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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 00:09

La Toile, ses surfeurs, ses bloggeurs, mes lecteurs : ce dernier possessif ne fait pas de vous, loin s’en faut, ma propriété – je ne suis guère possessif, je préfère jouir des choses plutôt que de me les approprier – mais marque les liens qui se tissent, qui se nouent, entre vous et moi. Vous m’écrivez, vous m’interpeler, vous me remettez à ma place, vous m’encouragez, bref vous êtes celles et ceux qui ouvrez mes messages matinaux avec une régularité qui me stupéfie. De tous ces liens qui se créent ceux qui me touchent le plus sont ceux qui me relient avec des gars ou des filles de mon pays. Tel est le cas avec Henri-Pierre Troussicot, le fils du grand Alfred de la perception, et le frère de Gervais et de Jack mes copains, qui m’a retrouvé un jour au hasard de ses pérégrinations sur le Net. Lui et moi nous ne sommes guère connus à la Mothe-Achard car c’était un grand mais avec lui je retrouve « mes jeunes années rêveuses et sauvageonnes »

 

Henri-Pierre écrit des nouvelles. En voici une qu’il m’a envoyée récemment. « Les batteries », les battages de la moisson avec la tournée des métairies – c’était le temps du métayage – c’est mon enfance dans la trace de papa et de sa batteuse Merlin. « T’es le fils d’Arsène ! » me disaient les gars des sacs. J’opinais. J’étais fier. Henri-Pierre écrit sur le temps de la locomobile , moi je n’ai connu que le Société Française Vierzon, mais l’ambiance qu’il fait revivre dans sa nouvelle est bien celle que j’ai connue. Temps englouti retrouvé sans nostalgie au fil des lignes. Merci Henri-Pierre. Bonne lecture...

 

 

La nuit venue, un ultime coup de sifflet avait annoncé le dernier sac de la dernière métairie depuis déjà un moment. A vrai dire on ne termine pas si tard, mais pour ne pas avoir à démarrer pour peu de temps on a poussé un peu plus loin ce soir.

 

     Il était presque onze heures du soir, lorsque du bas de la Doucerie il a fallu atteler quatre paires de bœufs pour tirer la « vapeur » et autant pour la Mécanique qui est presque aussi lourde et pour hisser tout cela jusqu’au haut de la Marière et mettre en chantier pour le lendemain matin. 

 

                                                  oooOooo  

    

 Le soleil n'est pas encore levé ; des reflets violacés teintent l'horizon. Un voile de brume éphémère s'élève encore des prés bas où dort l'Auzance en accrochant aux peupliers et aux fougères la fraîcheur de l'aiguail. L'étang est immobile, rien ne bruit aux alentours, la brise est même trop fragile pour troubler les roseaux et c'est tout juste si, venant de là-bas, en bout de la grande prairie, le couplet des oiseaux qui s'émoustillent dans les taillis du bois de Lézardière nous rappelle que la nature s'éveille...

 

     Les hommes finissent le casse-croûte sans trop traîner ni  chanter haut. La journée s'annonce longue comme celle d'hier où trois borderies ont été battues... C'est à cinq heures solaire comme d'habitude que le premier coup de « subiet » a retenti. Arsène Boucard chauffe toujours plus tôt que les autres...

 

       Il a une longue ronde à faire durant les cinq semaines que vont durer les batteries et tant que le beau temps est là il faut en faire le plus possible.

 

     Le gerbier de la première borderie, la Marière n'était pas bien haut et la vanneuse a eu tôt fait de digérer le blé mûr.

 

     Le prochain chantier sera d’une autre envergure ! 

 

     L'aire de « Pied-Sec » a été préparée à grands coups de balais de « peune » et de « fragonnette ».

 

     Deux énormes gerbiers derrière les tourettes d'avoine qui seront battues en premier, ont été édifiés à se regarder, laissant entre eux un passage étroit où dans quelques instants la vanneuse Merlin-Vierzon va tout juste se glisser.

 

     Le grand Hubert a rincé la « baillote » et l'a installée tout près de là ; ce sera à peine suffisant pour abreuver la locomobile et y aurait rien de drôle que quelques-uns se retrouvent de corvée d'eau en plus du travail habituel.

 

     Pour le temps que va durer les batteries, Gustin Chagneau va perdre son autorité  sur sa métairie. C'est une bonne trentaine de gaillards qui suivent le matériel et vont se mettre à l'ouvrage aux différents postes.

 

     Que je vous dise les noms de quelques-uns qui seront là et que nous allons retrouver : les Poissonnet de la Proutière, Rapiteau de la Rocherie, Barreau de Pointindoux, Félicien Ficeleau de la Morinière, Elie Buton du Renou, Gustave Louineau de la Vregnaudière, Léon Martineau du Déffent, les Potier, Perrocheau, Guesdon, Chabot etc...

