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6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 06:00

Total Western - film 2000 - AlloCiné

Total Western - film 2000 - AlloCiné

Aujourd’hui c’est « Total Western» (2000)

 

Pourquoi ce film ?

 

Ciné papy, sauf erreur due à son grand âge et dont vous voudrez bien l’excuser, n’a pas encore  abordé ce genre qui pourtant occupe une grande place dans l’histoire du cinéma. Le ringard  revendiqué parle du western bien avant le cinéma purement technique ou numérique. Avant que l’I.A. et les faiseurs de fric comme Netflix et con sorts ne viennent faire perdre sa spécificité à la fabuleuse autant que maléfique « machine à rêves » qu’était Hollywood

 

Total Western (Eric Rochant, 2000) | TALKING WADE

 

Quelle est l’histoire ?

 

Gérard Bédécarax, dit Bédé, travaille pour une organisation criminelle parisienne où il est  chargé de récupérer l'argent de la "protection". Son chef, Bergosa, lui demande de conclure un  achat avec un autre groupe de malfrats mais la rencontre tourne au carnage à cause du neveu  de Bergosa. Seul survivant du massacre, Bédé récupère l'argent de la transaction et, sur les  recommandations d'un ami, part se mettre au vert dans un centre d'hébergement pour jeunes  délinquants dans l'Aveyron près de Millau, où il se fait passer pour un éducateur. Au milieu  d'un petit groupe de jeunes difficiles et d'une poignée d'autres éducateurs, Bédé pense pouvoir  souffler mais Ludo Daes, un redoutable malfrat, se lance sur ses traces avec acharnement pour  récupérer l'argent.

 

Réalisation

 

Total western - Film d'action sur Télé 7 Jours

Éric Rochant

 

C’est un « jeune metteur » en scène pour un Ciné papy qui faisait l’école buissonnière pour  aller au « cinoche » dans les années soixante. Avec « Un monde sans pitié » 1989, césarisé, il  met publique et critique dans sa poche. L’engouement est tel que toute une génération s’identifie à ses personnages. Je l’ai découvert avec « Les Patriotes » 1994 qui ne trouve pas  son public ni sa critique et se termine par un sérieux échec commercial. (Ciné papy et son  fils préféré, pour des raisons différentes l’ont bien aimé tant leurs plaisent les films d’espionnage et/ou policier ou encore gangster). Ses films sont d’ordinaire fort bien  documentés. Avec cette verve, il est l’auteur, avec succès de la série « Le bureau des  légendes »

 

Total Western (Eric Rochant, 2000) | TALKING WADE

Qui fait quoi ?

 

Samuel Le Bihan : Bédé

 

Acteur doué et intelligent de théâtre et de cinéma il fut non seulement compagnon de route de  la Comédie Française mais eut la curiosité d’aller fréquenter « l’Actors Studio ». c’est avec  des metteurs en scène comme Bertrand Tavernier, Alain Corneau, et Tonie Marshall que le  cinéma le découvre .Il quitte alors la Comédie-Française, mais revient très vite au théâtre en incarnant Stanley Kowalski dans la pièce « Un tramway nommé désir » de Tennessee  Williams avec la superbe et vénéneuse Caroline Cellier.

 

Il devient Norbert, l'officier raisonnable de « Capitaine Conan » 1996, pour lequel il est  nommé aux Césars, et qui marque le début de sa carrière cinématographique. Puis viennent  « Vénus Beauté » (Institut) 1999, pour lequel il obtient le prix Jean-Gabin, et « Le Pacte des loups », qui le consacrent aux yeux du public.

 

Jean-Pierre Kalfon : Ludo

 

Acteur et chanteur français

Ciné papy a découvert cet acteur, dans le film de Michel Cournot « Les gauloises bleues » 1968 (Quel pied ! On avait le temps de ne pas quitter les salles de cinéma) Comme souvent pour ce genre de film, je n’y ai rien compris. J’ai compris par la suite et me suis senti consolé. L’histoire de ce film vaut son pesant de peanuts.

 

On glane ceci sur Wikipédia

 

Les Gauloises bleues est le seul film réalisé par Michel Cournot, à l'époque critique de cinéma  au Nouvel Observateur *. La production souhaite que le rôle principal soit tenu par Annie  Girardot, à l'époque une vedette, mais le réalisateur impose son épouse, l'actrice russe Nella  Bielski dans ce rôle.

 

Le film est sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes 1968. Il est soutenu  notamment par Gilles Jacob, alors critique de cinéma, qui a pu le voir avant le festival et qui  titre en une des Nouvelles littéraires « L'Année Cournot ». Mais le festival est définitivement  interrompu par les événements de Mai 68 avant que Les Gauloises bleues ait été projeté1. Quelques mois plus tard, à sa sortie en France, Les Gauloises bleues remporte un assez  maigre succès d'estime et n'obtient qu'un succès commercial limité2. Le film est accueilli par  des moqueries, comme en témoigne par exemple l'article du Canard enchaîné avec son titre «  Les Gauloises bleues… fumeuses » ; certains auteurs de cinéma, notamment Michel Audiard  que Cournot attaquait en tant que critique, ne se privent pas de le tourner en dérision.

 

* Hebdomadaire où, en matière culturelle c’était le règne de l’antre soi. C’est de ce film que date mon aversion pour cet acteur. Il est, apparemment recherché par les  cinéastes car il a joué dans plus de 65 longs métrages. Abonné aux personnages troubles, il  tourné avec Jacques Rivette « L'Amour fou), François Truffaut « Vivement dimanche ! » ou  Claude Chabrol « Le Cri du hibou » alternant films d'auteur et films populaires.

 

Jean-François Stévenin : Jean-Mi

 

Acteur et réalisateur français aimé des professionnels comme du public. Il devient une figure incontournable du cinéma français dans les années 1980, se consacrant  particulièrement aux films d'auteur : « Une chambre en ville » 1982 de Jacques Demy,  « Passion » 1982 de Jean-Luc Godard, « Notre histoire » de Bertrand Blier et « 36  Fillette » 1988 de Catherine Breillat. En 1986, il passe pour la seconde fois derrière la caméra  et met en scène le film policier « Double messieurs », 1986 avec Carole Bouquet. Deux ans  plus tard, il tient le rôle principal du drame « Peaux de vaches », 1989 de Patricia Mazuy et  partage pour la toute première fois l'affiche avec sa fille, Salomé Stévenin, qui tient là son  premier rôle.

 

Acteur inclassable, il alterne dans les années 1990 polar avec « Le Grand Pardon »2 1992 d'Alexandre Arcady, , et films plus populaires avec « Les Bidochons »1996 de Serge Korber

 

Souvent confiné dans les seconds rôles, il est, les années suivantes, à l'affiche de nombreux  films grand public, dont « Le Pacte des loups »2001, où il joue avec Vincent Cassel et Samuel  Le Bihan, « De l'amour » 1981aux côtés de Virginie Ledoyen, « L'Homme du train » 2002  réalisé par Patrice Leconte, « Pas si grave » 2003 de Bernard Rapp,

 

Il est mort l’an dernier.

 

Alexia Stresi : Kristelle

Actrice, scénariste, romancière française élevée dans un milieu artistique. Depuis 1992, elle  œuvre surtout comme actrice dans de nombreux films. À ses débuts, les films dans lesquels  elle joue ne font pas de bonnes entrées, ce qui la fait peu remarquer : « La Petite Apocalypse »  par Costa-Gavras 1993, « Grande Petite » par Sophie Fillières, sorti en 1994. En 1998 elle est  révélée par « Trop (peu) d'amour » de Jacques Doillon

 

à la ville, comme on dit, elle est la compagne de François Berléand depuis 2004, 4 ans après  leur rencontre sur le tournage de « Promenons-nous dans les bois » 2000

 

Marc Andréoni : José

 

De 1987 à 1989, il fait partie de la Ligue d'improvisation française. En 1994, il écrit la pièce  « Zonzon », créée au Café de la danse. La pièce sera adaptée quatre ans plus tard au cinéma  par Laurent Bouhnik, avec Jamel Debbouze, Pascal Greggory et Marc Andréoni lui-même en  directeur de prison. Pour mettre un visage sur ce nom souvenez-vous de Serge Touati, un  psychologue d'entreprise, dans la série Caméra Café. C’est ainsi qu’il devient connu aux yeux  du public.

 

Total Western (Eric Rochant, 2000) | TALKING WADE

 

Philippe Khorsand : Bergosa

 

Fidèle comédien de Jean-Michel Ribes, il doit sa popularité à la série « Palace » Encore un  physique qu’on ne peut oublier. Souvenez-vous, il joue en 1982 pour le petit écran dans la  série télévisuelle Merci Bernard de Jean-Michel Ribes sur FR3. Six ans plus tard, avec la  même équipe ce sera « Palace », diffusée en 1988 sur Canal+. Il y interprète « John Lox »,  directeur de l'hôtel qui donne avec Éva Darlan des conseils de savoir-vivre aux téléspectateurs  pour « être palace chez soi », et doit faire face à un client éternellement insatisfait1. Il  reprendra dans les années 2000 ce rôle dans une publicité pour la compagnie d'assurance  MAAF inspiré par la scène récurrente « Appelez-moi le directeur ! » auquel Marcel Philippot  répond à la fin « Je l'aurai un jour… Je l'aurai ! » 

 

Jean-Marie Winling : Le colonel

 

Prolifique acteur de cinéma, de théâtre et de télévision.

Au cinéma et dans les téléfilms c’est un de ces seconds rôles essentiels ambigus à souhait  avec un physique et une voix qu’on n’oublie pas.

 

Marco Prince : Ange

 

Mention à part car c’est également l’auteur de la bande musicale du film Emmanuel Avena : Aliocha

 

Pensez à « Largo Winch » pour mettre un visage sur ce nom. En effet sa consécration  intervient en 2008 avec la sortie de « Largo Winch »adaptation cinématographique de la  bande dessinée. Il y campe le rôle d’Isham, le majordome de Mikhail Korsky (un sulfureux homme d'affaires russe).

 

Qui fait quoi bis

 

Le casting de ce film est vraiment long. Il serait fastidieux de consacrer une notice à chacun des acteurs d’autant que parfois on manque d’information soit parce qu’ils sont encore jeune  et nouveau dans la profession soit que leur carrière n’a pas encore vraiment décollée. Il serait  aussi injuste de ne pas évoquer leur très vivante participation y compris les spécialiste de kick  boxing et autres sports de combat.

 

Bons Moments

 

Quand Farida reprenant ses esprits dans la cuisine, après avoir été castagnée par les gangsters,  sur l’instigation d’un jeune ligoté sur la table, est convaincue d’intervenir s’ils veulent tenter  de s’en sortir. Elle nargue leur gardien en révélant que ce dernier qui avait l’avait violé en  réalité, n’y était pas arrivé. Fureur du gardien qui perd le contrôle de la situation et prend des  coups de poêle en pleine tronche.

 

Quand un autre jeune, poursuivi par un gangster se réfugie dans un local de douche. On voit  le gangster, qui a compris se diriger vers le local en savourant sa victoire. Il ouvre la porte et  voit le jeune à genoux face au bac à douche comme s’il vomissait. L’autre rigole et savoure  l’instant quand le jeune se redresse et lui assène, sur le crâne et en pleine tronche une arme  redoutable constituée d’un savon au fond d’une chaussette longue.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Auteur-compositeur, musicien, chanteur et comédien français, Marco Prince a signé, de  manière récurrente la musique de film pour Eric Rochant, Mathieu Kassovitz ou Cédric  Klapisch ou encore Francis Weber. Il fait aussi de la pub comme pour le soixantième  anniversaire de la maison DIOR, sortie du nouveau parfum « Midnight Poison ».Il se  spécialise également dans l’événementiel : Coupe du monde de rugby, musique de la  cérémonie d'ouverture au Stade de France.

 

Il n’abandonne pas la scène pour autant ni la création de musique de film ou série ni de  poursuivre une petite carrière d’acteur.

 

Dans la série de qui se moque-t-on ?

 

Les détracteurs des westerns se plaisaient à ironiser sur le fait que les revolvers tiraient plus  de six coups sans qu’ils ne soient rechargés, comme si cela était l’essentiel.

 

Plus subtilement, il en va de même avec les poursuites automobiles dans les films policiers.  Les véhicules ne tombent jamais en panne d’essence. Il est vrai que tous les automobilistes,  nous tous y compris partent de leur domicile, chaque matin avec le réservoir plein. Ça m’énerve…De qui se moque ?

 

P.S. A ma connaissance il n’y a qu’un film qui prenne en compte, et en joue, ce problème de  réservoir. Basé sur une histoire vraie « Ordinary Decent Criminal » 2000 de Thaddeus  O'Sullivan avec Kevin Spacey dans le rôle du gangster Cahill. Il s’amusait, par mille ruses, à  ridiculiser la police. C’est ainsi qu’on le voit se laisser poursuivre par la police jusque dans les montagnes. Il les abandonna une fois leur véhicule en panne de carburant alors que lui roulait  dans un véhicule avec double réservoir. Mais il est vrai que c’était la réalité et non du cinéma.

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 06:00

Chaussure à son pied - Transmettre le cinéma

Cinéma : merci monsieur Claude-Jean Philippe !

Claude-Jean Philippe, présentateur du "Ciné-club", est mort

Il était au cinéma ce que Bernard Pivot est à la littérature. Un passeur, un découvreur, un homme possédé par sa passion. Lui, c'était le cinéma. Ou plutôt, les  cinémas. Il évoquait Carné, Lubitsh, Lang, Capra, Kurosawa ou Satyajit Ray avec une même flamme heureuse au fond des yeux.

 

Et l'on se régalait.

 

Il était presque minuit. On attendait le générique du Ciné-club,  sa fameuse signature musicale et sa farandole de visages célèbres : la suite ICI 

Chaussure à son pied - Film (1954) - SensCritique

Aujourd’hui c’est « Chaussure à son pied » (1954)

 

Pourquoi ce film ?

 

La fiche précédente parlait de « The Shop Around the Corner » or un magasin au coin de la rue possède deux vitrines. Alors, voici la seconde.

 

https://focus.telerama.fr/967x550/100/2021/08/24/2771d1aebf2bc211b8e17fe7c691fa8a3d292809.jpg

 

Quelle est l’histoire ?

 

Fin du XIXe siècle, en Angleterre, Henry Hobson est le patron et propriétaire d'une boutique de chaussures, et y travaille avec ses trois filles. Usé par les années et meurtri par la perte de sa femme, il fréquente de plus en plus assidument le pub au détriment de son échoppe. Après s'être vu refuser la dot qu'elle lui demandait, l’aînée de ses filles se révolte contre son père et entame une relation avec l’un des employés de ce dernier. Elle projette alors d'ouvrir un commerce concurrent. A y bien regarder c’est une adaptation amusante du «  Roi Lear » de Shakespeare

 

 

Réalisation

 

David Lean est derrière la  caméra et c’est une autre raison de parler de ce film qui permet de présenter un cinéaste important .Il a été l’exemple du renouveau du cinéma britannique. Le British Film Institute l’a classé neuvième par dans sa liste des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma

 

Il est reconnu pour avoir réalisé des œuvres majeures qui font partie des classiques du cinéma mondial, dont « Brève Rencontre », 1945 « Le Pont de la rivière Kwaï », 1957 film aux sept Oscars « Lawrence d'Arabie »,1962 avec encore sept Oscars « Le Docteur Jivago » 1965 avec cinq Oscars et « La Route des Indes » 1984 plus que deux Oscars.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, cette moisson de lauriers n’est pas due à un savoir-faire commercial.

 

On est loin des films « Sons et Lumières » dont se moquait Mankiewicz ce fin observateur du monde du cinéma hollywoodien et par ailleurs grand cinéaste lui-même. Cette reconnaissance, tant critique que publique, au niveau mondial, est dû à un à un énorme travail exigeant et tout en finesse , d’un cinéaste qui fatiguait et/ou usait tout le monde, lors des tournages. Les films sont peut-être énormes par leur ampleur mais la méticulosité mise à les réaliser, ne l’ai pas moins.

 

Nous aurons l’occasion de revenir sur ce personnage.

 

Et sur Mankiewicz aussi…

 

Chaussure à son pied - Film (1954) - SensCritique

Chaussure à son pied (Hobson's choice) – de David Lean – 1954 | Play it  again, Sam

Qui fait quoi ?

 

Charles Laughton :                         Henry Horatio Hobson

 

Acteur au physique ingrat mais reconnaissable entre tous. Lucide, il savait en jouer avec art interprétant des personnages les moins sympathiques comme le capitaine Bligh dans « Les Révoltés du Bounty » 1935 ou Quasimodo dans « Quasimodo, le bossu de Notre-Dame » 1939

 

Ou encore, la même année dans son importante filmographie : « La Taverne de la Jamaïque » mais aussi en 1962 « Tempête à Washington » film politique d'Otto Preminger et « La Vie privée d'Henry VIII » pour lequel il reçut, en 1934, l’Oscar du meilleurs acteur.

 

Laughton est aussi le réalisateur de « La Nuit du chasseur » 1955 avec les lettres L.O.V.E et/ou H.A.T.E tatouées sur la naissance des doigts sur le dos des mains. Ou encore avec les lancinants et doucereux «  Children…Children… Children .. » émis par Robert Mitchum qui cherche les enfants. Seule réalisation de Laughton aux USA car ce fut un échec critique et commercial.

 

Aujourd’hui ce film réussit a acquis un statut de film culte, notamment grâce à la prestation de Robert Mitchum.

 

         - Les critiques ont classé La Nuit du chasseur parmi les plus grands films de tous les temps : 71e dans la liste des 500 Greatest Films of All Time du magazine Empire4.

 

         - Ce film fait partie de la liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute, intégrant même le top 10 de cette liste5.

 

         - En 2008, le film se place au deuxième rang de la liste des 100 films pour une cinémathèque idéale, créée à l'initiative de Claude-Jean Philippe pour les Cahiers du cinéma.

 

         - Et en 1992, le film est sélectionné par le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ».

 

John Mills :                               Willie Mossop

 

C’est un acteur qui apparaît de 1932 à 2003, notamment dans plusieurs films de David Lean dont « La Fille de Ryan »1970, qui lui vaut un Oscar

 

Brenda De Banzie :                        Maggie Hobson

 

Pour mieux l’identifier souvenez-vous de « L'Homme qui en savait trop » 1956 d’Alfred Hitchcock . C’est l'un de ses rôles plus connus. Elle interprète Lucy Drayton, face à James Stewart et Doris Day.

 

Richard Wattis :                     Albert Prosser

 

Acteur anglais à la carrière internationale pour des seconds rôles essentiels. On le retrouve dans « L'Homme qui en savait trop » 1956 d’Alfred Hitchcock. Souvenez-vous aussi du « Jours le plus long » 1962. Le parachutiste suspendu au clocher de Sainte-Mère-Église, c’est lui.

