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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, « Dans son imagination, le président a vu que le gardien partait sur sa droite, il a placé une belle frappe côté gauche. » Hollande reconnaît donc encore sa droite de sa gauche.

Laisser filer, ne rien prévoir, vivre sans contrainte d’heures, profiter d’une tranche de soleil pour sortir emmitouflé, rouler, avoir la goutte au nez, s’arrêter déjeuner accoudé au bar, engager la conversation avec son voisin-voisine, boire, repartir se prendre une raclée de pluie, se réchauffer, fumer une petite clope, tomber sur un documentaire, Vittorio de Sica: Le voltigeur de bicyclettes de Marie-Dominique Montel et Christopher Jones, rester scotché à l’écran pendant 50 minutes, entrer dans l’intimité d’un homme, un monument du cinéma italien, tour à tour acteur et metteur en scène, alternativement devant ou derrière la caméra avec le même succès, jeune premier, inventeur du néoréalisme et grand maître de la comédie à l'italienne, il révèle Sophia Loren et triomphe encore avec son dernier film Le Jardin des Finzi Contini.

 

Découvrir que le réalisateur du Voleur de bicyclette avait plusieurs vies, qu’il menait une double vie, qu’il jonglait dans sa vie privée avec deux familles : après son mariage en 1937 avec Giuditta Rissone, une actrice de théâtre et dont il aura une fille, Emi, il va se lier, à partir de 1942, avec une actrice catalane, Maria Mercader, la demi-sœur de Ramon Mercader, l'assassin de Trotsky, rencontrée sur le tournage d'un de ses films, Un garibaldien au couvent. Divorcé d'avec Giuditta Rissone au Mexique, il se marie dans ce même pays avec Maria Mercader : la loi italienne ne reconnaît pas ces divorces et mariage. Il se fera naturaliser français et se mariera à nouveau avec Maria Mercader à Paris en 1968. Ils auront ensemble deux fils, Manuel en 1949, et Christian en 1951.

 

Cerise sur le gâteau, je découvre que Vittorio de Sica était un joueur compulsif et il perdait des sommes considérables à Monte-Carlo.

 

De Sica, francophile, maniant le français comme seul les Italiens savent le faire, avec charme et douceur, homme hors norme aux multiples facettes, comme le dit sa fille Emi dans le documentaire, « il se rendait malheureux dans sa vie de tous les jours pour ne pas faire de la peine à ceux qu’il aimait. »

 

Les psys m’insupportent, ils collent des clichés simplistes sur des situations complexes. Ils pérorent dans les dîners en ville. Souvenir de l’un d’eux – j’étais l’amant de sa superbe femme, ce qu’il ignorait bien sûr – qui nous décrypta la double vie : « tous les hommes sont psychiquement bigames parce que l’élue de leur cœur est toujours double. Dans leur imaginaire, elle est tantôt « maman » respectable, tantôt «putain» pourvoyeuse d’une jouissance « honteuse ». Chaque partenaire exerce ainsi une fonction d’interdiction par rapport à la seconde, et le désir, qui se nourrit d’interdit, se trouve alors relancé ». Ce clivage pousse certains hommes à se doter simultanément d’une épouse et d’une maîtresse.

 

Ce soir-là j’étais en forme, ma maîtresse, la dame de l’homme au divan, toute en beauté, attisa mon envie de relever le défi en me provocant « Il se dit que vous êtes un expert en cette matière très cher… » Le silence se fit, j’opinai. Daniel dans la fosse aux lions je pris le parti de raconter une part de ma vie, celle où j’avais deux lits. Je le fis, sans pathos, démontant par là-même la grille de lecture de l’homme de l’art. Il enrageait. Madame jouissait. Nos hôtes me lançaient des regards suppliants. Rien ne m’arrêta, oui je vivais avec deux femmes, j’étais célibataire après un divorce, l’une savait, l’autre pas, mais aucune d’elle n’était ma maîtresse. Aucune transgression de ma part, ni le sentiment d’échapper à la loi commune, rien que la vie que l’on vit, souvent bancale, insatisfaisante, alors pendant un temps aimer sans restriction deux femmes n’est ni un défi, ni une performance. Mon ton ne souffrant pas la contradiction lorsque je me remis à manger mon risotto, qui était froid, la conversation repris son cour sans que l’expert en double vie tenta de me contredire. Bien sûr je m’étais fait un ennemi irréductible, il ne sut jamais que madame s’envoyais en l’air avec moi, et son drame fut que Léa, la dite dame, le quitta pour vivre avec un footballeur du PSG. Nous sommes restés amis et je l’accompagne parfois au carré VIP du Parc des Princes.

 

Ouragan sur le Caine :

 

Raymond Depardon, son fidèle photographe officiel a raison « Il bouge de mieux en mieux avec ses bras. Hollande est bon quand il est seul à 20 centimètres de vous. Plus il s’éloigne, moins il est bon. »

 

« Pour la première fois depuis qu'il est entré à l’Élysée, François Hollande va devoir affronter un mouvement de rue qui peut le conduire à battre en retraite sans aucune possibilité de rebond ultérieur. Ce qui se joue à travers le projet de réforme du code du travail n'est rien moins que sa capacité d'achever son quinquennat autrement qu'en roue libre – au mieux – ou en guenilles – au pis. On pouvait s'interroger, il y a quelques semaines, sur les chances qu'il lui restait de pouvoir briguer un nouveau mandat en 2017. Il faut désormais se demander s'il est encore en mesure d'exercer jusqu'au bout le mandat pour lequel il a été élu en 2012.

 

Il y a une cohérence entre les insultes dont a été victime François Hollande au Salon de l'Agriculture, les accusations en trahison proférées contre lui par Martine Aubry et ses camarades et les slogans qui se concoctent avant les mobilisations syndicales et étudiantes du mois de mars. C'est la personne de François Hollande qui se trouve mise en cause avec des mots d'une violence inusitée qui en annoncent d'ailleurs d'autres, tout aussi assassins.

 

Le Président n'est plus respecté. Même le bouclier des institutions ne le protège plus.

 

François Bazin est le plus fin, le plus perspicace, des analystes politiques, ces propos il les tient dans Pourquoi Hollande n'est déjà plus Président ICI 

 

Manuel et Emmanuel

 

« … Les hollandais de stricte obédience croyaient pouvoir retrouver leurs anciennes habitudes dès lors que leur champion serait à nouveau en lice. Ils se découvrent potentiellement orphelins et contraints de se choisir un père de substitution. Quant aux mécaniciens de l’après 2017 qui rêvaient d’un passage de témoins, plus ou moins négocié, ils vont devoir désormais sauter le pas, sans avoir l’assurance de ne pas sauter, du même coup, dans le vide.

 

Deux ministres sont tout particulièrement concernés par ce grand rabattement : le Premier d’entre eux, Manuel Valls et le nouveau venu dans la compétition, Emmanuel Macron. À Matignon et à Bercy, on entend les mêmes cliquetis d’armes. L’heure est à la mobilisation et à l’organisation. La nouveauté n’est pas dans la rivalité que celles-ci révèlent mais dans l’affirmation d’une concurrence assumée. Le pas de côté de François Hollande a un effet d’aspiration. Jusque-là, Manuel Valls ne voulait ni ne pouvait sortir ouvertement du rôle qu’impose la logique des institutions. Emmanuel Macron, pour sa part, estimait que son jeune âge, dans un métier politique dont il feignait de mépriser les règles, lui laissait le temps de mener sa carrière à sa guise et par des voies détournées. Visiblement, on n’en est plus là.

 

Le mieux, d’ailleurs, est que François Hollande ne décourage aucune de ces initiatives. Dès lors qu’il a lui-même ouvert la boite de Pandore, comment et surtout au nom de quoi pourrait-il les combattre ? Pour l’instant, on dira qu’il les observe avec un intérêt non dissimulé. Mais il ne faut pas gratter bien longtemps avant de comprendre qu’entre ces deux ambitions, l’une l’excite davantage que l’autre pour la simple raison qu’il la juge plus sérieuse, à double titre.

 

Dans la bataille de sa possible succession, Manuel Valls a une longueur d’avance. Comme Premier ministre, il occupe surtout une place centrale dans un dispositif gouvernemental censé conduire la réforme jusqu’au bout du quinquennat. Or la question que pose inévitablement l’affirmation affichée des ambitions vallsienne est celle de la cohérence et de la stabilité de l’action conduite au sommet de l’État. Être Premier ministre et en même temps un candidat de substitution – au cas où… – était une difficulté que Manuel Valls assumait vaille que vaille. Rester Premier ministre en se lançant dès à présent dans une bataille de primaire est en revanche une gageure qu’il peut ne pas vouloir assumer. »

 

C’est toujours de François Bazin sur son blog Hollande dans la peau d’Human Bomb ICI 

 

Dans ELLE  Hollande se confie :

 

Sur sa mère, Nicole. Décédée en 2009, la mère de François Hollande a joué un rôle très important sur l'engagement politique de son fils. Dans «Elle», le Président confie avoir «grandi avec des parents qui n'étaient pas dans une relation égalitaire». «Mon père était médecin, ma mère infirmière», raconte-t-il. Georges Hollande, homme de droite, ne partageait pas l'engagement de son épouse. «A travers ce qu'elle a fait ou ce qu'elle n'a pas pu faire, ce qu'elle a réussi ou ce qu'elle a subi, elle m'a certainement ouvert les yeux sur la situation des femmes.» Le chef de l'Etat assure qu'il a tiré des conclusions de l'expérience familiale : «Je n'ai pas éduqué mes enfants comme je l'avais été. Et le combat des femmes m'a permis d'être un meilleur père.»

 

Sur Ségolène Royal, «la mère de nos enfants». Le président de la République, peu enclin à évoquer sa vie privée-il refuse d'ailleurs de répondre à toute question sur sa compagne Julie Gayet- revient sur sa relation avec l'actuelle ministre de l'Ecologie. «Elle a été, comme beaucoup de femmes, capable de concilier sa carrière avec sa vie de famille. Pour ma part, j'ai essayé, autant que possible, d'être présent. Je faisais les courses ou la cuisine. Je m'occupais des enfants aussi. Je leur racontais des histoires le soir, je les emmenais faire du sport», se souvient François Hollande, qui fut député en même temps que Ségolène Royal. Il fait ensuite cet aveu surprenant : «Si vous interrogiez Ségolène Royal, j'imagine qu'elle vous confierait que je n'en ai sans doute pas fait assez... Et c'est vrai : je regrette réellement de ne pas avoir fait davantage. Ces moments-là sont tellement beaux dans une vie, que de les avoir laissés s'échapper suscite en moi un immense regret.» Aujourd'hui, le Président ne cuisine plus, mais jure pourtant qu'il n'a perdu «ni les recettes ni la main»

 

« Juste avant de partir faire le tour du monde, il avait reçu à l’Elysée durant deux heures et demie une poignée de députés fidèles. Les parlementaires à cran lui ont parlé cash. « Les Français ne veulent plus de nous, ni de toi. Ton remaniement est catastrophique. Ton Premier ministre est trop brutal… » A la fin de cette discussion, François Hollande a remonté le moral de ses grognards. « Mon plus grand adversaire est dans mon propre camp. Je vous demande de tenir », a-t-il exhorté. Plus qu’un autre, François Hollande est conscient que le socialisme à la française est au bout du rouleau. Que ses chances pour 2017 sont – sauf miracle – quasi nulles. Lui veut simplement croire que sa majorité – ou ce qu’il en reste – l’aidera à aller au bout de son mandat. Dignement. »

 

« À Wallis puis Futuna, le président assiste, stoïque, à deux longues cérémonies d’accueil. Le ciel est menaçant mais, coup de bol, il échappe au cyclone ­Winston. L’île de Futuna et ses 3 000 habitants, qui n’ont jamais vu de président de la République depuis leur intégration à la France en 1959, ont été épargnés. Cravate impeccable, visage concentré, le président lutte contre le sommeil tout en remontant le temps. La magie des fuseaux horaires lui permet de vivre deux lundis 22 février. Sans ciller, il avale par deux fois le kava, boisson sacrée à base de racines de poivrier, et déclare : « Ce kawa sera pour moi une force supplémentaire pour les défis qui nous attendent. »

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 08:00
ean-Baptiste Talbourdet-Napoleone/M Le magazine du Monde d'après Julien Daniel/Myop

ean-Baptiste Talbourdet-Napoleone/M Le magazine du Monde d'après Julien Daniel/Myop

JPK, dans Outre-Terre rapporte que lorsqu’elle reviendra, dans les années 1990, faire un pèlerinage au château familial de Friedrichstein, la comtesse Marion-Dönhoff, grande dame originaire de Prusse-Orientale qui deviendra une figure allemande de premier plan en devenant directrice du quotidien Die Zeist, constatera que celui-ci avait entièrement disparu, « avalé par la terre », selon ses propres mots.

 

Au moment de l’arrivée des Soviétiques en 1945, assiégée dans son château de Friedrichstein, elle s’était enfuie à cheval pour parvenir à l’Ouest après un périple semé d’embuches de deux mille kilomètres.

 

Dans son livre de souvenirs elle posait la vraie question : « Peut-être le plus grand amour réside-t-il en cela : pouvoir aimer sans posséder. »

 

Oui je l’aime sans la posséder, elle le sait c'est inscrit dans mes yeux.

 

Vendredi c’était comme si elle grimpait à nouveau l’escalier de granit du Pavillon des Canaux, irréelle et belle, cheveux à nouveau courts, tient ça rime avec amour.

 

M’en fout de tout… il n'y a qu'elle...

 

 

Cette semaine je me suis penché sur le cas Le Maire, l’avantage avec lui c’est qu’il écrit, il écrit bien avec un réel talent d’écrivain, mais la lecture de ses œuvres chez Gallimard permet de percer l’armure de sa communication bien huilée.