 

     C'est toujours dans une tonitruante ambiance que le cortège de la Mécanique fait son entrée dans la ferme.

 

     Le père Barreau et son gars piquent les parthenais qui « haricotent » dur devant la vanneuse. Quelques mètres en arrière les grands bœufs jaunes ont autant de peine à tirer « la Noire » encore chaude de ses premières heures tandis que suit la guimbarde où s'entassent tuyaux, cales, grilles, baquets et autres ustensiles qui dringuaillent tant et plus à la cadence des deux paires de bœufs que Jouzé asticote sans arrêt en braillant des chapelets de Farino-Biandin!... Jaunet-Lapin !... ponctués de cent mille bondioux... et j'en passe.

 

     Les roues en fer de tout ce matériel écrasant les cailloux du chemin projettent aux alentours un vacarme tellement assourdissant que la volée de gamins courant autour n'entend pas les avertissements des gars qui montent en vélo, la fourche posée sur le guidon et un pion tenu dans le cadre du porte-bagages.

 

     D'autres ont coupé à pied à travers champs en sifflant Fauvette la chienne de la Marière affolée par l'événement. 

 

                       oooOooo 

 

     La batteuse qui date de 1936 aime à préciser  Arsène a trouvé  facilement sa place, reste à aligner « la Noire ». Avec renfort de crics, de cales et barres à mine, arrosé de plus de jurons que pourrait en contenir l'enfer, à chaque fois c'est une sacrée suée que prennent le chauffeur et ses deux ou trois compagnons pour bloquer la locomobile... " - A drète encore ! Encore un poué ! Cale darère Victor! Là, de même !...

 

     Cet énorme coléoptère aveugle va être raccordé à la vanneuse par la grande courroie.

 

     Plaisir des yeux de gosses que de suivre la languette de raccordement de cette grande courroie qui transmettra à toute vitesse le mouvement au batteur en calligraphiant interminablement un grand huit aux balancements réguliers.

 

     Ces yeux de gosses s'ouvrent aussi bien grands maintenant qu’Arsène tourne la manivelle pour dresser le tuyau de la locomobile et pour déployer le monte-paille ; cette mise à la verticale fait frémir, souffle coupé, gorge sèche...

 

     La remorque se vide de tout son fatras de grilles, de courroies, tuyaux, etc... tout cela venant s'accrocher, s'emboîter, se visser ou suspendre à des places bien précises.

 

     Chauffe la machine ! ...Arsène tire un bon coup sur son ceinturon qui n'a pas dû le quitter depuis qu'il a fait son temps à Épinal et tous poils dehors s'active comme un beau diable.

 

     Tel le chauffeur de l'Expresse les Sablés-Paris qui charge à grandes pelletées le foyer de sa locomotive, embrasant étrangement la nuit à l'arrêt de la Mothe, Arsène, maître du feu, gave sa machine et part pour une nouvelle aventure qui le conduira aujourd'hui encore aux portes de l'illusion …

 

     Noir comme grelet, il devra être là, à casser la briquette, alimenter le fourneau, surveiller le manomètre, jouer de la burette ... Il faut que ça ronfle !...

 

     Trois coups de sifflets, tout le monde en place !…

 

     Le chauffeur a « lancé » le volant... La vanneuse vient d'avaler la première bouchée de son monstrueux festin...

 

     Par équipe de quatre, où je reconnais Joseph Robin du Moulinet, Riri Poissonnet, Elie Buton, les hommes lancent les gerbes sur la machine.

 

     Fernand Breluzeau de la Boutière est sur la vanneuse à passer les gerbes sur la table, on ne tient pas à ce qu'il soit à l'engrenage en raison de son penchant pour la bouteille... L'endroit est dangereux. Y a pas si longtemps encore qu'un gars de Beaulieu s'est fait emporter une main dans le batteur et en remontant dans le temps on en retrouverait bien trop, des hommes victimes de cette machine...

 

     Véritable opération à ciel ouvert sur la table d'engrenage, le coup de serpette de Gustave Louineau libère les épis qui se trouvent tout de suite démêlés comme il faut. Riquet de la Martinière a la place la plus exposée ; c'est lui qui, à grandes poignées, par gestes précis et réguliers, engrène dans la vorace mécanique. Riquet a le coup pour ça et il est rare qu'avec lui, la machine s'engoue. Faut dire que quand cela arrive tout le monde perd son temps, sans compter que presque à chaque coup, les retours de poulies font sauter la grande courroie, ce qui ne manque jamais de faire vociférer toute l'équipe, Arsène en tête, qui tient au bon fonctionnement de ses machines et à sa réputation d'entrepreneur...

