Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:15
Malgré le boucan, les balles qui sifflaient, les shrapnells, il pensa « j’ai ma jambe »

Dédié aux souverainistes de tous poils qui relèvent la tête et se pavanent, héritiers de ceux qui ont envoyé mes ancêtres se faire massacrer et alimenté la longue liste du monument aux morts de la Mothe-Achard.

 

 

« Péricourt s’était fait faucher en pleine course. La balle lui avait fracassé la jambe. Il avait poussé un hurlement de bête, s’était effondré dans la boue, la douleur était insupportable. Il s’était tortillé et retourné dans tous les sens en continuant de crier et, comme il n’arrivait pas à voir sa jambe qu’il serait à deux mains au niveau de la cuisse, il s’était demandé si un éclat d’obus ne la lui avait pas sectionnée. Il fit un effort désespéré pour se soulever un peu, il y parvint et, malgré les terribles élancements, il fut soulagé : sa jambe était bien là, entière. Il apercevait le pied tout au bout, c’était en dessous du genou que c’était écrabouillé. Ça pissait le sang ; il pouvait remuer un peu le bout du pied, il souffrait comme un damné, mais ça bougeait. Malgré le boucan, les balles qui sifflaient, les shrapnells, il pensa « j’ai ma jambe ». Il en fut rassuré parce qu’il n’aimait pas l’idée de devenir unijambiste. »

 

Pierre Lemaître « Au revoir là-haut » Albin Michel Prix Goncourt

 

 

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 06:00
Le jeu trouble des voyages de presse et les liaisons dangereuses des lobbies signé Géraldine Meignan grand-reporter à l’Expansion et à l’Express…

« Les voyages de presse, comme celui organisé par la filière viande, sont très prisé des entreprises. Ils consistent à convier des journalistes triés sur le volet, à les balader à grand frais dans des régions plus ou moins lointaines avec l’espoir d’obtenir en retour quelques retombées médiatiques. Évidemment, à aucun moment il n’est précisé dans l’article que le reportage a été intégralement financé par l’entreprise en question. Et c’est bien là le problème, l’essentiel c’est que ça marche. »

 

« … gare Montparnasse, au petit matin. Un groupe de journalistes encore ensommeillés était invité par l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev) à visiter aux confins du Poitou, de la Vendée et de l’Anjou, une filière d’excellence dans le but de promouvoir l’opération. De l’éleveur aux arrière-cuisines du rayon charcuterie-traiteur d’un supermarché en passant par les ateliers de découpe, on allait leur montrer ce que la filière avait de meilleur, notamment la fameuse traçabilité de la viande bovine rendue obligatoire depuis la crise de la vache folle.

 

Pas d’élevages intensifs de vaches laitières en fin de carrière enfermées dans des cages, mais des superbes blondes d’Aquitaine nourries aux graines de lin et élevées sur la paille. Des bouchers qui achètent leurs bêtes sur pied à proximité, et non de la viande en vrac vendue à un trader qui cherche à se débarrasser d’un lot au plus vite. Le supermarché ? Pas n’importe lequel : un des meilleurs Intermarché de France. »

 

« Et que dire de l’invitation pendant sept jours, en 2013, de quelques journalistes par le Conseil malaisien de l’huile de palme ? Celle-ci a atterri dans leur boîte mail peu de temps après que des parlementaires ont proposé de financer le déficit de la Sécurité sociale en taxant cette huile que l’on trouve notamment dans les chips, les pâtes à tartiner, crèmes glacées et les pizzas industrielles. Le voyage avait vocation à « améliorer la compréhension des atouts et des bénéfices de l’huile de palme ». Et à en finir avec la mention « sans huile de palme », que le gouvernement malaisien juge discriminatoire. Au programme : grands hôtels, visites d’usines, rencontres avec des producteurs certifiés responsables, promenade dans une réserve protégée d’orangs-outangs, croisière sur le fleuve Kinabatangan. Il fallait bien ça pour protéger la principale richesse de la Malaisie. »

 

« Voilà pour l’opinion publique. Lorsqu’il d’agit de défendre leurs intérêts auprès de la classe politique, d’empêcher l’adoption d’une règlementation contraignante ou bien, à l’inverse d’autoriser la commercialisation d’une nouvelle molécule, les industriels sont prêts à dépenser des sommes folles. Le poids des groupes de pression, plus communément appelés « lobbies », est effarant, voire, dans certains cas démesuré. Bruxelles est considérée comme la deuxième capitale mondiale du lobbying derrière Washington. Des organisations non gouvernementales (ONG) aux multinationales, en passant par les cabinets d’avocats et les think tanks, ils s’agglutinent à l’est de la ville, à deux pas des institutions européennes. Certains sont d’anciens fonctionnaires passés dans le privé. »

 

L’auteur cite l’exemple du lobbying intense de l’industrie agrochimique visant à empêcher la Commission Européenne de suspendre 3 insecticides soupçonné d’être la cause du déclin des abeilles. « Travail de sape méthodique, organisé dans les moindres détails… alerte sur les conséquences économiques… sur les inévitables délocalisations entrainant des pertes d’emplois… » Quelques jours avant que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ne rendent un avis défavorable Syngenta menace de recours juridiques. Bruxelles n’en pas tenu compte, elle a suspendu les 3 insecticides pour 2 ans, mais il aura fallu beaucoup de temps.

 

Gagner du temps, jouer la montre pour repousser le vote…

 

Et puis « Si l’on croit le Corporate Europe Observatory (CEO), plus de 60% des experts siégeant au sein de l’EFSA ont des liens avec les industriels. Largement de quoi faire peser des doutes importants sur la crédibilité des avis scientifiques de l’agence dans des domaines tels que les OGM, les additifs alimentaires ou encore les pesticides. Certes, les scientifiques de haut niveau sont tous plus ou moins confrontés à des conflits d’intérêts. Cela rend-il pour autant tous leurs avis nuls et non avenus ? Évidemment non, à condition qu’ils agissent en toute transparence. »

 

« … qui sont les 20 000 à 30 000 lobbyistes qui font quotidiennement le siège des institutions ? Quels sont leurs objectifs, leurs clients et leurs sources de financement ?

»

Aux USA les lobbies évoluent en toute transparence « La mythique K-Street, à Washington, est assurément le lieu de toutes les influences, mais les citoyens américains savent tout du patrimoine de leurs élus, des dépenses de lobbying des entreprises et du financement des campagnes électorales. » via une plate-forme web.

 

Et en France : L’ONG Transparency International lui a donné la note de 2,7/10 pour son manque de transparence. « Dans l’Hexagone, aucune loi ne définit ni ne règlemente les activités de lobbying… »

 

La lente émergence des avocats lobbyistes

 

Pour le savoir lire Les réseaux de la malbouffe de Géraldine Meignan chez JC Lattès 

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 06:00
Une fable sur les mœurs du marigot politico-médiatique : « Qui du congre ou du homard mange l’autre ? »

Ce matin, si vous voulez bien me suivre, je vais vous entraîner dans les méandres d’une pensée qui n’est pas mienne. J’espère qu’ainsi vous comprendrez sans doute mieux un peu mieux les mœurs du marigot politico-médiatique ou pour causer chic de l’écosystème de ce que Raymond Barre (j’étais à Lyon dimanche dernier) nommait le microcosme politique.

