mettre en œuvre d’une manière massive afin d’espérer obtenir des résultats probants.

 

C’est possible mais il faudra que chaque partie sorte de son discours formaté et bétonné.

 

La santé est un bien qui ne se découpe pas en rondelles selon le point de vue que l’on défend.

 

Philippe Barret conclue « aujourd’hui on en arrive donc à un incroyable paradoxe : on déclasse de nombreux vins hors « normes » pourtant plébiscités par les consommateurs, alors qu’on trouve parfaitement représentatifs d’un terroir des breuvages matraqués de pesticides, d’anti-pourriture, de levures aromatiques, d’enzymes et de soufre. »

 

Il ne s’agit pas de stigmatiser qui que ce soit, les vignerons en premier, mais de tous accepter notre part de responsabilité dans cette dérive qui mène une grande part des vins dans l’univers de l’enfer agro-alimentaire.

 

Le petit monde des « journalistes » et critiques de vin qui s’en est foutu pendant longtemps comme de leur première chemise, quand certains ne se sont pas privés de railler les bio-cons et autres naturistes élaborateurs de vins poilus qui puent, ferait bien d’éviter ces postures de vierges effarouchées.

 

Le mercanti n’était pas loin pour retenir la plume, la rendre serve à la régie publicitaire, faut assumer les cocos le mélange des genres entre le commerce et l’indépendance éditoriale. Faut bien que les petites entreprises vivent mais merci de ne pas pousser le bouchon trop loin car il risque d’être rattrapé au vol par les défenseurs de notre santé.

 

Alors, merci de dire adieu aux équivalents Rafale qui mêlent les choux et les navets, les modes de consommation du vin ont certes beaucoup évoluées mais ne l’analyser qu’au travers des produits culturels c’est se raconter des histoires et les histoires d’amour finissent mal en général…

Bizarre vous avez dit bizarre le vin un produit culturel est vendu à 80% en Grande Distribution !
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 06:00
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Dans son livre Éloge politique du chocolat Serge Guérin « S’il y a quelque chose de désagréable pour un amateur de chocolat, c’est bien la vieille formule « être chocolat », qui très clairement désigne le couillon, le bêta, le benêt. On parle avec mépris et commisération, de médaille en chocolat pour le champion qui arrive quatrième et n’obtient pas de récompense. »

 

D’où vient cette expression ?

 

Sur son blog Bruno Dewaele, le champion du monde d'orthographe, s’interroge À Pâques ou à la Trinité, comment diable peut-on « être chocolat » ?

 

« Si le sens de l'expression est connu de tous, son origine est pour le moins controversée...

 

Ce n'est pas que les hypothèses fassent défaut : en la matière, on afficherait plutôt complet ! »

 

La suite ICI

 

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Moi j’avoue humblement que c’est Gaston Chaissac, l’Hippobosque du Bocage, qui m’a fait découvrir cette expression. « Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat »

 

Je profite de l’occasion pour signaler à Bruno Dewaele deux oublis dans son livre : l’un bénin, la cigarette en chocolat et l’autre un peu plus grave, le chocolat à cuire.

 

Bien évidemment, de la part d’un grand amateur de chocolat c’est tout à fait compréhensible, en effet le chocolat à rouler et le chocolat à cuire ne risque pas de plonger les esthètes dans l’extase.

 

Mais pour moi ce sont deux plaisirs d’enfance, et les goûts d’enfance sont des marqueurs indélébiles qu’il faut savoir préserver, chouchouter car, comme l’aurait dit Dubuffet, ils sont bruts, dépourvus de l’habillage cher aux adultes.

 

La cigarette en chocolat, c’était une forme de provocation face à l’interdit, manière de faire accroire à nos mères que nous nous contentions de ce leurre alors que nous grillions en cachette des P4.

 

Transgresser !