 

Helen Haye :                                      Mme Hepworth

 

Cette actrice britannique à l’abondante carrière cinématographique et théâtrale joua, entre autre, pour Alfred Hitchcock dans : « The Skin Game » 1931 et « Les 39 marches » 1935

Mais aussi dans : « The Girl in the Taxi » 1937  du réalisateur français André Berthomieu

 

Joseph Tomelty :                             Jim Heeler

 

Acteur nord-irlandais à la carrière internationale qui joua pour les plus grands tels Carol Reed, John Huston et deux fois pour Lean

 

Un bon moment

 

La fille ainée de Hobson, s’est, secrètement, amourachée du premier ouvrier de son père, dont elle a repéré les talents et les qualités professionnelles. Celui-ci c’est laissé mettre le grappin dessus par une n’importe quoi, poussée par sa mère, véritable mère maquerelle.

 

Dans un décor et un univers à la Dickens elle lui fait rompre ses « fiançailles » en deux coups de cuillère à pot. Avant de quitter ces bas-fonds pour bien faire comprendre à son futur ce qu’il en est, elle l’embrasse en public mais quand même abrités dans l’encoignure d’une porte. Hop, l’affaire est pliée, passons aux choses sérieuses dont affectueusement, l’éducation d’un mari issu d’une classe inférieure. En plein univers victorien !

 

 

Pax

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 06:00

Ernst Lubitsch

Je l’ai vu.

 

J’ai beaucoup aimé.

 

Arbre généalogique et généalogie de l'acteur James Stewart

 

James Stewart : la star a espionné ses amis acteurs pour le compte du FBI et de J. Edgar Hoover

 

Fou d'aviation, James Stewart devient pilote en 1935, à l'époque où il entame sa brillante carrière hollywoodienne. Religieux et patriote, son engagement dans l'armée, alors que les Etats-Unis entrent en guerre, ne fait aucun doute. Chef d'état-major à la tête d'une escadre de bombardiers, il effectue vingt missions au-dessus des territoires occupés par les nazis et survole même, en la bombardant, l'Allemagne hitlérienne. Aussi, le retour à la vie civile, en 1945, a pour lui un goût amer. Et même le film qu'il tourne dans la foulée, "La Vie est belle", signé Frank Capra, témoigne de son désabusement. Devenu avec le temps un classique, cette comédie-dramatique est, lors de sa sortie, un échec qui fait douter Stewart. C'est dans ce contexte de profonde remise en cause qui précède de peu son mariage avec celle qui deviendra la femme de sa vie, Gloria, que survient un événement important.

 

Combat contre la mafia

 

'Jimmy' Stewart a 39 ans, en 1947, lorsque le tout-puissant patron du FBI, J. Edgar Hoover l'approche pour lui demander de le servir et débusquer les gens potentiellement subversifs et dangereux ayant infiltré la communauté hollywoodienne. "Jim, racontera son épouse Gloria, avait escaladé pieds nus la montagne et vu le buisson ardent - seulement Dieu avait revêtu l'apparence de J. Edgar Hoover." Ce dernier parle à Stewart de Mafia et de gens qui, tels Bugsy Siegel, le fondateur de Las Vegas, auraient pervertis les valeurs de l'industrie du cinéma. "Quand Hoover a réalisé que Jim était prêt à combattre le crime organisé, ajoutera Gloria Stewart, il a joué sur cette corde là. Jim aurait tout fait pour expulser ces gangsters de la côte ouest." Petit problème : si certains artistes marchent main dans la main avec les chefs mafieux, tel Frank Sinatra, d'autres se contentent de sympathiser avec eux, fréquentant leurs établissements mais sans en retirer de bénéfices personnels. A l'image d'un proche de Stewart : Cary Grant. "Jim, poursuivra sa veuve, était préoccupé de ce qui pourrait arriver à des amis comme Cary, qui avait noué des relations d'amitiés avec des gens tels que Siegel."

 

Chasse aux communistes

 

Mais à l'aube du maccarthysme, Hoover poursuit en réalité un autre but. Le crime organisé n'est qu'un prétexte. Les chefs mafieux et le patron du FBI se tiennent dans un subtil équilibre de la terreur. Ces derniers connaissant les turpitudes privées d'un Edgar adepte de mœurs qu'il ne cesse par ailleurs de dénoncer. Hoover manipule en fait Stewart dans sa chasse aux communistes. Un combat qui convient tout autant au comédien. Stewart ne partage pas, par exemple, la sympathie de Cary Grant pour ces "gauchistes" que sont Clifford Odets ou Charlie Chaplin. Il ne comprend pas que son metteur en scène fétiche Frank Capra, pourtant à droite, collabore avec le trop "progressiste" Sidney Buchman, scénariste de ses meilleurs films. Une exception, pourtant, à ces anathèmes. Jimmy a pour meilleur ami... Henry Fonda, fervent démocrate et homme de centre-gauche. Lorsque "Hank" découvre l'action inavouée de son quasi-frère, c'est la rupture. Une brouille qui va durer presque une décennie. Avant que les deux hommes de réconcilient, au début des années 1960. Ce qui ne fera guère changer Stewart de braquet. En 1966, il effectue ses derniers largages de bombes au-dessus du Vietnam "rouge". Et lorsque son beau-fils meurt au combat, il s'en pare comme d'une gloire. Plus radicale, encore, que l'ultra-droitier John Wayne.

 

 

Jusqu'au bout, et sa mort en 1997, Jimmy Stewart, tout en gardant secret son recrutement par le FBI, restera rivé à ses idéaux. Sans que jamais sa popularité en pâtisse...

 

Aujourd’hui c’est « Rendez – vous » (1940)

Rendez-vous - Film (1940) - SensCritique

 

Pourquoi ce film ?

 

Line Renaud chantait : « Combien pour ce chien dans la vitrine ? » Aujourd’hui Ciné papy  vous invite à jeter un coup d’œil dans une autre vitrine, sympathique moyen d’entrer de plein  pied dans l’univers de ce très grand cinéaste qu’est Ernst Lubitsch qui avait intitulé son film  « The Shop Around the Corner » pauvrement traduit par « Rendez-vous »

 

Quelle est l’histoire ?

 

Personne d’autre que Wikipédia ne vous résumera mieux le synopsis

 

À Budapest, Alfred Kali et Klara Novak travaillent dans la boutique de maroquinerie de  Monsieur Matuschek. Les deux employés ne s'entendent guère. Alfred correspond par petites  annonces avec une femme qu'il n'a jamais vue. Il découvre bientôt que cette mystérieuse  inconnue n'est autre que Klara, l'employée qu'il déteste au magasin. Sans révéler à celle-ci la  vérité, il cherche à se rapprocher d'elle et à s'en faire aimer.

 

Réalisation

 

Ernst Lubitsch est un réalisateur américain d'origine allemande, émigré aux États-Unis en  1922.

 

Réalisateur prolifique, il a tourné plus d'une cinquantaine de films en trente ans. Il a marqué  l'histoire du cinéma par ses comédies, avec notamment « Sérénade à trois » 1933,  « Ninotchka » 1933 avec Greta Garbo qu’on entend rire pour la première fois. « Jeux  dangereux (To Be or Not to Be) » 1942, « Le ciel peut attendre » 1943.

 

Il commença par être acteur comique dans sa jeunesse allemande avec un succès équivalent  d’Harold Lloyd voir Chaplin aux États Unis ou Max Linder en France. C'est un travailleur  acharné et chaque film semble surpasser le précédent, en qualité et en succès (critique et  commercial). Par la suite, sa verve, son humour, son imagination mais aussi son ironie  contribua à ce qu’on va appeler la « Lubitsch Touch »

 

La « Lubitsch Touch » se caractérise par une retenue élégante des sentiments, rien n'explose, c'est ainsi que Lubitsch cultive l'ellipse, l'attente, la surprise, allant ainsi contre  l’expressionnisme du cinéma allemand et de façon générale du cinéma muet C'est également  un art de vivre, une certaine manière de vivre les échanges, les relations aussi bien entre les  personnages dans le film qu'entre le film et les spectateurs. C'est également une expression de  l'humour juif, une façon de résister avec élégance aux agressions de la bêtise humaine. C’est  ainsi qu’en parle Wikipédia qui donne par ailleurs une douzaine de définition élaborée par des  critiques et/ou historiens du cinéma.

 

Ernst Lubitsch est considéré comme l'inventeur de tous les codes de la comédie moderne3sa  postérité est donc impossible à mesurer. On peut cependant penser que, En France, Philippe  de Broca (voir la fiche de Ciné papy « Le roi de Cœur ») en est un héritier direct. Son succès en France est considérable.

 

Il existe de nombreuses affinités et liens d'amitié réciproque entre Ernst Lubitsch et la France.  Déjà en 1936, lors du tournage de La Huitième Femme de Barbe-Bleue, Lubitsch avait été gratifié de la Légion d'honneur. Un peu moins de 60 ans plus tard, en 1992, lorsque la revue  de cinéma Positif, tenta de statuer sur les vingt films les plus importants de l'histoire du  cinéma, elle mit « Jeux dangereux » (To Be or not To Be) »1942 à la 17e place Cet amour est réciproque. Entre 1930 et 1939 la quasi-totalité de ses films se déroulent en  France. Mais on parle aussi, beaucoup français chez Lubitsch (dans « Le ciel peut attendre » 1943, et dans « Sérénade à trois » 1933, une scène entière se passe dans la langue de  Molière). Il est enfin à noter que Lubitsch a beaucoup usé d'interprètes français comme  Maurice Chevalier, Claudette Colbert, ou encore Charles Boyer et d'auteurs français inspirant  ses scénarios.

 

Rendez-vous (film, 1940) — Wikipédia

 

Qui fait quoi ?

 

Margaret Sullavan : Klara Novak

 

Assez peu connu en France sauf pour les passionnés des films de Frank Borzage avec qui elle  tourna quatre films (sur 17 que compte sa filmographie ) En 1939, elle est nommée à l'Oscar  de la meilleure actrice pour son rôle dans « Trois camarade s » justement de Frank Borzage.  C’était un spécialiste des mélodrames et des films « d’amour » au cinéma.

 Rendez-vous - Film d'Ernst Lubitsch (The Shop around the corner, USA, 1940)  de Lubitsch Ernst (

 

James Stewart : Alfred Kralik

 

Ciné papy est pris de vertige à l’idée d’évoquer ce monument du Septième art. James Stewart est classé troisième plus grand acteur du cinéma américain de tous les temps  par l'American Film Institute en 1999.

 

Il eut une carrière aussi riche qu'éclectique. Son nom est associé à des chefs-d'œuvre tels que  « Mr. Smith au Sénat » de Frank Capra1939, « Indiscrétions » 1940, « La vie est belle » 1946,  «La Corde » d’Alfred Hitchcock 1948, « Winchester 73 » 1950 d’Anthony Mann ,« Fenêtre  sur cour » 1954, « L'homme qui en savait trop » 1956, « Sueurs froides » 1958, ces trois  dernier encore d’Alfred Hitchcock « L'Homme qui tua Liberty Valance » 1962 ou encore « La  Conquête de l'Ouest » 1962 ces deux derniers de John Ford encore.

 

Il est l’acteur ayant le plus grand nombre de films présents dans les 100 plus grands films  américains de tous les temps.

 

Avec ça, bon père, bon mari à la vie privée aussi irréprochable que discrète. Et en plus citoyen responsable il s’engea et connut une belle carrière militaire dans l'armée de  l'air américaine au début de la Seconde Guerre mondiale. Il fut honoré des plus hautes  distinctions et se retira en tant que brigadier général.

On va en rester là pour cette fois car, c’est sûr, on le rencontrera encore dans les prochaines  fiches

 

Frank Morgan : Hugo Matuschek

 

Surtout connu en France pour son interprétation dans « Le Magicien d’Oz » 1939. Joseph Schildkraut : Ferencz Vadas

 

Cinquante films de 1915 à 1964 avec des metteurs en scène peu connus en France à  l’exception de Lubitsch et de Cécil B.DeMille. Il est aussi le Capitaine Dreyfus dans « La Vie  d’Émile Zola » 1937 de William Dieterle Oscar du meilleur film en 1938, Ce film rafla 3 dont l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour Joseph Schildkraut. Le troisième Oscar fut celui du scénario.

 

Charles Halton : le détective (engagé par Kralik pour suivre Klara Novak dans sa  recherche pour savoir qui est « la dame de ses pensées » de cette dernière.

 

Une carrière qui comporte quelques cent soixante-quatorze films dont quelques muets .Il fut  tourna ainsi, trois fois pour Hitchcock, trois fois pour John Ford, quatre fois pour William  Wyler et trois fois pour Lubitsch. Citons pour mémoire les grands pour lesquels il ne tourna  qu’une fois comme Curtiz, Vidor, Cukor ou Huston.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

La musique joue un rôle fort important chez Lubitsch.

 

Il existe plusieurs compositeurs attitrés de Lubitsch : le premier est Oscar Straus, un auteur  d’opérettes contemporain de Franz Lehár Lubitsch commence par faire une version  cinématographique d’une de ses opérettes créée en 1907 « Le Lieutenant souriant », 1931  puis fera à nouveau appel à lui pour composer la musique originale d’ « Une heure près de toi » 1932

 

Le second est Friedrich Hollaender compositeur allemand puis britannique, qui rédigera la  partition de « Désire » 1937 et, surtout, celle d’ « Anges. 1937 avec Marlène Dietrich. Enfin, Werner R. Heymann, musicien plus obscur mais qui se prêtait fort bien au langage  cinématographique. Il fut le plus utilisé par Lubitsch avec quatre film à son actif: « Ninotchka, » 1933 « The Shop Around the Corner, »1940 « That Uncertain Feeling » (Les Illusions perdues) 1941 et « To Be or Not to Be. » 1942

 

Remarques

 

La « Lubitsch Touch » n’empêche pas la profondeur. A cette époque, à Hollywood, les films avait, généralement pour cadre la haute bourgeoisie américaine (comme « Indiscrétions » 1940 de Cukor, sorti la même année)

 

« Rendez-vous » met en scène des employés, personnages ordinaires. Leur fragilité, mais aussi  leurs mesquineries, sont observées avec humour et humanité par Lubitsch.  C'est l'un des rares films de l'époque à aborder le thème du chômage.

 

Qu’en pensent-ils ?

 

Billy Wilder *, à son enterrement, aurait sangloté « Plus de Lubitsch », se voyant répondre par William Wyler « Pire que ça : plus de films de Lubitsch ».

 

* Immense scénariste/metteur en scène du cinéma américain. Incontestablement un des plus  grands. Parmi tous ses succès on compte « Assurance sur la mort » 1944 dont Hitchcock  dira : « Depuis assurance sur la mort, les deux mots les plus importants du septième art sont  Billy et Wilder » Nous aurons l’occasion d’y revenir souvent dans les futurs fiches.

 

Billy Wilder, encore, qui définit, à sa manière, la « Lubitsch Touch » : « C'était l'utilisation  élégante de la super blague. Vous aviez une blague et vous vous sentiez satisfait, puis il y  avait une autre grosse blague dessus. La blague à laquelle vous ne vous attendiez pas. C'était  la Lubitsch Touch... »

 

Pour Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon, « Rendez-vous » est « sans conteste l'un des grands chefs-d'œuvre » du réalisateur. Les scènes de Margaret Sullavan et James Stewart « laissent percer […] un engagement vis-à-vis des sentiments et des personnages assez rare  chez ce cinéaste du détachement et de l'ironie ».

 

Mais on n’est jamais si bien servi que par soi-même.

 

« Pour la comédie humaine, je n'ai rien produit d'aussi bon. Je n'ai jamais fait non plus un film  dans lequel l'atmosphère et les personnages aient été plus réels que dans celui-ci » disait  Lubitsch.

 

Pax

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 06:00

Base de données de films français avec images

De Francis Blanche

 

Pierre Dac et Francis Blanche "Le parti d'en rire"

 

“Je me suis marié deux fois : deux catastrophes. Ma première femme est partie. Ma deuxième est restée.”

 

“Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes.”

 

“Etudiants, étudiantes, ne vous présentez plus au bac : prenez le Pont de Tancarville !”

 

“Oui, les cours d'art dramatique sont utiles... pour les professeurs.”

 

“Qui aime bien ses lunettes ménage sa monture.”

 

“Je me lève aussi facilement du pied gauche que du pied droit : je ne fais pas de politique.”

 

“Tout le monde court après sa jeunesse. A douze ans, on court après un cerf-volant. Puis, on court après son âme d'enfant.”

 

“Concupiscent : ce n'est pas un mot. C'est un rébus.”

 

“Sexologie : au logis ? Au logis ? Pourquoi au logis.”

 

“Un chameau, c'est un cheval dessiné par une commission d'experts.”

 

“Si Christophe Colomb n’avait rien découvert, Kennedy serait toujours vivant.”

 

Le repas des fauves (1964) - IMDb

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour continuer à explorer et découvrir et pour certain comme Ciné papy redécouvrir cette  galaxie cinématographique appelée « Qualité française ». Ce film peut aussi être rapproché  de « Marie Octobre » 1959 de Duvivier (voir fiche) de celui-ci, réalisé par Christian-Jaque  cinq ans plus tard. Où l’on voit que les films de « huis clos » sont un genre spécifique du  cinéma comme le démontre également « 12 hommes en colère » 1957 par Sydney Lumet  considéré comme le « maître du polar juridique ».

 

Quelle est l’histoire ?

 

L'Occupation, une ville de province. Sept personnes, des amis, se retrouvent réunies pour un  repas d'anniversaire. Durant la fête, un attentat a lieu et deux officiers allemands sont abattus.  Le capitaine de la Gestapo, le SS Kaubach, fait irruption dans la pièce et exige l'exécution de  vingt otages si les coupables ne sont pas trouvés. Il demande aux invités de désigner eux-mêmes deux d'entre eux comme otages. Alors, ces gens qui appartiennent à des milieux  différents vont s'affronter et s'entre-dévorer, chacun trouvant une bonne raison de ne pas se  porter volontaire. La tension ne va cesser de monter, transformant la réunion amicale en repas  de fauves où les moments d'espoir alternent avec les moments de folie.

 

Réalisation

 

Christian-Jaque

 

Drôle de bonhomme que ce metteur en scène/scénariste éclectique s’il en fut et prolifique. De  1932 « Le Bidon d'or » à 1977 « La Vie parisienne », il réalise pour le cinéma six courts métrages, trois sketches et cinquante-neuf longs métrages .De 1968 à 1985, il travaille sur une  soixantaine de téléfilms.

 

Il fit tourner les plus grands acteurs. Pour une fois la liste ne vous sera pas épargnée car, elle  vaut le coup.

 

On y trouve : Fernandel, Albert Préjean, Mistinguett, Erich von Stroheim, Michel Simon,  Raymond Rouleau, François Périer, Harry Baur, Renée Faure, Bernard Blier, Jean-Louis  Barrault, Renée Saint-Cyr, Jules Berry, Micheline Presle, Louis Jouvet, Viviane Romance,  Edwige Feuillère, Jean Marais, Gérard Philipe, Daniel Gélin, Maria Casarès, Charles Boyer,  Pierre Brasseur, Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Danielle Darrieux, Martine Carol, Claudia  Cardinale, Jean-Louis Trintignant, Michel Piccoli, Brigitte Bardot, Jacques Charrier, Francis  Blanche, Robert Hossein, Marina Vlady, Virna Lisi, Bourvil, Annie Girardot, Alain Delon,  Jean Yanne, entre autres.

