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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, l’énigmatique nuit de Julie Gayet à Cheval Blanc et les 2 chieuses de Sarko le nouveau plombier polonais incontinent…

« Au réveil vers 7 heures, je m’accorde toujours dix minutes d’émerveillement, c’est un temps que je prolonge par un temps de méditation. Ensuite, je pratique un exercice de douche énergétique qui me permet d’énergiser mon corps, en passant en revue les organes intérieurs et extérieurs. Je sens et savoure que je suis vivant, entouré et aimé de mes proches. Tout cela est de nature à me faire sentir le présent au double sens du terme y compris comme un cadeau de la vie (…) je modèle mon temps selon l’énergie de mon désir. Cela me permet d’effectuer d’autant mieux ce que j’ai à faire.

 

Quel est votre moment de la journée préférée ?

 

« Les temps où l’on peut éprouver pleinement l’énergie de l’amour, de la sensualité, de l’amitié, de la tendresse. »

 

Quelle serait pour vous la journée idéale ?

 

« La journée idéale n’est pas pour moi celle que l’on maîtrise. Je préfère rester en situation de surprise, d’accueil des cadeaux de la vie, y compris les plus surprenants, et ne pas être dans le contrôle. »

 

C’est de la plume de Patrick Viveret, un ancien du PSU, croisé dans les fourgons de Michel Rocard, et c’est la nouvelle philosophie de ma vie.

 

Je suis accueillant à tout ce qui me surprend, ouvert, aimant.

 

Elle, je l’aime très fort, je tiens à elle bien plus qu’à la prunelle de mes yeux et avec elle j’ai enfin découvert la jalousie. Vocation tardive qui me laisse serein car, depuis l’origine, je sais que l’accomplissement de cet amour est impossible. Ça n’enlève pas une parcelle de mon désir mais celui-ci est tendre, apaisé. Souvent j’ai envie de lui dire « Donne-moi, une seule raison de ne pas t’aimer ? » pour démonter une à une ses défenses. Offensif et contemplatif, je sais maintenant que « la jalousie fait autant souffrir de ce qu'elle suppose que de ce qui est. » C’est du La Rochefoucauld. Le virus de la jalousie elle me l’a inoculé au fond d’une nuit chez Zagros, la voir dans les bras d’un autre me crucifia. D’un seul coup d’un seul je découvrais l’étendue de mon attachement.

 

Enfin, dans ma vie, sur le tard comme aimait à le dire ma grand-mère, j’accueillais cette compagne comme un réel cadeau de la vie. À chaque occasion qui se présentait nous vivions des jours simples et heureux, elle se pacifiait, elle rayonnait, elle s’émerveillait ça suffisait largement à mon bonheur.

 

Nous pique-niquions sur une pelouse du parc de Belleville, l’air était tendre, de beaux nuages de gaze moutonnaient dans un ciel azur, la belle vie.

 

Mon ami François de Saint-Emilion me téléphonait. Pierre Luton était furax contre la RVF reconvertie en Closer s’interrogeait hypocritement « Le président et son amie l'actrice auraient-ils profité de leur agenda girondin pour se retrouver et, si oui, où auraient-ils bien pu passer la nuit de samedi à dimanche ? Il n'en a pas fallu plus pour laisser se répandre la folle rumeur selon laquelle le couple aurait passé la soirée ensemble au château Cheval Blanc à Saint-Émilion, où logeait l'actrice. »

 

« Selon le protocole le président aurait dû coucher dans la résidence du Préfet de Gironde, le très bel hôtel de Nesmond, au coeur de Bordeaux. Mais dans le quartier personne n'a remarqué d'agitation cette nuit-là »

 

Comme chacun le sait dans le Landerneau du vin ils ont du nez les fins limiers de la RVF qui, bien sûr, ont mené l'enquête pour savoir où se trouvait le chef de l'Etat.

 

Se trouvait-il à l'hôtel Mercure de l'aéroport de Mérignac pour plus de simplicité ?

 

Eh bien non. Pour ce week-end end dans l'une des plus belles régions de France, François Hollande et Julie Gayet ont choisi un cadre beaucoup plus chic et romantique... « Le couple s'est effectivement retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche, mais sur les rives de la Dordogne, dans un prestigieux premier cru classé de Saint-Émilion. »

 

« Pour cette nuit loin des ors et des tracas de l'Elysée, le couple a posé ses valises au château Cheval Blanc, la propriété du milliardaire et première fortune de France Bernard Arnault, président du groupe LVMH et actionnaire de la société de production Rouge Production de l'actrice. Si peu de détails ont fuité quant au déroulement de la soirée et sur une possible dégustation de grand cru dans les chais, le couple a été logé dans « l'une des très belles chambres du château donnant sur le vignoble et sur le spectaculaire chai » conçu par l'architecte Christian de Portzamparc.»

 

Tout faux, mauvaise pioche « En fait, Julie Gayet est venue déjeuner seule au château Cheval Blanc, samedi midi, puis elle est revenue dormir seule le soir après le dîner de la Jurade » a déclaré Pierre Lurton, le gérant de la propriété appartenant à Bernard Arnault, le président du groupe LVMH. Quant à François Hollande, il serait arrivé seulement dimanche matin de Paris.

 

Mais jusqu’où iront-ils pour draguer un lectorat peau de chagrin ?

 

Et pendant ce temps-là le pauvre Nico, le nouveau bateleur des estrades de foire, le néo-plombier polonais, est aux prises avec deux créatures, deux fortes têtes qui, quand elles ne se font pas la guerre, se retournent contre leur patron.

 

Longueurs&Pointes d’abord, qu’il ne supporte plus.

 

Incontrôlable, pas de discipline, ultra-perso, pauvre Nico a pourtant été contraint de la reconduire dans ses fonctions de numéro 2 de LR, alors qu’elle conteste ouvertement la ligne du parti, multipliant les appels du pied vers l’électorat de Juppé ou de Fillon.

 

Furax il tempête « En la nommant numéro 2, je pensais qu’elle me ramènerait les modérés. Que dalle ! Elle ne me ramène que des emmerdes. Je n’en peux plus. Si elle veut dégager, qu’elle dégage ! » rapporte Le Canard enchaîné

 

NKM ne cache plus son intention de participer à la primaire :

 

« Cette femme est folle, elle est détestée dans le parti ! Je la tiens à bout de bras et, pour me remercier, elle m’emmerde et me provoque ! Elle déconne à pleins tubes !», aurait lâché en l’apprenant, le 30 mai dernier, le déboucheur d’évier, le Destop des demandeurs d’asile, qui ne lui prédit que « 3 % des voix, pas plus ».

 

En aparté, la folle parie sur la défaite de Sarko qui sera « empêché » par ses ennuis judiciaires », proclame-t-elle à qui veut bien l’entendre. Il se murmure que lorsque l’employé des eaux hésitait à la reconduire à la direction du parti, Longueurs&Pointes n’avait pas tardé à signaler à Frédéric Péchenard et à Pierre Giacometti « qu’elle connaissait Sarkozy depuis longtemps, qu’elle pourrait raconter des choses. »

 

Rachida Dati, ensuite, qui a tout fait pour intégrer l’exécutif de la nouvelle formation, en vain, et qui, dépitée, n’en finit pas de se venger.

 

« Politiquement, elles pèsent, alors pauvre Nico est obligé de faire avec… »

 

« Aujourd'hui, de l'aube à la nuit, de l'aurore au crépuscule, à chaque seconde que nous accorde la Providence, un micro se tend, une caméra s'allume, un selfie se prépare, un smartphone se branche ; il n'est même plus besoin de poser des questions : le politique, ravi de la crèche, transfiguré par les projecteurs, parle parce qu'il existe. Existe parce qu'il parle. Je cause, donc je suis. Pour le reste, l'avenir y pourvoira. »

 

André Bercoff

 

Migrants : Nicolas Sarkozy, plombier incontinent 

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 08:00

Ma vie, enfin un long fleuve tranquille, je la goûtais avec délice, sans hâte, à petites gorgées, les yeux fermés, en me laissant porter par elle, « L’Intraitable », fier cuirassé en rade de Brest, me disais-je d’elle. En ce samedi d’après canicule l’air était vif nous marchions dans le parc des Buttes-Chaumont. Assis sur un banc au soleil à son côté mon imagination prenait le pouvoir, intrigante dame en noir, cheveux platinés, femme fatale à la Kay Lake, l’héroïne du Dahlia Noir d’Ellroy, l’auteur à tous les pouvoirs et il ne se prive pas de les utiliser, transgresser, abattre l’invisible cloison qui sépare fiction et réalité. Que du bonheur ! Même plus peur des petits frelons qui lui tournent autour, je les piège, ils ne sont pas à sa hauteur. J’en arrivais à aimer le cheval de frise qu’elle place autour d’elle pour me tenir à la bonne distance, c’est si différent, si excitant, ça attise mon imagination. Tout ce temps d’elle me ravissait, me conférait un statut privilégié. Elle était à moi, rien qu’à moi. Déjeuner quasi provincial, le calme d’une petite place, comme si la ville s’était retirée loin, très loin. Plus tard, en une fureur extrême, cette même ville, devint folle, au bord de la catharsis, des envies de meurtre face à l’indécence et l’impudeur. Elle flamboyait, regard noir, quelle était belle, lionne indomptable !

 

De retour dans la fraîcheur de ma cellule de moine, je lisais :

 

« La vie y était austère. Il n’y avait pas de chauffage dans les dortoirs où s’alignaient des rangées de lits en fer. Lorsque les enfants se réveillaient à 5 h 45 du matin, dans l’obscurité hivernale, il y avait de la glace dans le grand lavabo qui courait le long du mur du fond telle une mangeoire à chevaux. Ils se lavaient rapidement à l’eau froide qui coulait des robinets en cuivre à l’ancienne, puis ils se rendaient à la chapelle pendant l’angélus. La classe prenait huit heures par jour, cinq ou six jours par semaine, auxquelles il fallait ajouter deux heures pour les devoirs et, si le temps était mauvais, des heures supplémentaires d’étude le dimanche. Le déjeuner se déroulait en silence, pendant qu’un prêtre lisait un texte édifiant ou quelques pages des Saintes Écritures. Ce n’est qu’une fois la lecture achevée que les enfants étaient autorisés à parler. La journée se terminait comme elle avait commencé, en prière. Tous les trimestres, trois jours durant, les élèves partaient en retraite pour se consacrer à la méditation et à l’étude de la Bible »

 

Ce fut la vie du jeune François de Jarnac pensionnaire au collège Saint-Paul d’Angoulême.

 

De cette rude et libre jeunesse, que je connus moi-même, je tire un enseignement imparable, elle a fait de nous d’impétueux et fougueux amoureux… Nous aimons ! Ce fut, c’est toujours pour moi, notre raison de vivre même si nous affichions, et que j’affiche toujours, le contraire sous nos grands airs.