 

Mais, me dire-vous, que viennent donc faire le congre et le homard dans cette galère ?

 

Commençons par le crustacé très prisé lorsqu’il est bleu et breton.

 

 

 

Doté d’une lourde épaisse carapace et munis de pinces redoutables le homard a des allures de Panzer redoutable et indestructible.

 

« Le homard capture ses proies à l'aide de ses pinces, très habiles et puissantes. Chaque pince est spécialisée dans un type de fonction.

 

L'une, appelée couramment « pince coupante » ou « ciseau », est effilée et tranchante. Elle sectionne les pattes des crabes agressés et peut également saisir un poisson imprudent. Lorsque les proies sont privées de mouvement, le homard les saisit alors avec sa seconde pince, appelée « marteau » ou « pince broyeuse », plus courte et beaucoup plus épaisse, et les broie avant de se nourrir de leur chair. Les victimes sont ensuite dépecées, dilacérées, mais non mastiquées, par de multiples pièces buccales, avant d'être ingérées »

 

Face à un tel crustacé cuirassé il est difficile d’imaginer qu’il se fasse bouffer par le grand congre tout mou, tout lisse, qui ressemble à une anguille (peut atteindre 3 mètres), même si les humains se méfient des congres, parce qu'on dit qu'ils mordent...

 

 

« … et le fait est que ce poisson très fort et toujours en mouvement peut à tout moment donner un coup de mâchoires lorsqu'il est manipulé. Sans être très dangereuse, la morsure donne une vilaine plaie, le congre râpant profondément la peau avec ses petites dents et mettant la chair à vif sur une large surface. Cependant, un congre qu'on ne provoque pas est avant tout un animal discret qui ne vous attaquera pas spontanément. Cet animal commun est fréquemment cité dans les ouvrages relatifs au milieu marin, on pourra ainsi citer « Les travailleurs de la mer » de Victor Hugo. »

 

Le discret congre est aussi casanier

 

« On a vu des congres devenus tellement gros à l'intérieur de leurs trous qu'en apparence ils ne pouvaient plus en sortir.

 

Jacques Lemanchois, qui pendant toute sa vie a plongé parmi les épaves du débarquement en Normandie, racontait qu'il en avait trouvait un énorme manifestement coincé dans l'habitacle d'un char américain.

 

Jacques Lemanchois, musée des Epaves à Port-en-Bessin Route de Bayeux - 14 520 Commes

 

L’affrontement paraît donc improbable et inégal. Mais il y a un mais d’importance le homard doit muer pour grandir.

 

« La rigidité de la carapace du homard s'oppose à sa croissance. Pour grandir, l'animal doit donc impérativement et périodiquement muer. Au début de l'été ou en début d'automne, le homard se cache au fond de son terrier, cesse de s'alimenter, et, donc, perd du poids. Il se couche sur le flanc et se replie en forme de V. La membrane reliant le céphalothorax à l'abdomen se rompt alors, créant une ouverture par laquelle le homard va s'extirper de sa carapace. Ainsi libéré, il se gonfle d'eau, ce qui va lui permettre d'acquérir une taille supérieure. »

 

Avant la mue, une nouvelle carapace souple et molle se forme sous l'ancienne.

 

C'est juste entre le thorax et l'abdomen qu'il sort de sa veille armure. La tête sort lentement la première. Le plus difficile est de retirer ses grosses pinces : c'est un peu comme essayer de retirer sa veste avec des gants de boxe. Heureusement, la carapace couvrant ses pattes se ramollit avant la mue, ce qui la rend plus souple.

 

Une fois tout beau et tout neuf, le homard mange son ancienne carapace pour en retirer le calcium qui aidera à durcir sa nouvelle.

 

Cette opération se déroule au moins 22 fois avant que le homard atteigne sa taille adulte

 

C’est aussi une affaire de sexe : un mâle dur et une femelle molle

 

« La période des amours survient dans les jours qui suivent la mue de la femelle. L'accouplement se fait donc entre un mâle « dur » et une femelle « molle ». La femelle émet alors dans l'eau des substances chimiques (phéromones sexuelles) qui inhibent l'agressivité et induisent un comportement de cour chez le mâle.

 

Après l'accouplement, les deux animaux peuvent partager le même terrier pendant quelques jours, au bout desquels ils se séparent. La fertilisation des œufs se fait lors de la ponte, qui survient de quelques semaines à quelques mois après l'accouplement. Durant cette phase, la femelle se met sur le dos, et dispose les œufs, au fur et à mesure de leur expulsion, sur ses appendices abdominaux. Ils y resteront solidement attachés par des filaments pendant environ 8 mois, durant lesquels la femelle ne mue pas. »

 

Un accouplement acrobatique

 

« Avant l'accouplement, les deux partenaires, face à face, font connaissance en se touchant du bout des antennes. Puis, la femelle fait volte-face, et présente son abdomen replié au mâle. Celui-ci la retourne alors sur le dos et utilise des appendices abdominaux pour déposer sa semence, sous forme d'un petit sac, dans le réceptacle séminal de la femelle. »

 

Rassurez-vous, ma fable, avec mes histoires de dur et de mou, ne va pas vous entrainer dans les alcôves de la République.

 

C’est du sérieux. En effet :

 

« Nos confrères de l’Écho des Pêcheurs sont catégoriques. Rien ne prouve que le homard mange les œufs du congre. Ce dernier, par contre, long poisson (il peut atteindre trois mètres), totalement dépourvu d’écailles, guette de son trou le moment où le homard fait sa mue. Alors il le dévore. Mais pourquoi le homard s’aventure-t-il dans les eaux dangereuses où sévit cet ennemi? »

 

Donc pendant les 15 à 20 minutes que dure la mue, le homard est en grand danger et le congre son voisin qui, comme lui, vit dans de véritables terriers, le guette pour lui faire sa fête.

 

 

« Le congre et le homard » est le titre donné par FOG, qui n’était alors que Franz Olivier Gisbert, à un article dans le journal du CFJ où il était élève en 1969 et il avait 21 ans.

 

Il traite de l’après-gaullisme.

 

« Un duel posthume : de Gaulle et Pompidou. César et Brutus le « faiseur d’Histoire » et le « Français moyen », l’éloquence mystique gaullienne et le terre à terre pompidolien. » écrit Marion Van Renterghem dans sa bio de FOG Don Juan du pouvoir.

 

« Débarrassé du manteau de sa légende, le gaullisme devient un régime de technocrates et un grand parti conservateur. » diagnostique le jeune Gisbert.

 

Pas faux !

 

Mais pourquoi le congre et le homard ?

 

Parce qu’aux yeux du futur FOG «… tout politique est… un homard assez naïf pour se faire engloutir par un congre. Il n’avait qu’à pas. Cette structure politique de base, il l’adapte au journalisme : le journaliste ne trahit pas l’homme politique, c’est l’homme politique qui fait tout pour se faire trahir. Il reçoit le journaliste et le voit prendre des notes. Il n’avait qu’à pas. Du journaliste et du politique, qui mangera l’autre ? Telle est la devise de FOG. Son amusement, son cynisme, son excitation, sa perversité, son goût de la vie. Doux comme un congre, doux comme un FOG. »

 

Bien vu !

