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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:09

Le fromage c’est d’abord la forme… le moule, une « forme »… la déformation du mot initial le formage… la langue italienne a conservé la morphologie première du mot : formaggio…


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Alessandra Pierini, génoise par son père et émilienne par sa mère, est à Paris l’une des plus sûre référence de ce que l’Italie nous offre d’excellence liquides et solides. Que du bon accompagné d’un large sourire, d’une connaissance profonde de ce qu’elle nous propose dans son épicerie, la voix chante, Alessandra prend le temps de raconter, d’expliquer. C’est rare en ce temps de gens pressés, oublieux de tout ce représente d’amour et de minutieux travail, l’intelligence de ce que fait la main, ces fromages, ces vins, ce lard de Colonatta, ces câpres de Pantelleria, l’or liquide de l’huile d’olive… Dans sa nouvelle caverne d’Ali-Baba, à l’ombre des hauts murs de l’église Notre-Dame de Lorette, 4, rue Fléchier, Alessandra est plus encore qu’auparavant l’ambassadrice de l’Italie de cette Italie que j’aime, celle qui me donne le sourire.


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Pour le chroniqueur que je suis Alessandra Pierini est du pain béni car elle écrit des Petits Précis de la gastronomie italienne : tel son Parmigiano aux éditions du Pétrin.

 

L’enfance à Vesta, à l’heure du déjeuner, la maman d’Alessandra l’appelait « Ale vieni a lavari le mani e gratta il parmigiano ! » Râper le parmesan n’était pas un jeu, gare aux doigts ! Mais, comme tout travail mérite salaire, la jeune gourmande lorsqu’elle atteignait la croute, la crosta di formaggio abbrustolita, la croute toastée du parmesan c'était l'extase. Les goûts premiers de la petite enfance forment le socle du goût.


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Alessandra conte bien, elle laisse place à notre propre imaginaire : la latteria de son grand-père à Gênes, les 8 jolies rousses, vacche rosse, broutant l’herbe  des alpages de Vesta avant de donner leur lait pour faire le parmesan : 600 litres pour faire une meule de 35 kilos, le coltello a mandorla, une sorte de poinçon en forme de goutte pour couper le fameux formaggio. Notre Alessandra malgré sa constitution fluette une meule de parmesan ne lui fait pas peur : traduction elle sait entamer une meule de 35 kg avec un long coltello a mandorla.


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Le prince des formaggio a forgé ses lettres de noblesse dans une longue histoire qu’Alessandra nous relate en la reliant à celle d’aujourd’hui, le Parmigiano Reggiano « est le fer de lance de l’économie laitière italienne (13% du lait produit sur le territoire sert à sa production), ainsi qu’une valeur bancaire innovante. Dans les coffres-forts de certaines banques italiennes, les meules de parmesan sont entreposées tels des lingots  d’or en échange de financements. Ce système unique en son genre permet aux producteurs de contracter des prêts, les meules de parmesan leur servant de garanties. Dans ces coffres-forts aménagés, les meules sont ainsi déposées deux ans en garantie – le temps requis de l’affinage – avant leur mise en vente par leur propriétaire. »


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Mais l’Italie aurait pu être privée de son prince puisque le parmesan a bien failli devenir français… C’est l’histoire de Jean-Baptiste Huzard, vétérinaire et membre de la Société Royale d’agriculture fondée par Louis XV. Je vous laisse découvrir le dénouement de cette histoire vraie dans le petit opus d’Alessandra.


Comme en Italie tout fini par des tortelli (tortelli di patate e parmigiano di San Nicola), Alessandra nous donne quelques recettes où le Prince di formaggio est un merveilleux compagnon.


Rappelons que, 10 ans avant que ne s’achève le grand siècle, en 1690, dans son Dictionnaire universel, Antoine Furetière, écrivait « Quant au fromage de Parme, c’est-à-dire le parmesan, voici bien naturellement aussi l’Italie mise en vedette qui, de tout temps, fut très prisée en matière de fromage. »


Cambacérès, duc de Parme, eut droit à une épigramme hostile :


Le duc de Parme déménage ;

Plus d’hôtel, plus de courtisan ;

Monseigneur mange du fromage ;

Mais ce n’est pas du parmesan…

 

* Manger du fromage pour le peuple : être mécontent, rager, pester…

 

Alessandra qui est aussi Française de cœur conseille, entre autre, pour accompagner le Prince « un verre de champagne non dosé ». Comme elle a raison !

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 00:09

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Belle découverte en sortant d’une belle rencontre au Chat Noir rue JP Timbaud, la librairie Libralire 116 rue Saint Maur. En devanture deux livres de nouvelles de Stig Dagerman chez Maurice Nadeau. J’entre et je tombe nez à nez avec Yves Camdeborde, sous le trait de Jacques Ferrandez, panier empli de légumes à la main en compagnie de ses «Frères de terroirs».


