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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 00:09

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« Il peut le dire… » est une affirmation culte tirée du sketch, non moins culte  Le Sar Rabin Dranath Duval de Francis Blanche et de Pierre Daclink  dont l’un des enregistrement dans sa version audio *, celle qui l'a popularisée - via la radio - auprès du grand public, les deux compères ayant un peu forcé sur le divin nectar avant leur spectacle sont gais, gentiment bourrés, joyeusement déjantés, ce qui donne à leur prestation une saveur inoubliable. Allez sur Google : pierredac.free.fr/sketch01.htm et téléchargez le sketch au format MP3. Un bijou à écouter absolument : le rire franc et massif


Oui, Véronique du Mas Coris, elle aussi « Elle peut le dire… » et, comme elle est une jeune femme moderne, elle vous le dit en images, de belles images en musique, elle nous fait son petit cinéma. Bravo Véro, voilà de la belle ouvrage !


Je lui laisse la plume d’abord:

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« Pour le petit laïus de présentation, je vais faire court…

Les images sont souvent plus parlantes que les mots, je vous invite donc à partager le quotidien de nos dernières semaines lors de nos vendanges en vidéo…

Ce sont nos troisièmes vendanges, donc notre troisième millésime, c'est peu et nous apprenons tous les jours de cette aventure. Sur 3 hectares, en bio, nous vinifions un rosé et 3 rouge.

Notre passion et nos joies grandissent sans cesse, notre étonnement aussi. Etonnement et joie de se dire que quelque part une tablée de copains, d'amis, partage nos vins et se régalent..

Permettre aux gens de se faire de chouettes souvenirs, que demander de plus ?

Pour nous connaitre mieux et en savoir plus sur notre petit domaine, c'est ici avec le lien vers le blog http://mas-coris.com/a-propos »


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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 00:09

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Saint-Nazaire n’est pas à proprement parler un petit port de pêche, dans mon souvenir d’enfant son nom a toujours été associé aux chantiers de construction navale, les grands transatlantiques : le Normandie, le France lancé à 16 h 15, une demi-heure avant la pleine mer afin de profiter du courant de flot – le jour avait été choisi en raison de la première marée avec une amplitude suffisante – sa marraine, tante Yvonne, accompagnant le Général, coupait le ruban qui liait la traditionnelle bouteille de champagne, et le France glissait sur les rampes de bois, pénétrait dans l'eau à 33 km/h. Sept minutes plus tard, six remorqueurs le prenaient en charge et l'amenaient vers la forme Joubert, d'où quatre d’entre eux le conduisaient au quai de Penhoët. À 16 h 30, le Géné ral de Gaulle prononçait un discours, qui s'achevait par « Et maintenant, que France s'achève et s'en aille vers l'océan, pour y voguer et servir ! Vive le France, vive la France ! »


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Vous comprendrez donc mieux que dans mon imaginaire trottait la phrase de Jean Giraudoux dans Suzanne et le Pacifique « … des voyageurs retour de Damas, qui partaient pour l’Océanie, regardaient avec émoi, symbole de la vie errante, des mouettes qui n’avaient jamais quitté Saint-Nazaire »


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C’était aussi la base de la Kriegsmarine, et Patrick Deville, enfant, d’écrire, dans une contribution pour le livre dont je vais vous entretenir, «  au début de ce même printemps quarante-deux, l’enfant et les hommes travaillent à la vigne de Noah sur la butte lorsqu’à midi la déflagration leur fait lever des yeux vers l’horizon et Saint-Nazaire et une haute colonne de fumée noire. C’est l’opération Chariot des héroïques commandos anglais et canadiens. Ils viennent de lancer à pleine vitesse le Campbeltown maquillé en navire allemand sur la porte-écluse de la forme Joubert. Les soutes sont bourrées d’explosif. La cale est mise hors d’usage pour toute la durée de la guerre. »  La base sera elle indestructible et l’aviation alliée transformera la ville en un champ de ruines. Les allemands encerclés y résisteront. La Poche tiendra près d’un an après la libération de Paris.


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En 68, c’est à Nantes qu'a lieu à Nord-Aviation la première occupation d'usines, le 14 mai 1968. D'autres occupations d'usines et grèves vont suivre aux usines Renault du Mans ou encore dans les chantiers navals de Saint-Nazaire. La fièvre monte, la rue est en ébullition « drapeaux rouges et drapeaux noirs flottent désormais régulièrement sur les usines de cette région. On a pu parler d'une "commune de Nantes" dirigée pendant quelques jours par un comité central de grève composé d'étudiants, d'ouvriers et de paysans. La violence, la force de mai 1968 dans les deux régions sont dues certes au rôle des syndicats d'ouvriers, de paysans, d'étudiants mais aussi au développement d'une nouvelle gauche qui regroupe la CFDT, le PSU  ; ces derniers ont attiré à eux les catholiques de gauche, révoltés par les injustices et les inégalités sociales ou régionales. »


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La première fois que je suis allé à Saint-Nazaire c’était pour rendre visite au triturateur d’oléagineux Cargill  et je suis allé dans la base qui à l’époque, en quasi abandon, abritait des silos de soja importés. En 1994, la municipalité de Saint-Nazaire décide de lancer le projet Ville-Port destiné à réhabiliter la zone de la base qui n'est alors qu'une vaste friche industrielle.

