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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 07:00
CHAP.15 opération Chartrons, «on ne peut pas toujours être dans la surenchère» à droite seul Juppé se tient bien…
CHAP.15 opération Chartrons, «on ne peut pas toujours être dans la surenchère» à droite seul Juppé se tient bien…

Les chefs de LR pilonnent Hollande, Juppé salue un «très bon discours», l’Assemblée Nationale se comporte mal, les aboyeurs de la droite sont dans la surenchère, n’épiloguons pas seul notre poulain se tient bien et ça nous va bien. Il assume les erreurs, critique à bon escient, pour l’heure nous n’avons rien à faire sinon à engranger les points.

 

Je vais m’asseoir pour lire en terrasse.

 

« La guerre civile qu’ourdissent les maos, c’est surtout dans l’usine Renault-Billancourt, la « forteresse ouvrière », qu’ils vont la mener : parce que, entreprise nationalisée, modèle industriel et social, elle symbolise le triple pouvoir contre lequel ils se révoltent, l’État flic, le patronat, le syndicalisme jaune, c’est-à-dire : la complicité « objective » du gaullisme et du communisme – complicité datant de la guerre –, cette « complicité nauséabonde », dirait Alain Geismar.

 

« … les démocrates bourgeois… pourquoi se priver de ces alliés même temporaires, même nauséabonds ? » lit-on par ailleurs dans les Cahiers prolétariens.

 

Pierre Victor, alias Benny Levy, grand timonier de la Gauche Prolétarienne :

 

«Et vous me mettrez quatre caisses de « démocrates » pour la manif de Saint-Nazaire! »

 

« Par « démocrates », les maos désignent, non sans mépris, les universitaires, écrivains, peintres, acteurs, membres de professions libérales diverses, qu’ils ont recrutés comme compagnons de route – et qu’ils rançonnent financièrement… »

 

« La célébrité de ces personnalités permet par ailleurs aux maos de médiatiser leurs coups :

- Si les flics, tabassaient des manifestants, il valait mieux qu’ils s’appellent Claude Mauriac que Mohamed ou Dupont, car on était sûrs, alors d’avoir les gros titres… »

 

« Quand, avec 30 ans de recul, on parcourt les interviews incendiaires que certains intellectuels de gauche donnèrent au début des années 70, et qu’on s’en étonne auprès des ex-maos, ils vous expliquent que c’est i=un langage « situé », « daté »…

 

Sauf que, « Le problème de ce « double langage », c’est que nombre de jeunes marginaux (peu au fait du jésuitisme normalien) n’en perçoivent qu’une seule dimension qu’ils prennent à la lettre, ce qui en a conduit bon nombre au terrorisme – no verbal celui-là. « La fraction Armée Rouge, s’est inspirée des textes des Temps Modernes. »

 

Que disait Sartre sur son tonneau à Billancourt ?

 

« Qu’il préférait parler aux prolétaires, parce que qu’à l’usine les prolétaires sont directement victimes de la violence bourgeoise. « Et contre cette violence, il n’y a pas de moyens légaux ! »

 

Pierre Overney a suivi avec enthousiasme les consignes de la GP. Celle-ci prépare en effet la « lutte armée ». Elle décide de multiplier les « actions de partisans » : bris des cadences à l’usine, représailles directes contre les contremaîtres, séquestrations, expropriations, sabotages, manifestations violentes… »

 

« Le modèle à suivre, pour le général mao Pierre Victor, c’est la rébellion des ouvriers de Sochaux en juin 1968 : « Onze CRS ont alors été tués, de l’aveu des ouvriers, pas de l’aveu du ministre de l’Intérieur, confie-t-il dans une longue interview à Michèle Manceaux. »

 

« La prochaine fois c’est avec les flingues qu’on accueille les CRS » lui auraient-ils dit !

 

« Renault doit prendre exemple sur Sochaux. Le pouvoir est au bout du fusil ! »

 

- J’en veux à Pierre Victor et à Alain Geismar de nous avoir menés en bateau, confie aujourd’hui Dédé. Les gens comme moi et Pierrot, on a été utilisés… On était impressionnés par des types qui nous faisaient faire n’importe quoi. Victor, il ne regardait que son intérêt : le pouvoir ! Aujourd’hui, je ne le ferais plus avoir…

 

- À la GP, explique Michel Chemin, on transformait les ouvriers en singes savants qui récitent leurs leçons : le Petit Livre Rouge… on n’essayait pas de leur ouvrir des horizons. On les abaissait. On cherchait à en faire des brutes qui cassent du contremaître.

 

Morgan Sportès « Ils ont tué Pierre Overney » Grasset

 

 

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 06:00
Je suis définitivement immunisé contre les idéologies en béton armé…

Le seul avantage d’être un vieux baby-boomer, je n’écris pas la supériorité, celle-ci est réservée en exclusivité aux philosophes qui eux, selon le plus médiatique d’entre-eux, savent prendre du champ, de la hauteur donc, c’est d’avoir vécu la historique qui couvre la deuxième moitié du XXe et les 15 premières années du XXIe.

 

Au temps des 2 blocs antagonistes, il y eu l’illusion des non-alignés, le choc d’idéologies en béton armé dominait ce que l’on nommait le « monde libre ». Chacun campait, que dis-je guerroyait, stigmatisait, trainait dans la boue, bien sûr les gens d’en face mais surtout qui ne se reconnaissaient pas dans leur lourde phraséologie. Haro donc sur ceux qui ne voulaient pas se faire embrigader, ils étaient dans la logorrhée de l’époque « des alliés objectifs » de la maison d’en face.

 

Faut-il rappeler les errements de ceux qui ont soutenus la Révolution Culturelle de Mao, les khmers rouges, le « bon » Ceausescu, le bilan globalement positif des démocraties populaires, les FAR, les Brigades Rouges, Action Directe… etc. Et puis le Mur est tombé permettant aux bonnes âmes d’oublier, de tenter de faire l’impasse sur leurs prises de position ancienne en les recyclant dans l’imbroglio sanglant du Proche et du Moyen Orient.

 

Bien évidemment, sur les réseaux sociaux les révolutionnaires de comptoir, fesses bien calées, l’œil rivé sur leur écran, prêchent pour, disent-ils, débattre, lutter contre le politiquement correct, la pensée unique… que sais-je encore… piochent allègrement dans les écrits ou déclarations du sieur de Villiers, du philosophe bas-normand, de Galouzeau de Villepin, de Finkielkraut… qui sont comme chacun le sait des bannis des grands médias.

 

Le débat me va mais je suis un non-aligné, je refuse l’adhésion aveugle à l’un ou l’autre des camps. Par ailleurs, la plupart de ceux qui prétendent débattre se contentent d’ânonner la vulgate de leur chapelle. Lisent-ils d’ailleurs ? J’en doute. Ils foncent tête baissée, sans grands risques par ailleurs, contre les adversaires d’en face.