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Je feuillette à peine : j’achète !

 

Sébastien Lapaque, l’homme de tous les bons coups, l’ami de Marcel Lapierre link dans sa préface est limpide  « Frères de terroirs link est un bande dessinée qui donne faim et soif. Ce livre refermé, on a envie de s’éloigner des grandes villes pour partir à la découverte d’une France rurale disparue des statistiques. Yves Camdeborde a l’art de s’y faire des amis, Jacques Ferrandez celui d’en restituer les couleurs. »


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Comme c’est Lapaque qui a présenté Jacques Ferrandez à Yves Camdeborde et que la dédicace de son livre « Chez Marcel Lapierre » Stock est « pour Yves et Claudine Camdeborde » il ne me restait plus qu’à vous présenter quelques planches de « La mémoire du Beaujolais »


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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 00:09

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Le paquet est lourd. Je n’ai rien commandé. J’ouvre : c’est la XIXe édition du Féret « Bordeaux et ses vins » l’édition du  Bicentenaire 1814-2014.


Je suis fier d’en être destinataire.


Mais qu’en faire ?


En premier lieu la consulter pour colmater mes profondes lacunes sur la vigne et le vin de Gironde.


Chroniquer ensuite !


Sur qui ?


Je feuillette page à page et je tombe page 1229 sur Saint-Émilion et sa région ; ma région de prédilection : j’y ai tant d’amis.


Pour soutenir la conversation avec Jacques Dupont, grand arpenteur de terroir, je me plongeais dans le terroir.


Je note : la topographie de la région de Saint-Émilion est très tourmentée… La main de Dieu sans doute !


La carte géologique montre « une très grande diversité des sols et des sous-sols due à l’érosion. »


-         1934 1 étude de R et A de Villepigue distingue 5 types de sous-sols et de sols : argilo-calcaire, silico-calcaire, silico-argileux, sableux, sablo-graveleux et terres franches alluvionnaires dites de « palus »…


-         1979 « les grands types de sols viticoles de Pomerol et Saint-Émilion » M. Guilloux, J.Duteau et G.Seguin distingue au moins 5 types de sols dont des sols superficiels sur calcaire à astéries (Ausone, Canon, etc.) ou les sols établis sur les croupes formées par les alluvions gravelo-sableuses quaternaires de l’Isle (Figeac, Cheval Blanc, etc.)… Là le Jacques Dupont va me prendre enfin au sérieux.


-         1982 le Pr Enjalbert discernait pour Saint-Émilion 5types principaux de terrains : le plateau calcaire, les côtes et « pieds de côtes », les graves anciennes, les sables anciens et les sols argilo-graveleux.


-         Décembre 1989, Cornelis Van Leuwen publiait la carte des sols des vignobles de Saint-Emilion accompagnée d’une notice explicative de 92 pages.


Je note à cette occasion qu’aucune étude exhaustive n’a été réalisée sur la dimension des salles de réception, le nombre de passages dans un film d'un GCC, la localisation des aires pour la pose d’hélicoptères et la nomenclature du chic vestimentaire des hôtesses.


Ne comptez pas sur moi pour vous parler du classement, c’est un sujet qui fâche en haut lieu.


En revanche je me suis permis de faire quelques notations :


-         Le Féret s’inspire de la typologie d’Enjalbert : plateau calcaire, côtes et pieds de côtes, graves et sables anciens et sables anciens et sols sablo-graveleux récents.


-         Pour les 4 grands classés A : Ausone, Pavie et Angélus sont  classés dans côtes et pieds de côtes et Cheval Blanc en graves et sables anciens.


 

-         L’ordre, qui n’a rien d’alphabétique, Ausone, Pavie et Angélus, est le fait du Féret et non pas de mon mauvais esprit.

 

 

-         Du plus petit en ha jusqu’au plus gros et le nombre de tonneaux : 900l soit 1200 cols soit 100 caisses :


Ausone : 7,25 ha et 24 tonneaux


Angélus : 27 ha et 83 tonneaux


Pavie : 35 ha et 76 tonneaux


Cheval Blanc : 39 ha et 133 tonneaux.

 

-         La surface rédactionnelle dans le Féret en cm2 :


Ausone : 252 cm2


Pavie : 226 cm2


Cheval Blanc : 144 cm2


Angélus : 112 cm2


-         Conduite de la vigne :


Ausone : agriculture biologique et biodynamie


Pavie : lutte raisonnée


Cheval Blanc : lutte raisonnée


Angélus : lutte raisonnée

 

-        Les conclusions du Féret :


Pour Ausone : «  les héritiers de madame Cécile Vauthier continuent son œuvre et voient leurs efforts couronnés de succès. Les ceps centenaires produisent un vin qui  s’est depuis longtemps déjà placé à la tête des grands vins de Saint-Émilion, de Bordeaux, et des plus grand vins de France.

