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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 10:30

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Jean-Paul LUBOT, à droite sur la photo en compagnie de Bruno Retailleau, né à Antigny, en Vendée mon pays, patrie de mon beau-frère, est bien sûr le Directeur Général délégué du Groupe Marie Claire et éditeur de Marie Claire et de la Revue des Vins de France. Je le connais à ce titre mais aussi parce qu’il est le Président, quasi-autoproclamé, du CERCLE des VENDÉENS, un  truc chic sponsorisé par le Président du Conseil Général de ce département : Bruno Retailleau ex petite main du grand sabreur Philippe de Villiers. J’en suis sans doute pour plus très longtemps.


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En effet, en Vendée, à Notre-Dame de la Forêt, à l’école d’Agriculture de la Mothe-Achard, nourri au lait des très chers frères de la Confrérie de Louis Grignon de Montfort, j’ai été éduqué suivant des principes moraux dont celui de l’honnêteté, intellectuelle et matérielle. Alors ne pas payer son addition au restaurant sous prétexte que l’on va en faire la promotion dans un magazine, MARIE-CLAIRE en l’occurrence, participe du galvaudage de la morale publique, à des mœurs de « quasi-racketeur » profitant de la force pour imposer à des artisans, les patrons de restaurant, des pratiques qui sont contraire à l’éthique. Et que LUBOT ne vienne pas me chanter que c’est la règle dans le milieu car ce milieu-là n’est pas le mien. Ma petite entreprise Vin&Cie l’espace de liberté paie ses additions au restaurant. C’est son honneur.


Je ne mettrai plus jamais les pieds au CERCLE VENDÉEN ma mémé Marie et mon pépé Louis ne le comprendraient pas.


Lisez ce qui suit vous serez édifiés. Comme ce cher « Charles Henri Orliac, bloggeur escroc se faisant inviter avec femme et enfant dans les tables et hôtels de France, buvant les meilleurs bouteilles de la carte des vins et exigeant des chefs qu'ils cuisinent des légumes pour son chien... » LUBOT demande à être invité et, bien sûr, il sera accompagné.

 

Tout y est, menace, morgue, grossièreté… dans quel monde vivons-nous. C’est affligeant ! Moi je me casse avec l’envie de balancer la célèbre formule de Sarkozy au salon de l’Agriculture mais, comme je suis bien élevé, je me contente de l’ignorer. Quelle suffisance ! Et ça se dit faire partie de l'élite (voir une prochaine chronique sur ce thème)


De : "Carine DARMON"

Date : 19 oct. 2012 15:13


Objet : TR: Parution dans les pages "PARIS" du magazine Marie Claire du mois de janvier 2013 de votre établissement "Chez Vivant"

Cc : "Jean-Paul LUBOT"

 

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que votre établissement a été sélectionné par le magazine Marie Claire pour figurer dans la rubrique «le Paris de Jean-Paul Lubot», Directeur Général délégué du Groupe Marie Claire et éditeur de Marie Claire. Ce sujet paraitra dans le numéro du mois de janvier 2013 dans les pages « Paris ».

Afin de mettre en valeur au mieux votre établissement, nos équipes vous enverrons un photographe. Celui-ci prendra contact avec vous dans les prochains jours afin de convenir d’un rendez-vous pour des prises de vues.

Jean-Paul Lubot connaît votre établissement mais souhaiterait venir à nouveau dans votre restaurant pour tester et échanger sur votre carte.

Pensez-vous qu’il soit possible de l’inviter pour un diner à votre convenance ? Il sera accompagné.

En vous remerciant,


De : "Pierre Jancou"

Date : 19 oct. 2012 18:23

Objet : Re: TR: Parution dans les pages "PARIS" du magazine Marie Claire du mois de janvier 2013 de votre établissement "Chez Vivant"


Je n'ai jamais invité un journaliste en 24 ans de carrière dans la restauration.

Votre démarche me semble louche et frauduleuse.

Cordialement,

Pierre Jancou

Vivant


De : "Jean-Paul LUBOT"

Date : 20 oct. 2012 21:18

Objet : Re: TR: Parution dans les pages "PARIS" du magazine Marie Claire du mois de janvier 2013 de votre établissement "Chez Vivant"

À : "vivant resa"

 

Bonsoir,


C'est une démarche extrêmement classique pour tester les cartes des restaurants, échanger avec vous et écrire les articles.


Marie Claire est le premier magazine féminin haut de gamme français (485 000ex / mois) et est reconnu pour son professionnalisme depuis plus de 50 ans. L'édition parisienne, dans laquelle vous étiez censé apparaitre, est diffusée a près de 100 000ex et touche près de 500 000 personnes habitant Paris et la région parisienne.


Vous avez le droit de refuser notre requête sans pour autant être insultant.


Nous en prenons bonne note, le regrettons et vous retirons de notre sélection.

 

Cordialement.

Jean-Paul LUBOT

Directeur General délégué

Groupe Marie Claire

 

De : "Pierre Jancou"

Date : 21 oct. 2012 12:06

Objet : Re: Leur réponse est délicieuse

 

Si Vous avez l'habitude de Vous faire inviter au restaurant Vous n'êtes pour moi absolument pas un journaliste gastro.

Continuez  à vous occuper de mode ce sera mieux pour tout le monde.

Pierre Jancou

 

De : "Jean-Paul LUBOT"

Date : 21 oct. 2012 14:34

Objet : Re: Restaurant vivant

À : "vivant resa"

 

Je vois que vous n'avez absolument rien compris et que vous êtes définitivement désagréable.

Je n'ai jamais dit que j'étais journaliste gastro. Je suis l'éditeur de M Claire et DG du groupe (90 mags dans 35 pays). Tous les mois, nous faisons un "Paris by un membre de MC. Et c'est dans ce cadre qu'est intervenue notre démarche. Vous avez le droit de refuser sans être odieux.

Vous êtes le seul à réagir de la sorte... Et de manière aussi agressive. Les autres ont bien compris que c'était une opportunité de mise en avant de leur établissement dans un grand magazine. Et ils souhaitent naturellement organiser un moment de convivialité pour échanger...Vous n'avez rien compris et fait que confirmer votre pingrerie bien connue du milieu. Cet échange est désormais clos. Vous me faites perdre mon temps.

 

Cordialement

 

Jean-Paul LUBOT Directeur Général délégué Groupe Marie Claire


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 00:09

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L’intérêt de certains urbains, mangeurs et parfois buveurs, pour le monde paysan est évident. C’est un beau cas, comme disait les chirurgiens de la vieille école, il permet des confrontations musclées sur les plateaux de télé entre José Bové et les agriculteurs-pollueurs, des nostalgies du bon vieux temps d’avant avec les poules de mémé qui picoraient dans l’aire et le cochon du pépé qui braillait avant d’être sacrifié, des débats sans réelle réponse sur l’inquiétante question des pénuries alimentaires liées à l’insuffisance des capacités de production, les concurrences énergétiques, le gaspillage… Bref, on glose beaucoup, la FAO pond des rapports, les experts de toute obédience s’écharpent sans vraiment convaincre sur les pistes à emprunter pour progresser. J’avoue avoir du mal avec ces approches où le dossier est soit totalement instruit à charge par des militants ou à l’opposé en défense d’une agriculture peu soucieuse de son environnement par des lobbies puissants. Rien de très probant, chaque camp campe sur ses positions inexpugnables, et pendant ce temps-là une forme d’agriculture disparaît, une autre « géant aux pieds d’argile » prospère et la malnutrition dans le monde ne recule guère.