 

Dans l’affaire Syro-Irakienne, j’avoue être bien en peine de comprendre, de me faire une opinion solide, d’être en capacité de choisir dans l’offre politique et stratégique : les pacifistes me laissent un goût de Munich, les va-t’en guerre une impression de justifications de leurs erreurs passées. Alors, que faire ?

 

Je ne sais pas.

 

Simplement je continue de lire ceux qui ne font ni la guerre, ni la paix par procuration, ceux qui ont la modestie d’avouer leur désarroi, leur trouble, leur volonté de pacifier le débat, de le rendre audible, compréhensible.

 

Ainsi j’ai choisi de vous proposer la lecture du blog d’Axel Khan :

 

LA SEMAINE D’APRÈS le 16 novembre 2015 

 

« Lundi, la semaine d’après débute. Tout est à la fois différent puisque le « temps de l’innocence » est définitivement terminé, mais aussi furieusement inchangé. Durant le week-end, chacune et chacun y est allé de ses commentaires, répétition ad nauseam de positions immuables, avancées tactiques, stratégies de récupération, dérapages plus ou moins incontrôlés.

 

Lire le communiqué du NPA et d’autres groupuscules gauchistes, analyser hélas le traitement de l’information par Médiapart, confirme ce que je notais déjà en janvier après les attentats débutant par l’assassinat des collaborateurs de Charlie Hebdo : de l’islamo-gauchisme à la remise en question communautariste de la laïcité, il existe bien un courant établi en France qui voit dans l’islamisme radical une forme de résistance à l’impérialisme qui ne peut être totalement mauvaise, parfois la forme déguisée qu’il emprunte, voire un complice d’Israël, dans tous les cas le dernier refuge dans un monde dominé par le capitalisme et la bourgeoisie des forces révolutionnaires successeurs d’un prolétariat aujourd’hui bien assagi. Au mieux, on renvoie dos à dos l’État islamique et ses adversaires. L’ineptie de ces analyses est elle aussi constante. Les révolutionnaires d’antan luttaient pour l’humanité, pour l’Homme. Daesch en fait ses ennemis, son idéologie est religieuse, nihiliste et apocalyptique, il est financé par des nababs richissimes des pays du golfe, royautés moyen-âgeuses enflées de leurs pétrodollars. Tous les drames que connait notre pays témoignent de l’affaiblissement de l’idée de laïcité, certes pas de son inadaptation aux temps modernes, au contraire. Quant à Médiapart, il est plus prompt à dénoncer les menaces que font peser les mesures de sécurité sur les libertés publiques qu’à détailler ce que pourraient être les moyens les mieux adaptés pour offrir aux citoyens ce qui est aussi l’un de leurs droits inaliénables, celui à une meilleure sécurité. »

 

IDÉES REÇUES SUR LE TERRORISME le 18 novembre 2015 

 

« Michel Onfray dans le Point et d’autres dans les journaux où ils s’expriment nous ressortent pour relativiser la culpabilité des terroristes du treize novembre les mêmes arguments que ceux déjà entendus après les attentats de janvier, et même l’affaire Merah. Or, certains d’entre eux sont tout simplement ineptes. »

 

[...)

 

« Ce qui est incontestable, en revanche, c’est, je viens de le rappeler, le rôle historique dans la situation actuelle de la politique des États-Unis et de leurs alliés en Afghanistan, Irak, Syrie, de la France en Libye. C’est l’ambiguïté de la politique d’alliance des pays occidentaux avec les pétromonarchies du golfe d’où s’est répandu le wahhabisme, qui ont financé l’essentiel des groupes et mouvements salafistes sunnites dans la région et à travers le monde. C’est la rivalité de l’Arabie et des émirats avec l’Iran, c’est l’opposition datant de treize siècles entre les sunnites et les chiites. C’est l’hypocrisie de ces pays riches qui, après avoir soufflé sur les braises laissées par les interventions occidentales, n’accueillent aucun des réfugiés fuyant la situation qu’ils ont eux aussi contribué à créer et sont plus occupés à bombarder le Yémen voisin et à intervenir contre leurs populations chiites qu’à lutter contre l’État islamique. »

LA LETTRE DE HARLAN COBEN À LA FRANCE 

 

« Mais ce qui m’a toujours étonné chez vous, mes amis français – ce que le natif du New Jersey que je suis vous a toujours envié et a toujours voulu imiter – c’est votre joie de vivre. Vous ressentez chaque émotion à la puissance dix. Tout chez vous est d’une merveilleuse intensité. La façon dont vous dégustez votre cuisine. Dont vous appréciez votre vin. Vous vivez pleinement votre musique, votre art et votre théâtre, vous vous y jetez à corps perdu. Vous chérissez la grandeur et le rayonnement de votre culture. Vous adorez la beauté que ce monde a à offrir.

 

En un mot, vous vibrez. Vous ne vous contentez pas de suivre le mouvement. Vous vibrez. Vous vivez, riez, aimez avec ferveur. La contrepartie, mes chers amis, c’est que vous portez le deuil avec la même intensité. Vous n’y pouvez rien, c’est le prix à payer: quand on vit pleinement, on souffre de même. La tiédeur vous est étrangère. C’est une force, pas une faiblesse. Toute médaille a son revers, il n’y a pas de haut sans bas, le bien n’existerait pas sans le mal… et il n’y aurait pas ces larmes s’il n’y avait votre rire débridé. »

 

À Wembley la plus belle Marseillaise entendue de toute ma vie :

 

« Alors que l’orchestre interprétait La Marseillaise, un tifo géant aux couleurs de la France a été déployé dans les gradins de Wembley. Disposant des paroles, les 70 000 spectateurs ont chanté l’hymne à l’unisson. Un geste solennel, empreint de compassion. Comme un symbole d’unité, plus de dix ans après les attaques terroristes qui avaient frappé Londres, le 7 juillet 2005, faisant 56 morts de 700 blessés. Puis les deux équipes se sont disposées en cercle autour du rond central pour observer une minute de silence. C’est à peine si on entendit un toussotement dans l’enceinte. »

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 06:00
Paris-Brest et retour c’est du gâteau surtout à vélo… Le Recouvrance que l'on délaisse, La rue de Siam, ses nuits d'ivresse chante Miossec

« Mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest* »

 

C’est par le capitaine Haddock que Brest est entré dans mon imaginaire…

 

Depuis, marin d’eau douce que je suis à peine, je ne sais toujours pas distinguer le sabord et le bâbord…

 

Et puis, toujours au temps de mes culottes courtes, Brest ce fut aussi le Paris-Brest de maman… et Paris-Brest et retour de mon grand-frère qu’aimait la petite reine…

 

Le Finistère, la fin de la terre, la rade, le quartier de la Recouvrance, la rue de Siam, peuplèrent plus encore mon imaginaire où les ports occupent une place de choix car longtemps je fus ces «… voyageurs retour de Damas qui partaient pour l’Océanie regardaient avec émoi, symbole de la vie errante, des mouettes qui n’avaient jamais quitté Saint-Nazaire. »

 

Comme les courageux qui me suivent depuis belle lurette le savent j’écris chaque jour que Dieu fait depuis plus de 10 ans, alors parfois il me suffit de puiser dans mon vivier pour trouver de quoi broder (Broderie Glazig  bien sûr, du côté de Quimper) sur tout et rien.