 

Qui plus est je l’ai vu pratiquer au 78 rue de Varenne.

 

Jours de Pouvoir chez Gallimard

 

Le 18 novembre 2010

 

« Au conseil de la FNSEA, dans le VIIIe arrondissement de Paris, je mesure combien ma reconduction est appréciée par le monde agricole. Un centaine de représentants de toute la France sont là. Chacun, avant de prendre la parole, se dit soulagé du choix du Président et du Premier Ministre, parle de bonne nouvelle puis avance ses questions. Ils sont loin les premiers mois de mon mandat, quand les paysans regardaient avec un mélange de méfiance et de consternation la nomination de ce produit de la haute fonction publique tombé dans la politique par le jeu des circonstances, sans racines agricoles sinon ses liens familiaux avec le Gers. La politique a ce don de vous arracher à votre milieu étroit comme une courette pour vous implanter ailleurs, parmi des visages, des mots, des mémoires et des regards différents, qui peu à peu vous deviennent familiers et vous grandissent. »

 

Le 3 décembre 2010

 

« Déjeuner à Matignon avec François Fillon et Dacian Ciolos. Depuis sa nomination comme commissaire européen, que le Président a obtenu de haute lutte à Bruxelles et dans une indifférence générale à paris, je parviens enfin à faire progresser nos idées de régulation des marchés agricoles, en dépit des réticences idéologiques des services de la Commission…

 

… Au passage, on regrettera que la France se donne tant de mal à obtenir les postes les plus visibles à Bruxelles, en négligeant les fonctions secondaires ou techniques, où se préparent pourtant les plus importantes, au nom de principes que nous ne partageons plus. Dacian Ciolos ne cache pas à François Fillon les difficultés de la régulation des marchés en Europe : « Le problème monsieur le Premier Ministre, c’est qu’il est plus difficile de mettre en place de nouveaux instruments que de modifier des instruments existants. Or on a tout libéralisé dans la PAC. Tout. » Il ajoute malicieusement : « Le plus souvent avec l’assentiment du gouvernement français. »

 

« Il reprend : « Alors maintenant que vous voulez avec Bruno remettre de la régulation, forcément c’est compliqué. »

 

Et de prendre l’exemple d’Almunia « …ça ne lui pas de problèmes de voir des cartels dans le secteur du lait, parce que les cartels existent déjà. Mais quand vous demandez que les producteurs puissent mieux s’organiser pour rééquilibrer les rapports de force, ça lui pose un problème ; un sérieux problème. Il refuse. Il dit que c’est une entente illégale. »

 

- C’est surtout du dogmatisme objecte Fillon.

 

- Peut-être mais ce dogmatisme est largement partagé dans le collège des commissaires, répond Ciolos.

 

- Et les Allemands ? On peut s’appuyer sur les Allemands ? s’enquiert le Fillon

 

- Les Allemands, ils veulent avoir une agriculture aussi puissante que la vôtre, monsieur le Premier Ministre, et ils s’en donnent les moyens

 

Le mardi 21 décembre 2010

 

« Xavier Beulin est élu président du syndicat agricole le plus puissant en France, la FNSEA. Depuis des années, la fonction était occupée par un producteur laitier ou un éleveur, tout sauf un céréalier, pour ne pas provoquer de réaction des autres paysans. Par principe, le céréalier est riche et la richesse se porte mal, chez les agriculteurs comme ailleurs. Elle éveille les jalousies ; elle fait pousser des soupirs entendus. Je connais des céréaliers qui ne gagnent pas de quoi finir correctement le mois, mais les fables sont plus fortes que les réalités, et personne ne les croit. Donc si les céréaliers sont riches, ils ne vont pas en plus détenir le pouvoir, ils le laissent aux autres, au moins en apparence. Cette fois la FNSA a enfreint ce principe. Elle y a été encouragé par les qualités de Xavier Beulin, sa réussite, son contact aisé avec les gens, sa vision claire de l’avenir de l’agriculture. »

 

Notre Bruno écrit si bien dans sa lettre « À nos enfants. »

 

« Un après-midi de printemps, de retour d’une foire agricole du pays de Caux, je roulais sur une départementale le long de je ne sais quelle vallée, toute mouillée de vert et ensoleillée. Perdu au milieu des prairies, un pommier au tronc court croulait sous les fleurs blanches. Le clocher d’un village pointait comme une mine de crayon au-dessus de la frondaison des arbres, rassemblant autour de lui des maisons de brique, et plus loin des pavillons beiges, clos par des grilles. Les pavillons en moins, je reconnaissais les villages de mes vacances de Pâques et de la Toussaint, Ry, Charleval, La Feuillie, Fleury-sur-Andelle : dans chaque maison, on aurait pu deviner dans l’ombre Madame Bovary et son front perlant de sueur. Tout était si beau que dans mon souvenir… »

 

Pour lui au temps de sa jeunesse la vie en France était plus douce, ce qui n’est pas tout à fait vrai mais peu importe ce garçon est sincère mais il semble oublier que ce monde brutal a été engendré par les choix, assumés ou non, par sa famille politique… C’est là son talon d’Achille et ce n’est pas son jeunisme militant qui pourra lui tenir lieu de changement radical.

 

Y’a du boy-scout chez Bruno Le Maire

 

« Le slogan à la con est une marque de fabrique de Le Maire »… Et c'est son directeur de campagne qui le dit.

 

Après « Le renouveau, c'est Bruno », arboré sur des tee-shirts multicolores lors de l'élection pour la présidence de l'UMP, les jeunes supporters de Bruno Le Maire ont trouvé un nouveau slogan… sans trop se décarcasser : « La primaire, c'est Le Maire! »

 

Bruno Le Maire, lui président, il s’y voit déjà 

 

« Il est capable de détailler son futur quinquennat minute par minute. Car, il en est sûr, le prochain président de la République, c’est lui. Un aplomb désarmant qui fait dire à ses adversaires que Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite, a pris le melon. »

 

Bruno Le Maire, le rebelle des beaux quartiers 

 

« Il est neuf, il est jeune, mais est-il moderne ? Issu de la droite catho et réac, ce pur produit de l'élite promet de renverser la table. Enquête sur ce vrai-faux rénovateur qui officialise, depuis Vesoul, sa candidature à la primaire de la droite. »

 

Enfin je n’oublie jamais que je suis l’instigateur de l’opération Chartrons :

 

Juppé vu par Bruno dans Jours de Pouvoir

 

« Lui qui passe pour un homme froid et cassant, je le vois surtout simple, direct dans ses jugements, sans double fond, soucieux avant tout de la France. On le dit sec, il est pudique. On le croit vaniteux, il a cet orgueil des personnes qui refusent les humiliations. Blessé à vif par une condamnation injuste, il garde une méfiance instinctive du risque politique, de ces coups de poker qui permettent de prétendre à la première place. Nicolas Sarkozy dit cruellement de lui : il est un second. Il est un premier que la médiocrité des uns et la lâcheté des autres ont forcé à rétrograder de place. Pour le sens de l’État, je ne lui connais aucun rival à droite. Sa principale faiblesse est ailleurs : lucide sur lui, il resta aveugle à ses alliés come à ses adversaires. Il mésestime leurs ambitions. Il fait peu de cas de leurs qualités, quand elles ne sont pas intellectuelles. En fait il ne les jauge pas, il ne les distingue à peine, il les prend tout en bloc, comme une seule et même personne. »

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, la gauche trouve normal de marchandiser les corps, les pauvresses écrasées par le capital n'ont qu'à louer leur utérus aux bobos-riches qui veulent faire des enfants en évitant la sexualité

Me revoilà installé dans l’attente d’elle, une attente tranquille, apaisée. Le temps m’est compté alors je vis au présent, au fil de mon indolence et comme l’hiver est enfin venu, sous ma couette, je lis au lit le Prix Pulitzer « Toute la lumière que nous ne pouvons voir. » d’Anthony Doerr.

 

« … de nouvelles opportunités se présentent, et le Gros Claude n’est pas homme à les laisser passer. Des paysans de Cancale lui procurent de la viande d’agneau et des lapins. Claude transporte lui-même à Paris, en prenant le train, cette viande dans les valises en vinyle assorties de son épouse. Argent facile : certaines semaines il peut se faire jusqu’à cinq cents francs. Loi de l’offre et de la demande. Il y a toujours des contretemps forcément : un maillon de la chaîne qui flaire quelque chose et veut sa dîme. Il faut un cerveau comme le sien pour démêler les complexités de cette affaire-là… »

 

« Ce que racontent ces femmes dans la cuisine de Mme Manec est terrible et difficile à croire. Des cousins de Paris dont personne n’avait entendu parler depuis des lustres écrivent à présent des lettres pour supplier qu’on leur envoie des chapons, des jambons, des poules. Le dentiste vend du vin par la poste. Le parfumeur égorge des agneaux et les trimballe en train jusqu’à Paris, où il les vend à prix d’or.

 

À Saint-Malo, les habitants sont condamnés à des amendes pour avoir fermé leurs portes à clé, élevé des colombes, stocké de la viande. Le champagne disparaît. Plus de contact visuel. Plus de bavardage sous les porches. Plus de bains de soleil, plus de chansons, plus de promenades d’amoureux sur les remparts, le soir – ces règles ne sont pas édictées, mais c’est du pareil au même. »

 

Dans le petit monde politique entre la tambouille de Mr Bricolage, la litanie judiciaire de l’Ex, la ruée des candidats à la Primaire des Républicains, c’est le règne du fractionnement hydraulique qui, pour la première fois depuis l’avènement de la Ve brouille le jeu, disperse les cartes, trouble nos chers éditorialistes politiques. Pour tenter de comprendre la nouvelle donne rien ne sert d’analyser le jeu avec les concepts anciens. L’opinion publique française est versatile, contradictoire, sans beaucoup de références aux clivages traditionnels. Elle flotte comme un bouchon au fil de l’actualité. Patience, observation attentive des mouvements d’apparence insignifiants, recherche des vecteurs unificateurs, intuition créative : tel fut le cas, contre toute attente des médias, lors de notre choix de Juppé.

 

N’oubliez pas, je suis l’initiateur de l’opération Chartrons !

 

Le ralliement de Cosse au couple Hollande-Valls, un ralliement en couple d’ailleurs : Denis Baupin est l’époux de la nouvelle Ministre du Logement et il a œuvré dans les couloirs de l’Assemblée pour la déchéance de nationalité, fait imploser ce qu’il restait encore EELV.

 

Un boulevard pour un vrai outsider : Nicolas Hulot qui s’est bien gardé de céder aux sollicitations de Hollande. N’oublions pas qu’il fut défait par l’inénarrable Eva Joly dans la compétition de sélection pour la précédente présidentielle. Pour moi il ira à la bataille avec ses réseaux, sa cote dans l’opinion, sa position centrale qui plaît tant en définitive aux électeurs.

 

Juppé, Hulot, Le Pen… plus de place pour la Gauche traditionnelle fractionnée… un danger pour l’ultragauche qui verra une partie de son électorat jeune et féminin migrer vers Hulot… une mort programmée d’un centrisme déjà subclaquant… un jeu totalement ouvert au premier tour de la Présidentielle dont seront exclus les deux derniers compétiteurs de 2012.

 

À ce stade de mon analyse le phénomène Onfray qui après s'être accordé « une diète médiatique » de quelques semaines, est sorti de son silence via la plume. En attendant la publication le mois prochain de son essai critique sur l'islam, il a signé la préface du livre « Éloge des libertaires » de Michel Perraudeau. Une préface dans laquelle il ne ménage pas la gauche française.

 

« La gauche trouve normal de marchandiser les corps et l'un de ses financiers affirme même que les pauvresses écrasées par le capital n'ont qu'à louer leur utérus aux bobos-riches qui veulent faire des enfants en évitant la sexualité ».

 

J’observe donc et j’attends.

 

Martin Heidegger, le gâchis d’un philosophe 

 

« Depuis qu’en 2014 ont été divulgués Les Cahiers noirs du philosophe allemand Martin Heidegger (1889-1976), il est devenu difficile, sinon impossible, de séparer l’œuvre de l’existence de son auteur, toutes deux étant bien plus marquées par le nazisme que beaucoup ne l’avaient cru jusqu’alors. Les premières lectures de ces journaux de pensée publiés en allemand – en attendant leur traduction en français – ont suscité une vague de parutions révélant le souci de reprendre à zéro l’abord de cette pensée qui paraît d’autant plus lointaine qu’on la connaît mieux. Telle est l’impression que laisse la première biographie en français de Martin Heidegger, écrite par un jeune universitaire, Guillaume Payen, après la parution des Cahiers noirs. »

 

Toutefois, le ton ironique occasionnel n’empêche pas le bilan d’être accablant et la colère finit par gagner le lecteur, confronté à la bassesse d’un Heidegger qui doit sa carrière académique à Edmund Husserl (d’origine juive), mais qui rompt avec lui sitôt son poste acquis, sans même daigner se montrer à ses funérailles, de même qu’il s’abstient ostensiblement, pendant la période nazie, de fréquenter son ami le philosophe et psychiatre Karl Jaspers (1883-1969), dont la femme Gertrud est également juive.

 

Soldat de la Grande Guerre presque toujours préservé du front, mari infidèle, Heidegger est aussi arriviste et conservateur, imprégnant, dès les années 1920, Etre et Temps (Gallimard, 1964) de sa philosophie politique de l’« enracinement ». Le personnage tel qu’il est ici dépeint a le cynisme du Bardamu de Céline dans Voyage au bout de la nuit. Les plaintes dont il parsème ses Cahiers sur les « injustices » d’une dénazification pourtant indulgente, l’absence de la moindre compassion pour les victimes du IIIe Reich, ses conférences où il s’emploie à noyer le poisson de la criminalité nazie dans les eaux vagues de l’« arraisonnement par la technique », démontrent qu’il n’a rien oublié ni appris. Face au champ de ruines intellectuelles dont il aura été lui-même responsable, comment réagir autrement que par l’indignation. »

 

La misère affective et sexuelle des isolés de notre France profonde. 

