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22 décembre 2021 3 22 /12 /décembre /2021 06:00

marie-octobre paul guers | argoul

Paul Guers, « Quel bel homme ! » dixit ma sainte mère…

 

Aujourd’hui c’est « Marie Octobre » (1959)

 

MARIE-OCTOBRE - ACTERIEUR DU CINEMA

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour fournir un autre exemple de ce que François Truffaut qualifiait de « Qualité Française »

 

Quelle est l’histoire ?

 

Un dîner d’ancien combattant de l’armée des ombres , 15 ans après la fin de la guerre. Ils sont contant de se retrouver certains s’étant perdus de vue. Cela se passe dans la demeure de leur ancien chef de réseau, Castille, qui a été arrêté et tué dans ce lieu même, événement qui a précipité la chute du réseau.

 

C’est Marie-Octobre, nom de code de l'ancienne estafette du réseau, et par le propriétaire actuel des lieux, François Renaud-Picart qui ont organisé la petite sauterie. Mais il y a anguille sous roche : ils ont organisé la réunion pour percer le mystère de la mort de Castille. Ils ont appris d’un ancien membre des services de renseignements allemands que c'était grâce à un traître que la Gestapo avait réussi à les découvrir ce soir-là.

 

Petit à petit, les masques tombent. Les anciens membres découvrent ou supposent les bonnes raisons de chacun d'avoir pu trahir, la collaboration...

 

Le responsable découvert Il faudra le mettre à mort. Pas facile tout ça, mais 15 ans après, tuer de sang-froid  c’est autre chose que d’être dans la résistance .Malgré l’opposition d'un prêtre, ils votent qu’il devra se suicider après avoir signé des aveux.

 

Mais une fois découvert, celui-ci tente de s'échapper, puis fait appel à leur pitié. Le prêtre arrive un temps à empêcher ses amis de mettre leur décision à exécution. Mais le traître est finalement tué par Marie-Octobre, Elle déchire la confession que le traitre a écrit sous la menace et appelle ensuite la gendarmerie.

 

Réalisation

 

Julien Duvivier

 

C’est l’un des plus grands cinéastes de l’histoire du cinéma français marquant la période de 1930 à 1960 ce qui permet de  dire qu’il est le chef de file de cette école de la Qualité Française école avait existé. Ce sont souvent des concepts forgés par la suite regroupant, pour les historiens, par facilité ce qui ne faisait qu'être dans l'esprit du temps. Ainsi, par exemple, Tristan Tzara, Hugo Ball, Hans Arp furent étonné de se voir affiliés à un mouvement qui au départ se voulait purement intellectuel. À l'origine, il s'agissait de résister au dépérissement de l'esprit en mettant en relation les diverses avant-gardes artistiques européennes. Il n’y avait aucune recherche artistique commune. Puisqu’on voudrait y rattacher l'expressionnisme allemand et du futurisme italien qui eux, constituent, chacun pour leur part, un mouvement comme le fut l’impressionnisme par exemple. Le nom fut trouvé, sous forme de boutade, au Café Voltaire de Zurich ou se réunissaient ces artistes, en l’occurrence penseurs, en cherchant dans le Petit Larousse ou un dictionnaire franco-allemand en planant au hasard la pointe d’un coupe papier. La vie de ce metteur en scène très personnel et exigeant est d’une richesse telle qu'on se reportera utilement une encyclopédie traitant du cinéma et/ou de metteurs en scène. Pour découvrir entre autre une carrière internationale.

 

On trouvera ici quelques-uns de ses films devenus des classiques et qui démontrent un bel éclectisme.

 

         - «  La Belle Équipe » 1936 avec Jean Gabin, Charles Vanel illustrant la joie de vie et l'espoir distillé par le Front Populaire

 

         - « Pépé le Moko » 1937, chef-d'œuvre. Pépé le Moko nous plonge dans la pègre d’Alger et, propulse Jean Gabin au rang de vedette internationale.

 

         - « Le Petit Monde de don Camillo » 1951, qui rencontre un succès populaire immédiat et suite, « Retour de don Camillo » 1953.

         - « Voici le temps des assassins »1956, on retrouve Jean Gabin dans le rôle d’un brave restaurateur qui se fait gruger par une jeune femme cynique jouée par Danièle Delorme. Un film noir et un portrait de femme démoniaque.

 

Soulignons aussi que des pointures telles Jean Renoir, Ingmar Bergman et Orson Welles tenaient Duvivier en haute estime.

 

Marie-Octobre de Julien Duvivier : Conte d'automne | «Le blog de la revue  de cinéma Versus

 

Qui fait quoi ?

 

Danielle Darrieux :      Marie-Hélène Dumoulin dite « Marie-Octobre », directrice d'une maison de couture

 

Une des plus longues carrières du cinéma français – 110 film en 80 ans – enchainant succès après succès. Pour Ciné papy ce sont les films tournés avec Max Ophuls qui ont sa préférence « La ronde » 1950 et « Madame de… » 1953

 

Paul Meurisse :    François Renaud-Picart, industriel

Acteur incontesté il est aussi connu pour avoir ,en avril 1940, aux côtés d'Édith Piaf, qui devient sa compagne jusqu'en 1942, Le Bel Indifférent de Jean Cocteau au théâtre des Bouffes-Parisiens. C’est au cinéma qu’il fit près de 65 films de 1940 à 1976. Verneuil et Lautner furent des metteurs en scène fidèle mais aussi Jean Pierre Melville qui le dirigea dans « Le Deuxième Souffle ». 1966 .On peut voir Meurisse dans l’un  de ses rôles notables, celui du commissaire Blot débutant par un quasi-monologue. Un moment d’anthologie .

 

N’oublions pas, dans cette importante filmographie, on ne me le pardonnerait pas le cultissime « Les Tontons Flingueurs » 1963 de Lautner.

 

Marie-Octobre de Duvivier en DVD/Blu-ray restauré le 7 décembre 2016

Bernard Blier :     Julien Simoneau, avocat pénaliste

 

Acteur prolifique s’il en est avec 200 films en 50 ans avec « Marie Octobre » il est presque encore à ses débuts du moins son jeu pourrait le laisser croire car il affiche déjà 20 ans de carrière On l’a déjà rencontré dans la fiche « Quai des orfèvres 1947 . On le retrouvera, c’est certains.

 

N’oublions pas, cependant, dans cette importante filmographie, on ne me le pardonnerait pas, le cultissime « Les Tontons Flingueurs » 1963 de Lautner ou il joue l’inénarrable Volfoni

 

Lino Ventura :       Carlo Bernardi, patron d'une boîte de strip-tease et ancien catcheur

 

Pour faire court sur ce monstre sacré du cinéma français disons simplement qu’on le trouve au casting des «Tontons Flingueurs » 1963 (si si) avec dans la célèbre scène de beuverie des répliques entre deux rots « Yen a » - « J’ai connu une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner)

 

Noël Roquevert : Étienne Vandamme, contrôleur des contributions

 

Acteur de second rôle de « premier plan » reconnaissable entre tous : un sourcil froncé sur un petit œil rond, inquisiteur et inquiétant, une voix martelant chaque phrase, une moustache taillée avec soin. C'est l'acteur qui a tourné le plus de films avec Louis de Funès, un total de vingt-trois .

 

Robert Dalban :   Léon Blanchet, serrurier plombier

 

Avec plus de deux cents films à son actif entre 1934 et 1986, il est l'un des « seconds rôles » masculins les plus connus du cinéma français nous dit Wikipédia à laquelle les plus curieux et les moins paresseux se reporteront. Reconnaissable à sa trogne et à sa voix – nombreux doublages des deux côtés de l’atlantique. Son célèbre et inoubliable « Yes Sir » dans « Les Tontons Flingueurs » 1963 – et oui, on en sort pas – de Georges Lautner fit qu’il tourna 11 films avec lui. Clin d’œil

 

Paul Frankeur :    Lucien Marinval, boucher mandataire aux Halles

 

Acteur de second rôle de «  premier plan » lui aussi, amateur de bonne chère il partageait cette passion avec Jean Gabin et Lino Ventura. C’est à cette fidèle amitié, entre autre qu’il tourna dans près de 80 films de 1941 à 1976 . Les metteurs en scène, et non des moindres, lui étaient fidèles. On le retrouve notamment dans   « Un singe en hiver » 1962 d'Henri Verneuil

 

Mais, curieusement pas dans « Les Tontons Flingueurs » 1963, désolé.

 

Serge Reggiani :   Antoine Rougier, imprimeur

 

Acteur et chanteur au succès incontestable il affiche une carrière ininterrompue pendant soixante ans. – 130 films et téléfilms. Interprète de chansons signées Georges Moustaki par exemple. Un des films préférés de ciné papy est  « Le Chat et la Souris » 1975 de Claude Lelouch. Grace à la manière toute particulière de diriger ses acteurs Lelouch donne à Michèle Morgan et serge Reggiani de très beaux moments de cinéma ou on s’amuse ( eux aussi apparemment) sans oublier la romance cher à Lelouch

 

Paul Guers :           Yves Le Gueven, prêtre

 

Bel acteur de cinéma  dont la carrière a démarré avec Abel Gance .Acteur de second rôle de «  premier plan » lui aussi, il collabora avec des metteurs en scène  fidèles . Le grand public de retrouva dans des séries et/ou des téléfilms.

 

Daniel Ivernel :    Robert Thibaud, médecin-accoucheur

 

Acteur discret mais qui ne laisse jamais indifférent tant au théâtre – il fut un des grands interprète de Jean Anouilh – qu’au cinéma – très belle création dans: « Le Corps de mon ennemi » 1976 d'Henri Verneuil : Victor Verbruck, le maire

 

Jeanne Fusier-Gir :     Victorine, la gouvernante

 

Actrice de théâtre et de cinéma – elle démarra en 1909 période du muet – de 1903 à 1966 on peut, selon la formule consacrée, dire qu’elle a tourné et/ou joué avec les plus grands. C’était une actrice préférée de Sacha Guitry.

 

 

Sans oublier le dialoguiste

 

Henri Jeanson est un écrivain, journaliste scénariste et dialoguiste français. Il travaille un temps au Canard Enchainé qu’il quitte par solidarité avec Galtier Boissière autre grande gueule du XXe siècle. Il collabore à de nombreux journaux, retournant, après-guerre au Canard Enchainé toujours jaloux de sa liberté de penser et ardant militant des causes pacifistes. Sa verve émarge ses dialogues de films. « La guerre le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part » in « Fanfan la Tulipe » 1952 de Christian-Jacques ou encore « Entre la honte et l'honneur, il n'y a de différent que la dernière syllabe » mais aussi « Si une femme dit la vérité c’est pour cacher un mensonge. »

 

Remarque

 

Wikipédia souligne enfin à propos de « Marie-Octobre »avec Danielle Darrieux, Paul Meurisse, Serge Reggiani et Bernard Blier. Qu’il s’agit d’un bel exercice de style évoluent dans une unité de lieu, de temps et d'action avec une mise en scène omniprésente, inquisitrice, presque menaçante dans un souci constant du cadrage et de la composition de l'image. On peut quand même préciser qu’après être un film à succès, « Marie Octobre » fut ensuite d’une pièce de théâtre. Ceci expliquant peut-être cela.