 

 

 

C’est le cas aujourd’hui où j’ai mis le Cap sur Brest pour aller assister à 1 Festival des crustacés… 

 

 

Dans les frimas de fin janvier 2010 j’écrivais :

 

« C’est un simple pâtissier de Maisons-Laffitte, Louis de son prénom comme pépé Louis, doté d’un patronyme fort répandu : Durand qui ne vous prédestine guère à la notoriété, pouvait créer dans son anonyme « laboratoire » un des musts indémodables de la pâtisserie française.

 

« Le Paris-Brest qui, comme son nom l’indique, s'inspirait d'une très vieille classique de la petite reine : le Paris-Brest-Paris créée en 1891 par Pierre Giffard du Petit Journal (elle défuntera en 1951 faute de participants). Elle avait lieu tous les 10 ans et comptera en tout et pour tout 7 éditions (interruption pendant le 2d conflit mondial, reprise en 48). »

 

Le gâteau, créé lui en 1910, est censé représenter une roue de bicyclette avec des rayons en pâte à pain (certains pâtissiers, dit-on, perpétuent la tradition des grands Paris-Brest, si vous en connaissez faites-le savoir). Ceux de maman, fine cuisinière et excellente pâtissière, dans mon souvenir, avaient de 35 à 40 cm de diamètre. Pour faire simple le gâteau consiste en une couronne de pâte à choux garnie d’amandes effilées, garnie d’une crème au beurre ou d’une crème mousseline pralinée… »

 

L’intégrale ICI 

 

Encore un peu d’Histoire pour l’édification des larges masses et mon ami Christophe Larcher :

 

« Paris-Brest-Paris doit sa naissance en 1891 à un homme, Pierre Giffard, alors « chef des informations » (de nos jours on dirait « rédacteur en chef ») du Petit Journal.

 

Passionné par les nouvelles technologies de son époque, il a déjà publié un certain nombre d’ouvrages de vulgarisation sur le télégraphe, le téléphone, le phonographe, la lumière électrique.

 

C’est avec le même enthousiasme qu’il a découvert la bicyclette et ses avantage : « la vélocipédie est plus qu’un sport, c’est un bienfait social » écrira-t-il.

 

En 1890 il publiera chez Firmin-Didot « La Reine bicyclette ». C’est du titre de cet ouvrage que vient l’expression « la petite reine ».

 

En cette fin du XIXème siècle les courses cyclistes se multiplient. Les bicyclettes sont maintenant pourvues de pneumatiques gonflables.

 

En mai 1891, le journal « Le Véloce-Sport » et le « Bordeaux Véloce Club » organisent une course devenue elle aussi mythique : le Bordeaux-Paris. 600 kilomètres en une seule étape.

 

Les britanniques, alors très en avance sur la France tant techniquement que sur le plan sportif remportèrent la course haut la main. Alors que les organisateurs pensaient que la course allait s’étaler sur plusieurs jours, l’anglais George Pilkington Mills parcouru la distance non-stop en 26 heures 34 minutes. Les trois suivants étaient eux aussi britanniques, le premier français (Jacques Jiel-Laval) ne terminant que plusieurs heures plus tard.

 

Pierre Giffard qui couvrit l’arrivée pour « Le Petit Journal », enthousiasmé par ce premier Bordeaux-Paris, estima que l’on pouvait faire encore plus fort. Avec le soutien total du patron de son journal il publia peu de temps après, le 11 juin 1891, un article intitulé :

 

« La course du Petit Journal – De Paris à Brest et retour : 1200 kilomètres ».

 

La suite ICI 

 

À bientôt sur mes lignes…

 

* L'expression tonnerre de Brest vient du coup de canon qui annonçait chaque jour l'ouverture et la fermeture des portes de l'arsenal à 6 heures et à 19 heures aux pieds du château de Brest.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 06:00
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…

Alessandra est Génoise d’origine, elle me le pardonnera j’en suis sûr mais, pour moi, enfant d’une contrée reculée, la Vendée, une génoise fut, pendant ma prime jeunesse, un aérien et mousseux gâteau de mon cordon bleu de maman.

 

Si elle me le permet encore Alessandra à la cuisine chevillée au corps, elle me sert de conseillère culinaire lorsque je m’aventure dans l’inconnu des produits de son Italie chérie.

 

 

Dans sa belle échoppe Alessandra prend toujours le temps, avec tous ses clients, souriante, disponible et attentive, elle est l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie.

 

Et puis la voilà qui nous déclare avec son français chantant : « Je ne fume plus, je mange ! Mais je peux également fumer et manger… »

 

Qu’est-ce à dire ?

 

« Dans l’ancien monde paysan, (fumer) c’était même indispensable. Avec la fumée, on conservait de nombreux aliments, surtout les viandes et les poissons, afin d’assurer les provisions pour l’hiver. » nous dit-elle, et ce langage là je le comprends fort bien, nourri que j’ai été du jambon séché et fumé de papa, cuisiné avec des fayots (haricots) bien sûr.

 

Alors, dans la belle collection de l’Épure les 10 façons de préparer… Alessandra signe « le fumé »

 

 

- Alors pourquoi ne pas se préparer lorsqu’on a un petit creux une tartine de courgettes Scamorza fumée… (2)

Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…

C’est quoi la Scamorza ?

 

« C’est la reine des fromages fumés… Belle, ronde, onctueuse, un goût divin… On la râpe, on la tranche, on la mange crue ou on la fait fondre. Attention, le risque d’addiction est bien réel, vous êtes prévenu ! »

 

Ou alors croquez le sandwich surprise d’Alessandra (3), fait dans de belles ciabatta, en pleine rue, assis sur un muret face aux Faraglioni, sur la promenade des Cyclopes à Acitrezza, en Sicile.

 

Et au dessert, fumez du chocolat ! (10) nous dit-elle.

 

Moi ça me rappelle les cigarettes en chocolat de mon enfance !

 

Alessandra, un tout petit peu dévergondée, nous fait rêver… et saliver…

 

Buon appetito et large soif !

 

Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 06:00
Le Montebore un délice au lait cru sauvé de la disparition par Maurizio Fava de Slow Food…

Chez Alessandra c’est la caverne d’Ali Baba et j’adore y chercher et y trouver un nouveau trésor : aujourd’hui c’est le Montebore.

Le Montebore est produit par la Cooperativa Vallenostra dans la province d'Alexandrie. On doit le sauvetage de ce trésor à Maurizio Fava du Presidìo Slow Food local qui a convaincu Carolina Bracco, l’ultime dépositaire de la technique traditionnelle d’en continuer la production et qui lui a redonné une audience mondiale à partir de 1999.