 

Les deux frères vivaient seuls « enfermés » avec leur père de 78 ans, dont ils avaient repris l'exploitation, a rapporté à l'AFP Gilbert Pouget, qui avait employé Xavier Espinasse pendant une dizaine d'années comme saisonnier dans son entreprise de construction.

 

« Il n'y avait même pas de femme pour faire la soupe », a-t-il lancé. « Ce sont deux frères qui s'engueulent tout le temps (...) ils ne sortent que pour la traite des bêtes », a expliqué ce voisin. Xavier "a dû péter un câble », il est « dépressif depuis le décès de sa mère, a ajouté M. Pouget, pas « étonné » par le drame.

 

Faut pas gâcher

 

Guy Roux, indique Le Monde, appartient aux fraudeurs actifs, ceux qui ont fait la démarche pour placer leur argent chez nos voisins. L’ancien entraîneur légendaire de l’AJA possédait 3,1 millions d’euros à l’époque. Pour rappel, UBS AG est poursuivie pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » et « démarchage illicite », pour des faits commis entre 2004 et 2012.

 

Hommage monstre à Jérôme Bosch 

 

 

« Laissez tout tomber, prenez votre bâton de pèlerin, et partez pour ‘s-Hertogenbosch ! C’est ainsi qu’aux Pays-Bas on nomme Bois-le-Duc. Y vécut Jheronimus, ou Hieronymus (Jérôme) van Aken, petit-fils, fils, neveu et frère de peintres venus d’Aix-la-Chapelle – Aachen, d’où leur nom – s’établir dans cette riche région du Brabant.

 

Pourquoi s’y précipiter ? Parce que le petit Jheronimus prit le nom de sa nouvelle ville, et signa ses étranges tableaux du nom de Bosch. Un météore dans l’histoire de l’art, dont le monde hallucinant fascina autant le roi Philippe II d’Espagne que les surréalistes. Le musée local, le Noordbrabants Museum, a pris prétexte du cinq centième anniversaire de sa mort (en 1516) pour organiser la plus grande exposition qui lui ait jamais été consacrée : dix-sept tableaux ! Comme on ne lui en connaît que vingt-quatre ou vingt-cinq, on appréciera l’effort. »

 

Le choc des photos helvètes 

 

Créés il y a vingt-cinq ans par la Fondation Reinhardt von Graffenried, à Berne, les Swiss Press Awards récompensent chaque année les meilleures photographies parues dans la presse suisse. Les résultats de l’édition 2016 ont été dévoilés ce matin. Outre Margrit Sprecher, «la grande dame du journalisme suisse» honorée du prix de la Fondation Reinhardt von Graffenried, dix-huit photographes se partagent les prix, décernés par un jury composés de professionnels de l’image et divisés en six catégories – actualité, vie quotidienne, reportages suisses, portrait, sports et étranger. Voici leurs images.

 

 

Le choc des photos du Monde 

 

Le palmarès du 59e World Press Photo a été dévoilé jeudi 18 février. Le photojournaliste australien Warren Richardson remporte le premier prix, avec une image réalisée à la frontière entre la Serbie et la Hongrie. On y voit un homme essayant de traverser la frontière avec un nourrisson dans les bras. Les projets consacrés aux migrants et à la situation en Syrie sont au coeur de ce palmarès. Voici une sélection de douze images récompensées.

 

 

CHAP.15 opération Chartrons, la gauche trouve normal de marchandiser les corps, les pauvresses écrasées par le capital n'ont qu'à louer leur utérus aux bobos-riches qui veulent faire des enfants en évitant la sexualité
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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons « Ô médiocratie fétide… vomissements économiques, produit scrofuleux d’une nation épuisée, je vous exècre de toute les puissances de mon âme ! »

Tout arrive à qui sait attendre, nous avons déjeuné ensemble. Je revis. J’attends. Ai-je le temps ? J’ai du temps. À plaisir je le gaspille, sans elle. Rien ne me détournera de ma trajectoire et elle le sait. Son silence, ses silences loin de me plomber renforce ma détermination tranquille. Je l’aime. Elle le sait.

 

Impitoyable, le monde politique recèle une part de cruauté, de violence, d’humiliation, portée à sa quintessence pour ceux qui se retrouvent, par le fait du Prince, propulsé sous les ors de la République. Passer de l’ombre à la lumière, s’enivrer du pouvoir ou de son illusion, alors que simple CDD, sans contrat, le matin tu es courtisé et le soir rejeté dans les ténèbres extérieurs.

 

Fleur Pellerin, ministre de la Culture, vient d’être congédiée, prévenue de son infortune de façon lapidaire quelques minutes avant l’annonce officielle, elle a quand même eu droit, paraît-il à un coup de téléphone du président de la République après. Pour lui dire élégamment que le gouvernement avait besoin de quelqu’un « de politique ».

 

Qui ne s’est pas moquée de Fleur Pellerin suite à son aveu de ne pas avoir lu Patrick Modiano prix Nobel de littérature ? Ne pataugeant pas dans le marigot culturel je n’ai jamais eu d’opinion arrêtée sur elle ni sur son action. En revanche, ce que les Princes qui nous gouvernent viennent de lui faire subir me la rende soudain sympathique. Sentiment renforcé par son histoire personnelle assez extraordinaire.

 

À l’occasion de son discours de départ de la rue de Valois Fleur Pellerin vient de remettre les goujats à leur place avec une élégance, une sincérité et une fidélité qu’il saluer bien bas. Chapeau madame !

 

« Il y a peu de pays au monde où une enfant trouvée dans les rues d’un bidonville, d’un pays en développement, et adoptée par une famille modeste, dont la généalogie est faite d’ouvriers, de domestiques, puisse un jour se retrouver ministre de la Culture. J’ai une gratitude immense, indicible pour Manuel Valls d’avoir proposé mon nom au président de la République en août 2014. Je tiens à lui dire ma reconnaissance et ma fidélité ».

 

Vous avez incarné avec honnêteté ce bail précaire, soumis aux caprices du prince 

 

« Ô médiocratie fétide, poésie utilitaire, littérature de pions, bavardages esthétiques, vomissements économiques, produit scrofuleux d’une nation épuisée, je vous exècre de toute les puissances de mon âme ! Vous n’êtes pas la gangrène, vous êtes l’atrophie ! Vous n’êtes pas le phlegmon rouge et chaud des époques fiévreuses mais l’abcès froid aux bords pâles, qui descend, comme d’une source, de quelque carie profonde. »

 

Carnets du poète Louis Bouilhet cités par son ami Gustave Flaubert.

 

« Médiocrité » est en français le substantif désignant ce qui est moyen, tout comme « supériorité » et « infériorité » font état de ce qui est supérieur et inférieur. Il n’y a pas de « moyenneté ». Mais la médiocrité désigne le stade moyen en acte plus que la moyenne. Et la médiocratie est conséquemment ce stade moye hissé au rang d’autorité. Elle fonde un ordre dans lequel la moyenne n’est plus une élaboration abstraite permettant de concevoir synthétiquement un état de choses, mais une norme impérieuse qu’il s’agit d’incarner. Se dire libre dans un tel régime ne sera qu’une façon d’en manifester l’efficace. »

 

Et si Hollande ne se représentait pas ?

 

C’est Bouguereau, vieux briscard de la gauche soixante-huitarde, qui se pose la question.

 

« Que cherche donc François Hollande avec ce remaniement bricolé ? Où veut-il en venir ? L’homme est trop subtil, trop avisé, trop expérimenté politiquement pour qu’il puisse se leurrer sur sa situation personnelle, sur les chances de remonter la pente d’une impopularité qui ne se dément pas ? »

 

« … Il allait, disait-on, renverser la table. On n’a rien vu de tout ça. De mémoire de politologue on n’a jamais vu une telle volée de bois vert. Des journaux, aux députés de droite et de gauche, des associations féministes aux réseaux sociaux, le sentiment dominant, c’est la consternation. Il connaît les sondages. Il sait les interpréter. Comment peut-il penser rebondir alors que 75 % des Français ne souhaitent pas qu’il se représente et que dans les sondages, il retrouve ses plus mauvais scores, pires que ceux de Nicolas Sarkozy dont il connaît le niveau de détestation puisqu’il lui doit son élection ? Au point qu’on se demande si la condition qu’il a posée pour se représenter - l’inversion de la courbe du chômage - ne sera pas un prétexte tout trouvé pour jeter l’éponge in extremis. »

 

Comment Hollande peut-il sortir de la ratière ? le 8 février, 2016 par François Bazin

 

« François Hollande est dans la nasse. Fait comme un rat ? On ne va pas tarder à le savoir. Le Président de la République est à la veille de subir le plus rude revers de son quinquennat. Celui qui, à ce titre, risque de peser lourdement sur la fin de son mandat et les conditions de son éventuelle réélection. Jusqu’à présent, il avait franchi, vaille que vaille, toutes les haies qui se présentaient devant lui à force de ruse, d’habileté ou de persévérance. Depuis qu’il est à l’Élysée, François Hollande a parfois plié mais jamais il n’a encore reculé sur un texte engageant sa responsabilité personnelle. Or, c’est précisément ce qui lui pend désormais au nez avec la réforme constitutionnelle engagée au lendemain des attentats de novembre dernier.

 

Pour prendre la juste mesure de ce qui est en train de se passer, il suffit de rappeler que, sous la Cinquième République, une seule réforme de ce type a échoué après avoir été élaborée, vantée puis programmée par un Président en fonction. C’était en 1969 et la conséquence de cet échec fut le départ du général de Gaulle. On n’en est pas là. François Hollande, pour l’instant, a choisi la voie parlementaire pour arriver à ses fins. Si la révision doit échouer, ça sera donc le fait des députés et sénateurs et non celui des Français consultés par référendum. Mais, au bout du compte, comment imaginer que le Président puisse ne pas être atteint de plein fouet par un revers qui, s’il devait se confirmer, serait pour lui une forme de déchéance ?

 

À un an de la présidentielle, François Hollande joue donc très gros.

 

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Pourquoi le « phénomène » Juppé inquiète Sarkozy et Hollande ?

 

« Comme si de rien n'était... Comme si, de livre en plateaux de télévision, Nicolas Sarkozy ne continuait de battre sa coulpe devant des Français chaque jour plus indifférents... Comme si François Fillon, avec intelligence et vaillance, ne se bâtissait pas une stature d'homme d'État en prenant la peine de s'opposer (pour de vrai) à François Hollande et au gouvernement... Tout cela, apparemment, ne sert à rien puisque Alain Juppé, impavide, continue de tout écraser sur son passage.

 

Non pas l'apparition - cela date en effet de quelques mois déjà - mais l'amplification d'un "phénomène" Juppé qui ne manque pas de désespérer ses rivaux à droite et d'inquiéter, sérieusement d'ailleurs, l'entourage du président de la République. »

 

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Sarkozy-Juppé, un duel de styles

 

« Suivre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé revient à faire des allers-retours permanents entre deux planètes aux atmosphères bien différentes. Les deux principaux rivaux de la primaire à droite pour la présidentielle ne se ressemblent pas et leurs disparités colorent l’ambiance de leurs rencontres avec les Français.

 

Fort du succès de son livre, l’un se précipite vers ses fans et se réchauffe dans la ferveur d’une base de passionnés. Préparant méthodiquement son projet, l’autre prend consciencieusement des notes lors de ses déplacements, et accepte poliment les demandes de selfies. L’un séduit son public avec des petites blagues sur le président « Moi je », des envolées sur « les reculs de la République » et des revirements, comme sur le mariage pour tous. L’autre teste son futur programme, où il est question d’« apaisement », de « confiance » ou de « laïcité intransigeante mais intelligente » devant des salles très placides. D’un côté, une rock star capable de se dévoiler sur ses errements passés et jamais avare d’une confidence sur « Carla ». De l’autre, un professeur toujours prêt à disserter sur l’Union européenne devant les étudiants de Sciences Po, HEC ou Normale Sup. »

 

La suite ICI 

 

  • Il y a quelques années vous disiez François Hollande moins inspirant que Nicolas Sarkozy. Vous semblez avoir changé d’avis.

 

Patrick Rambaud : Il fallait voir Hollande à l’œuvre. Je l’ai donc laissé tranquille au début. Mais il n’a ni souffle, ni élan. Il ne sait pas parler aux gens, il ne parle que de chiffres et de courbes. Il vit en parallèle dans un monde imaginaire qui n’est pas le nôtre.

 

  • En quoi François Hollande est-il un personnage romanesque ?

 

P.R. : Son goût du pouvoir, qu’il tente de cacher, le rend romanesque. Il est persuadé qu’une étoile le protège. Tout cela cache une fêlure. Un type qui va bien ne cherche pas le pouvoir à tout prix. Il faut supporter trop d’épreuves et être un peu fou. Mais c’est une maladie contagieuse !

 

  • Beaucoup de ses amis le disent insaisissable. Pour vous, qui êtes habitué à croquer les politiques, quel est son vrai visage ?

 

P.R. : Il est assez dur en dépit de son côté rond et de sa bonhommie apparente. C’était aussi le cas de Raymond Barre ou de Charles Pasqua. Mais les petits nerveux ne sont pas mauvais non plus ! Nicolas Sarkozy est animé d’un esprit de revanche effrayant. On a l’impression que ces hommes politiques jouent aux échecs et se fichent du reste.

