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20 mai 2022 5 20 /05 /mai /2022 06:00

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afp.com/PHILIPPE WOJAZER

Et il y a eu un courant d'air… Et Patrick s'est éteint »

Jean-Michel Folon

 


CULTURE

Patrick Dewaere, le destin tragique de l’écorché vif du cinéma français ICI 

Aujourd’hui c’est « Adieu Poulet » 1975

 

Adieu poulet en DVD : Adieu poulet - AlloCiné

 

Pourquoi ce film ?

 

Dans la droite ligne de la dernière chronique relative à « Coup de tête » un film permettant d'approfondir tant soit peu la personnalité de Patrick Dewaere. Rassurez-vous n'est pas question de reprendre, même en nombre limité, l'un après l'autre, quelques-uns des 37 films de cet acteur exceptionnel. Celui d'aujourd'hui montrent l'amitié qui pouvait exister entre des acteurs quand ils savaient reconnaître l'un des grands d'entre eux et surtout que cela ne les inquiétait pas.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Nous sommes à Rouen. En pleine campagne électorale. le commissaire Verjeat et les inspecteurs Lefèvre et Moitrier enquêtent dans une maison close : l'un des clients est mort en pleine extase. L’enquête n'a même pas commencé que la tenancière de la maison prévient qu'elle connaît nombre de personnalités importantes. Verjeat, vieux de la vieille à qui on ne la fait pas, comprend que cette enquête n'ira jamais très loin. Il est tard chacun rentre chez lui.

 

Moitrier par un message du Central est informé d’une rixe entre colleurs d’affiches. Il se rend sur les lieux où il a à peine le temps de constater qu'un colleur d'affiches vient d'être battu à mort par un malfrat, il se fait tirer dessus par ce voyou. Arrivé à l'hôpital, Moitrier confie à Lefèvre qu'il a reconnu dans son agresseur Antoine Portor, l'un des hommes de Pierre Lardatte, candidat à l'élection. Puis Moitrier meurt.

 

Le commissaire commence son enquête. Comme il se doit Lardatte dit être attristé par la nouvelle, mais ne pas connaître personnellement les membres de son service de sécurité.

 

Diverses péripéties font que tout cela arrive au grand jours en raison du barouf que fait le père du colleur d'affiches décédé.

 

Mis en cause publiquement, mais sans preuve décisive Lardatte se sent humilié. Usant de ses relations de notables il obtient la mutation immédiate, à Montpellier de Verjeat qui prépare aussitôt ses valises. Lardatte espère pouvoir reprendre paisiblement sa campagne électorale quand il est pris en otage par Portor. C’est Pignol qui a repris l'enquête en raison de la mutation de Verjeat qui tente la libération de Lardatte. Le criminel réclame Verjeat et refuse de discuter tant avec Pignol qu'avec Ledoux. Le contrôleur demande alors à Verjeat de parlementer avec Portor ; le commissaire l’envoi se faire foutre.se saisit du haut-parleur et dit : « Verjeat, il est à Montpellier, Verjeat ! » Puis il se tourne vers Lefèvre et le salue : « Adieu poulet… ». Entre-temps on aura assisté à un jeu de chaises musicales entre la justice, le parquet, le milieu, la police avec ses deux extrêmes l'efficacité d'un commissaire Verjeat ayant le sens de l'État d'un côté et est un petit carriériste trouillard, le commissaire Pignol aux ordres.

 

 

Réalisation

 

Pierre Granier-Deferre

 

Vingt-quatre films de qualité et presque autant de téléfilms en opposition avec la mode de son temps : « La Nouvelle Vague » du camarade Truffaut. Il est aussi vain de prétendre que le classicisme de l’un est supérieur au modernisme de l’autre que de prétendre que Mozart est supérieur à Beethoven.

 

Truffaut et Granier-Deferre, font partie de l’histoire du cinéma et on ne peut que se réjouir de sa diversité.

 

Le style « Granier-Deferre » avait ses supporters quand on voit les « pointures » qui jouaient dans ses films et/ou gravitaient autour de lui. ( Simone Signoret, Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon ou Romy Schneider, Jean Louis Trintignant , Ingrid Thulin. ) Il a également tourné pour la télévision plusieurs épisodes de Maigret avec Bruno Cremer. 

 

Pierre Granier-Deferre pourrait être le fils spirituel de ceux auprès desquels il a appris le métier. En tant qu'assistant-réalisateur de Marcel Carné, mais aussi pendant un long moment en tant qu'assistant de Marcel Camus et de Jean-Paul Le Chanois.

 

Quand on aura précisé qu’il était le scénariste de tous ses films on comprendra que l’on est pas devant un cinéaste mineur car très exigeant.

 

Qui fait quoi ?

 

Le film du dimanche soir : “Adieu poulet”, duo épatant pour film précieux

 

Lino Ventura :          le commissaire principal Verjeat

 

Les lecteurs de Ciné papy savent à présent, à peu près tout de Lino Ventura. On se limitera à ses relations avec Dewaere.

 

La critique d’Adieu poulet (1975) dans Le Point qualifiant de « monstres sacrés » Dewaere autant que Lino Ventura, est flatteuse : « La rencontre Ventura-Dewaere restera dans les annales. Contre le vieux briscard, le poids coq tient crânement le coup : petit poulet deviendra grand »

 

Sa relation avec son partenaire à l'écran est très positive : Lino Ventura insiste même auprès de la production sur le fait qu'il ne soit pas cité seul en haut de l'affiche mais que la mention soit : « Lino Ventura et Patrick Dewaere dans Adieu poulet »

 

En juillet 1979, le chanteur et compositeur François Deguelt souhaite se lancer dans la production cinématographique. Il achève un scénario intitulé Mourir à Brest, en confie la réalisation à Bernard Farrel et propose les rôles-titres à Lino Ventura et Patrick Dewaere qui en ont accepté le principe, mais le film ne se fera pas.

 

Notons l’accord de principe alors que, en pleine gloire, les champions du box-office, Delon et Belmondo, ferment les portes à l’arrivée de Dewaere et Depardieu. Il ne se fera aucun film avec les anciens et les modernes.

 

Patrick Dewaere :            l'inspecteur Lefèvre

 

Pour faire simple, quelques citations de son entourage ou de lui-même.

 

        - Depardieu déclare lors d'une interview :

 

        « Avec Dewaere, c'est bien et c'est pas cher. Avec Depardieu, c'est plus cher et c'est pas mieux »

 

        - Bertrand Blier :

 

        « Patrick avait aussi ce problème-là : il a beaucoup souffert de l'ombre gigantesque de         Gérard. En fait, Gérard et lui n'étaient pas copains. Ils étaient plutôt comme deux   frères. Les frères, souvent, ça ne s'entend pas bien. Entre eux deux, c'était le bras de fer en permanence. Ils étaient très jaloux l'un de l'autre mais, à une époque, ils se partageaient le marché, ils se téléphonaient : « Si tu ne le fais pas, je le fais ». »

 

        - Dewaere sur lui-même :

 

        « Je ne serai jamais vieux, moi. On devient vieux à partir du moment où on a peur du         lendemain, c'est à ce moment-là qu'on devient vieux… J'essaierai de ne jamais avoir peur du lendemain »

 

        - François Chalais à propos de « Coup de tête » 1979

 

        Il écrit dans Le Figaro Magazine, que pour ce « ce petit film [qui] est un grand film »,     « Patrick Dewaere en est l'idéal interprète »

 

        et

 

  • Jean Rochereau dans La Croix commente : « Patrick Dewaere joue cela comme ce fut écrit, avec calme, décontraction, assurance et ce regard lointain des misanthropes qui      ne haïssent même plus les hommes tellement ils les méprisent, tout en s'apitoyant sur eux ».

       

 

        - Dewaere sur lui-même :

 

        « Moi, je crois encore à mon âge qu'on peut parler de choses désespérantes et qu'il faut    avoir le courage de les dire et [Sautet] est arrivé à un âge où il en a marre et il préfère    que les choses se passent bien et que tout soit beau ». (Faisant référence aux épreuves endurées dans la vie réelle en raison de ses addictions à la drogue)

 

        - Catherine Deneuve :

 

        Elle estime qu'il ne joue pas mais qu'il vit réellement les rôles qu'il incarne ajoutant : « C'est l'un des rares acteurs qui m'aient vraiment fait pleurer »

 

        - Dewaere à propos de lui-même et de Philippe Léotard :

 

        Léotard arrive épuisé chaque matin par ses excès nocturnes, Dewaere qui s'est mis intensément au sport pour se préparer physiquement à son prochain film, Édith et Marcel, dans lequel il interprète le boxeur Marcel Cerdan, lui avoue avec un ton         ironique : « Dans un an, tu auras tous mes rôles… Je serai mort »

 

        - Dewaere à propos de lui-même

 

        En février 1982, il confie à Marc Esposito : « Quand tu passes ta journée à faire des    gestes de quelqu'un qui est triste, eh bien quand tu rentres chez toi, t'es pas drôle, mon vieux ! T'as pris le pli ! Quand tu fais cinq films de suite où tu joues un paumé, tu finis     par être un paumé. Alors j'en ai marre ! »

 

        - Dewaere à propos de lui-même

 

        « Je veux faire peau neuve complètement et repartir à zéro. Mon passé, je ne le porte pas comme un panache mais je le traîne comme un boulet »

 

        - Jean-Michel Folon son ami

 

        « Patrick était une flamme. Une flamme, c'est fragile et ça peut s'éteindre au moindre courant d'air. Et il y a eu un courant d'air… Et Patrick s'est éteint »

 

 

 Victor Lanoux :                Pierre Lardatte

 

Victor Lanoux, est un acteur, producteur, scénariste et auteur de théâtre français,

Acteur populaire il a souvent des rôles bonhomme, populaire. On se souviendra de lui dans l’adorable « Cousin, cousine » 1975 avec Marie Christine Barrault, Marie France Pisier et Guy Marchand. Mais aussi « Un éléphant ça trompe énormément » réalisé par Yves Robert, et sorti en 1976 avec la joyeuse bande formée par Jean Rochefort, Claude Brasseur et Guy Bedos.

 

Il fut également le héros de la série télévisuelle à succès « Louis la Brocante »

 

Base de données de films français avec images

Julien Guiomar :             le contrôleur général Ledoux, le directeur de la police

 

Ciné papy ne saurait mieux parler de cet excellent acteur au vaste registre que lui consacre une partie de l’article le concernant. Julien Guiomar tourne deux films avec Philippe de Broca qui sait bien utiliser son côté extravagant. Son interprétation d'un colonel grec, chef de la gendarmerie, dans le film « Z » 1969 de Costa-Gavras est remarquable de brutalité, de même que ses personnages de « La Voie lactée » et de « La Fiancée du pirate », tournés la même année.

 

Ses rôles comiques vont de la fantaisie débridée : « La moutarde me monte au nez » en 1974, « L'Aile ou la Cuisse » 1976 (où il incarne l’infâme Jacques Tricatel), « Les Ringards » 1978, à des compositions pleines de subtilité dans « L'Incorrigible » 1975, aux côtés de Jean-Paul Belmondo).

 

Son activité théâtrale, exigeante, est toujours menée en parallèle de ses tournages.

 

ADIEU POULET – RueDuCine | Notations et Avis de Films

 

Pierre Tornade :               le commissaire Pignol

 

Il fut une grande figure des seconds rôles du cinéma français et du monde du doublage, grâce à son timbre de voix profond. De par sa stature imposante, il se voit fréquemment confier des rôles de militaire ou de policier. On se souviendra de ses rôles les plus marquants : le père de la victime dans « Dupont Lajoie », 1974 le capitaine Dumont dans la série des films « La 7e compagnie » et le commissaire Florimond Faroux dans la série télévisée « Nestor Burma »

 

ADIEU POULET

Claude Rich :                      le juge Delmesse

 

Un Grand Monsieur dans le monde des acteurs avec une classe folle dans l’interprétation des rôles qui lui étaient confiés et qu’il acceptait de jouer.

 

Ce n’est pas uniquement parce qu’il était né à Strasbourg qu’il figure au Panthéon des acteurs chéris de Ciné papy. On se reportera aux fiches déjà rédigées.

 

La présente fiche, est rédigée alors que vient de mourir Jacques Perrin avec lequel il partageait l’affiche dans « Le Crabe-tambour » 1976 de Pierre Schoendoerffer ( avec rediffusion à cette occasion, à la Télé. Cette disparition me coupe l’herbe sous le pied car une fiche sur ce film était en préparation.

 

Claude Brosset :               Antoine Portor (mort jeune à 63 ans)

 

Visage incontournable du cinéma français, il avait ce que l'on appelle dans le métier « une tronche ». Il tourne notamment avec Didier Bourdon et Bernard Campan, dans « Les Rois mages » 2001 ou avec Jean Dujardin dans OSS 117 : « Le Caire, nid d'espions » 2006

Il va jouer dans plus d'une centaine de films pour le cinéma et à la télévision, notamment dans les policiers de Jean-Paul Belmondo, dont il était l'ami.

 

Michel Peyrelon :            Roger Portor (mort jeune à 66 ans)

 

Encore une gueule qu’on ne peut oublier tant il apparaît, en second rôles, dans près de 80 films, presqu’autant de télé et/ou de pièce de théâtre.

 

C'est en tournant sous la direction d'Yves Boisset avec des films comme « RAS » 1973 ou « Dupont Lajoie » 1975, qu'il est remarqué. On le voit alors dans de nombreux rôles secondaires, où il interprète souvent des personnages antipathiques ou inquiétants.

 

Michel Beaune :               l'inspecteur Dupuy        (mort jeune à 63 ans)

 

En 1964, il décroche un petit rôle dans « Échappement libre » de Jean Becker, avec son ami Jean-Paul Belmondo, également parrain de sa fille Caroline Beaune. Les deux compères tournèrent dans une dizaine de films « Flic ou voyou » 1979 « Le Guignolo » 1980« Le Professionnel »1981 « Itinéraire d'un enfant gâté », 1988 etc... Sa carrière cinématographique fut essentiellement constituée de seconds rôles dans de grands films avec les plus grands artistes du cinéma français. Sachant que « Le Professionnel » est un des films les plus rediffusé à la télévision, vous mettrez facilement une tête sur celui  qui, ancien collègue de Joss  Beaumont, lui tend un piège en l’attirant dans son bel appartement. Piège auquel échappa ayant convoqué, presse, radio et télé pour assurer sa sortie.

 

Henri Attal :                       un homme de Lardatte (mort jeune à 67 ans)

 

Plus de 150 films dans lesquels il assumait seul ou avec son compère Dominique Zardi de nombreux seconds rôles.

 

Jacques Rispal :               Mercier                   (mort jeune à 62 ans)

 

Encore un second rôle reconnaissable avec sa calvitie dont le jeu et la présence ont fait qu’il a été recherché, pour ses quelques soixante-seize films tourné avec les plus grands cinéastes.

 

Dominique Zardi :          le blessé hospitalisé

 

Il faut encore que l’on vous présente l’excellent Dominique Zardi second rôle fétiche de beaucoup de cinéaste dont Claude Chabrol. On relit les fiches de Ciné papy SVP.

 

Valérie Mairesse :           la fille cocarde

 

Actrice de cinéma et de théâtre plus cataloguée dans les comédies.  A présent plus cantonnée à des seconds rôles plus ou moins importants Elle fait partie également de l’équipe des « Grosses Têtes » ou elle passe pour une gentille godiche avec beaucoup de conviction.

 

 

Sans oublier le scénariste.

 

Francis Veber, d'après « Adieu poulet ! », un roman de Raf Vallet.

 

Raf Vallet est un journaliste spécialiste des affaires judiciaire et un romancier, entre autres, de romans policiers dont beaucoup ont été portés à l'écran. « Le Pacha »,1968 avec Gabin « Les Bonnes Causes » 1963 avec Pierre Brasseur et Marina Vlady ( Voir fiche de Ciné papy) « Mort d'un pourri » 1977 réalisé par Georges Lautner avec Delon Stéphane Audran, Michel Aumont, Jean Bouise, Maurice Ronet et Ornella Muti.