 

 

Pax

 

Prochainement « Le Président »

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15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 06:00

La traversée de Paris : Noir et blanc : 5ème arrondissement : Paris :  Routard.com

La devinette du jour : pourquoi je passe  régulièrement à vélo devant le restaurant : « La traversée de Paris » rue Poliveau?

Aujourd’hui c’est « La traversée de Paris » (1956)

 

La Traversée de Paris en DVD : La Traversée de Paris - AlloCiné

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour commencer à aborder ce que François Truffaut avec, un certain dédain, avait, dans Les Cahiers du Cinéma appelé « La qualité française ». Dénigrement qui allait déboucher, avec ses copains des Cahiers sur la « Nouvelle Vague » Cette stigmatisation fit des dégâts. Elle empêcha certains talents de croitre, fit perdre leur aura à d’autres. Alors que, comme le souligne Justin Kwédi, * Truffaut lui-même, avec un film à l’incontestable et mérité succès comme « Le dernier métro » 1980 reprenait tous les codes de cette « Qualité française » tant critiquée.

 

* Dans un article de « Il était une fois le Cinéma »

 

Quelle est l’histoire ?

 

Paris, 1942. Marcel Martin, un chauffeur de taxi au chômage, gagne sa vie durant l'Occupation comme porteur clandestin du marché noir Un soir, sa mission est de transporter à pied à l’autre bout de la ville (plus précisément, de la rue Poliveau à la rue Lepic) quatre valises contenant les morceaux d'un cochon.

 

Mais le comparse habituel de Martin n’est pas là. Suite à un qui pro quo il s’en remet à un étranger choisi après avoir diner avec lui.

Ce choix se révèle vite calamiteux car cet étranger, un certain Grandgil, n’en fait qu’à sa tête et semble trouver l’aventure amusante alors que pour Martin c’est un boulot qui doit être fait et bien fait.

 

Par exemple, dès le début se rendant dans la cave de son commanditaire, l'épicier Jambier où il fait scandale et rançonne le boucher malhonnête.

 

Va s’en suivre une succession de péripéties qui font l’intrigue de ce film et permet à Autant-Lara de brosser un tableau noir de l’humanité et de ses conditions de vivre tout en maintenant le mystère sur ce fameux Grandgil. Soulignions que la nouvelle de Marcel Aymé tout aussi militante est beaucoup moins noire.

 

Ainsi, suivis par deux agents de police qui vont certainement les contrôler, Grandgil se met à parler en allemand à Martin, ce qui conduit les deux policiers à prudemment passer leur chemin.

 

Plus tard, s'étant arrêtés dans l'hôtel où loge Martin, Grandgil téléphone en allemand, à un copain pour se faire confirmer l’auteur d’une poésie allemande.

 

Par la suite, dans un café où ils se sont réfugiés pour éviter une patrouille de police, Grandgil prend à partie le patron et la patronne de l'établissement (car ceux-ci exploitent sans vergogne une employée juive), puis il s'en prend aux clients qu'il traite de « salaud d'pauvres ! », commençant à s'énerver quand ceux-ci font mine de lui dérober une valise.

 

D’incident en incident Grandgil, peintre célèbre connu d’un officier supérieur allemand est libéré après avoir été arrêté, avec Martin pour s’être rebellé lors d’un contrôle nocturne.

 

On les retrouve, après la guerre, dans une scène finale où Grandgil monte dans un wagon de première classe alors que son porteur n’est autre que Martin qui, ironie du sort, continue à porter les valises des autres.

 

La traversée de Paris – Du 45 rue Poliveau, Paris 5ème, à rue Lepic près de  Montmartre | In Ciné Veritas

 

Réalisation

 

Claude Autant-Lara est le metteur en scène.

 

Après des début difficile malgré une bonne éducation comme en connaisse les fils de la haute bourgeoisie, ses qualités et son talent le font apprécié du monde du spectacle où il occupe divers emplois (décorateur pour Jean Renoir et assistant pour René Clair )trouve de l’aide cher ses ainés.

 

C’est un personnage fantasque mais talentueux. Il établit solidement une réputation d’original qu'imprévisible. Anticonformiste et provocateur, Il aurait affirmé : « Si un film n'a pas de venin, il ne vaut rien».

 

Ce curieux bonhomme s’est fait remarquer pour des prises de position et un militantisme « révisionnistes » forcené s’affichant avec J.M. Le Pen allant jusqu’à s’engager politiquement et briguer les suffrages des électeurs.

 

Cependant pour Ciné papy, quelqu’un qui se lie d’amitié avec l’acteur Julien Carette qui deviendra son acteur fétiche, ne peut pas être foncièrement mauvais.

 

Quoiqu’il en soi, il signa parmi les plus grands films de l’histoire du cinéma français

 

Ainsi par exemple sur quelques 38 films

1933 : Ciboulette

1937 : L'Affaire du courrier de Lyon (coréalisé avec Maurice Lehmann)

1938 : Le Ruisseau (coréalisé avec Maurice Lehmann)

1939 : Fric-Frac (coréalisé avec Maurice Lehmann)

1941 : Le Mariage de Chiffon

1943 : Douce

1946 : Sylvie et le Fantôme

1947 : Le Diable au corps adapté du roman de Raymond Radiguet

1949 : Occupe-toi d'Amélie d'après Georges Feydeau

1951 : L'Auberge rouge [également scénariste]

1952 : Les 7 péchés capitaux (film à sketchs, sketch L'Orgueil)

1953 : Le Bon Dieu sans confession [également scénariste]

1954 : Le Blé en herbe adapté du roman de Colette

1954 : Le Rouge et le Noir adapté du roman de Stendhal

1958 : Le Joueur d'après Fiodor Dostoïevski

1958 : En cas de malheur adapté du roman de Georges Simenon

1959 : La Jument verte adapté du roman de Marcel Aymé

1961 : Tu ne tueras point (sorti en 1963)

1961 : Le Comte de Monte-Cristo d'après Alexandre Dumas

1961 : Vive Henri IV, vive l'amour

1963 : Le Meurtrier

1963 : Le Magot de Josefa

1965 : Journal d'une femme en blanc

1966 : Nouveau journal d'une femme en blanc

1967 : Le Plus Vieux Métier du monde

1968 : Le Franciscain de Bourges

 

Remarque :

 

Claude Autant-Lara participa à une série d'entretiens avec le Suisse Freddy Buache, directeur de la Cinémathèque suisse, dans lesquels il révélait nombre d'anecdotes qui avaient jalonné la réalisation de ses films. Entre 1981 et 2000, constatant qu'elles n'intéressaient pas la France, il dépose ses archives à la Cinémathèque suisse.

 

Ce n’est pas la première fois que nos élites intellectuelles parisiennes qui n’ont que leur nombril comme horizon, ont laissé filer à l’étranger des trésors nationaux « sans valeurs » assurément puisqu’il s’agissait de dons.

 

Ainsi la collection d’ « Art Brut » * de Dubuffet a trouvé refuge dans un très intéressant musée éponyme à Lausanne.

 

* Concept forgé par Dubuffet

 

Qui fait quoi ?    

 

(Tout le monde connaît ces acteurs. Contentons-nous d’anecdotes glanées sur le net)

 

Jean Gabin :                       Grandgil, l'artiste peintre

 

Avant ce film, Bourvil n’avait jamais travaillé avec Jean Gabin. Leur première scène fut justement celle de la première rencontre entre Martin et Grandgil. Lorsque Gabin rentre (de dos) dans le bistrot et lance un « Bonsoir » inquiétant, l’acteur Bourvil est terrifié.

 

Bourvil :                    Marcel Martin, chauffeur de taxi au chômage

 

Il s'agit de la troisième rencontre cinématographique (sur les cinq) entre Bourvil et De Funès, après Poisson d'avril et Les Hussards

 

Louis de Funès :               Jambier, l'épicier

 

C'est le premier film dans lequel Louis de Funès a, un second rôle certes, mais dans une scène mémorable, et un film à succès, entouré de deux "poids lourds" du cinéma de l'époque. Il lui faudra attendre Ni vu, ni connu pour avoir un premier rôle dans un film mémorable.

 

C'est également la deuxième entre Gabin et De Funès, après Napoléon.

 

Hubert de Lapparent :            l'otage nerveux

 

Cité ici car c’était le fils d’amis des parents de Ciné papy

 

Sans oublier d’évoquer

 

Les scénaristes  Jean Aurenche et Pierre Bost, d'après la nouvelle éponyme de Marcel Aymé car ils sont important dans cette querelle ouverte par François Truffaut sur « La qualité française » au cinéma et furent les scénaristes/dialoguistes attitrés de Claude Autant-Lara

 

Pax

 

Prochainement « Marie Octobre »

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 09:50

Le Diable par la queue - Film de Philippe de Broca (France/Italie, 1969)  (Comédie) : la critique

C'était une grande gueule sympathique, comme les Français les adorent. Méditerranéen jusqu'au bout des ongles, Montand était un homme qui ne savait jamais s'arrêter. C'est sans doute le film "César et Rosalie" qui donne de lui l'image la plus fidèle. Mariant avec un rare bonheur chanson et cinéma, Montand eut aussi des femmes, beaucoup de femmes. Et pourtant, le couple qu'il formait avec Simone Signoret reste un modèle du genre. Ce que nos amis américains appelleraient un french paradoxe... 

 

 

Montand et la politique ICI 

 

Un Reagan à la française

 

En février 1984, au retour d'une tournée triomphale de récitals en France et aux États-Unis, Montand crée l'événement en assurant le commentaire de "Vive la crise", l'un des premiers docu-fictions de l'histoire du petit écran.

 

Il évoque, sous la forme de faux reportages, l'état de l'économie dans le monde. Les vingt millions de téléspectateurs qui ont suivi ce programme et la classe politique sont impressionnés par son sens de la pédagogie.

 

Certains lui prédisent une carrière politique et une folle rumeur commence à courir: l'acteur envisagerait de se présenter à l'élection présidentielle de 1988. Les premiers sondages, très prometteurs, font dire aux observateurs qu'il a toutes les chances de devenir le "Ronald Reagan français".