 

  • Votre envie de pasticher les poli­tiques est née après l’élection de Nicolas Sarkozy, sont-ce les images du Fouquet’s qui ont été le déclencheur ?

 

P.R. : Je ne vote pas. Mais le soir de son élection, lorsque son visage est apparu sur mon écran, je n’ai pas pu le supporter. Je suis sorti marcher deux heures, en me disant que ce n’était pas possible de passer 5 ans avec lui. J’ai eu envie de reprendre le principe de La Cour d’André Ribaud. Cela a donné mes premières chroniques du règne de Nicolas 1er. J’ai laissé sa chance à François Hollande mais l’énervement est vite monté et je me suis dis : « réintervenons » !

 

  • Vous citez François le Grand (Mitterrand) : « mes successeurs seront de petits comptables ». Partagez-vous son diagnostic ?

 

P.R. : Oui, d’ailleurs, il n’y a jamais eu autant d’énarques à l’Elysée que sous la présidence Hollande. Ces gens-là n’ont rien vécu. Ils passent directement de l’école aux cabinets ministériels.

 

  • Vous semblez plus indulgent avec Emmanuel Macron : « une étrange étoile dans la nuit d’un gouvernement inculte », écrivez-vous. Pourquoi trouve-t-il grâce à vos yeux ?

 

P.R. : Il est plus cultivé que les autres, lit des livres et est capable d’en parler. Manuel Valls aussi a une certaine culture. Il a grandi auprès d’un père peintre… Les ministres ne parlent aujourd’hui plus que de chiffres. Léon Blum, lui, travaillait le matin et lisait ou écrivait l’après-midi. Nous avons changé d’époque.

 

  • Les phénomènes de cour sont-ils aussi prégnants que sous la précédente présidence ?

 

P.R. : C’est la même chose sous tous les règnes, mais aujourd’­hui, les person­nages politiques ont un peu moins de volume. A moins qu’on ne magnifie ceux que l’on a oubliés !

 

NKM, la femme qui gare des chars d'assaut dans le désert

CHAP.15 opération Chartrons « Ô médiocratie fétide… vomissements économiques, produit scrofuleux d’une nation épuisée, je vous exècre de toute les puissances de mon âme ! »
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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons « Si nous acceptions le paquet neutre, dans 6 mois on vous proposera la bouteille de vin neutre, et c'en sera fini de nos appellations, c'en sera fini de nos terroirs» du grand Sarko

« Ne tombe pas amoureux d’une femme qui lit, d’une femme qui ressent trop, d’une femme qui écrit…

 

Ne tombe pas amoureux d’une femme cultivée, magicienne, délirante, folle.

 

Ne tombe pas amoureux d’une femme qui pense, qui sait ce qu’elle sait et qui, en plus, sait voler ; une femme sûre d’elle-même.

 

Ne tombe pas amoureux d’une femme qui rit ou qui pleure en faisant l’amour, qui sait convertir sa chair en esprit ; et encore moins d’une qui aime la poésie (celles-là sont les plus dangereuses), ou qui s’attarde une demie heure en fixant un tableau, ou qui ne sait pas comment vivre sans musique.

 

Ne tombe pas amoureux d’une femme qui s’intéresse à la politique, qui soit rebelle et qui a le vertige devant l'immense horreur des injustices. Une qui aime les jeux de foot et de baseball et qui n’aime absolument pas regarder la télévision. Ni d’une femme qui est belle peu importe les traits de son visage ou les caractéristiques de son corps.

 

Ne tombe pas amoureux d’une femme intense, ludique, lucide et irrévérencieuse.

 

Tu ne veux pas tomber amoureux d’une femme de la sorte. Car, si d’aventure tu tombes amoureux d’une femme pareille, qu’elle reste ou pas avec toi, qu’elle t’aime ou pas, d’elle, d’une telle femme, JAMAIS on n’en revient. »

 

Martha Rivera-Garrido

 

 

Avec Sarkozy ce n’est même plus de la démagogie c’est le degré extrême de la bêtise et du mépris du citoyen.

 

« Si nous acceptions le paquet de cigarettes neutre, dans six mois on vous proposera la bouteille de vin neutre, et c'en sera fini de nos appellations, c'en sera fini de nos terroirs, c'en sera fini de la défense de nos savoir-faire. Vous aurez demain des intégristes qui vous demanderaient la bouteille neutre. Puis le fromage neutre »

 

Et pendant ce temps-là, après avoir grimpé les 120 marches de la butte, dans le pub de Montmartre où se sont rassemblés plus de 300 de ses jeunes supporteurs, Alain Juppé a tombé la veste, retroussé ses manches à petits carreaux bleu blanc et rouge. Sur le tube de Macklemore & Ryan Lewis « Can’t Hold Us », les militants, verres de bière à la main, se ­déchaînent et crient à tue-tête : « Juppé pré-si-dent. » Installées au fond de ce bar irlandais, sa femme, Isabelle, en jean et chemise écossaise, et sa fille, Clara, née il y a un peu plus de vingt ans, à l’époque où Juppé était Premier ministre. C’est la deuxième fois, depuis le début de l’année, que la discrète épouse du maire de Bordeaux apparaît dans cette campagne. Dans les premiers jours de janvier, elle avait assisté à l’inauguration du QG de campagne. Cette fois, elle s’est impliquée dans l’organisation de la soirée. « Cela m’intéresse. Et, pour les jeunes, c’est normal de donner un coup de main »

 

 

« Quatre jours plus tôt, dans le TGV qui l’emmène à Calais, Alain Juppé confie qu’il vient justement de recevoir le livre du patron des Républicains. La dédicace : « Avec ma très réelle amitié, Nicolas Sarkozy. » Le maire de Bordeaux sourit. « Je termine celui de Copé et, après, je lirai celui de Nicolas », assure-t-il, tout en expliquant qu’il préfère de loin, pour s’endormir, les romans policiers. L’ancien président de la République a-t-il eu raison de faire son autocritique ? « Les gens ­aiment ça. Je l’ai moi-même faite, et plusieurs fois. Encore en septembre dernier, j’ai fait mon mea culpa devant un congrès des médecins réunis à La Baule. Il [Nicolas Sarkozy] tente de purger son passé et croit qu’il va rebondir. Il sait faire. Je vois bien qu’il mélange miel et fiel. Franchement, je ne suis pas sûr que son bouquin change radicalement les choses. […] Le rejet de Sarkozy est très fort chez les parlementaires, 90 % d’entre eux ne veulent plus en entendre parler », assène un Juppé plus confiant – trop ? – que jamais. « Sans forfanterie, je sens à mon égard un petit mouvement d’adhésion. Maintenant, c’est mon job de créer cet enthousiasme, de passer d’une élection par défaut à un vote d’adhésion. »

 

Et pendant ce temps-là Michel Onfray fait à nouveau parler de lui. Sa cure de silence médiatique souffre de nombreuses exceptions, surtout lorsqu’il s’agit de promouvoir l’un de ses livres, Penser l'islam en France, en Italie. Le voilà de retour dans un entretien au quotidien Corriere della sera, mercredi 3 février – journal qui édite par ailleurs son ouvrage en Italie.

 

« L’islam manifeste ce que Nietzsche appelle 'une grande santé' : il dispose de jeunes soldats prêts à mourir pour lui. Quel occidental est prêt à mourir pour les valeurs de notre civilisation : le supermarché et la vente en ligne, le consumérisme trivial et le narcissisme égotiste, l’hédonisme trivial et la trottinette pour adultes ? »

 

« La diplomatie ne saurait fonctionner qu’avec des Etats amis, moralement impeccables et inconnus d’Amnesty International. Il faut dîner en compagnie du diable avec une grande cuillère. »

 

Il regrette que la France ne prenne pas l'initiative d'une conférence mondiale pour la paix, sans préciser davantage les contours de sa mission éventuelle. « Mais je n’y crois pas. François Hollande n’a aucun charisme international et il n’a pour seule perspective que d’être réélu, or, la testostérone du chef de guerre est hélas un argument électoral. »

 

Il s'en prend aux hommages rendus aux victimes des attentats, place de la République à Paris : « Déposer des peluches au pied de la statue de la République est la seule manifestation d’intelligence autorisée par le pouvoir d’Etat soutenu par le pouvoir médiatique. »

 

Et pendant ce temps-là Longueurs&Pointes se prévaut d’un titre d’ingénieur agronome alors qu’elle n’a dû qu’à son classement de sortie de l’X d’être intégrée à l’ENGREF.

 

NKM-La France Droite ‏@LaFrancedroite 2 hil y a 2 heures

.@nk_m dans @OuestFrance "Je suis ingénieure agronome vous savez, une spécialité plutôt rare chez les politiques"

 

Les grandes écoles, leurs prépas, leurs concours, leurs rangs de sortie :

 

« La compétition frontale, un jour donné et à une heure précise, a son sens dans le cyclisme ou l’athlétisme. Elle n’en a aucun dans l’enseignement supérieur. Elle réintroduit un enjeu scolaire qui n’a pas sa place. Les études supérieures doivent être dures, sélectives au long d’un apprentissage programmé aujourd’hui sur cinq années, ouvertes sur un grand nombre de facultés et, pour ceux qui en sentent la motivation, se poursuit sur une thèse qui devrait toujours être financée.

Concours, classes préparatoires, grandes écoles, classement de sortie sont des scories d’un ordre ancien, périmé, nocif. La France est entre les mains de cette engeance arrogante. Tous et toutes sont sortis de cette colonne de distillation où la bande tournante combine CPGE, concours, classement de sortie, "grandes écoles". De l’Élysée à Areva, on voit le résultat. Et si on essayait autre chose ? Qu’a-t-on vraiment à perdre ? »

 

 

Comment rétablir la confiance dans les médias ?

 

« L’intérêt des Français pour l’information reste élevé tout comme leur exigence à l’égard des journalistes et des médias. L’année 2015, marquée par une profonde refonte du secteur, a accru le sentiment d’un manque d’indépendance des professionnels de l’information. Si la confiance envers la télévision, la radio et la presse écrite se maintient, la crédibilité d’Internet baisse.

 

Il y a un an, lorsque l’institut TNS Sofres avait, pour La Croix, sondé les Français sur leur confiance dans les médias, des Français, nombreux, brandissaient des crayons place de la République, les journaux s’arrachaient dans les kiosques, les audiences des radios et télévisions s’envolaient.

 

La rédaction de Charlie Hebdo venait d’être prise pour cible par des terroristes. Tuer des journalistes, c’était s’en prendre à la liberté d’expression, un socle de la démocratie. Les résultats de notre Baromètre (intérêt record pour l’information, crédibilité des médias en hausse, moindre défiance envers les journalistes…) reflétaient alors ce besoin évident d’union nationale, qui se révéla éphémère. »

 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, Bruxelles est l’1 des rares villes au monde où l’on peut consommer de l’alcool dès le petit matin. Pas dans un café, hein: dans une poissonnerie. Arno

« Descends, si tu es un homme ! »Il n’est pas descendu. Mais l’apostrophe du président de la République à un inconnu qui l’agressait verbalement au cours d’une sortie publique ponctuait et officialisait en quelque sorte une autre descente : la dégringolade générale vers les cloaques de la vulgarité… »

 

« … Bien sûr, nous n’allons pas jouer les chochottes coincées ni les puritains blêmes. Nous ne bramons pas au retour de l’œillet à la boutonnière, nous ne gémissons pas de la disparition des glaïeuls du paysage floral, nous ne rêvons pas de curés en soutane de soie ni enfants de chœur amidonnés dans l’encens, qui chantent dans les rues. Mais enfin, quand les troupes de trivialité, de l’impudeur et du cynisme occupent nos écrans, défilent dans les salons les plus huppés, exhibent le spectacle de revenus indécents comme on promeut de la barbaque, corrompent les esprits, pourrissent la langue – notre langue chérie… – font étalage de l’intimité jusqu’à transformer le « moi » en porcherie, financent l’immondice sur papier glacé ou en prime time, hissent sur le podium des héros du people game ceux qui se traînent à genoux vers la pâté et vers la niche… »

 

Claude Cabanes éloge de la vulgarité.

 

Aux côtés des maîtres de la vulgarité frétillent les valets, les passeurs de plats, les courtisans, ceux dont la posture ridicule amuse ceux dont ils sont les jouets et qui les méprisent.

Qui de Maïa Mazaurette du Monde ou de Perico Légasse de Marianne est vulgaire ?

 

Plaisirs de bouche, sans doute, mais entre fellation et fornication avec Nestlé, il est facile de trancher.

 

Périco Légasse VRP De Nestlé (à peine dissimulé) 

 

« Grand moralisateur devant l’éternel quand il s’agit de pointer du doigt ses confrères qui déraillent, Périco Légasse persifle couramment sur ce qu’on appelle « la grande distribution ». Notamment lorsqu’à l’époque, il dévoile les accointances douteuses entre Leader Price et… Jean Pierre Coffe, son mentor! On sait depuis que l’élève a dépassé le maitre dans ses contradictions. Pour qui suit ses fougueuses publications à la Danton et ses saillies verbeuses à la colère calculée, il est aisé de constater que dans le grand carambolage d’intérêts de marchés entre « industrie agroalimentaire » et « grande distribution », Périco Légasse a choisi son camp: l’industrie. De fait il s’oppose à l’autre partie: la grande distribution.