 

Martine Carol, sex-symbol tragique du cinéma français -  philippelenoir-popculture.com

 

Il fit tourner la grande star française de l’immédiat après-guerre. Il épousa cette superbe  actrice dont, malheureusement l’aura disparu à l’arrivée de Brigitte Bardot. Beaucoup plus  tard Christian-Jaque fit tourner BB dans « Babette s’en va en guerre » 1959. Celle-là même qui éclipsa la très belle Martine Carol. Ce boulimique était loin d’être le dilettante qu’on  aurait pu croire. Il réalisa un certain nombre de film qui eurent un énorme succès public et  critique et qui resteront dans l’histoire du cinéma français.

 

Ainsi : « Les Disparus de Saint-Agil » 1938 « La Symphonie fantastique » 1942

 

« Fanfan la Tulipe » 1952 avec Gérard Philippe et Gina Lollobrigida« Nana » « La Tulipe  noire » 1964 avec Alain Delon et Virna Lisi. Selon Wikipédia un article du journal Le Figaro,  publié en 2013, affirmerait qu’il s'agit du film le plus rediffusé sur les chaînes de télévision  françaises, programmé 24 fois entre 1957 et 2013.

 

Qui fait quoi ?

 

Le repas des fauves | 1964

 

Claude Nicot : Victor, le libraire

 

Essentiellement acteur de théâtre il joua des seconds rôles au cinéma et fit beaucoup de  doublage de telle sorte que sa voie très reconnaissable permettait de croire qu’on le  connaissait bien quand il apparaissait à l’écran. Au théâtre il servit de très grands auteurs, tant  classique que comique.

 

Claude Rich : Claude, le professeur de philosophie

 

C’est de ce film que date la première rencontre de Ciné papy, alors jeune freluquet avec  Claude Rich. Coup de foudre pour cet acteur élégant et fin et pas seulement par ce qu’il est né  à Strasbourg. On le retrouve, sur le tard, au sommet de son art. En 1989, il joue Talleyrand  dans la pièce « Le Souper » de Jean-Claude Brisville, aux côtés de Claude Brasseur. Sa  prestation sera récompensée par le César du meilleur acteur en 1993.

 

Il fait partie de ces acteurs bénis des dieux issus du Conservatoire national supérieur d'art  dramatique, promotion de 1953. Il en sort avec le deuxième prix .Pour la petite histoire aucun  premier prix n'est décerné cette année-là. C'est là qu'il se lie d'amitié avec plusieurs élèves qui deviendront tous d'illustres acteurs : Jean Rochefort, Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Bruno Cremer Ensemble ils forment ce qui fut appelé la «bande du Conservatoire ». 

 

Dominique Paturel : Jean-Louis, le vétéran aveugle

 

Comédien dont le parcours s'étale sur six décennies, sa carrière est aussi bien marquée par sa  longévité que par sa diversité. Particulièrement présent au théâtre, il a diversifié les rôles et  les registres. À la télévision, il a notamment joué dans Chevalier de Maison-Rouge ainsi que  dans les feuilletons de « cape et d'épée » Lagardère et D'Artagnan, dont pour ce dernier, il  risques. Il a également participé à plusieurs feuilletons radiophoniques, livres-disques,  documentaires. C’est aussi une des grandes figures du doublage français. (Wikipédia)

 

Le repas des fauves | 1964

Francis Blanche : "Tonton" Francis, l'industriel

 

Humoriste hors pair ses gags comme « Le Sâr Rabindranath Duval » (1957) avec son  partenaire et complice Pierre Dac sont devenus culte. Parallèlement à sa carrière sur scène, il  tourne sans discontinuer dans de très nombreux films où il est souvent intervenu aussi comme  scénariste et dialoguiste. Sa composition la plus populaire est celle de l'Obersturmführer  Schulz face à Brigitte Bardot dans « Babette s'en va-t’en guerre » 1959. Il est un des acteurs  favoris de Georges Lautner, notamment fameux pour son rôle du notaire Maître Folace dans  « Les Tontons flingueurs » 1963 (On en sort pas !)

 

Sans oublier le dialoguiste

Henri Jeanson

 

Déjà rencontré dans des fiches précédentes c’est un dialoguiste plein de verve. Journaliste en  deux périodes au Canard Enchainé il est d’abord un homme libre, anti fascistes. Avec Jeanson, en tant que dialoguiste, au générique d’un film est l’assurance que le film ne  peut pas être tout à fait mauvais.

 

Pax

 

Dans la série « De qui se moque-t-on » Aujourd’hui le stationnement.

 

Stationner, se garer n’est un problème pour personne dans la vraie vie. C’est bien connu. C’est encore plus vrai au cinéma ou, comme par hasard, le héros ou le méchant, cela dépend  de la scène, trouve une place libre au pied de l’immeuble où il se rend. C’est sûr, c’est l’assistant metteur en scène qui vient de faire évacuer à la fourrière la voiture gênante pour le  besoin de l’action.

 

Ils m’énervent, mais ils m’énervent !

 

De qui se moque-t-on ?

 

Prochainement « Surprise * »

 

* Ciné papy ayant à présent plusieurs fiches en cours d’élaboration, celles-ci s’accumulent.  Leurs rédactions n’avancent qu‘au gré de la fantaisie, de l’inspiration et ou du bon vouloir de l’auteur. Il est plus simple donc, de ne plus indiquer « la prochaine » que d’essayer de  garder une cohérence entre les fiches sur le plan du « suivi ». En effet, les fiches, aussitôt  achevées, sont mises à disposition du metteur en page.

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 06:00

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Avortements, violences conjugales, alcoolisme... Les tragédies d'Ava Gardner ICI

 

 

Elle a incarné le sex-appeal et la tentation pour des milliers d'hommes. Ava Gardner, la « Marilyn brune », était une femme avide de liberté et d'amour, refusant de faire des concessions. Mais derrière cette vie débridée et non-consensuelle se cachent de nombreux drames.

 

PAR CHARLINE BOUZON

Les 55 Jours de Pékin — Wikipédia

Pourquoi ce film ?

 

Soucieux de coller à la réalité, Ciné papy trouve indispensable de vous expliquer les raisons de  l’agressive renaissance de la Chine.

 

Alors, en avant ! Sonnez hautbois, résonnez musettes ! Même si c’est derrière nous. Attention au Barnum que va faire Ciné papy. Entrez dans la danse ! Vous allez assister à un  bal et ses violons et à des combats au son du clairon !

 

Quelle est l’histoire ?

 

Ciné papy qui vient de rédiger une de ses fiches les plus longues, va tirer au flanc. Il va citer,  sans vergogne, Wikipédia qui, soit dit en passant, est plus complet qu’Allo ciné.

 

« Pékin, 1900. La révolte des Boxers prend de l'ampleur et les autorités chinoises sont  divisées : le général Jung-Lu presse l'impératrice Tseu-Hi d'arrêter les fanatiques, tandis que  le prince Tuan lui conseille de les aider à chasser les étrangers. Face à la menace de conflit,  les délégations étrangères regroupées au sein du Quartier des légations, organisent leur  défense. Le major Matt Lewis arrive à Pékin à la tête d'un détachement chargé de protéger  l'ambassade américaine. Il y rencontre la baronne Natacha Ivanoff et l'ambassadeur  britannique, Sir Arthur Robertson. Le 20 juin, le siège du quartier des ambassades commence.  Il durera 55 jours. »

 

Réalisation

 

Nicholas Ray, Andrew Marton, Guy Green

 

Une vie cabossée que celle de ce scénariste, cinéaste et acteur américains. Le malaise  cardiaque qui le terrasse sur le plateau des 55 jours brise sa carrière. Restaurateur un moment, il devient alcoolique et joueur compulsif, il perd sa fortune. Il fait  faillite.

 

De réussites magistrales en faillites, des mariages ratés et de sérieux problèmes de santé  marquèrent son existence. Il est mort relativement jeune à 67 ans Malgré plusieurs opérations,  il décède d'un cancer des poumons le 16 juin 1973. Ses derniers mois de vie ont été filmés dans Nick's Movie par son ami Wim Wenders, qui l'avait fait jouer deux ans auparavant dans « L'Ami américain ». Cette fin tragique et cette connivence avec Wim Wenders illustre son  amour du cinéma et ce qu’il va apporter à cet art. 

 

Curieusement contrairement à ses contemporains qui commencent à innover il reste attaché  aux films de genre tels le western, le film policier ou encore le péplum. Mais il dynamite ces genres car il n’y a plus de héros mais que des personnages dont la chute semble inévitable. Il  influença un nombre considérable de jeunes cinéastes qui se revendiquent ouvertement de lui.  Ainsi Jean-Luc Godard est un grand laudateur du cinéaste qui "personnifiait le cinéma" à ses  yeux.

 

Martin Scorsese admire particulièrement « Johnny Guitare » 1954 et le célébrissime « La  Fureur de vivre » 1955 avec le mythique James Dean et « Derrière le miroir » 1956

 

Curtis Hanson apparaît dans un documentaire pour le DVD de « Le Violent, » 1950 exprimant son analyse du film qui était l'une des nombreuses influences pour la réalisation de  son « L.A. Confidential » 1997

 

François Truffaut a écrit sur Ray (très présent dans son livre Les Films de ma vie). Il affirme  que « Les Amants de la nuit » 1949 est le meilleur film de Ray, mais accorde une grande place  également à « Derrière le miroir » 1956 et « Johnny Guitare » 1954.

 

Wim Wenders est un autre de ses admirateurs européens, lui rendant hommage dans de  nombreux films. Il donne un petit rôle au cinéaste dans son film « L'Ami américain » 1977. Alors enseignant à la New York University, Ray eut Jim Jarmusch50 comme élève, le jeune  cinéaste indépendant devint son assistant. En retour, Jarmusch lui demanda conseil pour ses  scénarios.

 

Quentin Tarantino est également un grand admirateur de Ray dont il cite souvent l'influence  dans de nombreuses interviews « Les Amants de la Nuit » 1949 est d'ailleurs un de ses films  préférés. On trouve en effet, aussi bien dans ses films « Reservoir Dogs » 1992 que dans ses  scénarios tournés par d'autres « True Romance » 1993 (Scénario de Ray – film Tony Scott), la même dimension tragique de ces personnages prédestinés.

 

Un très grand cinéaste donc même si la forme classique de ses films pourrait en faire douter à  l’occasion d’un visionnage superficiel.

 

Un dernier exemple pour s’en convaincre. Ray tourne son deuxième film « Les Ruelles du malheur » 1949 avec Humphrey Bogart, et surtout, avec le même « Le Violent » en 1950. Déjà, tout au long du film on ne sait si on se dirige vers un happy end ou un drame.

 

Qui fait quoi ?

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/e6cbfb72d86896bfaf28e71dc2b73f3d-les-55-jours-de-pekin-film-historique-programme-tv.jpg?width=1260&sign=4c6ff8a5cc78035cf5594a666014b1d50a96b49d5528616d7324b9a35925549d&client_id=bpservices

 

Charlton Heston: Le major Matt Lewis

 

Personnalité complexe et pleine de contradiction que ce « Monstre Sacré » du Cinéma  américain. Il s’engage auprès d Martin Luther King dans les années soixante. Démocrate  jusqu’en 1972 il devient Républicain par la suite militant actif, jusqu’à en devenir président  puis membre honoraire à vie de la NRA cette association de défense du deuxième  amendement et donc de la vente libre des armes qui fait tant de ravage aux USA sans que  personne ne fasse quoi que ce soit de réaliste pour améliorer la situation. La puissance  financière de la NRA est telle que tout homme politique qui aurait des velléités à lutter contre  elle, sait que ce sera non seulement en vain mais qu’il ne sera jamais plus élu. Remarqué par le réalisateur Cecil B. DeMille ce dernier lui confie un premier rôle en tant que  directeur de cirque dans le long métrage « Sous le plus grand chapiteau du monde » 1952 ce  qui le révèlera au public. (A ne pas confondre avec « Le Plus Grand Cirque du monde » 1964  d'Hathaway avec Rita Hayworth, Claudia Cardinale et John Wayne)

 

Dès lors Il va rapidement devenir l'acteur spécialiste des rôles historiques dans les grandes  superproductions d'Hollywood des années 1950 et 1960. Cette spécialisation lui vient de sa  carrure athlétique et de son visage aux traits fermes et réguliers. Ainsi, au cours de sa carrière  Charlton Heston a été successivement Moïse, Le Cid, saint Jean Baptiste, Marc-Antoine (à  deux reprises), le général Gordon, le président Jackson, le roi Henri VIII et Richelieu. En 1956, il obtient la consécration avec sa participation au film « Les Dix Commandements » 1956 de Cecil B. DeMille puis « Ben-Hur » 1959 de William Wyler pour lequel il obtient  l'Oscar du meilleur acteur. Les autres films que sont « Le Cid »1961et « Antoine et Cléopâtre » (1972) (qu'il met lui-même en scène) confirment son intérêt pour les films à  grand spectacle.

 

Une fois passée la mode des films « historiques » Il participera, toujours en tête d’affiche à  des films de science-fiction ou d’anticipation tel le remarquable « Soleil vert » 1973 de Richard Fleischer ou encore « La Planète des singes » 1968 de Franklin J. Schaffner immense  succès critique et public avec notamment cette géniale image finale de la Statue de la Liberté  abattue, à moitié immergée en bordure de mer. Pour Ciné papy il s’agit là d’une image forte et  puissante comme seul ,ce me semble, les américains savent trouver. Elle rejoint, dans mon  album personnel, l’image du casque abandonné sur la plage, seul vestige semble t’il, du  débarquement réussi en Normandie.

 

Malgré ce panégyrique Ciné papy a assez peu de sympathie pour cet acteur. Il trouve quand  même grâce à ses yeux pour sa participation à « La Soif du mal » 1958 mis en scène par  Orson Welles qui transformera Charlton Heston (comme il a transformé Rita Hayworth dans  « La Dame de Shanghai » 1947. Il apparaît dans le rôle inattendu d'un commissaire mexicain  honnête, Ramon Miguel « Mike » Vargas, face à son homologue américain, Hank Quinlan  (interprété par Orson Welles), personnage énorme, bouffi, véreux et manipulateur. Ce film est  une exception noire, baroque, unique — comme sont uniques la moustache et les cheveux  noirs qu'il arbore — dans sa carrière où l'acteur, loin des fastes bibliques, historiques et  épiques, peut montrer une dimension humaine plus moderne.

 

Ciné papy explique son peu de sympathie pour Charlton Heston par l’impression qu’il donne  de savoir qu’il est Charlton Heston. Il se sert de ses rôles, pour montrer qui il est au lieu de  lui permettre de montrer ses talents d’acteurs.

 

Charlton Heston aurait pu faire sienne cette phrase de John Wayne autre Monstre Sacré  d’Hollywood : « J'ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m'a plutôt pas mal réussi » Mais il n’avait certainement pas assez d’humour, pour ne pas parler d’auto dérision pour  cela.

 

Ava Gardner: La baronne Natacha Ivanof

 

Cette superbe femme doublée d’une grande actrice évoquait régulièrement son horreur des chaussures. « Je les mets pour danser mais je ne suis bien que pieds nus » (de mémoire) Le grand Joseph L. Mankiewicz en fera un film « La Comtesse aux pieds nus » 1954 dont il  sera également le scénariste . Ava Gardner est arrivée au cinéma presque contre son gré . Elle  ne s’est jamais sentie à sa place . Elle a été élevée ( formatée ?) chaque apport lui faisant  comprendre ,d’une par, que ce n’était pas elle et, d’autre part, confortait ses complexes.  Les paparazzi ne manquent rien de savie amoureuse chaotique ear elle semble savoir ce  qu'elle veut. Sa liaison torride et tumultueuse avec un Sinatra au creux de la vague va  déchainer contre elle les ligues de vertus car Sinatra était encore marié.  Cela ne l’empêche nullement de tourner des films qui deviendront de grands succès qui la  mèneront au succès international. Elle viendra habiter en Espagne et en Angleterre sans  arrêter de tourner :

 

- 1951 « Pandora » d'Albert Lewin

- 1952 « Les Neiges du Kilimandjaro » d’après Hemingway

- 1953 « Mogambo » de John Ford avec Clark Gable

Sans oublier - 1964 « La Nuit de l'iguane » de John Huston ou elle est ensorcelante Ni bien sur - 1954 « La Comtesse aux pieds nus » ou elle est sublimée par Mankiewicz qui  retrace la vie de celle qui fut dans la réalité sténo dactylo

Assez pour Ava Gardner qu’on retrouvera certainement d’en d’autres fiches

 

Mais pour finir en beauté, ce sont les autres qui en parlent mieux que Ciné papy.

 

 « Elle est extrêmement intelligente. Elle exerce une grande fascination mais elle est hantée  par le désespoir. C’est une femme dominée par la fatalité. Elle n’est pas en très bons rapports  avec elle-même et entre autres choses – elle se considère une mauvaise comédienne. C’est  bien triste. Dans La Croisée des destins, elle a joué de merveilleuses scènes érotiques ainsi  que je vous l’ai dit. Elle se brossait les dents avec du whisky, très vulgaire et très excitant.  Mais tout ça était coupé par les censeurs. »

— Citation de George Cukor, dans Cinéma d’aujourd’hui de Jean Domarchi, éditions  Seghers, 1965.

 

 « Je l'ai toujours admirée en tant qu'actrice, et j'ai toujours eu le sentiment qu'elle n'était  pas appréciée à sa juste valeur, parce que les gens étaient trompés par sa beauté et  n'attendaient rien de plus. Elle-même n'était pas très ambitieuse quant à sa carrière d'actrice.  Pourtant elle s'est constamment améliorée, et dans ses meilleurs films, je crois qu'on peut  légitimement la classer parmi les grandes actrices du cinéma américain. »

— Citation de Gregory Peck, dans Ava, Mémoires, 1990, page 291.

 

https://www.avcesar.com/source/actualites/00/00/88/92/11.jpg

 

David Niven: L'ambassadeur britannique, Sir Arthur Robertson

Cinquante ans de carrière pour cet acteur qui incarna si bien l’Anglais tel qu’on l’imagine  alliant flegme et humour. Ces quelques références vous permettrons de le mieux situer.

 

- 1969 « Le Cerveau » de Gérard Oury

- 1963 : « La Panthère rose » de Blacke Edwards

- 1978 : « Mort sur le Nil » de John Guillermin

 

Sans oublier - 1965 : Lady L de Peter Ustinov dont il existe une fiche de Papy ciné John Ireland: Le sergent Harry

 

Collectionneur de seconds rôles il n’est mentionné ici que par ce qu’il a participé à plusieurs  série que les aficionados reconnaîtront certainement s’ils ont suivi des « Petite Maison dans la  prairie » ou « Bonanza »

 

Pour la petite histoire il réalisa, avant l’heure, «The Fastand & Furious » 1955 titre repris par  les réalisateurs de la série contemporaine mais qui n’a rien à voir avec les vols de camions  et/ou problème de drogue de l’original.