 

A la lumière des adaptations de qualités qui ont été faites de ses ouvrages on ne peut recommander la lecture.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Philippe Sarde

 

Nommé pour l’Oscars 1981 de la meilleure musique de film pour Tess, contrairement à ses petits camarades comme Georges Delerue ou Maurice Jarre Sarde ne fit qu’une carrière timide aux E.U. En revanche, grâce à son talent et son sens de l’amitié et de la fidélité il signa plus de cent quatre-vingt musiques de films réalisés par les grands metteurs en scène de 1970 à 2011 tel Claude Sautet, il va développer une collaboration très suivie avec certains cinéastes, dont André Téchiné, Jacques Doillon, Pierre Granier-Deferre, Georges Lautner, Marco Ferreri, Laurent Heynemann ou Bertrand Tavernier devenant pour certain le musicien fétiche.

 

Les bons moments

 

A chaque fois que l’on assiste aux stratagèmes de Lefèvre pour retarder le départ de Verjeat et leurs dénouements.

 

Quand en réponse à Lardatte menacé, le commissaire se saisit du haut-parleur de Pignol et dit : « Verjeat, il est à Montpellier, Verjeat ! » Puis il se tourne vers Lefèvre et le salue : « Adieu poulet… »

 

 

Pax

 

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12 mai 2022 4 12 /05 /mai /2022 06:00

Coup de tête - Jean-Jacques Annaud - Patrick Dewaëre, France Dougnac, Jean  Bouise - Gaumont

Je suis nantais de cœur, j’y ai fait mes études supérieures, mais bien avant cela, je suivais avec passion la vie du FC Nantes, dont le maillot jaune à parements verts les faisait dénommés les Canaris.

 

Le « jeu à la nantaise », a souvent été raillé par les fanas de l’efficacité à tout prix, leur chant « les Canaris sont cuits » n’ont jamais fait dévier de leurs principes les héritiers de José Arribas, Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix.

 

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« Dans le football français dans les années 60 qui suivirent la fameuse Coupe du Monde de 1958 où la France de Kopa et de Fontaine se classa 3ième un drôle de bonhomme chauve, discret, un émigré espagnol, José Arribas, tira le FC Nantes de la 2de Division en 62-63 pour conquérir en 64-65 le titre de « champion de France » avec une équipe « sans vedettes » selon des principes nouveaux.

 

« Faire confiance aux hommes, provoquer une crise de conscience chez tous ceux qui ont accepté de le suivre, telle est la ligne de conduite de José Arribas. Pour lui, l’esprit collectif prime tout. Il n’admet pas qu’un joueur puisse profiter du travail des autres, à son seul avantage.

 

José est bien placé pour savoir qu’un être isolé éprouve des difficultés à survivre. L’expérience des Halles de Bordeaux est constamment présente à sa mémoire : sans le soutien des « forts », il n’aurait pu franchir la plus noire période de son histoire.

 

Parce qu’il a vu la force l’emporter sur la loi, dans son propre pays* il exige le strict respect des règlements sur le terrain. Arribas est l’ennemi de la brutalité, du football purement physique. Le mouvement doit se fonder sur l’intelligence. »

 

François Cavil dans L’Évènement  mensuel d’Emmanuel d’Astier N°2 1966

 

La suite ICI 

 

Et puis, le football professionnel est tombé dans les mains des hommes d’affaires, le FCN a connu des jours difficiles avant, qu’à nouveau au bord du précipice, la relégation, le président Kita appelle Antoine Kombouaré, formé au club, pour sauver le navire. Ce qu’il fit, à l’arrache, pour cette saison, avec le même effectif, faire une belle saison en championnat et ramener la Coupe de France à Nantes.

 

Antoine est un kanak, les Canaris aimaient beaucoup les kanaks dont l’un jouera sous le maillot bleu de la première Coupe du monde gagnée par la France : Karembeu.

Laissons les Nantais de côté pour revenir au film de Jean-Jacques Annaud.

Les Guignols de l'info" s'arrêtent : élisez votre réplique préférée

Guy Roux est crédité au générique de Coup de tête (1979), le film culte de Jean-Jacques Annaud L'ancien entraîneur de l'AJA a été conseiller technique et sportif lors du tournage, à l'hiver 78, réalisé en partie à Auxerre.

 

  • Comment avez-vous décroché ce rôle de conseiller sur le film ?

 

Je savais que Jean-Jacques Annaud cherchait un endroit pour tourner un film sur le football. J'ai tout fait pour rencontrer son assistant. J'ai été persuasif. Ils ont finalement choisi Auxerre. Ils m'ont demandé d'être le conseiller technique. J'ai accepté et j'ai mis l'équipe (qui évoluait à l'époque en deuxième division) à disposition de Jean-Jacques Annaud. Les joueurs et les spectateurs qui ont participé étaient bénévoles, y compris moi. Tous les honoraires ont été versés dans la caisse de l'AJA. Je savais qu'on gagnerait de l'argent. On en avait besoin.

 

  • Quel a été votre rôle ?

 

J'ai fait le scénario des images de foot. J'ai essayé d'apprendre à jouer à Patrick Dewaere.

 

  • Vous lui avez donné des conseils ?

 

(Rires) J'ai essayé de lui apprendre à jouer au foot en deux jours. Il avait pris un peu de leçons à Fontainebleau avant de venir. Mais ce n'était pas bien avancé. Dans une scène, il devait marquer du tibia. Malgré mes conseils, Jean-Jacques Annaud voulait répéter sans tourner. Lors de ces répétitions, Patrick Dewaere a marqué en pleine lucarne d'une frappe... du genou. C'était encore mieux que dans le scénario. Mais ça n'a pas été filmé.

 

Coup de tête - Film (1979)

Aujourd’hui c’est « Coup de tête » 1979

 

Pourquoi ce film ?

 

Par ce qu’il est grand temps pour Ciné papy de parler d’un des plus grands acteurs français contemporains. Tout le monde connaît la passion de Ciné papy pour Gérard Depardieu acteur mais ce n’est pas de lui qu’il s’agit. Aujourd’hui place à Patrick Dewaere !

 

Accessoirement, les élections présidentielles sont passées, la reine d’Angleterre, à l’heure où j’écris ces lignes, est toujours de ce monde, le vieil occident s’habitue aux malheurs de l’Ukraine il faut cependant veiller à coller à l’actualité même si c’est par le petit bout de la lorgnette. La coupe du monde de balle au pied au Qatar va bientôt envahir notre quotidien. Dans ce domaine il n’est pas inutile de se pencher sur le petit monde de balle au pied dans la France Profonde

 

Quelle est l’histoire ?

 

Nous sommes à Trincamp, ville où tout est football. François Perrin est ailier dans l'équipe réserve alors que Berthier en est le joueur vedette. Lors d’un entrainement Perrin, dans le strict respect du règlement fait chuter Bertier. Bien que celui-ci n'ait rien, cet incident vaut à Perrin l'exclusion de l’équipe puis très vite l’exclusion de toute vie sociale à Trincamp.

 

Alors qu'il s'apprête à quitter la ville, il devient le coupable idéal pour endosser une tentative de viol. Le dossier semble lourd et il est incarcéré.

 

Au cours d'un déplacement pour un match important de la Coupe de France, le car des joueurs de l'équipe finit dans le fossé après un accident. Après le tri des blessés, consternation, il manque un joueur de qualité. Les stratèges du staff se souviennent soudain de Perrin en taule.

 

Sous la bonne garde des gendarmes qui doivent le ramener en prison après le match, Perrin joue et fait gagner son équipe en marquant les deux buts de la victoire. Il devient ainsi le héros local, et tous ceux qui le méprisaient avant se transforment en flagorneurs serviles, lui offrant primes et cadeaux.

 

La roue tourne, le réprouvé, ce pelé, ce galeux d’où venait tout le mal est la star de la ville.

 

Il est choyé, gâté, il n’y en a que pour lui. (Le directeur de prison refuse de le réincarcérer)

 

Entre temps il a rencontré la victime du viol dont on l’accuse. Les preuves de son innocence et des faux témoignages s’accumulent.

 

Perrin invite à diner les édiles et « gros bonnets » de Trincamp. Il leur met le nez dans la soupe, menace de tout révéler à la presse, s’ils tentent quoique ce soit contre lui mais aussi de prétendre d’avoir été blessé par l’un d’eux ce qui l’empêchera de jouer le match retour.

 

Enfin, il les menaces qui d’emboutir son garage avec la voiture qu’on lui a royalement prêté, qui de péter les vitrines du café dont il a été exclu. À chacun son paquet. Ces messieurs passent la nuit à protéger son bien, à prévenir les dégâts en, par exemple, commandant un jeu de vitrine pour le café.

 

Le lendemain matin, Perrin, se balade en ville et passe sans rien casser devant les commerçants marris. Le garagiste, par exemple, voulant tester la barricade de pneu qu’il a dressé autour de son établissement, défonce lui-même son bâtiment. Le cafetier lui, se retrouve avec un jeu de vitrine inutile.

 

Comme lors de sa première sortie de prison Perrin va rejoindre Stéphanie qui cette fois l’attend. L’affaire s’est éclaircie. Le coupable était Berthier dont les dénégations se sont trouvées étayées par deux faux témoignage.

 

Bien sûr Perrin ne joua pas le match retour.

 

Ah oui, le score ?  Trincamp battu 6/0

 

Réalisation

 

Jean Jacques Annaud

 

Ce producteur, réalisateur et scénariste français est un homme cultivé et érudit diplômé d’histoire médiévale et de préhistoire. Il est aussi sorti major de l’Ecole Louis-Lumière et de l’IDHEC. S’il a débuté derrière la caméra en tournant des spots publicitaires il est, à présent, mondialement connu pour des films à gros budgets, démontrant au cinéma américain que les Français savent faire aussi bien qu’eux si ce n’est souvent mieux. Pourtant son premier long métrage « a Victoire en chantant » 1976 a eu du mal à trouver son public avant d’obtenir en 1977 l’Oscar du meilleur film étranger.

 

Comme toujours, un cinéaste avec un tel succès international est violemment critiqué notamment par le Monde et Libération qui ne le lâchent pas.

 

Aujourd’hui c’est de « Coup de tête » qu’il s’agit, film dont la réalisation lui a été confiée suite à son Oscar.

 

 

Qui fait quoi ?

 

COUP DE TÊTE • Explication de Film

 

Patrick Dewaere :            François Perrin

 

Trente-sept longs métrages et une soixantaine de personnages différents au théâtre, au cinéma et à la télévision durant trente et un ans. Ciné papy ne se sent pas de taille pour établir une fiche de qualité pour ce « monstre sacré » au sens réel du terme et non comme on se plaisait, mi amicalement, mi respectueusement à qualifier un Jean Gabin, un Pierre Brasseur, une Simone Signoret ou Romy Schneider.

 

De toutes façons on ne présente pas Patrick Dewaere. Chacun garde son image préférer cachée entre son cœur et sa mémoire.

 

Contentons-nous, surtout si elle est bien faite, de la note de présentation de l’article que lui consacre Wikipédia. (Neuf chapitres !)

 

Patrick Dewaere est révélé au grand public avec Gérard Depardieu dans le film Les Valseuses en 1974, devenant une valeur montante du cinéma français, tournant pour différents réalisateurs comme Claude Miller, Yves Boisset, Jean-Jacques Annaud, André Téchiné, Alain Corneau, Henri Verneuil ou encore pour son ami Bertrand Blier.

 

Considéré comme un des acteurs les plus brillants de sa génération, son jeu se caractérise par un naturel, une exactitude et une vérité dans les expressions, dans les gestes et dans les attitudes proches de l’Actors Studio, inventives et généreuses, même si à la fin des années 1970 les critiques préfèrent alors les « rondeurs » et le jeu de son alter-ego professionnel, concurrent et ami Gérard Depardieu.

 

Il est ainsi l'un des grands oubliés de la cérémonie des César, jamais récompensé, malgré une nomination comme meilleur acteur dans un second rôle et cinq nominations au César du meilleur acteur.

 

Il se suicide à l'âge de trente-cinq ans !

 

 

France Dougnac :            Stéphanie Lefèvre

 

Petite carrière au théâtre, notamment au TNP, que cependant elle préférait comme à la télévision (15 ans) ou au cinéma ( 20 ans)

 

En 1971, elle devient une vedette de la télévision avec huit adaptions télévisées dans lesquelles elle joue le rôle principal diffusées cette année-là dont « Nausicaa » d'Agnès Varda.

 

Hothead (1979)

 

Jean Bouise :                      Sivardière, le président du club de Trincamp, patron de la plus                   grosse entreprise de la région

 

C’est un des plus grand second rôle du cinéma français. Soixante-seize films (longs métrages) en trente-trois ans, sans compter les courts métrage, la télévision ou le théâtre. Second rôle dont la présence et l’humanité à l’écran peut effacer la prestation d’un acteur de premier plan. Le Taulier affiche régulièrement des hommages à cet acteur qui emporte tous les suffrages des amoureux du cinéma et des acteurs. *

 

Pour son rôle dans « Coup de tête » Jean Bouise obtint le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1979

 

* Chroniques des 02/06/2019 , 26/02/17, 06/08/2012 entre autres.

 

Coup de tête - Jean-Jacques Annaud - Patrick Dewaëre, France Dougnac, Jean  Bouise - Gaumont

Michel Aumont :              Brochard, le concessionnaire auto

 

Grand acteur de théâtre, au cinéma il est cantonné dans des seconds rôles de policier pas toujours au carré avec la déontologie. On le trouve notamment au côté de Jean Bouise dans « Mort d’un pourri » 1977 de Lautner. Un de ses plus beaux rôles de flic pourri.

 

Paul Le Person :               Lozerand, le marchand de meubles

 

Cinquante ans de carrière pour cette gueule, elle aussi immédiatement reconnaissable. Il joua tant au cinéma qu’au théâtre réclamé par de grand professionnel. On en a déjà parlé dans la fiche « La vie de château » 1966.

 

 

Corinne Marchand :               Mme Sivardière

 

Corinne Marchand est une actrice et chanteuse française, rendue célèbre par le film d'Agnès Varda : « Cléo de 5 à 7 » 1962. Une beauté réservée un peu intimidante elle figure cependant aux génériques de films de réalisateurs d’envergure. Leconte, Lelouche, Pinoteau , De Broca, Deray, Cukor, Delannoy, Demy, Clement, Clouzot. Encore ?

 

Craignant peut être qu’on ne puisse faire son miel d’une vie d’actrice Corinne Marchand passe un diplômée de l'École d'apiculture de Charenton, et se lance, outre son métier de comédienne, dans la production de miel et en produit plusieurs dizaine de kilos par an.

 

Robert Dalban :                Jeanjean

 

Autre second rôle fameux déjà rencontré à plusieurs reprises dans les fiches de Ciné papy. Rôle majeur dans « Tontons flingueurs » 1963 de Georges Lautner

 

Bernard-Pierre Donnadieu :     Lucien, « la bête »

 

C’est toujours avec tristesse que Ciné papy commence à parler de cet acteur « bourré de talent » selon la formule consacré. Il est mort à soixante et un ans ce qui est jeune, croyez-en un qui passe en revue des dizaines et des dizaines de chronologie du monde du cinéma.

 

Quand vous souviendrez de « L’agent Favre » dans « Le professionnel » 1981 avec Jean Paul Belmondo vous saurez de qui je veux parler.

 

Son visage dur, son regard droit et franc, ses traits tirés et inquiétants lui valent souvent d'incarner le méchant, le hors la loi, le subversif.

 

Ses rôles, bien plus nombreux, au théâtre, sont plus sympathiques

Àson enterrement, Yves Boisset évoqua un personnage qui « ne faisait pas de compromis avec sa passion, ce qui ne lui fit pas que des amis dans ce métier », tandis que Fanny Cottençon a parlé d'un « personnage tendre, que le cinéma français ne méritait pas ».