 

En effet, pour mener à bien sa stratégie de com’, dans la plupart de ses récentes attaques – à charge presque exclusivement contre la grande distribution et l’agro-industrie – il s’est choisi comme opposant l’enseigne française « E. Leclerc » avec comme « sparring partner » son président Michel Edouard Leclerc [3]. Mais une seule cible faisait un peu louche pour la photo, ce n’est pas bon pour l’image. Et Périco Légasse est soucieux de son image. Alors après s’être frotté la barbe et gratté la tête, Périco Légasse choisit de noyer le poisson en ciblant également lors de ses saillies verbeuses accompagnées de grands gestes à la télé, le syndicat paysan FNSEA [4]. Curieusement, dans ses nouvelles diatribes sélectives, notre fin stratège des médias fait l’éloge de Richard Girardot, PDG de Nestlé France. En fin calculateur, Périco Légasse n’abuse jamais du cirage de pompes envers son nouvel allié de circonstance. Surtout, ne pas donner l’impression de trop en faire. »

 

L’Eros à la bouche : comment recevoir une fellation ? Le Monde.fr | 24.01.2016 par Maïa Mazaurette

 

« Avez-vous remarqué cette tendance des articles de conseil sexuel, qui privilégient toujours le plaisir d’offrir à la joie de recevoir – le rôle actif plutôt que le rôle passif ? Le problème, c’est qu’on définit rarement la passivité. Est-ce une question de coups de reins ? Est-on toujours passif quand on est au-dessous ? Faut-il décompter la dépense calorique pour savoir qui se « donne » le plus ?

 

A vrai dire, la passivité n’existe que de manière périphérique, soit dans l’absence de consentement (de la dramatique agression au somnambulisme, en passant par la consommation excessive de substances), soit dans des cas allant du bondage (les gigots d’agneau étant peu connus pour leur capacité d’action) aux jeux de domination. Le reste du temps, décider qu’un seul des partenaires serait actif, de préférence celui qui porte le pénis (mais pas la culotte, allez comprendre) relève de la pure construction sociale… et du manque d’imagination. Pour donner un exemple cru : allez donc recevoir une sodomie sans y mettre du vôtre, qu’on rigole.

 

La fellation, donc. Nous voici face à une très exceptionnelle situation de mâle passif, en attente, en repos du guerrier. Pantalon aux chevilles. Une véritable étoile de mer, du moins dans la représentation. Mais quid de la réalité ? »

Qui d’Arno ou de Sarko est vulgaire ?

 

« Bruxelles est probablement la ville la plus laide au monde. C’est un gros bordel, et ça pue la merde. Mais c’est l’odeur d’une bonne merde une des rares villes au monde où l’on peut consommer de l’alcool dès le petit matin. Pas dans un café, hein: dans une poissonnerie. »

 

lettre d'Arno à Trump

 

Xavier Bertrand, "ce pingouin qui fait un score minable", selon Sarkozy cité dans

La lettre d'Arno à Trump

 

Traduction : Liesbet Temmerman (source: Sarah Bachelart)

 

Monsieur Trump,

 

Hier sur CNN, tu as catalogué Bruxelles de "hellhole". À vrai dire, ça m’a fait rire, parce que je n’ai jamais fait l’expérience d’une telle fournaise. Cela fera bientôt 33 ans que j’habite dans "the capital of Europe", et je ne compte pas décamper d’aussitôt. Même un chien enrhumé le sentirait à des kilomètres: Bruxelles, c’est ma ville. Dans ma vie, j’ai habité un peu partout: à Londres, à Amsterdam, à Paris. Et en hiver, je m’exile souvent à la mer pour quelques jours. Mais la ville d’Ostende n’est rien d’autre que la fille de Bruxelles. Difficile donc de dire que je m’éloigne vraiment.

 

Nous sommes plus d’un million à habiter dans cette ville où l’on rencontre le monde entier et où toutes les nationalités se côtoient et s’entremêlent. Parfois, je rentre chez moi le soir sans me souvenir dans quelle langue s’est déroulée ma dernière conversation. J’étais à New York l’année passée d’ailleurs. En terrasse à la Meat Factory, le menu était bilingue Anglais-Français: je m’y suis senti comme chez moi.

 

 

Je ne pense pas que tu sois passé souvent par Bruxelles. Pour pas mal de Flamands et de Wallons, ça vaut également, en fait: ils pensent qu’ils doivent échanger leurs billets contre une monnaie étrangère quand ils descendent du train à la Gare Centrale. Bruxelles est une ville qui en inspire plus d’un: cela explique aussi pourquoi tant d’artistes atterrissent ici. Lemmy de Mötorhead y a habité. Quand Édith Piaf voulait sortir, elle venait à Bruxelles. Le chanteur de Joy Division y est tombé amoureux. On peut y être connu ou célèbre et pourtant rester anonyme. En tout cas, on m’adresse plus souvent la parole ici qu’à Paris. Il m’est arrivé de voir passer Madonna à vélo Rue Dansaert, et de remarquer David Bowie assis tout seul à une table en terrasse: personne ne le dérangeait. Bryan Ferry donnait ses interviews à l’Archiduc, sans être submergé par les foules. Faut l’essayer ailleurs qu’à Bruxelles, ça. Nous n’avons pas de "Star System" comme le vôtre aux États-Unis. Pour beaucoup de jeunes créatifs, Bruxelles est le nouveau Berlin: un lieu où ils peuvent se développer. Cinéma, salles de concert, théâtre, danse… toute la ville est culture.

 

Autre chose: Bruxelles est une des rares villes au monde où l’on peut consommer de l’alcool dès le petit matin. Pas dans un café, hein: dans une poissonnerie. Quand je sors avec des amis étrangers, ils n’en croient pas leurs yeux: c’est du jamais vu pour eux. Je connais des cafés et des bars dont les propriétaires ont paumé la clé de la porte d’entrée il y a des années. Nous avons notre cul dans une énorme motte de beurre ici, mec.

 

 

En même temps, je ne mentirai pas: Bruxelles est probablement la ville la plus laide au monde. C’est un gros bordel, et ça pue la merde. Mais c’est l’odeur d’une bonne merde. Quand j’ai déménagé vers Bruxelles, je me suis souvent réveillé avec un gros mal de tête – et ce n’était pas à cause de l’alcool, parce qu’à l’époque, je ne buvais pas encore. C’était à cause de l’odeur. Bruxelles est une "sale beauté". Oui, il y a plein de trucs qui ne tournent pas rond ici, chaque grande ville a ses problèmes. Il y a beaucoup de jeunes chômeurs d’origine étrangère, il y a du racisme partout: chez les blancs-bleus belges, mais aussi dans d’autres communautés. Des gros cons, on en trouve partout: aucune communauté ne pourra en revendiquer l’exclusivité. Pour moi, la rue appartient à tous ceux qui ont deux narines, qu’il soit Juif, Arabe, Eskimo ou Africain. Peut-être as-tu peur de tous ces gens, et est-ce pour cela que tu dis que Bruxelles est l’enfer ?

 

 

Car en toute franchise: je trouve que toi, tu es un bonhomme dangereux, un psychopathe. Un type qui se met à bander dès qu’on lui accorde un peu d’attention. Quelqu’un qui verrait bien un retour aux années 1930, aussi, une époque à laquelle il y a avait une grosse crise et où tout le monde avait peur. S’est alors profilé un type moustachu en Allemagne, suivi d’un autre avec une moustache plus impressionnante encore, en Russie. Hitler et Staline: tu les connais, n’est-ce pas? Ta drôle de chevelure montre selon moi clairement que tu as été taillé dans le même bois. Les Américains que je connais habitent New York, Los Angeles, Miami et Washington, et ils ne sont pas du tout impressionnés par ton discours. Mais il y a apparemment beaucoup d’Américains assez crédules qui adhèrent à tes propos ultraconservateurs. Quand les choses vont mal et que les gens ne sont pas rassurés, il est beaucoup plus facile de leur faire croire que tout est de la faute de l’autre. L’Histoire se répète, et on sait jamais comment une vache finira par attraper un lièvre. Mais ce que je sais, c’est que beaucoup d’Américains ont assassiné des populations entières de villages vietnamiens, et qu’il y a eu plus d’attentats à Paris qu’à Bruxelles. Et aussi que dans n’importe quelle grande ville américaine, chaque jour, plus de personnes sont tuées que chez nous. Tout ça "grâce" à la loi sur la possession d’armes – soutenue par les Républicains, d’ailleurs. S’il devait y avoir un "hellhole" sur cette Terre, il serait bien là me semble-t-il.

 

 

Tout le rapportage sur Bruxelles et Molenbeek dans les médias étrangers est d’ailleurs sérieusement sous influence. Il y a quelques semaines, un journaliste néerlandais est venu faire un reportage dans ma rue. Il disait que tous les magasins ferment leur porte à 18h pour des raisons de sécurité. C’est du bullshit pure souche. À la longue, on a l’impression que nous vivons dans une zone de guerre. C’est mauvais pour les cafés et les restos. Juste après les attentats à Paris, le chiffre d’affaires à Bruxelles a chuté de 85%. Je voulais donner une tournée générale dans un café, mais il n’y avait personne – bizarre. Quand à Bruxelles, il y a un truc qui merde, c’est la faute aux politiques: des gens aux grosses moustaches et aux drôles de chevelures.

 

 

Pour le moment, je donne beaucoup d’interviews à l’étranger, et tout le monde me demande quelle est la situation à Molenbeek. Molenbeek est devenue plus célèbre que la Belgique. Et quand je réponds que là aussi, il y a de l’eau qui sort des robinets, oui, on me regarde bizarrement. S’il y a des crapules qui se baladent à Molenbeek, il ne faut pas avoir pitié d’eux, non. Mais 95% de la population est constitué de gens accueillants et propres sur eux. On y trouve plein de chouettes coins.

 

 

Juste une dernière chose: j’espère que tu sais que Jésus était Bruxellois ? James Ensor en a fait un beau petit tableau: la Joyeuse Entrée du Christ à Bruxelles. On peut l’admirer dans un musée à Los Angeles. Faudrait que t’aille voir ça.

 

 

Salut en de kost,

 

 

Arno

Mais comment ne pas finir la semaine sans évoquer l’icône de la gauche Christiane Taubira

 

Taubira et le montreur d’ours par Claude Askolovitch

 

« Dans la comédie du pouvoir, il faut que sortent les fauves quand leur numéro ne sert plus. Christiane Taubira n’est plus ministre, mais l’a-t-elle jamais été? Quand se dissiperont les vapeurs du lyrisme et des méchancetés, on restera face à un vertige: il ne s’est pas passé grand-chose en quatre ans –ou plus exactement: ce qui s’est produit aurait eu lieu sans Taubira. La gauche de pouvoir ne pouvait que nettoyer quelques aspérités du sarkozysme judiciaire, libérer un peu le mammouth et convier les homosexuels au mariage: cela, même David Cameron l’a fait. Tout serait arrivé à peu près à l’identique, mais avec un autre bruit, un moindre bruit sans doute, moins de musique et un verbe ténu.

 

C’est cette musique qui comptait, cette musique seule qui restera, et c’est pour elle que Taubira exista. Non pas nulle, mais non avenue, décevante dans l’exercice quotidien de sa tâche? Mais indispensable pourtant, un moment, comme le personnage majeur d’un cirque qu’on appelle politique.

 

Derrière chaque cirque, il y a le montreur d’ours. Taubira fut le plus chatoyant de ses fauves. La droite la détestait tant que le pouvoir semblait de gauche; elle prenait si bien la lumière, on pouvait croire que Valls n’était pas seul... Le montreur d’ours s’appelle François Hollande. C’est son métier, de les faire danser pour nous. Le président de la République n’est pas un inventif en politique mais un classique, le meilleur d’entre tous. Il connaît, entre autres, les figures des couples dialectiques, ces personnages symboliques que l’opinion oppose et identifie, et qui permettent au chef d’apparaître en prince réconciliateur –dans leur langage, on dit la synthèse. »

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons « On n’est jamais meilleur qu’au moment de quitter le pouvoir » la contrition versus Nicolas Sarkozy.

Ma gestation est celle des éléphants qui ont la plus longue gestation parmi les mammifères terrestres : elle dure de 20 à 22 mois et ma période d’allaitement de mon bébé risque fort d’être aussi longue 36 à 48 mois. Irais-je cette fois-ci au bout de ma quête d’une impossible étoile ? Faudrait-il utiliser les fers ou pratiquer une césarienne pour vaincre mon indolence coupable ? Je ne le crois pas, une épaule bienveillante sur laquelle me poser suffira.

 

Un des maîtres du cynisme contemporain, Olivier Bardolle, éditeur-écrivain, vient de pondre un petit opus « Le cynisme comme remède au chagrin d’amour »

 

« Le cynisme ayant pour objet de combattre toutes les illusions, il était naturel qu’il constitue l’antidote à la première d’entre elles : l’amour. »

 

« L’énamoration, mot savant pour désigner le coup de foudre, est une période particulière pour les acteurs de la rencontre amoureuse. Elle les met en état de choc, état proche de la sidération, annihile tout sens critique, abrase l’estime de soi, neutralise l’humour un peu trop vif, et rend les amants complètement indifférents au monde et à ceux qui les entourent. Un couple amoureux n’est qu’un bloc d’égoïsme. »

 

« Donc, l’amour est une catastrophe, l’affaire est entendue et c’est sans doute ce que voulait dire Coco Chanel lorsqu’elle énonça cette idée-force : « Une femme qui aime est foutue. »

 

« De fait, la disqualification de l’amour s’exprime pleinement dans la rupture. Comme le disait Zsa Zsa Gabor : « On ne connaît pas un homme tant que l’on n’a pas divorcé de lui. »

 

« En général, l’état amoureux se manifeste par une forme d’idiotie béate qui met le sujet dans l’incapacité d’avoir un œil critique sur l’objet de son amour, devenu comme par magie un dieu / une déesse parmi les hommes. »

 

« Ceux qui sont en proie aux tourments du chagrin d’amour doivent admettre que c’est simplement leur cerveau de junkie qui souffre du sevrage. L’effet de manque est douloureux et générateur d’angoisse. Mais ils peuvent aussi se dire qu’hier, lorsqu’ils aimaient « comme des fous », ils étaient aliénés, assujettis à leur passion, asservis à autrui. La rupture dès lors peut-être vécue comme une libération. »

 

Citant Baudelaire : « Plus l’homme cultive les arts, moins il bande. Il se fait un divorce de plus en plus sensible entre l’esprit et la brute. La brute seule bande bien, et la fouterie est le lyrisme du peuple. Foutre, c’est aspirer à entrer dans l’autre, et l’artiste ne sort jamais de lui-même. »

 

Le milliardaire John Paul Getty Jr., fit cette réflexion désabusée « la fidélité envers une femme n’est concevable que si l’on a échoué en affaires. »

 

À l’autre extrémité Arletty relativisait le malheur « Les chagrins d’amour, c’est comme les régiments, ça passe. »

 

J’ai fait le choix de vie de mettre l’amour en berne alors je ne vais pas me lamenter parce qu’il m’est tombé dessus un beau jour d’été sur les bords du Bassin de La Villette.