 

Ainsi donc :  


 1- Le 16 octobre, sur ARTE  joli succès pour l’émission « Les moissons du futur » diffusée à 20h50 et cela malgré la rude concurrence du match de Coupe du Monde 2014 diffusé sur TF1.


N.B. Vous pouvez (re)voir le documentaire jusqu'au 23 octobre sur ARTE+7.link 


2- Les 15es Rendez-vous de l'histoire à Blois consacrés aux paysans se sont tenus du 18 au 21 octobre. linkarton18930-5f868.jpg

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Je vous livre sans commentaire : le pitch de l’émission« Les moissons du futur » et un extrait de la tribune d’Emmanuel Le Roy Ladurie dans le Monde de samedi « Les paysans survivront ! »


1-« Les moissons du futur » 


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 « Existe-t-il une alternative au modèle agricole actuel, issu de la révolution verte lancée dans les années 1960? La réponse est oui pour la journaliste et réalisatrice Marie-Monique Robin qui affirme dans son dernier film qu'il est possible de nourrir le monde sans pesticides et sans engrais chimiques.


Ce documentaire est le troisième volet d'une enquête entamée avec "Le monde selon Monsanto" (2008), le géant des semences, des OGM et des produits phytosanitaires, et "Notre poison quotidien" (2010), sur l'évaluation des produits chimiques. Ce nouveau documentaire est prolongé par la sortie d'un livre ("Les moissons du futur", La découverte, Arte éditions, 19,50 euros).


S'appuyant sur le travail d'Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies sur l'alimentation, la journaliste est allée au Mexique, au Malawi, au Kenya ou en Allemagne rencontrer les tenants de l'agroécologie. Fin de la monoculture, suppression des intrants chimiques, réduction de la dépendance à l'égard des énergies fossiles, restauration de la richesse et de la fertilité du sol font partie des principes de cette agriculture durable. Elle doit permettre de mieux lutter contre la pauvreté rurale et de répondre aux changements climatiques, précise Olivier de Schutter dans ce documentaire.


Que ce soit à travers l'agroforesterie (qui utilise l'arbre comme facteur de production, NDLR), ou la technique du "push and pull" pour lutter contre les ravageurs, Marie-Monique Robin entend démontrer que ces techniques n'ont rien d'un retour en arrière mais qu'elles sont issues de la recherche et de la science. Et que les rendements sont équivalents à ceux de l'agriculture classique. Un point sensible vivement contesté par l'industrie agro-alimentaire.


L'enquête se place aussi sur le terrain économique: difficile en effet de parler d'un autre modèle agricole sans évoquer les mécanismes économiques qui conditionnent l'avenir des filières de production et les revenus des agriculteurs. Comment concrétiser ces "promesses de l'agroécologie", pour reprendre l'expression employée par Marie-Monique Robin, dans un pays développé comme la France, absente du documentaire? Il faut une véritable "révolution agricole", autant technique que culturelle, affirme l'agronome Marc Dufumier (Inra) en conclusion du documentaire. »


2- Les paysans survivront !



L'agriculture se développera à l'avenir en gagnant du terrain sur les plaines fertiles, au risque de nuire à l'environnement. Comment peut-elle se maintenir sans rogner la biosphère ?

 

«  (…) Ce qui s'est vraiment produit aux Etats-Unis, c'est l'abandon éventuel des terres les moins rentables, ainsi que le gigantisme accru des exploitations terriennes d'outre-Atlantique. Pour celles-ci, l'unité de base est dorénavant, dans bien des cas, le millier d'hectares, et non pas la dizaine ou la centaine d'hectares, comme c'est le cas, en revanche, en France, voire dans d'autres pays d'Europe.


Notre agriculture française survivra elle aussi, semble-t-il. Elle se maintiendra, au titre de chaque exploitation survivante, sur une superficie mise en valeur de plus en plus vaste par regroupements terriens. Les vignerons feront exception. Mais les grands fermiers " macro-entrepreneurs rustiques " rassemblent d'un seul tenant et rassembleront plus encore les domaines, certes contigus, qui continueront, eux, à dépendre de propriétaires différents. Ce devenir affectera surtout les terroirs de plaines ou de contrées relativement planes et recouvertes, si possible, de limons fertiles. Il est vrai que l'usage souvent massif des engrais et des pesticides permet déjà d'augmenter les rendements de façon considérable au détriment de l'environnement. Ce faisant, les agriculteurs, et ils le savent fort bien, prennent des risques génétiques peut-être considérables pour leur descendance.


L'agriculture bio est-elle une solution ? En principe, oui, mais le producteur travaille toujours ou presque toujours à la marge de la profitabilité : il n'envisage pas volontiers, on le comprend, pour mieux préserver l'environnement, d'éroder les maigres profits qu'il attend de son activité.


« (…) l'agriculture de plaine entre en compétition avec d'autres investissements, porteurs de profits plus considérables.


La construction de maisonnettes dans la plaine de Caen, sur un rayon de plusieurs kilomètres ou davantage aux alentours de la ville, dévore préférablement des sols limoneux et fertiles ; ils sont dorénavant perdus pour la production agricole, celle-ci indispensable néanmoins pour l'export et pour l'alimentation des milliards d'individus supplémentaires ; ceux-ci viendront s'ajouter aux chiffres de population mondiale déjà existants. Les mêmes réflexions s'imposent à propos de l'établissement de larges autoroutes et d'aéroports immenses, eux-mêmes grands amateurs de terrains plats. 


L'agriculture de montagne est abandonnée, et pour cause, dans les vallées alpines et ailleurs. Les vignerons, oléiculteurs, jardiniers et même céréaliculteurs du Languedoc avaient imaginé, à flanc de coteaux des Cévennes ou des pré-Cévennes, une production agricole installée sur des terrasses artificiellement étagées sur des pentes de collines, voire de montagnes.


Ces terrasses avaient coïncidé avec la mise en valeur agricole croissante des terroirs méridionaux lors des XVIIIe, voire XIXe siècles. Il n'est évidemment pas question de recultiver ces prodigieux escaliers d'agriculture ou de viticulture, tant le travail fait uniquement à la main ou à la rigueur avec des mules y était pénible et, c'est le cas de le dire, assez peu rentable.


La formidable augmentation des rendements du blé, froment et autres céréales d'une quinzaine de quintaux à l'hectare (ou moins encore au XVIIe siècle) jusqu'à 100 quintaux à l'hectare, plafond presque indépassable de nos jours, est un bienfait pour nos exportations frumentaires vers les pays déficitaires en production des grains au sud de la Méditerranée et ailleurs. Mais il y a un prix à payer : dans les campagnes de l'ouest de la France, les terres schisteuses à très faible épaisseur de sol arable sont devenues porteuses de moissons assez considérables... et les coccinelles ont disparu, victimes des insecticides. Les bleuets et les coquelicots qui cernaient autrefois les vastes parcelles labourées, puis emblavées, se sont évanouis, si l'on peut dire, dans la nature.


Il ne sert évidemment à rien de gémir, puisque, à cette liste quelque peu impressionniste des divers méfaits subis par l'environnement rural, on pourrait ajouter bien d'autres phénomènes du même genre. Ne parlons pas des flatulences des vaches et autres bovidés : elles contribuent, à force de méthane, au réchauffement du climat, en compétition avec le CO2. L'évocation du réchauffement mondial n'est pas inutile.