 

ll s'en défend dans un entretien accordé à Christian Defaye dans l'émission "Spécial cinéma", où il résume sa position ainsi: "Pour me faire entendre, si j'ai quelque chose à dire, faut-il viser la présidence?". La réponse est "non".

 

Le Diable par la queue - Film (1969) - SensCritique

 

Aujourd’hui c’est « Le diable par la queue» (1969)

 

Pourquoi ce film ?

 

Par esprit de contradiction ! Ciné papy vous avait annoncé autre chose et bien non. Ce sera selon son bon plaisir. M’enfin, qui commande après tout ?

 

Une autre raison, qui après tout, on vaut bien une autre, en ces temps de morosité voire d'inquiétude (Covid 19 et son variant Delta – étonnez-vous qu'on n'y comprenne rien, un delta c'est toujours plus ou moins marécageux – médiocrité du personnel politique quel que soit leur couleur – phénomènes climatiques hors normes – échiquier mondial nous menant au bord de la catastrophe * un peu d’enchantement et d’humour nous fera du bien.

 

* On rapporte qu’en 1913 et/ou 1914 chaque fois qu’un de ses interlocuteurs ponctuait avec solennité ses tirades d’un : « Je sens la guerre » le Tigre répondait, faites-vous désinfecter.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Dans un château délabré du XVIIe siècle, les propriétaires, une famille de nobles désargentés, s’essayent à faire tourner une activité d’hôtellerie et/ou  de restaurant repas. Les touristes sont attirés avec la complicité du garagiste local. Un jour arrivent un séduisant gangster et ses deux complices qui transportent le butin de leur dernier méfait. La famille des châtelains saute sur l’occasion. Elle n’a nullement l'intention de laisser passer une pareille aubaine et de fil en aiguille on voit le gangster succomber au charme de la plus ingénue des filles  des châtelains et ne se montre plus aussi pressé de partir.

 

 

Réalisation

 

On retrouve Philippe de Broca dans ses pompes et dans ses œuvres. On l’a déjà rencontré dans les premières fiches de Ciné papy qui déclarait son inclination pour « Le Roi de Cœur » bide retentissant de 1966. On se reportera utilement à cette fiche pour une première approche de cet exceptionnel et inclassable metteur en scène plein de talent autant que d’humour et dont la ligne de conduite se traduisait par cette profession de foi : « Le rire est la meilleure défense contre les drames de la vie. »

 

Philippe de Broca est un ovni dans le monde du cinéma. Il appartient au monde qu’il s’est créé. Il vient après les cinéastes dit de « Qualité française » (Claude Autant-Lara, René Clair, Julien Duvivier ou moins talentueux, Yves Allégret, Jean Delannoy) Cette « Qualité française » décriée par « Les cahiers du cinéma » allait être remplacée par « La nouvelle vague. » qui ne fut jamais rejoint par de Broca.

 

Trop futile pour cela ?

 

On peut le croire quand le succès de ses films populaires le rendait suspect aux yeux de ses confrères. Pourtant on était loin des pantalonnades des « Gendarmes » ou des « Charlots »

 

Et on ne se privait pas de souligner un certain amateurisme, voir j’m’en foutisme dans ses films ou l’on relevait, à plaisir, des incohérences au tournage comme au montage.

Dans « Le Diable par la queue » on voit curieusement, très furtivement, redécoller un avion alors qu’il vient de se scratcher dans les étangs du domaine !

 

Mais à y bien regarder son cinéma est tout en sensibilité. On a inventé pour lui le qualificatif de « Mélancomique » Il y a chez lui, une légèreté, une douceur de vivre, une lumière particulière qu’il sait restituer.

 

On est loin de ces cinéastes, aussi talentueux soient-ils, dont la caractéristique est le nombrilisme tel les Verneuil ou les Melville.

 

Terminons par cette déclaration de François Truffaut : « Je l’aime aussi parce qu’il est heureux. La preuve ? Je ne l’ai jamais entendu dire du mal de personne. »

 

Le diable par la queue | Philippe de BrocaThe Devil by the Tail (1969)

Qui fait quoi ?

 

Madeleine Renaud :             la marquise de Coustines

On se demande bien qui, parmi les actrices françaises aurait pu endosser ce rôle. On voit bien à la rigueur l’excellente Danielle Darrieux mais trop légère et primesautière ou mutine. Quand elle joue la tragédie elle apparaît comme fragile. De toute façon elle a déjà tenu un grand rôle de mère, dans « Les demoiselles de Rochefort»1967 de Jacques Demy.

 

Loin de moi l’idée d’opposer ces deux grandes dames de la scène française et internationale dont les carrières s’étendent sur plus d’un demi-siècle.

 

Mais ici, la marquise de Coustines est une maîtresse femme qui mène, son petit monde à la baguette avec autant de charme, d’humour que d’énergie ce qui convient parfaitement à ce grand nonchalant de Jean Rochefort.

 

 

Jean Rochefort :           Georges, comte de Coustines

 

Je ne ferais l’injure à personne de « raconter » Jean Rochefort. Ici il est parfait de légèreté, presqu’évanescent. Pourtant il occupe avec brio ce rôle, avec une discrète désinvolture et cette impression qu’il donne à chaque fois, de ne pas y croire, de « s’en foutre » et l’air de nous dire faites comme si je n’étais pas là. C’est tout cela qui me le rend si cher.

 

Maria Schell :                 Diane, comtesse de Coustines

 

Actrice helvético-autrichienne, une des plus grandes des années 50 et 60 elle mena une carrière internationale. Amie de Marlon Brando elle eut des partenaires comme Yul Brunner, Glenn Ford ou encore Gary Cooper. Sa classe naturelle apporte ce qu’il faut de crédibilité à la famille d’aristocrates ruinés que nous présente ce film.

 

Dans les années 1970, on la voit souvent dans des séries télévisées comme « Derrick ». En 1982, elle joue le rôle de Claire Zachanassian dans l'adaptation cinématographique par Max Peter Ammann de « La Visite de la vieille dame » de Friedrich Dürrenmatt.

 

Le diable par la queue en streaming direct et replay sur CANAL+ | myCANAL

 

Marthe Keller :              Amélie, baronne de Coustines

 

À la voir virevolter avec légèreté on à l’impression que cette toute jeune actrice a tout dit.

 

Le réalisateur venait juste de rencontrer cette fraiche jeunesse suisse, qui traverse le film en minijupe et pieds nus. Ils auront un enfant ensemble. Et tournera encore « Les caprices de Marie » 1970 La toute belle a tenu ses promesses avec une carrière internationale bien remplie « Vertiges » 1975 Mauro Bolognini, « Marathon Man » 1976 de John Schlesinger et surtout « Bobby Deerfield » 1977 de Sydney Pollack. Elle triomphe aussi sur les scènes lyriques ne se contentant pas de jouer la comédie.

 

Petit clin d’œil, n’oublions pas sa participation au film « Mes funérailles à Berlin »1966 (voir parmi les premières fiches de Cinépapy.)

 

 

Clotilde Joano :              la comtesse Jeanne, la cousine pianiste

 

Actrice te cinéma autant que de théâtre (elle participa à l’aventure du TNP de l’époque de Jean Vilar) morte à l’âge de 42 ans * cela ne l’empêcha pas de jouer dans près de trente films avec des metteurs en scène tel que Bertrand Tavernier, Chabrol, Costa-Gavras par exemple.

 

Elle est «la clé » du film qui assure le contrepoint entre comédie et mélancolie.

 

Xavier Gélin :                  Charly, le petit garagiste

 

Encore un acteur qui meurt relativement jeune – 53 ans * – au regard de la longévité de beaucoup d’autres. Soulignons qu’il fait partie de la famille des Gélin de sa plus tendre enfance et tout au long de sa vie professionnelle multiforme.

 

Le duo qu’il forme avec Marthe Keller (coquette vs amoureux transi) donne de très bon moment.

 

Claude Piéplu :               Monsieur Patin, le client assidu

 

Piéplu outre le narrateur des Shadoks c’est autre chose qu’un second rôle, même important, aux cotés des têtes d’affiches. C’est une personnalité hors du commun du monde du spectacle.

Il a su se servir autant qu’il a servi le théâtre, le cinéma et la télévision sachant imposer et son physique, son port distingué  et sa voix reconnaissable entre toute sans oublier un humour très pince sans rire.

 

Bien qu’ayant joué dans près de 175 pièces, le théâtre conventionnel lui en a fait voir de toutes les couleurs. Il échoue par deux fois au concours du conservatoire de Paris1. Il entre alors dans la compagnie Jacques Fabbri un autre marginal du monde du spectacle. Il jouera par la suite dans près de 175 pièces de théâtre d’auteurs modernes ou contemporain tel Harold Pinter. Dés 1975 il renonça à jouer du classique ou les pièces dites « du répertoire » pour se consacrer

 

On le voit aussi, à partir de 1948 dans une quarantaine de films. Il tourne avec Costa-Gavras, Claude Chabrol, Luis Buñuel, Henri-Georges Clouzot, Julien Duvivier… Il s'illustre notamment dans les films La Bourse et la Vie de Jean-Pierre Mocky, La Meilleure Façon de marcher (1975) de Claude Miller, « Les Noces rouges » 1972 de Claude Chabrol, « Le Charme discret de la bourgeoisie » de Luis Bunuel la même année, voire « La Galette du roi » 1986 de Jean-Michel Ribes.

 

Il dit se sentir à l'aise dans « l'expression aérienne et distanciée de l'humour ». (Merci Wikipédia)

 

Un grand Monsieur.

 

Remarque – pour ceux qui n’auraient pas encore bien cerné la personnalité de pax le commentateur invétéré des Chroniques du Taulier, on peut leur dire qu’avec « Monsieur Patin » ils ont là un bel exemple.

 

 

Jean-Pierre Marielle :         Jean-Jacques Leroy-Martin, le "play-boy"

 

On peut faire de cet immense acteur complètement farfelu pour ne pas dire fou un éloge identique à celui fait de Jean Rochefort. Mais juste le contraire. Autant Rochefort jouait tout en finesse autant Marielle jouait dans l’outrance, l’extravagance mais toujours à la limite de la rupture. On se souviendra de lui dans « Les Galettes de Pont-Aven, »ou « Les Grands Ducs » 1996 mais aussi des films comme « Tous les matins du monde » 1991 d'Alain Corneau. Pressenti pour un César, celui ci lui a échappé entrainant ce commentaire : « Les César ? J'en ai rien à foutre, je ne suis pas un acteur de tombola. L'important, c'est devant la caméra. C'est servir un auteur, en découvrir un nouveau » Outre sa « gueule » - rappelez-vous : « A quarante ans on a la gueule qu’on mérite » disait Degas. A l’image de ce que Cinépapy disait de Depardieu dans la fiche « Quand j’étais chanteur » 2006 Jean Pierre Marielle est lui-même quand il joue. Tout le reste est littérature. Passion pour cet artiste !