 

Il gagne son surnom, le «gâteau de fromage de mariage », de son format inhabituel en niveaux, en effet de multiples couches de plus en plus petites dimensions sont empilées les unes sur les autres.

 

La légende veut que le Montebore soit né en 1489, lorsqu’il a été servi lors du banquet de mariage à Tortona d'Isabelle d'Aragon et Gian Galeazzo Sforza, le fils du duc de Milan. Leonard de Vinci était présent au repas où le Montebore fut l’unique fromage invité à cette noble table.

 

Mais la vérité historique veut que ce sont des Bénédictins de Santa Maria di Vendersi, dont l’abbaye est située sur le mont Giarolo situé au confluent de trois vallées : Grue, Curone e Borbera, qui le préparaient déjà du IXe au XIe siècle. Le Montébore est un mélange à 75% de lait de vaches Brune Alpine, Tortonesi, Genovesi et Cabannina et de 30% de lait de brebis.

 

Le Montebore a donc été pendant de nombreux siècles mais après la Seconde Guerre mondiale, avec la migration des éleveurs des vallées reculées vers les villes, et de l'industrialisation de la fabrication fromagère, il a été menacé de s’éteindre entièrement une fois que la dernière productrice, Caroline Bracco,aurait disparu.

 

 

En 1999 cependant, Maurizio Fava, du Présidium locale Slow Food, et Roberto Grattone, un jeune fromager, l’a convaincue de leur apprendre à fabriquer le fromage. Roberto, avec l'aide d’Agata Marchesotti, produit maintenant le Montebore en quantités suffisantes pour qu’il puisse être exporté au-delà des frontières de l'Italie.

 

 

Fabriqué avec 70% de lait de vache et 30% de lait de brebis, cru, qui est seulement chauffé à une température de 36 °C à laquelle est ajoutée la présure. La rupture du caillé s’effectue après une heure. Il est d’abord moulé dans plusieurs diamètres, retourné plusieurs fois, salé au sel, de mer, puis assemblés en couches 3 et parfois plus, puis lavé avec de la saumure, avant de vieillir pendant un maximum de deux mois. Avec l’âge la croûte se développe et les couches fusionnent en donnant au Montebore sa forme caractéristique de « gâteau de fromage ».

 

La croûte du Montebore a maturité est blanc grisée, légèrement plissé.

 

Il peut être consommé frais, 20 jours, les amateurs apprécieront le goût sucré, texture douce et moelleuse.

 

Après 40/60 jours le Montebore est considéré en moyenne maturité.

 

Après 4/5 mois il est considéré comme très mature. La pâte est dense, marbrée, d’une saveur laiteuse, salée, avec une pointe d‘amertume.

«Le Montebore n'a pas peur des accompagnements risqués, tant il est sûr de son honnêteté: avec des poires caramélisées et piquantes de gingembre ou de piment, il peut révéler son âme étrangement courageuse. Avec de la "sbrisolona" salée de fèves et amandes (une sorte de crumble), il découvre son âme appétissante. Avec le "capunet", sorte de roulé à base de viande de cochon et choux vert, il devient sauce. Il aime accompagner les tartes de courge, qui relève en sapidité et aussi celles d'artichauts, courgettes , cardons.»

Badde Nigolosu est notre Cru, un amphithéâtre naturel assis sur les collines les plus hautes dans la commune de Sennori. Badde Nigolosu est le nom de notre terroir en Romangie

Badde Nigolosu est notre Cru, un amphithéâtre naturel assis sur les collines les plus hautes dans la commune de Sennori. Badde Nigolosu est le nom de notre terroir en Romangie

« Si être un Homo Sapiens Sapiens signifie regarder mais ne pas observer, manger mais ne pas découvrir les goûts, entendre mais ne pas écouter, sentir sans flairer… alors je suis fier d’être Homo sapiens, sans plus. Mais je me sens un animal au même titre que les autres animaux, faisant partie intégrante de la Terre et de l’Univers et je veux être un animal avec le minimum de raison indispensable à ma liberté. C’est pour cela que je fais du vin… et c’est pourquoi je le fais en utilisant des méthodes que j’ai appris de mes aïeux et qui rapprochent de ce que je suis : un animal instinctif.»

 

« Je ne recherche pas les demandes du marché, je produis des vins qui me plaisent à moi, des vins de ma terre, les vins de Sennori. Ils sont ce que je suis et ne sont pas ce que tu voudrais qu’ils soient. »

 

Alessandro Dettori – 1998 – Vignaioli, Artigiani del Vino e della Terra

 

POURQUOI NE DÉCLARONS-NOUS PAS NOS VINS EN DOC?

Toutes les définitions officielles du terme Terroir affirment globalement le même concept : “Le Terroir est une aire géographique délimitée d’où proviennent des produits de la Terre qui sont unique, originaux et inimitables, cela grâce à l’interaction de facteurs géologiques, climatiques, culturels et humains”.

 

Le Terroir est donc une aire géographique délimitée. Et c’est une des raisons pour lesquelles nous réfutons la DOC généraliste italienne. Par exemple, que veut donc dire Cannonau de Sardaigne Doc ? La Sardaigne est considérée des géologues et des biologistes comme un véritable « Continent », et, le Cannonau issu de trois différents terroirs du domaine est forcément différent qu’il provienne de l’un ou l’autre.


Si déjà, c’est tellement différent d’un terroir à l’autre dans un même domaine, il n’est pas compliqué d’imaginer les différences sensibles que peuvent présenter des Cannonau produits dans des zones distantes entre elles de centaines de kilomètres.
La DOC est certainement née avec un esprit très noble mais, les années passant, les choses ont changés : les vins sont vendus uniquement parce qu’ils affichaient une DOC et non plus pour l’estime et la confiance qu’on avait pour le Producteur et plus encore pour la qualité intrinsèque de ses vins.

 

C’est pour cette raison que nous avons décidé une fois pour toutes de ne pas revendiquer la DOC sur nos étiquettes mais bien de lui préférer une appellation bien délimitée, soit l’IGT Romangia, cette appellation na faisant appel qu’aux vins qui sont produits sur les communes de Sennori et de Sorso.

 

Quand la définition du Terroir affirme «produits de la Terre uniques, originaux et inimitables », ceci signifie qu’un vin de Terroir devrait être reconnaissable. Et hélas, de plus en plus, je bois des vins dont je réussis péniblement ou pas du tout à en comprendre l’origine. Serait-il du nord Italie ? Du Sud? Serait-il Australien ?
Le raisin est toujours différent en son terroir mais pas les intrants qui sont utilisés presque unilatéralement pour la production de raisin et de vin : les engrais au vignoble, enzymes, les levures sélectionnées, les tannins ajoutés, et tous les autres produits de manipulation sont les mêmes, partout dans le monde.