Le commerce mondial, de nos jours, lui accorde une forte prime sur tous les autres vins de la région.

Faveur et reconnaissance, parfaitement justifiées, par les anciennes bouteilles de ce cru merveilleux qui ont conservé leur sève et leur fraîcheur après plus d’un siècle. Privilège accordé à des vins qui possèdent, année après année, toutes les qualités et la magie de ceux issus de la petite dizaine de crus de Bordeau reconnus par la planète. »


Pour Pavie : « À la dégustation, les vins de château Pavie se caractérisent par une grande concentration, beaucoup de puissance et d’intensité. « Il s’agit d’un premier cru, et à ce titre, destiné à entrer dans l’histoire de Bordeaux. Pavie est un vin qui doit donner du plaisir dans dix, vingt, trente ans. »

L’immense potentiel du château Pavie a été sublimé par l’arrivée de Gérard Perse. Désormais au sommet de la hiérarchie de Saint-Émilion, 1er Grand Cru Classé A lors du  dernier classement de Saint-Émilion de 2012, Pavie est également un lieu magique à  découvrir. »


Pour Cheval Blanc : « Ici, des générations d’hommes qui se transmettent un savoir-faire rare perpétuent le style de Cheval Blanc selon les qualités propres à chaque millésime grâce à un travail méticuleux et quotidien. On peut évoquer la précision du geste artisanal car ici rien n’est systématique, tout est adaptation quotidienne au rythme de la nature et à  ce qu’elle offre chaque année.

Ainsi, avec de l’audace, un style engagé et un respect manifeste de son histoire, Cheval Blanc se projette résolument vers l’avenir. »


Pour Angélus : « Aujourd’hui Hubert de Boüard de Laforest et son cousin Jean-Bernard Grenié – la septième génération – se partagent les responsabilités du château : Hubert de Boüard met sa formation d’œnologue au service du cru et le représente à travers le monde, alors que Jean-Bernard Grenié gère et administre la propriété.

Héritiers des privilèges d’Angélus et d’un souci permanent de  la perfection, ils ont pour ambition de maintenir le château  Angélus au meilleur niveau des Premiers Crus classés de Saint-Émilion. »


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Merci à Bruno Boidron pour cet envoi qui va me permettre d’élever mon bas niveau sur Bordeaux et ses vins et me permettre de me mesurer aux cadors de la profession…

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 00:09

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Je n’y suis pas allé cette année vu le traitement de bétail entassé que les organisateurs avaient réservé l’an dernier à la piétaille. La vente ne m’a pas manqué, c’est toujours un peu lassant et surtout depuis le grand show de Lucchini ses successeurs sont riquiqui et tombent dans une surenchère qui n’est pas à la hauteur d’une vente de charité. Ça sent le biseness à plein nez.


Moi ce que j’aimais le jour de la vente c’était la conférence de presse salle des pôvres. On s’y gelait gentiment les glaouis mais on se réchauffait en écoutant Louis-Fabrice Latour officier au pupitre, virtuose, négociant jusqu’au bout de ses analyses, un vrai bourguignon, dévidant des chiffres, des hausses, des baisses, des pays, des pourcentages, des millésimes, formant des vœux, des souhaits, cravate style Valls de guingois, du grand art quoi ! Moi qui ne prends jamais de notes j’étais comme à l’opéra et je me sentais capable de restituer la partition de tête comme on dit.


Mais le boss du négoce bourguignon a passé la main à un jeunot, certes plein de promesses, mais un peu trop manager à l’américaine à mon goût. Je n’ai donc aucun regret. Je suis resté au chaud à écrire mes petites chroniques.


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Louis-Fabrice loin du pupitre me semble bien songeur sur cette photo.

 

 

D’un œil distrait je surveillais les infos sur la vente depuis le compte Twitter de François Desperriers le gentil stakhanoviste bourguignon de l’information, lorsqu’une de mes gorges profondes balançait sur mon mail une bombe : Claude Chevallier, le boss du BIVB montait sur ses grands chevaux, accusait Christie’s d’orchestrer la flambée des prix…


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Du lourd quoi !


Et pendant ce temps-là Albéric Bichot faisait le beau auprès d’Adriana après s’être offert le tonneau de charité pour 220 000 euros !


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« Cela ressemble à une déclaration de guerre. Moins de 48 heures avant la 154e Ventes des Vins des Hospices de Beaune, Claude Chevalier, le Président du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, interrogé par Creusot-infos et Le Parisien / Aujourd’hui en France, a décidé de mettre le feu : «Je sais que je ne vais pas me faire que des amis, mais ce n'est pas grave, j'assume...»