 

Tanya Lopert :                Cookie, la minette pour un ouiken crapuleux avec «le play-boy »

 

Avec quelque 60 films de 1955 à 2017 les amateurs de cinéma n’ont pu faire autrement que de la voir d’autant qu’elle tourna avec des pointures telles Claude Lelouch, Robert Enrico, Federico Fellini, Polanski ou encore Peter Ustinov dans « Lady L »1965 (voir parmi les fiches de Ciné papy.)

 

Elle est mentionnée ici, non par soucis d’exhaustivité mais par ce qu’elle participe à un des grands moments du film

 

Yves Montand :              le "baron" César Maricorne

Ciné papy n’aime pas Yves Montand. Cet artiste est bourré de talent mais c’est un laborieux. Tout est fabriqué chez lui. À coup de travail et de répétitions, il arrive à donner le change et tous se laissent prendre. Mais je ne peux m’empêcher derrière toutes ses performances, dans tous les sens du mot, de percevoir une fêlure. Tous ses succès, la vénération d’un public idolâtre, rien n’y fait. Le petit Ivo Livi n’arrive pas à se faire oublier. Cela devrait me toucher mais il manque tellement de simplicité. Il est trop suffisant, imbu de sa personne et surtout, faute impardonnable pour Ciné papy, aucun sens de l’humour.

 

Dans « Le Diable par queue », il est parfait ! Pour que Ciné papy en arrive à le reconnaître qu’est-ce qu’il doit être parfait.

 

Miracle de Philippe de Broca. Bravo les artistes.

 

Jacques Balutin :                   Max, un gangster

 

Qui ne connaît pas ce comédien qui fit carrière dans le théâtre de boulevard. Sa voix, reconnaissable et appréciée lui permit de devenir un spécialiste du doublage. On l’a beaucoup vue également à la télévision dans « Les grosses têtes » de Bouvard

 

Pierre Tornade :            Schwartz, un gangster

Qui ne connaît pas ce « second rôle » apprécié et reconnaissable à l’écran par sa stature sa voix grave qui donnait, un peu de sérieux à un physique porté plutôt à la dérision. Il fût des épopées de « La septième compagnie » et de la série des «Nestor Burma » avec Guy Marchand

 

* Quarante-deux ans, cinquante-trois ans, c’est tout jeune pour disparaître au regard de l’âge des décès de plusieurs acteurs du casting souvent supérieur à 80 ans

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

L'atmosphère de ce film tient à la période du tournage (été 1968), au lieu de tournage (le château de Fléchères dans le département de l'Ain), à la musique de Georges Delerue, à la distribution, dont la récente conquête du cinéaste : Marthe Keller

 

Plusieurs thèmes musicaux accompagnent l'histoire. Le plus connu, le "thème de Jeanne", apporte une sérénité au récit, mais également une mélancolie particulière. Cette comédie alterne en effet les scènes burlesques rappelant le théâtre de boulevard, et des instants plus graves et poétiques. Le "thème de César", plus dansant, est également adapté pour la scène de la messe en un kyrie grégorien. Lors de cette même scène, on peut également entendre le adoro te devote de Saint Thomas d'Aquin. (Notice Delerue de Wikipédia)

 

Tout cela me fait penser qu’il pourrait être intéressant de remplacer quelques fiches « Cinéma » par des fiches à thème consacrées par exemple, aux musiciens de films, aux décorateurs ou encore aux dialoguistes voir à des metteurs en scène.

 

De Broca est le premier réalisateur a avoir confié, la totalité de la musique des films à Georges Delerue quand ce dernier y participait.

 

Une des qualités professionnelles de Philippe de Broca est la fidélité. A ses acteurs, bien sûr mais aussi à Georges Delerue. Avec ce grand musicien ce n’était plus de la fidélité mais une véritable complicité qui s’était nouées (près de 18 films sur 30) avec ce génie de la musique, de la taille d’un Ennio Morricone ou d’un Michel Legrand.

 

Quelques très bons moments

 

         - Jean Pierre Marielle et Tanya Lopert, chacun d’un côté de la double porte communicante de leurs chambres voisine. Un superbe moment de « commedia del arte »

 

         - Monsieur Patin amoureux de Jeanne qui lui rétorque sentencieux : « Le monde est plein de malveillant » (de mémoire)

 

         - Quand Madeleine Renaud, Maria Schell et Marthe keller batifolent et pouffent de rire dans un flot de lingerie sur un grand lit en commentant des idées farfelues de la Marquise avec un air complice et entendu.

 

         - à chaque apparition de Jean Rochefort, là ou on ne l’attend pas et où il traine sa nonchalance avec application.

 

 

 

 

Pax

 

Prochainement « La traversée de Paris »

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1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 06:00

Aujourd’hui c’est « GOOD MORNING VIET NAM » (1988)

 

Good Morning, Vietnam - Film (1987) - SensCritique

Pourquoi ce film ?

 

 

Poursuivons la série « Les Américains osent tout c’est à cela qu’on les reconnaît » commencée avec MASH. C’est un film qui parle, lui aussi, de choses terribles sur un mode rigolard.

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

 

Encore une fois cette crasse de Ciné papy se garde de réinventer la poudre et cède la parole à Wikipédia qui nous précise que si Cronauer a bien existé. Les scénaristes s’en sont donné à cœur joie pour pimenter l’histoire.

 

 

Viêt Nam, 1965 : la guerre du Viêt Nam a commencé depuis presque deux ans. L'animateur radio Adrian Cronauer est transféré de Crète à Saigon. Il vient prendre un poste à la radio de la zone démilitarisée, Radio Forces Armées (en), et est accueilli par son futur adjoint, le première classe Edward Garlick. Cronauer n'est lui aussi qu'un simple soldat de l'aviation, mais c'est déjà un animateur au succès reconnu, et c'est pour cela que le général Taylor l'a spécialement fait venir de Crète. À la radio, il fait la connaissance de ses collègues et notamment de ses deux supérieurs directs : le second lieutenant Hauk, qui commande l'équipe des animateurs, et le sergent-major Dickerson, qui commande la station. Hauk est un incompétent, peu respecté des hommes qu'il a sous ses ordres et son incompréhension du goût du public et du sens de l'humour le ridiculise encore plus. Dickerson est un ancien des forces spéciales, militaire de carrière mais réformé à cause d'un problème médical et beaucoup plus vachard que son subordonné envers le manque de respect dû à son rang. Entre lui et Cronauer, peu enclin au « service-service », les frictions sont présentes dès le premier jour.

 

Réalisation

 

Barry Levinson. Ici il est réalisateur car,  comme souvent, dans le monde du cinéma, on porte plusieurs casquette. Avec « Good morning Vietnam » ainsi qu’avec « Rain Mann » 1988 il touche le gros lot ces deux films devenant « culte » Il collectionne les récompenses et les nominations. On le retrouve comme acteurs dans onze films dont « Rain Mann » 1988 et des films de Mel Brook réalisateur quelque peu « déjanté » dont Levinson, sera, par ailleurs et de nombreuses fois un scénariste inspiré.

 

Qui fait quoi ?

 

 

Robin Williams:               Adrian Cronauer

 

Acteur principal dans près de 76 films Robin Williams était plus qu’un acteur génial acteur comique. Il tranchait sur les autres, dans l’univers de la comédie par un exceptionnel sens de l’humour qu’il s’avait faire  passer dans ses mimiques, sa voix, ses grimaces sans que rien de tout cela ne soit automatique.

 

 

Forest Whitaker:             Edward Garlick

 

Il s’est fait connaître par son exceptionnelle interprétation, à 27 ans, du jazzman Charlie Parker dans le film « Bird » 1988 de Clint Eastwood Ce rôle lui a valu le prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes.

 

Autre grand succès 1999, son rôle de Ghost Dog, tueur adoptant la philosophie des samouraïs teinté de culture hip-hop au service de la mafia dans le film homonyme de Jim Jarmusch.

 

La même année, il obtient l'Oscar du meilleur acteur. Pour son rôle du dictateur de l'Ouganda, Idi Amin Dada, dans le film « Le Dernier Roi d'Écosse » 1999

 

Avec Denzel Washington, Eddie Murphy ou Morgan Freeman, il assume la succession de Sydney Poitier, premier acteur noir à tenir un rôle principal dans des films qui firent débat comme « Devine qui vient diner » 1967 

 

 

Noble Willingham:                   Général Taylor

 

23 films à son actif. Pas de rôle principal. Surtout connu aux États Unis pour son rôle pendant sept ans dans une série télévisée «Texas Ranger ». S’il figure dans cette fiche c’est en raison de son rôle  de général qui lourde cette ganache de Dickerson.

 

 

J. T. Walsh:                        Sgt. Major Phillip Dickerson

 

Une carrière un peu plus étoffée que Willingham puis que en 15 ans il joua dans près de 40 films Rien de particulier à en dire. Il retint l’attention de quelques grands metteurs en scène tel Woody Allen, Stephen Frears ou encore, Oliver Stone. On le retrouve également dans d’honorable réalisation à côté d’acteurs célèbres qui font la renommée du film à défaut de grand metteurs en scène. Ainsi par exemple « Des hommes d'honneur » 1992 avec Tom Cruise, Jack Nicholson et Demi Moore ou encore Kevin Bacon.

 

S’il figure dans cette fiche c’est également en raison de son rôle de Sgt qui se réjouit de voir Cronauer renvoyé dans ses foyers et tombe des nues quand, aussitôt après, il se voit muté dans les services administratif de l’armée.

 

Les temps forts

 

Quand le supérieur de Cronauer, le Sergent Major Dickerson, coincé de chez coincé, tout content d’avoir obtenu le renvoi de Cronauer, se voit muté à l’ile de Guam, pour y compter « le mobilier de la base » par le Général Taylor, ardent partisan, en douce, de Cronauer qui le fait bien rigolard

 

La leçon de baseball dans une arrière-cour de Saigon.

 

L’accident de la 2 CV loin des lignes tenues par les G.I.

 

Et bien sur la prise de micro d’Adrian Cronauer avec son salut « Good Morning Vietnam » balancé à tue-tête sur les ondes.