 

Harry Andrews: Le père de Béarn

Ce serait une erreur, pire, une faute que de ne pas faire de place à cet acteur anglais à la carrière florissante au théâtre (presque tout Shakespeare) et à la gueule si reconnaissable au  cinéma (comme son compatriote Trevor Howard, par exemple). Les rôles pour lesquels  Harry Andrews reste celle d’officier comme Lord Lucan dans « La Charge de la brigade  légère » 1968

 

Paul Lukas : Le docteur Steinfeldt

Que personne, j’en suis sûr, ne connaît mais, il ne sera fait aucun reproche pour cette lacune.  D’autant que sa présence est dû à un caprice de Ciné papy. Paul Lukas est plus connu pour  avoir joué le professeur Aronnax dans le film « Vingt Mille Lieues sous les mers » 1954,  produit par Walt Disney avec également Kirk Douglas et James Masson en Capitaine Nemo,  film qui avait enchanté mon enfance.

 

à y bien regarder Il travailla ardemment dans les années 1930. On le vit le policier Grumpy,  dans « Une femme disparaît » 1938 d’Alfred Hitchcock. Son rôle majeur fut dans « Quand le  jour viendra », . 1935 lorsqu'il reprit le rôle qu'il avait déjà joué au théâtre d'homme luttant  contre les Nazis Il se permit de coiffer – excusez du peu –Bogey sur le poteau obtenant l'oscar  du meilleur acteur pour ce rôle, malgré la redoutable concurrence, avec Humphrey Bogart  pour « Casablanca », 1942 mais aussi Gary Cooper pour « Pour qui sonne le glas » 1943  Walter Pidgeon pour « Madame Curie » 1943 et Mickey Rooney – Immense vedette en son  temps et mari éphémère d’Ava Gardner - pour « Et la vie continue »1943.

 

Les 55 jours de Pékin de Nicholas Ray (1963), synopsis, casting, diffusions  tv, photos, videos...- Télé-Loisirs

 

Cerise sur le gâteau

 

Acteur mais curieusement non crédité au casting présenté par les sites consacrés au cinéma Walter GotelL . 

 

- Qui ça ? Walter GotelL

- Je ne vois pas !

- Mais si voyons Anatol Gogol à l’écran !

- Anatol … arrête de te foutre de nous Ciné papy

- Et si je vous dis Chef du KGB ?

- ???

- Et si je vous dis James Bond ? Et oui, il est le vilain dans sept films de 1963 avec   « Bon baisers de Russie » à 1987 avec « Tuer n’est pas jouer »

 

Ici il est l’équivalent du Major Lewis mais pour la légation Allemande et on le voit bien  distinctement dans plusieurs scènes mondaines (hall de l’hôtel) ou militaires (réunion des  représentant des légations et de leurs officiers supérieurs commandant les effectifs, font le  point

 

Des bons et beaux moments

 

La première apparition de la splendide Ava Gardner, royale, descendant l’escalier alors que son beau-frère se voit opposé par le directeur de l’hôtel un refus d’obliger une cliente à  descendre de sa chambre.

 

La réplique de David Niven à ses homologues représentants les autres concessions. Ils  donnent tous dans un drôle de chahut pour des diplomates, des raisons de partir. Ils somment  David Niven de leur dire ce qu’il va faire, lui. Il les écarte avec une détermination toute  diplomatique et répond : « Boire une coupe de champagne »

 

A son arrivée à l’hôtel le directeur remet au Major Lewis son courrier que celui-ci, sans plus  attendre, jette à la poubelle. Mais c’est le courrier de six mois s’exclame le directeur !  Réplique du Major « Vous ouvrez votre courrier, il vous faut le lire. Vous le lisez il vous faut  répondre « Voilà une corvée d’évitée. Et de poursuivre la façon de régler son problème de  chambre l’hôtel étant complet.

 

La façon dont David Niven, d’un négligent et discret coup de pied écarte le coussin que l’on  place au pied du trône pour s’adresser à l’impératrice Tseu-Hi.

 

Les 55 jours de Pékin Film 1963 - Télépoche

 

Et si pour une fois on parlait musique - aujourd’hui Dimitri Tiomkin

 

Dimitri Tiomkin est un des plus grands compositeurs de musique de film américain pendant  l’âge d’or du cinéma. Il a travaillé avec les metteurs en scène majeurs de la profession tels  John Sturges, Howard Hawks, William Wyler, Richard Fleischer, John Huston, Alfred  Hitchcock et Frank Capra. Il récolta trois Oscars.

Pax

 

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29 janvier 2022 6 29 /01 /janvier /2022 06:00

Le cloporte : comment vit-il ? Comment s’en débarrasser ?

Je plaisante, bien sûr, le sémillant Arnaud à la marinière s’est retiré avec dignité, faire son miel de son échec serait peu charitable, avant de céder la plume au Stakhanov de la fiche cinématographique, qui doit se reposer le samedi, deux inserts :

 

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  • Maurice Biraud, un mec vraiment sympa, né le 3 mars 1922 à Paris, après avoir été gardien, comptable, discothécaire, passe à l'antenne et entre dans l'équipe du « Café de l'Europe », et dans celle du fameux feuilleton « Signé Furax », avec Francis Blanche et Pierre Dac. Dans la tradition des grands seconds rôles qui ont fait la qualité du cinéma français d'avant-guerre : Carette, Aimos, Jean Tissier, Pierre Larquey... Il incarne le brave type, blagueur, généreux, extraordinairement sympathique.

 

MAURICE BIRAUD

 

  • En argot, le terme de cloporte désigne un concierge, soit en raison de l’obscurité supposée de sa loge, soit par jeu de mots sur sa fonction « il clôt la porte ». Le terme de cloporte est parfois utilisé comme traduction du mot anglais « bug ».

 

Dans certaines régions, les cloportes sont appelés « cochons de saint Antoine, cochons de cave ou cochons de mur ». Dans d’autres « poux de loup, poux de cochon ou rats de terre ».

 

Le cloporte travaille sans cesse pour transformer les déchets de cuisine ou de jardin en terreau. Ce petit animal est tellement drôle à regarder qu’on l’a appelé la petite bête du bonheur. Ce n’est que bien plus tard que l’on a appris qu’il est en réalité un véritable décomposeur. Un vrai besogneux qui travaille pour le bien de la collectivité.

 

Le cloporte ressemble à un insecte mais fait en réalité partie des rares crustacés terrestres. Très commun dans les jardins, le cloporte se met en boule quand un danger le guette. Utile dans le potager, il peut devenir envahissant dans la maison.

 

Les cloportes appartiennent au sous-ordre des oniscoïdes qui constitue le plus important groupe de crustacés terrestres. Il existe plus de 3 000 espèces de cloportes dans le monde, dont 160 en France. Parmi les nombreuses espèces figure le cloporte commun (Armadillidium vulgare) le plus couramment rencontré en Europe. Il fait partie des arthropodes.

 

De ses origines aquatiques, le cloporte hérite d’un besoin vital d’humidité afin que sa peau ne se dessèche pas. Pour les mêmes raisons, il fuit la lumière et préfère fréquenter les milieux sombres tels que les écorces d’arbre, les feuilles, les rochers, les pots de fleurs, les bois morts, les champignons de type trompettes-de-la-mort. Le crustacé est aussi tenté de vivre dans une maison qui réunit ses critères d’humidité et d’obscurité. Il trouve ainsi refuge dans des pièces qui ne sont pas éclairées, ni aérées (comme la cave ou les charpentes de toit) et les moisissures ne l’effarouchent pas. La salle de bains et surtout la cuisine, en particulier sous l’évier est aussi un endroit prisé par le cloporte qui peut y trouver quelques déchets à consommer.

 

Un menu en décomposition

 

Le régime alimentaire du cloporte se compose principalement de matières végétales mortes telles que les feuilles tombées à terre, le bois, les écorces et les champignons. Si la nourriture vient à manquer, le crustacé est capable de consommer des matières animales à condition qu’elles soient en décomposition : insectes ou petits reptiles morts qu’il va fragmenter en infimes morceaux avant d’ingérer. En cas de disette, le cloporte se résigne également à consommer des végétaux vivants, comme des feuilles, des tiges, des racines ou encore des fruits.

LA METAMORPHOSE DES CLOPORTES

Pourquoi ce film ?

 

Ce petit film sans prétention toujours dans la veine de la « Qualité Française » présente aussi  l’intérêt de réunir un ensemble de très bons comédiens. Il est toujours agréable de voir les  réunis. Un amoureux des acteurs ne saurait se refuser un tel plaisir.

 

Quelle est l’histoire ? (Encore une fois pourquoi se priver de Wikipédia quand l’histoire un peu   compliquée est si bien racontée)

 

Edmond (Charles Aznavour), Arthur (Maurice Biraud) et Rouquemoute (Georges Géret) sont  trois voyous minables. Ils sont sur un « coup ». Mais, pour percer le coffre, il leur faut un  chalumeau spécial. La vieille Gertrude (Françoise Rosay) fournit tout le matériel possible au «  milieu », mais elle n'est pas prêteuse : elle demande trois cents billets (que Rouquemoute  transforme aussitôt en trois « briques ») pour trois heures de location ! Edmond réussit à  convaincre son ami d'enfance Alphonse (Lino Ventura), dit « Le Malin », un habile voleur de  tableaux, de vendre un tableau de Braque pour avancer les fonds et de se joindre à eux, en lui  faisant miroiter un magot bien plus gros qu'il ne l'est réellement : le coffre contiendrait cent «  briques » !

 

L'équipe part au travail, mais l'affaire ne se déroule pas comme prévu. Non seulement  Alphonse constate que ses trois associés d'un jour sont encore plus maladroits qu'il ne le  croyait, mais, surtout, l'arrivée inopinée d'un vigile les fait paniquer et prendre la poudre  d'escampette. « Le Malin » se retrouve tout seul et est arrêté. Il est condamné à cinq ans de  réclusion.

 

Alphonse passe son séjour en prison sans recevoir ni visite, ni colis. Il va longuement ruminer  sa vengeance. Il ne peut oublier la lâcheté de ses complices, qui ont d'ailleurs aussi pillé son  appartement. Il réserve aussi un sort spécial à « Tonton » (Pierre Brasseur), le receleur de ses  tableaux, qui s'est enrichi sur son dos de manière fabuleuse. Une chose est sûre : coûte que  coûte, il retrouvera et écrasera sans pitié ces « cloportes ». Mais, dès sa sortie de prison, l'inspecteur Lescure (Daniel Ceccaldi) a l'œil sur lui et ne l'entend pas de cette oreille.

 

Réalisation Pierre Granier-Deferre

 

Réalisateur, scénariste de près 40 films pour le cinéma et la télévision – il était le scénariste  de tous ses films – il est connu pour être un réalisateur ayant marqué son opposition à la  Nouvelle Vague, continuant à faire des films d'une facture traditionnelle. Il a porté à l’écran  beaucoup de romans de Simenon avec comme interprètes des acteurs de tout premier plan.  Tels que Simone Signoret, Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon ou Romy Schneider. Il  dirige deux fois Jean Gabin dans « La Horse » 1969 et « Le Chat » 1971 asseyant ainsi sa  carrière et « La Veuve Couderc », 1971 avec le duo Alain Delon/Simone Signoret.  Après 1995, il se consacrera à la réalisation de films pour la télévision, comme « Maigret » avec Bruno Cremer dans le rôle-titre.

 

Le préféré de Ciné  papy est le film policier « Adieu poulet » 1975, avec Lino Ventura et  Patrick Dewaere.

 

La Métamorphose des cloportes : un polar désabusé dialogué par Michel  Audiard (en DVD)

 

Qui fait quoi ?

 

Lino Ventura : Alphonse Maréchal dit « Le Malin », un truand qui a été lâché  par ses complices

 

Ciné papy ne va pas vous infliger l’énumération des quelques 75 films tournés « avec les plus  grands metteurs en scène et/ou acteurs » et dont beaucoup sont devenu « culte ». En effet, celui qui ne voulait pas faire du cinéma et conserva jusqu'en 1958 ses « vrais » métiers  d'organisateur de combats de catch et de gérant d'une entreprise de layette.  C’est Jacques Becker qui emporta le morceau. Ventura refusait et pour bien faire comprendre  son refus demanda, un cachet à peu près équivalent à celui de Gabin, tête d’affiche du film  qu’on lui proposait. Cela lui fut accordé et c’est ainsi que démarra une formidable carrière  dans tous les genres tels comédie, drames, policiers, sociétés etc. Il put y déployer son talent  naturel. Il disait, lui qui ne prit jamais de cours : « Je ne suis pas un acteur, je ne suis ni  Laurence Olivier, ni Robert Hirsch. Je ne suis qu'un comédien instinctif » Adopté immédiatement par le monde du spectacle grâce à celui qui allait devenir un de ces  grands amis de toujours, Jean Gabin et aussi Georges Brassens, Jacques Brel, Jean Gabin,  César, Claude Sautet ou José Giovanni. Les plaisirs de la table sont très importants pour lui : « La perspective de manger avec mes copains, c'est pour moi une fête. Être à table avec eux,  c'est une véritable communion. »

 

Pour Ciné papy, son film préféré est « La Bonne Année » 1973 de Claude Lelouch qui ne fait  pas que des niaiseries. Le rôle qu’il tient résume sa personnalité dont il expliquait le plus  simplement du monde que : « De passer pour un ours, à un moment, ça arrange très bien les  choses, comme ça on vous fout la paix et c'est fini »

 

Dans « La Bonne Année » il forme avec la superbe Françoise Fabian un couple tel qu’on se le souhaiterait pour soi-même. C’est un truand qui veut cambrioler la bijouterie Van Cleef&Arpels juste à côté d’un magasin d’antiquités voisin. Le magasin est tenu par une bourgeoise  aisée. Ils se croisent. Il lui fait la cour. Son cambriolage réussi mais lui, se fait prendre. Les  retrouvailles seront fabuleuses.

 

Deux répliques de Ventura. Lors de la cour qu’il fait à Fabian. à un moment il dit « Ce serait  plus confortable ». Elle décline la proposition et Lino se retrouve comme un con sur la  Croisette à marmonner : Confortable...confortable mais où tu as été le cherche celui-là ?  Confortable !… »

 

Peu après elle l’invite à diner. Elle est seule avec un entourage de gandins apparemment habitués des lieux. Aujourd’hui on dirait bobos prétentieux, même si c’est un pléonasme. La conversation tourne autour du cinéma mais Lino reste silencieux. Il est apostrophé : - Lisez-vous Télérama.

 

- Non

 

- Mais alors comment choisissez-vous vos films ?

 

Et Ventura, plantant ses yeux dans ceux de Fabian, de rétorquer : « Comme avec les femmes,  je prends des risques ! »

 

En 1974, Françoise Fabian et Lino Ventura remportèrent les David di Donatello pour ses  rôles (Les David di Donatello sont des récompenses décernées chaque année depuis 1955 par  l'association David di Donatello (Ente David di Donatello), rattachée à l'Académie du cinéma  italien (Accademia del Cinema Italiano).

 

Charles Aznavour : Edmond Clancul dit « Le Naïf », un ancien complice  d'Alphonse, devenu faux fakir.

 

Quel dommage que ce remarquable acteur ait préféré faire le chanteur auteur compositeur  interprète. Au cinéma, il crève l’écran sans « tirer la couverture à soi » On a pu l’admirer  dans da le film « Tirez sur le pianiste » 1960 (il y tient le rôle principal) de François Truffaut  et dans « Le Passage du Rhin » 1960 réalisé par André Cayatte. La même année, il joue  notamment en compagnie de Lino Ventura dans « Un taxi pour Tobrouk » 1960, de Denys de  la Patellière. Dans ces films, il déploie son talent d’acteur avec un naturel époustouflant. Sur  scène, c’est tout au long de sa carrière, le même rôle figé de chanteur « à succès » lassant, avec des tics qui faciliteront la tâche des imitateurs.

 

La Métamorphose des cloportes (Pierre Granier-Deferre, 1965) - Le Monde de  Djayesse

 

Pierre Brasseur : Demulder dit « Tonton le Brocanteur », un receleur devenu  marchand d'art

 

Une légende, un monstre sacré du cinéma et théâtre français. Membre d'une dynastie de  comédiens célèbres, il est le père de Claude Brasseur, lui-même père d'Alexandre Brasseur. Déjà renommé comme acteur de théâtre il devient populaire auprès du grand public avec son  interprétation dans « Le Quai des brumes » 1938 de Marcel Carné et surtout avec son rôle de  Frédérick Lemaître dans « Les Enfants du paradis » 1945.Il offre une superbe prestation de  Lucien Maublanc, le rejeté des « Grandes Familles », 1958 d'après l'œuvre de Maurice  Druon, dans un extraordinaire face-à-face avec Jean Gabin.

 

Éclectique, il n’est pas qu’une bête de scène. Il est l’intime de Pablo Picasso, Jean Cocteau,  Max Jacob, de Louis Aragon qui l'introduit dans le groupe surréaliste où il fait la  connaissance d'André Breton, Paul Éluard, Benjamin Péret, Raymond Queneau.  Grâce à Aragon, Robert Desnos et Jacques Prévert, il publie ses premiers textes dans La  « Révolution surréaliste ».

 

Sa passion pour le théâtre l’amène à jouer dans Kean, où il incarne le grand acteur anglais  raconté par Alexandre Dumas père et repris plus tard magistralement par Jean Paul Belmondo  dans une adaptation de Sartre. Il joue aussi dans « Les Mains sales » et « Le Diable et le Bon Dieu » de Jean-Paul Sartre, comme dans « Tchao » de Marc-Gilbert Sauvajon ou dans « Dom Juan aux Enfers » de George Bernard Shaw aux côtés de Paul Meurisse. En 1966, dans un rôle à contre-emploi, il campe un truculent général Géranium dans le film  de Philippe de Broca « Le Roi de cœur » (LOL)

 

Irina Demick : Catherine Verdier, la gérante d'une galerie d'art qui travaille  pour Tonton

 

Cette jeune et ravissante actrice a été la compagne du célèbre producteur Américain Darryl  Zanuck (plus de 200 films à son actif) Grace à lui Irina Demick apparaît dans « Le jour le plus  long » 1962. Souvenez-vous, la jolie jeune femme qui joue l’agent de liaison pour la résistance et traverse un pont son vélo à la main détournant, en outres, l’attention des gardes  allemands. Il l’impose également dans « Le clan des Siciliens » 1962 alors qu’aucun rôle  n’avait été écrit pour elle.

 

Ciné papy lui doit un de ses premiers émois d’adolescent attardé lorsqu’elle fournit un alibi à Alphonse soupçonné par l’inspecteur Lescure

 

La métamorphose des cloportes de Pierre Granier-Deferre : Du spécial ! |  «Le blog de la revue de cinéma Versus

 

Françoise Rosay : Gertrude, une spécialiste en fournitures du « milieu »

 

Autre légende du cinéma français grâce notamment à une carrière de près de soixante ans. On  comprendra aisément qu’elle joua et/ou tourna « avec les plus grands » et cela parce qu’elle  savait tout jouer. En effet, Elle joue en virtuose sur tous les registres, de l'émotion au drame,  de la comédie de boulevard à la farce, elle tire des larmes comme elle déclenche les rires. Elle  enchaîne les films, passe d'un chef-d'œuvre à l'autre, de « Drôle de drame » 1937 de Marcel  Carné à « Un carnet de bal » 1937 de Julien Duvivier, ou encore à « L'Auberge rouge » 1951  de Claude Autant-Lara.