 

Si vous avez eu le courage d’aller jusqu’au bout j’espère vous avoir éclairé sur les mœurs du marigot médiatico-politique…

 

Homard

 

Solitaire, agressif, nocturne, fouisseur, le homard peuple les profondeurs marines depuis des millions d'années. Mais ce redoutable crustacé, protégé par une carapace bleue marbrée de blanc et doté de pinces impressionnantes, ne nous a pas encore livré tous ses secrets.

 

Le congre et les hommes

 

Ce n'est pas réellement une histoire d'amour entre le congre et l'homme. Les pêcheurs le tuent rapidement pour éviter sa morsure et les plongeurs n'apprécient pas toujours les rencontres avec les énormes spécimens qui hantent les épaves. 

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 06:00
« Margarine ! Quel nom pour une fille… » La margarine nous baratine… de Marlon Brando à JP Géné en passant par Périco Légasse sus à l’ersatz du beurre !

Concomitamment, de façon concomitante, en concomitance donc, la Margarine en revenu en force dans mon univers.

 

Prononcer son nom au Bourg-Pailler, patrie du beurre salé baraté par la tantine Valentine, c’était blasphémer.

 

Bien plus tard, se poser la question : beurre ou margarine à propos du Dernier Tango à Paris relevait de la bonne provocation post-68 hard, de veine coluchienne.

 

 

La margarine c’est la faute à Badinguet.

 

« Elle fut mise au point en France en 1869, à la suite d’un concours lancé par Napoléon III pour la recherche d’un « corps gras semblable au beurre, mais de prix inférieur, apte à se conserver longtemps sans s'altérer en gardant sa valeur nutritive » propre à suppléer au beurre qui, à cette époque, était cher, rare et se conservait mal. Le pharmacien français Mège-Mouriès réalisa une émulsion blanche résultant de graisse de bœuf fractionnée, de lait et d’eau, baptisée « margarine » (à partir du grec margaron : « blanc de perle » et du nom polyalcool-glycérine). Le brevet est déposé en 1872 et la commercialisation de la margarine va alors se développer. »

 

« L'oléo-margarine est un beurre artificiel produit par la graisse ou suif de bœuf broyé, puis chauffé. Ce résidu solide, coloré, baratté avec du lait constitue l'oléo-margarine : on a donné à ce produit les noms de simili-beurre, beurrine, oléo-normand, etc., pour dérouter le public. Avec les nouvelles manières d'opérer, le public est absolument lésé, car on emploie des suifs vieux et de mauvaise qualité et on y ajoute des huiles dangereuses. […] Il conviendrait dans ces conditions de protéger à la fois et l'agriculteur et le consommateur en employant un colorant qui permettrait à tous de distinguer la margarine du beurre, mais les marchands en gros redoutent ce procédé qui restreindrait la fraude pratiquée sur les beurres. Le bon beurre étant indispensable à la bonne cuisine, il faut se mettre en garde autant que possible contre les falsifications. »

 

Catherine de Bonnechère, La Cuisine du siècle, Coulommiers, Chez l'auteur, 1895.

 

Exposé des faits :

 

  1. J’achète dimanche Margarine à l’Écume des pages

« Margarine ! Quel nom pour une fille, penses-tu ? Tu vas comprendre : nous sommes six cent cinquante troufions ici. Et il n’y a qu’une seule femme. Tous les soirs, nous touchons notre ration de pain et trente grammes de margo. C’est avec trois rations de margo qu’elle se fait payer. Mais comme nous sommes nombreux, elle prend d’avance les rations et donne en échange un papier signé de sa main qui indique le jour et l’heure pour la « chose », tu me comprends ! C’est pour ça qu’on la nomme « Margarine »

Pierre Giolitto « Volontaires français sous l’uniforme allemand »

 

Cité en exergue du roman de Guillaume Lemiale « margarine » éditions du sonneur

 

 

2- JP Géné dans LE MONDE du 05.11.2015 publie La margarine, un pur produit d’usine

 

« Voici l’exemple parfait de ce que peuvent engendrer les multinationales de l’agroalimentaire avec le soutien sans faille du marketing, de la pub et de la grande distribution. Rien que des huiles et des additifs, le tout bien emballé et bon marché. Pas un poil de produit frais à l’intérieur, et pas question d’en trouver en circuit court ou chez le paysan du coin (sauf dans son frigo s’il a été lui-même contaminé). Vous l’avez reconnue, c’est la margarine, l’ersatz du beurre, celui du pauvre dont le leader mondial s’appelle Unilever, qui vient de financer le premier magazine du même nom en collaboration avec Menu Fretin : Margarine, le corps gras qui ne compte pas pour du beurre.

 

En effet sur le marché des corps gras solides, soumis en permanence aux alertes hygiénistes, la margarine connaît une nouvelle jeunesse et soutient la concurrence avec l’original. En 2012 (selon Agrimer), la France a produit 410 000 tonnes de beurre et reste leader mondial avec une consommation annuelle de 8 kg/habitant. Mais, depuis trente ans, les ventes baissent régulièrement face à la concurrence des huiles végétales et de la margarine. En 2012, la production française de margarine a atteint 93 000 tonnes pour des ventes estimées à 471 millions d’euros et une consommation annuelle de 2,66 kg par habitant. »

 

La suite ICI 

 

Lire aussi Beurre 1, margarine 0 : les dessous d'une défaite de l'industrie agro-alimentaire après une guerre de 20 ans signé Périco Légasse - Patrick Tounian

 

Pourquoi un tel revirement dans sa stratégie ?

 

Périco Légasse : Unilever, qui est tout de même le quatrième groupe alimentaire mondial, obéit à une stratégie commerciale évidente, habillée d'un souci de plaire au consommateur. Mais dans la réalité les consommateurs se trouvent très méfiants vis-à-vis de l'huile de palme, et plus globalement des huiles hydrogénées, notamment en France. Un "amendement Nutella" a d'ailleurs été voté par le Parlement, puis retoqué par la ministre de la santé Marisol Touraine, au prétexte que la question devait être abordée plus sérieusement dans une prochaine loi. On sait que les produits à base d'huile de palme sont mauvais pour le système cardiovasculaire et sont générateurs d'obésité, mais ils sont très juteux pour les entreprises agroalimentaires.

 

Il faut aussi noter que les prix des produits laitiers connaissent une baisse conséquente, qui les rend compétitifs par rapport aux graisses végétales. Le revirement d'Unilever participe donc d'une stratégie purement économique, préparée depuis longtemps. Le discours consistant à dire que le groupe opère une révolution culturelle en "réhabilitant" le beurre n'est que communication et publicité.

 

Patrick Tounian : Dans les régions françaises, que ce soit en Normandie ou en Bretagne, le beurre est un élément clé de la gastronomie. Lorsqu'on a parlé des problèmes cardiovasculaires présentés par la matière grasse saturée du beurre, la margarine est arrivée en masse. Les derniers travaux sérieux montrent que si un revirement scientifique s'opère actuellement, c'est parce que les graisses saturées ne sont pas sis mauvaises que cela. On a trop fui les graisses saturées, et trop privilégié les graisses polyinsaturées. L'excès est toujours nocif, et un excès de margarine est aussi nocif qu'un excès de beurre. Le haro sur le beurre, en définitive, était moins justifié qu'on ne le pensait. D'autant que ce dernier présente un net avantage en termes de goût.