 

Pax

 

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24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 06:00

Charley varrick Stock Photos and Images | agefotostock

Peut être une image de plein air et texte qui dit ’La Mothe Mothe-Achard REX CINEMA Billard’

 

Aujourd’hui c’est «Tuez Charley Varrick ! »  (1973)

 

AFFICHE DU FILM TUEZ CHARLEY VARRICK 120x160 cm - EUR 20,00 | PicClick FR

 

Pourquoi ce film ?

 

Retrouvons ces « petits films » qui réjouissent tant Ciné papy. Il est complété ici par la présence de Walther Matthau. Ce film est dans la veine des « Mes funérailles à Berlin » 1966 et « La loi du Milieu » 1971, avec Michael Caine, qu’on trouve parmi les premières fiches de Ciné papy. À leurs sujets il serait vain de parler de série B. Ce qualificatif, quelque peu méprisant dans le langage des cinéphiles, est erroné.

 

Tout simplement parce qu’il n’y a pas de série A. Il faut savoir qu’autrefois une séance de cinéma, véritable « spectacle », comprenait le grand film et un film de première partie (2 films pour le prix d’un), comme au music-hall par exemple. 

 

Ce vieux Ciné papy se souvient des séances de son enfance comprenant : un court métrage voire un documentaire, puis des « actualités » en noir et blanc, suivies de publicités Après un entracte où « l’ouvreuse » vendait des bonbons et « des esquimaux », enfin, le Grand Film.

 

Les petits films et/ou à petit budget d’avant programme étaient tournés dans un studio construit sur la parcelle B du cadastre des terrains de la maison de production. Pour s’en convaincre il suffit de regarder tous les cinéastes et/ou acteurs qui ont commencé dans les « séries B » Ce n’est que bien après et par commodités que l’on s’est mis à parler de « séries A »

 

Quelle est l’histoire ?

 

Avec l'aide de sa femme et de deux bras cassés, Charley Varrick cambriole une banque du Nouveau-Mexique. Le braquage tourne mal : sa femme et un de ses complices sont tués. En outre, à la place de la modeste somme désirée, il s'approprie un important magot. Il comprend que l'argent dérobé appartient à la mafia, qui fera tout pour retrouver les voleurs. Mais son dernier complice, un jeune alcoolique, au lieu de faire profil bas le temps nécessaire à ne pas éveiller les soupçons dépense au-delà de ce que ses apparences laisseraient entendre. Il est vite repéré par le redoutable car très efficace homme de main à qui la Mafia à confier le soin de récupérer les fonds et châtier les coupables. Charley Varrick doit donc à la fois échapper à la police, à la mafia et régler ce problème.

 

Réalisation

 

On trouve Don Siegel à la manœuvre. C’est un personnage étonnant dans un monde qui en compte pourtant beaucoup. Il commença par être monteur. Apparemment doué car Jack Warner refusa de dénouer son contrat pour bénéficier de ses talents. Il fut également directeur de la photographie, réalisateur et producteur mais aussi acteur.

 

Sa rencontre avec Clint Eastwood fut à l’origine des « Inspecteur Harry » énormes succès critique et public. Avec Clint il tourna aussi deux autres succès « Un shérif à New York » 1968 et « L'Évadé d'Alcatraz »1979. Il tourne le western « Le Dernier des géants » 1976 qui est sa seule collaboration personnelle avec John Wayne dont ses le dernier film.

 

On le trouve aussi acteur dans huit films dont certains « Inspecteurs Harry » On raconte, par ailleurs précise que durant le tournage de « L'Inspecteur Harry »1971, il souffrit d'une grippe et Clint Eastwood le remplaça provisoirement pour une scène, ce qui marqua ses débuts de réalisateur.

 

CHARLEY VARRICK (2)

 

Qui fait quoi ?

 

Walter Matthau :    Charley Varrick

 

Ceux qui prennent en route la lecture des fiches de Ciné papy , trouveront ici la note rédigée pour cet acteur qui ne saurait laisser indifférent.

 

« Il n'y a pas moins sérieux que Walter Matthau, adepte des loufoqueries les plus pendables.

 

Wikipédia précise : « Raffolant des farces, Walter Matthau a lancé des rumeurs que son nom était à l'origine Matuschanskayasky » 

 

Cet aspect de son caractère se retrouve dans son jeu ce qui le rend éminemment sympathique même quand il interprète « le méchant » de l'histoire.

 

Il a participé à quelque 50 films dont certains sont mémorables alternants tours à tours des rôles comiques ou plus sérieux.

Il est connu pour avoir, avec Jack Lemmon tourné 9 films ensemble dont 3 sous la direction de Billy Wilder grand metteurs en scène de comédies irrésistibles telle le chef d’œuvre « Certains l'aiment chaud » 1959 »

        

Joe Don Baker:        Molly

 

C’est un acteur américain, dont l’emploi sans être exactement celui de second rôle, est réputé chez lui. En 2012 il est crédité de 44 films. On y trouve quand même quelques réalisateurs de classe internationale tel Martin Scorsese ou Steven Soderbergh qui aurait pu permettre aux cinéphiles attentifs de le repérer. Je lui connais un film dont il est l’acteur principal  « Justice sauvage » 1973 ovni parmi les films policiers, Cependant, tiré d’une histoire vraie.

 

Don Siegel :              Murphy

 

On vous l’a bien dit

 

CHARLEY VARRICK (3)

 

Temps forts

 

Les temps d’avance  de  Charley sur le tueur à gage de la Mafia. Ce dernier semble imperturbable et plein d’une confiance en lui qui le convainc qu’il réussira.

 

Le piège subtil dans lequel Charley attire Molly. Certains y ont vu une citation hommage de  « La mort au trousse » 1959 d’Alfred Hitchcock

 

Les facéties de Ciné papy

 

Sur l’écran défile la diligence poursuivie par les bandits ou les indiens et ça file, et sa file…

 

Qui penserait que cette action horizontale se déroule à la verticale dans le projecteur.

 

Ciné papy facétieux ou loup phoque ?

 

Pax

 

Prochainement « Good Morning Vietnam »

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17 novembre 2021 3 17 /11 /novembre /2021 06:00

MASH - M.A.S.H. - Glandeur Nature

« Avec le recul, le film n’a rien perdu de sa maestria visuelle, bien que son pouvoir transgressif opère différemment. Impossible, à l’heure de #Me Too, de ne pas voir en « M.A.S.H. » un dédain manifeste envers les femmes, instrumentalisées sans exception en purs objets sexuels. Plutôt qu’une relecture sévère, il faut y voir là l’inconscient en marche d’une part de cette génération pourtant si sûre d’elle. »

Guillaume Loison L’Obs le 16 août 2021

« M.A.S.H. », portrait d’une jeunesse des Trente Glorieuses, manifeste esthétique et bras d’honneur adressé à tout ce que l’Amérique compte de bigots, d’hypocrites et de culs serrés. Praticiens dragueurs et décomplexés, « Œil de lynx » (Donald Sutherland) et « Trapper John » (Elliott Gould) détraquent la machine militaire tels des Marx Brothers hippies : ils montent un canular contre un odieux petit chef (dont ils diffusent les ébats sexuels en direct à la radio) et malmènent sa maîtresse infirmière en chef, déterminée à mettre le camp d’équerre.

 

Aujourd’hui c’est « M.A.S.H » (1985)

 

Affiche de cinéma française de MASH - 120x160 cm.

 

Pourquoi ce film ?

 

Les Américains osent tout c’est à cela ça qu'on les reconnaît.

Pendant que nos ganaches galonnées poussent des cris d'orfraie tel des vierges effarouchées à la moindre manifestation * qu'elles soupçonnent d'être de nature à « entacher leur honneur  » regarder la vérité en face n’est pas leur fort.

 

Les Américains n'hésitent pas à affronter leurs démons, comme pour se laver des énormes erreurs commises. On se rappelle, entre autres, « Voyage au bout de l’enfer » 1978 de Michael Cimino. Mieux encore, l’autodérision ne leur fait pas peur.Loin de là.

 

MASH illustre cette qualité.

 

 

*N’oublions que le film de Stanley Kubrick « Les Sentiers de la gloire » 1957 n’a été autorisé en France que 18 ans plus tard soit en 1975. Nous aurons peut-être l’occasion d’y revenir.

 

 

Dans le même esprit rappelons que la chanson « Le déserteur »  1954 de Boris Vian et chantée par Mouloudji fut censurée de 1958 à 1962, même dans la version pacifiste qu’en fit cet interprète.

 

Quelle est l’histoire ?

 

 

À l'automne 1951, on affecte au 4077e Mobile Army Surgical Hospital, un hôpital de campagne de l'United States Army, deux nouveaux chirurgiens : les capitaines « Hawkeye » Pierce (Donald Sutherland) et « Duke » Forrest (Tom Skerritt). Dès leur arrivée, ils apparaissent comme rebelles, coureurs de jupons et malicieux, n'hésitant pas à enfreindre les règles (ils « empruntent » une Jeep et commencent immédiatement à flirter avec le personnel infirmier). Néanmoins, ils se révèlent rapidement très compétents. Le film narre leurs aventures, naissant souvent de leur attitude provocatrice vis-à-vis de l'autorité.

 

Réalisation

 

Elle est assuré par Robert Altman qui est également producteur et scénariste car il rompit rapidement avec « l’usine à rêve » ne trouvant aucun intérêt à faire des films « son et lumière » selon la formule de Joseph L. Mankiewicz c’est à dire des productions dont le seul but est de cracher du cash.

En marge donc, il réalisa des films aussi connu que « John McCabe » 1971 « Le Privé » 1973    un western et un film policier, rompant, à chaque fois avec les conventions du genre.

 

Ou encore « Nashville » 1975 qui fit connaître le style expérimental spécifique de Altman.

 

Citons encore, pour bien marquer les esprits  des films comme « The Player » 1992 satire d’Hollywood « Prêt-à-Porter » 1994 qui a pour cible la « Grande couture » ou enfin « Gosford Park » 2001. Il ne s’agit jamais de film à thèse. Altman, très habilement raconte simplement une histoire en accentuant, très légèrement quelques traits et tout devient différent.

 

Wikipédia dans une note sur la réalisation de ce film nous fournit de quoi comprendre l’originalité de Robert Altman : « Ingo Preminger et le président de la Twentieth Century Fox dressent une liste des réalisateurs susceptibles de mettre en scène cette histoire peu banale et extrêmement controversée. Tour à tour Fred Zinnemann, Joseph L. Mankiewicz, David Lean, Arthur Penn, Mike Nichols, Stanley Kubrick, George Roy Hill, Franklin J. Schaffner et Bob Rafelson sont contactés. Tous refusent la proposition soit par indisponibilité (Kubrick travaille sur Orange mécanique, Roy Hill sur Butch Cassidy et le Kid, ...), soit par peur de la controverse.