Maurice Biraud : Arthur dit « Le Mou », un ancien complice d'Alphonse

 

Humoriste, acteur français et animateur de radio : 10 ans à la toute jeune radio Europe I. En 1962, il reçoit à Barcelone le Prix Ondas du "meilleur meneur de jeu " du monde Après la radio et la comédie, Il joue dans « Un taxi pour Tobrouk » 1960, « Le cave se rebiffe » 1961, où il interprète le « Cave », un imbécile, et « Mélodie en sous-sol » 1963.  Éternel second rôle, on le surnomme « Bibi » et en 1952, Michel Audiard le choisit comme  parrain de son fils, Jacques.

 

Georges Géret : « Rouquemoute », ou « Le Rouquin », un ancien complice  d'Alphonse

 

Cet acteur démarra une grande carrière par un rôle de choix. A vingt-huit ans, de il est engagé  par Luis Buñuel pour « Le Journal d'une femme de chambre » 1964 avec Jeanne Moreau. Son  personnage de jardinier maurrassien et assassin lui apporte la consécration. On se souviendra également de lui parmi ses autres rôles, « Roger la Honte » 1966 l’adjudant  chargé de la formation des soldats dans « le Pistonné » 1970 et le fanatique de football témoin  de l’attentat dans « Z » 1969. D'autres rôles le marqueront également dans la mémoire  collective le fusilier-mitrailleur Pinot du « Week-end à Zuydcoote » 1964 avec la réplique  culte : "Aussi sec !" - le voisin de Jean Gabin qui tombe amoureux de sa protégée dans « Le  Tonnerre de Dieu » 1966 - il est aussi le boulanger qui, dans « Paris brûle-t-il ? » 1966,  permet à Pierre Vaneck de passer en zone libre. Il retrouve Jean-Paul Belmondo dans « Flic  ou Voyou » 1979 de Georges Lautner où il tient le rôle de "L'Auvergnat", bandit notoire, et  apparaît entièrement nu dans une cabine téléphonique.

 

Annie Fratellini : Léone, la prostituée, femme de Rouquemoute

 

Plus connue pour ses activités dans le monde du cirque où elle faisait autre chose que de la  simple figuration, elle a été mariée à Granier-Deferre avec qui elle a eu une fille. Elle a  également été l’épouse de Pierre Etaix amoureux fou du cirque avec qui elle montât un numéro de clown avant de se tourner vers l’enseignement de cet art qui, étonnamment, ne  veut pas mourir malgré l’environnement envahissant du « numérique » et de l’« I.A. »

 

Daniel Ceccaldi : l'inspecteur de police Lescure

 

Essentiellement acteur de théâtre de boulevard, il a néanmoins développé une honorable  carrière au cinéma sous la direction, entre autre des cinéastes Jacques Becker, Édouard  Molinaro, Henri Verneuil, Pascal Thomas et Philippe de Broca.

 

Son premier film, excusez du peu, est « Le Diable boiteux » 1948 de Sacha Guitry. Mais son  premier grand rôle date de 1954 Il joue Henri d'Anjou dans « La Reine Margot » 1954 aux  côtés de Jeanne Moreau.

 

On a également pu l’apprécier pour son rôle de Lucien Darbon, le père de Claude Jade, dans  les films de François Truffaut, « Baisers volés » 1968 et « Domicile conjugal ». 1970

 

Jean Carmet : le critique d'art efféminé

 

Acteur et scénariste, il démarra d’abord par le cabaret et/ou music-hall. Il fit partie de la  troupe des Branquignols de Robert Dhéry. Son rôle de Gaston Duvet dans le feuilleton  radiophonique ,la RTL de l’époque, Radio Luxembourg « La Famille Duraton » fait connaître  sa voix dans les années 1950. Sa renommée internationale s'installe en 1976 avec le film « La  Victoire en chantant. » de Jean-Jacques Annaud. Sa célébrité en France date du « Grand blond avec une chaussure noire »1972 d’Yves Robert.

 

Jean Carmet a été l'un des plus proches amis de Michel Audiard

 

Outre l'amour du cinéma, ils partageaient également la passion du cyclisme.

 

Georges Blaness : Omar

 

Plus chanteur qu’acteur il est connu, repéré par Michel Legrand, pour avoir doublé les héros  des, entre autres, « Les Parapluies de Cherbourg »1963 et « Les demoiselles de Rochefort » 1967

 

Dominique Zardi : un prisonnier

 

Archétype du second rôle reconnaissable entre tous à sa coupe de cheveux des plus courtes, il  n’était pas que cela. Il était également journaliste, écrivain et parolier français. En tant  qu’acteur il est apparu dans près de 600 films dont il ne figura au générique que pour la moitié  d’entre eux. Il fut l'acteur fétiche de Claude Chabrol, Jean-Pierre Mocky et Pierre Granier Deferre. Pour Chabrol il composa quelques chansons.

 

Ses rôles l'ont fait côtoyer les plus grands. Parmi eux, Louis de Funès, Bourvil, Jean Gabin,  Jean Marais, Pierre Mondy, Michel Galabru, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Brigitte  Bardot.

 

On raconte que lors d'une conférence de presse, une monteuse de cinéma a demandé à André Hunebelle pourquoi il engageait des seconds couteaux comme Dominique Zardi. Ce dernier  lui répondit par une citation de Raimu:

 

« Vous savez, dans le gigot, ce qui est bon, c'est pas la viande, c'est les pointes d'ail.  C'est pas moi qui dis ça, c'est Raimu. »

 

Le générique mentionne la présence de plus de trente acteurs et/ou actrices. Ils me  pardonneront de les passer sous silence. Ils n’ont en rien démérité. Loin de là quand on sait la  notoriété des metteurs en scène avec qui ils ont tourné et la qualité des autres films auxquels  ils ont participé.

 

Ciné papy s’en voudrais de lasser ses lecteurs avec les formules maintenant usuelles dans les  fiches : « Il a tourné avec les plus grands…Sa carrière lui fit rencontrer le succès outre  atlantique etc. »

 

Accueil 

 

L’accueil critique fut plus que mitigé. En tête bien sur les intellos de Télérama et du Monde  qui firent la fine bouche. Ils se limitèrent pour ne pas complètement démolir un film ou apparaissaient tant d’acteurs confirmés et de renom à faire l’éloge de Lino Ventura.

 

Ces écrits mi-figue mi-raisin contribuèrent peut être au semi échec commercial du film. Il ne  rassembla qu’un petit million de spectateurs alors qu’à cette période Lino affichait des records souvent autour de deux millions.

 

Bien sûr, ces têtes pensantes, haut du pavé du politiquement correct parisien démolirent Michel Audiard et ses dialogues.

 

Des bons moments (difficiles à choisir)

 

- Quand les actualités sportives sont utilisées pour souligner les cinq ans de prison que  purge Alphonse : Une à une les cinq victoires consécutives de Jacques Anquetil au Tour de  France.

 

- La façon dont Alphonse ronge son frein en savourant à l’avance la sortie de sa  deuxième incarcération et sa vengeance. « Ces années, sur une main que j’vais les faires, sur  une main… et après… »

 

Une réplique (souvenir personnel de Ciné papy)

 

L’inspecteur Lescure, véhément, demande à Alphonse s’il a un alibi. Catherine Verdier  s’immisce dans la conversation et là, mine gourmande, comme si elle savourait encore ce  dont elle va parler : « A ce moment, Monsieur le commissaire Alphonse et moi on s’envoyait en l’air » L’adolescent attardé en restait tout chose.

 

Ce qui est notoirement plus aimable que la façon dont elle va traiter ce pauvre Alphonse qu’elle et Demulder viennent de blouser : « Eh du con !)

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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 06:00

 

C’est dans Itinéraire d'un enfant très gâté.

 

Lelouch ce n’est pas vraiment ma came au ciné, ce n’est pas une opinion mais mon goût, en revanche je suis fou de Pierre Barouh parolier, la musique est de Francis Lai, de la cultissime chanson d'Un homme et une femme.

 

« Dans le film culte, l'histoire retiendra que tout ressemblait alors à une folle passion. Sous son habit d'acteur, il tenait le rôle du mari disparu d'Anouk Aimée qui deviendra son épouse à la ville. Francis Lai composa un de ses plus beaux airs. Trintignant, encore une fois, jouait magnifiquement un amoureux romantique. »

 

Des années plus tard, Pierre Barouh racontera les coulisses du thème musical du film: «Au milieu du tournage, Lelouch n'a plus eu d'argent pour continuer. Alors, comme j'avais déjà un petit nom comme chanteur et auteur de chansons, je suis allé faire le tour des éditeurs de musique pour leur proposer les chansons du film et toucher une avance. Tous ont dit non. Alors, par réflexe ludique, j'ai dit que je les éditerai moi-même. Lelouch a trouvé de l'argent par ailleurs, a terminé le film et, six mois plus tard, j'étais à Cannes. C'est un raz de marée, un succès pareil. On me proposait quinze films par semaine, je bouffais avec Paul Newman, mais je retrouvais Higelin, que j'avais connu quand j'étais gosse, je découvrais Brigitte Fontaine. Et comme moi j'héritais, je leur ai dit: «Je vous produis un album chacun.»

 

Dans l’abondante filmographie de Lelouch, hormis le premier,  seule La Bonne Année trouve grâce à mes yeux, Claude Lelouch, on aime ou on déteste. Le réalisateur n’a jamais laissé indifférent le grand public comme la critique. Dans La bonne année, il y a cette surréaliste scène où des prisonniers, au cinéma, sifflent Un homme et une femme… d’un certain Lelouch. Simon, Lino Ventura justement, sort de prison. Pour la Saint-Sylvestre, il rentre chez lui mais découvre que sa femme l’a remplacé.

 

« Claude Lelouch raconte une histoire subtilement fantaisiste et parfaitement construite. Il confronte un type aux épaules et à l’esprit carrés à une femme libérée mais fragile. Dès que Lino Ventura et Françoise Fabian se regardent, la magie opère. Pour l’élégante chatte, le gorille se dégrossit.

 

La scène où il est jugé par les amis snobs de la délicate antiquaire est un bel exemple de la manière Lelouch. Quand l’un d’eux lui demande comment il peut aller voir un film sans en avoir lu la moindre critique, le faux rustre répond, superbe, en fixant sa dulcinée : « Exactement comme quand je choisis une femme. En prenant des risques ! » —

 

Lelouch se moque gentiment des critiques et des intellectuels et met en lumière l’amour et l’amitié, avec un Charles Gérard épatant. Quant à l’escroquerie, c’est une autre histoire bien ficelée !

 

« Tu sais ce qu'il y a de dramatique avec toi Charlot ? T’es con et t’es méfiant. Parce que tu ne me crois pas quand je te dis que t’es con, tu ne crois pas »

La Bonne année en Blu Ray : La Bonne année - Version remasterisée - AlloCiné

Aujourd’hui c’est « La Bonne Année » (1973)

 

Lino Ventura sur le tournage du film "La bonne année" - Photo et Tableau -  Editions Limitées - Achat / Vente

 

Pourquoi ce film ?

 

Par ce qu’il est encore temps pour Ciné papy de présenter ses vœux aux fidèles lecteurs des fiches et qui, me dit-on, êtes de plus en plus nombreux. C’est aussi une introduction à l’œuvre de Claude Lelouch qui comprend, de « Un homme et une femme » 1966 à « Itinéraire d’un enfant gâté » 1988 en passant par « La Bonne Années » des films de grande classe.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Le gangster Simon prépare, avec son complice Charlot ce qu'il qualifie de « premier hold-up psychologique de l'histoire du banditisme ». Juste à côté de la bijouterie Van Cleef & Arpels, sur la Croisette, à Cannes, se trouve la boutique d'une belle antiquaire, qui attire le regard du malfrat.

 

Le cambrioleur et l'antiquaire s'éprennent l'un de l'autre. Il est sympathique mais sans raffinement, elle est cultivée et indépendante mais découvre au contact de Simon que la vanité de son milieu lui pèse, et qu'elle désire une histoire d'amour simple et franche. Le plan du braquage que prépare longuement le cambrioleur est beaucoup plus sophistiqué que ses manœuvres de séduction. Mais réussira moins bien.

 

La bonne année (1973) - Peut être vous préférez l'accordéon ? - YouTube

 

Réalisation

 

Enfant terrible du cinéma français (après le succès de « Un homme et une femme » 1966  qui fut oscarisé il résista aux sirènes d’Hollywood) il est l’auteur de quelque cinquante films de qualité tellement inégale que sa carrière ressemble aux célèbres montagnes russes. Aucun, cependant, ne laisse indifférent.  Il a une façon bien à lui de tourner.

 

Les acteurs ne connaissent pas le scénario. Leurs scènes ne leur sont révélées qu’au moment de tourner. La plus part du temps il est planqué, tout près de l’acteur mais hors champ, et dicte ce que devrait être le texte. Il est attentif à tout ce qui peut être spontané afin de cerner la vie au plus près.

 

Dans le même ordre d’idée le prénom des rôles est souvent celui des acteurs au civil. Un autre exemple L'année d'après, il fera tourner Michèle Morgan, l'actrice dont il rêvait, dans Le Chat et la Souris avec Serge Reggiani. Ensemble, ils tournent une scène d'anthologie dans laquelle Michèle Morgan se prend d'un fou rire après avoir trouvé un clou dans un gâteau.

 

 

Qui fait quoi ?

 

Lino Ventura :                Simon

 

« La Bonne Année » est l’un des films dont Lino était le plus fier. Pour le dernier plan, il ne savait pas de quel côté aller. Il était très emmerdé car il ne pouvait pas admettre qu’un homme puisse pardonner à une femme qui l’avait trompé. Lino n’était pas au courant de l’épilogue. Et il ne savait pas qu’il s’agissait du dernier plan. Je lui ai dit : « Je vais te filmer et tu vas te poser la question de savoir si tu lui pardonnes ou pas. Maintenant que tu sais ce dont parle le film, laisse-toi porter ! » J’ai filmé un vrai Ventura dira Lelouch. Ventura est passé par toutes les phases. On se dit qu’il pardonne quand même, mais du bout des lèvres. Et qu’il le fera payer… C’était le plan préféré de Stanley Kubrick

 

Françoise Fabian :                Françoise

 

Une actrice vraiment à part dans le paysage cinématographique français comme seules peuvent l’être les actrices aimées de certains cinéastes comme ici Éric Rohmer. Les autres ne s’y sont pas trompés en lui donnant des rôles à sa mesure.  Elle ne va cesser de tourner et bâtir une filmographie importante, avec notamment Jacques Rivette, Claude Lelouch, Mauro Bolognini, André Delvaux, Jean-Claude Guiguet, Jacques Demy, Jerry Schatzberg, Nelly Kaplan, Manoel de Oliveira, François Ozon...

 

N’oublions pas non plus, une riche carrière au théâtre menée parallèlement. Elle travaille alors pour des metteurs en scène tels que Jean Marais, Marcel Maréchal, Pierre Mondy, Yasmina Reza, Claude Santelli ou Jacques Weber.

 

Une actrice séduisante, au charme fou. Elle a eu une vie privée difficile connaissant, dans un laps de temps assez court la mort de ses maris. Jacques Becker et Marcel Bozzufi.

 

Femme libre et engagée, militante entre autre pour le droit à l’avortement à l’époque où les culs bénis faisaient des pieds et de mains pour maintenir la condamnation des « salopes »

 

Cerise sur le gâteau elle à l’élégance d’afficher son âge en se présentant sans artifice ni botox ni autre plasturgie. Quelle femme, quelle actrice ! Un bonheur à ne pas manquer sur les écrans

 

Charles Gérard :           Charlot

 

Ami indéfectible de Jean Paul Belmondo c’est un des acteurs fétiches de Claude Lelouch qui lui trouve un emploi dans la majorité de ses films

 

Une soixantaine de film à son actif 1945 à 2015 ou il affiche sobrement un jeu de rigolo qui apparemment n’en a rien à foutre alors qu’il nous laisse entrevoir qu’il n’en pense pas moins.

 

André Falcon :               le bijoutier

 

Une quarantaine de films pour ce sociétaire de la Comédie Française. Beaucoup de seconds rôles essentiels ou non. Il est toujours bien habillé, élégants à la limite de l’obséquiosité comme ici. Si ce n’est pas le cas c’est qu’il s’agit d’une situation comique dont il est la victime. Bien sûr, en parallèle la poursuite d’une belle carrière au théâtre à la Comédie Française et/ou hors Comédie. Beaucoup de téléfilms également avec, là, des rôles plus étoffés qu’au cinéma. Une vie d’acteur bien remplie quoi.

 

 

Gérard Sire :                             le directeur de la prison / la voix du commentaire TV

 

C’est d’abord une voix que tous reconnaissent qu’ils soient auditeurs de France Inter, RTL ou Europe I. il a beaucoup travaillé avec Jean Yanne dont il fut le scénariste. Une collaboration mérite d’être soulignée. Elle est rapportée par Wikipédia. En 1969, il réalise avec lui un film de neuf minutes dont le destin sera singulier : centré sur le personnage de Roland Moreno (futur inventeur de la carte à puce), il présente pendant de longues minutes les créations les plus loufoques de Roland Moreno (dont la machine à tirer à pile ou face) et l'interroge au sixième degré sur l'existence, le sens du destin, et les « traumatismes de l'enfance ». L'essentiel de ce film ("Tirade de l'oiseau") sera entièrement repris, mot pour mot, par Claude Sautet dans Les Choses de la vie où le comédien Gérard Lartigau joue le rôle de Roland Moreno, fils de Michel Piccoli.

 

Pour la petite histoire c’est Gérard Sire qui mit le pied à l’étrier en lui faisant réaliser des « Scopitones » l’ancêtre du clip. Il en réalisa quelques centaines lui permettant de réunir suffisamment d’argent pour tourner un film et lui appris à travailler vite, à résumer par l’image au lieu de faire du texte et avec peu de moyen.

 

Bettina Rheims :           Nicole

 

Seule rôle très secondaire de cette célèbre photographe qui a tiré le portrait à beaucoup de célébrité telles que : Madonna, Catherine Deneuve, Charlotte Rampling, Carole Bouquet, Marianne Faithfull, Barbara, Mylène Farmer, Kylie Minogue, Claudia Schiffer, Asia Argento, etc. Elle travailla aussi beaucoup pour la publicité des grandes marques comme Chanel ou Lancôme. Travail très original qui n’a rien à voir avec le travail de grande qualité mais trop classique du Studio Harcourt autre photographe de célébrités.

 

Élie Chouraqui :            Michel Barbier

 

C’est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma franco-israélien. Il a été assistant metteur en scène de Lelouch. C’est un clin d’œil dont Lelouch nous régale que ce « mélange » des genres et ce tout petit rôle.

 

Michou :                            lui-même

 

Cette participation est un truc habile de Lelouch, moins mauvaise langue on pourrait dire c’est tout l’art de Lelouch d’intégrer des moments de réalité dans ses fictions pour mieux nous en faire accroire.