Bien avant, « Le quatre septembre 1982 ouvrait la boutique Le Tastevin (87 Rue Jean Jaurès, 44600 Saint-Nazaire, France+33 2 40 66 55 57). En 1987 naissait la Meet (Maison des écrivains étrangers et des traducteurs) Celle-ci mettait à la disposition des écrivains et des traducteurs en résidence un appartement situé au dixième étage « Le Building », sur le port de Saint-Nazaire, extraordinaire belvédère sur l’estuaire de la Loire. »


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Serge Batard et Jean-Luc Danto les cavistes du Tastevin pour fêter les 30 ans de la maison ont eu la riche idée de demander « aux écrivains étrangers avec lesquels –ils – avaient noué des relations les plus amicales, souvent autour de bons repas accompagnés de beaux flacons ligériens, un texte sur la Loire et ses vins. » Pour compléter ces points de vue venue d’ailleurs « deux Ligériens et estuariens » ont été sollicité « pour remonter le temps de la vigne et du vin dans ce département de Loire anciennement inférieure et maintenant Atlantique. »


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Vous pensez bien que votre Taulier, petit Vendéen, né aux lisières du pays des Olonne et de Brem, comme le dirait le jeune Mourat « la Loire méridionale », s’est précipité sur cet opus « De l’autre côté du vin » chez Meet »  15€ www.maisonsdesecrivainsetrangers.com et sa lecture ne l’a pas déçu, loin de là, j’ai beaucoup apprécié certaines contributions. Détail d’importance : les textes sont bilingues : normal nous sommes ici dans une maison d’écrivains et de traducteurs.


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Le lundi 27 novembre, pour le vingt-cinquième anniversaire où « vingt-cinq vignerons venus de toute la France vinicole, parmi les meilleurs, ont fait le voyage vendredi et samedi pour souffler les 25 bougies du gâteau d'anniversaire de son entreprise, et fêter avec lui une réussite singulière et sans tapage fondée sur deux postulats simples : l'exigence et l'excellence. Jean-Luc Danto reconnaît modestement que « bien connaître le vin et les hommes a participé à cette évolution ».


« Il s'en souvient comme si c'était hier. Un de ces instants qui change le cours d'une vie. Jean-Luc Danto était technicien aux PTT à l'époque. Et buveur d'eau. Un jour, son frère, Guy, l'invite au restaurant et commande une bonne bouteille. « Une côte rôtie 1955 Pour moi, cela a été un choc émotionnel. » De ce moment, il a su qu'il deviendrait caviste.


Certitude diffuse qu'il concrétise en 1982 en créant avec son aîné et un ami vigneron, Serge Batard, Le Tastevin. Le commerce du vin est alors à la croisée des chemins. « Les anciens fournisseurs de vin-fuel-charbon disparaissaient du paysage. Et l'heure du renouveau n'avait pas encore sonné, à part pour quelques pionniers comme Jean-Paul Lescluze à Rennes ou Jean-Christophe Estève à Paris. » Coïncidence pour le moins symbolique, il ouvre boutique rue d'Anjou, quelques jours avant Auchan. »


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Bref votre Taulier vous propose donc d’acheter ce livre original et passionnant, si vous hésitez alors attendez les bonnes feuilles que je vais vous proposer dans quelques Afterwork du Taulier.


à suivre donc…

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 00:09

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La petite tempête médiatique soulevée par la revendication du patron, disons le Directeur-Général délégué du Groupe Marie-Claire, JP Lubot, de se faire régaler gratos, en compagnie de je ne sais qui, qui sera vite oubliée, rangée au rang des tempêtes dans un verre d’eau et la défense du susdit par Renaud Revel, élégant rédacteur en chef à l’Express et blogueur d’occasion, tout simplement titrée L’indécent lynchage du DG de Marie-Claire, m’inspire.


« Qui ne dit mot consent » alors afin de lever la suspicion du « tous pourris », des « copains et des coquins », corrupteurs et corrompus, quoi de plus simple de proposer que les restaurateurs adeptes de la méthode Pierre Jancou sortent de ce cloaque pour faire savoir aux cochons de payants ordinaires que les critiques glanées par eux dans la presse ou sur le Net, émanent de gens qui payent leurs additions.


C’est simple comme un engagement : « je certifie que chez moi tout le monde paye son addition… »


Puis-je parler d’un « engagement sur l’honneur » c’est si désuet ?