 

« Je vois une blonde qui me tourne le dos. Elle se tourne vers moi. Je suis resté les pieds rivés au sol… Puis je l’ai invité à danser. J’étais fou d’elle. »

 

« François était fou d’amour pour elle et il ne lui cachait pas. »

 

« Ce fut la première des quelques deux mille lettres d’amour qu’il lui enverrait au cours des trois ans et demi qui allait suivre. »

 

« François se languissait d’amour et se montrait suppliant mais il n’était pas l’homme de ses rêves. Elle le tenait à bonne distance – « assez loin pour se sentir libre, assez proche pour qu’il ne se décourage pas » – ne répondant pas ou peu à ses déclarations ardentes. Ils étaient comme les personnages d’un roman du XIXe siècle : « Il avance d’un pas, elle avance avec lui, il avance d’un deuxième, elle prend peur. »

 

« Mais au fond d’elle-même elle continuait de rêver d’un homme qui enflammerait son cœur. François était sensé, charmant, tout ce dont une fille pouvait rêver. Dans ses lettres, il se répandait en déclarations : « Comment m’as-tu lié si étroitement à toi ? Je me croyais insaisissable, je me croyais maître de mes sentiments […] J’étais indépendant, rebelle, je le suis toujours à l’égard de tout ce qui n’est pas toi. […] Mesures-tu ta puissance ? […] jr t’aime, je t’aime, je t’aime. » D’un côté, c’était ce qu’elle désirait entendre, de l’autre, c’était exactement ce qu’il n’aurait pas dû dire. »

 

Elle c’était Marie-Louise Terrasse, la future Catherine Langeais la présentatrice de télé la plus populaire auprès des français, et elle avait 16 ans.

 

Mon bonheur ne dépend que de toi, et je ne suis pas malheureux de constater ma dépendance.

CHAP.15 opération Chartrons, Nathalie vient de lire le livre. Il faut tout arrêter, sinon elle divorce !  C'est déjà trop ! Nicolas Sarkozy n'aime pas du tout les intellectuels et il n'a pas d'humour.

Quel beau couple, je ne parle pas ni de François et de son inaccessible Marie-Louise, encore moins d’elle et de moi, même si nous le sommes effectivement, beaux, mais des 2 hébétés, Arnaud Montebourg dit Nono la belle gueule, et Mathieu Pigasse le banquier rock-and-roll, les nouveaux Vallès de la classe ouvrière française en déréliction qui lorgne du côté de chez la fille du borgne, se penchent sur les pauvres :

 

« Des familles ouvrières contraintes de limiter encore leurs dépenses pour faire face à leurs impôts augmentés ».

 

« Là un petit retraité devenu imposable incapable de retenir ses larmes devant le fonctionnaire de la trésorerie ne pouvant lui accorder assez de délai ».

 

La « vraie gauche » quoi !

 

La populaire tendance populiste incarnée par ce couple inassorti, le Johnny de la politique qui revient tous les 2 mois faire la morale à Flamby et le banquier Lazard, vieux pote de DSK, l’inventeur du « socialisme de l’offre », qui lui fait le grand écart à se faire péter la sous-ventrière.

 

Style toc, et le fond surtout. « Les deux phrases citées plus haut montrent immédiatement la contradiction : les auteurs veulent dénoncer l’austérité mais les exemples choisis portent sur des pauvres assommés par… les impôts. Les salaires n’ont pas baissé en France, si le pouvoir d’achat a reculé c’est à cause des taxes et des alourdissements fiscaux. Quel aveu ! L’austérité en France ne vient pas des revenus, elle met hors de cause la responsabilité des chefs d’entreprises. Elle vient des impôts et désigne le gouvernement comme coupable. Le gouvernement auquel a participé Arnaud Montebourg a fait l’erreur tragique d’augmenter les impôts. Il visait les riches, il a atteint non pas les pauvres en vérité, puisque la moitié des ménages français ne paient pas l’impôt sur le revenu, mais la classe moyenne. L’austérité vient des impôts. L’ex-ministre nous avoue là penser comme Manuel Valls : la faute de la gauche est d’avoir utilisé la méthode fiscale. »

 

Le propos des deux auteurs est vide sur le fond. Ils réclament ce qui est. Ils sont hors réalité et leur texte n’a pas de sens. Alors comment les comprendre ? »

 

La hauteur du déficit n’est pas leur affaire, la conduite concrète d’un gouvernement plongé dans l’Europe réelle ne les concerne pas. »

 

Pure posture à la Mélanchon de 2 yaka, 2 vrais cons, 1 ministre raté et 1 banquier enrichi qui nous interpellent au nom des pauvres avec un texte écrit sur un coin de table. Pure ambition personnelle, si dévorante, qu’elle leur fait épouser les thèses du populisme de la plus dangereuse espèce.

 

Et pendant ce temps-là j’imaginais le chef des REPS’, en train de compter et de recompter les sièges vides sous la tente du congrès fondateur des Républicains, de calculer le nombre de militants manquant à l’appel, de pester sur les mauvais chiffres d’audience de son 20 heures, il s’inquiète, il rumine et fait les cents pas dans son bureau, il cherche comment il pourrait échapper à ces foutues primaires en pestant contre Jean-François Copé et François Fillon qui en ont validé le principe lors de la signature de leur traité de paix en mai 2013. Chiffon de papier, l’envie irrépressible de les rayer, purement et simplement, de son calendrier le reprend, plus violente que jamais, « depuis qu’il a constaté que les militants, ses militants, ceux à qui, le soir de sa défaite, il lançait : « je vous aime », prenaient leur distance. Il comptait sur eux pourtant, sur leur fougue, sur leur ferveur, pour écraser Juppé et tous les autres. Las, ils se déballonnent. Un autre signe l’inquiète, le nombre d’adhérents. Il espérait le voir bondir sous l’effet de son retour mais rien ne s’est produit. La poisse. Et de refaire ses calculs, encore et encore…. Des calculs qui le rapprochent toujours plus de son concurrent bordelais. »

 

« Or l’idée que la victoire ne soit pas assurée le ronge. Pas question de remettre en question son statut de leader, il répète donc, à tous ceux qui entrent dans son bureau depuis des semaines : « les primaires n’auront pas lieu. Je ferai tout pour les éviter. Elles vont diviser durablement notre famille ». Et de tenter d’en repousser la mise en place aux calendes grecques au prétexte qu’on ne peut pas prendre le risque de voir débuter les hostilités avant les régionales. »

 

« Même s’il donne des gages de bonne volonté, Nicolas Sarkozy est donc toujours bien décidé à éviter d’affronter son ancien ministre des affaires étrangères et tous les autres quitte à faire un beau cadeau à François Hollande qui ne rêve que du combat retour. Ça tombe bien, Nicolas Sarkozy en rêve aussi. »

 

Quel beau couple ! Je ne parle pas de François et de Nicolas mais de Nathalie, notre Longueurs&Pointes à éclipse du XIVe, et de Jean-Pierre. « Pour JPP, ça ne déménage jamais assez. Dans son esprit, chaque réunion est faite pour retourner la table. Jean-Pierre la tornade impose une règle tacite : une idée par quinzaine. Et jamais de relâche. En face, la phrase qu'on entend le plus souvent dans la bouche de Nathalie commence par : « T'es gentil, mais... »

 

« Régulièrement, elle le renvoie à son rôle de conjoint. Qu'on envisage une intervention de la candidate tel jour, à tel endroit, et la voilà qui se tourne vers lui : « OK, à ce moment-là, je partirai plus tard en Normandie, tu prendras les enfants et je vous rejoindrai. » JPP reste de marbre. Autour de la table, la directrice de campagne, les conseillers politiques ou de com' coincent aussi. Tout le monde comprend rapidement que ce mélange des genres ne peut pas durer.

 

« Désormais, ils gèrent leur couple politique de manière très professionnelle, explique un proche dans un vocabulaire qui fait un peu froid dans le dos. Le 'comité exécutif' du couple se réunit parfois pour parler des grandes orientations, mais ils ne rentrent pas dans le détail. »

 

J’adore !

 

Pauvre JPP, toujours dans l’ombre lui qui aime tant la lumière… Il a laissé un souvenir impérissable au 78 rue de Varenne dans l’ombre de son mentor Louis Mermaz…

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 08:00
CHAP.15 opération Chartrons «Le bègue, je vais le crever» « C’est une phrase d’une très grande élégance, sympathie, distinction et finesse et qui contribue à tirer vers le haut le débat politique français. »

Mes mèches blanches, sous les larges coups de ciseaux de ma coiffeuse, tombaient drus comme des flocons sur le large sarrau noir qui m’enveloppait, glissaient sur la pente lisse et formaient des petits tas sur le plancher. Le climatiseur pulsait des frigories qui nous faisaient ignorer la canicule qui tombait sur Paris. Je n’étais entouré que de femmes, mes pensées vagabondaient, se dispersaient avant de revenir, têtues, s’accumuler toujours sur le même rocher, elle, telles des moules. Quitte à prendre une gamelle, un râteau comme on dit, mon penchant naturel me portait vers l’assaut de la forteresse. Et si ses murailles n’étaient là que pour me contraindre à aller au-delà de ma vaine attente. Ma peur de la perdre. Je l’imaginais cédant aux godelureaux qui tournaient autour d’elle. Leurs mains sur elle. Leur plaisir. Son plaisir. Je censurais mes pensées. L’une des clientes refusait le shampoing. S’ensuivait une discussion confuse sur la nature, les produits naturels. Et moi je pensais à la sente de ses cuisses. Lui dire. Non taire. « Je tourne en rond, je tourne en rond… » Le balai assemblait les restes de ma toison argentée en un petit tas dérisoire. La bousculer, la renverser, l’aimer sans concession ni rémission, la fournaise me happait à la sortie. Ne rien lâcher. Je descendais la rue de Belleville pour aller déjeuner au Baratin avec quelques membres de ma petite équipe.

 

En sirotant un Poulsard de Philippe Bornard à bonne température nous nous laissons aller à une certaine forme de découragement teintée de résignation : le débat politique vole de plus en plus bas sous l’impulsion du chef d’escadrille Sarkozy. Même Dati l’étrille « On a tellement critiqué ceux qui ont affaibli les institutions, la fonction présidentielle... Quand on est candidat à la fonction suprême, on n'est pas là pour faire des sketches » Elle est vénère la Rachida, Longueurs&Pointes, son ex-rivale aux municipales à Paris, était annoncée sur le départ de la direction des Républicains, et son Nicolas chéri a finalement choisi de garder sa numéro 2. « Il avait annoncé urbi et orbi ne pas vouloir la reconduire dans ses fonctions. Mais il l’a maintenue. Ce revirement ne m’a pas surpris. Il n’a pas changé ». Jamais en manque d’opportunisme, la maire du VIIe, sans doute en hommage à Edouard Frédéric Dupont le député des concierges, non contente de dire ses quatre vérités à son ex protecteur, Rachida Dati pousse désormais la fronde jusqu'à distribuer des bons points aux candidats déclarés ou pressentis à la primaire. Dans une courte interview au Parisien, la maire du 7e arrondissement a trouvé le moyen de caser trois fois le nom d'Alain Juppé pour souligner à chaque fois leur convergence de vue sur des sujets stratégiques. Mais, la mâtine ne met pas tous ses œufs dans le même panier : il y a moins d'un mois, elle se fendait de deux tweets pour soutenir avec enthousiasme Bruno Le Maire dans sa croisade contre la réforme du collège. A ses yeux, l'ancien challenger de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP et probable troisième homme de la primaire de 2016, est désormais une « valeur sûre pour la droite ».