La situation, quant à ce problème, n'est pas très différente de celle que nous venons d'évoquer pour l'agriculture de plus en plus industrialisée. D'une part, le plus grand nombre des Européens, sinon des Américains, fait preuve d'une prise de conscience désormais perspicace quant aux périls " calorifiques " issus de l'accroissement d'injections atmosphériques des gaz à effet de serre. Mais d'autre part, très peu parmi les citoyens du Vieux Continent, notamment paysans, acceptent d'envisager, de façon concrète, une réduction de l'usage de l'automobile et de la motorisation en général.


Le problème est presque insoluble : les désirs de confort de nos populations, en soi légitimes, sont en contradiction flagrante avec les exigences, elles aussi fondées, du respect de l'environnement sous ses diverses formes. La pensée hégélienne elle-même, amoureuse des propositions contradictoires et de leurs solutions dialectiques, s'y casserait les dents, qu'elle avait pourtant fort longues. »


Emmanuel Le Roy Ladurie de l'Académie des sciences morales et politiques Professeur honoraire au Collège de France.


 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 14:00

Dimanche 21 octobre à Paris s’est ouvert à Villepinte le salon international de l'agroalimentaire (Sial). Le 19 octobre l’association des industries agroalimentaires déclarait qu’elle ne serait  pas présente aux côtés du ministre de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, lors de l’inauguration du dit SIAL en raison de ses déclarations visant à imposer aux industriels du secteur une modification des recettes et des étiquetages pour lutter contre l’obésité.


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Ania, FNSEA, Coop de France et Sopexa boycottent l’inauguration du Sial

 

Dans un communiqué de presse envoyé en fin de matinée, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) annonce qu’elle «a décidé de ne pas participer à l’inauguration du Sial 2012». «Pour la première fois depuis l’existence de ce salon (.) les représentants désignés du premier secteur industriel français ne seront pas aux côtés de leur ministre.» Dans un courriel, Jean-René Buisson indique qu’il a «convaincu» le président de la FNSEA Xavier Beulin et celui de Sopexa, Jean-Michel Lemétayer «d’être aussi absents de cette inauguration». «Sachez enfin que le gouvernement travaille encore sur des projets nouveaux de taxation qui pourraient encore concerner les produits alimentaires», ajoute le président de l’Ania. Le président de Coop de France, Philippe Mangin, boycottera lui aussi cette inauguration.


En effet, Guillaume Garot avait indiqué sur Europe 1 : « Il faut changer les recettes pour qu'il y ait moins de sucre, moins de sel, moins de graisse dans les biscuits, les snacks, les apéritifs », « avec les entreprises, nous allons travailler l'étiquetage » car « aujourd'hui pour comprendre une étiquette nutritionnelle, il faut quasiment être ingénieur chimiste ». Il ajoutait vouloir parvenir à un accord de bonnes pratiques avec les 11 000 industriels du secteur, et que des réunions sur le sujet débuteraient début novembre au ministère de l'Agroalimentaire. Quelques jours avant, il disait qu'il irait défendre le foie gras en Californie. »


Les IAA emploient 415.000 personnes en France pour un chiffre d'affaires de 147 milliards d'euros et l’ANIA, qui les représentent plus ou moins, via Jean-René Buisson – un ex-Danone – son président s’est dit choquée par la légèreté avec laquelle ses enjeux sont pris en compte par les pouvoirs publics. Ça cartonne sec « ainsi, après avoir subi une hausse de taxes de 800 millions d'euros en 2011, le secteur accuse le coup d'une nouvelle taxation « punitive » sur la bière de 480 millions d'euros (et probablement une taxe sur  les boissons énergisantes). Si « le gouvernement continue à ne voir dans nos industriels qu'une source inépuisable de taxes, et à mépriser nos produits comme si nous étions des empoisonneurs, nous aurons du mal à convaincre ces derniers de continuer à investir et développer leurs activités en France » (écouter la vidéo) En bon lobbyiste l’ANIA a adressé un courrier au Président de la République, avec copie à sept ministres du gouvernement, pour tenter d'ouvrir le dialogue et de trouver en commun des solutions réalistes. Courrier resté sans réponse (celui d’Hervé Bizeul aussi).


Question : le Ministre de l’Agriculture et de l’Agro-Alimentaire et son Ministre Délégué à l’Agro-Alimentaire sont-ils là, comme l’estime l’ANIAA pour « soutenir et de valoriser le secteur ? »  L’ANIA se prévaut « des actions très positives engagées en matière de nutrition depuis plusieurs années ».


Dont acte mais où sont vraiment défendus les intérêts des consommateurs ?

 

La GD répond : par nous, au niveau du porte-monnaie…

 

Le Ministère de la Santé : par nous via le PNNS…

 

Et les agriculteurs et les IAA de se plaindre de la pression sur les prix de la GD…

 

Et la Commission de la concurrence de tomber sur le râble des IAA qui s’entendent un chouïa sur les prix, comme par exemple certains transformateurs laitiers pour les prix des MDD.

 

Pas simple pour nos deux Ministres d’arbitrer entre tout ces intérêts contradictoires mais, sans vouloir les dédouaner, nous les consommateurs avons aussi notre mot à dire, pas au travers d’organisations de consommateurs peu représentatives, mais par notre façon d’acheter et de consommer.

 

La semaine passée je me suis engagé dans la défense du PEAD qui alimente les organisations d’aide aux plus démunis : les Restos du Cœur entre autre. Alors, je ne peux qu’approuver l’ambition de Guillaume Garot qui veut « réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici à 2025 » en France dans un entretien paru dans le « «Journal du dimanche»

.

Même si la perspective me semble un peu lointaine, l’ambition est louable. La visite matinale, avant le passage des éboueurs, des poubelles des super et des hypermarchés sont la démonstration qu’il est possible d’agir et d’agir vite.


Guillaume Garot constate que « Chaque Français jette de 20 à 30 kg de nourriture par an: légumes abîmés, pain au restaurant, assiette entamée, invendus des magasins. C'est un enjeu de pouvoir d'achat puisque la perte due au gaspillage est estimée à 500 euros par an par foyer ». Le ministre y voit en outre une façon de s'engager concrètement contre les dérives de la société de surconsommation.


Fort bien même si les mesures ci-dessous restent modestes c’est mieux que rien. « Près d'un tiers des approvisionnements alimentaires de la Croix Rouge pour les plus démunis proviennent de la grande distribution. Je souhaiterais arriver à 50%, voire 60% déclare le directeur de l'action sociale à la Croix Rouge française, Didier Piard. Pour lui « le plan actuel doit également 's'accompagner de moyens pour que les grandes associations puisse conserver les denrées collectées auprès de la grande distribution et se structurer »


1 site www.gaspillagealimentaire.fr


5 actions qui associeront des commerçants, des associations, des industriels, des marchés comme Rungis et les cantines. Il ne s'agit pas de revoir le système de dates de péremption mais plutôt d' « améliorer la gestion des stocks en retirant bien plus tôt les produits des rayons, avant leur date limite, pour mieux les redistribuer vers l'aide alimentaire ».


Guillaume Garot veut aussi que les grandes surfaces permettent « la vente à l'unité dans les rayons » pour éviter le gaspillage ou encore « les promotions différées » pour éviter qu'une partie des produits achetés en lot dans le cadre de promotions ne se périme.


5 opérations pilotes seront lancées dans des cantines en janvier et des contrats seront signés avec les 22 marchés d'intérêt national « pour faciliter la récupération des invendus par les associations ».


Les résultats de ces actions seront examinés au printemps et en juin, le ministère proposera « un pacte national contre le gaspillage », a promis Guillaume Garot.