 

Oui, je n’ai jamais, depuis ce temps-là, fumé autre chose que du tabac, Gitanes, Boyard, Puros, un peu la pipe, puis des roulés. Jamais les addictives marques internationales. D’ailleurs je ne suis pas addict. Pendant une quinzaine d’années je n’ai rien fumé, aujourd’hui je m’offre parfois une roulée après mon café.

 

Lire Transgression absolue : la Boyard papier maïs dosée à 2,95 mg de nico

 

Mes vices cachés

 

Alors vous comprenez mieux que je soutienne un juste combat :

 

Une tribune de Libération de Gilles Dal en 2005 tirait la sonnette d’alarme : Sauvons les cigarettes en chocolat ! 

 

Depuis l'interdiction de fumer dans les entreprises, les non-fumeurs ont l'impression de travailler plus et se sentent lésés. « J'ai acheté un paquet de cigarettes en chocolat pour faire une pause »

 

Pour le chocolat à cuire, ou chocolat de ménage laissez-moi évoquer la tablette de chocolat Cémoi de mon enfance et le gâteau de riz recouvert de chocolat à cuire de ma tante Valentine.

 

« Fidèle au chocolat de ménage qui a fait sa renommée, il se contente de suivre ses recettes éprouvées et rate ainsi la révolution du chocolat en poudre. »(Le Monde 1996 Extrait du Monde de janvier 1996)

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

C’est Félix Cartier-Millon, qui après avoir dirigé les pâtes Lustucru, est le« père » à Grenoble du Chocolat Cémoi. Contrairement à ce qui est écrit, le chocolat Cémoi a été fondé à Grenoble, en 1922, au départ d'une petite entreprise en déclin, la « Chocolaterie des Dauphins » dont il change le nom qui devient « Cémoi » et lance une fabrique moderne de fabrication de chocolat.

http://www.bernardgaborit.fr/

« Mais avec l’évolution du cours du cacao et après avoir raté le virage de la grande distribution, l'entreprise dépose le bilan en 1970 et sera définitivement liquidée en 1973, après plusieurs procédures. En 1981, Cantalou acquiert de nombreuses enseignes, dont Cémoi, et décide en 1989 de faire de Cémoi sa marque phare. »

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Voilà ma recette inspirée de celle de ma tante Valentine

 

« Pour faire du bon riz au lait faut d'abord du bon lait cru et du bon lait cru c'est rare. J'en prends deux litres de lait cru de vache jersiaise de Bernard Gaborit un agriculteur bio du Maine-et-Loire.

 

Dans le faitout je ne verse pas tout le lait, je garde un petit fond de lait froid.

 

Pendant que le lait chauffe à feu doux je fends une gousse de vanille Bourbon, de la vraie, bien dodu et luisante, stockée dans un tube de verre. Je gratte la fente et disperse le coeur vanillé.

 

Sur ma balance de ménage je pèse du riz blanc rond. Quand le lait frémit j'y jette le riz. Je brasse avec une cuillère en bois. Attention à ne jamais racler le fond du faitout.

 

IL faut un peu de temps, le temps de penser : une cuisine est un bon lieu pour agiter ses idées.

 

Lorsque le riz prend de la consistance, commence à cloquer, alors je saupoudre du sucre roux, comme ça, au pif.

 

Sur la fin sur feu fort je fais buller le riz pendant 1 à 2minutes puis je coupe le feu et je jette le reste de lait froid sur le riz très chaud. Opération capitale pour l'onctuosité.

 

Ensuite je verse mon riz dans un moule en dôme.

 

Frigo et plus tard démoulage sur un plat rond bien plat…

 

À feu doux je fais fondre du chocolat de ménage. Je nappe.

 

Re-frigo et puis bon appétit.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:00
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Je dois vous avouer que j’ai peu de goût pour le tourisme en charroi organisé avec guide incorporé très prisé par mes consœurs et confrères retraités. Certes vous me direz que c’est bon pour le commerce local, car les vieux ça mange, ça boit encore, ça dort, ça achète des souvenirs. Dans les vignes et les chais on a baptisé ça œnotourisme. Fort bien j’en conviens mais je n’en suis pas.