 

« Le bègue, je vais le crever » formule assassine digne des « Tontons flingueurs », mais comme pour l’ainé des Volfoni, alias Bernard Blier, promettant « y va voir qui c’est Raoul » au "Gugusse de Montauban », la rodomontade du nabot en talonnettes pourrait bien revenir en boomerang dans la gueule de son auteur. « Une formule spontanée qui ressemble à Sarkozy, puisqu’il s’agit de lui, il joue au voyou avec beaucoup de naturel quand il laisse parler à haute voix sa rancune à l’égard de François Bayrou. Comme devant le public acquis des meetings des Républicains, il a fait son numéro de gros bras devant les ralliés de l’UDI, déjà prêts à se coucher devant le nouveau maître de la droite… forte. La détestation entre centristes aidant, comme un petit vin traître, il s’est laissé aller, en confiance, à la saveur acide de son désir de vengeance. La question n’est même pas de douter de la véracité du propos rapporté par « Le Canard Enchaîné ». Le président des Républicains l’a bien tenu, et devant témoins. On peut parier qu’il n’en éprouve aucun regret : la formule est tellement spontanée, impulsive et brute de fonderie, qu’elle lui ressemble bien. »

 

L’agressé ne s’y est pas trompé « Il ne supporte pas qu’on n’ait pas peur de lui et il se trouve que je n’ai pas, que je n’ai jamais eu et je crois qu’à vue humaine il n’y aura pas d’hypothèse où j’aurais peur de lui » Sur France Inter, François Bayrou affirmait ironiquement : « C’est une phrase d’une très grande élégance, sympathie, distinction et finesse et qui contribue à tirer vers le haut le débat politique français. » Quant au caractère authentique de l’attaque de Nicolas Sarkozy, il complétait sur LCP : «Loin de moi l’idée que Le Canard enchaîné puisse écrire des choses éloignées de la réalité». En notant au passage que « ces phrases se multiplient » et a dénoncé la « violence » et l' « agressivité » du président du parti Les Républicains. Pour nous c’est du tout bon car ça fortifie l’axe Juppé-Bayrou.

 

Et pendant ce temps-là « Plutôt Sarkozy que Juppé en 2017 : l'intrigant calcul de Hollande ? »

 

« En Hollandie, la joie demeure. « François a de bonnes chances d’être réélu « dit l’un, brillant député. « Face à Sarkozy et Le Pen, les Français préféreront François » dit l’autre, qui se présente comme un hollandais historique, « Des 3% et même moins »… Et ils ne sont pas les seuls. La victoire, qui paraissait encore impossible il y a quelques semaines encore, est désormais considérée comme probable. Et les uns et les autres de réécrire l’analyse des Départementales, « Le PS et ses alliés ont bien mieux tenu qu’on ne le dit », et le retour de Sarkozy est un échec sans nom, tant « il est à côté de la plaque ».

 

Bref, une petite reprise, une petite baisse du chômage, un petit effort de redistribution en faveur des classes moyennes et populaires, et c’est tout juste si l’élection présidentielle de 2017 ne relèvera pas de la formalité.

 

Depuis l’été dernier, la communication Hollande ressemble à ce que fut celle de Jacques Chirac à la fin de sa cohabitation avec Lionel Jospin. Retour du « Président sympa », tout en proximité, empathie et sympathie. Quand le président honore le soldat inconnu, le 11 novembre, il en profite pour parcourir la place de l’Etoile, de part en part, pour y serrer la main des vraies gens. Quand le président est confronté à des lycéens sympathisants « dieudonnistes » sur le plateau de Canal plus, il en profite pour se montrer bienveillant et avenant, pédagogue, disert, et ne s’énerve pas quand une lycéenne considère que la colonisation en Algérie était un « génocide ». Quand le président fait entrer, en solennité, quatre Résistants au Panthéon, il en profite pour se livrer à un nouveau bain de foule, aux quatre coins de la place du Panthéon, serrant encore et encore des mains. Et quand le président remet la Coupe de France aux joueurs du PSG, il claque la bise à Ibrahimovic, vedette incontournable du football français, comme Mitterrand l’avait laissé faire à Jean-Pierre Papin en 1989… Et la télévision d’enregistrer les images du président sympa, et les réseaux sociaux de les diffuser à l’infini… »

 

« Pour le moment, un seul nom effraye la Hollandie : « Alain Juppé ». Alain Juppé est aux yeux des partisans du président sympa, l’équivalent du crucifix pour le Vampire émergeant de son tombeau. Alain Juppé, terreur du Hollandais revenu d’entre les morts. Alain Juppé qui plait aux électeurs des centres, et pourrait même se payer le luxe, au cas où il serait candidat à la présidentielle, de ramener à lui les électeurs des classes moyennes et populaires égarés dans le vote FN et allergiques au vote Sarkozy. Alain Juppé est le cauchemar de la Hollandie… »

 

Ça nous plaît tout ça même que dans le camp d’en face, l’inconsistant Baroin, le fils de son père la carrure en moins, revendique l'héritage politique de Jacques Chirac, en reprenant une célèbre citation de ce dernier. « Juppé n'est pas le meilleur d'entre nous, c'est le préféré d'entre nous ». Le sénateur-maire de Troyes poursuit l'attaque. Dressant un portrait d'un homme froid et dénué d'empathie, il montre bien que l'attachement commun à l'héritage chiraquien n'est pas synonyme d'amitié. « Juppé n'a pas changé. Il souffre d'un autocentrisme total. Si Bernadette lui en veut, c'est qu'elle a des raisons. Avec Sarkozy, il n'y a pas de coups tordus. C'est clair et direct. Vous verrez que s'il est candidat face à Juppé, la moitié des chiraquiens le soutiendront ».

 

Nous adorons !

 

« Il y a du Poutine chez cet homme-là : il assume un comportement dont il sait parfaitement qu’il choque. Ses propos (outranciers jusqu’à la caricature) sur les socialistes qui mépriseraient la République, il refuse de les juger excessifs. Et quand il affirme « je respecte l’ensemble de mes adversaires », c’est pour ajouter dans la foulée : « Quand je dis qu’ils sont médiocres, je suis même un peu indulgent. »

 

Nicolas Sarkozy a des méthodes de caïd. Il n’a pas d’état d’âme et estime n’avoir aucun compte à rendre ni à personne. Une question de tempérament mais surtout de stratégie. Il a l’aplomb du tueur qui retombe sur ses pieds. On lui passe des images de Juppé copieusement hué par ses partisans, il sourit et ramène l’incident à un « il y a eu quelques sifflets ». Et rappelle qu’il en fut lui-même l’objet au RPR, dans la période 1995-1997, quand les Balladuriens, et lui en particulier, étaient honnis et ciblés… par les Chiraquiens.

 

Ils s’aiment… Sarko veut balladuriser Juppé, tant mieux…

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons« Les autres nations font face à des scandales. Les Français, eux, font face à des affaires ».

Dans mes rêves les plus fous, je l’imaginais jalouse, et Dieu sait qu’elle pouvait l’être la belle, jalouse de moi bien sûr ; mais comment pourrait-elle l’être puisque je suis incapable de jeter le plus petit regard sur une autre qu’elle et qu’elle suit un autre chemin que le mien. Rien que de plus normal et c’est moi qui le suis, jaloux. Et ce jeune colombien qui la draguait sans vergogne, sourire, ne rien en laisser paraître. C’était elle, et elle seule, qui comptait, j’enterrais mes mots. Dans ce café des berges du bassin, face à Milou toujours au mouillage, pour faire diversion je me disais que j’aimais même ses cicatrices, les visibles, celles de ses chutes de vélo, pour les autres, celles de la vie, je ne les cernais qu’au détour d’un mot, d’une phrase. La toucher. « Tout ce qui te touche fait partie de moi. » confiait la belle Jacqueline Bisset à Steve Mac Queen dans Bullitt. Au petit déjeuner, les longues jambes de Jacqueline Bisset émergeant de sa veste de pyjama bleu ciel, comme celles d’Émilie. Et si je l’avais croisé lorsqu’elle était à l’Université, ses 20 ans, ma cinquantaine, m’aurait-elle seulement remarqué ? Moi, oui, je l’aurais pris d’assaut, enlevé. Et le petit coupé Porsche jaune de Jacqueline Bisset, toujours dans Bullitt aurait plu à Émilie. Face à elle, tout se mêlait, en la couchant sur mes lignes, je faisais d’elle le personnage de ce roman que j’écrivais dans la douleur. Plus de barrières, plus d’interdits «Tout commence aujourd’hui… » répondait Steve Mac Queen face aux angoisses de la belle et tendre Jacqueline Bisset. Oui, tout commençait aujourd’hui… Je la regardais rouler nos petites cigarettes et ça suffisait à mon bonheur.

 

Un sms m’annonçait que le livre de Philippe Short « François Mitterrand » Portrait d’un ambigu, que j’avais commandé dimanche, venait d’arriver à l’Écume des Pages et je filais le récupérer. L’auteur dans son prologue annonce la couleur « Les autres nations font face à des scandales. Les Français, eux, font face à des affaires » et dans ses remerciements il remercie le ciel de l’avoir envoyé en France sous la présidence de François Mitterrand. Comme je le comprends moi, l’homme de l’ombre, qui a passé sa vie à se glisser dans les plis. Souvenir d’André Rousselet, premier directeur de cabinet du nouveau Président de mai 81, « dont les récits tendres et ironiques et lucides sur son ami, François Mitterrand » ont été précieux pour Philippe Short. « Grâce à lui, Anne Pingeot accepta de mettre sa discrétion légendaire de côté pour me parler de l’homme avec qui elle partagea pendant plus de trente ans un amour extraordinaire et courageux. Elle fut « l’héroïne d’un film que personne ne verra jamais », selon les mots de leur fille, Mazarine. »

 

L’héroïne, mon héroïne, je la couvais du regard avant de m’embarquer dans la grande aventure de l’écriture…

 

Là était l’essentiel et, chaque qui jour qui passait me renforçait dans mon désintérêt du flux continu de l’actualité. Sa médiocrité autrefois m’exaspérait, maintenant elle m’indifférait. Pourtant, bon petit soldat je me forçais à rassembler ma petite équipe qui fut toute heureuse de me retrouver. Pendant tout le temps où je les avais laissés à eux-mêmes ils avaient bien bossé. Ils me balancèrent un gros paquet de notes que je lus avec attention. L’imagination était au pouvoir et Ducourtioux tenait le pompon : il proposait, face aux RÉPUBLICAINS de l’Iznogoud de l’UMP, de lancer le mouvement des PUBLICAINS. Suivait une petite notule :

 

« Au temps de Jésus, en Palestine, les dirigeants romains vendaient à gros prix les postes de collecteurs d'impôts à certains notables juifs. Ces intermédiaires entre l'empereur et le peuple juif engageaient à leur tour des subalternes pour faire le travail à leur place. Ces derniers se trouvaient donc en relation avec le public (d'où leur nom de publicains). Dans le Nouveau Testament, le Publicain est donc le plus petit subalterne juif qui veillait à collecter les impôts directement des mains des citoyens. Il était l'agent de la perception des impôts. Le peuple méprisait profondément ces collecteurs d'impôts. Cette haine des petites gens à leur égard reposait sur le fait qu'ils imposaient souvent des montants excessifs. Les Publicains apparaissent alors comme des fraudeurs qui s'enrichissaient aux dépens des contribuables. De plus, leur collaboration avec l'occupant romain n'aidait pas à leur attirer la sympathie de la population. »

 

Je le félicitai pour son érudition mais nous nous devions pour l’heure de nous reconcentrer sur l’objet de notre opération Chartrons. Deux messages essentiels :

 

1- Juppé battrait largement Sarkozy au 2nd tour de la primaire UMP et ferait un meilleur score de premier tour face à la Le Pen et l’étrillerait au second tour. 

 

« Alain Juppé battrait Nicolas Sarkozy (55-45%) au second tour de la primaire UMP de 2016, même si l'ancien président reste le favori des sympathisants de son parti, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien publié dimanche dernier »

 

« Si le premier tour de l'élection présidentielle avait lieu dimanche, avec autant de candidats qu'en 2012, Marine Le Pen obtiendrait 30%, Nicolas Sarkozy 25% et François Hollande 17%. Si M. Juppé est candidat, il arriverait en tête avec 34%, devant Marine Le Pen 31% et François Hollande 16%.