Depuis quelques années, les prix des pièces mises aux enchères, ont flambé de façon irraisonnée. Une flambée des prix constatée depuis l’ouverture sur le monde que la maison Christie’s a offert, il est vrai, à la vente des vins des Hospices.


Les négociants et les professionnels du vin bourguignon ont perdu la main. De 2009 à 2013 le prix moyen d’une pièce a plus que doublé, en passant de 6189 euros à 12.868 euros l’année dernière. +100% en quatre ans, cela ne peut pas se justifier de façon rationnelle et certainement pas au nom de la qualité.


Alors, jusqu’à quand les prix vont-ils continuer de flamber ? C’est la question que se posent les membres de l’interprofession et les négociants un peu dépités par des années d’augmentation.


«Trop c’est trop» s’alarme Claude Chevalier le président du BIVB (bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne). «Dimanche on attend de la stabilité au niveau des cours, si on ne veut pas affoler les marchés», déclare-t-il tout d’abord, interrogé par nos soins. Un discours en forme de refrain car répété tous les ans. »


La suite ICI La suite ICI link

 


Le torchon brûle ! « On n’est donc pas loin du divorce entre l’interprofession et la maison Christie’s »


«Il faudra sans doute arriver à deux ventes. Une privée ouverte au monde entier et à toutes les enchères même les plus folles. Et une vente publique dans le respect des traditions» déclare Claude Chevallier.


Pour un non-initié il peut paraître étrange que l’équivalent de 200 000 bouteilles pèse lourdement sur la fixation des prix de 200 millions de cols. La vente fut très longtemps un signal pour le marché, est-ce toujours le cas ? Certes l’on peut comprendre le souci de « l’interprofession de vouloir envoyer un signe fort de stabilité, en tout cas de fin des hausses. Les déréférencements sont trop nombreux pour que le frein à la hausse des prix soit impératif. » note un fin analyste du marché.


Quant à l’aspect caritatif  du produit des ventes la seule bonne question à se poser, hors le tonneau de charité dont le produit de la vente va à des associations, c’est : est-ce que l’hôpital de Beaune en tire le meilleur profit pour ses patients ?


Si les Bourguignons ont besoin d’un médiateur le boss du BIVB, et son ange-gardien du négoce Louis-Fabrice Latour, savent où me trouver. Ils me lisent au quotidien. J’ai connu pire situation par le passé. J’attends le coup de fil !

 

Crédit photos :

 © Aurélien Ibanez, Bourgogne Live Production, Creusot-infos et infos-Dijon

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:09

Non je ne suis pas né à Marseille…


Non, je n’ai jamais affirmé que les sardines bouchaient l’entrée du Vieux Port…


Oui Antoine Aréna je barbotte dans les eaux chaudes de la Corse du Sud loin de Patrimonio.


Oui fille altière de la Castagniccia je fais trempette avec les barracudas  à Tiuccia…


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Certes, ils sont tout petits mais lorsque je plonge les barracudas sont là bien au chaud…


« Poisson du large et chasseur redoutable, le barracuda s’approche des côtes au début de l’été...


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Le barracuda ou « bécune, brochet de mer »


Clairin Deïnes ancien pêcheur du Brusc Var écrit :


« Le brochet de mer, ici ça s’appelle la bécune. Il a la tête du brochet, un petit peu le corps. On le prend surtout quand il pleut à terre. Dans le golfe, il y a un « gour » où il y a un ruisseau qui déverse. De suite, quand il pleut, l’eau est un peu douce. Ça finit par se mélanger mais quand ça arrive, c’est là que tu risques de marquer* de bécunes.


Malgré tout, c’est pas un poisson de roche. Il vivrait dans des fonds plutôt mous. Il n’y a pas de poissons de race. Tout fond fait son poisson… »


Jean Marty pêcheur sous-marin acquiesce :


« Le barracuda, j’en attrape de temps en temps mais c’est plutôt l’été, ça ; l’hiver on les voit pas. Je le vois là où il y a des rejets d’eau douce. Au parc de la Cride, là où il y a la falaise à l’Aïgue-Douce, tu as une source mais elle s’est tarie, hein… Avant, quand tu passais, tu te mettais à côté, presque  ça te poussait ; maintenant, tu sens presque plus rien. Avec le masque tu n’as plus le trouble, tu sais, quand l’eau douce se mélange à l’eau de mer. »


«  À peine piégé, le brochet de mer est brillant, très rigide, l’œil noir vif. Avec le temps, il pâlit et se ramollit. C’est un poisson excellent avec peu d’arêtes, et beaucoup plus goûteux que son homologue d’eau douce. Il s’apprête de multiples façon : au court bouillon, grillé, frit, au four, à l’étouffée ou même en aïoli ou en couscous. »