Oui, je tente afin de redonner des couleurs à ce mot bien galvaudé par « La presse française, (qui) dans sa totalité, publie chaque semaine qui passe et à longueur de colonnes, des kilomètres de reportages vantant des plages paradisiaques, des havres de paix et des circuits de rêve. Et tous ces séjours panoramiques nous sont vantés par des reporters de choc dument invités par des organismes ou des industriels du tourisme. » Dixit le sieur Revel.

 

Bien sûr, le label du taulier n’empêchera pas la dite presse « qui n’a plus les moyens d’envoyer des journalistes au-delà du périphérique parisien… » et qui « a institutionnalisé ce système. », toujours selon le Revel, de barboter dans le caniveau pour appâter les gogos. Tant pis pour eux me direz-vous ! Certes, mais nous les « petits blogueurs de merde » qui tentons de surnager dans cet océan de boue nous souhaitons vraiment ne pas voisiner avec ces ripoux de quatre sous « Il n’est pas une journaliste traitant de la joaillerie dans un grand magazine féminin qui s’imagine acheter un bijou dans une gamme de marques, dont elle a eu à traiter de l’actualité, à son prix réel. C’est ainsi. »


Du côté des critiques de toute condition ne serait-ce trop leur demander d’adhérer à ce type de label en abandonnant, pour certains me dit-on, leur tradition de pique-assiette et de visites accompagnées.


Ma proposition va être jugée bien naïve car elle touche à toute l’économie d’un système et que la frontière n’est pas facile à tracer lorsqu’il s’agit de voyages de presse ou de repas organisés autour de la dégustation des vins d’un propriétaire par exemple. Comme je n’ai pas l’âme d’un quelconque Saint-Just, rien ne me paraît plus simple que de dire à ses lecteurs les conditions dans lesquelles les uns et les autres nous pratiquons notre petite ouvrage. La confiance ça se mérite. Faire appel à l’intelligence de ceux qui nous lisent me semble le moindre des respects que nous leur devons.

 

Je n’aime pas beaucoup le concept de transparence mis à toutes  les sauces car il laisse accroire qu’il y a d’un côté les purs et de l’autres les coquins. Nous avons tous en nous une part d’ombre, nos secrets, nos défaillances, reste qu’il me semble qu’informer dans la clarté ceux qui nous font confiance n'est pas hors de portée : nous ne vivons pas d'amour et d'eau fraîche (surtout de la seconde). Les tricheurs sont légion, tôt ou tard, ou jamais parfois, ils se font rattraper par la patrouille : pas vrai Lance ! Bref, il me sera rétorqué que le respect de ces engagements est invérifiable donc que mon label sera un truc qui ne servira à rien.


À quoi bon, donc ?


N’étant pas aquaboniste je répondrai simplement : à mettre un peu d’élégance morale dans ce monde d’arrivistes. Corinne Maier vient de commettre chez Flammarion 16€ un opus « PETIT MANUEL DU PARFAIT ARRIVISTE » où elle déclare que nous vivons dans un monde où prospèrent imposteurs, sérial-menteurs, et autre professionnel de la langue de bois.  Le faux règne en maître et comme la mauvaise monnaie chasse la bonne, les gens de peu désespèrent. Comme je les comprends. L’élite de l’apparence brocardée par Olivier Bardolle dans son livre link ne suscite qu’au mieux du mépris, au pire de l’envie.


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Votre Taulier n’a nulle envie, lui, de jouer les supplétifs, le passeur de plats à cette engeance, alors tout en sachant qu’il pisse dans un violon, que sa proposition va tomber dans les abysses du Net, ça lui fait du bien de donner de l’urticaire à celles et ceux qui barbotent dans ce monde de toc et de paraître.


N’ayant aucun talent de graphiste, ni en quoi que ce soit d’ailleurs sauf peut-être la peinture en bâtiment, à la chaux et aux pigments, je délègue au Sieurs Pousson et des Ligneris le soin de concocter l’image de ce nouveau label,  simple et de bon goût bien sûr, tout le contraire de ce dont raffolent les parvenus cible privilégiée de cette presse qui est, nous dit-on, bien malade : l’empire Hersant est à l’encan et la chasse au Google est ouverte. Sachez aussi qu’il est possible de se payer les services d’une Agence pour poster des faux commentaires sur le Net : on n’arrête pas le progrès. Comment des entreprises françaises fabriquent et vendent de faux avis sur le Net link 

 

« En attendant, les internautes qui douteraient désormais un peu plus de la fiabilité des avis peuvent toujours se raccrocher au conseil donné au XIXème siècle par Oscar Wilde : « Quand les gens sont de mon avis, j’ai toujours le sentiment de m’être trompé ». conclut Geoffrey Le Guilcher l’auteur de l’article dans les Inroks.