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 06:00
Captation de notoriété, par Inter Beaujolais, des vins refusés d’Isabelle Perraud cotes de la molière qui se rebiffe et sort ses griffes !

Le paradoxe des vins nature est que leur niveau de son médiatique est inversement proportionnel à leur poids dans la masse des vins produits sur notre petite planète.

 

Ça énerve beaucoup de monde surtout les grands chefs de tribu.

 

Ça permet à certains, dont le prolifique Pr Tiron, d’aligner 1 paquet d’affirmations non-fondées au cm2, du style « l’étonnant paradoxe qui fait du vin « nature » un des pires ennemis de la Nature »

 

« Non, c'est bien en cave que se pose le problème, et il ne concerne que les vins "nature", pas les vins bio qui, comme la plupart des autres vins, supportent des montées jusqu'à vingt, vingt-cinq degrés**** sans trop perdre de leurs qualités. Selon tous les spécialistes du genre, ces vins non stabilisés, éminemment fragiles, doivent impérativement être conservés à une température inférieure à 14°C (si l'on s'en tient au chiffre mis en avant par feu Marcel Lapierre) sous peine de partir en vrille.

 

Et c'est là que le bât blesse. Garder nos vins à 14°C, cela implique une multiplication des armoires de stockage réfrigérées mais aussi de système de conditionnement d'air de plus en plus massifs dans les chais, les restaurants et les boutiques. Tout cela est évidemment terriblement énergivore et donc terriblement polluant. Et aboutit donc à cet étonnant paradoxe qui fait du vin « nature » un des pires ennemis de la Nature. Cela doit-il nous empêcher d'en boire? Je ne crois pas, il y a d'autres « gisements d'économie », mais il est intéressant de mesurer de la conséquence de chacune de nos décisions quotidiennes. »

 

Un élève de CM2 nul en arithmétique démonterait, chiffres en main, le soi-disant paradoxe avec la même facilité qu’il le ferait avec ses Lego.

 

Toujours la paille et la poutre… quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage…

 

Laissons-là ces broutilles sans grand intérêt sauf pour l’intéressé.

 

La petite musique, qui monte qui monte, de la petite bande des vignerons des vins nus irrite les oreilles de ceux qui sont assis sur le couvercle de la cuve. Ça les emmerde car ça mets à mal le verrouillage de la dégustation des aveugles. Ça les exaspère comme un grain de sable dans leur godasse. Ils gigotent, se tortillent en tous sens, tempêtent et pourtant les communicants de leurs zinzins interprofessionnels, en mal de recherche de notoriété, ce pourquoi ils sont payés, lorgnent, louchent, lorgnent vers ces déviants.

 

Isabelle Perraud, du domaine cotes de la molière, qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui dégaine sur les réseaux sociaux plus vite que Lucky Luke, nous conte son aventure qui confirme mon analyse initiale. ICI et ICI 

 

« Il y a quelques semaines, nous avions été contacté par l’agence de com de l’Inter Beaujolais pour nous demander si nous serions d’accord afin qu’ils tournent un film chez nous au moment des vendanges pour, selon leur propre mots, remonter l’image du beaujolais… (Me demandez pas ce que c’est que L’inter Beaujolais, je n’y ai jamais rien compris. Y a les vignerons d’un côté et le négoce de l’autre mais les uns ne peuvent pas se passer des autres qui disent que c’est la faute des uns et les autres qui disent que c’est la faute des autres… Qui est responsable de quoi et avec qui? Ma foi, je n’en sais rien).

 

Revenons à nos moutons :

 

Mon étonnement fût étonnamment grand ???

 

Et mon incompréhension totale.

 

En fait je me demandais s’ils savaient bien à qui ils s’adressaient?

 

Ils s’étaient sans doute trompés de numéro de téléphone?

 

Non.

 

C’était nous. Les Perraud. Nous, qui voyons nos vins refuser aux agréments tous les ans (oui, TOUS)

 

Ce n’est pas l’Inter Beaujolais qui donne les agréments. Evidemment.

 

Mais si je parle de la non-conformité de mes vins, c’est parce que je ne comprends pas pourquoi on veut mettre en avant un vigneron qui a des vins non conformes à l’appellation pour remonter l’image du beaujolais?

 

Et que si cette conformité ou non n’a pas tant d’importance que ça… pourquoi existe-t-elle?

 

C’est sûr qu’aujourd’hui, vaut mieux être, comme nous, parmi la minorité qui perturbe que parmi la majorité qui souffre.

 

Parce qu’en Beaujolais, la majorité souffre.

 

Les vins « naturels », c’est vrai, c’est un concept vivant, une manière de le dire et de le vivre.

 

Dire qu’on n’est pas d’accord.

 

Avec nos vins.

 

Je défends le Beaujolais, tout le Beaujolais, tous les jours, avec passion et conviction

 

Comme Isabelle, dans la difficulté je me suis mobilisé pour le Beaujolais dès 2010 Opération Beaujolais «Grand Corps Malade» : constitution d’une «Task Force» 

 

Dès cette époque Isabelle me déclarait avec sa conviction et sa fougue habituelle :

 

« On est fort en beaujolais: on continue à parler de nous, même quand la crise est au plus fort, quand on dit que plus personne ne veut acheter du beaujolais! Ça fait presque 20 ans que la crise est arrivée dans notre région. On n'a pas voulu la voir faisant une confiance aveugle aux négociants et étant persuadé que le consommateur ne pourrait pas se passer de boire de Beaujolais... Et ça m'énerve aussi un peu quand j'entends les vignerons des crus qui accusent le Nouveau d'être la cause de leur malheur. Ils n'avaient qu'à se bouger un peu...réagir quand le beaujolais avaient encore la cote...au lieu de ça on déclassait des beaujolais villages ou des crus en Nouveau! Et oui, parce qu'en beaujolais, les rendements autorisés étaient supérieurs... » Et de conclure : « Arrêtons de compter sur les autres pour s'en sortir? Il faut que chacun se sente enfin responsable de sa cave et de son vin et prenne le courage de mettre son nom sur la bouteille et d'aller le vendre. Arrêtons de se justifier d'être en beaujolais. Soyons fier de notre région, de nos vins. Jamais je n'ai à m'excuser d'être en beaujolais : c'est à prendre ou à laisser! On y trouve des vins magnifiques de fruit, de fraîcheur et de caractère. Vive le beaujolais! »

 

Étonnant non !

 

Là se situe le vrai paradoxe : comment peut-on mettre en avant dans un petit film, les vignes bio des Perraud, travaillées et enherbées. « Parce que ça passe mieux à l’écran. Faut de l’herbe, mais pas trop. Mais y en faut un peu. C’est mieux pour l’image. » note malicieusement Isabelle et rejeter de l’appellation les vins qu’ils ont fait avec leurs beaux raisins sains ?

 

C’est un peu comme si les communicants de notre grosse Éducation Nationale mettaient en avant des élèves qui ne suivraient pas les chemins balisés par les programmes scolaires, la pédagogie normée, qui auraient de bons résultats mais n’en seraient pas pour autant récompensés par le diplôme officiel.