Aux dernières nouvelles, selon l’AFP, « Les ministres de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot ont 'pris un café' avec Jean-René Buisson, le président de l'Ania, pour s'expliquer sur les sujets polémiques dont la taxation sur la bière. « Il s'est dit que des bonnes choses » et « c'est avec les entreprises que nous voulons trouver des solutions concrètes », a fait valoir pour sa part M. Garot. « J'ai senti de la part des ministres une volonté de changer d'approche », a rapporté de son côté M. Buisson. « J'ai réexpliqué nos arguments, sur les « taxes punitives » que le gouvernement veut mettre en place et sur le fait qu' « on attend de notre ministre qu'il nous défende », a-t-il ajouté, en allusion aux propos jugés 'critiques' sur le rôle des industriels dans l'obésité. Les ministres ont eux « beaucoup insisté » sur leur action auprès de la Banque publique d'investissements (BPI). « On a noté avec satisfaction dans une interview que Jean-Pierre Jouyet, futur président de la BPI, a donnée cette semaine que l'agroalimentaire était au cœur de ses préoccupations au sein de la BPI' » a expliqué M. Le Foll.


Demandez le programme du MINISTRE link

 

Vidéo interview de Jean-René Buisson :link

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 00:09

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Selon des chercheurs US la nostalgie constitue un levier émotionnel puissant appelé à prendre de l'ampleur avec le vieillissement des baby-boomeurs. Leurs résultats ont notamment montré que les marques utilisant des référents nostalgiques ont une meilleure image que celles qui ne font pas appel à ce sentiment.


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En 2009, Le Rustique a repris la main sur le marché du camembert avec son paysan debout devant son champ placardé dans le métro parisien. L'Angélus de Millet revisité. Dans la même veine Lesieur la marque d'huiles a exhumé un spot de 1986 et son slogan «Pas d'erreur, c'est Lesieur» pour relancer ses ventes. Et, dernier en date, les Skalli exhument Rivoire&Carret de l'oubli. Au bas de chez moi j’ai pu le constater.

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Disparu des supermarchés depuis les années 1990, Rivoire & Carret, inventée après-guerre par les chefs Claudius Rivoire et Jean-Marie Carret, la marque aux deux toques, numéro 1 des pâtes dans les années 1950-1960 et inventeur du paquet cartonné moderne (les pâtes étaient jusque-là vendues en vrac chez l'épicier) qui incarnait le savoir-faire de la cuisine française, est de retour en rayon depuis mai avec des ravioles à la française cuisinées («Nous proposons au rayon épicerie des pâtes cuisinées avec la qualité du frais et un prix accessible»).Rivoire & Carret, connue par sept Français sur dix, se veut dans l'air du temps. La publicité use donc de la fibre nostalgique pour rassurer des consommateurs français en mal de repères.


Avant de revenir à la nostalgie, un instant je me laisse aller à l’être, nostalgique, pour rappeler que Robert, l’homme des vins Skalli, a passé la main fin 2011, en  cédant son entreprise au Bourguignon Boisset... « Je suis très heureux que ce soit Boisset qui insuffle son esprit de famille à Skalli dans une volonté de faire perdurer aussi bien les marques dans la continuité des produits que les partenariats que nous avons mis en place depuis des années. Je suis ravi que cette famille soit aussi engagée dans la viticulture que dans la qualité des vins et ait la volonté de les faire croître à travers le monde. Je suis très confiant dans l’avenir que je dépose entre ses mains», a confié Robert Skalli.


L’esprit de famille ce n’est pas rien chez les Skalli…, en effet « La PME revient de loin. Propriété de la famille Skalli depuis quarante ans, elle a failli ne pas survivre, en 2002, à la vente de ses activités riz et pâtes fraîches à Panzani, détenu à l'époque par le fonds PAI. Revenus aux commandes en 2007, les Skalli ont redressé le groupe, bénéficiaire depuis 2008. Ils ont remis en selle leur marque vedette Lustucru, relancé l'innovation et réduit les ventes réalisées en promo. Ces dernières sont passées en un an de 45 % à 38 % des volumes. Lustucru souhaite revenir à 15 % de part de marché. » Rappelons que Lustucru (10,9 %)  est le n° 3 du secteur derrière Panzani (35,3 % de part de marché en valeur) et Barilla (20,6 %).


«Nous sommes convaincus que nous avons les produits qu'il faut dans la conjoncture actuelle», ajoute Antony Cohen-Skalli, numéro 2 du groupe (c’est l’un des fils de Robert)

La nostalgie serait donc l’antidote miracle à la fois au stress né de la multiplicité des crises et au vieillissement des consommateurs ? C’est un peu court comme analyse car le phénomène touche aussi les jeunes générations qui se mettent à acheter Eau Sauvage de Dior car la marque a eu l'idée géniale d'utiliser une photo d'Alain Delon prise par Jean-Marie Périer sur le tournage de La Piscine en 1966, année de création du jus. La campagne a permis à Eau Sauvage de revenir au top des ventes. Pour moi le mal est plus profond et je vous livre mon interprétation qui, bien sûr, est sujette à caution.



Edouard Limonov qui fut, grâce à la biographie d’Emmanuel Carrère, la coqueluche de la rentrée littéraire l’an dernier, et qui connaît bien la France pour y avoir vécu de nombreuses années, dit avec son sens aigu de la provocation de Lénine punk, anti-Poutine et national-soviétique : «Ce qu’il faut c’est qu’elle (la France) sorte de cette stupeur de vieillarde qui la caractérise aujourd’hui


Le pauvre Frank Alamo, qui vient de nous quitter, avec quelques autres qui tournaient dans la France profonde depuis 2006 avec « Age tendre et têtes de bois », en était un emblème de cette France vieillarde, lui la fugace star des années 60 : quelques tubes : une reprise de Da Dou Ron Ron des Crystals et File, file, file chanté par les Crickets, Allô Maillot 38-37, Biche o ma biche… et puis plus rien… « Avec son visage angélique et ses tenues de parfait minet, Frank Alamo symbolisait toute l'insouciance et l'appétit de vivre des années 1960» note le Figaro. « Sa voix si émouvante, sa présence radieuse, manqueront à cette tournée qui continue sans lui, avec encore un peu plus de nostalgie », a regretté jeudi soir la ministre de la culture Aurélie Fillipetti. NOSTALGIE c’est la légende des années 60, 70 et 80 ! Radio FM en direct www.nostalgie.fr c’est tout dire !


Ça veut dire que nous vivons les yeux rivés dans le rétroviseur, même les plus jeunes sont persuadés que c’était mieux avant… comme si les années 60 avaient été un Eden dont nous serions chassés. La fameuse société de consommation, dont la porte fut grande ouverte par l’esprit de 68, laisserait la place à une société de restriction revenant vers un passé revisité par la publicité. Nous avons vécu, nous dit-on, en partie à crédit. C’est vrai. La rigueur, le désendettement sont à l’ordre du jour, les lendemains seront durs. Pour autant, en dépit du vieillissement de la population, notre natalité devrait être synonyme de vitalité. Et c’est là qu’est le paradoxe Français, dans la sphère privée nos concitoyens, dans leur grande majorité, sans être d’un optimisme béat, ne se considèrent pas comme des damnés de la terre, mais en revanche dans la sphère publique c’est vraiment la cata : nous sommes incapables de retrouver notre cohésion, la fragmentation de la société suscite des oppositions frontales, interdit toute forme de compromis acceptable par le plus grand nombre, chaque groupe campe sur ses positions. Nous piétinons, nous régressons, comme le dit Limonov nous sommes frappé d’une stupeur de vieux ronchons.