 

     La sueur coule sous les chapeaux de paille, l'atmosphère autour du pailler s'alourdit dans la poussière, la chaleur et le bruit. En « braumant » à intervalles irréguliers, la batteuse vomit d'énormes brassées de paille que là-haut, sous la visière du monte-paille les hommes saisissent à grandes fourchées.

 

     Abel Rapiteau qui a noué son mouchoir autour du cou passe à Marcel Renolleau de la Guilmandière le litre de noah qu'Odette vient de leur jeter dans un geste précis. Bue au goulot, la bouteille fait le tour du pailler.

 

     Monter ce pailler est un travail qui doit être bien fait.  Manuel Charrieau à l’ oeil et, d'en bas, il guide l'affaitage avec autorité. Si le pailler a belle allure l'honneur lui en reviendra. Il ne s'agirait pas que le tas chavire à la première bourrasque, et sait-on qui s’y abritera à un prochain rendez-vous, derrière le pailler ?

 

     Les bouteilles vont et viennent aussi sur le gerbier et la vanneuse ; Jeanine a même amené du café pour ceux qui ont besoin de nerfs !...

 

     Marcelin Boiliveau et ce pauvre fils de vesse de « Gnouf-Gnouf » méritent bien de boire un coup, car, à raballer la menue paille au raccord de la vanneuse et du monte-paille, dans ce nuage de poussière et de débris, ils n'ont pas la meilleure place. Autrefois, c'était encore plus pénible, lorsqu'il fallait dégager le ballet plus loin, à pleines bernes ou au moyen de « balles » de châtaigner, immenses paniers sans anse que les « penassous » de chez nous fabriquent encore.

 

     Aujourd'hui le « ballet » est soufflé depuis la vanneuse jusqu'à quinze ou vingt mètres plus loin. Les gosses buffant dans des subiets de sureau vont se faire cingler les mollets à la sortie du tuyau et se mettre nues pattes pour aller s'enfoncer jusqu'aux fesses dans l'énorme tas qui se forme ainsi.

 

     Au début de la batterie, Simone et Victoria sont allées remplir leurs pleines « dornes » de balle d'avoine; on peut en avoir besoin pour rembourrer les « balines » des nouveaux nés avant la saison prochaine.

 

                       oooOooo  

 

       L'animation qui règne du coté des bâtiments est tout autre. Depuis la veille on a descendu du grenier les tréteaux, les bancs et les planches que l'on va aligner dans le grange pour nourrir les hommes, refaire leurs forces. La mère Pérou a autorité et savoir et à « Pied Sec » comme à la Guilmandiere ou la Rocherie tous les ans on la demande pour préparer ces ripailles. Couper les ragoûts ou cuire la volaille et les sauces.

 

     Depuis déjà deux jours on a sorti la vaisselle des coffres, celle qui sert aux batteries, aux vendanges et de temps en temps à la noce... on à tué la volaille, préparé les bouillons de soupe et coupé les viandes de ragoût qu'il faudra mijoter longuement. Pendant que les hommes sont en plein travail, on met la dernière main aux préparatifs. On va couper les tranches de lard froid, surveiller la mogette ou les petits pois... Les femmes de la maison mettent un point d'honneur à « bien soigner » le personnel!

 

     C'est qu'à Pied-Sec il va y avoir le repas de midi avec ceux de la Marière et souper ce soir vu l'importance de l'ouvrage.

 

       Dans la fraîcheur des laiteries et des chambres on aligne « tarassons » et platées de caillebottes ou de millet .

 

     Cette agitation n'empêche pas les éclats de rires de jeunesse qui se joignent aux criards empressements des femmes qui popotent. La bonne humeur aide à supporter la tension du moment.

 

     Un bruit de galopade derrière la grange ; on s'amuse dans ce coin là. Pendant qu'il avait le dos tourné, Néné Guesdon n'a pas trouvé plus drôle que de glisser une bonne poignée de grain dans la culotte à Léon Martineau du Déffant. Pas pour longtemps cette rigolade... 

 

     « te vas voir si j't'attrappe »

 

     On aura bien la revanche, mais les sacs attendent.

 

     Au cul de la vanneuse trois ou quatre hommes s'affairent aux sacs de grains. Hilaire Chabot et son inséparable conscrit Octave Millet tiennent toujours ce poste. Un sac est plein - allez Hop on ferme le «pot » en attendant d'en mettre un vide à la place. Tenant d'une main la goule du sac, de l'autre le bout du « rollon », on le porte jusqu'à la bascule.  

 

     Le grand âge de Léon Giraudeau ne lui permet plus de travailler de force et l'estime que lui vouent les paysans du coin fait que c'est à lui que revient le devoir de tarer. Le sac marqué du sigle du Syndicat est pesé. Trop plein, pas assez, - on ajuste le poids et chaque homme qui passe par là, dans le parfum du blé mûr plonge la main dans la récolte et l'égrené en donnant l'avis de circonstance...et les sacs prêts à être mis à l'abri sont alignés à quelques pas de là.