Toute ma science sur le barracuda je la tire d’un livre plein de ressources « Poissons histoires de pêcheurs, de cuisiniers et autres… » d’Élisabeth Tempier chez Libre&Solidaire.


barracuda

 

« Notre littoral est encore peuplé de ces petits bateaux artisans qui larguent l’amarre bien avant l’aube pour aller piéger quelques poissons dont nous avons oublié parfois les noms et les saveurs. Réglés sur la nature, plus familiers de leur jardin maritime que nos règles sociétales, héritiers souvent de codes archaïques si ce n’est primitifs, ces hommes singuliers nous dévoilent un univers coloré, fortement emprunt d’humanité, aux antipodes des images médiatiques de ravageurs d’océans… »


« Le pêcheur en sa barque trace au petit jour des lignes effacées, contours de notre histoire, et la mer restitue toutes ces figures de proue qui glissent sur l’eau salée comme l’encre sur le papier »

 

* marquer : réussir une pêche


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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:09

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Que va-t-il encore nous pondre ce matin ? La modestie n’étant pas son fort comment peut-il s’aventurer sur ce terrain qui n’est vraiment pas le sien. Je vous le concède sans aucune restriction. La fausse modestie est le début de l’orgueil et n’a rien à voir avec l’humilité.


Dans notre vocabulaire châtré il est peu courant de faire référence aux humbles aux gens modestes, aux gens de peu. Et pourtant, il est un héroïsme du quotidien qui vaut beaucoup mieux que celui de nos héros modernes.


Cette courte introduction pour vanter le génie des promoteurs des cépages modestes.


Avec ce qualificatif ils suggèrent une forme d’effacement pudique, d’humilité, de simplicité, je n’ose écrire dans notre monde du vin de sobriété…


Ils ne roulent pas des mécaniques ces cépages modestes mais dans l’ombre ils constituent une forme de résistance au paraître uniformisé de notre société post-moderne. Les combats obscurs sont les plus beaux, l’armée des ombres, le Saint-Côme, le fel, le bernadou, le noual, le mouyssaguès, le Négret de Banhars, le Négret de la Canourgue, le Brunq noir, le malpé, le baral, le moural, le tarabassié, le valdiguié pissaïre, le négret du Tarn, le douce noire, le romorantin, le prunelart, le chouchillonx cépages oubliés, menacés de disparaître face à la domination de grands cépages internationaux qui ne représentent qu'une infime partie de la biodiversité de la vigne.


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Les Rencontres des cépages modestes, à Saint-Côme d'Olt, en Aveyron, sont l’anti-bling-bling, diamétralement opposées à ce qui se passe à la même époque à la Villa d’Este, le soi-disant Davos du vin plein de paillettes, de gens présumés importants. Le plus drôle dans cette symétrie c’est que la presse nationale, et même internationale, donne un bon écho aux modestes dédaignant les hauts placés. Ça devrait donner à réfléchir aux sponsors.


Pour les 4e Rencontres, dans la mesure où mon grand âge ne me permet plus de me transporter dans des contrées reculées pour assister à des débats où je serais à la peine eu égard à mon allergie native aux questions techniques, j’ai confié mes intérêts au sieur Jacques Dupont du Point qui aime beaucoup la vie au grand air.link


Comme c’est as de la vidéo voilà ce qu’il m’a rapporté et en bonus Conférence sur les cépages de l'Isère et du Gier :



Quatrièmes "rencontres des cépages modestes" par LePoint

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 09:50

 

Ce matin, le sieur Pousson, taille un costard sur-mesure à la star des cloches, Norbert Le Forestier, en goguette du côté du lac de Côme pour un bouzin qu’il sponsorise via sa Fleur. Ça se voulait le Davos du vin selon son promoteur. Avez-vous avez lu une ligne sur ce machin dans la presse internationale ? Au mieux, vous aurez droit au CR habituel du valet cireur de pompes du Mondovino, invité aux frais de la princesse comme il se doit. Ça attise l’objectivité bien sûr !


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Donc, je cite Vincent Pousson « L'offusqué du lac de Côme, avec sa vindicte de petit-bourgeois, concentre en lui toute la morbide tristesse, toute la médiocrité plaqué or d'un univers qu'il a la prétention de croire parfait. »


La suite ICI link


Pour tous renseignements complémentaires prière d’appeler le 22 à Asnières.

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 03:57

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Mon cher tonton,


Comme tu le sais je ne suis pas un gars très futé. J’ai tendance à prendre des vessies pour des lanternes et je me brûle.


Quand en avril dernier tu m’as dit au téléphone que le premier lot de 200 hectos que t’avais présenté aux gars chargés de le goûter avait été jugé non conforme par eux car présentant un défaut non critique qui était présence d'acescence, j’ai entravé que dalle.