 

Janine Darcey :                 la secrétaire

 

Marc Allégret  remarque cette jeune actrice et lui offre en 1938 un rôle de jeune première, élève du conservatoire, et héroïne dans le film « Entrée des artistes » où elle donne la réplique à Louis Jouvet, elle obtient pour ce rôle le prix Suzanne-Bianchetti qui récompense la révélation la plus prometteuse de l'année. Pour les pages roses, elle fut mariée Dix ans avec Serge Reggiani

 

Catherine Samie :            Mme Brochard

 

Comme quoi, le talent supplée aisément à un physique ingrat. Et il en faut car au cinéma ou l’on est surtout recruté pour un physique lumineux, il faut, comme dans la vie, de tout pour faire un monde c’est vous dire, encore une fois talent aidant, Catherine Samie peut s’enorgueillir d’une riche carrière surtout au théâtre mais qui laisse aussi la place au cinéma et à la télévision.

 

Dora Doll :                  la religieuse

 

Comme déjà dit dans de précédentes fiches elle s'inscrit comme auditrice au Conservatoire dans le cours dispensé par Louis Jouvet qui la prend en sympathie et chaperonne ses débuts sur scène. Une vie d’actrice pleine de talent comme sa vie privée pleine de grand nom. On la trouve au générique de films parmi les plus glorieux de la production française même si au départ, c’est de la figuration. 1938 « Entrée des artistes de Marc Allégret »

1938 « Hôtel du Nord de Marcel Carné » puis tenant de vrais rôles « Quai des Orfèvres » 1947 d'Henri-Georges Clouzot ou aussi en 1959 « Un témoin dans la ville » d'Édouard Molinaro :

 

Maurice Barrier :            Berri, le patron du café « le Penalty »

 

Comme dit Wikipédia, encore un fameux « second couteau » du cinéma français, notamment dans Le Grand Blond avec une chaussure noire, Deux Hommes dans la ville, Flic Story, La Victoire en chantant, Coup de tête ou Le Retour de Martin Guerre, il joue entre autres aux côtés de Jean-Paul Belmondo, Jean Gabin, Alain Delon, Pierre Richard, Gérard Depardieu et Gérard Jugnot. Après avoir enchaîné grosses productions et films d'auteur comme Rue du départ dans les années 1980, il se fait depuis plus rare au cinéma et meurt en 2020 de la Covid 19

 

Hubert Deschamps :              le directeur de la prison

 

Beaucoup de second rôle au cinéma même si c’était pour des grands metteurs en scène comme Pialat ou Louis Malle. Il n’est pas en reste avec le théâtre, surtout le « boulevard ». Il assure des rôle de « Français moyen » ronchon et bougonnant. Il joue toujours comme si on le dérangeait et qu’il avait autre chose à faire.

 

Il avait démarré dans la vie avec des sketchs joué avec Dufilho.

 

Gérard Hernandez :               l'inspecteur de police

 

Avec sa gueule reconnaissable entre toute, cet acteur français d’origine espagnole totalise, à ce jour, soixante-quinze ans de carrière, au théâtre, au cinéma, à la télévision. Le doublage ne lui fait pas peur. Aujourd’hui il assure un rôle récurrent dans la minisérie « Scène de Ménage » à la télévision.

 

Jean-Pierre Darroussin :    le journaliste Ouest-France

 

Est la première apparition à l’écran de cet acteur qui va finir par afficher une superbe carrière au cinéma.

En 1997, il est récompensé du César du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation dans « Un air de famille » 1996 de Cédric Klapisch, d'après la pièce de théâtre du même nom d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Acteur fétiche de Robert Guédiguian, son « premier rôle » au cinéma est celui du « Poulpe » 1998 d’après le roman policier de J.B. Pouy évoqué dans une chronique par le Taulier.

 

Mario David :            le soigneur

 

Plus de quatre-vingts films au compteur de ce second rôle de choix qu’on trouve beaucoup comme interprétant des hommes de mains un peu benêts. Mais rien que pour cela il vaut la peine d’être cité. En effet, il serait dommage de ne pas trouver la réponse à des questions récurrentes telles : « C’est qui le type qui joue à coté de Mario David ? Des fois Belmondo ou Delon ou De Funès…

 

Claude Legros :                 Poilane, le serveur de l'hôtel

 

Quatre-vingt-dix ans au moment de la rédaction de cette fiche. Un bouille pas possible qui ne peut s’oublier et qui fait dire, à chaque fois qu’il parait sur l’écran, tient le voilà. Et cela arrive assez souvent en ce qui le concerne car il collabora avec de grands metteurs français et/ou européens.

 

Bons Moments

 

Le cynisme de Jean Bouise premier employeur local et président du club :  « J’entretiens onze imbéciles pour en calmer huit cents, qui n’attendent qu’une occasion pour s’agiter. »

 

La réflexion de Dewaere quand il apprend qu’il est accusé de viol : « C’est nouveau ça. Déjà qu’avec celles qui veulent bien c’est pas évident… »

 

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Musique de Pierre Bachelet avec un leitmotiv « sifflé » du tonnerre très « J’m’en balance » de la « Fiancée du Pirate » 1969 de Nelly Kaplan avec Bernadette Laffont.

 

Cet air présente une certaine insouciance comme si Perrin, malgré ses mésaventures était au-dessus de toute cette médiocrité.

 

Point de vue personnel

 

Nous autres parents souhaitons tous le meilleur pour nos enfants. Évitons alors de les rêver « géniaux » Le prix à payer est exorbitant. Certes ils pourront accéder à la gloire et en matière de spectacle, réjouir spectateurs fans ou groupies.

 

Ce que nous appelons succès ne sont, pour eux, jamais que des leurres nullement en mesure de réparer la fêlure qu’ils portent en eux. Des succès ? Mais pour combien de souffrance et une vie cabossée qui, souvent, ne mène nulle part.

 

Pax

 

Prochainement « Adieu Poulet »

 

 

 

 

 

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4 mai 2022 3 04 /05 /mai /2022 06:00

 

6 destinations desservies par le train de nuit

 

train de nuit wagon lit

Avec le train de nuit, endormez-vous à Paris et réveillez-vous à Nice sur la Promenade des Anglais ou au cœur des Alpes ! Voici notre sélection de 6 destinations à tester sur le mode train de nuit.

 

Le train de nuit n’a pas dit son dernier mot ! Au départ de Paris Austerlitz, partez vers le sud, dès 29 euros en couchette. On peut se rendre à Briançon, Ax les Thermes, Cannes ou Nice en une nuit...Un temps de trajet optimisé, la possibilité de privatiser un compartiment : les avantages du train de nuit sont nombreux. On vous dévoile 6 villes où profiter du voyage.

 

Argelès-sur-Mer (11H15 de trajet)

 

C'est un véritable voyage qui vous amène à Argelès-sur-Mer, tout simplement parce qu’on traverse l’authentique Carcassonne et la chaleureuse Perpignan, correspondance incontournable pour un bain de soleil ou un petit-déjeuner local.

 

Argelès-sur-Mer profite d’une situation géographique idéale, qui l’a fait rayonner dans toute l’Occitanie. Cette ville maritime, limitrophe à l’Espagne (35 min du Perthus), est un petit coin de paradis nichée entre les montagnes des Pyrénées Orientales et la mer Méditerranée…

 

 

À tout moment de l’année on profite simplement du joli paysage marin, les criques de Portells et de l'Ouille sont brutes et natives ! Argelès-sur-Mer déploie aussi une plage de sable fin sur sept kilomètres.

Train de nuit pour Munich - Film (1940) - SensCritique

Aujourd’hui c’est « Train de nuit pour Munich » (1940)

 

Train de nuit pour Munich, un film de 1940 - Télérama Vodkaster

 

Pourquoi ce film ?

 

Tout simplement pour remercier mon metteur en page préféré et lui faire plaisir puisqu’au détour d’une fiche il s’était laissé aller à une confidence avouant qu’il aimait les films qui se passent dans un train.

 

Night Train to Munich (1940) | Cinéma de rien

 

Quelle est l’histoire ?

 

Nous sommes à Prague, exactement le 3 septembre 1939. La guerre est sur le point d’éclater. Le professeur Axel Bomasch, inventeur d'un procédé de blindage, ne voulant pas que sa trouvaille tombe aux mains de l'Allemagne nazie, parvient à s'enfuir à Londres. Il laisse malheureusement sur place sa fille Anna, qui est arrêtée par la Gestapo et envoyée en camp de concentration. Là, elle rencontre Karl Marsen, prisonnier comme elle. Ils parviennent à s'évader et à gagner Londres à leur tour. Par l'intermédiaire d'un agent des services secrets britanniques, Gus Bennett, la jeune femme retrouve son père, mais Karl, en réalité un officier nazi, kidnappe les Bomasch qui sont transférés à Berlin. Gus qui parle couramment allemand se rend alors dans la capitale du Reich, sous l'identité d'un officier allemand du Génie. Il veut enlever Anna et le professeur à la Gestapo et de les ramener en Angleterre...

 

Les lecteurs fidèles des fiches trouveront des ressemblances avec le scénario du film d’Alfred Hitchcock « Une femme disparaît » 1938. Les deux films bénéficient du talent des mêmes scénaristes, Sidney Gilliat et Frank Launder. De plus, on retrouve, dans Train de nuit pour Munich, trois des acteurs du film d'Alfred Hitchcock : d'une part Margaret Lockwood ; d'autre part, Basil Radford et Naunton Wayne qui reprennent leur duo comique d'amateurs de cricket et de golf, Charters et Caldicott.

 

Night Train to Munich (1940) - IMDb

 

Réalisation

 

Carol Reed

 

Reed ne possède ni le génie ni l’aura d’Alfred Hitchcock. Il n’en demeure pas moins un réalisateur de qualité connu surtout pour « Le Troisième Homme » 1949 avec Alida Walli, Orson Welles, Joseph Cotten et Trevor Howard et la ville de Vienne (et ses égouts) superbement mise en scène. Film culte s’il en est, tout comme la musique d’Anton Karas.

 

A propos de ce film Wikipédia reconnait que cette réalisation de Carol Reed est une rareté de qualité qui rappel « Une femme disparaît »1938. Les « ingrédients » sont les mêmes : une partie des intrigues respectives se déroule dans un train, à l'étranger (d'un point de vue britannique) et dans le contexte d'une dictature.

 

Reed est également connu pour des films inspiré de Graham Greene comme : « Première Désillusion » 1948 ou « Notre agent à La Havane » 1959

 

RAREFILMSANDMORE.COM. NIGHT TRAIN TO MUNICH (1940)

Qui fait quoi ?

 

Margaret Lockwood :              Anna Bomasch

 

Nous l’avons déjà rencontré dans « Une femme disparaît » 1938 d’Alfred Hitchcock. Elle tient ici un rôle similaire. C’est une actrice fétiche de Carol Reed (6 films)

 

Rex Harrison :                    Gus Bennett

 

Lui c’est dans « Guêpier pour trois abeilles » 1967 de Mankiewicz qu’il figure pour la première fois dans les fiches de Ciné papy. A propos de sa prestation dans ce film on peut lire dans Wikipédia : « Par son flegme, son audace, son engagement physique et le charme qu'il déploie, Bennett n'est pas sans préfigurer le futur James Bond.

 

Paul Henreid                              Karl Marsen

 

C’est le méchant de l’histoire, fourbe, traitre, agent double, espion. Tout pour plaire quoi !

 

Pour éclairer tout un chacun il suffira à Ciné papy de rappeler son rôle dans « Casablanca » 1942 de Michael Curtiz. C’est lui qui tient le rôle de Viktor Laszlo chef de réseaux résistants tentant d’échapper aux nazis avec son épouse Ingrid Bergman qui n’a jamais été aussi radieuse et émouvante.

Amusons-nous un instant, le vrai nom de Heinreid est Paul Georg Julius Hernreid Ritter Von Wassel-Waldingau. Pas facile à caser sur une affiche non ?

 

Basil Radford :                    Charters

 

Et voici, le retours des « Dupont / Dupond » britanniques déjà présents à la même place dans le casting d’ « Une femme disparaît » et toujours aussi drôle en tant que passionnés de cricket et de golf

 

Naunton Wayne :                      Caldicott

 

Wikipédia précise que ces deux personnages ont toujours l'intellect parfois lent, le patriotisme indéfectible, et l'absolue certitude qu'un Britannique ne doit être traité qu'en gentleman, ce en quoi les nazis les décevront considérablement.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Louis Lévy est connu pour sa collaboration à des films notables de l’histoire du cinéma. Il collabore notamment à plusieurs films réalisés par Alfred Hitchcock, comme « Les 39 Marches » 1935, « Jeune et Innocent » 1937, « Les Amants du Capricorne » 1949, et « Le Grand Alibi » 1950.

Autres films notables : « La Citadelle » 1938 de King Vidor « Capitaine sans peur » 1951de Raoul Walsh, « Moby Dick » 1956 de John Huston .

 

 Pax

 

Prochainement « Coup de Tête »

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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 06:00

Critique : La Vie de château, de Jean-Paul Rappeneau - Critikat

Les indépendants du 1er siècle - Biographie de Louis DELLUC

Prix Louis-Delluc

 

Présentation de l'événement

 

Le prix récompense tous les ans, le deuxième jeudi de décembre, le meilleur film français sorti pendant l'année. Son jury est composé d'une vingtaine de critiques et personnalités du cinéma, sous la présidence de Gilles Jacob et les délibérations ont lieu au restaurant parisien le Fouquet's sur les Champs-Élysées. Par analogie, il est souvent appelé le prix Goncourt du cinéma.

 

Il est arrivé quelques fois que le prix récompense un film qui n'était pas encore sorti : ce fut le cas en 1958 pour Moi, un noir sorti en mars 1960, en 1979 pour Le Roi et l'oiseau, sorti en salles en mars suivant, et en 1982 pour Danton, sorti en janvier suivant.

 

Les films récompensés constituent un ensemble particulièrement cohérent de films alliant exigence artistique, cinéma d'auteur et reconnaissance publique. Ils sont indifféremment des premiers films (Rappenau en 1965 ou Sandrine Veysset en 1996) ou des œuvres d'auteurs confirmés et reconnus (Godard en 1987 ou Chabrol en 2000). Parmi ceux-ci, Alain Resnais l'a reçu trois fois (1966, 1993 et 1997) et Michel Deville deux fois (1967, 1988) ainsi que Claude Sautet (1969 et 1995).

 

Il a été fondé en 1937 par Maurice Bessy et Marcel Idzkowski en hommage à Louis Delluc (1890-1924), premier journaliste français spécialisé dans le cinéma et qui avait fondé les ciné-clubs.

 

Depuis 2000, il s'est vu adjoindre un Prix Louis-Delluc du premier film.

Aujourd’hui c’est « La Vie de château » 1966

La Vie de château - Film (1966) - SensCritique

Pourquoi ce film ?

 

Pour se changer les idées après une grosse machine comme « Un témoin dans la ville » 1959.

 

Je pensais que cette charmante irions-nous jusqu’à dire « bluette » ferait passer le morceau.

 

Il n’en est rien. « C’est du lourd » comme dirait Lucchini, contrairement aux apparences. C’est remarquablement bien fait, tout en fausses légèretés. Mais je vous laisse juger

 

Château de sable (La vie de château de J.P. Rappeneau) - le blog pickachu  d'Olivier Facquet

Quelle est l’histoire ?

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans un château de Normandie près d'Arromanches, vivent Jérôme, sa mère Charlotte et sa femme Marie. Julien, un résistant français venu d'Angleterre, leur tombe du ciel afin de préparer la route des parachutistes américains en vue du débarquement.

 

La jeune et belle Marie, fille de Dimanche, le métayer du château, s’ennuie dans sa Normandie loin de la capitale qu’elle désire ardemment connaître.

 

Pourtant, il se passe des choses et le débarquement est imminent. Certains cœurs s’embrasent devant ce bovarysme virevoltant qui ne désire qu’une seule chose : se griser dans la féerie du mouvement.

 

Jérôme, mou et empâté, image d’un châtelain respectueux d’une faune végétale environnante endormie, ne s’investit que modérément dans ce second conflit mondial. Ceci exaspère Marie qui ne rêve que de héros et son père chef du réseau local de la résistance.