 

La suite ICI 

 

Je n’ai jamais mangé de margarine…

Selon Maria Schneider décédée le 3 février 2011 à 58 ans ni Brando ni le metteur en scène ne l’avait prévenue de l’usage du beurre – destiné à faciliter une scène de sodomie qui l’a traumatisée. «Je me suis sentie violentée. Oui, mes larmes étaient vraies», a-t-elle déclaré à plusieurs reprises. «J’étais jeune, innocente, je ne comprenais pas ce que je faisais. Aujourd’hui, je refuserais. Tout ce tapage autour de moi m’a déboussolée», confiait-elle dix ans plus tard. Elle avouait alors avoir «perdu sept ans de (sa) vie» entre cocaïne, héroïne et dégoût de soi.

 

Bernardo Bertolucci a affirmé qu’il aurait «voulu demander pardon» à Maria Schneider. «Sa mort est arrivée trop tôt. Avant que je ne puisse l’embrasser tendrement, lui dire que je me sentais liée à elle comme au premier jour, et, au moins pour une fois, lui demander pardon», a déclaré le réalisateur à l’agence italienne Ansa.

 

«Maria m’accusait d’avoir volé sa jeunesse et aujourd’hui seulement je me demande si ce n’était pas en partie vrai. En réalité, elle était trop jeune pour pouvoir soutenir l’impact qu’a eu le succès imprévisible et brutal du film. Marlon s’était réfugié dans sa vie privée impénétrable et tout le poids de la promotion du film est retombé sur Maria et moi», a-t-il ajouté.

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 06:00
Oui, j’avoue, j’ignorais l’existence du Préfou mais, faute avouée est à demie pardonnée, extase, épectase, longue suite de râles de plaisir aux exhalaisons aillées dissipées par les fragrances de vins de Vendée…

Titre caractéristique d’un pur produit de « l’enseignement libre » élevé à la Mothe-Achard, au lieu-dit le Bourg-Pailler et qui ne l’a quitté que pour aller faire sa philo à l’Amiral Merveilleux du Vignaux aux Sables d’Olonne. À noter que, dans cette honorable institution j’ai obtenu, entre autres prix, celui de catéchisme:j’étais très disser à propos de la méthode Ogino très appréciée par le clergé.

 

J’aurais pu titrer, à la manière de Salvador Dali : « Je suis fou du Préfou Vendéen » mais mon front se serait couvert de honte suite à une telle menterie.

 

La révélation de l’existence du Préfou Vendéen m’a été faite, non à Massabielle mais plus prosaïquement par l’Almanach Gourmand 2016.

Oui, j’avoue, j’ignorais l’existence du Préfou mais, faute avouée est à demie pardonnée, extase, épectase, longue suite de râles de plaisir aux exhalaisons aillées dissipées par les fragrances de vins de Vendée…

Couvert de honte j’étais bien embêté : où allais-je trouver ce fameux Préfou pour le goûter ?

 

Après avoir tourné la question dans tous les sens je me suis résigné à avouer mon ignorance à l’ambassadrice des Fiefs Vendéens à Paris, bordelaise de surcroît.

 

Elle a beaucoup ri, puis en trois coups de cuillère à pot elle a réglé mon affaire de Préfou et du vin qui va avec…

 

Rasséréné je puis maintenant vous dire ce qu’est le Préfou Vendéen.

 

Le Préfou est constitué d’un pain peu levé garni d’un hachis d’ail frais et de beurre salé, que l’on déguste chaud à l’apéritif ou avec un gigot en période de fête. Selon ma source il puise ses origines dans la région de Fontenay-le-Comte et même que la légende dit que le préfou serait né au fin fond du sud de la Vendée, dans le village de Fontaines.

 

Mon ignorance crasse souffre d’au moins une excuse majeure, mon cher beau-frère, gros vendeur de machines agricoles à Antigny, donc tout près du nid du préfou (une vingtaine de km) ne m’en a jamais proposé.

 

Il faut dire qu’à l’époque où j’allais réviser mon bachot, le préfou était une spécialité fort confidentielle. En effet c’était au temps où les fours des boulangers n’étaient pas équipés de thermostat pour régler la température. Le boulanger mettait donc à cuire un morceau de pâte à pain, aplati sur une tuile à l’entrée du four afin d’en apprécier la température avant de cuire la fournée. Ce morceau de pâte était retiré avant même qu’il ne soit doré. Ouvert en 2, frotté à l’ail frais, tartiné de beurre salé, poivré, il était mangé encore chaud.

 

Le préfou tomba dans l’oubli avec l’apparition du thermostat. Il resurgit dans les années 80 à l’initiative de quelques boulangers puis gagna l’ensemble de la Vendée. J’étais alors loin d’elle.

 

Et comme je ne suis pas un adepte de la GD je n’ai pu y découvrir le préfou industrialisé de la société PASO traiteurs à Olonne-sur-Mer qui le décline selon les régions, en tartiflette, au maroilles, au thon, à la provençale, au chorizo, etc…

 

Pour que vous sachiez tout sur le préfou je me dois de vous dire que le record du monde su plus grand préfou, établi en 2012, dans la commune d’Ardelay mesurait 4,60 m, pesait 60 kg et était tartiné avec un mélange de 15 kg de beurre et de 4 kg d’ail.

 

Me restait à goûter ce fameux préfou.

 

Mon Préfou à moi est donc arrivé, par la grâce de qui vous savez, tout droit de Vendée, par porteur, tout frais fabriqué par un boulanger des Sables d’Olonne et déposé dans le petit Terrier du haut de Ménilmontant.

Oui, j’avoue, j’ignorais l’existence du Préfou mais, faute avouée est à demie pardonnée, extase, épectase, longue suite de râles de plaisir aux exhalaisons aillées dissipées par les fragrances de vins de Vendée…

Après un séjour au four, bien doré, le petit préfou fut offert, tronçonné en bouchées croustillantes, à l’appétit féroce de 5 filles, dont l’une folle du préfou, et de votre serviteur.

 

Extase, épectase, ce ne fut qu’une longue suite de râles de plaisir, le premier préfou, y’en avait deux, fut vite porté disparu. Son frère jumeau dans la foulée subit le même sort : englouti par des bouches avides et sensuelles…

 

Encore !

 

Supplique aux exhalaisons aillées dissipées par les fragrances de vins de Vendée :

 

  • L’Almanach Gourmand a jeté son dévolu sur la star Thierry Michon
Oui, j’avoue, j’ignorais l’existence du Préfou mais, faute avouée est à demie pardonnée, extase, épectase, longue suite de râles de plaisir aux exhalaisons aillées dissipées par les fragrances de vins de Vendée…
Oui, j’avoue, j’ignorais l’existence du Préfou mais, faute avouée est à demie pardonnée, extase, épectase, longue suite de râles de plaisir aux exhalaisons aillées dissipées par les fragrances de vins de Vendée…
  • Du côté des blancs le choix peut aussi se porter sur la cuvée M les Arums 2014 du vignoble Mercier
Oui, j’avoue, j’ignorais l’existence du Préfou mais, faute avouée est à demie pardonnée, extase, épectase, longue suite de râles de plaisir aux exhalaisons aillées dissipées par les fragrances de vins de Vendée…

Voilà la messe est dite, avant de vous quitter sachez qu’il existe une association « Les amis du préfou » dans la commune de sa présumée naissance : Fontaines. 