Je t’ai rétorqué : « C’est quoi un défaut non critique tonton ? »


-         Un truc à la con !


-         Ha, bon ! Et l’acescence tonton donne-moi la définition ?


Silence.

 

-          Tu marches sur des oeufs tonton...

 

-           ...


Comme je suis un bon garçon je n’ai pas insisté. Pour te faire plaisir je me suis contenté de parler de la pluie et du beau temps. Tu m’as simplement dit « on va retravailler les lots. »


Dans ma petite Ford intérieure j’ai pensé « Tonton va encore toucher le gros lot ! »


Malgré ma vue basse, je n’avais pas tout faux  puisque t’as représenté, en juin, un gros lot de plus de 1 000 hectos et un petit  lot de 45 hectos.


Le gros est passé comme une lettre à la poste alors que le tout petit s’est encore vautré dans l’acescence.


T’es bon tonton ! Le meilleur car t’avais encore le droit de retravailler ta petite cuve tonton.


Tu ne l’as pas fait. T’as préféré prendre le mors aux dents pour envoyer baller tout ce petit monde qui venait te chercher des poux sur la tête.


Même si je ne suis pas très futé tonton j’ai bien saisi la manœuvre : c’est l’histoire du pâté d’alouette « Pour faire du pâté d’alouette, prenez un cheval et une alouette… »


-         Pourquoi tu tousses tonton ?


-         J’ai avalé de travers…


-         À cause du vinaigre ?


-         …


-         T’as poussé loin le bouchon tonton !


-         …


-         Pour t'éviter de m'envoyer des noms de "volatile" je vais te chanter une chanson ça te déridera tonton ?

 

PS. Pour ceux qui n'auraient rien compris, ils peuvent appeler le 22 à Asnières...


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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 00:09

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« Et si ma tante en avait ce serait mon oncle, et si mon oncle en était ce serait ma tante.  » Pierre Dac


« Et si l'administration militaire était bien faite, il n'y aurait pas de soldat inconnu.  » Louis Jouvet


« Et si tout n’était qu’illusion et que rien n’existait ? Dans ce cas, j’aurais vraiment payé mon tapis beaucoup trop cher.  » Woody Allen


Mon « et si » à moi est pure spéculation, aussi vaine qu’inutile car, comme vous le savez, Avec des si on mettrait Paris en bouteille et la bouteille ça me connaît.


Trêve de spéculation à la con, en fait je saute sur l’occasion de la récolte des noix, que l’on peut consommer fraîches, pour ressortir de derrière les fagots une bonne vieille expression : « à la noix » qui désigne une chose sans valeur ou une quantité minime.


Pas si vieille que ça pourtant l'expression puisqu’elle ne serait apparue qu'à la fin du XIXe.


« Ah ! Ne nous en faites pas un plat avec 70. Tu parles d'une guerre à la noix. Ils se battaient une journée tous les mois et ils croyaient avoir tout bouffé. » Roland Dorgelès - Les croix de bois


Afin d’éclairer votre lanterne, pas à l’huile de noix (voir plus loin), permettez-moi de distinguer entre noix et noix.

 

-         Tout d’abord en argot « Les noix » du côté masculin désignent les bonbons et pour le féminin les 2 composantes du popotin.


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-         Ensuite le veau (ne pas confondre avec Français) est plein de noix :


La noix muscle interne de la cuisse, très tendre et le grain de sa chair est très fin. La noix de veau offre de belles tranches et des escalopes à poêler.


La noix pâtissière, située sur le devant de la cuisse, est un morceau très tendre également mais ses escalopes sont plus petites que celles prises dans la noix. La noix pâtissière fut longtemps réservée aux pâtissiers qui la pilaient et en faisaient des quenelles pour leurs vol-au-vent et timbales. La noix pâtissière offre les meilleurs rôtis de veau.


La sous-noix, muscle postérieur de la cuisse qui possède un grain de chair un peu plus gros. Elle est aussi découpée en escalopes. Pour la rôtir ou la braiser, il est préférable de la faire barder.


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-         Enfin, bien sûr, il y a la noix tout court, celle de Grenoble, le premier fruit à avoir obtenu une AOC le 17 juin 1938 et reconnu AOP en 1996, et celle du Périgord, AOC depuis 2002.


Pour la première, seules 3 variétés locales sont reconnues : la franquette, la plus ancienne créée en 1784, la mayette et la parisienne, développées il y a plus d'un siècle. Son terroir : l'Isère ainsi qu'une partie de la Drôme et de la Savoie. Les zones de plantations les plus denses se trouvent dans la basse vallée du Grésivaudan en aval de Grenoble entre le Voironnais et le Royans, au pied du Vercors.