 

Julien répond admirablement à ce critère. La tentation est grande de s’abandonner à l’aventure. Marie est également courtisée par un officier allemand, locataire temporaire du château avec ses hommes.

 

Jérôme, enfin conscient du danger, va réagir. (Wikipédia)

 

 

Réalisation

 

Jean-Paul Rappeneau

 

D’ordinaire, dans cette rubrique on s’attend à voir une énumération de films parfois lassante, si si, reconnaissons-le, parfois lassante. Avec ce réalisateur et scénariste, rien de tel. En 49 ans de carrière, il a réalisé seulement huit longs métrages ! Il est connu pour consacrer beaucoup de temps à l'écriture de chacun de ses scénarios. Cela vaut la peine quand on voit le résultat. Des films à la carrière éclatante. « Les Mariés de l'an II » en 1971 avec Jean-Paul Belmondo, Marlène Jobert et Laura Antonelli, « Le Sauvage » en 1975 avec Yves Montand et Catherine Deneuve, « Tout feu, tout flamme » en 1982 avec Yves Montand et Isabelle Adjani. Ils dépassent chacun les 2 millions d'entrées en France. En 1990, Jean-Paul Rappeneau réalise un Monument : l'adaptation de « Cyrano de Bergerac » d'Edmond Rostand, avec Gérard Depardieu en vedette, film - coécrit avec Jean-Claude Carrière - un énorme succès critique et populaire qui fit plus de 4 millions d'entrées. Est-il besoin d’en dire plus.

 

 

Qui fait quoi ?

 

 

Philippe Noiret :              Jérôme, le châtelain

 

Quelques traits glanés çà et là pour esquisser le portrait que son ami Jean Rochefort a dit de lui : « Un grand seigneur nous a quittés. » On se souviendra des « Grands Ducs » 1996 de Lecompte avec Jean Rochefort et Jean Pierre Mariel. Une amitié rare et sans faille réunissait ces trois lascars si différents à la ville. Seuls eux même pouvaient connaître cette alchimie qui fit que lors des obsèques de Noiret, ses amis Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort, très affectés, préfèrent ne pas assister à la cérémonie.

 

Pour le reste, chacun de nous garde au fond de lui une préférence pour un film gai comme « Les Ripoux », 1984 de Claude Zidi ou grave, quelques fois les deux ensemble « Que la fête commence » 1975 de Bertrand Tavernier , ou encore tendre et mélancolique :  « Le vieux fusils »  1976 de Robert Enrico - César du meilleur acteur pour ce rôle qui va imposer son physique et son jeu au grand public et fera de lui du fait de cette image le premier homme à faire la couverture du magazine féminin « Elle » en 1978.

 

 

Catherine Deneuve :              Marie, sa femme

 

« La Vie de Château » est le seizième film de Catherine Deneuve dans une carrière qui débuta dans les années soixante et qui continue encore aujourd’hui. Son aura est quasi universelle. On la voit partout. En plus du cinéma elle milite pour d’éminente cause humaniste, mais fait aussi de la pub. N’en jeter plus. Voilà une vie bien occupée pour une personne qui, au départ, contrairement à sa sœur Françoise Dorléac, ne voulait pas être actrice.

 

Il y en a pour tout le monde ce qui peut expliquer son audience car je ne pense pas que le milieu du cinéma soit un tel désert qui expliquerait ce phénomène. Je dois dire que toute cette bourgeoisie mise en avant par les thèmes de ses films qui reflètent bien la période de son ascension m’indiffère.

 

Il est loin le temps de cet adorable rôle qu’elle tient dans ce film. Laissons la parole à France Roche, critique de cinéma : « « La révélation du film, c'est une petite personne exquise qui s'appelle Catherine Deneuve. Discrète, sans être empaillée, proprette sans être banale, ingénue sans être niaise, et jolie, si jolie, sans en avoir l'air de le savoir. » Certes, c’était à propos d’un autre film mais c’est exactement ce que j’ai ressenti à la voir jouer Marie l’épouse de Jérôme.

 

Là encore, inutile d’en dire plus. Depuis elle sait qu’elle est Catherine Deneuve, jusque dans sa manière de jouer. Mais aujourd’hui c’est d’un monument qu’il s’agit et comme tel, cela se respecte. Mais aussi, on reste libre de ne pas le visiter.

 

Pierre Brasseur :             Dimanche, le père de Marie

 

Comme toujours, ce rôle lui va comme un gant. Il est l’opposé du paisible Jérôme mari de sa fille. On comprend le dynamisme et l’envie de vivre de la jeune femme avec un tel père qui, en vertu de son statut de beau-père, parle haut à son gendre (ce dont il ne devait pas trop se priver avant que de donner sa fille au châtelain. Et, en paysan madré, s’il savait ne pas pousser trop loin l’impertinence il ne devait pas moins en penser.)

 

Pour le reste, on se réfèrera aux fiches antérieures comme « Les bonnes causes » 1963 mais aussi « Le Roi de cœur »1966 et « La métamorphose des cloportes » 1965

 

Mary Marquet :                 Charlotte, la mère de Jérôme

 

Une vie ponctuée de grands et petits rôles, tant au cinéma qu’au théâtre qui souvent s’accompagnaient d’histoires de cœur et/ou d’amour. Sarah Bernhardt, amie de sa famille lui donna le rôle du Duc de Reichstadt dans « L’Aiglon » la pièce d’Edmond Rostand dont, dès lors, elle partagea la vie jusqu’au décès de l’auteur. Elle entre en 1923 à la Comédie-Française, et en devient sociétaire en 19282. Elle y interprète pendant 17 ans, tous les grands rôles du répertoire (Marion Delorme, Phèdre, Andromaque, Bérénice, Roxane, Lucrèce Borgia, ...). Mais elle joue également dans des pièces plus contemporaines de d'Annunzio, Geraldy.

 

Sa carrière cinématographique est également bien remplie. Parmi ses films les plus réussis, on peut retenir son rôle de Madame de Maintenon dans « Si Versailles m'était conté » 1954, de Sacha Guitry et celui de Marie-Angélique Guillain dans « Landru »1962, de Claude Chabrol. Elle campe un truculente mère supérieure dans « La Grande Vadrouille » 1966 de Gérard Oury. Dans « Le malin plaisir » 1975 de Bernard Toublanc-Michel en compagnie de Claude Jade et Anny Duperey et Jacques Weber et encore dans Le « Casanova » 1975 de Fellini.

 

N’oublions pas ses participations à la télévision où tourne également pour l'ORTF, des adaptations de pièces de boulevard, quelques Maigret, dans Les Cinq Dernières Minutes, Les Saintes chéries ou encore dans l'adaptation télévisée du roman de Stendhal, Lucien Leuwen. Cela, pour souligner l’étendu des talents de cette actrice qui semble avoir fait sienne la formule de Jouvet : « Quand le rideau s’ouvre, vous entrez dans la vie, sachez y rester quand il se ferme »

 

Pour la petite histoire elle rencontre, en 1927, le président du Conseil de l'époque, André Tardieu, dont elle devient la maitresse quasiment officielle. Elle lui suggéra, entre autres, de peindre en blanc une partie des troncs des arbres en bordure des routes, pour les rendre visibles la nuit, surtout dans les virages. Et pratique avec ça la dame !

 

Extrait du film La Vie de château - La Vie de château - EXTRAIT "J'appelle  mon mari" - AlloCiné

 

Henri Garcin :           Julien Pontaubert, le résistant

 

Henri Garcin, est un acteur, metteur en scène et auteur de théâtre français d'origine néerlandaise. Âgé au moment où j’écris ces lignes, de 91 ans, sa carrière a démarrée en 1964. Il n’a depuis, cessé de jouer, au cinéma, au théâtre, à la télévision.

 

Aussi à l’aise dans les grands textes que dans la comédie (333 épisodes de la série télévisuelle de « Maggy » il rencontra le succès en servant des auteurs comme, G.B. Shaw, Pirandello, Strindberg, Albee, Oscar Wilde, Obaldia, Guitry, Poiret... Mais aussi Saunders, dans sa pièce « La prochaine fois je vous le chanterai » (1966) au Théâtre Antoine, avec Delphine Seyrig, Claude Piéplu, Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort, et Jean-Claude Carrière dans « L'Aide-mémoire » (1968) créé en duo avec Delphine Seyrig au Théâtre de l'Atelier. Que voilà un bel entourage qui sanctionne une vraie reconnaissance de ses pairs.

 

Il n’est pas en reste avec le Septième Art. Au cinéma, i est dirigé par Marguerite Duras, Michel Mitrani, Romain Gary, Michel Deville, Henri-Georges Clouzot, André Cayatte, Agnès Varda, Yves Boisset, Patrice Leconte,  et François Truffaut avec « La Femme d'à côté » 1981

 

Carlos Thompson :                  le major Klopstock

 

C’est le dernier film de cet acteur dont la carrière se déroula des deux côtés de l’Atlantique et beaucoup en Allemagne en ce qui concerne l’Europe

 

Christian Barbier :         le colonel

 

Acteur prolifique tant au cinéma qu’à la télévision. Quelques grands rôles « Week-end à Zuydcoote » 1956 de Henri Verneuil, « L'Armée des ombres » 1969 de Jean-Pierre Melville.

 

Il acquiert une certaine notoriété grâce au personnage de Joseph Durtol, héros de « L'Homme du Picardie » feuilleton mythique de la télévision française.

 

Test La vie de château DVD

Donald O'Brien :              l'officier parachutiste américain

 

D’origine irlandaise il sut retenir l’attention de grand réalisateur ce qui lui permis de jouer dans : 1964 : « Le Train »de John Frankenheimer et en 1965 « Week-end à Zuydcoote » de Henri Verneuil . En 1965 « Trois chambres à Manhattan » de Marcel Carné et en1966 : « La Ligne de démarcation » de Claude Chabrol mais aussi en 1967 : « La Nuit des généraux » d’Anatole Litvak et en 1986 : Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud. Pas mal non ?

 

Jean-Pierre Moulin :              le lieutenant

 

Acteur de théâtre plus que de cinéma il s’illustra surtout dans le doublage – Voix d'Anthony Hopkins et de Jack Nicholson

 

Paul Le Person :               Roger, un ouvrier agricole

 

Beaucoup de seconds rôles pendant cinquante ans de carrière pour de grands réalisateurs avec qui ce breton entretenait de réels liens d’amitiés. Ainsi, Lelouch, Chabrol, Jean-Jacques Annaud, et surtout Yves Robert.

 

 

Bons Moments

 

Quand Marie Marquet, du haut du balcon central de la façade de son château houspille les Allemands qui veulent réquisitionner la demeure.

 

Quand Catherine Deneuve manque s’évanouir alors qu’avec moult sourires on lui susurre à l’oreille des propositions d’enlèvement tradition des amours contrariés. Elle se voit déjà à Paris quand l’amoureux lui propose un chaumière et deux cœur à la campagne.

 

 

Sans oublier les scénaristes

 

Jean-Paul Rappeneau, Daniel Boulanger *, Alain Cavalier ** et Claude Sautet ***

 

*    Écrivain, poète, scénariste et/ou dialoguiste – notamment pour la Nouvelle Vague, auteur de théâtre et acteur français.

 

** Cinéaste cheminant hors des sentiers battus  Réalisateur entre autre de

« La Chamade » 1968 d’après Françoise Sagan et, à ses débuts, assistant réalisateur en 1958 pour « Ascenseur pour l'échafaud » et « Les Amants de Louis Malle » en 1958

 

*** Qu’on ne présente plus. Tout cela pour montrer le foisonnement des activités des uns et des autres et qui collaboraient selon les affinités du moment et l’intérêt du projet.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Musique de…. encore et plus que jamais…Big Mike comme l’appelait les Américains.

 

 

Pax

 

Prochainement « Train de nuit pour Munich »

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 06:00

 

8 décembre 2018

C’est au milieu d’un océan de vignes roussies par l’automne que l’on retrouve Jean-Louis Trintignant, sur son domaine viticole Rouge Garance, entre Avignon et Uzès. ICI 

 

- Question : « Vous habitez depuis plus de trente ans près d’Uzès. Provincial, c’est vital ? »

 

 « Dans la famille, personne avant moi n’était monté jusqu’à Paris. C’était loin Paris ! J’y ai vécu vingt-cinq ans. Et puis je suis revenu dans ma campagne, où j’ai grandi et où je me sens beaucoup mieux. Petit-fils et fils de vigneron, je produis, moi aussi, du vin. Je m’y suis mis tard mais je suis content. Je bois toujours du vin. Je suis même un peu « alcoolo » ! Le vin ça m’a aidé à vaincre ma timidité, ça m’a désinhibé dans ma jeunesse. L’ivresse est souvent meilleure que la lucidité. En tout cas je me sentais davantage moi-même quand j’étais ivre… J’ai connu, aussi, les stupéfiants, pendant une dizaine d’années. Lorsque j’ai découvert cela, ce fut comme une religion. Je fumais du haschich et j’ai été jusqu’aux drogues dures, qui m’ont fait du bien, puis beaucoup de mal, à la fin. Mais je ne regrette pas toutes ces expériences.

 

Jean-Louis Trintignant a créé avec un couple de viticulteurs le domaine de Garance Rouge à Uzès (Gard).

Jean-Louis Trintignant a créé avec un couple de viticulteurs le domaine de Garance Rouge à Uzès (Gard). 

 

Jean-Louis Trintignant : « Le vin et la poésie sont toujours liés ICI » 

Quand il ne monte pas sur les planches, l’infatigable comédien est dans ses vignes du Gard, un domaine viticole que travaille et fait progresser un couple d’amis.

Propos recueillis par Laure Gasparotto

Publié le 27 février 2017

Été Violent – Ad Vitam

Aujourd’hui c’est « Été Violent » (2000)

 

Pourquoi ce film ?    

 

Pour répondre à la demande générale souhaitant que soit évoqué le cinéma italien et plus particulièrement du lad qui regrette qu’il n’y ai « jamais rien sur le cinéma italien qui volait quand même à des kilomètres au-dessus des bourrins (certes talentueux) anglo-saxons ? »

 

Mais pour qui prend-on ce pôvre Ciné papy ?

 

Qui est-il pour s’attaquer à des chefs d’œuvre comme « la Dolce Vita » 1960 ou « Huit et demi » 1963  et pourquoi pas « Citizen Kane »* 1941 pendant que vous y êtes ?

 

M’enfin, allons y. Une fois encore Ciné papy va livrer un autre secret tiré des films chers à son cœur.

 

* Qualifié de meilleur film de toute l’histoire du cinéma par une flopée de critiques, académies et autres, faisant profession d’amateurs éclairés de cinéma. (Par exemple, élu « Meilleur film de tous les temps » en 2002 par 108 réalisateurs et 144 critiques internationaux consultés par la revue britannique Sight and Sound du British Film Institute.)

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

En Italie, plus précisément en Émilie Romagne, dans la ville côtière de Riccione, durant l'été 1943. Sans se préoccuper de la Seconde Guerre mondiale qui a épargné l'endroit jusqu'alors, des jeunes gens mènent une vie insouciante. Carlo, l'un d'eux, se lie d'amitié avec une jeune veuve de guerre, Roberta étroitement surveillée par sa belle-mère. Bientôt, la relation de Carla est de Roberta évolue vers une folle passion...

 

Réalisation

 

Valerio Zurlini est un scénariste et réalisateur italien d’une rare sensibilité. Elle lui permet, comme dans « Été violent » de peindre les émotions amoureuses et le désarroi existentiel qui accablent ceux qui prennent conscience de l’agitation incompréhensible du monde auxquels ils appartiennent.

 

Son œuvre la plus forte nous dit Wikipédia est peut-être la fidèle adaptation, écrite par André-Georges Brunelin, du roman de Dino Buzzati, « Le Désert des Tartares », en 1976, dans les décors remarquables de la citadelle de Bam (Iran) et avec une distribution internationale prestigieuse : Vittorio Gassman, Giuliano Gemma, Philippe Noiret, Jacques Perrin, Laurent Terzieff, Fernando Rey, Jean-Louis Trintignant, Max von Sydow, Helmut Griem, Francisco Rabal et, pour la musique, Ennio Morricone.