 

En cas de second tour Juppé-Le Pen, le maire de Bordeaux l'emporterait avec 67% contre 33% pour la présidente du FN. M. Sarkozy gagnerait lui avec 59% des voix, contre 41% pour Mme Le Pen. M. Sarkozy l'emporterait aussi face à M. Hollande, à 58% contre 42%. M. Juppé obtiendrait lui 71%, contre 29% pour l'actuel chef de l'Etat.

»

2- François Fillon en période décès 

 

« François Fillon serait mort. A l’UMP, ceux qui posent ce diagnostic définitif ne cachent pas leur satisfaction. C’est le cas des sarkozystes, bien sûr, mais aussi des quadras ambitieux, pas fâchés de voir un indéboulonnable baron de la droite sortir enfin du paysage. Dans les sondages, il n’existe plus. Selon le dernier en date (Odoxa pour le Parisien), pas plus de 5% des sympathisants de droite auraient l’intention de voter pour lui à la primaire qui départagera les candidats de droite à l’élection présidentielle en novembre 2016. Le voilà relégué à des années-lumière du duo Juppé-Sarkozy et très loin derrière le vrai troisième homme, Bruno Le Maire. Les fillonistes veulent croire que cette dégringolade inouïe n’est qu’un accident de parcours, un tragique malentendu qui finira par être levé dans les prochains mois. »

 

Et rappelez-vous Sarkozy dorlote ses adversaires... pour mieux les étouffer…

 

Juppé a le cuir plus dur que Balladur…

CHAP.15 opération Chartrons« Les autres nations font face à des scandales. Les Français, eux, font face à des affaires ».
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, le Audiard, quand même, c'est le programme de Sarkozy quand il voulait nettoyer les banlieues au Karcher.

Ma semaine commençait sous des auspices incertains. Mon impatience, que je masquais sous un détachement apparent, frôlait la braise, l’incandescence. Je sais que ça sonne un peu désuet, c’est du La Rochefoucauld, mais ça m’allait bien au teint en ce moment charnière : « L’absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et rallume le feu. » Et puis, comme pour enfoncer le clou dans le béton de ma passion, à propos de son film Mon roi présenté à Cannes, Maïwenn déclarait un truc du genre : « Dans la vie, on est toujours le gentil ou le méchant de quelqu’un. Je voulais parler du fait qu’on ne choisit pas les gens qu’on aime. Il arrive de tomber amoureux de gens qui nous rendent malheureux : on ne peut pas vivre avec, on ne peut pas vivre sans... » Oui, je ne peux vivre avec mais je ne peux vivre sans...

 

Et puis mardi, en fin de journée, un rendez-vous mystérieux m’était donné au métro Jaurès à 20 heures. Le ciel charriait de lourds bubons. En avance, je me réfugiais à la terrasse d’un rade crade. Que boire ? Je commandai un Kir. Fade, mou, sans étincelle. Le ciel se déchirait. Soudain la grêle crépitait. Mon guide arrivait sous la tourmente. Nous papotions un bref instant, le temps qu’elle ne me serve une petite histoire de détour à faire pour une affaire de carte Métro, tout près, chez l’ami Claire. Bon prince je gobais. Nous marchions d’un bon pas. Mon guide rajoutait avec aisance plusieurs couches à son histoire. J’opinais. Elle sonnait. Claire nous ouvrait. Nous montions à l’étage. Je les suivais jusque dans la cuisine. Le choc ! La surprise absolue ! Debout, elles m’attendaient. Mon vieux cœur encaissait le choc. D’un seul coup d’un seul j’accueillais que du bonheur. Soirée merveilleuse et délicieuse, de celles dont on souhaiterait qu’elles ne finissent jamais. Aucun plaisir ne me fut épargné. Bien évidemment elle était là. La quintessence de mes rêves les plus fous me gonflait à l'hélium. Lui dire simplement je t'aime...

 

A propos de Cannes où les petites culottes font la une de la presse, « le philosophe et réalisateur Ollivier Pourriol laisse traîner son oreille sur la Croisette, dans les lobbies des hôtels et à l'issue des projections. Il en ressort de drôles de conversations, discrètes plongées dans les jupons de Cannes à l'heure du festival. »

 

- Le Audiard, quand même, c'est le programme de Sarkozy quand il voulait nettoyer les banlieues au Karcher. Un Sri Lankais qui vient faire le ménage façon puzzle chez les petits voyous de banlieue, c'est la guerre civile comme à la télé. J'ai lu une critique qui disait: « BFM en rêvait, Audiard l'a fait. » Et une autre qui prétendait qu'Audiard avait choisi un sujet social exprès pour avoir la Palme.

 

- C'est méchant et faux. Les critiques manquent de sommeil, ils tirent sur tout ce qui bouge, sans discernement. A Cannes ils se croient au ball-trap.

 

- N'empêche. C'est long de faire un film, ça prend au moins trois ans de ta vie. Je ne comprends pas qu'Audiard perde son temps avec un sujet aussi poisseux, son obsession pour les voyous me déçoit.

 

- A chacun ses obsessions. Audiard est un artiste véritable, sans concessions, qui suit son propre fil. Tu ne les partages pas, c'est ton problème. Mais pour ce qui est du temps perdu, ne me dis pas que tu n'as jamais passé trois ans de ta vie ou même plus sur quelque chose qui n'en valait pas la peine aux yeux des autres.

 

- Même à mes propres yeux.

 

- On ne parle pas d'amour.

 

- Pourquoi ? Parlons-en. Quand on se roule dedans, rien n'est plus important. Dès qu'on en sort, on a l'impression d'avoir perdu son temps. Le Sorrentino, c'est l'inverse: plus j'y repense, plus je l'aime. Il y a des images qui me reviennent. C'est la marque d'un grand film quand le souvenir que tu en as s'améliore de jour en jour.

 

- Et quel style inimitable. On dirait un mélange de Fellini et de Peter Sellers.

 

- C'est une très bonne définition. Tu permets que je la reprenne à mon compte ?

 

- Avec plaisir. Ce n'est pas de moi.

 

J’adore !

 

Tout comme le pur bijou, à la pointe sèche : Le portrait du Fou du Puy dans le Monde par Alexandre Lemarié journaliste en charge du suivi de l'UMP et Ariane Chemin grand reporter.

 

Si vous êtes abonnés Laurent Wauquiez, le « bad boy » de la droite

 

Quelques morceaux choisis :

 

« Depuis 2004, date de son élection comme député de Haute-Loire, cet as du storytelling peaufine autant sa statue que son curriculum vitae. A l’en croire, il est un pur enfant du plateau du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), cette terre protestante qui a sauvé un millier d’enfants juifs pendant la guerre. « Quand on est originaire d’un territoire comme celui-là, la politique ne se vit pas n’importe comment… » « C’est en face de chez moi qu’on a accueilli et protégé Elie Chouraqui… » Il explique aussi parfois qu’il est passé par le fameux Collège cévenol du bourg. Faux. « Il était à Victor-Duruy », confirme sa mère devenue justement en 2014… maire de la commune. C’est elle qui, lorsque son époux Philippe est muté à Lyon, en 1980, achète deux corps de ferme sur ce plateau, dans un hameau nommé Devesset, en Ardèche, pour y passer les vacances. Y compris lorsque, contrainte au divorce, elle quitte Lyon pour Paris afin d’élever son « quatrième » et petit dernier.

« Stage à l’ambassade de France au Caire, où il raconte « se mettre » à l’arabe (littéraire), commence un mémoire sur « l’Orient des lumières » et ne jure que par l’islamologue Louis Massignon.

 

Il en revient auréolé de sa plus belle légende : l’amitié de Sœur Emmanuelle. « Avec elle, j’ai passé plusieurs mois en Egypte, raconte-t-il à la presse dès qu’il le peut. Je m’étais engagé dans un quartier du Caire, le Moqattam. Quand sœur Emmanuelle me voyait, elle me regardait droit dans les yeux et me disait : “Mon petit Laurent, qu’as-tu fait de bon depuis que je t’ai vu ?” » Problème : personne, sauf lui, ne se souvient de ces rencontres entre la fondatrice des Chiffonniers du Caire et le stagiaire de l’ENA. A chaque nouvel article, ses camarades du Palais-Royal scotchent, moqueurs, les détails de sa geste égyptienne sur les colonnes de la salle Parodi. Est-ce la peur de se voir un jour passé au crible du fact-checking, ce cauchemar des approximatifs ? En décembre 2007, le tout frais porte-parole de Nicolas Sarkozy se rend dans une maison de retraite du Var où la religieuse, intubée, à moitié-consciente, attend sa mort : il ne sera pas dit qu’ils ne se sont pas rencontrés. »

 

L’Europe. La grande transgression. Un numéro déjà rodé à Paris, lors d’une réunion des ténors de l’UMP avant les européennes. Ce 15 avril 2014, Laurent Wauquiez entonne son nouveau refrain eurosceptique. « Parler de protectionnisme, c’est une idée stupide », assène Alain Juppé. « Un sparadrap dont on ne se défait jamais », renchérit Jean-François Copé, alors président du parti. « Irresponsable », peste Michèle Alliot-Marie. « Cela revient à flatter le peuple dans ses peurs, ajoute Jean-Pierre Raffarin. Je trouve invraisemblable qu’un quadragénaire comme toi, sorti d’une grande école, veuille que la France se recroqueville sur elle-même. » Même François Fillon rappelle son affidé à l’ordre : « Quand on est au pouvoir, on ne quitte pas Schengen comme ça. » « Ce jour-là, on lui a réglé son compte pour l’ensemble de son œuvre », résume un participant. »

 

« Qu’importent les contradictions, les volte-face, les reniements. « C’est simple : il est tellement rapide que le coq n’a pas le temps de chanter une première fois qu’il s’est déjà renié », lâche le nouveau patron de l’AP-HP Martin Hirsch, qui l’avait accueilli naguère dans la commission chargée d’inventer le RSA. « Je sais ce qu’il disait de moi avant et ce qu’il dira de moi après », explique aussi Nicolas Sarkozy, qui n’a pas oublié comment, en 2013, Wauquiez avait rendu ses « réformettes » responsables de la défaite. Sait-il que, avant que n’explose publiquement la bombe Bygmalion, Laurent Wauquiez donnait rendez-vous à des journalistes dans des bars, expliquant, avec des airs de conspirateur, qu’une brûlante affaire pourrait mettre la Sarkozie en feu, les incitant à mettre leur nez dans « les affaires du Qatar » ? « Je l’ai acheté très cher, ce qui m’oblige à lui lâcher des trucs », soupire l’ex-président quand on l’interroge sur l’investiture du jeune loup dans la région Rhône-Alpes. A Michel Barnier, furieux d’avoir vu la tête de liste lui échapper, il a répondu par cette formule étrange : « Je n’ai pas pu ouvrir ce front. »

 

Envie de gerber !

 

Je file acheter François Mitterrand, portrait d’un ambigu aux éditions Nouveau monde où Anne Pingeot raconte pour la première fois sa relation cachée avec l’ancien président de la République. Elle explique également comment le médecin Jean-Pierre Tarot aurait aidé l’homme de sa vie à mourir.

 

Dans cette biographie de près de 900 pages, réalisée en collaboration avec Philip Short, un journaliste de la BBC, Anne Pingeot révèle ses 32 années passées à aimer dans l’ombre François Mitterrand. Elle évoque sa cohabitation avec Danièle Mitterrand, l’épouse du président, mais aussi l’ultimatum qu’elle a posé à François Mitterrand : « Tu me fais un enfant ou je m’en vais ! ». Quelque temps plus tard, le 18 décembre 1974, naîtra Mazarine Pingeot dans une clinique privée d’Avignon.