 

Vous pouvez aussi lire Le préfou de Vendée par Marie-France Thiery.

Oui, j’avoue, j’ignorais l’existence du Préfou mais, faute avouée est à demie pardonnée, extase, épectase, longue suite de râles de plaisir aux exhalaisons aillées dissipées par les fragrances de vins de Vendée…
Partager cet article
Repost0
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 06:00
« Heureux temps, où chaque famille avait sa cave ; heureux temps où l’on vendait le vin par barrique aux particuliers »… Frais comme le clairet du Postillon…

Si j’étais en âge de fonder une start-up, au lieu de me précipiter là où tous les petits génies de l’Internet se bousculent, je relancerais la vente du vin en barriques livré à domicile avec un kit de mise en bouteilles.

 

Une barrique dans le salon, quel must !

 

Et puis, quel plaisir que de mettre son vin dans des bouteilles, de le boucher, de coller de belles étiquettes dessinées par le petit dernier dans le cadre des activités périscolaires ou par votre beau-frère qui se prend pour Renoir.

 

Sus aux affreux cubitainers ou autres outres bag-in-box, de l’authentique, du naturel…

 

Bref se serait tout à fait raccord avec la tendance du c’était mieux avant.

 

En effet, souvenez-vous des plaisirs de la mise en bouteille racontés par votre père ou votre grand-père, « à la lueur tremblotante d’une bougie, dans une cave humide, mal installé sur un tabouret bancal… On sortait de là courbaturé pour 8 jours. »

 

Ce n’est pas moi qui rapporte de tels propos mais le faiseur de réclame de l’une des premières marques de vin : POSTILLON dans l’agenda de 1931.

 

 

L’emblème est pompé sur la Une de l’Evening Post signée par Norman Rockwell.

 

Lorsque je suis arrivé sur le charmant port de pêche de Gennevilliers, en 1986, siège de la Société des Vins de France, je fus affecté aux services des achats dont le directeur était Jean Chatras, un ancien de la maison Postillon. C’était un véritable archiviste du commerce du vin et il aurait fallu sauvegarder ses cahiers.

 

Un poil d’histoire, « En 1862 à Narbonne (Aude), Gabriel Gerbaud, fabricant de barriques, crée une société de négoce spécialisée dans les Corbières, qui n’étaient alors que de modestes vins de table. Celui-ci, eut l’idée de se passer de l’intermédiaire des courtiers et de faire de l’expédition directe de la propriété à la clientèle de détail.

 

À la veille de la Première Guerre Mondiale, les vins de la Maison Gerbaud avaient acquis une solide réputation jusqu’à Paris. Antoine Gerbaud, le fils du fondateur, vend l’affaire à Antoine Combastet, un corrézien monté à Paris. La nouvelle société, d’abord « Ancienne Maison Gerbaud » fusionna ensuite avec « La Vinicole » basée à Charenton, puis avec « Les vins des Trois Comètes ».

Source : Cepdivin

 

 

« Cette photo pour le moins insolite est un détail de l’enseigne de l’usine du Postillon, entreprise de négoce en vins, installée sur les quais d’Ivry-Port jusqu’en 1967. Le personnage de référence de la société représentait un « postillon » botté et portant chapeau. Il rappelait les origines d’Antoine Combastet, fondateur de la société qui, selon la légende, descendait d’une famille de conducteurs de diligence.

 

Une reproduction de cette enseigne a été peinte sur le pignon nord des logements sociaux construits en 2005 sur l’ancien site de l’entreprise, 55/61 avenue Paul Vaillant-Couturier. »

 

 

Reprenons le fil de la réclame de celui qui se fait passer pour un descendant des Gerbaud : « Je vis, après guerre, (ndlr celle de 14-18) se modifier le marché des vins. Le consommateur, délaissant les encombrantes provisions, achetait au jour le jour.

 

Adieu, les bonnes caves bourgeoises d’autrefois ! Le consommateur n’en voulait plus, il ne voulait plus se donner la peine de dorloter ses vins, et chose extraordinaire, il devint de plus en plus exigeant.

 

Ce qu’il ne voulait plus faire, d’autres le firent pour lui.

 

C’est alors que je vis fleurir – ou plutôt pousser comme des champignons – des firmes spécialisées qui ne vendaient que des vins au grand dam des épiciers, fruitiers, bars et marchands de vins pris au dépourvu par cette évolution.

 

Le détaillant isolé n’avait pas assez e place pour emmagasiner et pas assez de temps pour soigner du vin pour ses clients.

 

Sans parler de la difficulté de s’assurer une qualité constante et bonne, aurait-il eu des moyens financiers assez puissants pour constituer de tels stocks ?

 

Bref, les choses en étaient là, lorsque papa Gerbaud me donna du galon.

 

Promu grand manitou, je fus aux prises avec des problèmes de vente près desquels le tunnel sous la Manche n’est que de l’enfantillage.

 

Je me suis gratté le haut du crâne, j’ai mis devant moi une bonne bouteille et un verre, et tout bonnement… j’ai réfléchi.

 

D’un côté, la firme spécialisée, disposant des moyens ; de l’autre côté, la masse des petits détaillants impuissants à lutter faute d’organisation et de moyens.

 

Il fallait, pour le plus grand bien du consommateur, rétablir l’équilibre.

 

Que le détaillant puisse être livré souvent, afin de lui éviter stock encombrant et gros débours d’argent, qu’il puisse pour la constance de la qualité et le prix, se reposer sur une organisation puissante, et le tour serait joué.

 

Restait à trouver cette organisation. Elle était là, sous ma main.

 

La maison Gerbaud n’était-elle pas fin prête à entrer dans la danse ?

 

Postillon mon garçon, tu seras l’ami du détaillant, tu renonceras à toute vente directe au consommateur, tu livreras tes vins aux détaillants deux fois par semaine, régulièrement, sans à-coup, tu iras acheter pour eux les meilleurs vins, dans les bons coins que tu connais, tu les soigneras toi-même, tu t’attacheras à la constance de la qualité, tu ne vendras que du nec plus ultra. »

 

Beau morceau qui remet en perspective ce qu’était le vin totem cher à Roland Barthes.