 

Quelques autre films connurent un succès critique et public tel « La Fille à la valise »1960, avec Claudia Cardinale et Jacques Perrin, et qui mériterait bien aussi que Cinépapy établisse un jour une fiche ou « Le Professeur » 1972 avec Alain Delon, Sonia Petrovna et Léa Massari.

 

ELEONORA ROSSI DRAGO Jean-Louis Trintignant "Un Ete Violent" Zurlini Photo  Cm EUR 17,00 - PicClick FR

Qui fait quoi ?

 

Eleonora Rossi Drago :                         Roberta Parmesan

 

Ciné papy est sans voix et sans voie pour parler de cette actrice. Les termes éculés du genre « superbe créature » n’ont rien à faire ici.

En outre, il n’a ni le talent ni la plume de Frédéric Schiffter *pour vous en parler. Ce philosophe a commis un petit traité avec comme sujet Claudia Cardinale **. C’est en amateur éclairé qu’il en parle. Il est en effet l’auteur d’un opuscule « La Beauté, une éducation esthétique » 2012 dans lequel il prend soin d’expliquer la différence entre une jolie jeune fille et la beauté qui n’appartient qu’aux femmes. Dans cet ouvrage il résume cela par une magistrale et si évocatrice maxime : « La beauté vient aux femmes en automne ».

 

Taisons-nous donc au lieu d’aligner des banalités. Vous n’en saurez pas plus d’Eleonora Rossi Drago sauf à aller sur Wikipédia.

 

Pour ma part je reste sous le charme, ravi, au sens propre du terme ravissement.

 

* Ce n’est pas la première fois que Ciné papy cite ce philosophe véritable dandy de la pensée. Une fois encore on ne peut que recommander de chercher à la fréquenter tans ses réflexions sont originales sans être inutilement provocatrices.

 

Le mot philosophe ne doit inquiéter personne. Ses ouvrages sont minces. Dans son blog du 7 mars il écrivait : « Si j’étais un législateur tout-puissant, je me contenterais d’édicter cette loi très simple: “La publication des livres ayant plus de cent pages est interdite.”». Il serait déraisonnable de ne pas approuver Henri Roorda. À cette loi, j’ajouterais un assortiment de peines en cas de contraventions — de lourdes amendes que devraient se partager auteurs et éditeurs. Seuls les dictionnaires garderaient toute liberté de dépasser mille pages, et encore, à condition de ne pas servir de poubelles aux mots qui traînent partout dans le journalisme, les entreprises, les vestiaires. »

 

** En 1958 à la grande époque de la Dolce Vita, dans un appartement modeste baigné de soleil, Claudia Cardinale tout juste 20 ans pose pour un de ces paparazzi d'agences spécialisées dans les magazines populaires dont on ne saura rien si ce n'est le talent qu'il mit à installer cette complicité, ce flirt photographique. Il s'agit d'instants magiques arrachés au quotidien dans un tourbillon joyeux où éclate toute la fraîcheur, la spontanéité, la sensualité et le talent de Claudia à peine arrivée en Italie après avoir gagné le titre de la plus belle Italienne de Tunis et alors qu'elle s'était mise en tête de ne pas faire de cinéma en manifestant son intérêt pour devenir institutrice.

 

Nous découvrons aujourd'hui cette série avec gourmandise tant Claudia y apparaît radieuse, espiègle et profondément humaine avant qu'elle ne devienne la star que nous connaissons.

 

Cette séance photo sera complétée par une série de photos prises la même année à Venise, à l'hôtel Cipriani.

 

En écho des photographies, le philosophe Frédéric Schiffter propose un petit traité de la starlette dans lequel il évoque de façon personnelle sa passion pour elles et l'audace dont elles firent preuve à leur époque.

 

L'ESTATE VIOLENTA - Festival de Cannes

 

Jean-Louis Trintignant :                      Carlo Caremoli

 

Quelle vie que celle de cet acteur protéiforme. Passant de la gloire « Et Dieu… créa la femme » 1956 de Roger Vadim à l’ombre pour revenir à la lumière « Un homme et une femme » 1966 de Claude Lelouch sans rien laisser paraître de ce que cela pouvait représenter pour lui.

 

Il rencontra à nouveau le succès avec des films d’auteurs, des films politiques mais aussi en jouant au théâtre. Il a beaucoup tourné en Italie avec les plus grands réalisateurs tel Dino Risi dans « Le Fanfaron » 1962 avec Vittorio Gassman et ce que lui-même considère comme son plus beau rôle « Le Conformiste », 1970 un film de Bernardo Bertolucci adaptant un roman de Alberto Moravia et considéré aujourd'hui comme un des meilleurs films du cinéaste.

 

Passionné de sport automobile de part un environnement familial il fit de la course automobile à une époque où cela voulait encore dire quelque chose comme aventure humaine.

 

En ajoutant qu’il est propriétaire exploitant un vignoble dans l’AOC Châteauneuf du Pape on aura presque tout dit de ce touche-à-tout des plus talentueux. Une vie extrêmement bien remplie avec les joies des succès et les peines comme seules vous en réserve les affaires de cœur et surtout la mort de ses filles Pauline et plus tard Marie.

 

Jacqueline Sassard :                               Rossana

 

16 films pour cette actrice française qui a beaucoup tourné en Italie ou elle passa une grande partie de son existence, notamment mariée à Gianni Lancia fils du fondateur de la marque automobile Vincenzo Lancia. Sa carrière n’a duré que treize ans et seul les 4 autres films suivants contribuent à maintenir sa mémoire : « Guendalina » 1957 d’Alberto Lattuada, « Faibles Femmes » 1959 de Michel Boisrond, le si britannique « Accident » 1967 de Joseph Losey dont il faudra bien que Cinépapy établisse un jour une fiche et enfin « Les Biches » 1968 de Claude Chabrol, son dernier rôle *. Elle enflammait mes séances d’adolescent adepte de la classe buissonnière. Ses rôles qui collaient parfaitement à son physique étaient celui d’une jeune femme qui perturbait l’ordre établi, du simple fait d’être là, en ne faisant rien de particulier pour ça.

 

* Dont une affiche ornait tout un pan de mur du Lapin Blanc à Ménilmontant établissement dont le Taulier, un temps, nous donnait des nouvelles par blog interposé.

 

Enrico Maria Salerno :                          Ettore Caremoli, le père de Carlo

 

Grand acteur de théâtre au même titre que Vittorio Gassman il a joué les plus grands auteurs : interprétant les œuvres de : Shakespeare, Pirandello, Vittorio Alfieri, Eduardo De Filippo, George Bernard Shaw, Molière, Carlo Goldoni et Jean Cocteau.

 

Au cinéma il fut un acteur spécialisé dans des rôles de policier dans des drames et le cinéma de l’engagement politique. « Été violent » a été son premier film.

 

Raf Mattioli :                                       Giorgio

 

Jeune acteur italien plein de promesse comme on dit mais mort à vingt-trois ans.

 

Il tourna, entre autre : « La loi » 1959 de Jules Dassin et il écrit le scénario de « Guendalina » 1957d’ Alberto Lattuada sur un scénario de Zurlini

 

 

Bons Moments

 

Il n’y a pas réellement de bons moments. On se laisse porter par la grâce de cette relation unique, hors du temps de deux êtres surpris par l’amour et on appréciera le talent tout particulier de Zurlini déjà évoqué plus haut : « Valerio Zurlini peint avec sensibilité l'effusion amoureuse et le désespoir existentiel d'être conscients des difficultés sociologico-politiques dans lesquelles ils évoluent. La force de Zurlini est de communiquer aux paysages et à l'espace le malaise intérieur de ses protagonistes. »

 

Cette qualité est éclatante quand on compare les douces images du début toutes concentrées sur les deux amants et celles de la fin les exposant au fracas des armes et de la guerre.

 

 

Pax

 

Prochainement « La vie de Château »

 

 

 

 

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 06:00

Bette Davis Eyes est une chanson écrite par Donna Weiss (en) et Jackie DeShannon et rendue populaire par l'interprétation de Kim Carnes en 1981. La chanson reste 9 semaines numéro 1 du Billboard Hot 100 et se classe numéro 1 dans plusieurs autres tops nationaux.

 

Bette Davis eyes / Vinyl single : Kim Carnes: Amazon.fr: CD et Vinyles}Bette Davis'eyes" de Kim Carnes - Le blog de Du soleil sur la page

 

Après que cette chanson soit devenue un single à succès, Bette Davis a écrit des lettres à Kim Carnes et aux auteurs-compositeurs pour dire qu'elle était une fan de la chanson et les remercier de l'avoir « intégrée à l'histoire moderne ». L'une des raisons pour lesquelles l'actrice légendaire a aimé la chanson est que sa petite-fille pensait que sa grand-mère était « cool » d'avoir écrit une chanson à succès sur elle.

 

La voix rauque de Carnes a conduit de nombreux auditeurs à croire que Rod Stewart était le chanteur.

Aujourd’hui c’est « Ève » (1950)

Titre original « All about Ève »

All About Eve [DVD] [1950] by Bette Davis: Amazon.fr: DVD et Blu-rayEve en Blu Ray : All About Eve Blu-ray - AlloCiné

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce que c’est un des chefs d’œuvre de Mankiewicz et qu’il a bien fallut en choisir un pour illustrer son talent.

 

Quelle est l’histoire ?

 

À son début le film nous fait assister à la remise d’un grand prix d’interprétation type « Molière pour l’ensemble de son œuvre» à Ève Harrington. Dans la salle Margo Channing, ancienne lauréate déchue n’applaudit pas. Commence alors un flashback * qui nous montre la soirée où c’était Margo Channing qui était couronnée. Lorsqu’elle rejoint sa loge elle y trouve Ève qui lui avoue qu’elle a vue chacune des représentations de la pièce qui vaut à Margo Channing le triomphe de ce soir. La pauvre enfant émeut Margo qui la prend à son service plus ou moins comme secrétaire/dame de compagnie. Ève se montre d’abord «au petit oignons» pour sa bienfaitrice. Elle est d’une prévenance stupéfiante. Elle apporte le thé juste avant qu’il ne soit demandé et à la bonne température. Même chose pour le taxi. Ève informe Margo qu’il est en route au moment même ou Margo exprime le désir d’avoir un taxi. Peu à peu Ève, qui a su se rend indispensable, imite Margo, attitude, vêtements, diction etc. Un soir que, par malchance les circonstances empêchent Margo d’entrer en scène, Ève se propose de la remplacer. Elle connaît parfaitement le rôle pour avoir fait répéter Margo. C’est un triomphe et la carrière d’Ève s’envole éclipsant au fur et à mesure, une Margo à qui on ne propose plus de rôle.

 

Une fois couronnée, Ève, regagnant sa loge et y trouve une jeune admiratrice…

 

C’est une autre façon de raconter, avec talent cependant, cette histoire qui se passe au Kremlin ou une révolution de palais amène l’ancien dirigeant sur le départ à avertir son successeur qu’il a préparé trois enveloppes à son intention ceci, en prévision des coups durs.

 

Arrive un premier coup dur et le dirigeant ouvre la première enveloppe. Il y trouve une note sur laquelle il peut lire : « Dit que c’est la faute à Lénine» et tout s’arrange.

 

Même chose quand le mécontentement gronde à nouveau. Il ouvre la deuxième enveloppe et lit : « Dit que c’est la faute à Staline » et le calme revient.

 

Plus tard, arrive un troisième fort mécontentement dû à une famine qui s’annonce tant les récoltes de blés ont été mauvaises.

Il recourt à la troisième enveloppe contenant la note habituelle mais où il peut lire : «Prépare trois enveloppes»

 

Eve (Joseph L. Mankiewicz, 1950) - La Cinémathèque française

 

Réalisation

 

Joseph L. Mankiewicz – On a presque tout dit ou au moins l’essentiel, pour se contenter de rappeler que c’est un cinéaste hors normes et surdoué. Pour le reste, on se reportera à la précédente fiche « Guêpier pour trois abeilles » 1967

 

Pour la petite histoire son frère, Herman « Man » est le coscénariste de « Citizen Kane » 1941avec Orson Welles lui même

 

* Le flashback, est une technique importée de la littérature, et employée pour la première fois au cinéma par le Français Ferdinand Zecca pour son film « Histoire d'un crime », réalisé en 1901. Il a été, par la suite, très couramment utilisé dans les films muets, Mais les producteurs s’inquiètent… On leur reproche d’interrompre le « flot narratif car le spectateur passe tout son temps à tenter de mettre de l’ordre dans les faits rapportés. Welles a trouvé la parade en faisant précéder les flashbacks de « bandes d’actualité » et/ou « des coupures de presse » relatant les faits dont il va être question dans le flashback.

 

LE FILM CULTE - « Ève » : Tant qu'il y aura des femmes - Maze.fr

 

Qui fait quoi ?

 

Bette Davis :                       Margo Channing

 

Véritable « Monstre sacré » du cinéma elle a longtemps détenu le record du plus grand nombre de nominations aux Oscars en tant que meilleure actrice (dix fois), avant d'être détrônée par Katharine Hepburn (douze fois) puis par Meryl Streep (16 fois).

 

Elle a obtenu deux Oscars : l’un pour « L'Intruse » 1935 d'Alfred E. Green et le second pour « L'Insoumise » 1938 de William Wyler. Elle n'a jamais réussi, malgré ses fréquentes nominations, à en décrocher un troisième, ni pour ce qui est considéré comme le rôle le plus abouti et le plus talentueux de sa carrière dans Ève de Joseph L. Mankiewicz, ni pour sa dernière grande interprétation marquante, dans « Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? » 1962 de Robert Aldrich.

 

Gena Rowlands, épouse de John Cassavetes et passionnée de toujours par Bette Davis :

La présente comme cela « Elle était dure, elle adorait les conflits, ils lui donnaient son énergie »

 

Elle même déclare à propos d’Ève : « Dès le premier tour de manivelle aucun film ne me donna autant de satisfaction… Ce fut un grand film, dirigé par un grand metteur en scène, avec une distribution idéale… Après la projection, je pus dire à Joe (Joseph Mankiewicz), qu’il m’avait ressuscitée. »

Tout sur Eve | Intrigue, distribution, récompenses et faits

 

Anne Baxter:                      Ève Harrington

 

46 films pour cette actrice. En 1947, elle obtient l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa composition dramatique dans « Le Fil du rasoir » (1946) réalisé par Edmund Goulding. Elle est connue pour avoir été une interprète de prédilection de Joseph Mankiewicz, Jean Renoir, Orson Welles, Billy Wilder, Ernst Lubitsch, Otto Preminger, Anthony Mann, Alfred Hitchcock ou Fritz Lang. Aucune autre actrice dans l'histoire du cinéma n'aura été dirigée par autant de metteurs en scène de renom.

 

En 1953, elle tourne coup sur coup « La Loi du silence » d'Hitchcock où elle forme un couple émouvant avec Montgomery Clift, et « La Femme au gardénia » de Fritz Lang, deux perles du film noir.

 

George Sanders:              Addison DeWitt

 

Cet acteur britannique qui a partagé sa carrière entre Angleterre et États Unis a remporté l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa composition de critique raffiné et sarcastique dans All About Ève de Joseph L. Mankiewicz.

 

Sanders, qui a si souvent incarné au cinéma les gentlemen au flegme tout britannique et à l’esprit cynique, se suicide le 25 avril 1972 en Catalogne dans sa chambre d'hôtel à pour abréger les souffrances d’une longue maladie. Il laisse ce mot pour expliquer son geste : « Je m’en vais parce que je m’ennuie. Je sens que j’ai vécu suffisamment longtemps. Je vous abandonne à vos soucis dans cette charmante fosse d’aisance. Bon courage » Cynique, vous avez dit cynique ?

 

Céleste Holm:           Karen Richards

 

Surtout actrice de théâtre et/ou de télévision (Téléfilms et série).