 

Sarkozy le retour d’un pénitent.

 

Histoire de créer l’évènement, Nicolas Sarkozy a fait circuler le titre de son ouvrage La France pour la vie quelques jours avant sa publication, et Le Figaro en publie les bonnes feuilles ce 22 janvier. « Sarkozy mise sur un tirage de 120 000 exemplaires et espère en faire la pierre angulaire de sa réélection »

 

« Au creux de l’hiver, tandis que les Français passaient à table pour ce qui s’annonçait comme leur pire Noël depuis des années, l’ancien président Sarkozy écrivait un livre, relate le journal belge De Morgen. Et ce dans le plus grand secret ».

 

« Malheureusement, la France est impitoyable avec ses politiciens. Et personne ne le sait aussi bien que cet ancien chef de l’Etat devenu président du parti conservateur Les Républicains. A ce stade, personne n’a lu l’œuvre, mais au vu des commentaires, la probabilité est forte que la sortie du bouquin, le 25 janvier, n’y change pas grand-chose. »

 

« Pendant ce temps, au sein du parti Les Républicains, “le curseur se déplace vers le centre”, écrit De Morgen. Et cette configuration profite à l’ancien Premier ministre Alain Juppé, qui “est aujourd’hui l’homme politique le plus populaire de France ».

 

« Quant à Nicolas Sarkozy, il a bien sûr toujours une cour de fidèles « qui lui prédisent un soudain regain de popularité. Mais il lui faudrait un miracle pour qu’il remporte la primaire – sans parler de la présidentielle, dans un an et demi ».

 

« 260 pages pour renouer le lien avec les Français. Rejeté selon les sondages, distancé par Alain Juppé dans la course à la primaire, Nicolas Sarkozy joue son va-tout. Voici le contenu de ce livre écrit dans le plus grand secret et tiré à 120 000 exemplaires.

 

Le mea culpa

 

Nicolas Sarkozy fait son mea culpa et cette fois-ci n’y va pas par quatre chemins. Il confie n’avoir pas mesuré « la portée symbolique » du Fouquet’s. Le séjour sur le yacht de Bolloré quelques jours après son élection : « une erreur de jugement incontestable. Je me demande encore comment j’ai pu commettre un tel impair ». Le « casse-toi pauv’con » du salon de l’agriculture en 2008 : «une bêtise que je regrette encore aujourd’hui. J’ai abaissé la fonction présidentielle. Avoir du caractère n’autorise pas tout. »

 

François Hollande

 

Nicolas Sarkozy répète à plusieurs reprises qu’il n’a « ni amertume, ni détestation » à l’égard de son successeur. Pourtant il le cible dès le prologue : « Qui pourra décemment prétendre que la sécurité des Français est entre de bonnes mains? » Puis tout au long son livre : « Il sait dissimuler, masquer, parfois même travestir la vérité (…).Il n'aime ni décider, ni trancher. Son monde est celui de l'ambiguïté sympathique.». Retour aussi sur la passation de pouvoir du 15 mai 2012 où François Hollande n’attendit pas qu’il monte dans voiture pour tourner les talons. Nicolas Sarkozy se montre cinglant. « Son comportement avec Carla (…) fut d’une froideur à la limite de la mauvaise éducation. L’homme amical et chaleureux en privé laissa place à un Président distant, glacial et mal à l’aise. »

 

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ON PEUT PAS, ON A PISCINE

 

Les temps sont durs pour Nicolas Sarkozy. Même réussir à organiser un déjeuner avec les nouveaux présidents de région LR semble être une gageure pour le président du parti. Car le "tout sauf Sarkozy" est ressuscité par… la droite elle-même. Et cet épisode en donne une certaine illustration.

 

Ainsi apprend-on ce jeudi 21 janvier tant dans L’Opinion que dans les confidentiels du Point que l’invitation à déjeuner des présidents de région n’a pas reçu l’accueil espéré. Loin de là. Très loin de là même. Nicolas Sarkozy les avait pourtant invités pour un petit gueuleton le 20 janvier. Mais les multiples désistements ont poussé le probable candidat à la primaire à annuler le rendez-vous. Un camouflet.

 

Un proche d’un "édile" ironise ainsi dans Le Point :

 

Ils avaient tous piscine !

 

Premiers à décliner ce déjeuner, Xavier Bertrand, nouveau patron de la grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Valérie Pécresse, nouvelle présidente de l’Ile-de-France et Christian Estrosi, boss de la région Paca à l’antisarkozysme grandissant. Tous avaient annoncé au lendemain de leur victoire régionale l’envie de "faire de la politique autrement". Ceci explique-t-il cela ?

 

Et puisque le président de la grande région Est Philippe Richert s’est mêlé à la cohorte des déserteurs, Nicolas Sarkozy a préféré tout annuler que de faire un dej’ a minima avec seulement deux des six présidents des régions gagnées par son parti, Bruno Retailleau et son nouveau numéro 2 rue de Vaugirard Laurent Wauquiez.

 

Thierry Breton, ancien ministre de Jacques Chirac, était ce matin sur France Inter.

 

Une intervention surprenante durant laquelle il a tour à tour défendu la politique de formation de François Hollande, critiqué Nicolas Sarkozy et lancé l'idée d'une mutualisation des dettes de défense des pays européens.

 

« Interrogé sur les raisons de cette crise sans fin sur le front de l'emploi et celui de l'économie qui touche la France, l'ancien ministre a eu cette réponse surprenante : "On a eu une gestion de la crise entre 2007 et 2012 qui a été la plus mauvaise de tous les pays européens", a-t-il lâché, devant une Léa Salamé prise de court. Et de poursuivre sur la même tonalité : "On a augmenté la dette de la France de 600 milliards d'euros, on a décroché totalement par rapport à l'Allemagne (...) ce décrochage est absolument tragique pour la construction européenne et pour l'avenir de nos concitoyens". Et vlan pour Sarko ! Même les socialistes, depuis leur arrivé au pouvoir, n'avaient osé faire un inventaire si cruel de la gestion sarkozyste de la crise. Il faudra donc rajouter Thierry Breton, à la longue liste de ces hommes de droite qui n'ont plus peur de critiquer le tenancier des LR. »

 

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LA CONFIANCE – Pour être élu président de la République, il faut croire en sa bonne étoile. Et ne pas trop se fier aux sondages. C'est en tout cas ce que l'on veut croire dans l'entourage de Nicolas Sarkozy : la popularité d'Alain Juppé ne veut rien dire et l'ancien Premier ministre finira par se ramasser à un moment où un autre, c'est une certitude.

 

Nicolas Sarkozy lui-même est persuadé que son principal adversaire pour la primaire de la droite et du centre finira par s'écrouler. Pourquoi en est-il sûr ? Parce que l'histoire comporte de nombreux exemples de gens adorés par le peuple mais jamais porté aux responsabilités. Cité par Le Parisien ce dimanche 17 janvier, l'ancien président dit :

 

Les François ont adoré Simone Veil, Jacques Delors, Edouard Balladur et Bernard Kouchner. Mais ils ont voté pour Mitterrand, Chirac et moi !

 

Et Nicolas Sarkozy est plutôt bien placé pour savoir que les gens n'ont pas toujours voté pour les gens populaires, comme Edouard Balladur qu'il a soutenu en 1995, ce qui lui a valu une jolie traversée du désert après la défaite de l'ancien Premier ministre au premier tour de la présidentielle... Mais c'est une autre histoire.

 

ISLAMISME vous avez dit islamisme !

 

« Nos cœurs se serrent un peu plus chaque jour, quand, à Marseille, un enseignant juif est attaqué à la machette par un émule de Daech avant que des islamistes tuent 29 personnes dont des Français dans un hôtel de Ouagadougou, au Burkina Faso.

 

Jusqu'à présent, il régnait à Marseille un esprit bonasse qui permettait de penser que de tels actes y étaient impossibles. De même, le Burkina Faso semblait une oasis dans un océan terroriste. Mais la barbarie islamiste n'a plus de frontières. Elle va nous chercher partout, jusque dans nos retranchements, pour nous saper le moral.

 

L'agonie, c'est long, surtout vers la fin : ce n'est pas seulement vrai pour les civilisations. Elle est d'autant plus pénible que l'esprit du temps, mélange de confusionnisme et d'acculturation sonore, nous empêche de comprendre ce qui se passe. Notez que, à gauche comme à droite, on ne s'exprime souvent qu'en slogans sur l'islamisme. Résultat : l'avalanche des mauvaises nouvelles nous tétanise.

 

Dans ce monde en démolition, Un silence religieux (1), le livre de Jean Birnbaum, est une très bonne nouvelle, le signe que les yeux s'ouvrent enfin, la preuve qu'il ne faut jamais désespérer. Écrit par l'un des piliers du Monde, journal qui a fait preuve d'une incroyable cécité sur le phénomène islamiste, c'est un essai profond et courageux qui bouscule les idées reçues, à faire lire d'urgence dans les universités et les salles de rédaction. »

 

C’est signé FOG le néo-marseillais ICI 

 

La gauche et l’islam : le cas «Libé» le 21.01.2016 l’Hebdo

 

Le quotidien libertaire est accusé par les laïcs de donner des gages aux « bigots ».

 

« Libération a une partie de son avenir qui se joue dans les quartiers populaires. » En d’autres termes, dans les banlieues où vivent de nombreux musulmans. C’est Johan Hufnagel, patron des éditions numériques du quotidien français, qui l’affirme à L’Hebdo. Pour un titre se revendiquant de gauche, viser le lectorat des quartiers populaires, rien de plus normal. Sauf que cette déclaration en forme de positionnement commercial, suppose également une orientation éditoriale, en l’occurrence assez nouvelle. Pour ce journal à l’ADN libertaire, il s’agit désormais d’être islamo-friendly. Au point de faire copain-copain avec les « bigots », pire, avec les « islamistes », ces « ennemis de la laïcité », dénonce, à gauche toujours, le camp laïque, où l’on trouve notamment un ancien rédacteur en chef de Libération, période 1981-1987, Jean-Marcel Bouguereau. »

 

La suite ICI 

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, «1 programme ? Jamais! La politique, c’est la réalité. La réalité, c’est tous les jours qu’elle change. Il faut avoir des principes et des objectifs, non 1 programme». De Gaulle

En rangeant des livres j’ai mis la main sur « Secrets de Femmes Voyage au cœur du plaisir et de la jouissance », qui donc avait oublié chez moi ? Je n’en avais pas la moindre idée. Ce n’avait plus aucune espèce d’importance mais je le feuilletai pour peut-être retrouver entre les pages, ou griffonné sur elles, un indice. Il n’y en avait pas. Dans ma recherche mon œil fut attiré par un titre : L’orgasme féminin opère une sélection sur les hommes.

 

« Une autre hypothèse part elle aussi de la constatation que l’orgasme féminin n’est pas aussi rapide que celui des hommes. Certains chercheurs voient précisément là une « astuce » de l’évolution. Cette difficulté serait le moyen d’opérer une sélection parmi les hommes. Si les femmes atteignaient l’orgasme avec tout le monde, elles s’accoupleraient au premier venu et en seraient satisfaites. Mais si certains partenaires sont capables de le produire et d’autres pas, les femmes vont privilégier les bons amants. Or les qualités requises pour être un bon partenaire sexuel, patience, sensibilité, intelligence, empathie sont précisément celles qui en feront aussi un bon père, capable de s’occuper de sa progéniture. Ce sont des qualités sociales plus importantes pour le succès parental que la force brute. Grâce à leur orgasme capricieux les femmes font donc une pierre deux coups : d’une pierre d’achoppement un bon coup et un papa modèle. »

 

Étrange hypothèse, pendant très longtemps dans nos sociétés peu de femmes ont pu librement choisir leur partenaire et encore moins elles ont pu le faire sur des critères sexuels. Pour l’immense majorité des femmes de notre planète quand on découvre le comportement sexuel de son partenaire, les jeux sont faits et il est trop tard. La sélection a donc fonctionné dans l’autre sens, les femmes ont tenté de repérer des hommes sensibles et attentionnés dans la vie sociale en espérant qu’ils seront bons au lit.

 

L’irruption de la libération sexuelle des années 60, crime majeur de ma génération, a-t-elle changé la donne ? Je ne le crois pas, le testage sexuel n’a pas inversé la capacité des femmes à se précipiter entre les pattes de mecs invivables mais sérieusement burnés. Le bal de la séduction a perduré, les unions se font et se défont à une vitesse exponentielle. Familles recomposées, enfants bourlingués, femmes maltraitées, le en couple devient une posture sociale bien souvent tragique. Un peu de douceur dans ce monde de brutes ne passe guère par le mitant du lit.

 

Et dire que je croise des femmes avec qui j’aurais aimé faire ma vie.

 

Trop tard !