 

Mon truc à moi fils de couturière, c’est le cousu main, la petite virée hors les sentiers battus, sur les chemins de traverse, dans les plis et les replis du vaste patchwork qu’est notre pays, arpenter la mosaïque de nos pays, les découvrir avec celles et ceux capables de vous faire partager l’esprit du lieu. Éveiller notre curiosité, prendre le temps pour une leçon de choses qui ravive nos cœurs d’enfant.

 

Alors, lorsque mon amie Magalie, l’exilée de Barcelone, m’a écrit « pour mon anniversaire je veux retourner en Champagne » mon choix fut vite fait : cap sur les Riceys !

 

Elle en fut fort étonnée : « C’est où les Riceys ? »

 

  • Aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne lui répondis-je en lui précisant, rappelle-toi notre déjeuner chez Alice et Olivier de Moor à Courgis dans la mer de vignes de Chablis.

  • Qui c’est ?

  • Demande à Claire elle est fan !

Le sésame de Claire suffisait à Magalie et c’est ainsi que nous sommes partis, un beau jeudi, dans une auto rouge cerise, en direction des Riceys.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Nous avions prévus de pique-niquer. Ce fut Émilie qui, sur la carte, pointa le doigt sur le lac d’Orient, faisant ensuite le GPS bien vivant jusqu’à la plage. Radis rouges, œufs durs, sandwiches jambon-beurre-cornichons bas-bourguignons, fromages affinés, abricots et cerises, nous goûtions la paix et la sérénité du lieu. Nous avions le temps, nous prenions le temps.

 

Café puis cap sur les Riceys sous un soleil ardent.

 

Tout comme Jean-Paul Kaufmann les trois grâces que j’accompagnais pouvait s’extasier.

 

« Apercevant pour la première fois les Riceys il y a une quinzaine d’années, je n’en croyais pas mes yeux. De vieilles maisons vigneronnes bien tenues, ornées de ferronneries, d’admirables façades ne laissant rien deviner du dedans, un vignoble intensément travaillé, un air de superbe et de secret.

 

Comment un tel village à la beauté intacte pouvait-il encore exister en France ?

 

Un village ou plus exactement trois villages en un seul. Je faisais connaissance avec la redoutable complexité ricetonne, presque aussi difficile à concevoir que le mystère de la Sainte Trinité. Trois bourgs distincts et consubstantiels formant une entité unique et indissoluble.

 

Trois appellations d’origine contrôlée aussi (Champagne, Rosé des Riceys, Coteaux Champenois), aucune autre commune champenoise ne peut se prévaloir d’une telle originalité. La complexité qui partout ailleurs est l’indice d’un échec ou d’un désagrément est historiquement aux Riceys un avantage et même un privilège, en tout cas un défi. La singularité de ce lieu et de ce vignoble qui l’incarne tient dans cette complexité fièrement acceptée. Une difficulté - mais non un embarras - qu’on lui envie secrètement.

 

Les Riceys aiment jouer sur les deux tableaux. C’est la nature profonde de ce village. La place a appartenu tantôt à la Bourgogne, tantôt à la Champagne. Il y a dans la mentalité de cette terre une espièglerie, une gaieté libre et truculente, presque rabelaisienne, qui a beau se dissimuler sous un certain quant-à-soi mais n’en est pas moins heureuse et conviviale comme il sied à un pays où l’on cultive la vigne. »

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Nous étions dans la place, la leçon de choses pouvait commencer sous la houlette de l’ami Olivier.