 

Comme Thelma Ritter, ci-dessous elle joua également dans cet autre chef d’œuvre de Mankiewicz « Chaines conjugales » 1949

 

Marilyn Monroe :            Miss Casswell

 

Remarquée par Joseph L. Mankiewicz, qui distingue en elle un « grand talent », elle est engagée par ce dernier dans « Ève » aux côtés de Bette Davis. Compte tenu du succès de ses derniers films, Marilyn négocie un contrat de sept ans avec la 20th Century Fox en décembre 1950. Cela ne l’empêcha pas d’être déçue par l’ensemble de sa carrière. Comme Ava Gardner elle est victime de « La machine à rêve » que constitue Hollywood.

 

Thelma Ritter :                 Birdie Coonan

 

Elle fut nominée 6 fois aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle, ce qui fait d'elle l'actrice la plus souvent nominée dans cette catégorie. Elle est notamment connue pour son rôle de Stella dans « Fenêtre sur cour » 1954, ou pour celui d'Isabelle Steers dans « Les Désaxés ».1961 de John Huston.

 

Elle joua également dans cet autre chef d’œuvre de Mankiewicz « Chaines conjugales » 1949

 

Walter Hampden :          le vieil acteur

 

Acteur, metteur en scène, producteur et directeur de théâtre américain il s’est essentiellement consacré au théâtre avec beaucoup de succès.

 

Outre « L'Affaire Cicéron » 1952, Joseph L. Mankiewicz l’employa encore dans « Ève ».

 

Il figure également au générique de deux films à succès « Quasimodo » 1939, aux côtés de Charles Laughton et Maureen O'Hara où il tient le rôle de l’Archevêque de Paris; et celui du patriarche Oliver Larrabee dans « Sabrina » 1954, avec Humphrey Bogart, William Holden et Audrey Hepburn. 

 

Solve ALL ABOUT EVE - 1950 - BETTE DAVIS, ANNE BAXTER,GEORGE SANDERS jigsaw  puzzle online with 70 pieces

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

 Ici, il s’agit de Alfred Newman qui composa plus de 150 musiques de films et reçu 9 Oscars.

 

À ses débuts, il a travaillé à Broadway avec George Gershwin et Cole Porter. En 1930 il part pour Hollywood rejoindre Irving Berlin. Un moment il obtient le poste de directeur musical des studios United Artists. En 1931, il orchestre la musique écrite au piano par Charles Chaplin pour Les Lumières de la ville.

 

Pax

 

Prochainement « Été Violent »

 

 

 

 

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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 06:00

Guêpier pour trois abeillesGuêpier pour trois abeilles

Critique : Guêpier pour trois abeilles, de Joseph L. Mankiewicz - Critikat

Capucine, une ombre est passée
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SOUVENIRS

Blaise Hofmann consacre un livre à Capucine, mannequin et actrice tombée dans l’oubli

 

Rappelant que la lumière parvient d’étoiles éteintes depuis longtemps, l’exergue relève de la poésie et de l’astronomie. Elle donne la juste tonalité de Capucine. Porté par une nostalgie antérieure à sa naissance et un sentiment d’empathie pour une icône oubliée, Blaise Hofmann, la pâtre d’Estive, le voyageur de Marquises, accomplit le devoir de mémoire en dédiant un livre à Capucine, étoile filante du mannequinat et de Hollywood.

 

Le «Héron hautain

 

Née en 1928, à Saint-Raphaël, Germaine Lefebvre grandit à Saumur et s’ennuie vite dans une vie trop étriquée pour ses rêves. Elle monte à Paris mener la vie de bohème. Un jeune couturier, Hubert de Givenchy, repère sa silhouette élancée. Celle que la presse surnomme le «Héron hautain» fait la une des magazines. Sur les traces de Marlene Dietrich, elle embarque pour l’Amérique. À Hollywood, cornaquée par le producteur Charles Feldman, elle tourne des films qui connaissent de grands succès comme Le Bal des adieuxLe Grand Sam et naturellement La Panthère rose dans lequel elle incarne l’épouse de l’inspecteur Clouseau. Incarnation de l'«élégance parisienne» participe aussi à Quoi de neuf Pussycat, le premier scénario de Woody Allen porté à l’écran. De retour sur le vieux continent, elle joue dans le Satyricon de Fellini. Et puis plus rien, ou si peu…

 

Capucine passe les trente dernières années de sa vie à Lausanne, au chemin de Primerose. Fait de la figuration, voit sa grande amie Audrey Hepburn, et d’autres vedettes hollywoodiennes vieillissant sur les bords du Léman – Yul Brynner, David Niven, Peter Ustinov… Dépressive, redoutant la vieillesse, elle se jette du huitième étage de son immeuble le 17 mars 1990.

 

Traces furtives

 

Pour rendre vie à cette étoile sortie des mémoires, Blaise Hofmann mène l’enquête. Il revient sur les traces de Capucine à Saumur. Il retrouve la maison de son enfance et le bistrot de quartier où elle avait ses habitudes. Il enregistre des témoignages souvent ténus («J’arrosais ses pétunias…») auprès de célébrités (Givenchy) ou d’inconnus (voisins), visionne des films oubliés, lit des coupures de presse. «Mon héroïne manque d’épaisseur, c’est un fait», note l’écrivain. Et sa biographie peine à tenir ses promesses. Elle n’atteint pas au niveau du Limonov de Carrère ou du Dora Bruder de Modiano, ces sublimes portraits fantasmatiques intégrant la subjectivité de l’auteur. La pâte de la littérature ne monte pas. Merci toutefois pour cette anamnèse élégiaque.

 

Capucine, de Blaise Hofmann, Zoé, 216p

Guêpier pour trois abeilles, une étincelante comédie de J.L. Mankiewicz en  version restaurée ・ La Filmothèque du Quartier Latin

Aujourd’hui c’est « Guêpier pour trois abeilles » (1967)

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour voir que l’on peut faire une autre adaptation de la pièce Volpone de Ben Jonson que celle de Jules Romain et Stephan Zweig portée à l’écran par Maurice Tourneur avec Louis Jouvet et Harry Baur. Mais aussi pour une introduction à l’œuvre de Joseph L. Mankiewicz, un des plus grands et fins réalisateurs, scénaristes et producteurs du cinéma américain.

 

Régalons nous.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Comme pour le Volpone de Ben Johnson l’histoire de passe à Venise.

 

Le richissime Cecil Fox regarde un soir, à la Fenice, la pièce Volpone qu'il s'est fait représenter pour lui tout seul. Cela semble lui donner des idées.

 

Le lendemain, il embauche William McFly, en qualité de secrétaire particulier, et le charge de faire venir, dans son palais vénitien, trois anciennes maîtresses, en leur faisant miroiter qu'il est mourant et pourrait léguer sa fortune à l'une d'elles.

 

Celles-ci arrivent bientôt : Mrs Sheridan - avec sa dame de compagnie Sarah Watkins -, la princesse Dominique et Merle McGill.

 

L'affrontement psychologique commence avec elles, aussi avides et hypocrites l'une que l'autre. Mais un matin, Mrs Sheridan est retrouvée morte...

 

 

Réalisation

 

Voici professionnel exceptionnel de l’univers du cinéma plusieurs fois Oscarisé alors qu’il ne réalisa que 22 films de 1946 à 1972. Films dont il fut souvent le scénariste voir le producteur.

Aucun de ses films ne passa inaperçu alors que, comme dit Wikipédia : « ses films se caractérisent par une quasi absence d’action, au sens hollywoodien du terme, et l’importance prépondérante des flashbacks, des dialogues et des rapports entre les personnages. »

 

Ses têtes d’affiches couvrent le gotha de l’époque (Marlon Brando, Elizabeth Taylor, Bette Davis, Ava Gardner *, Humphrey Bogart, Montgomery Clift, Gene Tierney, Vincent Price) avec une prépondérance d’acteurs britanniques : George Sanders, Rex Harrison, Cary Grant, Richard Burton, Laurence Olivier, Michael Caine, James Mason Maggie Smith… »

 

C‘est avec « Chaînes conjugales » 1949, qui remporte les Oscars du scénario et de mise en scène qu’i rencontre le succès. L’année suivante il réitère la performance, obtenant exactement les mêmes prix pour « Ève », 1950 qui remporte également l’Oscar du meilleur film.

 

En 1951, après avoir tourné « L’Affaire Cicéron » avec James Mason. Puis il quitte Los Angeles pour aller s’installer au calme sur la côte Est. En 1952, il adapte le « Jules César » de Shakespeare avec Marlon Brando en vedette.

 

Réalisateur et scénariste surdoué, aborda tous les genres, comme un western, le savoureux

 

« Le Reptile » 1972 avec, entre autre, Kirk Douglas Henry Fonda. En 1972, il tourne son dernier film, l’intrigant « Le Limier », dont la distribution se limite à deux acteurs (Laurence Olivier et Michael Caine) sans pour autant que cela ressemble à du théâtre filmé.

 

* Ce qui nous permet d’évoquer son chef d’œuvre le fascinant « La Comtesse aux pieds nus » avec Ava Gardner et Humphrey Bogart dont Mankiewicz dira lui-même :  « « J’ai essayé de faire un conte de fées qui corresponde à la vie d’aujourd’hui, une version amère de Cendrillon. Le prince charmant aurait dû, à la fin, se révéler homosexuel, mais je ne voulais pas aller aussi loin. » Et qui s’attira des critiques comme celle de Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier « On n’oubliera pas de sitôt (…) le chant passionné de La Comtesse aux pieds nus, éblouissant film sphinx aux mille facettes, combat désespéré d’une héroïne à l’inutile splendeur contre un monde sordide… »

 

Ce cinéaste de premier ordre était aussi un Monsieur.

 

« En 1950 alors qu’il est président de la Screen Director Guild, Cecil B. DeMille profite d’une période où Mankiewicz est absent pour tenter une offensive pro-maccarthysme. À son retour, Mankiewicz s’oppose à la manœuvre et, soutenu par John Ford, repousse l’attaque»

(Wikipédia)

 

Pour la petite histoire il obtient son étoile sur le Hollywood Walk of Fame le 8 février 1960

 

Guêpier pour trois abeilles - Manifestations

 

Qui fait quoi ?

 

Rex Harrison :           Cecil Fox

 

Acteur britannique à la vie privée mouvementée ce qui ne l’empêchera pas d’être anobli par la Reine Élisabeth II  en 1989.

 

On se souviendra de lui dans « My Fair Lady » 1960 et du rôle du Professeur Henry Higgins qu'il joua dans la comédie musicale, inspirée de la pièce de théâtre Pygmalion, de George Bernard Shaw auprès de Audrey Hepburn. Son rôle dans l'adaptation cinématographique lui valut de remporter l'Oscar du meilleur acteur.

 

Humoriste par prédilection il s’illustra aussi dans des films historiques ainsi il tint le rôle de Jules César dans « Cléopâtre » de Mankiewicz en 1963, face à Elizabeth Taylor, ou celui du pape Jules II dans « L'Extase et l'Agonie » de Reed en 1965, face à Charlton Heston dans le rôle de Michel-Ange. Harrison retrouvera Mankiewicz dans  « L'Aventure de madame Muir » 1947 avec Gene Tierney. Sa stature, son flegme font de lui l’exemple type de l’Anglais distingué, tout comme David Niven

 

 

Cliff Robertson:         William McFly

 

Une quarantaine de film et non des moindres pour cet acteur américain qui obtint l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle tout en finesse avec beaucoup de sensibilité dans le film « Charly » 1969 de Ralph Nelson.

 

Maggie Smith:            Sarah Watkins

 

Elle est considérée comme l'une des plus grandes actrices britanniques du XXe siècle en raison de la variété de ses rôles et de la longévité de sa carrière, elle est aussi l'une des plus récompensées, ayant reçu deux , entre autre deux Oscars, et je ne sais plus combien de Golden Globes, BAFTA, Elly Awards et Tony Award.

 

Elle est tout simplement, une fois de plus admirable dans le passionnant « Gosford Park » 2001 de Robert Altman qu’il n’est pas exclu de trouver prochainement en fiche. Plus récemment on a pu l’apprécier dans la série «Dowton Abbey » où elle est Lady Violet Crawley comtesse douairière de Grantham, mère de Lord Grantham

Ne ratez pas : "Guêpier pour trois abeilles"

Susan Hayward:               Mrs Sheridan

 

Cette superbe actrice a été une habituée des films de Joseph Mankiewicz, Henry King, Edward Dmytryk et surtout Henry Hathaway. Elle tourne avec Gregory Peck dans « David et Bethsabée » 1951 et « Les Neiges du Kilimandjaro » 1952 de Henry King. Elle est complimentée pour des rôles difficiles. Elle joue ainsi la femme dépressive du président Andrew Jackson dans « The President's Lady » 1953. Son interprétation de l'actrice alcoolique Lillian Roth dans « Une femme en enfer » 1955 lui vaut le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes en 1956. Elle reçoit l'Oscar de la meilleure actrice en 1959 pour son rôle de la meurtrière Barbara Graham dans « Je veux vivre ! ».

 

Capucine :                    La princesse Dominique

 

Tout aussi superbe est cette actrice française qui est aussi mannequin.

 

Son rôle le plus marquant de cette période, demeure celui de Simone Clouseau, épouse du célèbre inspecteur interprété par Peter Sellers dans La Panthère rose de Blake Edwards en 1963 (et deux de ses suites, vingt ans plus tard).

 

Mais on oubliera pas « Le Grand Sam » où la critique américaine remarque que « Capucine, la svelte actrice française engagée pour jouer « Ange », apporte au film une heureuse touche de classe » auprès de son partenaire John Wayne et que « Capucine met beaucoup plus d’intensité dans son interprétation de fille de dancing terreux qu’elle ne l’a fait précédemment dans son rôle larmoyant du « Bal des adieux » » 1960 selon The New York Times » Faut le faire ! Bravo Madame !

The Honey Pot (1967)

Edie Adams:                Merle McGill

 

Une dizaine de films ( beaucoup, beaucoup plus de télévision et de téléfilm) pour cette curieuse femme d'affaires américaine, chanteuse et humoriste, comédienne à Broadway et actrice à la télévision et au cinéma.

 

Adolfo Celi:                 L'inspecteur Rizzi

 

Tout le monde mettra rapidement un visage sur cette acteur italien quand on saura qu’il joua le méchant dans « Opération Tonnerre » 1965 ou il joue le milliardaire borgne Emilio Largo.

 

Avant cela il fut un important metteur en scène de théâtre en Amérique Latine.

 

Par la suite on le retrouve en officier britannique dans « Le Roi de cœur »1966 de Philippe de Broca. (voir fiche)

 

Hugh Manning:         Volpone

 

Acteur de théâtre et un peu de cinéma avec seulement 9 films à son actif. Non des moindres cependant puisqu’on y trouve : « Les Briseurs de barrages » 1955de Michael Anderson, 1959  « Notre agent à La Havane » de Carol Reed, 1973  « Le Piège de John Huston » 1973 « Elephant Man » 1980 de David Lynch, excusez du peu.

 

Pax

 

Prochainement «  Ève »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 06:00

 

 

Volpone ou le renard, joué pour la première fois en 1606, est l'une des comédies les plus brillantes de Ben Jonson (1572-1637), poète et dramaturge dont la réputation fut équivalente à celle de Shakespeare en son temps. Il s'agit de sa comédie peut-être la plus exubérante, où il donne libre cours à son génie satirique pour montrer les effets de la soif de l'argent, et notamment la perversion des relations entre les individus.

 

Volpone ou le renard - Ben Jonson - SensCritique

 

En 1928, adaptée par Jules Romains et Stefan Zweig, la pièce connut un grand succès auprès du public français, Volpone y prenant les traits de Charles Dullin. Suivit en 1939 une version cinématographique par les soins de Maurice Tourneur, avec Harry Baur dans le rôle-titre et Louis Jouvet

 

Volpone - Film (1941) - SensCritique

Aujourd’hui c’est « Volpone» (1941)

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

C’est l’histoire d’une vengeance.