Pour la seconde, le Sarladais se spécialisait dans le cerneau avec une variété à coque tendre, la grandjean alors que le Dauphiné exportait des noix en coques. En 1950, les producteurs du Périgord se mobilisaient pour créer, suivant l'exemple grenoblois, de nouvelles noyeraies à partir de variétés traditionnelles ainsi la franquette, originaire du Dauphiné y fut introduite. Autres variétés corne et marbot. Le terroir est réparti entre la Dordogne, le Lot, la Corrèze et la Charente.


Un peu d’histoire :


« On retrouve la noix de Grenoble sur le site archéologique du lac de Paladru en Isère et la noix du Périgord dans les habitations de l'homme de Cro-Magnon et à l'époque azilienne dans un gisement de Peyrat à côté de Terrasson en Dordogne. »


Mais c’est à ce stade où l’expression « à la noix », sans valeur, est démentie par l’histoire :


En effet la valeur des noix était telle qu’au Xe siècle, « les paysans acquittaient leurs dettes en setiers de noix. En Périgord, au XIIIe siècle, les baux étaient versés en huile de noix à l'abbaye cistercienne du Dalon. L'huile de noix était considérée comme un bien aussi précieux que l'or.


L'huile de noix contribua tout d'abord à la fortune de la région. Son utilisation multiple : l’éclairage aussi bien des plus humbles masures que des plus majestueuses cathédrales. Elle faisait le bonheur des peintres ou celui des belles qui se savonnaient le corps au savon mou. En 1730, pour les trois-quarts des paysans de la France (à part au Sud-Est où poussaient des oliviers), il n'y a que le noyer qui permettait d'obtenir de l'huile et ils n'utilisaient que celle-ci pour la cuisine. «L'huile de noix donne l'apparence de bouillon à l'eau chaude qui trempe la soupe» disait-on à l'époque.


Dès le XVIIe siècle, le commerce de l'huile de noix se développe, via les villes de Bordeaux ou Grenoble, vers la Hollande, la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Sur la Dordogne, le commerce est intense. Les gabariers transportent non seulement l'huile mais aussi les grumes de noyers et les noix, du port fluvial de Souillac jusqu'à Libourne, donnant ainsi son nom à l'un des quais «le port des noyers».


 

Donc, l’expression « à la noix » sans valeur, n’a rien à voir avec la valeur des noix et, selon Émile Chautard, dans « la vie étrange de l'argot », cette expression pourrait être une déformation de « alénois » qu'on trouvait dans l'expression « cresson alénois », qui désignait une variété de cresson amer et piquant employé pour relever les salades. Cette déformation aurait donné naissance à la locution « salade à la noix » ou salade très âcre, puis à la noix aurait désigné une chose mauvaise, au figuré. 


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Affaire classée, je pourrais en rester là mais, dans le cadre de ma mission culturelle, comment pourrais-je passer sous silence « le dénoisillage » près du cantou, les longues veillées passées à casser les noix et extraire le cerneau, ponctuées de chants et proverbes.


« Alors nous commencions à dénoisiller. Il y avait le « crocaïre » (le casseur). Il fallait prendre une poignée de noix, on les plaçait comme il fallait, et on frappait sans trop les écraser, pour ne pas abîmer les cerneaux. Il y avait un casseur pour 9 ou 10 dénoisilleurs. Ceux qui étaient près du casseur, nous commencions à observer, car il fallait  frapper les noix sans trop les écraser. Ce n'était pas facile. »  link


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Et puis, du côté des chineurs, des écumeurs de brocante, je ne puis passer sous silence le bois de noyer dont on faisait les buffets Louis-Philipe  ou les armoires provençales : lire dans la REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE de mars  1953 link

 


Enfin pour les amateurs de chiffres des chiffres :


-         Pour la noix de Grenoble link


-         La noix de Grenoble, un marché porteur link


-         Pour la noix du Périgord link


Et puis encore pour les amateurs de Vin de Noix :


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« Qui n’a pas dégusté un jour le vin de noix de tante Jeanne ou celui de mémé Catinou ? C’est par excellence l’apéritif traditionnel de campagne. Dans les régions du Sud-Ouest, on le rebaptisait même “porto”. Mais qu’il était bon ce pseudo-porto fait avec les noix du verger, le vin de la vigne – parfois de la piquette ! – et la gnôle du grand-oncle bouilleur de cru. Certes, c’était le temps où la France était paysanne et vivait beaucoup en autarcie. Mais pourquoi abandonner le meilleur de nos traditions ? Préparé dans les règles de l’art et avec des ingrédients de qualité, ce vin de noix vaudra tous les apéritifs du commerce. » link


Et puis pour finir une petite leçon de l’origine par la revendication d’appellation d’origine :


« Les noix furent toujours présentes dans le département de l'Isère mais de nombreuses épidémies de phylloxera se déroulant au cours du XVIIIe siècle permirent à ce fruit à coque de remplacer peu à peu les vergers de la région voisine de Grenoble. Ce fruit acquit vite sa renommée et à la fin de XIXe siècle, 80 % des 8 500 t produites chaque année était exporté vers les États-Unis qui représentaient le principal débouché pour la noix dauphinoise.