 

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© Vincent Pousson le grapheur qui graphe plus vite que son ombre

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 00:09

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Imaginez-vous, au petit matin, comme un bon bourgeois se rendant soit à la messe si vous êtes pieux, soit rentrant de chez les filles si vous êtes licencieux. La rue, disons plutôt la ruelle, s’appelle : Bougerue du Pipi, de Basse-Fesse, des Aysances, Sale, Foireuse, du Bourbier, de Merderon, de Merdereau, de Merderet c’est un cloaque pleins de détritus, on y « lasche ses eaues », on y défèque ou, plus poétiquement, on fait ses « aysemens et souillures », ses « vidanges », on crache avec désinvolture. Au Moyen Age on satisfait ses besoins naturels à même le pavé, dans la  rigole appelée, selon les endroits, « esseau, essiau, gazillans, au pied des façades des habitations, dans le caniveau central, à la rencontre des deux inclinaisons.


Pire encore l’usage est de vider par les fenêtres les « pots à pisser », les eaux sales et les détritus, à uriner, ce qui oblige les bourgeois à tenir le « haut du pavé ». Même Saint Louis fut la victime de cette pratique. Se rendant à pied à la messe au petit matin le pieux roi fut aspergé par le jet d’un liquide nauséabond que venait de jeter de son galetas un pauvre étudiant. Comme le note Jean-Pierre Leguay « Le laisser-aller est relayé par le mode de vie traditionnel. Beaucoup de citadins sont d’anciens ruraux, émigrés de fraîche date ou des bourgeois enrichis, investisseurs de capitaux dans la terre, des hommes et des femmes qui conservent ou adoptent des habitudes et des activités rurales, introduisent intra-muros, pour leur provision annelle, du bois, des futailles à vin et à cidre, du foin en attente d’être stockés dans les caves et les greniers et du fumier pour fertiliser les jardins et les courtils omniprésents aux arrières des habitations. Beaucoup de vignobles se trouvent dans les faubourgs de Montpellier ou de Béziers. Les « fiens, terres, tassons et autres ordures » s’ajoutent aux résidus de boutiques et des ateliers.


Dans les villes des centaines de bêtes sont tuées sur place, les « escorcheries », « tueries » ou « tuyeries » ont laissé le souvenir de nom de rues :la rue du massacre à Rouen, « le bourc aux tripes » à Reims, « les chambres à chair » à Elboeuf… « Ce sont donc des litres de sang liquide ou caillé, ces « bouiaulx », « ces tripes et ventres » putréfiés, ces paeaux sanguinolentes, ces flots d’urine et de matières fécales déversées sur le pavé, stagnant et attirant les insectes, les vers et les rats, avant de rejoindre le caniveau central. »


« Les artisans médiévaux restent redoutables pour le voisinage. Faute d’espace, ils travaillent sur la chaussée qu’ils couvrent de noir de chaudière de graisse, de liquides de fermentation. Les moulins es premières papeteries d’Essonnes ou de Troyes produisent une pâte, « la chiffe », à base de chiffons macérés, plusieurs semaines dans l’eau et une affreuse colle associant l’alun et les rognures de peau. »


« Tout se conjugue dans la labyrinthe de rues ou de ruelles de nos cités pour rendre la vie impossible. Les pauvres des quartiers populeux, qui n’ont pas la chance d’habiter à l’abri d’une cour profonde, des frondaisons d’un jardin, sont réveillés à longueur de nuit par des les cris des charretiers, des noctambules, des soldats du guet. De jour, les passants supportent d’être éclaboussés de boue putride, respirent les pires miasmes, sont bousculés par les ouvriers chargés de matériaux, les portefaix, les marchands ambulants, les infirmes « chenus et cassés », les mendiants ou « caymans », les enfants qui jouent dans la rue, les chiens et les porcs en liberté. Ils sont agressés fréquemment par les voleurs à la tire injuriés et, pour les moins chanceux, écrasés par les conducteurs maladroits. Les accidents de la circulation sont fréquents. »


À cela s’ajoutait la crasse individuelle et collective, la puanteur des logements insalubres, les « punaisies » qui s’exhalaient des conduits de cheminées des maisons brûlant du « carbon de terre », de la tourbe ou du lignite…  L’opinion publique considère la crasse comme une protection naturelle, un moyen de combattre les inconvénients de la porosité de la peau. Mieux vaut laisser les corps couverts de croûtes et de vermines que de succomber à la peste proclamaient les farouches adversaires du bain. Avec de tel arguments on pouvait refuser le linge propre et justifier ses mauvaises habitudes. Ainsi le Ménagier de paris recommandait « que les puce soient sans jour et sans air et tenues à l’étroit, ainsi périront et mourront sur l’heure. »


Cracher « par devers soy », se gratter en public est toléré, sauf à table « il est malséant et peu honnête de soi gratter la teste à table et prendre au col ou au dos, pouls et puces et autre vermine et la tuer devant les gens » disaient les mères à leurs enfants dans les bonnes maisons lyonnaises du XVIe siècle.