 

Volpone le levantin  avait été jeté en prison par ses créanciers. Pour se venger il met sur pied un efficace et diabolique dispositif. En prison, il avait fait la connaissance d’un peu recommandable parasite du nom de Mosca. C’est ce dernier qui deviendra le deus ex machina de l’affaire. Avec son accord il fait croire que Volpone est à l'article de la mort. Il fait miroiter alors l'héritage aux rapaces qui entourent Volpone.

 

Mais c’est lui finalement qui tirera les marrons du feu. Désinvolte et cynique, c’est lui qui empochera l'argent.

 

 

Réalisation

 

Maurice Tourneur est né en 1876. Il fut un très grand réalisateur international à l’époque du muet puis du parlant : une quinzaine de film. Il est le père du cinéaste franco-américain Jacques Tourneur lequel fit l’essentiel de sa carrière aux États Unis.

 

Maurice tourneur fait partie des très rares artistes français à avoir été honorés par une étoile au Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.

 

Volpone (Maurice Tourneur, 1940) - La Cinémathèque française

Qui fait quoi ?

 

 

Louis Jouvet :           Mosca, confident et homme à tout faire de Volpone

 

Comédien, metteur en scène et directeur de théâtre français, professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique Louis Jouvet est une des plus grandes personnalités du monde du théâtre et du cinéma. Il épouse totalement cet univers qu’il incarne avec force sérénité et une certaine grâce. Certains conseils qu’il donne à ses élèves dans « Entrée des Artistes » 1938 sont, à l’évidence tirés de son vécu. « Soyez léger, vous serez lourd » « Vous entrez dans la vie quand de rideau se lève, restez y quand il se ferme.

 

Volpone - Blog de Films-et-stars-Vintage

 

Jacqueline Delubac :            Colomba, la femme de Corvin

 

Actrice de talent au théâtre comme au cinéma elle fût la troisième * femme de Sacha Guitry, qui venait d’être lâchée par Yvonne Printemps**, il la fit jouer dans 23 pièces. Elle fut aussi une grande collectionneuse de peinture dont une partie fut légué au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

 

Réputée une des plus belles et élégantes femme de Paris, sa garde-robe «  griffée » (600 pièces) a été offerte au Musée de la mode et du textile de Paris.

 

* Guitry qui a 50 ans, soit 23 de plus qu'elle. Le faire-part comporte ce mot du Maître : « « J'ai le double de son âge, il est donc juste qu'elle soit ma moitié »

 

** On raconte le dialogue entre Guitry et Yvonne Printemps lors d’un petit déjeuner à l’époque de leur vie commune :

 

       Guitry - « Vous savez chère, cette nuit j’ai rêvé de vous. J’ai pensé, enfin froide ! »

 

        Elle     - «  Comme c’est curieux, moi aussi j’ai rêvé de vous. J’ai pensé enfin raide ! »

 

Colette Régis :          la marquise lors du banquet

 

Quelque soixante-quinze films en trente-quatre ans de carrière pour cette actrice abonnée aux seconds rôles essentiels son emploi étant celle de femme revêche et/ou un peu excentrique

 

Harry Baur :                     Volpone, le commerçant levantin

 

Un des plus grand acteurs de théâtre et de cinéma de l’entre-deux guerre et reconnu comme tel. Il tourna 40 films en douze ans  et fut un réel « Monstre sacré ». Hélas, il est tombé dans l’oubli victime de la vindicte antisémite de l’époque alors que ni ses origines (Alsacien marié à une Lorraine) ni sa généalogie ne prêtent à confusion. Il fut également victime d’une animosité personnelle de Goering contre lui car ce dernier redoutait la supériorité du cinéma français sur celui du Reich. Les maltraitances subies furent telles qu’il mourut six mois après sa Libération ou l’on eut la cruauté suprême de lui dire que ses tortionnaires et leurs supérieurs savaient fort bien qu’il n’était pas juif.

 

Il reste un inoubliable et convaincant Commissaire Maigret dans « La tête d’un homme » 1932 de Julien Duvivier.

   

 

Charles Dullin :               Corbaccio , l'usurier

 

Homme de théâtre et de cinéma en tant qu’acteur et/ou metteur en scène ou encore directeur de théâtre comme le théâtre du Vieux Colombier avec Jacques Copeau, le Théâtre de l’Atelier, le Théâtre Sarah Bernard ou encore le théâtre de la Cité, Il participa à beaucoup d’aventure dans ce domaine avec Louis Jouvet, Gaston Baty et Georges Pitoëff. En 1927, il fonde le « Cartel des Quatre », visant à faire entendre le théâtre non mercantile Il y avait déjà, à l’époque l’opposition au Théâtre « de boulevard ». Le Cartel des Quatre, au côté d'André Barsacq, Jean-Louis Barrault, Jean Vilar et Jean-Paul Sartre, impulse le mouvement de renouvellement français qui aboutira à un « théâtre décentralisé populaire ».

  

Fernand Ledoux :           Corvino, le mari jaloux

 

Grand acteur de théâtre formé et lauréat du Conservatoire national d’art dramatique il devint Sociétaire de la Comédie Française. Cependant c’est au cinéma avec 80 films tournés qu’il devint populaire. Il jouait aussi bien la comédie que les drames.

 

On le remarque dans « La Bête humaine » 1938 de Jean Renoir ou aussi « Les Visiteurs du soir » 1942 de Marcel Carné ou encore   « Le Jour le plus long » 1962 de Darril Zanuck

 

Jean Temerson :             Voltore, le notaire

 

Après une carrière en dents de scie en raison de l’époque et de sa confession juive, son dernier film  fut  « Les Diaboliques » 1955 de Henri-Georges Clouzot ou il joue un garçon d’hôtel. C’était la troisième fois qu’il jouait pour Clouzot

 

Alexandre Rignault :             le capitaine Léone, fils de Corbaccio

 

Grand acteur de théâtre par la grâce de Louis Jouvet à qui il avait écrit. Jouvet l’a engagé en tant qu’utilité. Pendant une quinzaine d’années, le jeune comédien est distribué dans des œuvres signées Nicolas Gogol, Marcel Achard ou encore Jules Romains, et participe à la création de trois pièces de Jean Giraudoux : Amphitryon 38 (1929), Intermezzo (1933), à la Comédie des Champs-Élysées, et Ondine (1939) au Théâtre de l’Athénée. Après la Seconde Guerre mondiale, on le voit encore dans plusieurs pièces, de Paul Claudel entre autres, présentées au théâtre du Vieux-Colombier. Avouez que ce n’est pas rien.

 

Il eut aussi une brillante au cinéma. Pour ses débuts, en, il interprète le critique d’art Langelard dans « La Chienne » 1931de Jean Renoir, un drame social et réaliste avec Janie Marèse et Michel. Il n’eut pratiquement jamais de rôle de premier plan ce qui ne l’empêcha nullement d’être apprécié des réalisateurs pour toutes sortes de rôles.

 

Pierre Sabbagh :             un Vénitien

 

Qui eut cru que cet homme journalise et présentateur de télévision avait tâté du cinéma. Volpone est son seul film, celui qui lui fit renoncer au cinéma sur les conseils de Charles Dullin.

 

Roger Blin :                       un Vénitien

 

Quelque 90 films au palmarès de cet étrange acteur que l’on a déjà rencontré dans « Entrée des Artistes » 1938. C’est aussi un homme de théâtre comme directeur de salle et metteur en scène. C’est à lui que Samuel Beckett confiera, entre autre, le manuscrit de « En attendant Godot

 

Charles Denner :             un valet

 

Volpone est le tout premier contact de Charles Denner avec le monde du spectacle. Sa carrière au théâtre n’est pas négligeable mais c’est au cinéma qu’il obtint la reconnaissance du public.

 

Il fut un acteur fétiche de Claude Lelouch qui le fit tourner dans cinq films. Mais, alors que beaucoup de ses films sont inoubliables avec sa voix un peu rauque et sa diction hachée autant qu’empressé, il restera l’inoubliable « L’homme qui aimait les femmes » 1977, un des meilleurs films de Truffaut.

 

 

Bons Moments

 

Presque chaque scène avec Jouvet. Il est extraordinaire quand il fait miroiter un gain important à l’un ou à l’autre en prenant le complice du moment pour témoin. On ne sait si le clin d’œil de circonstance est adressé à ce dernier, à lui-même de contentement ou au spectateur. Avec beaucoup de finesse c’est Guignol qui demande aux enfants s’ils n’ont pas vu le gendarme alors que lui-même vient de mimer un coup de bâton sur le bicorne du pandore.

 

Silence, je regarde Volpone il ne faut rien rater.

 

Pax

 

Prochainement « Guêpier pour trois abeilles »

 

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19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 06:00

Marcel Dalio

Ne pas confondre comme je l’ai longtemps fait Henri Jeanson le dialoguiste avec Francis Jeanson, figure de proue des "porteurs de valises" du FLN ICI 

Le réseau Jeanson (porteurs de valises) - Algerie-dz.com

Collaboration « chaude » ou collaboration « froide » ? Le cas d'Henri Jeanson (1938-1947)

Laurent Martin dans Vingtième Siècle. Revue d'histoire 2005/2 (no 86), pages 91 à 106

 

Photos de Henri Jeanson - Babelio.com

 

Réévaluer la place exacte que Henri Jeanson, journaliste et homme de cinéma, tint sous l’Occupation : tel est le défi relevé ici. L’itinéraire de cet intellectuel pacifiste et anticonformiste est passé au crible afin de cerner son degré de compromission avec le régime de Vichy et avec l’ennemi. Plus largement, c’est à une réflexion sur le sens de la collaboration, entre collaborationnisme acharné et petits accommodements, qu’est convié le lecteur de l’article.

 

Voilà déjà quelques mois, un ouvrage dirigé par Marc Olivier Baruch faisait le point sur l’état de la recherche historique en matière de collaboration et d’épuration dans la France des années 1940 ; recueil d’études passionnantes et neuves, il passe en revue divers professions et milieux en s’efforçant d’en replacer le comportement collectif – et, parfois, les écarts individuels à la moyenne – dans le contexte national.

 

Une poignée de misérables.…. Les lacunes, selon cette logique même, étaient inévitables ; en particulier, les spécialistes de l’histoire de la presse ont pu regretter l’absence d’articles concernant ce champ de recherche, un champ il est vrai déjà largement défriché dans les années qui ont précédé la parution de cet ouvrage.

 

« L’épuration…. Nous voudrions ici apporter notre contribution à cette entreprise collective en examinant le cas d’un homme de presse et de cinéma, dont le parcours singulier à la fois reflète et s’écarte du destin de la communauté nationale : Henri Jeanson. Sur cet intellectuel pacifiste et anticonformiste, né en 1900 et mort en 1970, nous disposons d’assez peu d’études, hormis celle, savante mais qui tient davantage de la recension des sources disponibles que d’une biographie raisonnée, de Christophe Moussé la découverte et à l’exploitation des archives Jeanson, nous sommes en mesure de renouveler substantiellement ce travail qui reste cependant très précieux

 

La suite ICI 

Chroniques du Cinéphile Stakhanoviste: Entrée des artistes - Marc Allégret ( 1938)

Aujourd’hui c’est « Entrée des Artistes » (1938)

 

Pourquoi ce film ?

 

Ciné papy a envoyé plus de cinquante-deux fiches à son metteur en images préféré. À raison  d’une par semaine cela va donc faire un peu plus d’un an que ce vieux graphomane s’est mis à  la tâche. 

 

Un an déjà ! Il y a donc, semble-t-il, un anniversaire à fêter.

 

Au commencement (in illo tempore…) dans sa fraiche naïveté Ciné papy a présenté des films  chers à son cœur dont deux très grands films « La Rose et la flèche » 1976 et « Un homme  pour l’éternité » 1966 qui fut qualifié de chef d’œuvre tout comme « Quai des Orfèvres » 1947.

 

Tout au long de ses fiches Ciné papy s’est attaché à montrer sa passion pour les acteurs. Aujourd’hui, pour marquer cette année de production nous passons à la catégorie chef  d’œuvre hors compétition avec un des plus grands acteurs français, déjà croisé dans « Quai des  Orfèvres », Mesdames Messieurs voici, sous vos applaudissements : Monsieur Louis Jouvet

 

Quelle est l’histoire ?

 

François, Cœcilia et Isabelle sont élèves de la classe d'art dramatique du conservatoire que  dirige le professeur Lambertin. François est amoureux d'Isabelle qui l'aime également, mais il est poursuivi par Cœcilia, son ancienne maîtresse. C’est une nouvelle illustration de la pièce  de Musset dont le titre est devenu adage « On ne badine pas avec l’amour ». S’y mêle  également une mince affaire policière qui permet de maintenir l’intérêt du spectateur et de  trouver une fin à ce qui apparaît parfois comme un marivaudage.

 

Entrée des artistes, un film de 1938 - Télérama Vodkaster

 

Réalisation

 

Marc Allégret

 

68 films en 43 ans de carrière ! Ce cinéaste prolifique a été un réel découvreur de talents.  Fernandel, Raimu, Jean-Louis Barrault, Joséphine Baker ont débuté au cinéma dans un film  de Marc Allégret. Il est le premier à avoir confié des rôles importants à Simone Simon et à  Michèle Morgan, qu'il a révélées. Il a fait jouer dans ses films des acteurs alors en devenir,  tels que Bernard Blier, Louis Jourdan, Danièle Delorme, Gérard Philipe, Daniel Gélin,  Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Patrick Dewaere ou encore Johnny  Hallyday. Roger Vadim a été son assistant.

 

Il a également fait tourner Micheline Presle, Odette Joyeux et Fernandel  Il dirige notamment Jeanne Moreau avec Jean Marais, Danielle Darrieux, mais aussi Annie  Girardot et Robert Lamoureux mais encore Bourvil et Catherine Deneuve. Cette longue liste illustre son importance dans le paysage cinématographique français de cette  époque qui s’acheva avec « La nouvelle vague » de Truffaut poursuivant « La qualité  française » de sa vindicte.

 

à la ville Marc Allégret est le frère aîné du cinéaste Yves Allégret et l'oncle de Catherine Allégret, la fille de Simone Signoret et d'Yves Allégret. * C’est dire son milieu naturel. * On sait tous le couple quelle formait avec Yves Montand qu’elle appelait « Montand » pour  bien savoir, de qui on parlait.

 

Entrée des Artistes de Marc Allégret - 1938 - Shangols

 

Qui fait quoi ?

 

Claude Dauphin : François Polti

 

C’est un de ses premiers rôles. Bilingue il eut une activité non négligeable au sein des forces  de la France Libre. Acteur doué donnant l’impression de jouer avec une facilité déconcertante  il sut conquérir l’Amérique grâce à ce bilinguisme. Il va ainsi tourner pour Joseph L.Mankiewicz, Peter Ustinov, John Frankenheimer, Otto Preminger, Roman Polanski ou  Stanley Donen. Sa carrière française n’en fut pas oubliée pour autant. Un de ses rôles les plus  célèbres est le maquereau de Casque d'or de Jacques Becker aux côtés Simone Signoret. Il  joue également la même année dans le classique Le Plaisir de Max Ophuls.

 

Janine Darcey : Isabelle Didier

 

« Entrée des artistes » est pratiquement son premier film avec un rôle de premier plan.  Jusqu’à cette date elle tenait des petits rôles de figuration. Une carrière discrète avec un  palmarès cependant de 60 films

 

Odette Joyeux : Cœcilia Prieur

 

Actrice de cinéma, comédienne de théâtre elle débute avec Louis Jouvet dans « Intermezzo » Elle écrit abondamment notamment des romans et un roman en forme de biographie : « Entrée d'une artiste » aux Éditions Payot couronné par l’Académie française. Wikipédia mentionne qu’une rose porte son nom la variété « Odette Joyeux »

 

Louis Jouvet : Lambertin, professeur au Conservatoire

 

En roue libre ! Tout le monde s’accorde à penser qu’il tient là son propre rôle de professeur de  théâtre du Conservatoire et qui est presque un reportage sur l'art de Jouvet. Alors silence on savoure les cours du Maître !