 

Mireille Mathieu :                  elle-même

 

Comme ci-dessus et là, Lelouch se moque carrément de ses spectateurs, qui film en parallèle, presque en surimpression Mireille et son travesti.

 

 

Remarque :

 

En 1974, Lino Ventura et Françoise Fabian ont reçu les « David di Donatello » équivalent italiens des « Césars »

 

Le  réalisateur Stanley Kubrick * était un grand fan du film. Il le montrait régulièrement à ses acteurs avant un tournage.

 

* Ses films comptent comme autant de monuments dans l’histoire du cinéma mondial. Ils ne peuvent pas laisser indifférent. Pour fixer les esprits nous allons presque tous les citer soulignant ainsi ce que la considération d’un tel cinéaste peut avoir de glorieux pour Claude Lelouch tellement décrié par « les professionnels de la profession ».

        

« Les Sentiers de la gloire »1957 avec Kirk Douglas  - « Spartacus » 1960 avec Kirk Douglas encore  - « Lolita » 1962 d’après le roman de Vladimir Nabokov - « Docteur Folamour » 1964 avec Peter Sellers - « 2001, l'Odyssée de l'espace » 1968 - « Orange mécanique » 1961 -« Barry Lyndon » 1975 - « Shining » 1980 avec Jack Nicholson - « Full Metal Jacket » 1987 sur la guerre du Vietnam

 

Jean Louis Trintignant qui n’est pas n’importe qui dans le monde du cinéma (près de quatre-vingt films en soixante-dix ans de carrière) considérait Claude Lelouch comme le meilleur directeur d’acteur avec qui il a pu travailler

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Francis Lai 

 

C’est l’heureux musicien de « Un homme et un femme » 1966 avec le chanteur, ami commun de Lelouch, Pierre Barouh. Il a fait près de 31 musiques pour les films de Lelouch.

 

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 06:00

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/president_1961_04_0.jpg?itok=DbiP5UZw

Notre jeune et sémillant Président, à nouveau disruptif, a versé dans le langage de charretier en déclarant qu’il souhaitait emmerder les non-vaccinés.

 

Vous me direz y’a plus de charretier mais y’a des gars dans leurs bagnoles qui ne se privent de l’utiliser, faut pas s’étonner c’est le langage du peuple, des gens comme dirait notre Merluchon.

 

Le Roi ne devrait pas dire ça !

 

Là, il descend de son trône ou du trône où nous sommes tous égaux, et les Français, selon un sondage, l’approuvent sur le fond mais désapprouve la forme, hypocrites qu’ils sont.

 

Moi « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre… »

 

Mais c’est un vrai casse-tête de la presse étrangère pour traduire le verbe « emmerder » d'Emmanuel Macron

 

La presse étrangère a largement repris les propos tenus par Emmanuel Macron qui veut « emmerder les non-vaccinés ». Un casse-tête pour trouver la traduction appropriée dans les langues respectives.

        

Les propos tenus par Emmanuel Macron dans un entretien au Parisien ont donné du fil à retordre à la presse étrangère qui a dû composer pour traduire le verbe « emmerder » dans leurs langues respectives, au plus proche du sens français.

 

En anglais, les médias anglo-saxons ont opté pour les verbes «annoy» comme sur la CNBC ou «hassle», deux traductions qui sont plus proches du verbe embêter, dans la langue de Shakespeare, que du sens grossier du verbe emmerder. D'autres, comme la BBC ou Le Guardian, ont voulu traduire au plus proche de la connotation vulgaire avec « piss off ».

 

« We need the merde »

 

L’agence Associated Press a, quant à elle, opté pour «to bug» qui se traduit également par « embêter » Le New York Times n'a pas repris le verbe dans sa titraille pour un changement complet de la tournure de l'expression : « En utilisant un langage dur, Macron lance un défi aux non vaccinés ». Piss off est utilisé dans le corps du texte. Pour la journaliste du New Yorker, Lauren Collins, « We need the merde » (Nous avons besoin de la merde), exprime-t-elle sur Twitter.

 

Laurence Haïm, ancienne correspondante de Canal + à Washington, la rejoint. Elle avait tweeté une proposition de traduction avec « I fuck them» avant d’opter, elle aussi, pour « piss of »

 

En Allemagne, les médias ont omis le caractère vulgaire du terme avec « nerven » (énerver) et « auf den Wecker zu fallen » (taper sur les nerfs). Die Welt choisit « Macron veut énerver les non-vaccinés » alors que le Das Bild a traduit « emmerder » par le verbe « schikanieren » qui présente une proximité étymologique avec « chicaner », recense 20 minutes.

 

En italien, on choisit «far arabbiare » (« énerver ») les non-vaccinés dans La Repubblica, mais aussi, plus directement, « Ho molta voglia di rompergli le p*** » (« J’ai très envie de leur casser les c*uilles ») dans Il Tiempo.

 

En espagnol, El Pais emploie le terme « fastidiar », mais aussi « joder » qui signifie « merde » et peut aussi s’entendre comme « faire chier ».

 

Au Japon, les journalistes ont hésité entre okoraseru (énerver), unzariseru (embêter, casser les pieds), mukatsukaseru (ça me rend en colère) ou plus kusokuraé (littéralement « Bouffe ta merde ! »)

 

Le correspondant du Asahi Shimbun a justifié son choix de traduction dans un article publié sur le site du quotidien qui expliquait la connotation vulgaire du mot utilisé par le président français.

 

« Je crois avoir été l'un des hommes le plus détesté de son époque, ce fût longtemps mon chagrin, c'est aujourd'hui mon orgueil. »

 

C’est de Jean Gabin Émile Beaufort, ancien président du Conseil.

 

Le Président, celui qui tenait les rênes, sous la Quatrième, c’était le Président du Conseil.

 

Le nôtre, préside la Conseil des Ministres, et le 1er d’entre-eux n’est qu’un collaborateur que le Président peut congédier.

 

Il préside aussi, pour les 6 prochains mois, l’Union Européenne, et la tirade d’adieu ( lire en fin de chronique) de Jean Gabin Émile Beaufort, ancien président du Conseil, évoque la construction européenne. C’est de l’Audiard pur sucre, je ne suis pas fan de l’homme Audiard qui fut un collabo impénitent ICI , mais il savait  manier les mots, qui, dans la bouche de Gabin tonnent dans l’hémicycle !

Le Président en DVD : Le Président DVD - AlloCiné

Aujourd’hui c’est « Le Président » (1961)

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce qu’en bon pédagogue je me dois de coller à l’actualité. En ces périodes d’élections, il n’est pas étonnant que Ciné papy, conforme à ses principes, vous ressorte de la naphtaline un de ces films de derrière les fagots qui a marqué l’histoire du cinéma français

 

Quelle est l’histoire ?

 

D’après un roman de Simenon c’est l’affrontement feutré de deux hommes politiques disons plutôt un Homme d’Etat et un politicard qui n’a d’autre ambition que la sienne et celle de sa classe sociale. Le tout nous est conté à coup  flashback  à l’occasion des problèmes de santé du Président qui a pris sa retraite et de son point de vue sur la crise politique qui agite le pays.

 

Réalisation

 

Derrière la caméra le prolifique et hyperactif Henri Verneuil. C’est un cinéaste-scénariste et producteur sans génie, sauf celui des affaires, mais de grands et multiples talents. De 1951 à 1992 il réalisera 34 films dont « La vache et le Prisonnier » 1959 qui sans conteste, figurent au Top 10  des rediffusions du dimanche soir sur TF1. Il possède le «midas touch » et collectionne les grands succès au box-office. Pour se faire une recette à toutes épreuves. On mélange un bon scénario – souvent d’Henri Verneuil –  de grands acteurs populaires et un dialoguiste percutant : Michel Audiard (plus d’une dizaine de collaborations) La recette fonctionne quel que soit le type de cinéma : grand spectacle ou intimiste, aventure ou policier et cela, en France comme à l’étranger.

 

C’est dire si le bonhomme connaît son métier.*

 

Malgré les propos peu amènes ci-dessus Ciné papy doit reconnaître que plusieurs films de Verneuil figurent à son panthéon personnel et cela pour ne pas avoir dénaturé les auteurs respectifs des romans inspirant les films

 

         - « Un singe en hiver » 1962                        (Mon très cher Antoine Blondin)

 

         - « Le Corps de mon ennemi » 1976          (Le réjouissant Félicien Marceau)

 

 

* Selon les statistiques enregistrées depuis 1945, Henri Verneuil est le réalisateur français qui a rassemblé le plus de spectateurs au cours de sa carrière : avec ses trente-quatre films, il a atteint 91,58 millions d'entrées au total, et en moyenne il a réalisé 2,69 millions d'entrées par film9 indique Wikipédia

 

Qui fait quoi ?

 

Jean Gabin :                         Émile Beaufort, ancien président du Conseil

 

Que dire de ce monstre sacré ? Esquissons la stature de son personnage au travers des mots qu’Audiard lui prête. Puisons dans Wikipédia

 

         - À bien des égards, Émile Beaufort, qui est un concentré des présidents du Conseil des IIIe et IVe Républiques, rappelle, tant par sa fougue que par son bagout, Georges Clemenceau, et Aristide Briand par ses opinions pacifistes et son idéologie sociale.

 

         -le député Jussieu proteste contre la lecture par le Président, lors de son ultime apparition à l'Assemblée, d'une liste d'élus du peuple liés aux milieux d'affaires, et demande qu’elle ne soit pas publiée au Journal Officiel. Visiblement Beaufort attendait cette protestation venant "d'un élu sur une liste de gauche qui ne soutient que des projets de lois d’inspiration patronale ; à Jussieu qui objecte qu’il existe des patrons de Gauche, il rétorque : « Il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majorité du genre »...d'où tollé dans les gradins.

 

         - Dans le film est également cité le nom du président Gaston Doumergue, que semble avoir côtoyé Beaufort, qui se vante d'avoir, en sa compagnie, fréquenté des maisons closes

 

         - à un député

 

— Il dit n’importe quoi ! (un député du haut des gradins)

 

— c’est l’apanage de l’Opposition. (Réponse du Président)

 

« — Je vous reproche simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l'assemblée que des projets d’inspirations patronales

 

— Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l’apprendre

 

— il y a aussi les poissons volants mais qui ne constituent pas la majorité du genre. »

 

     Lumière 2013 : un Président comme on n'en fait plus |   

 

Bernard Blier :        Philippe Chalamont, député, ancien directeur de cabinet de Beaufort

 

Même traitement que pour le « monstre » précédent.

 

         Chalamont le faux derche : — Travailler avec vous est une telle joie

 

         Le président pas dupe         — Je vous remercie mais faut être plus ambitieux que ça !

 

   - Le Président du Conseil au sujet de son ex Chef de Cabinet devenu député

 

          — Il est plus modéré que je ne pensais

 

         — Oh s’il part doucement c’est qu’il a l’intention d’aller loin.

 

   - Le Président du Conseil à son Chef de Cabinet qui souhaite son soutien pour devenir à son tour Président du Conseil

 

         «  Pas plus mal qu’un autre !…

 

         Décidément vous êtes plus ambitieux pour vous que pour votre pays ! Voilà tout ce      que vous lui souhaitez : un homme "pas plus mal qu’un autre" ? Quand on a cette           ambition là on ouvre un bazar, on ne gouverne pas une nation ! »

 

- Le Président à son chef de Cabinet dont l’indiscrétion à fait perdre quelques milliards à la France par les spéculateurs

 

         « On ne dit rien à sa femme quand on a épousé une banque ça se paye la fortune c’est ce qui coûte le plus cher !

 

Alfred Adam :           François, chauffeur de Beaufort

Encore un acteur de second plan reconnaissable en raison de ses innombrables films et donc rôles dont l’un des derniers fut le Maréchal de Villeroi dans   « Que la fête commence »  1975 de Bertrand Tavernier. (81 Films et/ou téléfilms  en 57 ans de carrière mais aussi 36 rôles au théâtre pour lequel il écrivit 6 pièces ) Bravo l’artiste.

 

Henri Crémieux :             Antoine Monteil, ministre des Finances

Ciné papy a un faible pour cet acteur qu’il a appris jeunot quand il écoutait à  la TSF la « série » Les Maître du Mystère. Il a partagé sa vie professionnelle, comme beaucoup à cette époque entre cinéma, théâtre et télévision ou l’on reconnaissait son allure quelque peu dégingandée et affublé de lunette.

 

Louis Seigner :         Henri Lauzet-Duchet, gouverneur de la Banque de France

 

Cet acteur affiche au compteur 150 films et 200 rôles au théâtre – 1500 fois le Bourgeois gentilhomme et serait recordman pour le rôle du malade imaginaire et celui de Tartuffe à la Comédie Française qu’il quitta un temps pour y revenir dans les 10 dernières années de sa vie.

 

Le personnage qu’il incarne ici est caractéristique de ses rôles au cinéma. Une bonhomie empreinte de sérieux qui le fit ,par ailleurs, choisi par de Gaulle pour l’aider à acquérir la bonhomie qui n’est pas l’apanage des militaires. Enfin il est le grand père des actrices Emmanuelle Seigner, Mathilde Seigner et de la chanteuse auteur/compositeur/interprète – et merde à l’écriture inclusive – Marie-Amélie Seigner.

 

Pierre Larquey :      Augustin, vieil agriculteur et ami de Beaufort

 

Un de ces acteurs de second rôle essentiel des années 30 à 50 reconnaissable à sa voix grave un peu chevrotante. C’est entre autres, la voix l'allumeur de réverbères (« La consigneuh, c'est la consigne… ») sur le disque du « Petit Prince » enregistré en 1954, avec Gérard Philipe.

 

On vous épargnera ses 233 films de cinéma et 11 téléfilms.

 

Cependant il est impossible de passer sous silence ses participations aux films d’Henri Georges Clouzot lui offrant ses rôles les plus connus . Monsieur Colin dans « L'assassin habite au 21 » 1942 et du docteur Michel Vorzet dans « Le Corbeau » 1943.

 

Jacques Marin :      Gaston, chauffeur de car et « escroc » pour touristes

 

Il ne tourne pas moins de 18 films avec son ami Jean Gabin.

 

Physiquement proche du stéréotype français, avec sa rondeur bougonne et sa moustache en brosse, il a joué dans de nombreuses productions américaines. Il maîtrise en effet parfaitement l'anglais, grâce à son épouse Patricia Hutchinson.

 

Cela lui permettra d'approcher de nombreuses stars, telles que Marlon Brando, Audrey Hepburn, Cary Grant, Errol Flynn, Orson Welles, Burt Lancaster, Julie Andrews, Dustin Hoffman, Michael Caine, Anthony Quinn... Il doublera également de nombreux films américains en français, et notamment des dessins animés de Walt Disney.

 

Le temps imparti à Ciné papy ne lui permet pas d’être exhaustif (lol !) c’est ainsi qu’il a omis de cité Jacques Marin dans la fiche de « La Traversée de Paris »  1956 de Claude Autant-Lara où il joue le patron du restaurant.

 

Les cinéphiles voudront bien vouloir excuser l’omission de ce vieil homme déjà accablé par le poids des ans.

 

 

Sans oublier le scénariste          Henri Verneuil d’après un roman de Simenon

 

Ni le dialoguiste                 L’incontournable, à juste titre, Michel Audiard

 

Gabin et Blier face à Wagner

Durant une scène tournée au Théâtre des Champs Elysées à Paris, l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire dirigé par Richard Blareau, joue l’Ouverture du Vaisseau Fantôme de Richard Wagner.

 

Le président Emile Beaufort et ses ministres assistent au concert, mais tandis que l’Ouverture vient à peine de commencer, le président se retire dans une loge avec quelques conseillers, dont Bernard Blier, son directeur de cabinet de l’époque. ICI 

Le texte de la tirade d’adieu au complet

 

Voici en entier le texte du discours d’adieu de Gabin :

 

« – Messieurs, Monsieur le Député Chalamont vient d’évoquer en termes émouvants les victimes de la guerre. Je m’associe d’autant plus volontiers à cet hommage qu’il s’adresse à ceux qui furent les meilleurs de mes compagnons.

 

Au moment de Verdun, Monsieur Chalamont avait dix ans… Ce qui lui donne, par conséquent, le droit d’en parler. Étant présent sur le théâtre des opérations, je ne saurais prétendre à la même objectivité. On a, c’est bien connu, une mauvaise vue d’ensemble lorsqu’on voit les choses de trop près ! Monsieur Chalamont parle d’un million cinq cent mille morts, personnellement  je ne pourrais en citer qu’une poignée, tombés tout près de moi.

 

J’ai honte, Messieurs… Je voulais montrer à Monsieur Chalamont que je peux, moi aussi, faire voter les morts. Le procédé est assez méprisable, croyez-moi !

 

Monsieur Chalamont lui a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi… Nous ne parlons forcément pas de la même Europe.

 

Moi aussi j’ai un dossier complet. Trois cent pages ! Trois cents pages de bilans et de statistiques que j’avais préparées à votre intention. Mais en écoutant Monsieur Chalamont, je viens de m’apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs qu’on lui fait dire ce que l’on veut ! Les chiffres parlent mais ne crient jamais. C’est pourquoi ils n’empêchent pas les amis de Monsieur Chalamont de dormir. Remettez-moi messieurs de préférer le langage des hommes. Je le comprends mieux !

 

Durant toutes ces années de folie collective et d’autodestruction, je pense avoir vu tout ce qu’un homme peut voir: des populations jeté sur les routes, des enfants jetés dans la guerre, des vainqueurs et des vaincus finalement réconciliés dans les cimetières, que leur importance a élevé au rang de curiosité touristique !

 

La paix revenue, j’ai visité des mines. J’ai vu la police charger les grévistes, je l’ai vue aussi charger des chômeurs… J’ai vu la richesse de certaines contrées, et l’incroyable pauvreté de certaines autres. Et bien durant toutes ces années, je n’ai jamais cessé de penser à l’Europe. Monsieur Chalamont lui a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi… Nous ne parlons forcément pas de la même Europe.

 

Ce projet [NDLR: l’Europe de Mr Chalamont] je peux d’avance vous en énoncer d’avance le principe !

 

La constitution de trusts verticaux et horizontaux et de groupes de pressions qui maintiennent sous leur contrôle non seulement les produits du travail, mais les travailleurs eux-mêmes !

 

Tout le monde parle de l’Europe… mais c’est sur la manière de faire cette Europe que l’on ne s’entend plus. C’est sur les principes essentiels que l’on s’oppose…

 

Pourquoi croyez-vous, Messieurs, que l’on demande à mon gouvernement de retirer le projet de l’Union Douanière qui constitue le premier pas vers une Fédération future ?

 

Parce qu’il constitue une atteinte à la souveraineté nationale ? Non pas du tout ! Simplement parce qu’un autre projet est prêt… Un projet qui vous sera présenté par le prochain gouvernement. Ce projet je peux d’avance vous en énoncer d’avance le principe !

 

La constitution de trusts verticaux et horizontaux et de groupes de pressions qui maintiennent sous leur contrôle non seulement les produits du travail, mais les travailleurs eux-mêmes ! On ne vous demandera plus, Messieurs, de soutenir un ministère, mais d’appuyer un gigantesque conseil d’administration !