 

Bowie est mort…

 

 

« Parmi les 1001 conquêtes (supposées) de l’artiste aux mille visages, on compte aussi Bianca Jagger, Amanda Lear (qui disait qu’il se maquillait plus qu’elle), Marianne Faithfull, Oona Chaplin, la veuve de Charlie, ayant 20 ans de plus que lui au compteur, la tigresse Tina Turner, Ronnie Spector, qu’il attendra nu dans une chambre d’hôtel après un show à New York en 1976, Susan Sarandon et Iman (épousée en 1992 et mère de sa fille) pour une union plus longue et conformiste que les autres - même si la presse américaine de l’époque trouva non conventionnel ce mariage interracial. Slash, futur membre des Gun’s N roses, eut aussi la mauvaise surprise, de découvrir, à l’âge de 8 ans, sa mère, Ola Hudson, au lit avec la légende du rock. D’après le livre de Leigh, une étonnante «amitié amoureuse» se serait également nouée entre le chanteur et une Liz Taylor de quinze ans son aîné, en 1975.

 

Mais si la beauté, la séduction et l’attraction exercées par Bowie semblaient infinies, on peut aussi voir dans cette façon d’éprouver ses sens jusqu’à la débauche, une volonté de tout expérimenter dans la tentation de faire de sa vie une œuvre d’art (en ne se donnant aucune limite, pas même celle du genre) plus qu’une simple recherche de frivolité. »

 

Le livre qui éclaire Hollande 

 

 

« Pour lire Hollande, quoi de mieux… qu’un livre ? Non pas un traité de psychologie, genre «la traîtrise expliquée aux nuls». Encore moins un manuel de com’ sur l’art de la triangulation en politique. Mais un de ces essais rares qu’on croit d’érudition et qu’on réserve, à ce titre, aux spécialistes de la profession alors qu’il éclaire la période comme nul autre dont c’était pourtant l’ambition affichée.

 

«La force de gouverner» de Nicolas Roussellier se présente comme une histoire du pouvoir exécutif en France au XIXe et au XXe siècle. Six-cents pages de texte, cent-cinquante de notes. Rien de moins !

 

« … Au cœur de la démonstration de Nicolas Roussellier, il y a cette confrontation sans cesse retravaillée qui place la République devant un défi qu’elle n’imaginait pas. D’autres que le fondateur de la France libre l’avaient entrevue avec lui. Blum ou Mendés, à gauche notamment. C’est d’ailleurs ce qui explique que la rupture de 1958 ait été aussi simple, logique et surtout irréversible.

 

Elle est venue parachever un mouvement qui sapait les fondements de la vieille République parlementaire. Non pas que ses principales figures aient été inconscientes de leur tâche et de leurs responsabilités. Nicolas Roussellier montre précisément l’inverse. Mais parce que leur structuration intellectuelle les empêchait d’être à la hauteur d’une Histoire bien plus haute et bien moins simple qu’ils ne l’avaient imaginé lorsqu’ils pensaient que le progrès était fils des Lumières et que les Lumières naissaient naturellement du débat de la Nation assemblée dans le cadre du seul Parlement.

 

«La guerre revêt essentiellement le caractère de la contingence», écrivait de Gaulle dès 1932 dans «Le Fil de l’épée». «La guerre, rappelait-il encore en 1959, se compose indéfiniment de cas particuliers surgis à l’improviste». Comme le dit à son tour Nicolas Roussellier, «de Gaulle a longtemps bataillé pour imposer l’idée d’un gouvernement des circonstances dans le cadre des modes de commandement militaire». D’où une conception de la politique, au sommet de l’État, qui, vue par le premier Président de la Cinquième, fait fi des programmes et exclut, par nature, les procès en soi-disant trahison : «un programme ? Jamais! La politique, c’est la réalité. La réalité, c’est tous les jours qu’elle change. Il faut avoir des principes et des objectifs, non un programme».

 

J’aime l’Italie !

 

Ça se passe en Italie : Les Italiens, un peuple en voie d’extinction 

 

« Un symbole de l’Italie est en train de disparaître : la Mamma. Les nouvelles mères n’ont jamais été aussi peu nombreuses. Pour la première fois les naissances sont tombées en 2015 sous le seuil psychologique des 500.000, à peine 400.000 si les deux parents sont italiens. Le taux de fécondité est l’un des plus bas du monde avec 1,37 enfant par femme. Ce n’est pas le record de 1,19 atteint en 1995, mais le même chiffre qu’en 1986. Pour la première fois depuis 1919, la population de la péninsule a diminué l'année dernière. Selon les prévisions de l’ISTAT, pas plus de 495.000 nouveaux nés verront le jour dans la péninsule en 2016. 8 naissances pour mille habitants, contre 10 naissances pour mille dans l’Union Européenne. Une chute de la natalité qui fait écho à une hausse de 10% de la mortalité en 2015 par rapport à 2014.

 

Une véritable démographie de temps de guerre pour le pays le plus âgé du monde après le Japon. »

 

J’aime Nantes, enfin un article clair sur le projet de ND des Landes

 

Aéroport : « Nantes se tire une balle dans le pied » selon Jacques Bankir 

 

Pourquoi prenez-vous ainsi position ?

 

J'ai participé à Roissy et j'en suis fier. Je ne suis pas contre les grands projets. Encore faut-il qu'ils soient justifiés. Ici, on engage de l'argent public, on gèle 1 200 ha de bocage, c'est la surface d'Heathrow, premier aéroport européen, 70 millions de passagers... Alors que vous avez un très bon aéroport, proche, facile à raccorder au tramway, bien géré par l'équipe de François Marie. Pourquoi aller chercher midi à quatorze heures ? Et puis, il y a, au sud de la Loire, en Vendée, un tissu remarquable de PME (Petites et moyennes entreprises) que j'ai découvert quand je travaillais à Nantes. Ces gens-là n'accepteront pas de se payer les embouteillages pour aller au nord-ouest de Nantes. Je déjeune régulièrement avec des responsables d'aéroports européens. Ce dossier les fait rigoler. Et moi, je pense que Nantes se tire une balle dans le pied.

 

Ses amis le disent : « Sarkozy c'est Rocky 3 ».

 

Il a perdu, il remonte sur le ring, et à la fin il gagne. C’est cette histoire que les sarkozystes veulent écrire, alors que leur champion dévisse dans les sondages. Cette comparaison avec Rocky ne gêne pas l'ancien chef de l'Etat : « Rocky, Rocky, c’est sympa… Je ne sais pas si je le mérite, quand même. Il devient champion du monde, et en, plus il est aimé ! »

 

Quand la droite se défoule sur Nicolas Sarkozy

 

« Plus que jamais, l'anti-sarkozysme est tendance. Quasiment un phénomène de saison, de mode. Même s'il a toujours éprouvé, et éprouvera à jamais, les plus grandes difficultés à admettre cette phobie autant politique que personnelle, même s'il n'a toujours pas le cuir épais et tanné, l'ex-président a fini par admettre la détestation - le mot n'est pas trop fort - qu'éprouve à son égard les électeurs de gauche. De cet état, Nicolas Sarkozy rend responsable les "élites" (comme s'il n'en faisait pas partie...) et les médias (comme s’il ne les avait pas dominés durant une décennie!). »

 

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, les évêques de France sont divisés, certains espèrent la venue au pouvoir du Front national, 4 ou 5 peut-être, mais ils parlent haut et pèsent de tout leur poids.

 

Ce temps mou qui pèse sur janvier épuise le vieil arbre que je suis, il me faut hiberner pour perdurer et je n’en finis pas de me noyer dans le lac de ses yeux.

 

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire

J'ai vu tous les soleils y venir se mirer

S'y jeter à mourir tous les désespérés

Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire…

 

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où

Des insectes défont leurs amours violentes

Je suis pris au filet des étoiles filantes

Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août…

 

Tenir bon, lutter contre l’ivresse des profondeurs, contenir les errements de mon cœur, surtout ne pas m’apitoyer sur mon sort… m’en tenir à ce que je puis espérer.

 

Écrire !

 

M’immerger dans mon roman !

 

« Le matin nous allions à vélo, par le sentier côtier, jusqu'à l'anse des Vieilles. Au soleil levant l'eau, d'une extrême transparence, semblait de pur cristal. Marie l'intrépide s'y plongeait sans la moindre hésitation et, de son crawl fluide et silencieux, elle filait vers le large. Moi je m'adossais à la pente sableuse pour lire. De temps à autre je relevais les yeux pour repérer le point blanc du bonnet de bain de ma naïade favorite. La montée du soleil m'emplissait d'une douce chaleur mais je ne pouvais réchauffer la pointe d'angoisse qui ne disparaîtrait que lorsque Marie serait de nouveau à portée de ma brasse minable. L'océan, avec ses airs paisibles, me déplaisait. Je connaissais sa nature profonde, charmeuse et hypocrite comme celle de tous les puissants. À la fin juillet, en un accès de rage soudain, de ses entrailles obscures, il avait enfanté une tempête féroce. Avec Marie, blottis dans la faille d'une falaise, à l'abri du vent et des embruns, pendant des heures, nous nous étions grisés de ses outrances, puis dans le grand lit de la Ferme des Trois Moulins, ce soir-là, pour conjurer ma peur, j'avais pris Marie avec une forme de rage désespérée. Après, blottie dans mes bras, elle m'avait dit « tu m'as baisée mon salaud et c'était vachement bon...»

 

« Quand nous discutions, et surtout lorsqu'elle se passionnait, Marie jouait en permanence avec le troisième bouton de ses corsages ; j'adorais ce geste léger, instinctif. Voulait-elle le défaire ou vérifiait-elle qu'il fût bien en place ? Balancement ou équilibre, je fixais le jeu de son pouce et de son index avec volupté. Parfois, dans le feu de la conversation, la barrière du troisième bouton tombait, les pans du corsage s'entrouvraient, découvrant la naissance de la gorge de ses seins. Je la désirais alors, avec une force brutale que je réfrénais. Souvent je me levais pour lui caresser la nuque. Sentir au bout de mes doigts le grain si fin de sa peau m'apaisait. Transfuser de sa chaleur adoucissait le tranchant de mon sexe de silex. Marie attrapait ma main. Je la laissais me guider. Elle me disait, « Benoît, m'aimeras-tu quand je serai vieille et que mes seins seront des petites pommes ridées ? » En enveloppant dans le creux de mes mains ses seins je lui répondais « nous ne serons jamais vieux ma belle car nous vieillirons ensemble... »

 

L’actualité me rattrape par la manche en se mêlant à mes souvenirs :

 

MÉLENCHON : « C’était un bonheur de travailler avec le vieux comme chef de meute. » dans la revue Charles 

 

« Évidemment, quand vous avez sous les yeux un François Hollande, vous pouvez vous dire que l'arrivée au pouvoir de la 'gauche' ne change rien et que le résultat peut même être pire qu'avec la droite. Il faut guérir l'autre gauche de cette maladie pour qui l'exercice du pouvoir condamnerait à la compromission et à la déroute intellectuelle et morale. Ce n'est pas vrai »

 

Un jour, Mitterrand m’a dit au sujet de l’affaire Bousquet : «Je sais pourquoi ils nous parlent de ça : parce qu’ils veulent que les gens n’aient plus jamais confiance dans aucun d’entre nous. » Je pense qu’il avait raison. L’option de l’ennemi, c’est toujours de discréditer nos porte-drapeaux. Ici, il s’agit d’effacer les traces d’un séisme : le seul chemin révolutionnaire que l’on n’a jamais ouvert dans ce pays par une victoire électorale.

 

Les vétérans de la Mitterrandie conviés à dîner par François Hollande

 

« Après l'hommage, les bons souvenirs. Ultime étape de cette commémoration du décès de François Mitterrand, le grand dîner organisé ce vendredi soir par son successeur à l'Elysée. Un repas où sont conviés vétérans et jeunes pousses de la Mitterrandie. Parmi les anciens, les ex-ministres Robert Badinter, Louis Mermaz, Elisabeth Guigou et Dominique Bertinotti seront présents, auxquels s'ajouteront l'avocat Georges Kiejman et l'écrivaine Laure Adler. Ils dîneront aux côtés d'actuels ministres comme Laurent Fabius, Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira et Myriam El Khomri.

 

Ce repas est une étape traditionnelle des compagnons de route de l'ancien président de la République. Elle a lieu chaque année dans le XIVe, au restaurant de poisson la Cagouille, l'une des tables favorites de Mitterrand. Mais d'après Georges Kiejman, contacté par Le Scan, le clan «s'est dispersé depuis un certain temps». «Hormis quelques fidèles comme Bianco, Mermaz ou Mazarine (Pingeot, la fille de François Mitterrand, ndlr), je n'ai pas le sentiment qu'il s'agisse d'une communauté très soudée», ajoute-t-il. Cela n'a pas empêché François Hollande, l'an dernier, d'y faire une brève apparition. Cette année, le dîner se déroulera au sein même de l'Elysée. Une première, qui devrait offrir davantage de solennité à l'événement. L'ambiance, empreinte de nostalgie, sera propice à la réminiscence des convives, dont certains se sont côtoyés pendant plus de 20 ans, de campagnes électorales en congrès du Parti socialiste… »

 

Tout ce petit monde sent le rance et me permet de jeter un pont entre un temps où notre pays était sous la botte, occupé, vaincu, avec son lot de lâchetés ordinaires côtoyant l’héroïsme du quotidien. N’ayons jamais la mémoire aussi courte que les idées des héritiers d’une France s’adonnant à la collaboration pour des raisons tirant leurs racines d’une position sociale.

 

« Souvenons-nous que c’est dans cette France si catholique qu’il y a soixante-quinze ans, tant de gens, y compris la quasi-totalité des évêques et archevêques, exceptions faites de Messeigneurs Salièges (Toulouse) et Théas (Montauban), puis Gerlier (Lyon) et Delay (Marseille), ne virent aucun obstacle à ce que les juifs soient d’abord interdits de nombreuses professions, puis pourchassés, emprisonnés et finalement déportés.