 

André Brunot : M. Grenaison, l'oncle d'Isabelle

 

Je ne connais pas particulièrement cet acteur. Il mérite cependant de retenir notre attention  tant il est remarquable dans les scènes qui l’oppose à Jouvet. Avoir autant de présence juste,  sans emphase, il faut le faire. Bravo l’artiste « Soyez léger, vous serez lourd »

 

Louis Jouvet - Entrée des artistes | Facebook

Julien Carette : Lurette

 

Il a joué dans plus d'une centaine de films qu'il a marqués par sa forte personnalité et son  accent parisien. C’est idéalement un « second rôle » essentiel

 

Je me souviens de lui dans les films de Jean Renoir. Il est un titi parisien dans « La Grande Illusion »1937, un volontaire dans « La Marseillaise », 1938 Pecqueux, le chauffeur du mécanicien Lantier dans « La Bête humaine » 1938, et surtout Marceau, le braconnier  magnifique, qui se joue du garde-chasse Schumacher, dans « La Règle du jeu » 1939.  Il devient aussi un acteur fétiche pour il devient le comédien fétiche de Claude Autant-Lara.  On se souvient bien sûr de « L'Auberge rouge » 1951, aux côtés de Fernandel et Françoise  Rosay, il campe avec conviction l'inquiétant patron assassin de l'auberge de Peyrebeille.

 

Marcel Dalio : Le juge d’instruction

 

Un Sale Juif ! * Ses origines vont lui ouvrir, puisqu’il est contraint de s’exiler les portes d’Hollywood. Il est à présent inscrit, pour l’éternité au génériques de film devenus cultes.  Ainsi « Casablanca » 1942 de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.  Marcel Dalio y joue Émile, un croupier mais aussi « Le Port de l'angoisse » 1944 d'Howard  Hawks, ou encore « Les Neiges du Kilimandjaro » 1952 d’Henry King ou « Les hommes  préfèrent les blondes » 1953 d’Howard Hawks. Tout cela ne l’a pas empêché de jouer pour  Jean Renoir les chefs d’œuvres que sont « La Grande Illusion » 1937 et « La Règle du jeu » 1939.

 

Ici, il campe un juge d’instruction avec des inventions qui en font un grand numéro d’acteur.

 

* Sa carrière française prometteuse est cependant interrompue lorsque l’Allemagne envahit la  Pologne le 1er septembre 1939. D’origine juive, Marcel Dalio s’enfuit avec sa femme. Après  moult péripéties ils gagnent Montréal. Pendant ce temps, l’Allemagne a envahi la France où  s'est installé le gouvernement de Vichy La propagande antisémite tire de quelques photos  publicitaires de Dalio une série d’affiches où il fait figure de « Juif typique ».  Réalisé en 1938, le film « Entrée des artistes » ressort sur les écrans, en juillet 1944, après  que l'on a pris soin de retourner avec un acteur non-juif, Alfred Pasquali, toutes les scènes où  Dalio apparaissait, tout en gardant sa voix sur la bande-son. Bêtise que de crime on commet  en ton nom !

 

Entrée des artistes – Marc Allégret (1938) | citylightscinema

 

Roger Blin : Dominique

 

Bernard Blier : Pescani

Ciné papy va finir par détester cet acteur au 200 films. Marre de le rencontrer à chaque coin  d’un générique des attachants films auquel il a participé. Fidèles lecteurs à vos fiches si vous  voulez en savoir un tout petit peu plus.

 

André Roussin : Giflard

Oui, oui, c’est bien Le Célèbre André Roussin de l’Académie Française. Il est surtout auteur  de pièce de théâtre à succès aussi bien comique que polémique. Il est plein de fantaisie et de  drôlerie. Il est joué dans le monde entier

 

Michel Vitold : Gabriel

 

Acteur de cinéma et de théâtre ou il est parfois metteurs en scène. Sa carrière s’étend des  années trente à quatre-vingt-dix. Il participa à la première aventure du Festival d’Avignon. Après avoir échoué deux fois au Conservatoire mais passionné par le théâtre, il fut un temps, pensionnaire de la Comédie Française.

 

Noël Roquevert : Pignolet, un vigile

 

Déjà rencontrée cette « gueule » typique avec sa moustache. On le retrouve toujours avec  plaisir . Voir aussi la fiche sur « Marie Octobre » 1959

 

Dora Doll : Elève du conservatoire

 

Elle est la première épouse de l'acteur Raymond Pellegrin, avec qui elle se marie en 1949, ils  ont une fille Danielle, l'année suivante. Ils divorcent en 1954, année où elle commence une  liaison avec Jean Gabin qui dure deux ans. La rumeur lui prête également une relation avec  Marlon Brando. Elle se marie ensuite avec François Deguelt

 

Voilà pour Dora Doll « à la ville »

 

On l’a déjà rencontré dans « Le quai des Orfèvres » 1947 dont la fiche, sauf erreur ne  mentionne pas qu’elle a tourné dans près de 170 films dont quelques-uns aux Etats Unis. N’oublions pas que c’est Louis Jouvet qui lui mit le pied à l’étrier.

 

Monique Mélinand : Une élève du conservatoire

 

Même chose que ci-dessus. Elle fut l’élève de Louis Jouvet puis à la défection de Madeleine  Ozeray, elle la remplace dans ses rôles et dans le cœur de Jouvet. Elle a fait surtout une  grande carrière au théâtre. 

 

Roland Piétri : un élève du Conservatoire

 

Essentiellement acteur et metteur en scène de théâtre il n’a que deux films à son actif Il compte parmi le monde du théâtre pour avoir été le metteur en scène de Jean Anouilh

 

Sans oublier le dialoguiste Henri Jeanson qui est également le scénario avec André Cayatte.

 

Il fit parler les acteurs dans près de quatre-vingt-cinq films dont il fut parfois également le  scénariste. Il se démarque d’un autre dialoguiste célèbre, Michel Audiard, car Jeanson adapte ses répliques aux personnages et aux situations. Ils restent pourtant, chacun dans leurs genres,  auteurs de répliques cultes dans « Les tontons flingueurs » pour l’un et « Atmosphère…  atmosphère… est ce que j’ai une gueule d’atmosphère dit par Arletty dans « Hôtel du Nord » 1938 ou « Moi j’ai dit bizarre ? Comme c’est étrange. - Je vous assure mon cher cousin que  vous avez dit bizarre bizarre. - J’ai dit bizarre ? comme c’est bizarre » Dialogue entre Louis  Jouvet et Michel Simon dans « Drôle de Drame » 1937

 

Dialoguiste préféré de Louis Jouvet ils étaient aussi de grands amis.

 

Voir aussi la fiche sur « Marie Octobre » 1959

 

N’oublions pas non plus les décors Alexandre Trauner et Jacques Krauss.

 

En cette fin de fiche, l’épuisement et la flemme aidant, j’m’en va faire un thé et vous laisse  avec Wikipédia.

 

Bons Moments

 

Les scènes d’enseignement au Conservatoire 

 

La scène dans la blanchisserie. Venu défendre la cause d’une de ses élèves particulièrement  douée mais contrariée par un oncle et une tante blanchisseur, Jouvet croit l’affaire entendue  alors qu’il s’est laissé emporté par ses souvenirs et a tout gâché.

 

La scène où il quitte la blanchisserie en dévisageant chacune des jeunes blanchisseuses et  leurs attribut un emploi au théâtre : « Coquette…amoureuse…soubrette…intrigante… » et  une chute dont, pour l’instant, je en me souviens pas.

 

Quelques belles tirades.

 

Jouvet quittant « La boutique »

« Laver le linge des autre, en famille ! pouah, comment peut-on être blanchisseur ? »

 

Jouvet terminant le récit de sa visite chez les blanchisseurs seule famille d’Isabelle « Voilà à peu près ce que j’aurai du dire à mes parents quand j’avais dix-sept ans mais je n’au  plus dix-sept ans parce que vous avez dix-sept ans et des dix-sept ans, il n’y en à pas pour tout  le monde

 

« Soyez léger vous serez lourd » conseil aux élèves qui en font trop

 

« Quand le rideau se lève votre vie commence » faites qu’elle continue quand il se baisse »

 

Pax

 

Prochainement « Volpone »

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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 06:00

Le Convoi - la critique

Ernest Borgnine OSCAR DU MEILLEUR ACTEUR EN 1955

 

Né le 24 janvier 1917 à Hamden, dans le Connecticut, dans une famille d'immigrés italiens, il avait reçu l'Oscar du meilleur acteur en 1955 pour son rôle dans Marty, également récompensé par les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario.

 

Ernest Borgnine avait débuté sa carrière cinématographique en 1953 avec le rôle du sergent "Fatso" Judson dans le film Tant qu'il y aura des hommes. Il avait ensuite joué dans des dizaines de films, dont certains sont devenus des classiques (Les Vikings en 1958, Les Douze Salopards en 1967, La Horde sauvage en 1969, L'Aventure du Poséidon en 1972) et de nombreux téléfilms et séries de télévision (Supercopter de 1984 à 1986). Le comédien s'était marié cinq fois et avait quatre enfants.

 

« Jouer, pour moi, c'est très simple. Vous devez juste utiliser ensemble votre cœur et votre tête », confiait-il en 2007. Dans la même interview, il conseillait néanmoins aux apprentis acteurs « de se chercher un vrai travail avant d'essayer de décrocher un rôle ».

 

Ernest Borgnine en 2008.

 

Ernest Borgnine, la mort d'un grand de Hollywood ICI

Par Assma Maad

Publié le 09/07/2012

 

 

LE CONVOI -AFFICHE DU FILM 1978-ORIGINALE 120 X 160-TBE | eBay

Aujourd’hui c’est « Le Convoi » (1978)

 

Pourquoi ce film ?

 

C’est Frédéric Schiffter,* le « Philosophe sans qualité » de Biarritz qui m’a donné l’idée de parler de ce film compte tenu dit-il de l’actualité des mouvements de mécontentements.

 

Frédéric Schiffter, philosophe sans qualités: novembre 2012

* Prof de philo à Biarritz, dont le cheval de bataille est le doute selon Montaigne ou Clément Rosset et qu’un certain pax a déjà évoqué dans ses commentaires en vous recommandant de le lire toutes affaires cessantes. Dilemme : lire Schiffter ou regarder le Convoi ? Les deux valent le coup…

 

Quelle est l’histoire ?

 

En Arizona, des camionneurs forment un convoi contestataire par solidarité avec Rubber Duck, l’un des leurs en butte aux persécutions du shérif Wallace. Après le passage au Nouveau-Mexique, les forces de l'ordre se déploient pour disperser les manifestants, mais la résistance s'organise en même temps que l'affaire prend de l'ampleur. (Wikipédia)

 

Il fait savoir qu’aux States, comme au Canada les chauffeurs sont propriétaires de leurs camions. Il existe peu de « flotte de camions de transport » comme en Europe. Ce qui explique, entre autre, le blocage subit par le Canada du fait de camionneurs exaspérés.

 

 

Réalisation

 

Sam Peckinpah

 

Un cinéaste hors norme, inclassable, plein d’apparentes contradictions et surtout de malentendus. Exemple criant : « Convoi »ignoré et/ou démoli par la critique fut le plus gros succès public de Pechinpah.

 

En général on lui reprochait une «  apologie » de la violence illustrée par « La Horde sauvage » 1969, un western élégiaque et ultra-violent pour l'époque. « Au début, un massacre. À la fin, un carnage », écrira le critique de L'Express nous dit Wikipédia.

 

Le film,  est aujourd'hui son film la plus célèbre. Il fait naître une controverse. L'extraordinaire violence qui y règne, témoigne de certains aspects essentiels de la nature humaine et ne s’arrête pas à glorifier cette violence.

 

Un autre exemple de cette conviction profonde de Peckinpah est le film « Les Chiens de paille » 1971. Ce film tourné en Angleterre nous montre un jeune mathématicien américain pacifiste, incarné par Dustin Hoffman, qui se voit contraint de puiser en lui un instinct de tueur dont il ignorait l'existence.

 

Le Convoi - Film de Sam Peckinpah (Convoy, USA, 1978) de Sam Peckinpah  (Film d'action) : la

Qui fait quoi ?

 

 

Kris Kristofferson                             Rubber Duck

 

Chanteur et acteur américain, entre répétions et tournées, concerts et enregistrements il a trouvé le temps de tourner près d’une soixantaine de films dont certains mémorables. Avec Peckinpah dont « Pat Garrett et Billy le Kid » 1973  « Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia » 1974 de Sam Peckinpah ou encore « Alice n'est plus ici » 1974  de Martin Scorsese mais aussi « La Planète des singes »  1980 de Tim Burton sans oublier l’éblouissant

 

 

« La Porte du paradis » 1980 de l’immense Michael Cimino  ni, quoique de moindre importance, le passionnant «  Payback » 1999 de Brian Helgeland avec Mel Gibson excellent remake du tout aussi passionnant  « Le Point de non-retour » 1976 de John Boorman avec Lee Marvin. Kristofferson, très, avec des yeux bleus et immédiatement reconnaissable surtout, que je ne lui connaît pas d’autre couleur de cheveux que le blanc.

 

Il a osé !: Le Convoi

Ali MacGraw                               Melissa

 

On ne présente pas cette beauté à la vie et la carrière chaotique.

 

Débuts fulgurant pour cette carrière avec des succès commerciaux tels que  « Goodbye Columbus » 1969 et « Love story » 1970 qui lui assure une célébrité internationale.

 

Sur le tournage de  « Guet-apens » 1972 de Sam Peckinpah du « bad goy » Steve McQueen. Va commencer une passion destructrice. Entre autre il lui interdira de tourner. Las de d’être cantonnée à la maison et de ses cuites, ses infidélités et ses coups,  elle finira par divorcer.

 

Elle renouera avec le cinéma avec «  Le convoi » qui fut un échec au box-office. La suite de sa carrière sera essentiellement alimentaire.

 

Burt Young                                  Love machine

 

Acteur fétiche de John Ford et de Pechinpah, sa carrière fut quand même couronnée par un Oscar. Ne pas confondre avec le Don Johnson de la série « Deux flics à Miami »

 

Jean Dorel regarde des films: Le Convoi (Sam Peckinpah, 1978)

 

Ernest Borgnine                        le shérif Lyle Wallace

 

Tout le monde connaît la face rubiconde de cet acteur au physique imposant. Son visage présente une bouche en forme de grande balafre ouverte sur une dentition qui permet de douter des intentions du personnage. C’est pourquoi, ses rôles sont ceux d’un balourd un peu benêt souvent pervers ou carrément d’un vrai méchant, la figure devenant alors patibulaire à souhait. C’est l’illustration parfaite du proverbe arabe :  « Si du lion tu vois les dents, ne croit pas qu’il sourit. »

 

Ici quelques un des films qui permettront à ceux à qui ce nom ne dit rien de réaliser de qui il s’agit. « Tant qu'il y aura des hommes » 1953  « Les Douze Salopards » 1967 et « L'Empereur du Nord » 1973 de Robert Aldrich : « Nom de code : Oies sauvages » 1984 . Un choix au sein d’une carrière s’étalant sur cinquante ans celle d’un «  méchant » qui curieusement, à la ville, était connu et reconnu comme un vrai gentil.

 

Seymour Cassel                         le gouverneur Jerry Haskins

 

Acteur ami et fétiche de Cassavetes. Il fait partie de sa bande ou l’on trouve aussi Ben Gazara et Peter Falk (L’inspecteur Colombo)

 

 

Bons Moments

 

C’était l’époque de la Cibi et, en France, celle d’une émission radiophonique « Les routiers sont sympa » créée et animée par Max Meynier de 1972 à 1983 sur les ondes de RTL.

 

Dans le film, les échanges entre chauffeurs par ce moyen donnent des dialogues pas piqués des vers.

 

Le traitement infligé à la poulaille et à leurs véhicules.

 

Avis de Ciné papy

 

Un film curieux dans la filmographie de Peckinpah, cinéaste de la violence. « Le Convoi » est un film des grands espaces américains qui vous ballade et dont l’intérêt croit à la mesure de l’enthousiasme que ce convoi suscite dans la population des bourgs traversés.

 

Jubilatoire.

 

Pax

 

Prochainement «  Entrée des Artistes »

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