 

Paris n’a eu son premier véritable collecteur Tracé du grand égout de Paris. qu’en 1356 et on s’était contenté, pendant des générations, de la Seine, des rivières, des fossés et des canalisations sommaires, à ciel ouvert, appelées « ponceaux » et guidées par la déclivité. Le ruisseau de Ménilmontant est connu, dans l’histoire de la capitale, sous le nom de « Grand Egout » et, avec ses dérivations, ses « affluents » comme l’écoulement du Pont-Perrin, il a contribué à incommoder plusieurs quartiers… et l’hôtel Saint-Pol propriété et résidence favorite du roi !

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 00:09

282248_4487065261959_1254206861_n.jpgLa petite maison du taulier qui affiche sur son enseigne : « espace de liberté » crapahute sur la Toile depuis plus de 7 ans sans s’être fait une spécialité de nettoyer les écuries d’Augias. Cependant je me pose souvent la question « Puis-je chroniquer sur tout mais pas sur n’importe qui ? »


Mettre en cause une personne, même avec des documents incontestables, tel l’e-mail de la DO de Jumilla envoyé aux domaines pour le compte de Jay Miller et de son pote Pancho Campo annonçant les tarifs de leurs visites dégustatives pour Wine Avocate publié par Vincent Pousson sur mon blog link ne se fait pas à la légère. Il ne s’agit pas de jeter qui que ce soit en pâture, instruire à charge, prononcer une quelconque sentence sans appel mais demander des explications, des réponses. Les risques juridiques existent mais ils n’entrent pas en ligne de compte dans l’indispensable éthique. Dans le  cas cité le droit de réponse a été publié. La suite nous a donné raison mais nous n’avons procédé à aucune mise à mort des deux larrons simplement permis de mettre fin à des pratiques douteuses.


La séquence sur les pratiques d'un blogueur auto-proclamé critique gastronomique a disparue dans les mailles de la toile.


Et puis Jean-Paul LUBOT est venu. La lecture de la chronique de Bruno Verjus mettant clairement en lumière, sur la base d’un échange d’e-mails entre lui et le restaurateur Pierre Jancou, l’étrange requête d’un patron d’un grand groupe de presse : Marie-Claire propriétaire de la RVF. Pas n’importe qui le gus, pas le genre vieux ramenard à la Orliac, un membre de la nouvelle élite des affaires, chemise ouverte, décontracté, dans l’air du temps le Jean-Paul. Le hasard a fait que je venais d’écrire une chronique sur l’élite de l’apparence selon Olivier Bardolle «Homme d’affaires le jour, écrivain la nuit» et réac assumé link . Très honnêtement je n’en croyais pas mes yeux car le Jean-Pierre Lubot je le connais puisqu’il préside le Cercle Vendéen dont j’étais membre. Pour moi, j’ose l’écrire, c’était une affaire d’honneur (c’est Bardolle qui va être content) et je ne pouvais que l’apostropher séance tenante. Ce que je fis link


La suite vous la connaissez, ce fut la trainée de poudre. Un détail d’importance je n’ai jamais mis les pieds au restaurant Vivant de Pierre Jancou mais sa réputation m’avait été vantée par l’ami Guillaume Nicolas-Brion grand amateur de vins nature. La position de Pierre Jancou était simple et saine. La montée sur ses grands-chevaux de Lubot d’une suffisance époustouflante. Que le DG d’un grand groupe prenne le temps (pas de réfléchir) mais de consacrer son temps qui, officiellement, doit être très précieux, à tancer un simple restaurateur, qui fait honnêtement son métier, dépasse l’entendement, le mien tout particulièrement. Un tel degré de dégradation de la morale publique ne peut être toléré. La vertu de l’exemple, en des temps où l’élite se vautre dans un mépris de la plus simple décence, je suis sans doute vieux jeu, garde pour moi un rôle essentiel dans la Cité.


Bien évidemment, j’ai eu droit à une leçon de morale d’un  anonyme : « Reste que ces procès en ligne, dans lesquels un simple échange de mails suffit à condamner une personne, peuvent filer la gerbe » Je lui propose de lire ce qui suit : « Je regrette sincèrement cette maladresse (…) Mon attitude a été déplacée. Ceci ne correspond absolument pas aux pratiques et aux valeurs de la rédaction de Marie Claire et des autres magazines du groupe Marie Claire. Je prie toute personne affectée par cet incident d’accepter mes excuses», déclare Jean-Paul Lubot. Dans un communiqué le groupe Marie Claire reconnait que son directeur général « commis une erreur personnelle, que nous désapprouvons fermement ». Je peux fournir à ce commentateur sensible une bassine pour qu’il puisse épandre plus facilement ses vomissures. Où était le procès ? Des faits rien que des faits ? Où était le fort ? Où était le faible ? Sans doute faut-il se taire, laisser de tels agissements sous le boisseau. La réponse est non.