 

Étonnant non !

 

Je comprends et je partage la juste colère d’Isabelle face à une telle hypocrisie.

 

Alors Isabelle et Bruno, comme beaucoup d’autres vignerons, tenir bon, faire front, résister, certes c’est difficile, mais la satisfaction du travail bien fait, reconnu et apprécié par les seuls qui comptent : les consommateurs de vos vins qui ne suivent pas les autoroutes ordinaires, mais les charmants chemins de traverse, est une puissante motivation.

 

L’initiative d’Inter Beaujolais est un premier aveu de faiblesse, le front se lézarde, le bloc monolithique s’effrite, le jour va venir où les ouvriers de la 25e heure vont voler au secours du succès et là, je le crains, d’autres ennuis seront au rendez-vous.

 

Mais n’anticipons pas nous sommes aujourd’hui le jour de la libération du fameux du Beaujolais Nouveau : le 3e jeudi du mois de novembre, alors foin des dégustateurs niveleurs, héritiers de ceux qui ont précipités le Beaujolais dans l’ornière, tous à nos tire-bouchons !

 

L’an dernier au Lapin Blanc c’était le beaujolo nouveau du petit Téo que nous débouchions : Isabelle à un beau cœur c’est aussi pour ça que nous l’aimons autant que son vin…

 

Place à la fête des grands cœurs !

 

« Déguster, c’est comparer, c’est donc à la base connaître.

 

Pour connaître, il faut multiplier ses investigations en observant, en notant ses impressions. Mais il faut aussi savoir que nos sens sont imparfaits, et que pour les rendre fidèles, la volonté, l’attention sont indispensables. Les temps aidant, car l’expérience est longue, la dégustation réfléchie procure au dégustateur, s’il porte en lui l’amour du Beau, du Vrai et du Vin, la joie profonde de pénétrer dans ce domaine où la nature se plait à concentrer son Génie »

 

Jules Chauvet

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 07:00

photoplomb.jpg« Le 14 mai 1977, via De Amicis à Milan, un jeune homme portant un passe-montagne, un jean à pattes d’éléphant et des bottines tend les bras en position de tir, un pistolet dans les mains. La photo a fait le tour du monde. A peine une semaine plus tard, Umberto Eco écrit qu’il faut garder cette image à l’esprit, qu’elle deviendra représentative de notre siècle. Elle est l’emblème de l’affrontement qui met l’Italie à feu et à sang, le cliché symbole de 1977, d’une « génération perdue » dans la violence d’une année où auront lieu 42 homicides et 2128 attentats politiques.

 

 

Je feuillette Le Nouvel Observateur et la voici, en grand format, bien nette, en introduction d’un article consacré aux « années de plomb ». Tout le monde connaît cette image, elle est très forte, pour certains elle est même devenue une icône. Pour beaucoup, elle représente la défaite définitive des idées, de la contestation ; d’autres se réjouissent, y voient la force, la rébellion. Tout le monde s’arrête sur cette image.

 

Mais il faudrait la retourner, la regarder de derrière, la pénétrer. On découvrirait un monde complexe, qu’il faut analyser. 

 

Sur la fameuse photo, on voit un garçon portant un passe-montagne foncé qui se penche et ture avec un Beretta calibre 22. 

 

« C’est Ferrandi ? – Non, lui, c’est Giusseppe Memeo, il n’a tué ton père, là il n’a que 18 ans, c’est la première fois qu’il tient un pistolet mais, en 1979, avec les Prolétaires armés pour le communisme, le groupe du fugitif exilé à paris Cesare Battisti, il a tué l’orfèvre Pierluigi Torregiani et l’agent de la Digos (l’équivalent des RG) Andrea Campagna. Pendant la fusillade devant leur magasin à la Bovisa, à Milan, le fils de Torregiani, Alberto, a également été touché. Il était adolescent. Depuis il vit dans un fauteuil roulant, hémiplégique. »sur la photo, c’est la scène finale, les jeunes gens sont en fuite, ton père a déjà été touché. Ils sont devant le 59 de la via De Amicis, où il y a un grand magasin de reprographie. Mais si on regarde le cliché avec attention, de l’autre côté de la rue, à moitié caché par un arbre, on voit un autre photographe, Antonio Conti. La clé pour comprendre l’homicide se trouve sur les photos que cet homme, parent d’Oreste Scalzone, (co-fondateur avec Toni Negri de l’organisation d’extrême-gauche Potere Operario), a cachées pendant douze ans dans un livre, dans sa chambre à coucher. »

 

Ce texte me remémorait toute la complexité de cette période. Lorsque j’avais débarqué dans cette semi-clandestinité j’avais été frappé par le sérieux des militants, à cent lieues des petits frelons de la Gauche Prolétarienne enfants de la bonne bourgeoisie intellectuelle. Là, à côté des intellectuels il y avait de vrais ouvriers travaillant dans les usines, formés à la lutte, rudes, sombres, tristes, déterminés, inaccessibles à toute forme de pitié. Et puis dans le livre de Mario Calabresi ce qui me frappa c’est le peu de place donné aux victimes : « dans les grandes librairies, il y a toujours un rayon consacré aux « années de plomb », parfois même un grand rayon. Il s’agit pour la plupart de livres écrits par des terroristes, présentant une multitude de points de vue, mais de leur côté. D’autres ouvrages reconstituent l’histoire du terrorisme, mais quasiment aucun ne parle des victimes, des gens qui sont morts, de leur travail. Il y a quatre ans, un petit livre de mémoires fin et délicat, écrit par Agnese Moro, a eu un certain succès. Il m’a semblé qu’il jurait dans les rayons, tellement il était différent. » Ce fut une vraie guerre intérieure, implacable, sans merci, inexpugnable à laquelle je n’ai pas participé mais que j’ai pu observer comme le faisait les vrais correspondants de guerre, de l’intérieur.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 06:00
De sang-froid : l’exécution d’Aldo Moro par les Brigades Rouges

Ce matin-là, il a enlevé le survêtement de gymnastique et a revêtu le costume sombre qu’il portait le 16 mars (jour de son enlèvement)

 

- J’étais là, Moro n’avait pas à me dire adieu…

 

- … Moro savait qu’il avait été condamné à mort, il était au courant de l’ultime tentative, il savait qu’il n’y avait pas eu de réponse, il savait que c’était la fin. Il n’a pas été trompé. Je lui ai dit de se préparer parce que nous devions sortir. Vous n’imaginez pas ce que quelqu’un peut éprouver en pareille situation. J’avais beau me dire qu’il s’agissait d’une décision politique, qu’elle était inévitable, que nous l’avions prise collectivement, que nous n’étions pas responsables s’il n’y avait pas eu de négociation… Le temps de la réflexion était arrivé à son terme. Quelqu’un devait maintenant prendre une arme et tirer.

 

- Vous ?