 

Les vignes d’abord ! Elles se planquent sur les croupes aux Riceys, nous les découvrons, leur histoire, l’histoire familiale des Horiot, les choix d’Olivier, la biodynamie pour retrouver les gestes, redonner à la vigne sa vigueur, la géologie, la crise phylloxérique, la prospérité champenoise, les 5 cépages Pinot Noir, Pinot meunier, Pinot Blanc, Arbanne, Chardonnay, les 3 appellations… Les filles sont aux anges et c’est dans une cadole que nous en appelons aux dieux du lieu.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

La fraîcheur du chai, goûter les vins clairs, nouvelle religiosité non cérémonieuse, la pipette, Magalie la mercanti veut tout acheter ou presque. Olivier explique mais il écoute aussi, les certitudes ne font pas parties de son ADN, il cherche, il doute, toujours en quête de l’expression de son terroir, de ses parcelles. Que du bonheur partagé !

 

Nouvelle station chez la sœur d’Olivier qui tient Le caveau des Riceys  face à la magnifique halle. L’air est tendre, la jeune équipe de palissage d’Olivier a pris ses quartiers sur la terrasse. Nous nous joignons à eux. Les filles font leurs emplettes. Marie, l’épouse d’Olivier, nous rejoint. Ardoise de fromages du cru, chaource en tête. J’avoue ma faiblesse pour le Soumaintrain. Nous buvons bien sûr, du champagne évidemment, le jour décline mais il nous restait encore du temps pour aller goûter tous les vins d’Olivier et de Marie Horiot.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Comme je suis accompagné d’oiseaux de nuit, sur qui l’heure n’a pas de prise, sans cérémonie, les belles quilles défilèrent, les mots s’envolèrent, nous survolèrent, nous étions gais comme des pinsons, tout devenait possible, même qu’Émilie lançait à la volée, sitôt suivie de Claire, qu’elle était partante pour se lever à 5 heures afin de se joindre à l’équipe de palissage.

 

Nous marchions dans Riceys-le-bas endormi. Un petit clebs aboyait à gorge déployée. Nous étions très gais. Il était 2 heures.

 

Et elles se sont levées à 5 heures et elles ont palissé…

 

Je les ai rejointes à 9 heures pour prendre le café avec Marie. Elles ont bien mangé. Olivier, sur son drôle d’engin plein de tuyaux est venu lui aussi nous rejoindre. Émilie se voyait déjà aux commandes de cet oiseau bleu. Magalie toute pimpante arrivait. Nous n’avions pas très envie de repartir mais comme les bonnes choses ont toujours une fin, lestés de nos beaux souvenirs et de belles quilles achetées, nous embrassions et remercions Marie et Olivier pour ce beau jour de partage, de convivialité et d’amitié.

 

À bientôt les Riceys pour de nouvelles aventures !

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 06:00
À propos de la loi Evin « Pour naître on ne peut pas donner son avis, mais pour mourir au moins foutez-nous la paix. » Léon Schwartzenberg cancérologue

Oui, foutez-moi la paix vous les gardiens de notre Santé Publique, comme vous, comme nous tous, je vais mourir un jour et de grâce j’espère que ce jour-là vous ne m’agglomérez pas à vos grosses statistiques que vous agitez comme un épouvantail.

 

Oui, je n’en disconviens pas comme l’écrivait Jean-Yves Nau dans Slate en 2013 «L'alcool tue. Mais combien de personnes?»

 

« Il y a quelques jours, l’Ireb a pris une initiative peu commune dans une communauté scientifique traditionnellement ouatée: critiquer publiquement les résultats de deux groupes d’épidémiologistes; deux équipes réputées travaillant l’une et l’autre pour l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) (2). Il est vrai que ces deux publications ne pouvaient manquer d’étonner. L’une concluait qu’en 2006 le nombre des décès prématurés directement imputables à l’alcool avait en France été de 20.255. La seconde concluait que ce nombre avait été, en 2009, d’environ 49.000. Soit une augmentation de plus de 100% en trois ans! »

 

La mort c’est mon affaire, pas la vôtre et j’exècre aussi bien celles et ceux qui se disent préoccupés par ma santé en attendant que je sois malade ou dépendant que ceux qui me dise que boire je ne sais combien de verres pour devenir vieux.

 

Vieux je le suis, et j’ai toujours un large sourire lorsque je lis ou j’entends celles et ceux qui en font un argument pour me discréditer.