 

Le dernier de la liste est alors Robert Altman. À 45 ans, le cinéaste a une certaine carrière cinématographique derrière lui mais aucun véritable succès. Engagé sur le projet, Altman met certaines choses au clair : Pour lui, le film est une occasion d'agresser le public et par extension la race humaine qu'il tient pour responsable de toutes les atrocités perpétrées dans le monde. » Un grand vous dis-je un des plus grands.

 

Avec Henri-Georges Clouzot et Michelangelo Antonioni il est le seul à remporter, les prix suprêmes des trois principaux festivals européens (Cannes, Berlin et Venise), réalisant le grand chelem des festivals.

 

MASH en streaming direct et replay sur CANAL+ | myCANAL

 

Qui fait quoi ? 

 

Lors du casting Altman exigea de n’avoir que des acteurs inconnus. Le succès du film leur permis de démarrer leur carrière. Les petits curieux se reporteront sur leur encyclopédie préférée pour voir de quoi il retourne. En ce dimanche après-midi couleur d’automne Ciné papy se sent soudain victime d’une grosse fatigue.

 

M.A.S.H., une comédie primée à Cannes

 

Donald Sutherland         capitaine Benjamin Franklin « Hawkeye » (Œil-de-Lynx) Pierce

 

On avait déjà pu le voir dans « Les Douze Salopards » 1967 « Klute »1971 d'Alan J. Pakula où il partage l’affiche avec Jane Fonda

 

Elliott Gould :          capitaine John Francis Xavier « Trapper John » (John le Piégeur) 

 

Il avait déjà tourné avec Altman assurant le rôle-titre  dans « Le Privé » 1973. Altman fit encore appel à lui pour quelques  autres films.

 

MASH de Robert Altman | argoul

McIntyre          chirurgien chef

 

Altman exigea de n’avoir que des acteurs inconnus… certains le sont restés du moins, au niveau international 

 

 

Sally Kellerman      major-infirmière en chef Margaret « Hot Lips » (Lèvres en Feu)                                       O'Houlihan

 

Altman exigea de n’avoir que des acteurs inconnus… certains le sont restés du moins, au niveau international 

 

Pin on Team mirror

Robert Duval           major Franck Burns

 

Il s’illustra par la suite dans les films de Francis Ford Coppola comme dans les films de « Le Parrain » 1972 , « Conversation secrète » 1974et « Apocalypse Now » 1979.

 

Jo Ann Pflug             lieutenant Maria « Hot Dish » (Régal) Schneider

 

Temps forts

 

Ils se succèdent à un rythme qui vous empêche de reprendre votre souffle tant vous êtes encore en train de rire des précédents.

 

Mais il y en a deux incontournables

 

Celui ou le major Margaret Houlihan (Sally Kellerman), qui est l’infirmière nouvellement promue chef du camp. Elle se révélera être autant rigide que le major Burns. Tandis que Houlihan et Burns s'apprêtent à rédiger un rapport incendiaire sur l'attitude des militaires du camp, ils cèdent à leurs propres passions refoulées et ont une relation sexuelle. Celle-ci est diffusée sur le système de sonorisation et tout le camp entend leurs ébats, notamment Houlihan disant à Burns « Franck, baise mes lèvres en feu ! », ce qui lui vaudra le surnom de « hot lips » durant le reste du film.

 

Celui, également, ou prenant un douche, la cabine en toile s’effondre soudain révélant le rigide major dans la plus stricte nudité.

 

M.A.S.H., quand Robert Altman nous raconte des salades.

 

Remarques

 

Avec ce film on est loin des pochades genres « Polices Academy » 1984. Le monde du cinéma ne s’y est pas trompé .L'American Film Institute a classé ce film à la 54e place de son classement des meilleurs films américains de l'histoire Le film reçut la Palme d'or lors du 23e Festival de Cannes. 

 

En 1996, le film est sélectionné pour être conservé par le National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américain pour son «importance culturelle, historique ou esthétique» 

 

Pax

 

Prochainement « Tuer Charley Varrick »

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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 06:00

 

J’ai visionné ce film pour la première fois à l’école d’agriculture dans le cadre de « Cinéma&Culture. Ce programme en sus de la projection du film nous proposait un 4 pages d’une grande qualité, malheureusement je n’en ai gardé aucune trace dans mes archives, c’était un forme du Wikipédia cher à PAX. En dépit d’une sono calamiteuse, je pris conscience de l’importance de la bande son dans un film, que le compositeur n’était pas là pour faire joli. Un de ces 4 je chroniquerai sur eux pour faire concurrence à Ciné papy.

Aujourd’hui c’est « Le train sifflera trois fois » (1952)

 

Le Train sifflera trois fois en DVD : Le train sifflera trois fois -  AlloCiné

Pourquoi ce film ?

 

En reprenant les fiches de Ciné papy on pourrait croire que ce dernier n’aime pas les westerns. Il n’en est rien. Il a même un faible pour ce curieux réalisateur, Budd Boetticher qui, à titre personnel, fâché avec le système des studios hollywoodiens en a réalisé cinq avec son acteur fétiche Randolph Scott. Passionné par ailleurs de corrida il s’est ruiné a vouloir réaliser un film sur la carrière et la vie de ce matador de légende, mexicain mais triomphant dans toutes les arènes du monde que fut Carlos Arruza. C’est vous dire.

 

Mais pour en revenir au western, comment choisir ? Le monde du western recouvre tellement de genres différents. Film de cowboy et/ou de cowboy et indien, d’abords ennemis puis fraternisant. Autre sujet, la conquête de l’Ouest, les diligences, la Wells Fargo et le Poney Express puis le chemin de fer. Les bandits, les tireurs d’élite et autre fines gâchettes. Difficile aussi de choisir entre les réalisateurs quand les plus grands tel John Ford ont excellé dans le genre.

 

 

Quelle est l’histoire ? (selon Wikipédia)

 

 

À dix heures trente du matin, dans la petite bourgade d'Hadleyville, le shérif Will Kane (Gary Cooper) vient d'épouser la jeune quaker Amy Fowler (Grace Kelly). Alors qu'il s'apprête à rendre son étoile de shérif, Will Kane apprend l’imminent retour en ville de Frank Miller, un homme qu’il avait jadis arrêté et qui avait, par la suite, été condamné à mort. Finalement libéré au bout de cinq ans, Miller est en route pour Hadleyville avec la ferme intention de régler son compte à l'ancien shérif. Miller doit arriver par le train de midi à la gare, où trois de ses complices l’attendent.

 

 

Will Kane et sa femme projettent d'ouvrir un magasin dans une bourgade voisine mais, en définitive, le sens du devoir l'emporte. Malgré les supplications de sa femme, Kane décide de rester et tente de recruter des hommes auprès des habitants de la ville. Mais, l'un après l'autre, tous lui font défaut, par lâcheté, intérêt ou amitié pour le bandit. C’est donc seul qu’il devra livrer le combat face aux quatre hommes. Seul jusqu'à ce que son épouse comprenne, grâce à l'intervention de l'ancienne maîtresse de son mari, que sa place est auprès de lui. À l'arrivée du train, les rues de la ville sont désertées et se transforment en champ de bataille. Le combat se termine par la victoire du shérif, secondé par sa femme qui tue un des quatre hommes. Sans se retourner, Will et Amy Kane quittent Hadleyville.

 

 

Réalisation

 

Mon cher Fred Zinnemann est aux commandes. 

Les afficionados de Ciné papy se souviendront que nous avons déjà rencontré ce très grand réalisateur, moult fois oscarisé. On se reportera à la fiche  « Un homme pour l’éternité » 1966

 

Qui fait quoi ?

 

PHOTO LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS - GARY COOPER REF (COO190820141) | eBay

 

Gary Cooper:          le shérif Will Kane

 

Curieux acteur que ce Gary Cooper. D’abord cascadeur il est vite repéré et devient rapidement un acteur confirmé et recherché. Curieusement, d’un côté il gagne et fait gagner des millions à ses producteurs. De l’autre, il manque totalement de flair et passe à côte de  rôles importants et significatifs qui ont servi la gloire de confrères.

 

Grand ami d’Ernest Hemingway ce dernier en parlait ainsi à son éditeur : « Coop est un homme bien ; aussi honnête, droit, aimable et intègre qu'il le paraît. Si on inventait un personnage comme Coop, personne n'y croirait. Il est juste trop bien pour être vrai ». 

 

Un exemple illustre parfaitement cet éloge. En 1947, il est interrogé par la commission des activités anti-américaines chassant les communistes, mais, bien qu'avouant ressentir une certaine influence communiste à Hollywood, il ne livre aucun nom.

 

Son rôle du Shérif Will Kane est considéré comme son meilleur rôle.

 

De 1925 à 1961 il participe à quelques quatre-vingt films avec les plus célèbres réalisateurs tel Fritz Lang, Frank Capra, Henry Hathaway ou Ernest Lubitsch car il joue aussi bien la comédie que les films d’aventure ou autres.

 

Trois fois oscarisé en 1999, l'American Film Institute le désigne1a plus grande star masculine de tous les temps.

 

Le Train sifflera trois fois - film 1952 - AlloCiné

 

Grace Kelly:             Amy Fowler Kane  - Elle est l’épouse craintive du shérif.

 

 

On ne présente pas cette icône du cinéma et actrice fétiche d’Alfred Hitchcock. On notera que le rôle d’Amy Fowler Kane est son premier grand rôle.

 

Les grands remakes - Le train sifflera trois fois

 

Katy Jurado:            Helen Ramírez – Elle est une femme d’affaire mexicaine. Elle a été quittée par le shérif qui vient tout juste d’épouser Amy.

 

 

Katy Jurado outre ses qualités d’actrice présente une personnalité des plus intéressantes. Cette belle mexicaine va être abonnée aux rôles de femme fatale. Son premier film aux États Unis sera  « La Dame et le Toréador » 1951 réalisé par, tient tient , Budd Boetticher. En 1952  son rôle de maitresse de Gary Cooper dans « Le train sifflera trois fois » qui lui vaudra un Golden Globe Award, attribué pour la première fois à une Mexicaine. On ne s’étonnera donc pas que les grands metteurs en scène du moment l’ont inscrit dans leur générique. Ainsi, par exemple, John Huston dans « Au-dessous du volcan » 1984 aux côtés d’Albert Finney.