 

Anne Pingeot fait une autre grande révélation dans cet ouvrage. Elle parle des dernières heures de Mitterrand et de l’accord passé entre l’homme politique et le docteur Tarot, qui veilla sur lui jusqu’à la fin : « François lui avait demandé : 'Quand mon cerveau sera atteint, vous me liquidez, je ne veux pas être dans cet état.' […] Et dans la nuit, (Tarot) a dû lui donner une injection pour terminer les choses. Donc à la fois je me sens coupable de l'avoir condamné, mais en même temps il y avait ce refus absolu de devenir inconscient, ce que je comprends ». François Mitterrand a-t-il été aidé à mourir ? « C’est ce qu’elle croit, mais le docteur Tarot n’a pas confirmé » a commenté Philip Short sur Europe 1. Toutefois, « c’est absolument vrai que Mitterrand a dit à plusieurs reprises, à Anne Pingeot et à d’autres, qu’il ne voulait pas être un légume. Il disait ‘épargnez-moi ça ! », précise l’auteur du livre.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, en renommant l'UMP Les Républicains, Nicolas Sarkozy cherche à récupérer avec l'étiquette ce qu'il n'a plus dans le froc

Jamais le dimanche, de partout, de minuscules lucioles attirées par sa lumière virevoltent, l’environnent, bourdonnent, se cognent à elle. Leur ballet de séduction me serre le cœur, j’ai peur. Atterré. Petits prédateurs, ils la veulent, je le sens par tous les pores de mon corps. Je les repère vite, comme celui-ci, que je connais depuis un bail, il ne m’aime guère, qui aujourd’hui n’a de cesse que de la capter, de l’encercler, de la séduire. Me replier, me glisser par le chat d’une aiguille, me taire, me faire oublier, expulser le si nouveau venin de la jalousie. Étrange sensation due à elle, rien qu’à elle, rien que pour elle, qu’il me faut apaiser, distiller, calfater par des mots rien que des mots car c’est tout ce qu’il me reste ; je n’ai droit qu’au silence, profond, insondable et redoutable.

 

J’écoute s’égouter le café dans sa cafetière de verre :

 

Fenêtre sur cour,

L’amour

Est un crime presque parfait,

Des mots noirs

De désespoir

Jetés sur un petit carnet.

 

À nu

Épaules nues.

Sur sa peau lisse

Mon regard glisse.

Sa beauté

Fixés sur mes clichés volés.

 

Sente blanche de ses hanches

Abysses

Je dévisse.

 

Émoi,

J’ai froid.

Voyeur en planque discrète

En surplomb du bassin de la Villette

Ébloui

Rondes de nuits

Blanches

Les gyros bleus

L’eau de ses yeux.

Je fuis…

 

La semaine sans elle s’étire, molle, vide, je réfrène mon envie de sauter dans le premier train pour gagner le bout de la terre. Je ne sais pourquoi les paroles d’une chanson de Nougaro tournent dans ma tête :

 

Quand son ventre fut rond

En riant aux éclats

Elle me dit : « Allons, jubile

Ce sera un garçon »

Et te voilà

Cécile ma fille

 

Mes envies d’enfant, la chair de sa chair, désir assumé, magnifié, douceur et attention, notre œuvre. J’imagine. J’imagine toujours, trop et me revient en pleine gueule l’image du petit frelon qui lui tourne autour. Orgueil blessé. Je tiens bon.

 

Ma thérapie : je lis.

 

Perfidia d’Ellroy :

 

« La police de Los Angeles était une fosse aux serpents. Querelles intestines endémiques entre flics se comportant comme des chefs de guerre de l’époque féodale. L’hôtel de ville était truffé de micros. Les locaux de la brigade de recherches étaient remplis de postes d’écoutes installés dans des placards à balais et de gadgets planqués dans les lampes et sous les rebords des fenêtres. Les flics les plus malins passaient leurs appels louches depuis des cabines publiques.

 

Tout le monde espionnait tout le monde. Tout en jouant la comédie de la courtoisie ?»

 

« Au studio, les avortement sont effectués par une lesbienne, Ruth Mildred Cressmeyer. Ruthie possède une cave remplie d’esclaves sexuelles, en partenariat avec l’adjoint du shérif, Dot Rothstein. Ruthie a perdu son droit d’exercer la médecine après un avortement raté sur une Noire – la maîtresse de Bill McPherson. Le fils de Ruthie, Huey, commet des braquages et assiste aux rassemblements du Bund, l’organisation germano-américaine pronazie. Huey sert d’indicateur à Dudley. Huey renifle de la colle. Huey est un grand psychopathe. »

 

« Il est devant une maison luxueuse de Bel Air, armé d’un appareil photo. À travers une fenêtre il voit ce qui se passe à l’intérieur. Cary Grant participe à un 69 entre mâles. »

 

Je me laisse aller, je ne fous plus rien, je ne réunis plus mes hommes, je me contente de leur expédier des notes de lecture. Nous sommes dans un entre-deux et il sera toujours temps, lorsque les affaires reprendront, de passer la surmultipliée.

 

Cette semaine l’Iznogoud de Neuilly s’est fait piéger par tweeter.

 

Premier acte :

 

Nicolas Sarkozy ✔@NicolasSarkozy

"Je relisais ce magnifique livre de Victor Hugo, 1793. L'école fut la 1ere décision dans la République." #NSpavillons #LesRépublicains

 

Deuxième acte le Web se marre

 

Troisième acte : L’opération "Nicolas Sarkozy répond en direct sur Twitter", c’est le retour de SVP 11 11 inventé par les Dossiers de l’écran à la télévision. Mais sans filtre. D’où une opération de communication qui se voulait de l’époque, en prise avec la modernité, mais qui a naufragé avant même de commencer. Sarkozy dans #NSDirect sur Twitter en 2015, c’est Bernard Tapie dans Ambitions sur TF1 en 1986.

 

 

On résume. En plein week-end de l’Ascension, le compte Twitter de Nicolas Sarkozy annonce que ce dernier, saisi par le démon de la démocratie directe et de l’échange participatif, répondra lui-même, sans intermédiaire, dès le vendredi 11h30, aux questions des usagers du réseau social le plus réactif de la toile numérique, les invitant sans attendre à poser déjà leurs questions.

 

A peine connue, la nouvelle fait le tour de la toile, et dans les minutes qui suivent, c’est un déluge de questions ironiques, moqueuses, insolentes et accablantes qui assaillent le compte de Nicolas Sarkozy. Un tsunami de bagatelles frivoles et saillies drolatiques noient Twitter sous le hashtag #NSDirect. La vie et l’œuvre de l’ancien président sont ainsi passées en revue de détail à travers les questions posées, de Bygmalion à Paul Bismuth en passant par le Fouquet’s ou Kadhafi, rien ne manque à l’appel…

 

Bref, l’opération tourne au ridicule et s’avère être un échec avant même d’avoir débuté.

 

Et pendant ce temps-là Rachida revient à la surface médiatique :

 

« En milieu de semaine, la Cour des comptes invalidait, selon nos informations, 190 000 euros de dépenses faites par le cabinet de Rachida Dati à l'époque où elle était ministre de la Justice. Parmi ces dépenses, l'ancienne garde des Sceaux aurait payé 180 000 euros à la société de communication Giacometti-Peron. L'ex-ministre affirme cependant que c'est à son insu que la société de Pierre Giacometti, un très proche de Nicolas Sarkozy, a officié durant son mandat.

 

Pourtant, selon un document de 15 pages dévoilé ce vendredi soir par i>Télé, cette société lui aurait donné des conseils sur son image et notamment sur la façon de gérer publiquement sa grossesse. Face au constat d'une "exposition médiatique à risque qui brouille le message", Giacometti-Perron lui proposait un "plan de cohérence", en mettant "la crédibilité de la ministre au service de la crédibilité des actions et réciproquement". 

 

Le Monde s’interroge : Rachida Dati a-t-elle vraiment été épinglée pour des foulards Hermès ?

 

Les faits datent maintenant de plus de cinq ans, mais la polémique fait rage entre Rachida Dati et Le Point. Mercredi 13 mai, l’hebdomadaire – repris par une bonne partie de la presse, dont Le Monde – affirme que l’ancienne garde des sceaux s’est fait épingler par la Cour des comptes pour des dépenses indues lors de son passage au ministère de la justice, mêlant achats d’accessoires de luxe, frais de bouche et dépenses de communication suspectes. Une « polémique insidieuse », selon Mme Dati, qui réfute toutes les accusations du Point.

 

Nous avons épluché le rapport en question de la Cour des comptes pour tirer les choses au clair. 

 

Tout ça ne vole pas très haut alors je me replie sur les valeurs sûres :

 

Papy Rocard

 

« Pour dire un peu autrement, je suis en colère devant la faillite des savants. Beaucoup de grands savoirs du monde moderne s’abritent et fuient les difficultés, notamment la violence qui résulte de l’aggravation des inégalités, par la spécialisation, le repli sur leur savoir propre (…) D’une certaine façon, j’y vois une nouvelle trahison des clercs. »

 

« Je vois une sorte de délit de fuite dans le repli des têtes pensantes sur leur propre discipline. »

 

« En somme, l’inverse de ce qui fait foi chez les politiques d’aujourd’hui. Je n’aime pas ne pas comprendre ce que je fais. »

 

« Personnellement je déplore appartenir à une grande maison, le socialisme français, où la mode n’est plus à penser. Mais ne vous y méprenez pas, c’est vrai aussi à droite…»

 

«Quand j’entends l’expression « manque de volonté politique », je sors mon révolver!»

 

Papy Duhamel 

 

« Depuis une trentaine d’années - une génération - la France traverse une crise identitaire aiguë qu’elle a longtemps tentée de nier. Cela n’est plus possible, tant les symptômes sont devenus accablants : déclinisme obsessionnel symbolisé par des best-sellers, (Zemmour, Houellebecq, puis Todd) mais partagé par la population ; populisme conquérant et nationalisme renaissant, personnifiés par Marine Le Pen ; peur de la mondialisation, de l’Europe, de l’avenir ; rejet du pouvoir mais aspiration à l’autorité ; détestation des élites et mépris à l’égard des corps intermédiaires ; crainte de l’islam ; xénophobie ; hostilité croissante vis-à-vis de l’immigration. La France de 2015 est malade d’angoisse, atteinte par une perte de confiance globale et même par une étrange absence d’estime de soi. Aux yeux du monde, elle existe et elle compte, mais à ses propres yeux, elle n’est plus que l’ombre ou le spectre de ce qu’elle fut. Crise identitaire caractéristique. »

 

 

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, Emmanuel Todd un faux petit dur au service d’une science molle ou  le triomphe du prêt-à-penser médiatique

Dans une vie, il est des instants de grâce, de pure émotion, qu’il faut vivre intensément, sans concession. Il pleut mollement sur les Lilas ce lundi soir, je vais au cinéma. Aux portes de Paris la banlieue draine ses banlieusards, les aspire, les digère pour mieux les scotcher à leur télé. Engloutis les Lilas du poinçonneur, rayés de la carte celui des guinguettes, emmurés sous la chape de béton recouvrant l’infatigable serpent qui se mord la queue, ce périphérique boulevard fossoyeur lui aussi des boulevards de ceinture chers à Modiano, longue litanie de maréchaux d’Empire. Elle arrive. Apnée absolue, mon cœur frise l’implosion, aérienne et belle, elle nous rejoint. Que du bonheur engrangé, thésaurisé, que nul ne pourra me voler. Jamais je ne me suis senti aussi léger, investi, envahi, libéré. Sous la pleine lune la pluie s’égoutte, le barbecue crépite, nous formons des grappes sous les auvents secoués par la bourrasque, nous mangeons des frites, buvons, dansons. Le noyau dur d’entre nous finira Passage des Panoramas. 5 heures, un café ouvre ses portes, nous rentrons fatigués et heureux.