Sur Face de Bouc une commentatrice notait « il existe des privilèges abusifs, notoires ou pas, autrement urticants et à la dénonciation desquels j'applaudirais plus volontiers à défaut de pouvoir le faire à leur abolition… » J’en conviens aisément mais à ce tarif, eu égard au développement exponentiel d’une nouvelle catégorie de privilégiés, le petit chroniqueur que je suis, sans pouvoir d’investigation, n’a plus qu’a remiser sa plume. Cependant les petits ruisseaux faisant les grandes rivières se priver de mettre en lumière des comportements inadmissibles est, à mon sens, salutaire. Pour preuve, dans mon courrier ce matin une lettre d’un ami vigneron me citant deux faits le concernant :


-          « Une demande d’échantillons de X…, pour son guide. Je n’ai jamais reçu un courrier duquel suintait un tel mépris. « Nous estimons que votre vin atteignait une qualité suffisante pour pouvoir figurer dans notre guide ». A aucun moment  cet individu ne s’est posé la question de la qualité de son travail, et si moi je l’estimais suffisante pour y associer mon nom. Je lui ai fait savoir, et sa réaction a été la même que celle de JPL. Mais j’ai été plus vindicatif (la jeunesse ?) que M. Jancou, et les échanges ont été plus loin. Si je vous avais connu à l’époque, je me serais fait un plaisir que de vous transmettre les mails.


-          Une lettre à en-tête du Sénat, requérant des bouteilles, offertes bien sûr, pour le club de dégustation de cette institution. La réponse a été envoyée directement au Président du Sénat et au fonctionnaire (énarque, certainement). J’attends toujours la réponse du président, mais le fonctionnaire a passé un coup de fil indigné au domaine. Il est malheureusement pour lui tombé sur ma mère. Je n’en ai plus eu de nouvelles. Mais plus de demande non plus. »


Des broutilles, des petits trucs sans importance, pas de quoi faire une chronique, d’alerter l’opinion, que nenni, moi j’appelle ça des gens qui « vivent sur la bête » sans même avoir la plus petite parcelle de respect pour le travail des autres. C’est de l’impudence, de la grossièreté de la pire espèce, une absence totale de la plus élémentaire politesse. Tous ces petits marquis n’ont pas de honte, leur claquer le bec de temps en temps ne peut que les ramener sur le plancher des vaches, au ras des bouses, à la bonne hauteur, celle qui est la leur, ne leur en déplaise, bien basse.  


Le couple Jay Miller et Pancho Campo nous avaient traités : Vincent Pousson, Jim Budd et moi-même de « petits blogueurs de merde ». Petits blogueurs, certes, c’est un fait, mais pour la merde, en revanche, nous ne pouvions que tenter de ne pas trop nous faire éclabousser par la leur. Sur ce petit  « espace de liberté »  en 3100 chroniques jamais, au grand jamais qui que ce soit n’a été traîné dans la boue, maltraité, calomnié, le ton est parfois vif certes, un peu vachard quand il s’agit d’amis, mais tout un chacun peut prendre la parole, contester mes écrits, dire que j’écris des conneries, m’insulter, à la seule condition de signer ses écrits (l’anonymat, les corbeaux, vont droit à la poubelle). Ici la parole n’est serve ni pour moi, ni pour ceux qui veulent s’y exprimer. Je ne suis pas journaliste mais je fais mienne la phrase de Beaumarchais dans son mariage de Figaro « Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur »

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 00:09

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Dans chaque Ministère il existe un Bureau du Cabinet, service administratif chargé de gérer le flux du courrier adressé au Ministre, des décorations et des parapheurs en provenance des services. Il y a donc un chef du Bureau du Cabinet qui, lorsque j’étais Directeur du dit Cabinet, était une demoiselle dont le nom m’échappe – une jeune fille prolongée – très jugulaire-jugulaire, précise et efficace, qui veillait à ce que les Services ne niaisent pas trop pour que nous ne prenions pas trop de retard pour répondre. Avec l’irruption de l’informatique, des lettres-types d’AR avaient été concoctées  afin de faire prendre patience aux demandeurs. Le procédé n’était peut-être pas très glorieux mais il avait le mérite d’exister et de permettre ensuite de contrôler la diligence des rédacteurs. Sans vouloir chercher d’excuses il faut que vous sachiez que les parlementaires, les élus de tout poil, les organisations professionnelles, les syndicats de fonctionnaires, les pékins ordinaires ça fait vraiment un sacré tas, qui se renouvelle à l’infini, pas facile à manier.