 

     Monsieur ROY, le régisseur de tout l'aménage de la famille LOUVET de SAINT GEORGES veille à ce que la partie de la récolte qui revient au Maître soit bien chargée dans la charrette du Logis, c'est encore le temps du métayage.

 

     Ce sont des gaillards jeunes et vigoureux qu'il faut pour monter la récolte au grenier de la ferme. Adrien Perrocheau de la Noue, le grand Michel de Moque-Souris, un gars capable à lui tout seul de monter un brabant sur un tombereau, vont gravir l'escalier de pierre avec 80 kg sur le dos autant de fois qu'il y aura de sacs à porter...

 

     Les sacs sont entreposés en attendant que boulanger et minotier en prennent livraison pour garantir la fourniture en pain de toute la maisonnée pour l'année à venir. Chacun apportera sa « coche », mais c'est une autre histoire.  

                                                                         oooOooo

                     

     Observateur paresseux, dans les prés qui bordent l'Auzance, une tige d'ivraie sauvage entre les dents, vos rêves perdus dans l'azur s'accompagnent du refrain des cricris et de la clameur confuse des batteries.

 

     A Pied-Sec on a battu jusqu'au soir...

 

     Harassés, les hommes ont soupé et fait honneur aux plats et aux boissons que Gustin offre fièrement. Malgré la fatigue, Octave a chanté des chansons à ripouner pendant que Fernand Breluzeau et Jouzé tenaient le pari à qui mangerait la plus grosse assiettée de fraissure...  

 

                   oooOooo 

    

 La Mécanique est partie, fleurie d'un énorme bouquet de passe roses et de pieds-d'alouette, la « noire » devient « la mariée ». La Mécanique est partie... un tas de mâchefer fume encore à l'endroit où a été tisonnée le fourneau...

 

     Demain la volaille aura de quoi picorer pendant que, par économie, les femmes venteront les ramassures de l'aire sur laquelle redescendent du firmament les odeurs de paille, de terre et de fumée.

 

     L'écho d'un clairon se répercute d'une métairie à une autre C'est René de la Chapodière qui s'exerce pour le défilé du préveil de Sainte-Flaive le prochain dimanche...

 

     Sous la nuit étoilée, un sommeil de plomb va  refaire le corps et la volonté des gars qui dans quelques heures vont repartir à l'ouvrage lorsque ça va encore « subier » pas loin d'ici... 

 

                          Henry-Pierre TROUSSICOT

 

 

 

 

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

HPT 26/08/2015 13:51

Je veux seulement rectifier que le dessin des "Batteries à Pied-sec n'est pas de moi mais de mon ami Roger Ducrot, artiste yonnais, non pas de l'Yonne mais de la Roche sur Yon...
Le Arsène Boucard de la nouvelle est un "raccourci" comme il y en a d'autres entre Arsène Berthomeau - père du taulier- que ses lecteurs connaissent et Marius Boucard autre Entrepreneur de battages de même époque. Je ne suis pas certain qu'ils s'entendaient bien. Ils n'étaient pas du même bois. Arsène était intelligent, rigoureux, travailleur et intransigeant !
Merci Jacques de ces hommages à nos "familles".

Clavel 26/09/2010 09:26



Mes souvenirs de battage sont différents, pendant la guerre 39/45, la pénurie de nourriture pour les chevaux qui servaient à la viticulture, avait entrraîné les vignerons a arracher une partie
des vignes pour semer de l'avoine, du blé de la luzerne de l'esparcet nom local du trèfle....On alignait, derrirère l'école la vingtaine de gerbiers de Montredon. et fin juillet, avant la
préparation des vendanges, arrivait la batteuse tiré par un Lanz à roues de fer. Nous étions tous les gosses du village à contempler la mise en place et le demarrage du Lanz, chauffé
longuement par une lampe à essence, et que le moment venu, le conducteur lançait à l'aide du volant de conduite qu'il introduisait dans le volant du moteur. Il tournait dans un sens ,
dans un autre, de plus en plus fort, puis réussissait à faire un tour de moteur et le 2 temps diésel partait, mais parfois pas dans le bon sens, il arretait et a nouveau recommençait son
manège. les charrettes attendaient les sacs de grain ou les balles de paille lièes au fil de fer de récupération. Mon grand père mettait les grains dans des foudres de bois qui ne servaient plus
à mettre le vin des maigres récoltes de la guerre...Ainsi les chevaux et les divers élevages de l'exploitation avaient de quoi manger jusqu'à la prochaine récolte, et nous aussi !!!  



jacques 26/09/2010 06:38



tres belle histoire ça me rappelle beucoup de souvenir,mme si je n'etais pas tres haut. N'en deplaise , mais j'ai connu autres chose que les motofaucheuses "Etasuniennnes".



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