 

La marque Postillon fut dans les années 70 détrônée par Préfontaines la marque-phare de la SVF…

Emilio Vila (1887–1967) www.artnet.com/
Emilio Vila (1887–1967) www.artnet.com/

Emilio Vila (1887–1967) www.artnet.com/

« Heureux temps, où chaque famille avait sa cave ; heureux temps où l’on vendait le vin par barrique aux particuliers »… Frais comme le clairet du Postillon…
« Heureux temps, où chaque famille avait sa cave ; heureux temps où l’on vendait le vin par barrique aux particuliers »… Frais comme le clairet du Postillon…
« Heureux temps, où chaque famille avait sa cave ; heureux temps où l’on vendait le vin par barrique aux particuliers »… Frais comme le clairet du Postillon…
« Heureux temps, où chaque famille avait sa cave ; heureux temps où l’on vendait le vin par barrique aux particuliers »… Frais comme le clairet du Postillon…
« Heureux temps, où chaque famille avait sa cave ; heureux temps où l’on vendait le vin par barrique aux particuliers »… Frais comme le clairet du Postillon…
« Heureux temps, où chaque famille avait sa cave ; heureux temps où l’on vendait le vin par barrique aux particuliers »… Frais comme le clairet du Postillon…

Saga Postillon, le bon vin bien de chez nous

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 06:00
Le PLM-Saint-Jacques : «Je rêvais, à cette époque, et je n’étais pas le seul, d’un parti qui fût simultanément pour l’Etat et la société. Et bien, François Mitterrand m’a fait faire, en politique, un progrès considérable : je ne rêve plus.»



Lui au 17, moi au 24 du boulevard Saint-Jacques chaque jour sa face blanche et plate, percée uniformément de rectangles vitrés en quinconce, est mon arrière-plan ; entre nous deux le métro aérien sur pneus de la ligne 6 reliant la station Saint-Jacques à celle de Glacière dans sa cage d’acier cernée d’une futaie.

 

Mon toit

 

« Le treizième arrondissement, jusqu'à sa lisière avec le quatorzième, fut un haut lieu industriel. Quelques bâtiments ont survécu, comme ceux de la Sudac, des Grands Moulins de Paris ou de Panhard et Levassor. Beaucoup ont totalement disparu, notamment autour de la place d’Italie, remplacés par les grands immeubles et les tours qui ont poussé en masse dans les années 1960-1970.

 

 

Témoins, les deux usines des lits Pardon. La plus ancienne était située entre les numéros 7 et 19 du boulevard Saint-Jacques, à l’emplacement d’une partie de l’ancienne Fosse aux Lions, une carrière à ciel ouvert devenue vers 1850 un refuge de pauvres gens. La manufacture « A. Pardon » ouvrit à la fin du dix-neuvième siècle. On y fabriquait des « lits en fer creux émaillés au feu », mais la gamme s’élargit peu à peu, allant des meubles en fer aux articles de jardin en passant par des urnes électorales, des appareils de chauffage et du matériel pour hôpitaux.

 

Quelque 200 personnes travaillaient sur place vers 1905. Le site fut ensuite agrandi en récupérant des terrains rue Fergus. Une carte postale de l’époque montre le métro aérien et, derrière, une série de grandes halles industrielles ainsi que de plus petits bâtiments : l’usine Pardon. »

 

Un blog pour explorer le Paris industriel Denis Cosnard journaliste au Monde Des lits Pardon au Marriott Saint-Jacques 

 

Érigé à partir de 1969, à l’initiative du groupe PLM et de la Banque Rothschild sur l’emplacement de l'une des deux fabriques de lits Pardon, il se veut le symbole de l'hôtellerie moderne en France. En effet, depuis les années 1930, aucun hôtel de luxe de plus de 500 chambres n'avait été construit au cœur de Paris. Conçu par l'architecte Pierre Giudicelli et ouvert en 1972 sous le nom de PLM Saint Jacques il faisait figure à l'époque d'hôtel le plus moderne du monde.

 

Précurseur de l’hôtellerie d’affaires, le PLM Saint Jacques est au niveau mondial le premier hôtel entièrement informatisé (un système informatique IBM pour la réservation des chambres unique au monde) et doté des ascenseurs les plus rapides. L’hôtel abrite également un Centre de Convention de 1000 places s’étendant sur plus de 3000 m2, et compte de nombreuses boutiques de luxe, un cinéma portant le nom de son parrain, l’acteur Jerry Lewis, ainsi que l’un des tout premiers restaurants Japonais de Paris, le mythique « Jun ».

 

Dès son ouverture, l’Hôtel devient le rendez-vous chic et branché de nombreux artistes, écrivains, acteurs, personnalités du spectacle, grands couturiers, designers et autres créateurs de tendances, à l’image de Samuel Beckett qui vient régulièrement écrire à l’hôtel, ou encore des figures du show-business comme Serge Gainsbourg et Jacques Dutronc. En 1973, le cinéaste Jean-Pierre Melville est décédé des suites d'une attaque cérébrale survenue dans le restaurant de l'hôtel PLM Saint-Jacques.

 

La chronique de la haine ordinaire 43 du 18 février 1986 de Pierre Desproges intitulée « Lady PLM » fait référence au PLM Saint-Jacques.

 

Samuel Beckett, Waiting for Godot

 

« Paris : The crucible in which Samuel Beckett's reading turned into writing [...] In 1936 Samuel Beckett moved into the Hotel Libéria. After a stabbing incident, he remet Suzanne Deschevaux-Dumesnil. In 1937 they moved to a seventh-floor studo at 6 Rue des Favorites, in the 15th arrondissement. They lived there until 1961, when SB moved to his final address, a purpose-built flat in the 14th at 38 Boulevard St. Jacques, near the "Falstaff" and "hygienic anonymity" of the Bar Américain in the Hŏtel PLM, where he often met visitors.”

 

Simone Veil Jacques Chirac And Alain Juppe At Plm St Jacques For 100 Clubs 89 Meeting

 

L’hôtel change plusieurs fois de propriétaire et de nom : Pullman Saint-Jacques, Sofitel Paris Saint-Jacques et Sofitel Paris Forum Rive Gauche. Dès juillet 2006, Marriott International engage une importante phase de rénovation. Avec 40 millions d’euros de budget, il s’agit de l’un des plus importants projets de rénovation d’hôtel entrepris en France. La célèbre Agence Londonienne de Designers Mackenzie & Wheeler offre à l’hôtel son concept exclusif « Business Chic » et un design très 70’s, tel un clin d’œil à son passé. En Mai 2007 l’hôtel devient officiellement le Paris Marriott Rive Gauche Hotel & Conference Center. Il est inauguré en Mai 2007 par le Maire de Paris, l’Ambassadeur des Etats-Unis et M. J.W Marriott Jr.

 

 

Souvenirs, lors de sa candidature à la présidentielle, Balladur était venu y déjeuner car l’APCA : l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, y tenait son assemblée. J’étais à côté de Raymond Lacombe qui, avec son merveilleux accent rocailleux de l’Aveyron, m’interrogea « Delors, il va se présenter ? ». Ma réponse négative, « Delors n’aime pas les élections, sa seule tentative à la mairie de Clichy fut une catastrophe, il a tenu que quelques mois… » le plongea dans une réelle affliction, Balladur alors au zénith des sondages n’était pas vraiment sa tasse de thé.

 

Anecdote, il m’est arrivé, lorsque mon Internet du temps de Noos avait des ratés, de me connecter sur celui de l’hôtel en mentionnant un numéro de chambre fantaisiste.