 

Pour la petite histoire la photo qui illustre cette chronique vous montre la face cachée de l'Hôtel de Villeroy qui abrite le Ministre de l'Agriculture et de l'Agrolimentaire : les trois grandes porte-fenêtres sur la droite de la photo sont celles de l'actuel Bureau du Ministre (ce bureau représente quelque chose pour le Taulier... mais ce n'est pas le temps ni le lieu d'en parler)


Mon Ministre, très soucieux de ses administrés et, en bon agrégé d’Histoire, fort pointilleux sur la forme, exerçait une surveillance très assidue et sans relâche sur le courrier qui lui était adressé. Étant, si je puis dire,  son mandataire, tous les soirs que Dieu faisait, passés les 9 heures je me coltinais les piles de parapheurs.  Lire, ne pas se contenter de renvoyer une lettre mal rédigée mais la corriger, ajouter lorsque c’était possible un peu d’empathie en bannissant les « en conséquence de quoi », les leçons de morale dont sont friands certains fonctionnaires, bannir les explications techniques imbitables sur le régime de retraite par exemple, adapter le courrier à chaque type d’interlocuteur, en clair tenter d’humaniser la lourde machine administrative pas forcément formée à l’exercice épistolaire car plus portée sur la rédaction de notes ou la ponte de circulaires en général illisibles par le commun des mortels.  Une fois ce sport particulier du courrier exercé il me fallait ensuite me taper les décrets, les circulaires, tout le cambouis d’une maison riche de plus de 30 000 fonctionnaires, dont plus de la moitié sont des enseignants, éparpillés dans nos belles régions et départements. Et je ne cite pas les établissements publics du type ONF ou Offices Agricoles. Bref, ceux qui pensent que vivre sous les ors de la République c’est prendre du gras se fourrent le doigt dans l’œil très profondément.


La tâche n’est pas aisée mais elle est faisable. Alors j’ai du mal à comprendre le silence, même pas un Accusé de Réception, à la copie de la lettre d’Hervé Bizeul à Pierre Moscovici (je l'ai portée de mes blanches mains à la réception de l'Hôtel de Villeroy) Bien sûr, la bonne excuse serait de dire : elle ne nous était pas adressée, elle aborde des sujets qui ne sont pas de notre compétence, alors nous n’avons pas à répondre. Certes, mais que je sache le vin, dans la grande maison agricole, ce n’est pas tout à fait rien et la vitalité du fameux tissu rural, cher à notre Ministre, est la résultant de la bonne santé économique de cette multitude de TPE vigneronne. À trop penser que l’avenir de ces territoires va dépendre essentiellement des subsides de l’UE, via le fameux second pilier, c’est méconnaître la réalité de notre monde du vin. Je pensais naïvement que la balle serait reprise au bond pour permettre à nos 2 Ministres d’échapper au tête à tête unique avec des représentants professionnels bien amortis et peu pourvus d’imagination. Sans doute suis-je moi doté d’un fort mauvais esprit mais je persiste à croire, comme je l’ai écrit dans ma chronique de lundi, que le monde du vin dans toutes ses composantes a été, reste, et continuera d’être une chance  pour notre pays de par sa vitalité et son inventivité. J’avoue que j’ai peine à comprendre cette indifférence, cette non prise en compte des problèmes posés à ces entreprises, certes de petite dimension, mais qui valorisent nos territoires et ceux qui les peuplent comme nulle autre production agricole.


Cette indifférence j’en ai pris l’habitude depuis plus de dix ans et je pourrais m’en accommoder, préparer mon petit saut dans une nouvelle vie de retraité actif, me contenter de pondre, tel une poule en batterie survitaminée, mes chroniques sur mon espace de liberté.  Je m’y refuse obstinément. Et qu’on ne vienne pas me chanter que je soutien un combat qui ne devrait pas être le mien. Stéphane Le Foll, au sein du groupe Saint-Germain, m’a entendu de nombreuses fois développer cette approche au plus près de cette myriade de TPE qui créent de la valeur. Ceux-là ne vont pas s’expatrier, ils s’accrochent, ils se débattent dans les rets de contraintes administratives multiples, ils sont conquérants, travailleurs, frondeurs ou silencieux, des femmes et des hommes qui assurent à notre économie, depuis des décennies, des résultats à nul autre pareil. Et qu’on ne vienne pas me mettre dans les gencives que ces chiffres ne sont que ceux des GCC, des grandes maisons de Champagne et de Bourgogne ou des 4 Grands du Cognac. Pour avoir bourlingué, trainé mes godasses dans tout le vignoble français, j’ai toujours affirmé qu’il n’y a pas de grand vignoble sans un négoce fort mais qu’en revanche il ne peut y avoir des vins toutes conditions, j’entends par là tous ceux qui sont demandés par le marché, sans de grands vignerons. Cette diversité, cette mixité est notre ADN, notre force, le vecteur de notre notoriété. Alors de grâce, même si ne n’est pas simple, pas facile, cessez de vous en tenir à la seule audition de ceux qui font profession de la représentation. En des temps pas si lointains l’INAO servait de creuset au dialogue entre les vignerons et les administrations de l’Etat, permettait de créer des liens, d’élaborer une législation compréhensible et fondé sur la responsabilité. Ce temps est terminé car les démagogues sont aux manettes. Du fait de leur grand n’importe quoi, de leur laxisme, en réaction, nous sommes entrés dans l’ère des normalisateurs, d’une machinerie administrative coûteuse et irresponsable, à trop externaliser les contrôles on génère une bureaucratie qui vit sur la bête sans apporter de réelles garanties aux consommateurs.