 

Le petit matin blême me ramène à Modiano, sa quête du père…

 

« C'est à dix-sept ans que je l'ai rencontré pour la première fois. Le surveillant général du collège Saint-Antoine, de Bordeaux, est venu me prévenir qu'on m'attendait au parloir. Un inconnu à la peau basanée, au costume de flanelle sombre et qui se leva lorsqu'il m'aperçut.

 

- Je suis votre papa...

 

Nous nous sommes retrouvés dehors, par un après-midi de juillet qui marquait la fin de l'année scolaire.

 

- Il paraît que vous avez réussi votre baccalauréat ?

 

Il me souriait. J'ai jeté un dernier regard sur les murs jaunes de l'internat où j'avais moisi huit ans.

 

Si je fouille plus loin dans mes souvenirs, que vois-je ? Une dame aux cheveux gris à laquelle il m'avait confié. Cette personne tenait avant la guerre les vestiaires du Frolic's (un bar, rue de Grammont) et s'était retirée à Libourne. C'est là, dans sa maison, que j'ai grandi.

 

Ensuite le collège, à Bordeaux.

 

Il pleut. Mon père et moi nous marchons côte à côte, sans dire un mot, jusqu'au quai des Chartrons où habitent mes correspondants, les Pessac. (Ils appartiennent à cette aristocratie des vins et du cognac dont je souhaite le déclin rapide.) Les après-midi passés chez eux comptent parmi les plus tristes de ma vie, et je n'en parlerai pas. Nous gravissons l'escalier monumental. La bonne vient nous ouvrir. Je cours jusqu'au débarras où je leur avais demandé la permission de laisser une valise remplie de livres (romans de Bourget, de Marcel Prévost ou de Duvernois, strictement interdits au collège).

 

J'entends tout à coup la voix sèche de M. Pessac : « Que faites-vous ici ? » II s'adresse à mon père. Me voyant la valise à la main, il fronce les sourcils : « Vous partez ? Mais quel est ce monsieur? » J'hésite, puis je bredouille : « mon père ! » Visiblement, il ne me croit pas. Soupçonneux : « Si je comprends bien, vous partiez comme un voleur? » Cette phrase s'est gravée dans ma mémoire car nous ressemblions, en effet, à deux voleurs pris en flagrant délit. Mon père, devant ce petit homme à moustaches et veste brune d'intérieur, restait muet Het mâchonnait son cigare pour se donner une contenance. Moi-même, je ne pensais qu'à une chose : déguerpir le plus vite possible. M. Pessac s'était tourné vers mon père et le considérait avec curiosité. Sa femme apparut sur ces entrefaites. Puis sa fille et son fils aîné. Ils restaient là, à nous observer en silence, et j'eus le sentiment que nous nous étions introduits par effraction dans cet intérieur bourgeois. Quand mon père fit tomber la cendre de son cigare sur le tapis, je remarquai leur expression de mépris amusé. La jeune fille pouffa de rire. Son frère, blanc-bec boutonneux qui affectait un « chic anglais » (chose courante à Bordeaux), lança d'une voix perchée : « Monsieur voudrait peut-être un cendrier?... -Allons, François-Marie, murmura Mme Pessac. Ne soyez pas grossier. » Et elle avait articulé ces derniers mots en regardant mon père avec insistance, comme pour lui faire comprendre que ce qualificatif s'adressait à lui.

 

M. Pessac conservait son flegme dédaigneux. Je crois que ce qui les avait indisposés, c'était la chemise vert pâle de mon père. Face à l'hostilité manifeste de ces quatre personnes, il ressemblait à un gros papillon pris au piège. Il tripotait son cigare et ne savait où l'éteindre. Il reculait vers la sortie. Les autres ne bougeaient pas et jouissaient sans vergogne de son embarras. Tout à coup, j'éprouvai une sorte de tendresse pour cet homme que je connaissais à peine, me dirigeai vers lui et dis à voix haute : « Monsieur, permettez-moi de vous embrasser. » Cela fait, je lui pris son cigare des doigts et l'écrasai consciencieusement sur la table de marqueterie à laquelle Mme Pessac tenait tant. J'ai tiré mon père par la manche.

 

- Ça suffit comme ça, lui ai-je dit. Partons.

 

Nous passâmes à l'hôtel Splendid où l'attendaient ses bagages. Un taxi nous conduisit gare Saint-Jean. Dans le train, il y eut entre nous l'ébauche d'une conversation. Il m'expliqua que ses « affaires » l'avaient empêché de me donner signe de vie, mais que nous allions désormais habiter ensemble à Paris, et ne plus nous quitter. Je bredouillai quelques mots de remerciements. « Au fond, me dit-il à brûle-pourpoint, vous avez dû beaucoup souffrir... » II me suggéra de ne plus l'appeler « Monsieur ». Une heure s'écoula dans un parfait silence et je déclinai l'invitation qu'il me fit de l'accompagner au wagon-restaurant. Je profitai de son absence pour fouiller la serviette noire qu'il avait laissée sur la banquette. Elle ne contenait qu'un passeport Nansen. Il portait bien le même nom que moi. Et deux prénoms : Chalva, Henri. Il était né à Alexandrie, du temps - j'imagine - où cette ville brillait encore d'un éclat singulier.

 

Quand il revint dans le compartiment, il me tendit un gâteau aux amandes - geste qui m'émut - et me demanda si j'étais bien « bachelier » (il prononçait « bachelier » du bout des lèvres, comme si ce mot lui-inspirait un respect craintif). Sur ma réponse affirmative, il hocha gravement la tête. Je me risquai à lui poser quelques questions : pourquoi était-il venu me chercher à Bordeaux ? Comment avait-il pu retrouver ma trace ? Pour toute réponse, il se contentait de gestes évasifs ou de formules telles que « Je vous expliquerai... », « Vous verrez », « La vie, vous savez... ». Après quoi il soupirait et prenait une attitude pensive.

 

Paris-Austerlitz. Il marqua un temps d'hésitation avant de donner son adresse au chauffeur de taxi. (Il nous est arrivé, par la suite, de nous faire conduire quai de Grenelle alors que nous habitions boulevard Kellermann. Nous changions si souvent d'adresse que nous les confondions et nous apercevions toujours trop tard de notre méprise.) Pour l'heure, c'était : square Villaret-de-Joyeuse. J'imaginai un jardin où le chant des oiseaux se mêlait au bruissement de fontaines. Non. Une impasse, bordée d'immeubles cossus. L'appartement se trouvait au dernier étage et donnait sur la rue par de curieuses fenêtres en forme d'œil-de-bœuf. Trois pièces, très basses [82] de plafond. Une grande table et deux fauteuils de cuir fatigué composaient le mobilier du « salon ». Les murs étaient tendus d'un papier peint aux dominantes rosés, imitation des toiles de Jouy. Une grosse suspension en bronze (mais je ne suis pas sûr de ma description : je ne fais pas très bien la différence entre l'appartement du square Villaret-de-Joyeuse et celui de l'avenue Félix-Faure, que nous sous-louèrent un couple de rentiers. Dans l'un et l'autre flottait la même odeur fanée). Mon père me désigna la plus petite chambre. Un matelas, à même le sol. « Excusez-moi du manque de confort, dit-il. D'ailleurs nous ne resterons pas longtemps ici. Dormez bien. » Je l'entendis marcher de long en large pendant des heures. Ainsi commença notre vie commune. »

 

Mon effarement, face au bal des fausses gloires médiatiques : Onfray, Finkielkraut, Zemmour, et maintenant Emmanuel Todd, est tel que j’ai des envies de faire à nouveau le coup de poing comme au bon vieux temps contre les fachos de la Fac, tout au moins de leur clouer le bec, de leur fermer la gueule tant il sature l’espace. Ce prêt-à-penser hautain, fondé sur des outils soi-disant scientifiques, me donne envie de gerber. Comment en sommes-nous arrivés à un tel point d’exhibitionnisme d’une pseudo-classe intellectuelle. Nous ne sommes pas des abrutis, nous sommes capables de penser par nous-mêmes, au nom de qui prennent-ils, pour la confisquer, la parole ? De leur part de voix, du niveau de leur bruit médiatique, autant de flux futiles qui iront rejoindre le grand bassin déversoir de l’insignifiance. Mépris.

 

Joseph Macé-Scaron de Marianne n’est pas de mes amis mais sur Todd il a trempé sa plume dans la meilleure encre qui fut :

 

« S'il est vrai que l'on a les intellectuels que l'on mérite, la France de 2015 a de quoi s'inquiéter. Le péan entonné par la médiasphère à la gloire du nouveau libelle* d'Emmanuel Todd en est la preuve. Le grand chelem médiatique a été offert à ce « savant » qui nous explique, chiffres, courbes, diagramme et cartes à l'appui, que défendre la République, c'est, somme toute, être raciste et n'avoir pour toute référence que les Maurras, Déroulède et Xavier Vallat du nationalisme intégral.

 

Incroyable, mais Todd a osé ! Il a trouvé cette idée brillante à la façon de ces enfants qui jouent dans le sable, déterrent une vieille godasse et la brandissent comme un trophée de guerre : le 11 janvier, nous étions venus spontanément dénoncer des assassinats et rendre hommage aux victimes, sans nous rendre compte, têtes en l'air que nous étions, que nous faisions du pétainisme. Nous pensions pour la plupart témoigner de notre chagrin, mais dans notre aveuglement émotif nous n'avions pas remarqué que nous étions en train de « mettre en danger les Français juifs en maltraitant les Français musulmans ».

 

L’exécution est radicale et salutaire ICI

 

Lire ausi : "Qui est Charlie": le point de vue de Valls est-il scandaleux?

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, « S’il faut venir coller des enveloppes, je viendrai ! » Chirac à propos de la candidature Juppé aux primaires…

Ma voix s’était doucement éteinte dans les profondeurs de la nuit de samedi à dimanche. Les yoyos de la météo joint à ma pratique du vélo avaient eu raison de mes cordes vocales. Mon allergie à la chimie de la pharmacopée moderne m’amenait à m’en tenir à une thérapie minimaliste : inhalations d’eucalyptus et grog intense, dans une claustration totale. Ensuqué, entre mes grogs carabinés : miel + gingembre + citron + cannelle + rhum blanc je me gavais de westerns et de films d’Hitchcock. Patience, patience donc, sauf qu’elle me manquait, elle me manquait beaucoup. « Prends bien soin de toi » m’avait-elle écrit sur le clavier de son petit téléphone obsolète, coquetterie de grande fille qui me plaît tant. Je rongeais mon frein, ne foutais rien, par bonheur le ciel était exécrable. C’était tout moi : plus j’ai du temps plus je le perds.

 

Pour ne pas me concentrer uniquement sur les lents progrès de ma gorge en difficulté de déglutition je grappillais des informations sur le fil de la Toile. La pétulante Roselyne d’abord qui taillait dans son dernier bouquin un costard au Raïs de Républicains qui après un déplacement aux Etats-Unis en septembre 2006, alors qu’il n’était que ministre de l’Intérieur, était revenu «enthousiasmé». «Alors que nous étions quelques-uns à discuter dans son bureau à l'UMP, lui était tout excité», écrit Roselyne Bachelot et il leur déclarait «Les amis, j'ai rencontré Barack Obama, le maire de Chicago [ce qui est faux]. Ce type est le prochain président des Etats-Unis… Bon, vous vous mettez en chasse. Il me faut un Noir, ou mieux, une Noire !».