 

- ​Oui.

 

- … J’en parle pour la première fois, je ne l’ai jamais fait, pas même avec mes camarades. Ce n’était pas dans nos habitudes. Mais cette fois-ci, c’est différent. Il ne me semble pas juste de laisser indéfiniment le poids de cela sur d’autres personnes, même si politiquement et judiciairement ça ne compte. Quand j’ai décidé de faire avec vous ce travail sur les années de la lutte armée, j’ai décidé, en même temps, que je ne me tairais plus sur rien et que je prendrais mes responsabilités pour ne laisser non seulement aucune zone d’ombre, mais pour qu’aucun élément important ne soit encore dissimulé dans cette histoire. Les camarades qui ont les mains propres… ils ont bien de la chance de s’en être sorti comme cela. Pour ma part, j’ai bien plus de respect pour ceux qui ont pris la responsabilité de frapper quand il avait été décidé de frapper, de tuer quand il avait été décidé de tuer, bref, ceux qui ont endossé la responsabilité des actes d’une guerre assumée, mais aussi le poids des blessures dont ils ne se débarrasseront pas pour le restant de leur vie. Et c’est bien qu’il en soit ainsi.

 

- Pour vous aussi, c’est comme cela ?

 

- ​Voudriez-vous que tout cela ne m’ait pas marqué ? Je porte ce passé en moi, et je le revendique même, il m’appartient autant que tout le reste. On en parle parce que ça concerne Moro, mais que croyez-vous, cela a également été lourd à porter pour les autres, de tirer via Fani (là où Moro a été enlevé). Pour moi, cela a même été pire, parce que Moro, je le connaissais, j’avais passé cinquante-cinq jours enfermé avec lui… Les agents de son escorte, nous ne les avions jamais vus en face. On dit souvent que la mort d’un ennemi anonyme est supportable, allez savoir si c’est vrai...

 

- Même si c’est vraiment, ce n’est pas juste.

 

- C’était une guerre. Si cela avait été possible, si la plus petite ouverture s’était présentée, nous aurions épargné Moro. Je suis en paix avec cet homme.

 

- Vous êtes en paix avec toute cette histoire ?

 

- Je n’ai pas de regrets, je n’oublie pas. Je n’oublie pas non plus que de nombreux camarades sont morts. Que je m’en sois sorti vivant est un hasard, j’avais mis ma mort dans la balance de la même façon que celle que nous infligions aux autres. Je n’ai jamais laissé reposer sur personne d’autre une responsabilité que je n’aurais pas prise moi-même. Cela peut sembler bien peu de chose mais cela aide dans une histoire où tout le monde a laissé pas mal de plume.

 

- Cela vous pèse d’en parler ?

 

- Vous le voyez, je réussis à le faire avec plus d’objectivité que d’autres. Je pense que c’est parce que je ne cherche pas à en retirer quoi que ce soit. J’ai déjà fait treize ans de prison, je pense qu’une amnistie devrait libérer tous les camarades qui sont en prison ou à l’étranger. Mais si cela n’arrive pas, je ferai le reste de ma peine. Il y a pire que d’être en prison.

 

- Qu’est-ce qui est pire ?

 

- Perdre sa propre identité, renier ce qu’on a été, se démener pour paraître différent de celui qu’on a été.

 

 

Texte intégral 

 

Moretti a été condamné à la prison à vie. Après 15 ans de prison, un régime de semi-liberté lui a été accordé en 1998.

 

LE MONDE DES LIVRES | 25.11.2010 à par Robert Solé

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 06:00
Je propose au Pt Patrick Baudouin « Les chenin de la gloire » pour sa nouvelle appellation de grands blancs secs d’Anjou…

D’abord j’ai vérifié, l’appellation du film de Kubrick, longtemps censuré, est « Les sentiers de la gloire » donc ma proposition est déposable, pardon reconnaissable après 15 ans de commission d’enquête par les fins limiers de l’INAO’Q.

 

Gloire ça rime avec Loire ! Le G en plus !

 

La Loire de Maurice Genevoix :

 

« Ainsi, par les soirs purs d’octobre, lorsque le soleil s’est couché, le ciel d’avant la nuit est envahi d’une blême transparence qui très vite se décolore, jusqu’à donner aux regards qui s’y perdent le vertige d’un vide absolu. Après, la Loire les prend et les attire vers elle ; ils se reposent sur sa surface polie, en éprouvent joyeusement la densité et la couleur ; une alternance de coulées lilas, tièdes encore comme des fleurs au crépuscule, et de minces glacis vert émeraude, extrêmement pâles et froids, mais dont la nuance demeure sensible et franche jusqu’aux limites de son évanouissement. Lorsqu’elle a enfin disparu, la Loire reflète un ciel nocturne et familier, peuplé d’étoiles, et son friselis vivant prolonge à travers la vallée le murmure du vent assoupi.» Val de Loire terre des hommes page 150.

 

 

Que dit le Président Baudouin à Gabrielle Vizzavona dans le Figaro ?

 

« Nous construisons une réflexion d'ensemble sur le chenin blanc. Nous pouvons faire de grands liquoreux à la seule condition de ne pas en produire tous les ans. Le botrytis est la pire et la meilleure des choses ; si on ne le maîtrise pas en fonction des millésimes et des marchés, on se brûle. La démarche à laquelle nous réfléchissons sur les vins blancs d'Anjou serait de créer des crus, dont une appellation de chenins secs qui serait sur Chaume et Quarts-de-Chaume. Ces vins attesteraient du potentiel de nos grands blancs secs et permettraient de poser les fondements d'un modèle économique viable. Le chenin est un passeur de terroir et de millésimes, une page blanche. Tous ceux qui travaillent avec lui, à l'heure actuelle, réalisent des cuvées parcellaires. C'est un cépage polymorphe : il peut faire nombre de vins d'expressions différentes, peu de cépages ont cette capacité. Cette versatilité est notre atout. »

 

Même si je suis un ignorant grave je sais que le chenin est un cépage blanc et, pour le vieux Vendéen que je suis, les Blancs, qui n’aimaient rien tant que de foutre sur la gueule des Bleus, ça évoque pour moi la première insurrection populaire comme l’a écrit Gracchus Babeuf préfigurateur du communisme et de l'anarchisme… Le rouge et le noir…

 

Plaisanterie mise à part, Patrick Baudouin que de chemin parcouru depuis l’article de Véronique Maurus dans le journal le Monde du 21 mars 2005 sur les francs-tireurs de la Vigne où, notre René Renou, qualifié de puissant président de l’INAO par la journaliste, soupirait « Patrick, c’est le José Bové de la viticulture. Sur le fond, il a raison mais il n’est pas reconnu par son milieu, pas considéré comme un vigneron à part entière »

 

José est député européen et toi président du Syndicat des Anjou blanc, et ça n’est pas sous ma plume de rocardien un reproche mais plutôt un compliment. Je serai d’ailleurs présent le vendredi 18 décembre 18h au musée de la Vigne et dus vins à Saint Lambert du Lattay pour la remise du prix René Renou.