Et le vin dans tout ça me direz-vous ? Au risque de vous surprendre, pour moi c’est l’un des secteurs d’activité de notre pays où la vitalité et l’inventivité a été, au cours de ces dix dernières années, la plus grande. Une nouvelle génération de vignerons, de négociants et de dirigeants de coopératives, a pris son destin en main et le monde du vin s’est profondément renouvelé dans ses pratiques et sa vision du commerce. Pour eux, le goût de l'authentique n'a rien de nostalgique, il est dans le flacon et non sur l'étiquette. Le seul problème, et il est de taille, face à ces bouleversements de fond, c’est que le mode de représentation est resté enkysté dans des structures d’un autre âge et qu’en conséquence les décideurs de ce pays gardent une vision obsolète du secteur. Je suis frappé par l’ignorance qui  règne à tous les étages du pouvoir et par l’incapacité des décideurs de se saisir des vrais problèmes du secteur. La dynamique existe, reste à ce qu’elle puisse se fédérer autour d’une vision commune, que les individualités fortes comprennent que la seule réussite personnelle ne peut bousculer les pesanteurs administratives, professionnelles et politiques… Se forger un destin commun voilà une belle perspective pour des femmes et des hommes qui créent de la richesse sur nos territoires. Alors, moi qui suis au bout de ma trajectoire professionnelle, j’exhorte au retour de l’esprit collectif, de ce qu’a été le mutualisme, l’entraide, afin de fédérer les bonnes volontés, constituer de véritables contrepoids. Se contenter de réagir sur Face de Bouc, de soutenir Hervé Bizeul en postant un commentaire sous ses chroniques n’est pas suffisant. Comme le disent les publicitaires : il faut atteindre le niveau de part de bruit pour se faire entendre et les feux de paille ne durent que le temps des feux de paille…


Je radote, c’est l’âge : je suis dans la tendance…

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 07:00

Je signale aux nouveaux entrants sur cette page que, ce qui suis, est pure fiction, un petit roman en ligne commencé depuis l'origine de ce blog et publié le dimanche. Il ne s'agit pas d'une autobiographie et le héros s'exprime en son propre nom. Merci de ne pas en faire un autre usage.

Le Mitterrand de la droite, quoique le Tonton fût en son genre un bel exemple d’adaptabilité sur l’axe droite-gauche, Frédéric donc, jamais en reste de ramener sa science dans le journal, le dimanche faut bien meubler le JDD, grâce à la complaisance du journaliste interviewer qui lui balance l’importante question  « Selon vous, Nicolas Sarkozy est-il à l’île d’Elbe, dans l’attente de son retour, où à Sainte-Hélène, à écrire sa légende? » peut se la rejouer « Bonsoir ! » à la télé du bon peuple émerveillé « Cela m’étonnerait qu’il soit à Sainte-Hélène! Pour rester sur votre comparaison, me vient cette phrase de Joséphine, qui disait à Napoléon? : « Vous humiliez beaucoup trop et vous ne punissez pas assez. » À mon avis, Sarkozy a beaucoup de militants de base qui seront prêts à le soutenir et à former les cohortes de grognards dont il aura besoin le moment venu, mais les petits chefs feront barrage. Tous ces barons de l’UMP qui aujourd’hui l’encensent de micro en micro, se battront pour qu’il ne revienne pas. À leur décharge, dans le passé, certains se sont sentis beaucoup humiliés… » Comme bon sang ne saurait mentir, en bon expert en la matière politique, à la question du retour, Frédéric place, avec gourmandise, son pronostic « La politique est une drogue dure. Comment voulez-vous qu’à 57 ans, quelqu’un comme lui décide de s’en passer? Il est dans la situation d’un joueur de poker qui a perdu une manche. Il gagnera la suivante. » Le courtisan garde pourtant la main mais il flatte avec intelligence, subtilité, esprit, lui il a vu le Prince déchu, mais ils n’ont, bien évidemment pas parlé de ça même s’ils n’ont pensé qu’à ça. « Il ne m’a pas donné l’impression d’être dans l’abandon… Vous seriez étonné de voir qui défile dans ses bureaux. Tout le monde veut le voir, et dès qu’une personnalité étrangère passe à Paris, elle demande audience. Son agenda n’est pas celui d’un homme politique à la retraite. » Pas con le Mitterrand, que je croise au Flore dînant avec sa progéniture, lorsqu’il souligne que son poulain agité « ce n’est pas tant Hollande qu’il surveille, mais ses trois ministres, Valls, Peillon et Cahuzac, qui ne s’en sortent pas si mal… » Et puis reste le cocker triste « incroyablement secret, mystérieux, complexe » le Pompidou de Sarkozy, « Fillon, c’est la droite sans les problèmes de la droite. C’est la droite civilisée. Il a été loyal avec Sarkozy » mais a-t-il « l’envie forcenée d’être président de la République » comme son ex-maître « qui ne supportait pas d’avoir quelqu’un au-dessus de lui » Le problème de l’UMP pour lui se traduit par ce simple constat « Il n’a plus personne au-dessus. Il a simplement des gens à côté… ou en face. » ce cher Frédéric aime tant le cinéma.


Le Fred je l’aime bien, il sait être classe : sa passation des pouvoirs avec Aurélie Fillipetti avait de la gueule. Mais bon, Paris en ce moment est un port breton, il pleut, il pleut, il pleut et je me balade en taxi. Le chauffeur de taxi parisien est toujours aussi chiant mais il l’est moins lorsqu’il écoute la radio. Mais la radio, les périphériques, comme on disait autrefois, la bande FM aujourd’hui, ça saoule de publicité d’une grande débilité. La tendance, en ces temps où l’Angela nous refait le coup de la Gross Allemagne, est à la qualité de la bagnole teutonne. Ils en font des tonnes. Ça me gonfle ! Même que j’ai envie de gueuler « vos gueules les boches ! » comme le pépé qu’avait fait 14/18 et qu’avait goûté modérément leur séjour prolongé après 40. Je me réfrène sauf lorsque j’entends ce nabot de Lagerfeld jacter. Comment un type fagoté comme un robot ringard peut-il se targuer du titre de styliste ? Karl c’est un faisan de la pire espèce et je n’en voudrais même pas pour curer mes chiottes. Faut toujours qu’il  ramène sa fraise alors que personne ne lui demande rien. Qu’il aille boire son Coca Cola light servi dans une carafe en cristal de Baccarat et qu’il nous foute la paix ! Avec lui  j’ai des envies de reconduite à la frontière pour trouble à l’ordre public quand ce gnome ose déclarer, à propos de la maigreur des top-modèles, que  « ce sujet frise le ridicule. Personne dans la mode ne travaille avec des filles anorexiques. Cela n'a rien à voir avec la mode. Les gens anorexiques ont des problèmes avec leur famille. Il y a moins d'1% de filles anorexiques. Mais en France, il y a 30% de filles en sérieux surpoids. C'est beaucoup plus dangereux pour la santé. Regarder la télé en mangeant de la malbouffe, ça c'est dangereux. Les mannequins sont maigres oui, mais elles ne sont pas SI maigres. » Comme disait un de mes amis juifs, y’avait pas d’obèses à Mauthausen, t’es bien d’accord mon petit Karl !  