 

Gaffeuse, interrogée sur les rumeurs concernant l’audition défaillante du président de la République, Jacques Chirac, elle avait avoué à demi-mot que le chef de l'Etat était équipé d'un sonotone. «Toute la presse bruissait de la rumeur : le Président, qui devenait dur de l'oreille, était appareillé, se souvient-elle. Quelle affaire. Entre démentis grotesques et demis aveux, l'Elysée a atteint le sommet du ridicule. Je n'ai pas réalisé, sur l'instant, que je mettais à mal une stratégie savamment échafaudée par l'entourage du Président afin de rendre possible un troisième mandat».

 

Jacques Chirac le plus sympathique des anciens présidents de la République de la Ve République selon un sondage IFOP pour Paris Match avec 33% loin devant François Mitterrand 21 % et De Gaulle 17%. Georges Pompidou, son mentor, et Valéry Giscard d’Estaing, son rival, ne recueillent que 8 %. Loin derrière, Nicolas Sarkozy 7% et François Hollande 5% n’ont pas les faveurs des Français.

 

Sympa le pépère Chirac mais un brin rancunier, il n’a toujours pas digéré la trahison au profit de Balladur de l’Iznogoud de Neuilly. Alors, avec l’irruption de son poulain Juppé dans la primaire de l’UMP, il tient une nouvelle revanche. « J'ai toujours su qu’Alain Juppé serait au rendez-vous de son destin et de celui de la France. Peu de choses pouvaient me faire plus plaisir, pour moi-même, pour lui et surtout pour notre pays (...) Si j'en avais l'énergie, j'aurais déjà réservé ma place, même une petite, à son QG. » Alain Juppé peut compter sur le soutien indéfectible de Jacques Chirac qui, c’est évident, aimerait encore en découdre avec le petit Nicolas, par l’intermédiaire de son ami et ex-Premier ministre « le meilleur d’entre nous ». Le vieux se réjouit à l’idée de participer, d’aussi près que possible, à ce remake de la bagarre qu’il avait remportée voici exactement 20 ans. « J’espère qu’il ira jusqu’au bout », a-t-il ajouté, comme s’il n’était pas entièrement convaincu par la volonté de son ancien Premier ministre et par son insatiable appétit de conquérir le pouvoir suprême.

 

Les 10 dangers qui menacent Alain Juppé 

 

« Par contraste avec cette équipe en préparation, Alain Juppé risque d'apparaître comme un homme seul, et ce, quand bien même il a nécessairement toute une équipe à ses côtés. Les attaques de Nicolas Sarkozy et de son entourage ont d'ailleurs déjà commencé : « pas de troupes », « homme seul »...

 

« Si un candidat à la primaire allait jusqu'à payer des hackers professionnels sur le marché noir cybercriminel, basé surtout en Europe orientale et en Chine, il serait en mesure de truquer les résultats du vote sans se faire prendre. »

 

« Le clivage « droite décomplexée » / « droite molle » n'est qu'une construction rhétorique. Se laisser enfermer dans cette dialectique, c'est concéder à l'adversaire qu'il incarne plus radicalement votre famille politique. Bref, c'est perdre d'avance. »

 

« Dès que votre adversaire a dépassé les 65 ans, une méthode de très basse campagne consiste à l'attaquer sur son âge. »

 

« Sarkozy parle comme le FN, mais agit comme Juppé »

 

Qui est dans la posture du favori ?

 

Bruno Jeudy : Nicolas Sarkozy a pris le maillot jaune. Il a refait son retard méthodiquement. Mais rien n’est joué. Car il ne s’est pas encore réconcilié avec les Français. Son refus de faire son propre inventaire, d’adopter une posture d’humilité : tout ça  peut lui coûter cher au moment crucial. Son calcul est simple : il blinde son cœur de cible dans la perspective de  la primaire. Il évite de s’en prendre de front publiquement à ses rivaux en appliquant la technique de l’édredon. La primaire est le combat le plus compliqué pour lui. Après, il estime que face au FN au second tour,  la présidentielle  ne sera qu’une formalité.

Alain Juppé se pose en rassembleur : il ne veut  pas cliver, mais s’imposer comme la figure de recours et de sagesse dans un pays troublé, traumatisé de s’être choisi un Président qui n’avait aucune expérience.

Inversement, on connaît également ses faiblesses : un caractère loin d’être apaisé, et une rigidité. Par ailleurs, des doutes sur sa capacité à faire une campagne de cette envergure peuvent poindre. Durant sa traversée du désert, Alain Juppé est devenu plus solitaire : saura-il demain agglomérer des soutiens, faire travailler les gens ensemble, accepter une forme de collégialité ?

 

Nous savons ce qui nous reste à faire dans le cadre de notre opération Chartrons !

 

Un petit tour à gauche « Un de de plus. Après Onfray, Finkielkraut et bien d’autres, c’est Emmanuel Todd qui "défie la gauche" au pouvoir. Et à la une de l’Obs qui plus est. Un livre, "Qui est Charlie ?". Un entretien choc, "Le 11 janvier est une imposture". Et un double constat : Todd a fait le deuil de sa théorie du "Hollandisme révolutionnaire", et l’Obs, à travers sa une et les questions posées au démographe, n’est pas loin de lui emboiter le pas. »

 

Emmanuel Todd en guerre contre la gauche Hollande : le syndrome Onfray ? 

 

Il est deux façons de lire l’entretien de Todd dans l’Obs. La première à la lumière de ses propos sur les leçons à tirer des événements de janvier. La seconde pour ce que le démographe révèle de la cause profonde du divorce entre les intellectuels de gauche et la gauche au pouvoir.

 

En cela, la situation diffère de 1983, quand une première fois confrontés à l’exercice du pouvoir par la gauche socialiste, les intellectuels de gauche avaient choisi le silence plutôt que l’entrée en guérilla politique ouverte. Le porte-parole du gouvernement Mauroy de l’époque, Max Gallo, avait même lancé un appel au secours aux intellectuels dans le Monde : "Le succès de la gauche - mais au-delà le destin de la France - dépendra, pour une grande part, du mouvement des idées qui, librement, animera les esprits". L’appel était resté lettre morte. Les intellectuels étaient demeurés silencieux ; mais sans entrer en guerre.

 

C’est que la gauche Mitterrand n’avait pas abdiqué, quoi qu’en juge Todd, son aspiration à transformer la société par le haut. Elle ne masquait pas son renoncement derrière un discours emplis de "bons sentiments". Elle demeurait officiellement volontariste. Elle parlait encore le "Front de classes". D’où le silence des intellectuels plutôt que leur révolte.

En 2015, la colère des intellectuels est proportionnelle au décalage entre les paroles et les actes de la gauche au pouvoir. Dans le fond, Todd, Onfray, Finkielkraut et les autres, au-delà de leur différences, disent tous la même chose : "Ce n’est pas nous qui quittons la gauche, c’est la gauche qui nous quitte".

CHAP.15 opération Chartrons, « S’il faut venir coller des enveloppes, je viendrai ! » Chirac à propos de la candidature Juppé aux primaires…
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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, d'une certaine manière, et toutes proportions gardées, le FN remplit le vide qu'avait laissé le PC…

Oui, tel Sean Penn à propos de sa nouvelle compagne Charlize Théron, je «me surprends à aimer», à l’aimer, à l’aimer chaque jour beaucoup plus. C’est une forme de douce sidération, de bonheur intense lorsque ce vendredi elle s’assied face à moi. Tout en elle me transporte, face à une telle jeunesse rayonnante j’en perds mes mots ou plus exactement je les réfrène. Belle pour moi, je n’ose y croire mais elle est là c’est pour moi l’essentiel. «Oui, je suis surpris d'être amoureux. Pour de nombreuses raisons. À plus de 53 ans, on commence à comprendre pourquoi on n'a pas été heureux dans aucune relation. Il pourrait être trop tard. Mais tomber sur quelqu'un à qui on tient est un sentiment beaucoup plus passionné, profond, réel et heureux.» Et la belle Charlize de rebondir en avouant être bien dans son âge aujourd’hui : « nous pouvons célébrer chaque âge, et c’est mon conseil aux jeunes filles qui s’inquiètent à l’idée de vieillir: il ne faut pas faire de dépres­sion nerveuse pour ça ni forcer sur le Chardonnay, car vieillir n’est pas une mauvaise chose. » Gonflé à bloc, si je me laissais aller je lui demanderais de m’épouser. Que du bonheur, je suis un profiteur heureux et j’aime ça.

 

Ce faisant je m’éloigne chaque jour un peu plus, prends de plus en plus de distance avec ma mission officielle, je supporte de moins en moins les postures, l’absence de mémoire des politiques et la montée de la bêtise des bouffeurs de téloche. Le dernier épisode en date, qui m’a mis hors de moi, c’est la demande d’excuses du petit Laurent du PCF à un François Hollande qui, certes pour raccommoder une gauche en miettes, une gauche qui depuis fort longtemps n’a guère eu de choses en commun, aurait mieux fait de se taire lorsqu’il a dénoncé « la mystification » de Marine Le Pen, qui « s'exprime comme un tract du Parti communiste des années 70 ». Les maîtres de la Place du Colonel Fabien nous ont-ils fait des excuses en place publique pour tous leurs errements passés, jamais assumés, faut-il passer par pertes&profits le printemps de Prague, les datchas dans les pays du socialisme réel, les mensonges de Georges Marchais, la pire bureaucratie qui étouffe tout ? Les pires sont les renégats du PC qui, tels des alcooliques repentis, montent au créneau pour nous donner des leçons. Vos gueules les Martelli et consorts qui braillent à l’« infamie » de Hollande. Rappelons que l’historien Roger Martelli, ancien dirigeant du parti, n’en a quitté les instances qu’en 2008. Bien sûr c’est braves gens ne sont pour rien dans la montée du Front National sur leurs anciennes terres, à d’autres cet éternel « ce n’est pas de notre faute ! » 

 

Martelli nous chante son antienne « La comparaison FN-PC est classique mais infondée. Le FN chasse sur des terres populaires et ouvrières, il essaye de s’implanter sur des territoires marqués par la désindustrialisation, qui étaient en effet des territoires avec un fort électorat communiste. Mais ce n’est pas pour autant qu’il y a un transfert des voix de l’un à l’autre. Ce n’est pas parce que l’on se trouve sur les mêmes territoires que l’on retrouve les mêmes électeurs des années après. Il faut se poser les vraies questions. Pourquoi y a-t-il de l’abstention ? Pourquoi y a-t-il un vote FN si important ? Les responsables sont à trouver du côté des partis de gouvernement, à commencer par le PS. Ils ne peuvent pas botter en touche. » J’adore la référence aux partis de gouvernement qui, bien sûr, portent une large part de la responsabilité, mais nos vieilles barbes du PC ont-ils un seul jour pensé et voulu gouverner ? « Nous autres, communistes, nous avons une position claire, nous n'avons jamais changé, nous ne changerons jamais: nous sommes pour le changement ! »-- Georges Marchais

 

La réponse on la trouve dans le « François Hollande fait ses adieux à la gauche » de Clémentine Autain, la passionaria de la vraie gauche. « Ce n’est pas un dérapage mais le symbole d’une stratégie politique. La comparaison de François Hollande entre le Parti communiste français (PCF) d’hier et le Front national (FN) d’aujourd’hui signe ses adieux à la gauche. En assimilant un tract communiste des années 1970 à la propagande d’extrême droite de notre époque, le président de la République joue du désordre idéologique actuel pour mieux asseoir son projet démocrate à l’américaine. Et tirer un trait sur les catégories populaires.