 

Le Train sifflera trois fois - Manifestations

 

Dimitri Tiomkin :       Compositeur de la musique du film et de la célèbre chanson « Si toi aussi tu m’abandonnes » il mérite une mention spéciale. C’est un compositeur majeur de l’âge d’or d’Hollywood. Il reçut plusieurs oscars dont un pour « Le train sifflera trois fois »

 

 

Temps forts

 

Compte tenu de la structure particulière du film* il n’y a pas à proprement particulier de temps forts. On assiste à une succession de lâcheté, de mauvais prétextes, de conseils de «  faux culs » pour abandonner le Shérif à son sort.

 

Pour le fun (et les féministes) on s’amusera de la manière dont Helen Ramirez congédie son jeune « compagnon de lit »

 

Le Train sifflera trois fois (High Noon - Fred Zinnemann, 1952) - Le Monde  de Djayesse

 

*Le train sifflera trois fois se déroule approximativement en temps réel, comme l'illustrent les plans récurrents montrant le cadran de l'horloge du bureau du shérif. L'action du film débute en effet à 10 h 40 pour se terminer peu après midi, et sa durée est de 85 minutes.

 

 

Remarques

 

 

Le film porte bien la marque de son talentueux réalisateur. Le réalisateur Fred Zinnemann compose Le train sifflera trois fois de trois éléments visuels récurrents : tout d'abord, le plan fixe sur la voie ferrée, qui signifie la menace attendue. Ensuite, le parcours désespéré du shérif qui cherche de l'aide dans toute la ville. Enfin, les horloges, de plus en plus grosses à l'image et de plus en plus souvent montrées au fur et à mesure que la menace se rapproche, nous dit Wikipédia

 

 

Pour l'historien du cinéma Leonard Maltin, Le train sifflera trois fois se démarque complètement des westerns de l'époque : le héros admet avoir peur, le film ne comporte que très peu de scènes d'action (sauf à la fin) et il est tourné en noir et blanc, ce qui était rarissime pour les westerns en 1952. D'autres éléments distinguent ce film des autres westerns : une bande-son dépouillée, une image très sobre, un ciel laiteux. Le personnage d'Helen Ramirez n'était pas banal pour l'époque, puisqu'il s'agit d'une femme d'affaires mexicaine.

 

 

L'acteur John Wayne a profondément détesté ce film qu'il qualifia de « un-American », par sa condamnation de la majorité silencieuse et d'une certaine lâcheté citoyenne. Détestation partagée par Howard Hawks

 

 

En 1989, fin des polémiques, le film, déjà 4 fois oscarisé , a été sélectionné pour préservation au National Film Registry par la Bibliothèque du Congrès en raison de son « importance culturelle, historique ou esthétique ».

 

Pax

 

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 06:00

Dinde grosse

La Part animale - film 2006 - AlloCiné

Je sais, je sais, comme chantait le Gabin, jusqu’où vais-je pousser la provocation, qui n’en est pas une, croyez-moi « Non, non, je ne fais pas dans le porno zoologique, c'est écrit dans le très sérieux journal Le Monde : « Il n'y a pas de sot métier. Le héros de ce film dérangeant masturbe les dindons dans un hangar, en Ardèche, afin de recueillir leur sperme et d'inséminer des dindes... » signé Jean-Luc Douin qui n’est pas un plaisantin.

 

Pour justifier ma provocation qui n'en est pas une j'ai souvenir que Pax a découvert les vins nu chez Pierre Jancou avec un vin nu de l'Ardèche, un chardonnay qui avait bien vieilli... 

 

27 octobre 2007

Masturbateur de dindons en Ardèche...

 

Pour vous prouver ma bonne foi je vous cite aussi  Télérama, l'organe des bien-pensants, ex-membre, avant de tomber dans l'escarcelle du Monde, du groupe la Vie Catholique, qui sous la plume de Pierre Murat, se fait plus précis :

 

«  Masturber les dindons, c'est pas un métier. Pourtant, c'est ce que fait Etienne, chaque jour : il branle des mâles trop nourris, donc trop lourds pour pouvoir s'accoupler, toujours habillé de vert, parce que les dindons aiment cette couleur.

 

« Quand ils te voient, ils te prennent pour une dinde? «  persifle Claire, sa femme, qui, après avoir ironisé, puis patienté, finit par désespérer... »

 

C'est un film : La part animale  de Sébastien Jadeau, pas le Jadot avec un O, inspiré par un roman d'Yves Bichet Folio Gallimard.

 

Amazon.fr - La part animale - Bichet,Yves - Livres

 

24 octobre 2007 en salle / 1h 27min / Drame

De Sébastien Jaudeau

Par Sébastien Jaudeau, Yves Bichet

Avec Anne Alvaro, Niels Arestrup, Rachida Brakni

 

Photo de Niels Arestrup - La Part animale : Photo Niels Arestrup, Sava  Lolov, Sébastien Jaudeau - AlloCiné

 

PRIX & FESTIVALS

 

Prix du Jury au Festival d'Annonay 2006 - Rencontres du cinéma Européens d'Aubenas 2006- Projections ACID Cannes 2007

 

SYNOPSIS

 

Arrivé avec femme et enfant en plein cœur de l’Ardèche, Etienne voit sa vie basculer aux premiers jours de son embauche dans un élevage ultramoderne de dindons Douglas.

 

Au contact de Chaumier, son nouveau patron, et des bêtes dénaturées de l’exploitation, Etienne se change …

 

LA PHRASE DU RÉALISATEUR

 

« Pour Yves Bichet comme pour moi, entre l'humain et l'animal, le plus sage des deux n'est pas forcément celui qu'on croit... »

 

Mais j’ai trouvé aussi ceci :

La part animale - (France – 1h27) de Sebastien Jaudeau avec Niels Erestrup,  Sava Lolov, Rachida Brakni… - Journal VentiloL'ACID - La Part animale

Les pires métiers du monde : La routine masturbatoire des «branleurs de dindons»
ICI 

 

L’élevage industriel génère des effets perturbateurs inattendus sur les espèces qui en sont la proie. Prenez la dinde par exemple. Volatile au mauvais caractère importé d’Amérique, sa viande est très consommée de nos jours. Rien qu’en France, environ 95 millions de spécimens sont abattus chaque année. Dans les usines géantes à viande blanche, les dindes sont parquées dans des hangars par dizaines de milliers. Elles étouffent, développent des pathologies respiratoires, sombrent parfois dans le cannibalisme. La volaille est électrocutée, ébouillantée avant d’être égorgée. Dans cet environnement, les dindons reproducteurs sont sélectionnés depuis des décennies notamment pour leur volume de chair. Leurs cœurs lâchent prématurément, les os ne suffisent plus pour supporter leur masse. Trop énormes, ils s’avèrent même aujourd’hui incapables de se reproduire normalement. C’est là que l’huile de coude de l’humain entre en jeu…

 

« J’m’en vais branler le dindon cet été » dit-on, parait-il, dans les régions de grand élevage. C’est synonyme de job alimentaire, de travail pénible, répétitif, temporaire et mal payé. L’homme moderne se voit également transformé par l’élevage industriel. Le printemps venu, avec la saison des amours, certains revêtissent une combinaison verte,-la couleur plaît aux dindons-, s’arment d’un tabouret et vont se planter dès l’aube au milieux d’accouvages bondés dont on distingue à peine le sol. Dans les élevages “de pointe” voici à quoi ça ressemble :

 

La suite ICI 

la part animale

LA PART ANIMALESébastien Jaudeau  Lauréat 2001 ICI
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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 06:00

Le saviez-vous ? : Rita Hayworth, emblème de la "bombe atomique"

“ I have always felt that one of the secrets of real beauty is simplicity.

 

« J'ai toujours pensé que l'un des secrets de la vraie beauté est la simplicité. »

 

In article écrit en tant que chroniqueur invité pour Arlene Dahl, intitulé "Rita Hayworth Sees Simplicity As Part Of Beauty" dans The Toledo Blade (11 mars 1964)

Aujourd’hui c’est « Gilda  » (1946)

 

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/3f68d6d5-56cd-4001-891c-9cfc3554fcf8_2.jpg

 

Pourquoi ce film ?

 

Tel le Petit Poucet, Ciné papy sème, parmi ses fiches quelques chefs d’œuvres.

 

C’est de l’un de ceux-ci qu’il est question ici. Il peut être considéré comme La Référence dans la catégorie des films noirs

 

Affiches, posters et images de Gilda (1946) - SensCritique

Quelle est l’histoire ?

 

 

Réalisation

 

Charles Vidor est le metteur en scène. Né en Hongrie il fait partie de tous ces juifs qui ont émigré aux États Unis  tenter fortune ou pour fuir le nazisme. « Gilda » est son morceau de bravoure. Les curieux trouveront sur Wikipédia sa filmographie indiquant quelques titres célèbres tel «  L’Adieu aux armes »  1957 d’après Hemingway. Il y avait déjà eu une première version en 1932 de Frank Borzage, avec Gary Cooper et Helen Hayes.

 

 

Qui fait quoi ?

 

Gilda (1946) – The Movie Screen Scene

 

Rita Hayworth :        Gilda Mundson Farrel - Femme fatale s’il en est. Elle entretient une                                  liaison orageuse avec Johnny Farrell dont à qui elle a été fiancée.

 

« Elle est l'un des grands sex-symbols féminins des années 1940. Surnommée « la déesse de l’amour », elle devient une actrice mythique du cinéma américain avec son rôle principal dans le film noir Gilda » Ainsi commence l’article que Wikipédia consacre à cette actrice prodigieuse.

 

Elle est l'un des grands sex-symbols féminins des années 1940. Surnommée « la déesse de l’amour », elle devient une actrice mythique du cinéma américain avec son rôle principal dans le film noir Gilda.

 

Lucide, elle conclue elle-même : « J'ai toujours été utilisée et manipulée par les hommes », 

 

« Le premier qui m'ait exploitée était mon père ! Il savait que de m'exhiber à ses côtés ne pouvait que plaire au public. Il savait que cela lui rapporterait un peu plus d'argent. Et nous en avions besoin ! »

 

Au sujet de l'image érotique qui lui collera à la peau toute sa vie : elle confie, amère : « Les hommes s’endorment avec Gilda et se réveillent avec moi. »

 

Sa vie fut un roman. Elle se maria cinq fois dont une fois avec Ali Khan qui voulait surtout l’exposer comme ses propriétés, ses voitures ou comme ornement de son énorme train de vie. Tout le contraire de Rita, chaque chose égale par ailleurs rêvait d’une vie simple.

 

Elle épousa aussi l’immense Orson Welles qui ne se contenta pas de ce trophée. Il commença par lui couper les cheveux et en fit une blonde en sacrifiant sa splendide chevelure rousse.