 

Encore faut-il préciser que les quatre prélats en question ne parlèrent qu’à partir d’août 1942, c’est-à-dire après les premières déportations. Ils n’avaient jusqu’alors pas dit un mot contre les lois antijuives. À Noël 1944, le nouveau nonce à Paris, Angelo Roncalli, futur Jean XXIII, trouva sur son bureau la liste d’une quarantaine d’évêques identifiés comme collaborationnistes et pétainistes jusqu’à la dernière heure, dont le gouvernement français et son chef, Charles de Gaulle, pourtant fervent catholique, demandaient la démission. Rome ne voulait rien entendre, les choses traînèrent et, parce qu’il fallait bien que la vie reprenne, à l’été 1945, sept évêques partirent, trois démis par Rome, et quatre démissionnant de leur plein gré.

 

L’Église de France a voulu oublier, elle n’a jamais fait d’examen de conscience, à l’exception de la déclaration de repentance de Mgr Olivier de Berranger en 1997, à Drancy, laquelle lui a valu, d’ailleurs, de belles expressions de haine. Elle a oublié aussi que son « honneur » avait été sauvé par des prêtres, des religieux, des religieuses, des catholiques, hommes et femmes, qui, en toute désobéissance à l’égard de leur hiérarchie, s’étaient engagés et avaient sauvé des vies, parfois au prix de la leur. »

 

Témoignage Chrétien, la source de mon engagement...

 

 

Et puis, toujours devoir de mémoire :

 

« Ah, c’est donc ça ! Tout le chaos du Moyen-Orient vient de là! Tout ce sang qui imbibe le sol du désert, tout ce vent de haine qui soulève le sable d’Acre et de Damas! James Barr, historien anglais, professeur à Oxford, «visiting fellow» au King’s College, a repris toute l’affaire.

 

À partir de ce rapport secret, James Barr reconstitue l’enchaînement des faits. En 1916, deux diplomates, Mark Sykes et François Georges-Picot, établissent un traité qui partage le Moyen-Orient en deux zones, sur les ruines de l’empire ottoman. Ils s’y prennent simplement, les deux lascars: ils tirent une ligne droite depuis le «e» de «Acre» jusqu’au dernier «k» de «Kirkouk», soit depuis la Méditerranée jusqu’au Nord de la Mésopotamie.

 

Pas besoin de finasser : il suffit de suivre la voie de chemin de fer. Tombent dans l’escarcelle des Anglais la Transjordanie et l’Irak. Dans celle des Français, la Syrie, le Kurdistan et un bon pan de la Turquie. La Palestine, nécessaire aux intérêts de la Couronne (pour garder un œil sur le Canal de Suez), on verra plus tard. »

 

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, en plein état d’urgence, alors qu’on peut être assigné à résidence pour ses convictions écologistes on ne risque apparemment rien à partir en bande à la chasse à l’Arabe.

« Une nouvelle embellie d'amour semblait s'annoncer. Cyprien avait perdu toute défiance… » Huysmans, la nouvelle idole d’Houellebecq, dans les Sœurs Vatard en 1879.

 

Dans embellie il y a belle, comme ombelle, ombrelle, belle qui ensorcelle… et moi j’en suis encore resté là. Seul et abandonné mon vieux cœur d’artichaut auquel il reste encore quelques feuilles n’en finit pas d’aimer. Aucun remède, aucune thérapie, aucun électrochoc, n’ont pu venir à bout de ma plus grande pente, j’y glisse sans cesse avec plaisir.

 

« C’est curieux. Lorsque nous sommes enfants, et même lorsque nous sommes jeunes, nous ne prévoyons jamais quelles nouvelles choses vont devenir importantes et révolutionner notre propre existence. Il y a tellement de nouveautés et elles surgissent à une telle vitesse qu’on dirait qu’elles ne présentent aucune importance aux yeux de l’adolescent déconcerté qui va devoir les vivre. En revanche, lorsque nous sommes vieux, vraiment vieux, il reste tellement peu de choses nouvelles à aborder que chacune d’elles devient importante. Et je vous assure qu’à mon âge, les choses qui vont arriver ne peuvent être qu’importantes. De fait, il ne faudrait même pas en parler au pluriel. »

 

Le narrateur de Luis Llach met le doigt là où il faut : la seule chose importante qui me soit arrivé c’est que je sois de nouveau tombé amoureux. C’était en août 2014, et j’écrivais depuis la Mouzaïa : « Sans même y réfléchir, face à la situation, je décrétais « l’état d’urgence », je prenais enfin conscience que le temps m’était brutalement compté, il me fallait m’extraire sans délai de ma latence, rompre ma déshérence, l’aimer à me péter le cœur ! »

 

« Je suis un amoureux permanent qui tombe amoureux à la moindre perturbation, au plus petit signe d’une belle, ici ma belle, alors sans transition je fonds, j’atteins le point d’ébullition, je m’enflamme, me consume comme de l’étoupe. Capable de tout et de n’importe quoi, je suis à la fois proie et prédateur… »

 

« Nous quittâmes, à vélo, sans trop de regret les mornes plaines des confins du XIIIe-XIVe pour rejoindre notre nouvelle demeure. Il nous fallut grimper, forcer sur nos pédales, pour atteindre les hauteurs de la Mouzaïa. À destination nous étions nimbés de sueur, fenêtre ouverte, face à elle sous la douche, je m’émerveillais « Y’a toujours des oiseaux à la Mouzaïa ». Affleurement, effleurement, nous fîmes l’amour avec délice sur notre presqu’île et le moka d’Abyssinie qu’elle prépara, avec les mêmes soins que Chouchou, bien mieux qu’un visa, me conférait le statut de résident. Je jetais mon statut d’apatride aux orties, j’abandonnais le no man’s land complaisant où je me vautrais depuis toujours. »

 

«Les amoureux d'aujourd'hui

Savent qu'il reste des bancs dans Paris

… Tant qu’il y aura des bancs reste un pays de sentiments »

 

Le 17 août 2014 je notais :

 

Je ne me lassais pas de relire mes notes écrites comme toujours au crayon :

 

« En survolant la Giraglia, j’ai l’impression de toucher des yeux ce caillou couvert de myrte et de lentisque. Les hublots deviennent autant de masques qui grossissent les contreforts du cap Corse, un index tendu vers le golfe de Gênes… »

 

« Une forte odeur de maquis me gagne à l’aéroport de Bastia-Poretta, quelque chose d’âpre et d’entêtant qui fait battre mon cœur et me confirme que je suis Corse aussi…»

 

La Corse : Jean-François Bazin, fin analyste politique, pose la bonne question : Qu'est-ce que la Nation corse?

 

« Le spectacle corse se déploie sous les yeux éberlués d'une opinion française qui en découvre chaque jour un nouvel épisode. Rien n'y est d'équerre et surtout, les mêmes mots et les mêmes références semblent ne pas avoir le même sens et la même portée selon qu'on les manie sur l'île ou sur le continent. Cela a commencé durant la campagne des régionales quand autonomistes et indépendantistes réunis ont tranquillement repris leur proposition de "corsisation" des emplois sans que ça trouble un seul instant la grande masse de ceux qui ont crié au scandale quand Marine Le Pen a voulu installer "la préférence régionale" au cœur de son projet pour sa nouvelle terre d'élection.

 

Cela s'est poursuivi au lendemain du scrutin quand les promoteurs de "la Nation corse" avec un art consommé de la mise en scène, ont substitué aux vieilles images un brin grotesques de la cagoule et du maquis celles du costard-cravate, sur fond de Salve Regina, sans que les autorités gouvernementales acceptent pour autant de donner l'absolution à ces nouveaux communiants tout juste bénis par le suffrage universel.

 

Cela a pris enfin un tour beaucoup moins farce lorsqu'au lendemain des événements d'Ajaccio, dans le quartier des Jardins de l'Empereur, les mêmes se sont mués en fervents défenseurs de l'ordre républicain en expliquant notamment que la spécificité corse n'était pas telle qu'on puisse distinguer des incivilités et un racisme façon ratonnade qui soient proprement insulaires. »

 

La suite ICI 

 

Dans une Tribune libre, dans Corse-Matin, Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012 avec Le Sermon sur la chute de Rome, paru aux éditions Actes Sud affirme avec justesse : Au-delà de la haine, rien !

 

« Nous sommes obsédés par notre image – et le préfet lui-même déplorait que les événements des jardins de l’Empereur aient donné une image désastreuse de la Corse. S’il n’a que cela à déplorer, je le félicite et je l’envie. Il me semblait que les événements étaient suffisamment déplorables par eux-mêmes, indépendamment de leurs effets fâcheux sur notre sacro-sainte image. Pourtant, au matin du 26 décembre, j’ai ressenti moi aussi une terrible honte collective. Je le regrette. Car la honte, pas plus que la responsabilité, ne saurait être collective et je ne veux pas faire ce cadeau à Monsieur Barbier et à ses semblables, qui ne méritent que notre mépris. Le débat que nous devons mener n’a pas à se dérouler sous les yeux de certains éditorialistes du Continent, personne n’a à jouer le rôle du Corse ou de l’Arabe de service dans les médias, nous n’avons pas à leur offrir des réactions dans lesquelles ils ne trouveront de toutes façons que la confirmation de leurs préjugés invincibles. Si le sujet les intéresse, il leur suffit de venir ici mener une enquête, ce qui leur donnera, pour une fois, l’occasion de faire un travail de journaliste. Leur détestation nous est acquise une fois pour toutes.

 

Qu’elle ne nous interdise donc pas de mesurer la gravité de ce qui s’est passé aux jardins de l’empereur. Les mouvements de foule sont toujours ignobles. Le spectacle de la jubilation grégaire est en soi répugnant. Apparemment, si j’en crois les vidéos, rien n’est plus délectable que de se laisser aller en groupe à une pulsion de lynchage qu’on voudrait faire passer pour une soif de justice. Mais où est la justice ? Que l’intolérable agression des pompiers mérite une punition sévère, voilà qui est évident ; mais par quel miracle aberrant cette punition pourrait-elle consister à s’en prendre à une communauté tout entière en terrorisant des familles innocentes ? Hélas, je crains que les courageux manifestants ne se soucient pas le moins du monde des pompiers. Ils ont simplement saisi l’occasion qui leur était offerte de laisser libre cours à la haine qui, depuis des mois, parcourt les réseaux sociaux et qui demeure, dans toute sa pureté, le fait originel. »

 

L’ensemble de la Tribune Libre ICI 

 

Le débat démesuré sur la déchéance de nationalité me gonfle car il permet à ceux qui prétendent incarner les valeurs du peuple de gauche de prendre des postures bien commodes. Sous chaque signature je mets bien plus qu’un visage, qu’une simple image médiatique bien ripolinée, je les connais. Je les ai vus à l’œuvre. Je les ai vus vivre aux antipodes de ce peuple dont ils se réclament. Intelligentsia parisienne, dernier carré des mitterrandistes tel Pierre Joxe, l’armée des soutiers de la rue de Solférino devenus députés frondeurs, vieilles bourriques d’une gauche qui n’a rien compris, rien anticipé, espèce en voie de disparition. Pour autant je trouve qu’en ces temps durs cultiver des symboles est une pure indignité. Que j’aime l’évocation du grand retour du peuple de gauche, ce peuple élu, peuple qui se croit choisi par une instance supérieure… je n’ose dire à la manière de de Gaulle, déchu de sa nationalité par Pétain : « peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur » ça serait très mal vu par les pharisiens…

 

Ce qui m’importe, me préoccupe, moi vieux briscard né dans une Vendée crottée qui n’aimait guère la République, c’est notre incapacité à exprimer clairement notre anticléricalisme. Je suis vacciné et je ne vois pas au nom de quoi je ne pourrais exprimer mon peu de goût pour les prêches débiles des imans. Devons-nous laisser ce soin à ceux qui sont en première ligne tel Maher Gabra, militant égyptien des droits de l'homme.

 

LE VER DU FANATISME DANS L'ISLAM

 

« Si Cheikh Gomaa, un porte-flambeau de «l'islam modéré», affirme que remettre en cause l'obligation du port du hijab suffit à faire de vous un infidèle, tandis que commettre les crimes de Daesh n'est qu'une "erreur d'interprétation" qui ne suffit pas à vous écarter de l'Islam, nous avons un problème !

 

L'argument du mufti est que El-Shobashy et ses partisans ont nié des axiomes religieux de base, tandis que Daesh ne l'a pas fait. Pour lui, le port du foulard est donc apparemment plus important que le fait de sauver des vies innocentes, ou d'empêcher qu'on réduise des femmes à l'esclavage.

 

Dans le même talk-show, l'ancien Grand Mufti sanglotait en commentant l'initiative de quelques Egyptiens de fonder un nouveau parti politique sous le nom de «parti laïc égyptien". Il a dit: "Ceci est une fête pour l'athéisme. Arrêtez ce péché, assez avec le manque de foi et de morale! " Pour ce "cheikh modéré", créer un parti qui prône l'égalité et les droits des citoyens, ainsi que la séparation entre la mosquée et de l'État, est donc un péché contre l'islam, la morale publique et l'unité nationale. A combattre à tout prix.

 

Lire l’intégralité de la tribune ICI 

 

Reste que l’Opération Chartrons reste d’une surprenante acuité ! Qui l’eut dit lorsque nous l’avons lancé ?

CHAP.15 opération Chartrons, en plein état d’urgence, alors qu’on peut être assigné à résidence pour ses convictions écologistes on ne risque apparemment rien à partir en bande à la chasse à l’Arabe.
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