 

Que ce gus traitât notre PNR « d’imbécile qui sera aussi désastreux que Zapatero… »  je trouve ça plutôt sain et logique de sa part puisque, d’après lui, « Les gens qui travaillent dans des bureaux pour vivre ont quelque chose d'ennuyeux. J'ai voulu faire ce travail depuis mon enfance. J'adore la mode. J'ai la chance de travailler dans les conditions les plus parfaites. Je peux faire ce que je veux dans toutes sortes de domaines. Les dépenses n'en sont pas, ce serait stupide d'arrêter. Travailler, c'est gagner un salaire sans s'ennuyer. ». Et allez donc les nouveaux prolétaires, toutes les minettes et les minets des bureaux qui font la fortune du gros Karlito, qui aime tant sa Choupette, « la Zahia des chatons » selon lui – la classe quoi ! – en achetant ses accessoires et ses parfums au prix du caviar. Le jour où je l’ai croisé, boulevard St Germain, en face du Flore, au pied de son grotesque et monstrueux Hummer, j’aurais dû lui pisser le long de la raie. Rétrospectivement ça me fait du bien d’imaginer la scène. Je m’échauffe bêtement les sangs alors que dans mon beau et nouveau parti, les conseillers du Prince déchu ont enfin choisi leur candidat à la présidence. Le Préfet qui fut Ministre sur le tard penche pour Fillon alors que l’immense Guaino, que le monde entier nous envie, est tombé chez Copé. Les vieilles carnes vont là où il y a de l’avoine mais l’homme, qui tient entre ses seules mains l’héritage gaulliste, met des mots forts sur son ralliement « Ce n'est pas un jugement de valeur, ce sont deux hommes de qualité. Ce n'est pas une question de ligne politique non plus. Nous en avons une, celle de la campagne de Nicolas Sarkozy, et je ne comprendrais pas qu'elle puisse être remise en cause. Mon choix est plutôt dicté par la situation actuelle de l'UMP. Celui qui sera élu ne sera pas le chef, le leader naturel comme a pu l'être Nicolas Sarkozy. Il ne commandera pas. Il présidera. Le défi qu'il aura à relever sera de faire en sorte que notre famille politique reste soudée, sans que personne n'ait à renier ses convictions. Comme je veux le faire moi-même en défendant la motion gaulliste. Dans ces circonstances, Jean-François Copé m'a paru être le meilleur animateur. J'ai choisi de lui faire confiance. » Moi, je n’ai pas encore choisi mais moi je ne suis qu’un rallié de la vingt-cinquième heure donc je ne compte que pour du beurre.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 00:09

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Tous ces gus dans le sillage de l’Ex qui siège au Conseil Constitutionnel, tel Henri Guaino, qui n’ont de cesse de mettre tous ceux qui ont vécu mai 68 dans le même sac en nous qualifiant de « révoltés qui sont devenus les bourgeois les plus cyniques» me gonflent car ils se refont la cerise sur notre dos à bon compte. À trop charger la mule elle rue ! En matière de cynisme le susnommé triompherait sans gloire vu le nombre élevé de ses maîtres successifs dont le moins que l’on puisse dire qu’ils n’étaient pas très compatibles avec une ligne politique rectiligne : passer de Philippe Séguin à Nicolas – pas le caviste – c’est au mieux de l’opportunisme. Citer une strophe entière du poème l'Ennemi tiré des «Fleurs du mal», de Charles Baudelaire ne change rien à l’affaire et je comprends son désir de capter à nouveau la lumière, c’est bon pour l’ego, mais moi je préfère Arno. Oui, monsieur Guaino … «C'est ça, la civilisation. Apprendre quand on est jeune des poèmes qui aideront à vivre quand on sera vieux».

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Avec son 19e album studio Future Vintage, concocté à Bristol avec le collaborateur de PJ Harvey, John Parish, Arno fait souffler un vent de révolte. J’aime sa saillie « y’a désormais plus de rock dans un salon de coiffure que chez les rockeurs. » Le gars Arno l’est donc colère, en manque donc rien que pour l’adrénaline il repique au studio, mais pour faire plaisir à Guaino s’il dénonce l'absurdité de notre société de repus, il se méfie de la contestation érigée en tendance, en ligne officielle. « Je ne veux pas appeler à la révolte, autrement je serais comme Staline, Hitler, Mao. Moi, je suis seulement un chanteur de charme raté, donc je constate seulement ». Pas optimiste, optimiste notre Arno « J'ai peur parce que la gauche d'aujourd'hui est devenu la droite, et la droite est devenue l'extrême-droite. En Europe, le tendance d'extrême-droite est incroyable. Regarde ce qui se passe en France, en Belgique, en Hollande, en Italie, en Espagne, en Grèce… Mon père a vécu une guerre, mon grand-père deux, je suis la première génération qui n'a pas vécu une guerre en Europe. En 68, j'avais 19 ans et c'était la première fois dans l'histoire que les jeunes avaient leur propre culture. Pour nous, tout était possible. Maintenant j'ai des enfants et je vois que des jeunes font des études pour un métier qui n'existera plus dans trois ans. On vit le même changement que dans les années 60, mais avec un Etat des années 30. »


Oui le Taulier qui avait 20 ans en 68 est 100% Arno laissant à Guaino ses aigreurs et son rance car la poésie de notre temps est chez le premier, le second  se contentant de balbutier sans génie ses classiques…

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 12:00

photoplaimont.JPGChers vous tous sans exception,


Je commence par la fin : le con c’est moi ! Un vieux con, certes, mais qui, comme le petit Gibus dans la Guerre des boutons s’est dit tout au long de ce déjeuner « Si j'avais su, je ne serais pas venu... ». Le bonheur n’était pas vraiment dans le pré, ni dans l’assiette, ce jeudi-là, mais comme je suis bien élevé je suis resté. Et pourtant qu’est-ce je me suis fait chier à écouter pérorer une caricature de jeune cadre dynamique prétentieux. T’as raison coco, pour sûr que je ne suis pas un acheteur de la GD, ni un gros distributeur de boissons, rien qu’un petit blogueur invité. Mais invité pour quoi au juste, pour subir une version orale du communiqué prémâché. Ta marque (sic) tu veux la re-lifter pour plaire aux gamins qui ne boivent pas de vin. C’est bien, mais dis-toi que t’es qu'un nain dans le jardin des marques. T’as pas de ronds car t’en gagne pas car t’es pas Coca-Cola. Pour me clouer mon grand clapoir tu me balances que ton édition spéciale est un grand succès. Ben oui, sans doute suis-je là pour faire joli mais désolé ça n’est pas venu jusqu’à moi ta saga. Bref, pourquoi m’avoir invité dans ce truc chichiteux et maniéré ? Erreur de casting, on ne m’y reprendra plus. Clap de fin, pour eux ce ne sera pas une grosse perte y’a suffisamment de candidats pour ce genre de réjouissance. Mais bon, ça me rappelle un petit gars, couvert de diplômes, dans une autre coopé, qui allait révolutionner la maison, faire des étincelles, même damer le pion à ces cons du Champagne. Il a fait pschitt, pas vrai Annie. Un peu d’humilité ne nuit jamais, même ça, le vieux con que je suis, l’a appris.Faire suivre jusque dans le pré... et ne me demandez pas ce que j'ai bu ce lundi-là car je ne suis pas sûr que l'édition spéciale soit référencée dans la cantine de luxe où l'on m'a invité.