 

Je n’ai jamais été membre du PCF, mais je sais que cette attaque vise en réalité tous les tenants d’une gauche de transformation sociale, ici traités comme des paillassons. François Hollande n’ignore pas l’antagonisme des filiations politiques : d’un côté, celles et ceux qui ont résisté à l’Occupation et combattu le fascisme ; de l’autre, celles et ceux qui ont collaboré avec le régime de Vichy et soutenu Franco en Espagne. »

 

La vieille rengaine des révolutionnaires de salon, sus aux social-traîtres, j’adore l’envolée de Clémentine « La tâche centrale d’une gauche digne de ce nom, c’est de renouer avec la fierté populaire. C’est de travailler à la stratégie de transformation sociale et écologique du XXIe siècle. C’est de trouver la façon de faire vivre l’égalité, la justice sociale, la vie bonne dans des termes contemporains. En brouillant les grandes références historiques pour substituer à la partition gauche/droite une opposition démocrates/républicains, François Hollande a déserté ce terrain. Nous ferons sans lui.» 

 

Oui, sans les électeurs aussi ça ne fait aucun doute. La vieille tactique du si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous, chère aux communistes alignés sur Moscou et à une extrême-gauche coupée du peuple, fait fi de la réalité du fameux peuple dont ils se réclament. Ce peuple les a déserté et comme l’écrit un blogueur :

 

« D'une certaine manière, et toutes proportions gardées, le FN remplit le vide qu'avait laissé le PC: il offre un outil de lecture du monde et l'espoir de lendemains qui chanteront. Illusions, populisme et démagogie ? Qu'importe, face au désarroi de ces électeurs qui ne trouvent qu'à l'extrême droite l'espoir que ni la gauche, ni le centre, ni la droite n'incarnent plus. C'est à cela qu'il faut répondre, vite ! En se souvenant que le PSF (le Parti social français du colonel De La Rocque) et le PPF (le Parti populaire français de Doriot), comptaient à la fin des années 1930 deux fois plus d'adhérents que PS et UMP réunis n'en comptent aujourd'hui.… » 

 

Le déclin du PCF a débuté dans l’après 68, allez donc savoir pourquoi, et ses héritiers post-chute du mur feraient bien de se demander pourquoi ils se revendiquent encore de l’appellation communiste ? L’alternance dans les démocraties bourgeoises est antinomique à la prise du pouvoir par le peuple, quand celui-ci l’a pris, il le garde mais le problème pour lui c’est que les gardiens du soi-disant pouvoir populaire l’ont toujours dévoyé et en définitive ont berné le peuple au profit d’une nomenklatura cousine-germaine des pires capitalistes…

 

Le 16 janvier 1969 : immolation de Jan Palach, étudiant à la Faculté des lettres de l'Université Charles, pour protester contre la normalisation, il mourra trois jours plus tard à vingt-et-un ans. Pendant ce temps, en France, Waldeck Rochet est tombé malade, victime collatérale du printemps de Prague et Georges Marchais se prépare à devenir secrétaire général adjoint du P.C.F.

 

Seul, Jean Ferrat saura, une fois de plus, trouver les mots que tous les militants attendaient, il chantera dans « Camarade » :

 

« Que venez-vous faire camarades,

Que venez-vous faire ici? »

 

Ce pays, le nôtre, ne pourra faire l’économie, sur sa gauche, d’une profonde remise en cause de ses vieilles querelles éculées et je vais de ce pas acheter le livre posthume de Bernard Maris « Et si on aimait la France »

 

Avant de quitter mon écran je rédige pour un journaliste un topo sur la fiche «s» dont Sid Ahmed Ghlam faisait l’objet ?

 

« Cette fiche «S», pour «sûreté de l’Etat», est l’une des 21 sous-catégories du plus ancien fichier de police : le Fichier des personnes recherchées (FPR) crée en 1969. Il comporterait actuellement 400 000 noms, allant du grand banditisme aux évadés de prison. La fiche «S», elle, est réservée aux individus menaçant potentiellement la sécurité nationale. Une notion juridique relativement floue, permettant aux services de renseignements de ratisser très large. Y figurent bien entendu les aspirants terroristes, mais aussi tout une flopée de militants antinucléaires, d’activistes politiques (anti-G20, zadistes), de hooligans et de membres de groupuscules d’extrême droite. Selon le journal Sud-Ouest, qui a accédé à un chiffre convoité, 5 000 personnes étaient répertoriées dans le fichier «S» en 2012. «C’est une donnée intéressante car, en matière d’antiterrorisme, rien ne circule au nom du secret défense», explique l’universitaire Pierre Piazza.

 

La fiche «S» comporte seize échelons de dangerosité. Sid Ahmed Ghlam était au niveau 13. Mohammed Merah, le tueur de Toulouse, était, lui, au niveau 5, car jugé encore plus dangereux. Un échelon qui implique de signaler les passages à la frontière de l’individu, mais pas de fouiller ses bagages, ni de le surveiller sur le territoire français. «Il ne faut pas perdre de vue que la fiche "S" est un dispositif de signalement. Il n’oblige ni écoute administrative, ni arrestation automatique», rappelle François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons « J'ai été président de la République, j'ai gagné dans mon camp et je vais perdre la primaire. Allons... » Sarkozy se la pète !

Levé tôt ma cure de café commençait. C’était mon lien avec elle, le seul. Dès 10 heures le soleil prenait possession du balcon pour le balayer à 180° de ses ardeurs brutales. Moi aussi, je m’y installais pour lire, me saouler de lecture jusqu’à en avoir mal aux yeux. À mes pieds, à l’ombre de la table, le chat, en dépit de son manteau de fourrure, dormait comme un bienheureux. Dans ma bogue protectrice rien ne pourrait m’atteindre, aucune trace de mon combat intérieur ne transpirerait, du moins je m’efforçais de le penser. Et puis mon regard s’accrochait à son petit plant de tomate qui s’étiolait, bouffé sans doute par la chlorose. Je me levais pour l’arroser. Le devenir de cette petite pousse fragile était entre mes mains. Je doutais, impuissant, et soudain une grande lassitude me figeait. Je me laissais aller à penser qu’un malheur ne vient jamais seul… et, en l’espèce, c’était le cas. N’avoir peu ou pas de prises sur mon devenir me clouait au sol : envie de rien… Pourquoi toujours se battre ? Résister ! Donner le change ! Alors, baisser la garde, laisser tout tomber, fiche le camp. Et puis je m’étais saisi du sécateur et, délicatement, je débarrassais le plant des gîts jaunis. Tient il avait de nouveau belle allure, allait-il survivre, je n’en savais fichtre rien mais je cessais de m’appesantir sur moi-même.

 

« Un paysan chinois perdit un jour son cheval.

 

- Quel malheur ! dit son voisin.

 

- Qu’en savez-vous ? répondit le paysan.

 

Et en effet, le fils aîné ramena outre le cheval perdu trois chevaux sauvages.

 

Le voisin dit :

 

- Quel bonheur !

 

- Qu’en savez-vous ? répliqua le paysan.

 

Et en effet, le fils aîné se brisa une jambe en dressant l’un des chevaux sauvages.

 

Le voisin dit alors :

 

- Quel malheur !

 

- Qu’en savez-vous ? rétorqua le paysan.

 

Et en effet des soldats vinrent dans le village, afin de recruter parmi les jeunes gens et le fils aîné, alité, fut épargné… »

 

Et Ferré qui chantait :

 

Que sont mes amis devenus/Que j’avais de si près tenus/ Et tant aimés/Ils ont été trop clairsemés/Je crois le vent les a ôtés/L’amour est morte/Le mal ne sait pas seul venir/Tout ce qui m’était à venir/M’est advenu…

 

Que du silence… C’est lourd le silence…

 

Je décidais d’aller déjeuner chez mon ami Jancou.

 

Au bar, un couple, elle journaliste, lui membre d’un cabinet ministériel, elle questionneuse, lui désabusé à propos de Hollande passant sur Canal :

 

« On est troisième aux départementales, on a perdu les campagnes et les usines, il n’y a plus que les bobos des centres-ville qui votent pour nous, mais ce n’est pas grave, on fait une émission qui s’adresse uniquement aux bobos des centres-ville, qui plus est un week-end de départ de vacances de printemps… »

 

Je m’enfile des canons pour ne plus être saisi par la tentation de Venise. Juppé vient de commettre son premier faux-pas, en proposant Virginie Calmels son adjointe à l'économie à la mairie de Bordeaux comme tête de liste aux régionales, une Thatcher à la française, classique et un peu raide. Le petit Sarko, qui flaire toujours les mauvais coups, s’est empressé de donner son feu vert. Certes l'ancienne papesse de la téléréalité, patronne d’Endemol est une guerrière mais elle va devoir quitter l’ombre, prendre des coups, être la candidate Juppé et, si défaite il y a, comme ironise un second couteau de Sarko « La région étant jugée imprenable à la gauche, la défaite de Calmels pourra être mise sur le compte de Juppé ! » Mais c’était sans compter sur la bêtise du roquet de Meaux qui a soulevé lors de la CNI un problème de taille quant à l'éventuelle investiture de la juppéiste: celle-ci ne possèderait pas de carte d'adhérente au parti et l’élégance de Guaino qui lui s’est aussi élevé contre l'investiture de l'ancienne patronne d'Endemol, passée par Canal +, à qui il reproche de «venir de la téléréalité». «On ne va pas se retrouver avec Loana dans les rues», a-t-il lancé. Les couteaux sont dégainés : Gilles Boyer, collaborateur de Juppé, a réagi sur Twitter estimant que «s'ils sont exacts, les propos d'Henri Guaino sont indignes de lui». Riton l’arrogant, dans le même temps, a persisté et signé auprès du Lab, expliquant ne pas vouloir «dans les cantons ruraux, donner l'argument aux adversaires : « c'est elle qui a invité Loana dans la piscine. On choisit un candidat qui n'a pas d'expérience politique, pas de notoriété, adjoint au maire de Bordeaux, du milieu de la téléréalité... ce ne sont pas les meilleurs atouts», a-t-il ainsi regretté, dans une charge à peine voilée à l'adresse d'Alain Juppé.

 

Mais tout cela ne sont que broutilles, le pompon de l’abjection doit être décerné au Fou du Puy, le Wauquiez qui, a déclaré à l’AFP, à propos de l’odieux meurtre de la petite fille de Calais, en ciblant la Garde des Sceaux, qualifiant sa politique de «folie» : «Tout d’abord, il faut faire la lumière sur cette affaire. Il y a trop de questions sans réponse. Y a-t-il eu une défaillance majeure dans l’exécution de la peine ? Pourquoi quelqu’un qui devait être reconduit à la frontière et expulsé ne l’a pas été ? Nous demandons que l’inspection générale des services judiciaires soit saisie. Il faut savoir et comprendre». Cela pose à l’évidence toute la question de la politique de remise de peine et de réductions automatiques de Mme (Christiane) Taubira», ministre de la Justice. Par sa circulaire, la garde des Sceaux a incité à renforcer ces allégements. Ce prédateur en a-t-il bénéficié ? De toute évidence, la politique du gouvernement est à rebours de nos besoins. Mme Taubira fait du désarmement pénal, les Français attendent du réarmement pénal.»

 

Et pendant ce temps-là Sarko et les Sarkozystes plastronnent « En acceptant sans sourciller les conditions de la primaire, ils assurent avoir pris le maire de Bordeaux et le député de Paris à leur propre piège. L'avance prise par Sarko est énorme, juge un cadre de l'UMP qui se pose même la question de l'intérêt... du vote interne récemment adopté. »

 

Pour les futurs Républicains le vote est toujours péché mortel, rien ne vaut une élection par acclamation !

 

« En choisissant le nom « les Républicains », Nicolas Sarkozy a vu juste. En prétendant dissiper un méchant parfum d’affaires, le voilà qui réveille de vieux relents de scandales. L’anecdote est amusante. Mais cruelle. Karl Marx avait raison : l’Histoire se répète toujours, la première fois en tragédie, la seconde en farce. »

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