 

Si cette assemblée avait conscience de son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forges et des compagnies pétrolières. Cette Europe, qui a l’étrange particularité de vouloir se situer au-delà des mers, c’est-à-dire partout… sauf en Europe ! Car je les connais, moi, ces européens à têtes d’explorateurs !

 

– La France de 89 avait quelques actions à accomplir !

 

– Et quelques profits à en tirer !

 

– Il y avait des places à prendre ! Et le devoir de la France était de les occuper pour y trouver de nouveaux débouchés pour son industrie, un champ d’expérience pour ses armes…

 

– …et une école d’énergie pour ses soldats ! Je connais la formule ! Et bien personnellement je trouve cette mission sujette à caution et le profit dérisoire. Sauf évidemment pour quelques affairistes et quête de fortune et quelques missionnaire en mal de conversion. Or je comprends très bien que le passif de ses entreprises n’effraie pas une assemblée où les partis ne sont plus que des syndicats d’intérêt !

 

– Monsieur le président de l’Assemblée ! Je demande que les insinuations calomnieuses que le Président du Conseil vient de porter contre les Élus du Peuple ne soient pas publiées au Journal Officiel.

 

– J’attendais cette protestation… Et je ne suis pas surpris qu’elle vienne de vous, Monsieur Jussieu… Vous êtes, je crois, conseil juridique des aciéries Krenner ? Je ne vous le reproche pas.

 

– Vous êtes trop bon !

 

– Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l’apprendre !

 

– Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre !

 

– Je vous reproche simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l’Assemblée que des projets d’inspiration patronale !

 

– Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l’apprendre !

 

– Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre ! J’ai parlé tout à l’heure de syndicats d’intérêt. Voulez-vous Messieurs que je fasse l’appel de cette assemblée ?

 

[…]

 

Je vous demande pardon. A l’énoncé de tous ces titres, je réalise la folie de mon entreprise. En vous présentant ce projet, je ne vous demandais pas seulement vos voix, je vous demandais d’oublier ce que vous êtes. Un instant d’optimisme… C’est sans doute à ce genre d’optimisme que Mr Chalamont faisait allusion tout à l’heure en évoquant mes bons sentiments et mes rêves périmés.

 

La politique, Messieurs, devrait être une vocation… Je suis sûr qu’elle l’est pour certains d’entre vous… Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier. Un métier qui ne rapporte pas aussi vite que beaucoup le souhaiteraient, et qui nécessite de grosses mises de fonds car une campagne électorale coûte cher ! Mais pour certaines grosses sociétés, c’est un placement amortissable en quatre ans… Et pour peu que le protégé se hisse à la présidence du Conseil, alors là, le placement devient inespéré ! Les financiers d’autrefois achetaient des mines à Djelitzer ou à Zoa, et bien ceux d’aujourd’hui ont compris qu’il valait mieux régner à Matignon que dans l’Oubangui et que de fabriquer un député coûtait moins cher que de dédommager un Roi Nègre !

 

Vous allez faire avec les amis de Mr Chalamont, l’Europe de la fortune contre celle du travail. L’Europe de l’industrie lourde contre celle de la paix.

 

Vous voyez Messieurs, nous aurons enfin été d’accord une fois, je partirai au moins avec l’estime de mes adversaires. Et maintenant permettez-moi de conclure. Vous allez faire avec les amis de Mr Chalamont, l’Europe de la fortune contre celle du travail. L’Europe de l’industrie lourde contre celle de la paix. Et bien cette Europe-là vous la ferez sans moi, je vous laisse !

 

Ce gouvernement maintient son projet. La majorité lui refusera la confiance et il se retirera. J’y étais préparé en rentrant ici…

 

J’ajouterai simplement, pour quelques-uns d’entre vous. Réjouissez-vous, fêtez votre victoire. Vous n’entendrez plus jamais ma voix et vous n’aurez jamais plus à marcher derrière moi… Jusqu’au jour de mes funérailles. Funérailles Nationales, que vous voterez d’ailleurs à l’unanimité. Ce dont je vous remercie par anticipation… »

 

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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 06:00

7 MORTS SUR ORDONNANCEfilm 7 morts sur ordonnance de Jacques Rouffio avec Jane Birkin, Gérard  depardieu, Michel Piccoli, Marina Vlady, Charles Vanel

Le 2 janvier, soit un dimanche lendemain du Nouvel An, à 17:52 j’ai reçu 2 fiches de Ciné Papy, je me suis dit, y’a du Stakhanov en lui (Pour avoir extrait, dans la nuit du 30 au 31 août 1935, 102 tonnes de charbon en 5 heures et 45 minutes – 14 fois la norme fixée par l'Etat – Stakhanov est devenu une icône de la propagande communiste et un homme comblé, avec accès à tous les privilèges de la nomenklatura stalinienne ICI

 

La mouche du coche ne doit pas prendre la mouche de ce parallèle, bien au contraire puisqu’il m’a permis de tirer du fond de ma pauvre mémoire, en chroniquant sur 7 morts sur ordonnance, le souvenir de la chute d’un chirurgien notable de chef-lieu, officiant tout à la fois dans une clinique tenue par des bonnes sœurs et à l’hôpital départemental.

Sept morts sur ordonnance en Blu Ray : Sept morts sur ordonnance - AlloCiné

 

En quelques mots, l’homme était une étoile montante du RPR, ambitieux, arrogant, vivant sur un grand pied : majordome, Jaguar pour lui, coupé italien pour madame, elle-même anesthésiste. Comme certains le savent peut-être, les actes médicaux comme chirurgicaux sont codés par la Sécurité Sociale dans une nomenclature complexe : la Classification Commune des Actes Médicaux (CCAM) qui regroupe les actes médicaux pratiqués en France par les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes. Ce code sert notamment à calculer le remboursement de la Sécurité Sociale et des mutuelles.

 

En gros, c’est sur cette base, s’il est en secteur 1, que les honoraires du chirurgien sont fixés ; en secteur 2 les honoraires sont à sa discrétion mais bien évidemment la SS  ne crache pas au bassinet et les Mutuelles compensent en fonction de vos cotisations.

 

DVDFr - Sept morts sur ordonnance : le test complet du Blu-ray

 

Bref, monsieur et madame opéraient en secteur 1 donc, s’ils voulaient s’assurer d’honoraires juteux, il fallait, si je puis dire, surcoder l’acte chirurgical, les honoraires de l’anesthésiste bénéficiaient eux aussi du surcodage.   

 

Ils ne s’en privèrent pas, le Dr AD y allait de bon cœur, il n’avait ou presque que des cas compliqués. Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où une assistante opératoire s’en aperçu. Elle s’en ouvrit aux collègues du Dr AD avec au départ aucun succès. Puis, ayant constitué un dossier elle remua ciel et terre, elle fut menacée, une simple petite main ne pouvait avoir l’impudence de s’attaquer à un notable bien en cour avec le pouvoir en place. L’arrogance du Dr AD causa sa perte, la SS mit son nez dans le dossier, l’un des chirurgiens, un grand orthopédiste, prit fait et cause pour ce qu’on appellerait aujourd’hui une lanceuse d’alerte (bravo  Kikou !), enfin après bien des atermoiements le Conseil de l’ordre sévit. Les époux AD s’exilèrent du côté de la patrie de JP Soisson, où, si mes souvenirs sont bons, ils repiquèrent au truc.

 

J’ai cherché sur la Toile des traces de l’affaire je n’en ai pas trouvé mais grâce à Ciné Papy j’ai pu rendre un tardif hommage à celle qui ruina la carrière politique d’un notable.

 

Le film est sorti en salle le 3 décembre 1975, je venais tout juste de m’installer à Paris après mon service national en Algérie et je ne sais plus quand-est-ce que je l’ai vu, cependant je fis immédiatement un lien avec les époux AD, l’étude du milieu médical affairiste, même si  le fait-divers, survenu à Reims, à partir duquel le romancier et scénariste Georges Conchon a bâti le drame, n’a rien à voir avec eux.

 

J’aimais bien Georges Conchon voir ICI   

 

En 1960 il réussit le concours de secrétaire des débats au Sénat. Il exercera cette activité, selon lui « formatrice et alimentaire », jusqu’à sa retraite en 1980. Si j’évoque ce job alimentaire c’est qu’un fonctionnaire du Ministère, à mes tous début, alors que je touchais des clopinettes, m’avait dit « Berthomeau présentez-vous concours de secrétaire des débats au Sénat ! » Je postulai donc. Le chef des services des débats me convoqua pour sonder mes motivations. Ma réponse le laissa coi, en gros j’avouai, avec les formes, que c’était pour le blé. Un samedi le Sénat fit un galop d’essai où je me rendis. Passer ma vie dans la naphtaline du Sénat, très peu pour moi, je m’abstins lors du concours, peut-être ai-je eu tort je serais peut-être devenu un écrivain reconnu (L.O.L)

 

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Enfin, pour clore ce long avant-propos deux anecdotes :

 

Quand Rouffio fait lire le scénario de 7 morts sur ordonnance à Michel Piccoli celui-ci n’hésite pas une seconde à s’engager dans ce qu’il appellera un film moral. Les deux hommes tourneront ensuite, entre autres, Le sucre et La passante du sans-souci.

 

« Pour trouver l’argent nécessaire au tournage du film, il a fallu faire une coproduction avec l’Espagne. Toutes les scènes de salles d’opération ont été tournées à Madrid. Un défi pour les deux chirurgiens (Piccoli et Depardieu) qui devaient exécuter des gestes techniques entourés de figurants espagnols qui ne comprenaient pas ce qu’ils disaient. »

7 MORTS SUR ORDONNANCE

Pourquoi ce film ?

 

Toute vérité n'est pas bonne à dire. C'est pour cela que Jacques Brel les chantait : « les bourgeois c'est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient bête. Les bourgeois c'est comme les cochons plus ça devient vieux plus ça devient c… »

 

Mais ça, ça reste bon enfant, un rien potache.

 

Car les bourgeois, du moins certains d’entre eux, et plus souvent qu’à leur tour, malgré leur aspect bon chic bon genre, savent être de fieffés salauds. Comme l’illustre le film de la présente fiche.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Dans la ville de Clermont-Ferrand, à dix ans de distance, deux chirurgiens vont connaître le même destin : ils seront tous deux victimes de manœuvres, rumeurs, pressions et réprobations.  Ils finiront par se suicider.

 

Les deux médecins, des chirurgiens, sont pourtant aussi différents qu'il est possible de l'être. En revanche, se sont de remarquables professionnels. Ils sont rigoureux et fidèles à leur serment d’Hippocrate, ils se refusent à tout compromis.

C'est ce qui gêne le professeur Brézé et son clan (trois fils et un gendre, tous médecins) pour les pertes de clients que subit la clinique qu'il dirige.

 

Mathy est un psychiatre en bonnes relations avec tout le monde. Il est le seul à connaître tous les éléments de l'affaire, mais ceux-ci ne se dévoilent que peu à peu après plusieurs fausses pistes.

 

Réalisation

 

C’est un cinéaste assez rare avec une filmographie courte abordant des sujets de société gênants « avec un certain sens de la cruauté et de la bouffonnerie » diront ses enfants, sur les dérives du monde médical et de la spéculation financière. Aucun de ses films ne laissent indifférents quand la fréquentation des salles de cinéma ne se limite pas à la série des « Charlots », des « Bidasses » ou aujourd’hui des « Tuche ». Souvenons-nous de « Le Sucre » 1972

 

Scénariste

 

C’est Georges Conchon qui si colle. Wikipédia précise :

 

Sept Morts sur ordonnance s'inspire d'un tragique fait divers : le suicide à Reims le 18 septembre 1969 d'un chirurgien présentant des similitudes avec le suicide d'un autre de ses confrères survenu dans la même ville, le 23 mars 1952. Dans le cadre d'une histoire de cercle de jeux, ces deux chirurgiens rémois réputés qui ont en commun leur probité, sont victimes d’une campagne de calomnies et de chantage du puissant mandarin local dont ils écornaient la clientèle et le prestige. Ces pressions les poussent à abattre leur famille (le premier sa femme, le second sa femme et ses trois enfants) à coups de carabine puis à se suicider avec la même arme.

 

Le personnage du Dr. Brézé joué par Charles Vanel ferait référence à Joseph Bouvier, éminent médecin et maire de Reims durant l'occupation allemande.

 

Partant de cette histoire vraie, le scénariste Georges Conchon s'est lancé dans un véritable travail d'enquête. Il s'est rendu à Reims, dans la ville même où avait eu lieu ce double suicide, et a fréquenté un bar où avaient coutume de se rencontrer les notables locaux, ceci afin de glaner un maximum d'informations qui pouvaient lui être utiles pour l'écriture du scénario.

 

L’article « Joseph Bouvier » de Wikipédia indique qu’aucun lien de cause à effet n’a pu être établi mettant en cause ce médecin et notable.

 

Qui fait quoi ?

 

Michel Piccoli :                 le docteur Losseray

 

Une nouvelle fois Ciné Papy est très réservé à propos d’un acteur, ici Michel Piccoli. Encensé par la critique, plébiscité par le public, il fait autorité dans le monde du cinéma et affiche ouvertement son engagement politique.

 

Cependant Ciné papy ne peut s’empêcher de fonctionner selon le principe de «  Rien à Jeter » de Brassens. C’est le titre de la merveilleuse chanson ou il nous émerveille en énumérant  les  atouts de sa Belle. Puis il nous charme avec le refrain : « Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.» Mais comme pour Brassens cela ne fonctionne, pour moi qu’avec les élus de ce cœur d’artichaut de Ciné papy. Cela ne fonctionne pas dans le monde « profane », même dans ce qu’il a de plus délicieux comme celui du cinéma.

 

Plusieurs lecteurs seront peut-être fâchés et trouverons idiot ce borné rédacteur de fiches qui n’y connaît finalement pas grand-chose. Peut-être mais c’est comme ça. Ciné papy doit manquer de sensibilité pour ne pas accéder aux qualités d’acteur de Michel Piccoli. Comme disait l’autre avec une certaine impudence : « Je n’ai pas de glande pour Piccoli. »

 

Il ne s’agit ici que du seul jeu de l’acteur car, très engagé, les films auxquels il a participé ont souvent été des films de combat vivifiant et incontestables au niveau des valeurs qu’ils défendaient.

 

Laissons l’église au milieu du village et avouons que je revois, chaque fois avec le même plaisir « Dom Juan ou le Festin de Pierre » 1965 téléfilm de Marcel Bluwal. Il en est de même pour « Habemus Papam » 2011 de Nanni Moretti. Un écart de 46 ans qui lui permit d’avoir une carrière des plus remplies avec de superbes débuts au théâtre jouant de grands textes de très grands auteurs. Mais ça, c’est une autre histoire.

 

Gérard Depardieu :                  le docteur Jean-Pierre Berg

 

Ciné papy a déjà eu l’occasion de dire tout le bien qu’il pensait de ce fabuleux acteur capable du pire comme du meilleur. On se reportera à la fiche de « Quand j’étais chanteur » 2006. Peut-être à très bientôt à son sujet. En effet, on annonce un « Maigret » interprété par lui. Dure succession après des Harry Baur, Charles Laughton, Gino Cervi, Jean Gabin, Michael Gambon, Richard Harris, Pierre Renoir entre autres mais aussi Bruno Cremer qui, sauf erreur est le seul à avoir interprété plusieurs roman de Simenon mettant en scène le fameux commissaire.

 

Jane Birkin :                      Mme Jane Berg

 

Peu d’atome crochu avec cette artiste qui doit tout à cet expert en provocation qu’était le génial Serge Gainsbourg. Pour moi elle reste quand même une excellente comédienne qui, dans toute ses apparitions publiques parle français avec un léger accent anglais qui se voudrait amusant ou touchant, au choix de l’auditeur, alors qu’elle, parle français comme nous tous sans son accent. Passons.

 

Marina Vlady :                            Mme Losseray

 

De même que Picasso n’était pas un peintre mais un démiurge polymorphe, Brigitte Bardot n’est pas une actrice mais un phénomène. Elle doit la vie à son amie Marina Vlady. Celle-ci avait réussie à la convaincre de traiter un cancer alors que BB se montrait plus que réticente. Tout cela pour dire que pendant que BB faisait tourner la tête au monde entier, Ciné papy alors adolescent, n’avait d’yeux que pour cette jeune blonde ingénue qu’était alors Marina Vlady.

 

Laissons parler Wikipédia ce gâteux de Ciné papy se trouvant soudain « tout chose » à évoquer cette partie de sa vie.

 

« Marina Vlady débute au cinéma en 1949 dans le rôle de « Marie-Tempête » et perce dès 1954 dans « Avant le déluge » * d'André Cayatte .Remarquée notamment pour sa beauté, elle devient aussitôt une des principales jeunes premières du cinéma français, aussi à l'aise dans la comédie que dans le drame et le film noir, même si « La Sorcière » 1956 d'André Michel avec Maurice Ronet .L'un des films dont elle demeure très fière, ne rencontre pas un grand succès public.

 

Elle tourne ensuite plusieurs films diversement accueillis sous la direction de Robert Hossein, avec qui elle forme un des couples très en vue, notamment « Toi, le venin »  1959 . Selon le Dictionnaire du cinéma français , le premier de ces films, « Les salauds vont en enfer » 1955, écrit par Frédéric Dard, « a au moins le mérite de la nouveauté » et un « climat étrange, violent, érotique » qui le caractérise. Le couple se retrouve aussi dans « Crime et Châtiment » 1956 de Georges Lampin, « La Sentence » 1959 * de Jean Valère et « Les Canailles » 1960 de Maurice Labro d'après James Hadley Chase. Les quatre films de Hossein lui permettent de relancer une image de marque qui avait beaucoup de mal à convaincre le public. »

 

En 1961, « La Princesse de Clèves » de Jean Delannoy, adaptation luxueuse de l'œuvre de Madame de La Fayette, mais qu'une certaine critique française juge « trop académique », réaffirme son statut de star capable de porter un film sur ses seules épaules.

 

Le film met en évidence la « distinction » de Marina Vlady jusque-là plutôt considérée comme une sorte de « bombe érotique » dotée d'un tempérament dramatique.

 

Suivent « Adorable Menteuse » 1962 et « On a volé la Joconde » 1966 de Michel Deville » et le très cynique « Les Bonnes Causes » 1963 *du vétéran Christian-Jaque. Illustrant l’étendue de ses talents d’actrice et qu’une beauté peut aussi être intelligente ce qui n’était pas reconnu comme évident à l’époque.

 

Fantasque mais résolue, elle quitta tous et tout, pour épouser en troisièmes noces Vladimir Vyssotski (1938-1980), poète, acteur et chanteur russe, espèce de « Brassens tragique » avec lequel elle vit douze années en URSS jusqu'à la mort prématurée de celui-ci, à 42 ans, en 1980. En 2006, elle chantera son amour pour Vladimir Vyssotski au théâtre des Bouffes-du-Nord dans un récital intitulé Vladimir ou le vol arrêté, titre issu de son livre éponyme paru en 1987

 

Elle a également tourné pour son ami Orson Welles. Une tête on vous dit.