Et pourtant la semaine avait commencé par un vrai combat, un beau même, au service d’une grande cause : celle de ceux qui sont laissés sur le bord du chemin. « Coluche reviens ils sont devenus fous… Nos dirigeants européens même pas capables de faire reculer la misère, dont c’était la semaine cette semaine  www.refuserlamisere.org , mais toujours partant pour y  étouffer le peu de solidarité existant. Ce qui m’a réjouis le cœur c’est  que vous avez répondu massivement présent à mon appel et à mon rappel :


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1-      Lundi soir : État d’urgence : la seconde mort de Coluche, ils* veulent couper l’aide européenne aux Restos du Cœur*link 


2-    Afterwork du Taulier qui n’a pas d’Airbags sur son vélo mais son AirFood pour protéger les Restos du Cœur des prédateurs du Nord de L’UE link 

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Merci tout particulièrement à l’ami  Olif, alias Olivier  Grosjean avec son The Blairfood witch project link 


Faites comme lui, avec vos moyens personnels, mobilisez-vous car il ne faut pas relâcher la pression. Dans ce genre de combat les absents ont toujours tort et pour celui-ci j’aurais aimé voir se mobiliser des qui l’ont fait pour le respect de la beauté  d’une colline, celle de l’Hermitage.


Pour terminer cette chronique sur deux notes  optimistes : la diva et le comédien…

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1-      Le plus bel accord avec les vins corses se nomme Battista Acquaviva : le rossignol de Corsica link 

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2-     Jean-Louis Trintignant, petit fils et fils de vignerons, l’est aussi à Rouge Garance, il se confie …link 


J’oubliais : aucun accusé de réception à la missive d’Hervé Bizeul à Pierre Moscovici, les bonnes manières et la stricte politesse se perdent dans les couloirs de l’État. Peut-être qu’un jour nos excellences pendront le temps et la peine pour lui répondre sur le fond. «  Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » dixit Guillaume d’Orange un gars d’un plat pays plein de digues et de polders dénommé la Hollande. Faites-donc porter un bouquet de tulipes à Valérie…


à bientôt sur mes lignes

 

Votre Taulier

 

PS. Pour les pains au chocolat mieux vaut les acheter en Chine car là-bas ils ne font pas le ramadan, sauf quelques-uns.


La photo en en-tête c’est : Asperges Blanches avec une mayonnaise légère, sur un lit d’amandes et olives noires. C'est signé Sergi Arola


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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 00:09

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Pour ceux d’entre vous, et vous devez être nombreux, qui n’avez jamais emprunté l’ancienne nationale reliant la Roche s/Yon aux Sables d’Olonne, qui tranchait le bourg de la Mothe-Achard de part en part, vous n’avez jamais connu la ferme des Mares qui marquait justement l’entrée dans le bourg. Après avoir passé le cimetière, une légère descente vous voyait passer devant le Bourg-Pailler lieu de naissance du Taulier. C’était un ancien relais de poste mais si vous vous arrêtiez c’était pour faire le plein en face à la station BP. Et vous étiez nombreux l’été au temps des congepés à emprunter cette nationale. Enfant, à la fraîche nous regardions passer vos autos et, déjà un peu ramenard, je citais les marques et parfois le nom du département inscrit sur la plaque.

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Maintenant c’est fini, tout en haut du bourg, longeant la gare, où passe le TGV sans s’arrêter, c’est l’autoroute et rare sont ceux qui font un  crochet pour s’arrêter au bourg de la Mothe comme on disait dans ma jeunesse. Sauf les amateurs de cucurbitacées : les courges quoi ! En effet, depuis 1995, au-dessus des Mares, Michel Rialland y a installé son « Potager Extraordinaire » link  Tout est parti de la gourde pèlerine qui n’est pas une fille de la Mothe mais une variété  de cucurbitacée bien connus de nos ancêtres Vendéens. Le Jardin des Plantes de Nantes lui avait offert,  « à la condition d’en faire quelque chose de bien » 320 variétés de de grainnes de cucurbitacées. Bref depuis les Mothais et les Mothaises, et bien sûr tous les amateurs n’en finissent plus de fêter la Citrouille à la Fête de la Citrouille et de concourir aux concours de cucurbitacées. Au début des années 2000, Olivier le fils de Michel a rejoint le Potager Extraordinaire et bien sûr lui insuffle un côté plus commercial : vente aux professionnels et opte pour la conversion « bio ». 19 ha de courges pour tous les goûts : le miam ou la déco. Qui m’eut dit que la Mothe-Achard, connue autrefois pour ses foires et marchés, gros bourg commerçant, deviendrait la reine des courges bio, j’aurais trouvé ça bien rigolo.


Dans cette affaire, hormis le mérite des Rialland, ce qui me branche c’est que tout près des Mares logeait Alcide Robert le caviste du frère Bécot, l’homme des hybrides américains, qui régnait sur les hectares de vignes de l’Ecole d’Agriculture de Notre-Dame de la Forêt où j’ai usé mes fonds de culotes jusqu’en classe de première. En  effet, comme l’ensemble du département de la Vendée, à l’époque finissant son déclin après l'arrachage obligatoire des cépages prohibés en 1955, la commune  de la Mothe-Achard abritait beaucoup de vignes (1). Mon pépé Louis en avait tout près : il fallait prendre le petit chemin en face du cimetière pour accéder aux vignes. J’ai donc connu la taille à l’école d’agriculture, la vendange chez pépé Louis, le pressoir, la cave aux toiles d’araignée avec une futaille que l’on rinçait avec une chaîne dedans sur un vieux pneu de tracteur et que l’on soufrait en abondance. Cependant je n’ai jamais vinifié, faut dire que chez pépé  ça se faisait tout seul et à l’école d’agriculture c’était le royaume d’Alcide Robert. Le vin de la Mothe, celui de mon pépé Louis était une horrible piquette vite submergée de fleurettes mais le vin du frère Bécot, son baco noir tenait la route. Le brave frère, très porté sur la bouteille, profitait du port de la soutane pour  véhiculer des flacons plus goûteux qu’il venait déguster avec mon père. Ses retours sur sa vieux vélomoteur à courroies relevait de l’exploit. Maintenant je ne sais s’il reste la moindre are de vignes à la Mothe-Achard, peut-être que l’ami Henri-Pierre Troussicot pourrait éclairer ma lanterne.

 

(1) « En 1897 paraissait dans l’annuaire de la Société d’Emulation de la Vendée un article sur « le vignoble vendéen et la crise phylloxérique ». L’auteur Charles Biguet y situait l’importance de la vigne en Vendée avant l’invasion du phylloxéra : 19 000 ha, 570 000 hl, 12 millions de F. au moins « Sans atteindre le chiffre des valeurs que réalisent, d’une part, la culture du blé, d’autre part, les cultures fourragères et le bétail, la production de nos vignes était néanmoins des plus fécondes et des plus rémunératrices ; elle était surtout la plus bienfaisante tant du point de vue de l’hygiène et de la santé publiques qu’au point de vue national et social. » Ouille, ouille, ouille nos hygiénistes blêmiraient mais Biguet ajoutait « La vigne, en effet, occupait à superficie égale cinq à six fois plus de travailleurs que la culture des céréales ; son produit était assez élevé pour que l’exploitant pût supporter cette grande dépense de main-d’œuvre et recueillir encore un revenu moyen qu’on peut évaluer sans exagération, à 8% du capital. »


Pour ceux qui voudraient se lancer dans la culture de la courge il faut qu’ils sachent que les graines doivent être mises en terre au printemps dans un sol chaud et bien sûr il leur faut de l’eau. Si vous êtes bio l’été faut biner et pour les soins soufre et cuivre au besoin. La récolte débute mi-août jusqu’à mis octobre. À cette date il faut tout ramasser à  cause de la fraîcheur. Moi je n’ai pas la main verte alors je me contente de passer chez mon marchand de légumes pour en acheter. Mon goût pour la courge est assez modéré mais si maintenant les chefs la transforment en mets fort appétissants. Ce mésir – mot vendéen – date des soupes de citrouille familiales dont l’odeur fade me levait le cœur et je dois avouer, qu’en dépit des menaces, j’ai toujours refusé d’en manger. Maintenant les courges sont revenues en grâce et qu’elles portent des noms sympathiques : le pâtisson, le patidou, les potimarrons rouges, verts, bleus, les courges spaghettis, butternut, les chroniqueuses gastronomiques peuvent s’en donner à cœur joie et tartiner leurs recettes avec belles photos. Pour ma part, cuisinier d’occasion j’ai accepté d’ingurgiter un velouté  de cucurbitacées le jour où j’y ai adjoint des patates et des poireaux mixés avec une bonne dose de crème fraîche. 