 

Cependant ton affaire de nom de baptême de ta nouvelle appellation m’interroge Patrick :

 

- En Anjou les blancs secs sont minoritaires, le rosé domine au raz des pâquerettes et les liquoreux même grands n’ont guère la cote comme dans le Sauternais… c’est donc suffisant pour poser le problème, j’en conviens mais est-ce prendre le problème par le bon bout en privilégiant la démarche traditionnelle de création d’une nouvelle appellation ?

 

- Dans ton affaire je m’y perds, Chaume, Quarts-de-Chaume socles de ta nouvelle appellation, c’est une forme de mixité que tu veux, à juste raison, gérer ?

 

- Gérer n’est pas forcément un gros mot mais de mon long chemin dans le maquis des appellations proliférantes je n’ai jamais constaté qu’une nouvelle appellation générait un modèle économique plus viable que celui existant avant son érection. La notoriété bâtie sur presque rien c’est le modèle Hervé Bizeul et sa petite Sibérie, une marque de vigneron. C’est l’avant-garde des vignerons, surtout ceux qui ne suivent pas les chemins ordinaires qui, souvent, génère la hausse de la production de valeur d’une appellation, pas les décrets.

 

- Du côté vocabulaire du buveur ordinaire que je suis, je ne suis convaincu que le chenin polymorphe et versatile soit un bon angle pour convaincre mes frères en buvaison, surtout les petites louves et les petits loups dont le commentaire culte est « ça goûte bien ! » et qui ont tendance à prendre les déviations pour gagner les chemins de traverse.

 

- Comme je ne veux, ni ne peux, donner de noms de vignerons, je peux quand même signaler qu’au Lapin Blanc, certes rien qu’une petite cantine d’altitude, le chenin blanc sec a une cote d’enfer.

 

Bref, ceci écrit, j’ai tout à fait conscience, cher Patrick, de n’avoir guère fait avancer le schmilblick mais d’avoir posé quelques questions auxquelles il vous faudra bien répondre, toi et tes mandants, pour progresser sur le chemin de la notoriété et de la différenciation de ce chenin si polymorphe et si versatile… entre la douceur de vivre des grands doux et la rigueur monastique des grands secs…

 

Chacun sa route, chacun son chenin, mais passe ton message à ton voisin…

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 08:50
Scène de panique dans les environs de la place de la République à Paris, le 13 novembre 2015 (AFP / Dominique Faget)

Scène de panique dans les environs de la place de la République à Paris, le 13 novembre 2015 (AFP / Dominique Faget)

Dans le fil de la triste journée d’hier deux textes ont retenu mon attention, je vous les propose.

 

J’y ajoute un témoignage et la liste non exhaustive de nos morts.

 

- 1 Commentaire sur le site NYT 

 

« La France représente tout ce que les fanatiques religieux du monde détestent : profiter de la vie sur Terre de plein de petites manières différentes : une tasse de café parfumé avec un croissant au beurre, de belles femmes en robes courtes qui sourient librement, l’odeur du pain chaud, une bouteille de vin partagée avec des amis, un peu de parfum, des enfants qui jouent au jardin du Luxembourg, le droit de ne pas croire en Dieu, ne pas s’inquiéter des calories, flirter et fumer et profiter du sexe hors mariage, prendre des vacances, lire n’importe quel livre, aller à l’école gratuitement, jouer, rire, se disputer, se moquer des religieux comme des hommes politiques, laisser l’inquiétude sur ce qu’il y a après la vie aux morts. Aucun pays sur Terre ne vit sur Terre mieux que les Français. Paris, nous t’aimons, nous pleurons pour toi. Tu pleures ce soir, et nous sommes avec toi. Nous savons que tu riras encore, chanteras encore, feras l’amour et guériras, car aimer la vie est en ta nature. Les forces des ténèbres reflueront. Elles perdront. Elles perdent toujours. »

 

- 2 Le point de vue de Dominique Faget photographe de l’AFP basé à Paris « Guerre et Guerre »

« Ces derniers jours, j’entends beaucoup parler de « scènes de guerre », de « situation de guerre », de « médecine de guerre ». Mais il faut tout de même relativiser. Ce vendredi 13 novembre, nous assistons à Paris à une série d’attentats terroristes, à des massacres aveugles, aux plus graves événements que la capitale française ait connus depuis la Libération. Mais ce n’est pas la guerre.

 

La guerre, comme celle que j’ai couverte au Liban, au Tchad, ou beaucoup plus récemment dans l’est de l’Ukraine, c’est vivre dans une peur quotidienne de la mort, avoir sans cesse l’impression d’être en sursis, n’être en sécurité nulle part. C’est voir chaque jour des gens tomber autour de soi, sous les balles et les obus qui pleuvent sur des villes entières, et les cadavres joncher les trottoirs sans que personne n’ose les ramasser. La guerre, c’est quand on risque à chaque instant de se retrouver à la merci d’un tireur isolé, d’un fou, ou d’un de ces innombrables voyous armés qui sillonnent sans contrôle la plupart des zones de conflit du monde. C’est quand on ne peut pas compter sur la police pour assurer sa sécurité, quand des milliers de réfugiés se lancent sur les routes. La médecine de guerre, c’est quand on doit amputer à la hâte un membre qu’on aurait pu sauver dans des circonstances normales.

 

Alors oui, dans un sens, c’est la guerre. La France est en guerre contre le terrorisme. Le groupe Etat islamique nous a déclaré la guerre. C’est une guerre au sens politique du terme, et sous le coup de l’émotion beaucoup de gens peuvent être tentés d’utiliser ce mot pour parler de la situation dans Paris ce 13 novembre.

 

Mais contrairement à ce qui se produit dans une vraie guerre, la police et les services de secours peuvent ici faire leur travail, établir des périmètres de sécurité, protéger les passants, soigner les blessés, évacuer les morts sans qu’ils restent à l’abandon des jours durant dans la rue. Même au cœur de cette nuit du 13 novembre, la plupart des bistrots et restaurants restent ouverts et, partout ailleurs dans la ville, la situation est normale. Deux jours après le drame, la vie a repris son cours. On assiste parfois à des scènes très dures, émouvantes, mais une fois que les attentats sont passés la situation ne présente plus aucun danger. Alors qu’une guerre, c’est tout autre chose. Pour ne parler que de nous, journalistes, ce sont les gilets pare-balles qui pèsent une tonne et les casques que nous devons porter dès que nous mettons le nez dehors, et la crainte permanente d’être pris pour cible.

 

Alors non, aussi tragiques que soient les attentats de Paris, je n’aime pas parler de guerre. La guerre, ce serait par exemple si de tels attentats se produisaient tous les jours pendant des semaines. C’est sans doute ce que souhaitent ceux qui ont causé cette tragédie. Mais ce n’est heureusement pas le cas.

 

 

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