 

L’alcoolisme est un fléau trop ravageur pour le laisser entre les seules mains des alcoologues qui, comme toutes les corporations de ce pays, confondent le doigt avec la lune tel celui-ci qui écrit « Peu importe donc que notre micro-santé vacille en cas d'abus: des centaines de milliers de morts prématurées depuis vingt ans. Une paille... une flûte... Car l'important, aujourd’hui, est de sauver, non pas la santé de nos compatriotes, mais notre œnotourisme! »

 

Que le vin, comme toute boisson alcoolisée, fabrique aussi des alcooliques, des violents, des dangereux je suis le premier à le reconnaître mais cette bataille autour de la publicité via la loi Evin est à l’image de notre société : hypocrite.

 

Les prohibitionnistes masqués me font tout aussi chier que certains dirigeants du vin qui n’ont qu’une vision bien étroite et sélective de notre santé. Celle-ci commence dans la vigne pas seulement dans nos verres.

 

En ce moment, tout le monde tresse des couronnes de laurier sur la tête de Michel Rocard la loi Evin fut voté alors qu’il était Premier Ministre sous la pression Claude GOT membre du Groupe des Cinq sages. Elle avait le soutien d’une large majorité de l’opinion publique : nous étions à la fin des années 80 soit à la fin du lent déclin du gros rouge des classes populaires.

 

Non la loi Evin n’a pas été écrite par Jérôme Cahuzac comme l’écrit un bedeau de service qui se prend pour un journaliste depuis que son nom est dans l’OURS d’un magazine papier glacé pour salle d’attente de dentiste mais par Claude GOT membre du Groupe des Cinq sages.

 

Claude GOT était clair « Vis-à-vis du monde politique, le groupe des 5 n'a pas été constitué au hasard explique l'un d'entre eux. Deux d'entre nous sont proches du PS, un autre est centriste, un autre encore proche du RPR. Le dernier n'a pas d'affiliation politique déclarée. Et de préciser sans faux-fuyant :

 

« Lors des nombreux meetings avec des hommes politiques, nous étions toujours deux. L'un politiquement proche de nos interlocuteurs, l'autre opposé. Ce procédé a été très efficace. »

 

Cahuzac n’était que le grouillot de service espérant par ce fait obtenir un poste de chef de service à l’AP de Paris. Il ne faisait pas encore dans le capillaire mais le cœur.

 

Détail d’importance j’étais en face des profs pas de trace de Cahuzac.

 

Quand on ne sait pas écrire on ne réécrit pas l’Histoire pour faire de l’esbroufe.

 

Lire l’histoire ICI 

 

Bloc contre bloc, les Rafales contre les morts, ça suffit !

 

Que chacun prenne toutes ses responsabilités, les parties prenantes et les gouvernants, pour passer un bon compromis qui mette fin aux hostilités à la manière des Accords Matignon sur la Nouvelle-Calédonie. Jean-Marie Tjibaou l’indépendantiste et le député anti-indépendantiste Jacques Lafleur, hommes de bonne volonté.

 

Le débat actuel à propos de l’amendement César sur la loi Evin ne pose pas les bases de ce nécessaire compromis car il n’est que l’expression à l’instant T d’une vieille partie de bras de fer gagnée par l’une des parties qui n’apportera pas la paix.

 

Les pouvoirs publics se réfèrent à un maintien de l’équilibre qu’aurait institué la loi Evin. Ce n’est que pure illusion dans un paysage médiatique qui a radicalement changé depuis les années 80. Où se trouve la frontière entre la publicité et la communication sur les réseaux sociaux ? Que vaut l’illusoire ligne Maginot de la loi Evin dans un monde décloisonné et mondialisé ?

 

Nous nous accrochons à nos vieilles lunes, à nos combats insignifiants, à notre incapacité à innover, à adopter un langage, des pratiques en prise avec le réel, nous nous faisons plaisir : traduction nous brossons les gens dans le sens du poil pour que surtout rien ne change.