Histoires de Vendée : Les Vignes de Vendée par TVVendee

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 00:09

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Dès que l’on évoque devant moi Jean-Louis Trintignant c’est toujours l’image du petit juge d’instruction intègre de Z de Costa-Gavras qui me vient à l’esprit. 1969, juste après 68 – les chars soviétiques à Prague – la Grèce vit alors sous la botte de la dictature des colonels instaurée le 21 avril 1967. Le film est adapté d'un roman de Vassilis Vassilikos fondé sur un fait réel : l'assassinat du député grec Grigoris Lambrakis en 1963 à Thessalonique, assassinat organisé par des éléments de la police et de la gendarmerie et camouflé au départ en accident.


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Jean-Louis Trintignant depuis une dizaine d’années « s’est fait discret, tout en travaillant d’arrache-pied. Au milieu de ses vignes ou au théâtre » Il revient au cinéma, « une dernière fois » dit-il dans AMOUR de Mikael Haneke, Palme d’or à Cannes. À la question « Pourquoi n’aviez-vous pas tourné depuis dix ans ? » il répond simplement « Je n’ai plus envie de faire de cinéma »


Je vous propose de lire sa réponse  de « petit fils et fils de vignerons » et de vigneron à Rouge Garance, avec Claudie & Bertrand Cortellini. Le domaine est situé sur les deux communes de Castillon et St-Hilaire d'Ozilhan (Gard), sur la rive droite du Rhône, à Jacques Morice de Télérama (N°3275 du 20 au 26 octobre).

 

Question : « Vous habitez depuis plus de trente ans près d’Uzés. Provincial, c’est vital ? »


« Dans la famille, personne avant moi n’était monté jusqu’à Paris. C’était loin Paris ! J’y ai vécu vingt-cinq ans. Et puis je suis revenu dans ma campagne, où j’ai grandi et où je me sens beaucoup mieux. Petit-fils et fils de vigneron, je produis, moi aussi, du vin. Je m’y suis mis tard mais je suis content. Je bois toujours du vin. Je suis même un peu  « alcoolo » ! Le vin ça m’a aidé à vaincre ma timidité, ça m’a désinhibé dans ma jeunesse. L’ivresse est souvent meilleure que la lucidité. En tout cas je me sentais davantage moi-même quand j’étais ivre… J’ai connu, aussi, les stupéfiants, pendant une dizaine d’années. Lorsque j’ai  découvert cela, ce fut comme une religion. Je fumais du haschich et j’ai été jusqu’aux drogues dures, qui m’ont fait du bien, puis beaucoup de mal, à la fin. Mais je ne regrette pas toutes ces expériences.

 

Question : « Epicurien ou stoïcien ? »


« Ce n’est pas si éloigné, figurez-vous. On a une fausse image d’Épicure, qui était un philosophe à la fois austère et raffiné. Dans le langage courant « épicurien » est associé aux plaisirs de la table, à la bonne chère à profusion. Épicure n’a rien à voir avec Gargantua, il mangeait très peu, savourait, surtout. J’ai ‘air de faire mon cultivé, là, alors que je ne le suis pas. Mais sur ce sujet, j’ai lu des choses. Alors, pour répondre à votre question, je suis plutôt un jouisseur dans la vie. De là la citation de Prévert que j’ai sortie à Cannes. « Et si on essayait d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ? » Franchement, on a tous nos petits problèmes. Évitons de sombrer dans un esprit de catastrophisme. »

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 00:09

« Allo Maillot 38-37… »


Qu’au fin fond de l’éternité Franck Alamo me pardonne mais, en ce mois d’octobre, j’aurais pu, tel sœur Anne ne voyant venir, impatient, trépignant, pianoter sur mon petit grelot pour que notre Eva Robineau (c’est pour la rime) vienne déposer sur la table du Taulier son beau jaja du mois d’octobre. Point ne fis, confiant et serein en la ténacité de mon Eva préférée, j’ai patienté. Bien sûr les jours passaient, gris, pleins d’ennui, mais jamais ne désespérais et puis, au crépuscule d’un dimanche 100% pluie, alors que des tas de seaux d’eau, des brocs, se déversaient sur Paris, sur l’écran scintillant de mon petit grelot turbulent s’affichait la bonne nouvelle : « Pinot, pinot… » disait-elle « noir », bien sûr, comme les lourds nuages du ciel, et c’était comme si l’archange Gabriel en deux ou trois coups d’ailes venait  de m’offrir un arc-en-ciel.



photo Eva

J'aime le Pinot Noir pour sa finesse, son élégance, la subtilité de ses arômes. Mais certains Pinots Noirs, de deux régions différentes, m'ont récemment bluffée par leur gourmandise.


Alsace Pinot Noir barriques 2009, Domaine Pfister.

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C'est un Pinot Noir gourmand, « engageant », son nez nous séduit et nous encourage grandement à mettre le vin en bouche. Aucune austérité dans ce joli pinot, l'impression qui s'en dégage n'est ni stricte, ni trop fermée, contrairement à certains vins sur ce cépage que je trouve trop ennuyeux.


C'est tout joli, c'est gourmand, ça surprend et c'est au moins aussi sympa que la vigneronne qui s'efforce de bien travailler ce cépage, de lui porter toute l'attention nécessaire pour en faire ce beau vin. Elle a d'ailleurs fait une partie de ses études à Dijon, ceci explique peut-être l'affection qu'elle lui porte, à ce cépage. Elle le travaille en tout cas merveilleusement bien et a l'avantage de nous régaler en douceur.


Nectar de Pinot Noir, les Vignes de Paradis, 2010.

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Une soirée de dégustation à la Contre-Étiquette. De nombreux vins dégustés, de nombreux coups de cœur et au milieu, une baffe. Une baffe de gourmandise. Ce que j'appelle une baffe, c'est quand un vin, au milieu d'une foule dense avide de découvertes viniques, arrive à vous faire décoller et oublier tout ce qu'il y a autour. Vous ne vous concentrez plus que sur le vin, vous venez de vous régaler dès la première gorgée. Vous ne vous posez même plus la question d'aimer pour telles ou telles caractéristiques, juste, vous aimez. Point.


Il y a du fruit là-dedans, il y a de la matière, il y a du plaisir, encore et encore. Vous ne vous posez même pas la question de savoir avec quoi vous allez le boire tellement vous l'appréciez déjà pour lui-même. Vous ne vous cherchez même pas d'excuse, vous en achetez une bouteille. Et vous la rangez soigneusement dans votre cave et vous promettant de ne pas y retoucher. Pas trop tôt en tout cas. Même si ça démange quand même...


Un cépage, deux régions, mais beaucoup de gourmandise.



Frank Alamo - Allo Maillot 38-37 par guigui_62

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