 

Mais, comme je suis un coquin, si j’évoque ce matin le PLM-Saint-Jacques englouti c’est que les 12 et 13 octobre 1974 dans la foulée de la dynamique de bon score de François Mitterrand à l'élection présidentielle de mai 1974 s’y sont tenues Les Assises du socialisme qui ont permis l’entrée au PS de nombreux militants de la direction du Parti socialiste unifié comme Michel Rocard et Robert Chapuis, du syndicat CFDT comme Jacques Chérèque et Pierre Héritier, et de militants divers (Vie nouvelle, Groupes d'action municipale, Objectif socialiste, etc.)

 

The French Secretary-General of the socialist party François MITTERRAND and the French politician Michel ROCARD. 1974. - Guy Le Querrec

 

"Assises du socialisme". From left to right: French politicians Regis DEBRAY, Gaston DEFERRE, Pierre MAUROY, François Mitterrand

 

Les Assises du socialisme ou l’échec d’une tentative de rénovation d’un parti 12 et 13 octobre 1974 par François Kraus 

 

«Je rêvais, à cette époque, et je n’étais pas le seul, d’un parti qui fût simultanément pour l’Etat et la société. Et bien, François Mitterrand m’a fait faire, en politique, un progrès considérable : je ne rêve plus.»

 

Cette remarque quelque peu désabusée d’Edmond Maire, l’ancien secrétaire général de la C.F.D.T., traduit bien à la fois le désir d’une prise en compte politique des aspirations sociétales qui, à la suite de la campagne présidentielle de mai 1974, a suscité le lancement du projet d’Assises du socialisme, et le désenchantement que ce projet a, par la suite, engendré au sein de ses plus vifs partisans.

 

« Le choc culturel, l’ostracisme et les différentes manœuvres auxquels sont confrontés les nouveaux venus amorcent un phénomène rapide de désengagement, qui tend à accroître la désaffection et la défection de réseaux sociaux, dont l’aspiration initiale à un médiateur politique plus crédible impliquait une mutation profonde du P.S. et non une simple «couche de peinture idéologique» aux couleurs de l’autogestion. »

Sans faire ni dessin, ni lien, mais entre le PS qui se délite faute d’une réelle colonne vertébrale en phase avec la société et le parti de Sarkozy qui change de nom comme de chemise, je vois dans le destin du PLM Saint-Jacques un symbole de la désagrégation de notre vie publique.

 

Bon dimanche à vous.

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:40
Henrik de Danemark « vigneron ingrat qui n'a même pas pris la peine d'apprendre le danois passe son temps au château de Cayx dans le Lot à fabriquer du vin ordinaire qui ne se vend qu'au Danemark. »

Désolé ce matin je vous sers un petit écho style Closer même si le prince consort Henrik de Danemark a reçu Stéphane Bern, pour Le Figaro seul journal encore lisible selon un naturiste un peu trop porté sur les vins nus, au château de Cayx, dans le Lot, où il a achevé les vendanges de son domaine viticole.

 

Marié depuis 1967 à la reine Margrethe II, il n'oublie pas ses racines françaises et porte fièrement sur sa veste les insignes de grand-croix de la Légion d'honneur. » et il déclare «J'enrage de voir la langue française maltraitée»

 

« L’état de la langue française me déprime, je suis atterré lorsque j’écoute la radio ou la télévision. Je suis engagé dans sa défense, j’enrage de la voir maltraitée et je constate avec effroi que ceux qui refusent les anglicismes ou les facilités de langage sont considérés comme des ploucs. Au Danemark aussi, le français perd sa place. Il y a même des Français qui font exprès de parler anglais aux Danois qui maîtrisent le français ! Je vois des Français qui parlent anglais avec mon épouse alors qu’elle est parfaitement francophone et qu’elle est mariée à un Français depuis cinquante ans ! Tout le monde a renoncé, même les parents qui n’osent plus reprendre leurs enfants lorsqu’ils commettent des fautes. »

 

Le Bern toujours friand de confidences lui demande : « Vous arrive-t-il encore de souffrir de cette position délicate de prince consort ? »

 

Le Henrik se lâche :

 

« Je suis le premier Français depuis 700 ans à monter sur le trône danois. Le général de Gaulle, qui connaissait bien l’Histoire, m’avait d’ailleurs félicité lors de mon mariage. « Vous êtes le premier Français depuis Bernadotte à monter sur un trône scandinave et à devenir roi consort de Danemark », m’avait-il dit. Pour lui aussi, c’était évident que je devais être roi consort et non prince consort. C’est une anomalie créée par les Britanniques depuis la reine Anne. Pourquoi n’être que prince et simplement altesse et non majesté, sans aucun statut ? Je me suis moi-même déclaré prince consort afin de trouver une place dans la société danoise ainsi qu’une raison d’être et une position dans la fonction royale. Cela me met en rogne car je suis victime de discrimination. Le Danemark, connu pour être un défenseur fervent de l’égalité des sexes, serait-il enclin à considérer les maris inférieurs à leurs épouses ? »

 

Le consort a perdu une occasion de se taire :

 

« Les médias danois qui ont publié ses propos ont provoqué une nouvelle vague d'indignation chez leurs lecteurs, qui le considèrent comme le « vigneron ingrat qui n'a même pas pris la peine d'apprendre le danois ». Henri passe son temps libre dans son vignoble dans le sud de la France à fabriquer du vin ordinaire* qui ne se vend qu'au Danemark. Le niveau des ventes dépend de l'humeur des sujets de la reine. Si Henri ne dit rien — les Danois en achètent. S'il commence à provoquer des scandales — le vin ne se vend plus. Ce sera probablement le cas cette fois également. »

 

* Environ 140.000 bouteilles par an.

 

L'historien Lars Hovbakke Sørensen dans le journal Berlingske Tidende : « C'est simplement la tradition en Europe du Nord, qu'il connaissait parfaitement au moment d'épouser la princesse héritière. L'époux d'un monarque, qu'il soit homme ou femme, n'obtiendra jamais le titre royal ».

 

« Selon lui, même après de longues années de vie dans le nord de l'Europe, le prince n'a pas assimilé la tradition locale d'équité, souffrant "du complexe sud-européen du macho qui doit être le chef à la maison". Certains commentateurs danois partagent cet avis. L'unique excuse pour Henri, selon eux, est que la vie dans l'ombre de son épouse est loin d'être facile. Le comte et officier français, qui s'est marié en 1967 par amour avec l'héritière du trône danois, ne savait pas dans quoi il s'engageait. Il s'est avéré que la nouvelle patrie attendait de lui une seule chose — mettre au monde l'héritier du trône et un autre enfant "de secours". Avec la venue au monde des princes Frederik et Joachim, la nation a oublié le mari de la reine. A titre de consolation il a reçu un traitement de 600.000 euros par an non imposables et le droit d'utiliser les appartenances royales. C'est tout. Le Danemark ne lui confiait même plus de ciseaux pour quelque inauguration de temps en temps… »

 

Comme quoi le côté conte de fée a son avers : « Il est en notre beau pays un château de Reine, au pays de Cadourques le château de Cayx : un beau vignoble … » 

Partager cet article
Repost0
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 06:00
Le vin est un « être » accueillant, il ouvre grand ses larges bras à l’insolite… avec Pierrick Bourgault

Le Larousse définit ainsi l’insolite « Qui est différent de l'habitude et qui surprend »

 

Plus largement « Qui provoque l'étonnement, la surprise par son caractère inhabituel, contraire à l'usage, aux règles ou par sa conduite inattendue. »

 

« Le brisement de mes habitudes, le dénuement nouveau où je me trouvai, (...) l'insolite et l'étrange d'un appartement garni et déjà sali par d'autres, au milieu d'un quartier neuf, sans tradition » (Michelet, Journal, 1852, p. 191).