Au début du XXe siècle, un scandale éclata dans le milieu de la nuciculture dauphinoise. Certains négociants peu scrupuleux se permirent de mélanger des noix mal triées et originaires de l'étranger avec des noix locales afin de les exporter outre-Atlantique.


La réaction des producteurs isérois fut rapide du fait qu'ils étaient déjà organisés en groupements professionnels afin d'écarter les tentatives de dumping et tenir les cours du produit. Dès 1908, s'appuyant sur la loi du 1er août 1905 qui sanctionnait les fraudes et falsifications en matière de produits, ils créèrent à Saint-Quentin-sur-Isère un premier syndicat professionnel de défense de l’origine.


Dans les années 1920, bien que tous les nuciculteurs de la région fussent d'accord sur le fait d'obtenir une reconnaissance, de vifs débats eurent lieu pour savoir si on devait l'appeler « Noix de Grenoble » ou « Noix de Tullins ». Tullins est le centre historique de la noyeraie mais le nom de noix de Grenoble fut jugé plus vendeur pour l'étranger. De plus, à cette même époque, les élus des villes de Morette, La Rivière, Tullins et Vinay exigèrent une délimitation géographique claire de l’aire de production de la noix dauphinoise. Celle-ci fut farouchement discutée mais par décret la noix de Grenoble fut le premier fruit à avoir obtenu une AOC le 17 juin 1938. » Wikipédia


Si  vous êtes allés jusqu’au terme de cette chronique à la noix en l’ayant lue et ouvert tous les liens je vous tire mon chapeau car vraiment j’ai chargé à mort ma « coque de noix » (1)


(1) Annexe utilisée par les marins pour gagner un navire mouillé au large, actuellement employé pour désigner un petit bateau.

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 00:09

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Comment peuvent-ils oser aligner de telles niaiseries me dis-je toujours ?


Oui, je n’en finis pas de m’étonner lorsque je lis la prose de certains conseilleurs en herbe qui ont encore du lait derrière les oreilles. Les voici, à peine sortis d’une vague école de commerce, au sigle en général pompeux, en anglais of course, nous abreuvant  des dites niaiseries du haut de leurs cours de marketing-packaging à peine assimilés.


Sur le site Winebusiness j’ai déniché une pépite du genre : 5 conseils pour concevoir une étiquette de vin efficace par Camille Franc datée du 4 novembre 2014.


L’entame est gentiment besogneuse :


« Si vous êtes dans l’industrie du vin depuis déjà un certain temps, il est très probable que vous ayez vu passer devant vos yeux plus d’étiquettes que de personnes ! Il est donc possible que vous ayez une idée très précise du « pourquoi » et « comment » habiller votre bouteille. Néanmoins la réalisation d’une étiquette de vin est toujours épineuse pour les viticulteurs qui ne savent pas toujours comment jouer avec les codes imposés par cette industrie traditionnelle. Il arrive également que l’importance de cette étape, essentielle et obligatoire pour la commercialisation d’un vin, effraie les moins initiés d’entre vous. Il est donc nécessaire de ne pas rendre cette tâche plus compliquée qu’elle ne l’est.

 

Vous n’avez pas besoin d’être un entrepreneur chevronné ou un designer professionnel pour réaliser l’étiquette parfaite. Il vous suffit de connaître les composants de base qui la constituent et d’avancer méthodiquement en prenant soin de transmettre au designer les informations dont il a besoin pour transcrire vos idées en un univers visuel. Voici donc quelques éléments clés qui vous permettrons d’appréhender plus sereinement cette étape. »


Vigneronnes et vignerons, les autres aussi, lisez la suite ICI link :


-         Par bonheur c’est gratuit ;


-         Les visuels d’étiquettes valent leur pesant de cacahuètes ;


-         C’est une bonne thérapie par le rire.


Pour vous inciter à lire ce morceau de bravoure je ne résiste pas au plaisir de vous offrir l'une des pépites :


« Voilà à quoi pourraient ressembler vos trois principaux arguments de vente:


« Mon mari et moi avons quitté nos emplois respectifs afin de nous lancer dans la fabrication du vin et de vivre notre passion. »


« Nous fabriquons un vin chaleureux et accessible à tous, qui puisse être apprécié autant par les débutants que les spécialistes. »


« L’exploitation de nos vignes est purement organique. »


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