 

Welles conscient cependant de l’aura de Rita, même après leur divorce dira : « Peut-être vivrai-je si longtemps que je finirai par l’oublier. »Avec Rita, Welles tourna cet autre film mythique tout à la gloire de cette artiste hors norme : « La dame de Shanghai » 1947.

 

Idole de GI’S son nom fut inscrit sur une bombe atomique lors d’essais à Bikini, après avoir été la « Pin-Up » de référence.

 

Toujours manipulée, mal conseillée par ses proches qui ne l’utilisaient que pour leur gloire personnelle elle passa à côté de grand rôle.

 

Sa fin de vie fut tragique. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, mal connue à l’époque. On mit ses difficultés professionnelles sur le compte de l’alcool. À cette période Robert Mitchum lui est venu un peu en aide. Plus tard, c’est la fille qu’elle a eue avec Ali Khan, devenue une riche princesse, qui l’a prise en charge.

 

Voilà l’histoire d’une jeune, ravissante et talentueuse danseuse de flamenco qui atteint les sommets de la renommée pour terminer, déchue, abimée par la maladie.

 

GILDA – Charles Vidor (1946)

 

Glenn Ford :              Johnny Farrell – Héros de l’histoire on ne peut être que de son côté tout en étant jaloux de sa femme Gilda dont il est jaloux puisqu’elle a épousé Ballin.

 

Glenn Ford est un géant du cinéma américain. Il n’a cessé de tourner de 1939 à 1989. Il a endossé tous les rôles possibles, cowboy dans de nombreux western, soldat ou officier dans des films de guerre. Il est aussi bon dans l’armée de terre, dans la marine ou l’US air Force. On le trouve souvent comme inspecteur dans des films policiers ou victime dans des films noirs. On le rencontre aussi dans des comédies ou il tient sa place plus qu’honorablement. Son jeu s’adapte plus facilement au sujet du film que cet autre géant mais parfois monolithique John Wayne.

 

Une mention particulière pour «Règlement de comptes » 1953 archétype du film noir sur lequel Ciné papy se réserve le droit de revenir.

 

GILDA – Charles Vidor (1946)

 

George Macready:   Ballin Mundson - C’est  le méchant de l’histoire. Propriétaire du Casino il va vite associer Farrel, joueur professionnel. C’est lui qui va faire entrer Gilda dans l’histoire puisque, l’ayant épousé il la ramène à Buenos Aires, la présente à Farrel qui reconnaît son ex maitresse.

 

 

Il s’agit d’un acteur prolifique qu’on reconnaît quand on le voit, souvent, à l’écran. Sa dernière apparition au cinéma fut dans  « Tora ! Tora ! Tora »  1970 de Richard Fleischer après quelques trente-six films tournés avec, entre autre Fred Zinnemann, William Wyler, Henry Hathaway Joseph Mankiewicz ou encore Stanley Kubrick dans  « Les Sentiers de la gloire » 1957 et Vincente Minnelli. Que du beau monde n’est-ce pas ? Ciné papy espère que chacun de ces noms dit quelque chose au lecteur en, par exemple se souvenant de tel ou tel film dont il fut le réalisateur. C’est cette accumulation d’information à propos d’un film que doit permettre à chacun de se créer sa propre cinémathèque.

 

Steven Geray :          Oncle Pio – Employé philosophe du Casino. Il se prend pour le   protecteur de Gilda. A la fin il tue Ballin qui menaçait Farrel         permettant à Gilda et Farrel de partir pour New York.       

 

Acteur de seconds rôles il figure ici car important dans l’issue du film. Second rôle peut-être mais apprécié de grands metteurs en scène comme Hitchcock, Joseph von Sternberg, Fred Zinnemann, Nicholas Ray, Joseph Mankiewicz par exemple.                    

 

Temps forts   

 

Gilda en scène, chantant : « Put de Blame en mame » * tout en dansant et en enlevant ses grands gants noirs façon striptease. Un régal !

 

 

* La chanson évoque une femme fatale, Mame, à laquelle reviendrait la faute de tous les maux du monde, le grand incendie de Chicago en 1871, le grand blizzard de 1888 qui a dévasté New York aussi bien que le tremblement de terre de San Francisco en 1906, et même la mythique fusillade de Dan Mac Grew (en) qui aurait eu lieu en 1905 durant la ruée vers l'or du Klondike. Le refrain dénonce à chaque fois les explications qui ont été données de la catastrophe en précisant que la véritable responsable, ce serait « Mame » Nous dit Wikipédia

 

Pax


Prochainement « Le train sifflera trois fois »

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 06:00

 

 

Moi, c’est la gueule de faux-derche de Walter Matthau, avec une moustache ballet de chiottes, dans Charade de Stanley Donen avec la belle Audrey Hepburn déboussolée et l’intriguant Cary Grant qui change de nom comme de chemises.

 

Walter Matthau and Audrey Hepburn in CHARADE 1963 | Charade 1963, Walter  matthau, Audrey
 

Cary Grant, qui, dans l’histoire, ne fait que lui mentir, la contemple longuement, très lon­guement sur le Bateau-Mouche où il l’a entraînée, prétendument pour lui dire la vérité.

 

« Qu’est-ce que j’ai ? », demande Audrey.

 

« C’est juste que vous êtes adorable », répond Cary.

 

Et, à cet instant, on est certain qu’il ne ment pas.

Aujourd’hui c’est «Jeux d'espions (Hopscotch)» (1980)

 

 

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour changer d’air et se distraire un peu d’avec les imposantes fiches fleuves de ces derniers mercredis. Mais aussi pour faire plus ample connaissance avec Walter Matthau  célèbre acteur américain spécialisé dans les rôles de méchants ou de comiques. C’est dire l’étendue de son talent.

 

Quelle est l’histoire ?  (Selon Wikipédia)

 

Miles Kendig est un agent de la CIA en fin de carrière. Il est mis sur la touche au service des archives par son patron. À l’esprit affûté et indépendant, il va prendre sa revanche en prenant la fuite et en publiant ses mémoires dans lesquelles il dévoile des événements qui ne sont à l’honneur, ni de son chef, ni des services de la CIA qu’il ridiculise. Durant sa fuite qui l’entraîne dans de nombreux pays du monde occidental, c’est lui qui va constamment tenir les rênes et manipuler ses adversaires. Ironiquement dans cette affaire, l’espion russe va se trouver l’allié de la CIA et faire cause commune avec eux tout en restant ami avec Miles Kendig.

 

Réalisation

 

Derrière la caméra nous trouvons Ronald Neame. C’est un bon cinéaste du second rayon comme on peut le dire d’ouvrages littéraires qui n’atteignent pas la notoriété de certains sans démériter pour autant.

 

On retiendra parmi ses réalisations les plus marquantes des films comme : « L'Aventure du Poséidon » 1972 ou « Le Dossier ODESSA » 1974 d'après le roman de Frederick Forsyth, auteur évoqué par le Taulier dans sa chronique du 07/09/2020 (Comme le temps passe !)

 

Jeux d'espions (Hopscotch) (1980) de Ronald Neame - Shangols

Qui fait quoi ?

 

Walter Matthau : Miles Kendig

 

Il n'y a pas moins sérieux que Walter Matthau, adepte des loufoqueries les plus pendables.

 

Wikipédia précise : « Raffolant des farces, Walter Matthau a lancé des rumeurs que son nom était à l'origine Matuschanskayasky »

 

Cet aspect de son caractère se retrouve dans son jeu ce qui le rend éminemment sympathique même quand il interprète « le méchant » de l'histoire.

 

Il a participé à quelque 50 films dont certains sont mémorables alternants tours à tours des rôles comiques ou plus sérieux.

 

Il est connu pour avoir, avec Jack Lemmon tourné 9 films ensemble dont 3 sous la direction de Billy Wilder grand metteurs en scène de comédies irrésistibles telle le chef d’œuvre « Certains l'aiment chaud » 1959

 

Regarder Jeux d'espions en direct - Play TVOù regarder Hopscotch en streaming complet et légal ?

 

Glenda Jackson :          Isobel                

 

C’est la petite amie, complice et modératrice de Kendig dont l’humour, souvent potache, pourrait lui jouer des tours.

 

Nous vous avons déjà rencontré cette actrice à la forte et sympathique personnalité dans « Un dimanche comme les autres. » 1971. Pour vous éviter de plonger vos archives à la recherche de la fiche correspondante soigneusement rangée, vous trouverez ici ce que Ciné papy en disait.

 

« Encore une actrice hors du commun. Elle a joué pour de grands metteurs en scène avec des partenaires de sa trempe. Alan Bates bien sûr, Dirk Bogard, Vanessa Redgrave, Lauren Bacall. Dans « Une Anglaise romantique » (1975 - The Romantic Englishwoman en V.O de) Joseph Losey, elle a pour partenaire Michael Caine et Helmut Berger. Pour moi, son physique, très agréable, dénote sa forte personnalité. Elle reçue deux Oscars. Le premier dans « Love » (1969) d’après de roman de D.H.Lawrence et le second dans « Une maîtresse dans les bras, une femme sur le dos » (1973 -A Touch of class en V.O.) de Melvin Frank; film pour lequel elle remporte un deuxième Oscar. N’oublions pas non plus son rôle de l’épouse nymphomane de Tchaïkowski dans « La symphonie pathétique » (1971 – Music Lovers en V.O) Deuxième film de Ken Russel.

Personnalité atypique Glenda Jackson donne l'image d'une femme intelligente, libertaire et aristocratique, souvent ironique et pince-sans-rire, associant caractère affirmé, froideur et érotisme troublant nous dit Wikipédia.

 

Ce fut également une redoutable femme politique de 1092 à 2015 .Elle a siégé à la Chambre des communes pour le compte du Parti travailliste comme députée de Hampstead and »

 

Sam Waterston :  Cutter

 

Les amateurs de séries américaines, ici, « New York, police judiciaire » seront étonnés de reconnaître l'inusable procureur. Il ne faudrait pas oublier que cet acteur, selon la formule consacrée, a tourné avec les plus grands metteurs en scène. Sa carrière démarre vraiment à l'occasion de sa participation à « Gatsby le magnifique » 1974 aux côtés de Robert Redford. Il a également beaucoup tourné avec Woody Allen.

 

Temps forts

 

Quand Walter Matthau subtilise des archives avant de quitter l’immeuble de la CIA.

 

À vrai dire ce film est une succession de « temps forts » puisqu'avec ingéniosité, subtilité et humour Miles Kendig mène ses poursuivants par le bout du nez. Ce qui est fort réjouissant.

 

La dernière scène dans une librairie est carrément burlesque  et confirme, si besoin était que c’est bien un film anglais.

 

Pax

 

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