 

« Il regarde en plissant le front ce ministre insolite, qui (...) vient de « phraser » pour les patriotes, pour la populace, et qui montre des dispositions peu républicaines à la popularité » (Barrès, Appel soldat, 1900, p. 45).

 

« Nourrices très suspectes, Suivantes aux yeux voilés d'aînesse, ô Pluies par qui l'homme insolite tient sa caste, que dirons-nous ce soir à qui prendra hauteur de notre veille? » (Saint-John Perse, Exil, 1942, p. 238).

 

Alors pourquoi pas des vins insolites puisque déjà Claude Gilois et Ricardo Ustarroz avait fait Le Tour du Monde épicurien des vins insolites 

 

Avec Vins Insolites l’entreprise de Pierrick Bourgault, journaliste, photographe, ingénieur agronome qui a réalisé de nombreux reportages sur les sociétés rurales, les nourritures et les vins du monde, est bien plus large : elle englobe les climats, les terroirs, les cépages, le travail de la vigne, la vinification, la couleur, l’élevage, le contenant.

 

L’auteur m’a gentiment fait parvenir son livre.

 

L’ensemble est très sympathique, bien illustré de très belles photos et de textes courts mais bien documentés. Bien évidemment le parti de ratisser large implique que les différents chapitres ne sont pas tous du même intérêt en matière d’insolite et d’étrange. Ma remarque n’est pas restrictive car c’est un ouvrage destiné à un très  large public de non-initiés, ce qui en fait à mes yeux tout son intérêt.

Le vin est un « être » accueillant, il ouvre grand ses larges bras à l’insolite… avec Pierrick Bourgault
Le vin est un « être » accueillant, il ouvre grand ses larges bras à l’insolite… avec Pierrick Bourgault

Puisque Noël approche Vins Insolites est un beau cadeau : c’est édité par JonGlez 29,90€

Le vin est un « être » accueillant, il ouvre grand ses larges bras à l’insolite… avec Pierrick Bourgault
Partager cet article
Repost0
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 10:45
Jonathan Larabie ‏@jonathanlarabie s #OMS #ViandeRouge #cancer

Jonathan Larabie ‏@jonathanlarabie s #OMS #ViandeRouge #cancer

Faut-il arrêter de manger de la viande ?

 

Lundi dernier, en se basant sur plus de 800 études, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que la viande rouge – provenant des muscles de tout mammifère –, classée « cancérogène probable pour l’homme », et la viande transformée – incluant la charcuterie et les plats cuisinés –, cancérogène avéré.

 

Les médias raffolent de ce genre d’annonce qui joue sur les peurs en tout genre qui se sont emparés des Français.

 

Dans son livre Le Marketing de la peur Serge Michels, patron de l’agence Protéines qui travaille pour l’industrie agro-alimentaire, déplore la confusion généralisée qui existe entre le danger et le risque.

 

Le danger, c’est l’impact qu’un élément peut avoir sur la santé ou l’environnement.

 

Le risque, c’est la probabilité de l’exposition à ce danger.

 

« Notre époque à tendance à transformer systématiquement les dangers en risques. » note Géraldine Meignan dans son livre Les réseaux de la Malbouffe.

 

« Pour un individu, le risque de développer un cancer colorectal en raison de sa consommation de viande transformée reste faible, mais ce risque augmente avec la quantité de viande consommée », explique le Dr Kurt Straif, du CIRC.

 

Selon des données provenant d'une dizaine d'études, « une portion de 50 grammes de viande transformée consommée tous les jours augmente le risque de cancer colorectal de 18 % », tandis que le risque de cancer colorectal pourrait augmenter de 17 % pour une portion de 100 grammes de viande rouge - dont fait partie le porc, selon le CIRC - consommée par jour.

 

Le CIRC reconnaît toutefois que l'on « ne sait pas encore bien comment la viande rouge et la viande transformée accroissent le risque de cancer », même si des composés chimiques qui se forment pendant la transformation des viandes sont fortement soupçonnés d'être cancérogènes. »

 

Tout dépend donc de la quantité…

 

Yves-Marie Le Bourdonnec, le boucher star qui énerve ses pairs, fin connaisseur de la viande mondialisée et des méthodes d’élevage, à raison de mettre le holà :

 

« Je n'ai aucun souci avec cette étude. Au contraire, elle pointe du doigt ce que je dis depuis des années. Tout d'abord, classer la charcuterie et la viande rouge transformées comme étant potentiellement dangereuses et provoquant le cancer, je ne vois pas en quoi c'est une information. Nous sommes au XXIe siècle, le siècle de la surconsommation et des excès. Bien évidemment, manger trop viande, c'est mauvais pour la santé. Au même titre que boire trop de vin ou trop de café. Il faut faire attention à ce que l'on mange, aussi bien qualitativement que quantitativement. Je suis partisan d'une régulation de la consommation des aliments. C'est meilleur pour nous les hommes et pour la planète. En mangeant de manière raisonnable de la bonne viande, nous polluerons moins, car nous produirons moins et éviterons les soucis de santé, étant plus soucieux de la qualité des produits. »

 

« Je pense que l'élevage industriel, de masse, est mort. Il s'en sort aujourd'hui grâce aux subventions et à la surconsommation, mais ce système n'a pas de sens. Il ne tiendra pas quinze ans. D'ici quelques années, ces grandes industries cesseront naturellement de produire de la viande. Les consommateurs ne voudront plus de leurs produits moins bons et dangereux pour leur santé. D'autant plus que, de l'autre côté, le travail des bouchers et éleveurs soucieux de fournir une viande en moindre quantité mais meilleure se développera de manière exponentielle. Notre démarche va dans le sens de la population qui aujourd'hui, de plus en plus, régule la quantité et la diversité de la nourriture qu'elle mange. »

 

Entre raison et plaisir

 

Le conseil du Dr Alexandra Dalu : Varier. « Je le rappelle à mes patients : il y a sept jours dans une semaine. » Alors on change : « Un jour, une viande rouge avec une salade, le lendemain, de la volaille, et pourquoi pas deux jours vegan par semaine. » Et puis, on se fait plaisir : « Si on aime manger sa viande très cuite, il faut la consommer comme ça », explique le professeur Eisinger. S’il rappelle qu’il faut arbitrer en faveur de la protection sanitaire dans les cas de consommation abusive d’un produit, il conclut : « Pour 0,3 % de risque supplémentaire, il vaut mieux manger quelque chose qu’on aime. »

 

Comme le disait très justement la grande Catherine Hepburn « Si on respecte toutes les règles, on gâche tout le plaisir»

 

Même pas peur ! dixit Bayard Pierre Terrail de... chevalier français...

 

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Archives

Articles Récents