 

Mais je ne peux clore cette rubrique sans évoquer son rôle de la maîtresse du Régent  dans « Que la fête commence... » 1976, * de Bertrand Tavernier tant ce réalisateur, cette façon de raconter une page de l’histoire de France et le casting réuni qui comporte tant des acteurs préféré de Ciné papy.

 

* Vraisemblablement l’objet de prochaines fiches

 

Charles Vanel :                 le professeur Brézé

 

C’est notre Spencer Tracy auquel Ciné papy trouve une certaine ressemblance dans l’allure physique et le jeu.

 

Charles Vanel a eu l'une des carrières les plus longues et polyvalentes du cinéma français, s'étalant sur huit décennies. Nous vous épargnerons la litanie de ses films dont certains sont devenus culte.

 

Ciné papy se rappelle son rôle de bravache et faux caïd dans  ce vertigineux « Le Salaire de la Peur » 1953 d’Henri Georges Clouzot avec lequel il tourna également, comme l’indique son titre « Les Diaboliques » 1955. La façon ou pitoyablement il se dégonfle dans la deuxième moitié du « Salaire de la peur » est un grand moment de cinéma et un fabuleux numéro d’acteur. Pour ce  rôle, il obtint le prix du meilleurs acteurs à Cannes ( Devant Yves Montand – Na !)

 

Avec sa longévité on ne s’étonnera pas de voir tous les metteurs en scène qui ont voulu l’avoir dans leurs films jusqu’à Hitchcock dans « La Main au collet » 1955 avec Grace Kelly et Gary Grant

 

Michel Auclair :                le docteur Mathy

 

Acteur sympathique avec une belle présence dans ses seconds rôles « essentiels » au cinéma.  C’est aussi un important acteur de théâtre avec, à son répertoire : Paul Claudel, William Shakespeare, Arthur Miller, Jean Racine, Molière, Henrik Ibsen et Victor Hugo.. Au cinéma il joua selon la formule consacrée, «  pour les plus grands » René Clément, Henri-Georges Clouzot, André Cayatte, Jean Delannoy, Leenhardt et Jacques Deray. Pendant les années 1950, 1960 et 1970, il apparaît occasionnellement dans des productions internationales, «  Drôle de frimousse » 1956 de Stanley Donen, avec Fred Astaire et Audrey Hepburn, ou « Chacal »1973 de Fred Zinnemann.

 

Ciné papy ne se lasse pas de le revoir dans son rôle de troublions façon Jean Edern Hallier dans « Le Bon Plaisir » 1984  de Francis Girod

 

Coline Serreau :               Sonia, associée de Mme Losseray

 

Elle est plus connue comme réalisatrice que comme actrice ? En 1975, elle se lance dans la réalisation cinématographique ou, très vite elle connaît un vrai succès auprès de la critique. En 1985, « Trois hommes et un couffin » apparaît sur les écrans de cinéma. Avec plus de 12 millions d'entrées, il compte parmi les records du nombre d'entrées pour un film français.

 

Monique Mélinand :                 Mme Giret

 

J’aurai beaucoup de mal à citer un film – toute petite programmation – ou une pièce de théâtre, où sa présence m’aurait frappé. Cela fait des années que Ciné papy ne va plus au théâtre. A la télévision, chez soi,  on peut monter le son. Au théâtre, difficile de crier « Plus fort ! » Je la connais surtout pour avoir été la compagne de Louis Jouvet. Avec Madeleine Ozeray elle faisait partie de la troupe de Jouvet, notamment lors de sa tournée en Amérique Latine durant la guerre. A la défection de Madeleine Ozeray, elle devint la compagne de Jouvet qui savait parler aux femmes et emporta le morceau avec un billet doux « Tu dines avec moi oui ou merde ! » resté dans les annales.

 

Une particularité de cette actrice qui meurt en 2012. A cette date elle était la seule actrice française à avoir connu une carrière cinématographique longue de 84 ans, ce entre 1927 et 2011. Elle devance ainsi Paulette Dubost (81 ans de carrière), Gisèle Casadesus et Paulette Frantz (80 ans de carrière chacune), Danielle Darrieux (78 ans), Denise Grey (77 ans), Micheline Presle (76 ans), Judith Magre (74 ans) et Brigitte Auber (73 ans).

 

C’est qu’on vit vieux dans le monde du spectacle car beaucoup «  ne meurent pas en scène » comme Molière mais jouent très tard.

 

Cela justifie les observations de Ciné papy notées  dans la fiche « Le Diable par la queue » 1969 qui soulignait, la mort jeune de Clotilde Jouano et Xavier Gelin tous deux morts avant 55 ans

 

Valérie Mairesse :                     Mlle Lambert, infirmière

 

Actrice de poids dirait cette langue de pute de Ciné papy qui précise, ici, que c’est affectueux car Valérie assume ses formes qui ne l’empêchent pas de tourner tant pour le cinéma que la télévision ou le théâtre. Elle a débuté avec la troupe du « Splendide » dont elle a été écarté ce qui ne lui a permis d’entamer une riche carrière même s’il s’agit parfois de second rôles pas toujours essentiel. Continue Valérie. On t’aime.

 

 

Quelques bons moments :

 

Au moins celui où l’on voit Gérard Depardieu, autant par provocation que par plaisanterie, virevolter  comme Gérard Philippe dans « Fanfan la Tulipe » 1952 de Christian-Jaque en escaladant  la façade de la clinique dont on voudrait lui interdire l’entrée.

 

NDLR ICI 

 

En 1975, Jacques Rouffio réunit un plateau de stars pour son film Sept morts sur ordonnance

Une image du bonheur pour les époux Berg (Gérard Depardieu et Jane Birkin), venus chercher leurs enfants à l’école (en 37 ans, la rue Godefroy-de-Bouillon, où se trouve le lycée du même nom, n’a guère changé).? © photos d’archives la montagne rené charpin

 

« L'équipe reste près de deux semaines dans la capitale auvergnate, entre juin et juillet. L'Hôtel-Dieu est le lieu de tous les coups bas entre ces mandarins qui ne s'aiment pas. La scène où Berg (Gérard Depardieu) escalade la façade de l'Hôtel-Dieu restera dans les mémoires. La rue Godefroy-de-Bouillon (devant le lycée, près de la place Delille) n'a pas changé et on peut aujourd'hui encore imaginer Gérard Depardieu au volant de son coupé Mercédes, attendant ses enfants à la sortie de l'école et voir accourir son épouse (Jane Birkin). Sur la route de Riom, le château de Maupertuis accueille, un soir, toute la jet-set du coin pour jouer les figurants. Ceux qui seront coupés au montage seront un peu aigres… »

 

Une réplique

 

«  Moi mes prostates ne saignent pas » signe d’une belle opération selon les règles de l’art, que Depardieu rétorque, à chaque fois qu’il est mis en cause par le professeur Brézé devant ses fils.

 

Dans la série « paysage à retrouver »

 

Comme pour « Le Roi de cœur » 1966 ou « Les Dimanches de Ville-d’Avray » 1962 (voir fiches de Ciné papy) le film de la présente fiche, a été tourné en 1975 partiellement en décor naturel à Clermont-Ferrand. Les amateurs pourront y retrouver des aspects détruits de la ville victime de l’urbanisation et de l’appétit des promoteurs.

 

Dans la série «  De qui se moque-t-on ? »

 

Regardez bien les pendules qui apparaissent ça et là dans les décors, du moins celles qui n’ont rien à voir avec le déroulement de l’histoire comme par exemple et particulièrement dans « Le Train sifflera trois fois » 1952 (voir fiche de Ciné papy). Elle ne marque pas l’heure réelle de l’histoire. Il se peut même que dans une scène qui pour diverses raisons n’a pu faire l’objet d’un plan séquence et donc a été tourné par plans successifs, la même pendule, mais si, celle au-dessus de la porte menant à un vestiaire, en haut à gauche de l’écran, affiche une heure différente si elle est en état de marche ou la même heure si elle et arrêtée . Qui n’a pas fait son boulot, l’accessoiriste, le responsable des décors, l’ensemblier, la script ?

 

Mais de qui se moque  ton ? (LOL)

 

 

Pax

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 06:00

Les dimanches de ville d'Avray, une perle déterrée - Conseils d'experts Fnac

Pourquoi ?

 

Parce qu’à La Mothe-Achard, quand j’étais petit, le ciné au REX c’était le dimanche après-midi, et puis, rien n’est pire, pour moi, que de s’installer dans la routine de rendez-vous préétablis. J’aime folâtrer, me laisser porter par mes envies...

 

Bref, j’ai donc sauté sur l’occasion de la programmation du film de Serge Bourguignon « Cybèle ou les Dimanches de Ville-d'Avray », souvent abrégé en « Les Dimanches de Ville d’Avray», sorti le 21 novembre 1962

 

J’avais 14 ans, j’étais en pension à l’école d’agriculture Notre-Dame de la forêt, et je ne l’ai point vue, par ailleurs je n’ai nul souvenir de l’avoir visionné plus tard lorsque je me faisais des toiles à 3 francs au Katorza de Nantes.

 

Le Figaro titra, lors de sa sortie en DVD, Le fabuleux destin de Cybèle et les dimanches de Ville-d'Avray ICI 

 

Oscarisé il y a un demi-siècle, le film du réalisateur Serge Bourguignon, 86 ans, connaît une deuxième vie inattendue. Il ressort en DVD en France et aux États-Unis. Les Américains ont même prévu d'en faire un remake.

 

Je cède la plume à Ciné Papy, qui rongeait son frein en se demandant si, comme du temps de l’ORTF, il n’était pas blacklisté.

 

Les Dimanches de Ville d'Avray - Film (1962) - SensCritique

Pourquoi ce film ? 

 

Par ce que, comme on remonte de sa cave une vieille bouteille oubliée d’un vin qu’on avait aimé, il peut être amusant de revenir sur un film oublié depuis sa première vision et qui nous avait enchanté.

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

Pierre, est un  ancien pilote de guerre. IL est devenu amnésique à la suite d'un accident d'avion en Indochine. Il ne parvient pas à se réintégrer au monde.

 

Madeleine, l'infirmière qui l'a recueilli, lui consacre toute sa vie et son amour de femme seule. Un jour accompagnant Madeleine à la gare de Ville-d’Avray, Pierre rencontre Françoise, dix ans, qui a perdu sa mère et que son père ramène dans une pension de religieuses. Alors que Pierre veut rapporter au pensionnat une sacoche oubliée par son père, les religieuses le prennent alors pour ce dernier et pensent qu'il vient chercher la fillette pour la journée. Il part donc avec elle et les deux se prennent d'amitié.

 

Madeleine étant de service à l'hôpital toutes les fins de semaine, Pierre va ainsi, sans n’en parler à personne, emmener Françoise en promenade aux étangs de Corot, situés sur la commune, tous les dimanches après-midi. Une tendre et pure complicité s'établit entre eux.

 

Mais cette relation dont Madeleine ignore tout, fait bientôt scandale dans la ville...

 

Réalisation

 

Serge Bourguignon

 

Cinéaste, scénariste et acteur français, il est surtout connu pour ce film. Ovationné à la Mostra de Venise pendant plusieurs minute il a fait l’objet d’une grande polémique en France boudé par la critique alors qu’il eu un succès énorme au Japon et aux États-Unis ou il obtint l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Bourguignon se caractérise par une liberté de pensée, une indépendance de ton et une réflexion originale sur le cinéma et les films en particulier. Il entre en guerre ouverte avec les intellos des Cahiers du Cinéma.

 

Il essuya, tout d’abord un refus de distribution : « Ça va être difficile. C'est un film trop sentimental pour les intellectuels et trop intello pour le grand public », lui explique-t-on Finalement, à la suite du succès américain – le film a été parrainé par des têtes d’affiche comme William Wyler, John Huston et Billy Wilder – c’est devant un aéropage comprenant des « pointures françaises » cette fois telles Agnès Varda, Alain Robbe-Grillet, Maurice Druon, Joseph Kessel et Henry Torrès. Il fit 1 800 000 entrées.

 

Mentionnons également la polémique entre l’auteur du roman dont c’est inspiré Bourguignon.

 

L’auteur reprochait au cinéaste d’avoir trahi son œuvre. Bernard Eschasseriaux, qui a pourtant participé à l’adaptation est une personnalité qui serait resté dans l’ombre aujourd’hui sans ce film.

 

Qui fait quoi ?

 

Hardy Krüger :                 Pierre

 

Une enfance et une jeunesse prises dans la tourmente nazi1941, à l’âge de 13 ans, il intègre une Adolf-Hitler-Schule. À 16 ans, il est choisi pour son physique de parfait aryen pour tourner dans un film de propagande nazie Junge Adler. Incorporé en mars 1945, à presque 17 ans, dans la 38e division SS de grenadiers « Nibelungen » il finit par déserter puis est fait prisonnier par l’armée américaine dans le Tyrol.

 

En 40 ans de carrière internationale (il est trilingue) il tourna quelque 52 films avec les plus grands metteurs en scène tel Otto Preminger, Joseph Losey, Juan Antonio Bardem, Robert Aldrich ou encore Stanley Kubrick, Stanley Kramer et André Cayatte.

 

On se souviendra de lui dans ce film « Pour tous » comme disait la cote catholique affichée dans les églises et que consultaient les parents à la sortie de la messe pour voir s’i avait quelque chose ou l’on pourrait emmener les enfants : « Hatari » 1962 de Howard Hawks tourné chez lui au pied du Kilimandjaro.

 

En France il est surtout connu pour ces films, outre celui de la présente fiche, pour « Un taxi pour Tobrouk » 1961 de Denys de La Patellière et « La Grande Sauterelle »1967. De Georges Lautner .Mais son rôle le plus marquant demeure sans conteste celui qu’il tient dans « Le Franciscain de Bourges », 1967 par Claude Autant-Lara.

 

Rien que pour cet acteur ce film méritait une fiche

 

Patricia Gozzi :                  Françoise/Cybèle

 

On ne peut passer sous silence cette, à l’époque très jeune actrice qui par la suite eu une courte et discrète carrière.

 

Nicole Courcel :                Madeleine

 

Une actrice qui, pendant toute sa carrière remporta le succès sans être une star tant au cinéma que sur les planches ou dans des téléfilms. Pour mieux la situer rappeler vous, vous l’avez peut-être vue dans « L'aventure c'est l'aventure » 1972 de Claude Lelouch 1974  ou dans « La Gifle » 1974 de Claude Pinoteau :

 

Daniel Ivernel :                Carlos

 

Acteur discret mais qui ne laisse jamais indifférent tant au théâtre – il fut un des grands interprète de Jean Anouilh – qu’au cinéma. Dans « Le Corps de mon ennemi » 1976 d'Henri Verneuil : il tient le rôle de Victor Verbruck, le maire pervers, grivois, polisson et fier de l’être. On l’a déjà évoqué dans une fiche précédente relative à « Marie Octobre »

 

André Oumansky :           Bernard

 

En voilà un qui ne fût qu’acteur mais alors, prolifique, cinéma, théâtre, télévision. Les plus grand metteurs en scène ont fait appel à lui tel Michel Deville, Sofia Coppola, Arnaud Despléchin, Georges Lautner ou encore d'Anatole Litvak, René Clément, André Cayatte. L’éclectisme de ces réalisateurs montre l’étendue de son talent. Bien sûr, cette notule diffère peu de beaucoup que l’on trouve dans les fiches de Ciné papy. Mais André Oumansky

 

Présente pour votre serviteur l’intérêt de figurer au casting du lumineux « Soleil trompeur » 1994 de Nikita Mikhalkov dont une fiche vous a déjà été promise. Ce sera fait dès que Ciné papy trouvera force et courage pour se mesurer à un tel monument

 

Anne-Marie Coffinet :    Françoise II

 

Trois films avec Verneuil – dont « Un singe en hiver » 1952 dans une honnête filmographie de la deuxième moitié du 20 éme siècle. Dans de sympathique second rôle sans fantaisie mais bien choisis pour en faire « the rigth woman on the right place »

 

Maurice Garrel :               Le policier

 

Acteur français prolifique qui joua jusqu’à son décès à 88 ans en 2011. Figure connue tant on a pu le voir dans des seconds rôles essentiels au cinéma dans les films de François Truffaut, Jacques Rivette, Costa-Gavras, Claude Lelouch, Claude Chabrol ou Claude Sautet. Maurice Garrel apparaît aussi à la télévision dans les films de Claude Barma, Marcel Bluwal, Stellio Lorenzi. Il sera nommé 2 fois pour le César du meilleur second rôle. Au cinéma pour En, son interprétation dans « La Discrète » 1991 et à la télévision pour « Roi et Reine » 2005

 

René Clermont :               Le facteur

 

Acteur et metteur en scène français, du millieu du XX éme siècle Paris (14e arr.). Il fut un acteur remarquable, entre autres dans Rocambole, où il campe un M. de Beaupréau plus vrai que nature. Comédien aussi aux côtés de Louis de Funés dans Carambolages. On ne compte plus ses mises en scène dans le théâtre privé, mais aussi plus particulièrement dans l'émission culte "Au Théâtre ce soir". Il mit en scène avec talent et générosité, Pierrette Bruno et le Charimari, qui vit éclore un jeune comédien du nom de Patrick Bruel, mais aussi Barillet et Grédy, Louis Verneuil, Marc Gilbert Sauvageon. Dans les séries de la télévision, il participa aux grandes séries de l'époque comme Arsène Lupin, ou les Cinq dernières Minutes entre autres. Mais c'est son rôle dans Rocambole aux côtés de Jean Topart et Pierre Vernier qui restera dans toutes les mémoires. Merci Wikipédia. Il eut été regrettable de le passer sous silence

 

Malka Ribowska :             La voyante (en tant que Malka Ribovska)

 

Un physique à la Alice Sapritch d’abord essentiellement connue pour de grands rôles dans de téléfilm dramatique, elle finit par être remarquée par le monde du grand écran.

(Se souvenir pour une éventuelle notule sur Sapritch à faire une comparaison avec Malka Riboska)

 

Serge Bourguignon :                Le cavalier

 

Oui, c’est le réalisateur, également comédien il tint un petit rôle dans le film

 

Remarque :

 

         - On trouve dans ce film une innocence, une fraicheur, une candeur qui ne veut pas dire naïveté et qui rappelle « Le Roi de Cœur » 1966 (Une des premières fiches de Ciné papy)

 

On peut penser à Brassens : « Mais les braves gens n’aime pas que…

 

         - Tourné en décors naturel le film permet de revoir des aspects de la ville au jour d‘hui disparus

 

Sèvres - La Gare de Sèvres-Ville d'Avray (Rive droite) - Carte postale  ancienne et vue d'Hier et Aujourd'hui - Geneanet

Sundays and Cybele ( Les dimanches de Ville d'Avray ) ( Cyb le ou les  dimanches de ville d'Avray ): Amazon.fr: Andr Oumansky, Hardy Krüger,  Nicole Courcel, Patricia Gozzi, Daniel Ivernel, Anne-MarieLes Dimanches de Ville d'Avray de Serge Bourguignon (1961) - UniFranceLes Dimanches de Ville d'avray [film 1962]

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