 

Pour en finir avec la mort qui nous guette, j’ai une pensée pour mes amis d’enfance les Remaud qui ont vu partir la semaine passée leur mère Madeleine la grande amie de maman ; aussi pour la famille Delorme car Christophe Delorme, qui dirigeait avec son frère le Domaine de La Mordorée, à Lirac, nous a quitté brutalement à 52 ans, des suites d’une crise cardiaque.

 

Et j'ai aussi une pensée pour mon jeune filleul Téo, qui lutte contre elle.

 

Mourir vieux, dans la fleur de l’âge ou beaucoup trop jeune, avec ou sans raison apparente, déclarée, authentifiée, c’est notre lot commun, mais comme Michel Eyquem de Montaigne « Ce n’est pas la mort mais le mourir qui m’inquiète. »

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:28
Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?

Nous vivons dans un beau pays de naufrages judiciaires à répétition, dernier en date celui des 3 juges d’Instruction du procès, dit du Carlton, où le tendre et câlin DSK faisait tandem avec l’élégant et malin Dodo la Saumure.

 

Comprenne qui pourra ?

 

Et moi pendant ce temps-là, loin du stupre et de la fornication, je subis les assauts du Docteur Rigaud le président d’une association, au nom long comme le bras : l’Association Nationale de Prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) creuset de tous mes vices sauf celui-là. La chair est faible… « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible » Matthieu 26:41

 

En effet, dans un courrier du 1er juin le dit président, qui me donne même du cher ami, me dit que je suis adhérent de l’ANPAA depuis des années et me remercie de mon engagement, de mon soutien et de ma fidélité.

 

Sauf que, depuis 2009, pour des raisons obscures, mon matricule 17004 m’a été retiré. Sans doute que je déplaisais dans ce club restreint et fermé.

 

Alors je m’interroge, comme le défunt Mgr Marty :

 

  • Dois-je de nouveau cotiser et faire de l’entrisme comme un vulgaire trotskyste ?

  • Dois-je ainsi gonfler la maigre pelote d’adhérents de cette association qui passe son temps à chercher des poux sur la tête du Président Farge et de l’auguste Jacques Dupont ?

  • N’y aurait-il pas chez nos « amis » de l’ANPAA un certain sauve-qui peut, comme une impression de perdre pied ?
  •  

Débat cornélien que je remets entre vos mains : que dois-je faire ?

 

Merci de m’aider à dénouer ce nœud gordien.

Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 06:00
Le GO des vins des Riceys qui c’est ? Demandez à JP Kauffmann qui a le sens de la géographie humaine…

Même sous les pires menaces je ne répondrai pas à cette question, et ce pour deux raisons, la première et la seconde comme l’aurait dit à juste raison Pierre DAC.

 

Y’a des jours où je me demande pourquoi je me décarcasse comme le proclamait Ducros pour ses épices, dès que je m’éloigne de votre vin chéri pour soutenir une jeune entrepreneuse, qui par ailleurs est une bonne buveuse ICI, la majorité se fait porter pâle. 

 

Je n'en sors pas pour autant mon magnum mon MAGNUM  et mets donc sagement un mouchoir sur mon juste courroux et fait appel au sens de la géographie humaine de JP Kauffmann : Les Riceys, miroir d’un monde par JP Kauffmann :

 

« Apercevant pour la première fois les Riceys il y a une quinzaine d’années, je n’en croyais pas mes yeux. De vieilles maisons vigneronnes bien tenues, ornées de ferronneries, d’admirables façades ne laissant rien deviner du dedans, un vignoble intensément travaillé, un air de superbe et de secret. Comment un tel village à la beauté intacte pouvait-il encore exister en France ? Un village ou plus exactement trois villages en un seul. Je faisais connaissance avec la redoutable complexité ricetonne, presque aussi difficile à concevoir que le mystère de la Sainte Trinité. »

 

La suite ICI vaut le détour 

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