Voilà c’est écrit. Je ne suis qu’un modeste blogueur et les grands maîtres du troupeau pourront m’opposer « Taulier combien de divisions ? » Quand je vois les leurs je prends le partie d’en rire mais, comme je ne crois pas aux majorités dites silencieuses, je leur tends la perche : je suis encore et toujours prêt à servir de porte-voix à celles et à ceux qui souhaiteraient redonner des couleurs à l’action collective, ce qu’au temps de mon père et de mon grand-père on appelait le MUTUALISME, la mise en commun d’intérêts communs. Ce serait l’embryon d’un combat citoyen de gens qui veulent vivre au pays tout en étant de ceux qui donnent un nouvel élan à notre vieux pays. Il ne s’agit pas d’un rêve mais de mettre un contenu tangible à l’avenir. Puisqu’une loi dites d’avenir est en gestation rue de Varenne je souhaiterais que dans l’exposé des motifs il soit inscrit «« J’ai toujours voulu que l’avenir ne soit plus ce qui va arriver mais ce que nous allons faire. » Henri BERGSON 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 00:09

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Pour ceux d’entre vous, et vous devez être nombreux, qui n’avez jamais emprunté l’ancienne nationale reliant la Roche s/Yon aux Sables d’Olonne, qui tranchait le bourg de la Mothe-Achard de part en part, vous n’avez jamais connu la ferme des Mares qui marquait justement l’entrée dans le bourg. Après avoir passé le cimetière, une légère descente vous voyait passer devant le Bourg-Pailler lieu de naissance du Taulier. C’était un ancien relais de poste mais si vous vous arrêtiez c’était pour faire le plein en face à la station BP. Et vous étiez nombreux l’été au temps des congepés à emprunter cette nationale. Enfant, à la fraîche nous regardions passer vos autos et, déjà un peu ramenard, je citais les marques et parfois le nom du département inscrit sur la plaque.

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Maintenant c’est fini, tout en haut du bourg, longeant la gare, où passe le TGV sans s’arrêter, c’est l’autoroute et rare sont ceux qui font un  crochet pour s’arrêter au bourg de la Mothe comme on disait dans ma jeunesse. Sauf les amateurs de cucurbitacées : les courges quoi ! En effet, depuis 1995, au-dessus des Mares, Michel Rialland y a installé son « Potager Extraordinaire » link  Tout est parti de la gourde pèlerine qui n’est pas une fille de la Mothe mais une variété  de cucurbitacée bien connus de nos ancêtres Vendéens. Le Jardin des Plantes de Nantes lui avait offert,  « à la condition d’en faire quelque chose de bien » 320 variétés de de grainnes de cucurbitacées. Bref depuis les Mothais et les Mothaises, et bien sûr tous les amateurs n’en finissent plus de fêter la Citrouille à la Fête de la Citrouille et de concourir aux concours de cucurbitacées. Au début des années 2000, Olivier le fils de Michel a rejoint le Potager Extraordinaire et bien sûr lui insuffle un côté plus commercial : vente aux professionnels et opte pour la conversion « bio ». 19 ha de courges pour tous les goûts : le miam ou la déco. Qui m’eut dit que la Mothe-Achard, connue autrefois pour ses foires et marchés, gros bourg commerçant, deviendrait la reine des courges bio, j’aurais trouvé ça bien rigolo.


Dans cette affaire, hormis le mérite des Rialland, ce qui me branche c’est que tout près des Mares logeait Alcide Robert le caviste du frère Bécot, l’homme des hybrides américains, qui régnait sur les hectares de vignes de l’Ecole d’Agriculture de Notre-Dame de la Forêt où j’ai usé mes fonds de culotes jusqu’en classe de première. En  effet, comme l’ensemble du département de la Vendée, à l’époque finissant son déclin après l'arrachage obligatoire des cépages prohibés en 1955, la commune  de la Mothe-Achard abritait beaucoup de vignes (1). Mon pépé Louis en avait tout près : il fallait prendre le petit chemin en face du cimetière pour accéder aux vignes. J’ai donc connu la taille à l’école d’agriculture, la vendange chez pépé Louis, le pressoir, la cave aux toiles d’araignée avec une futaille que l’on rinçait avec une chaîne dedans sur un vieux pneu de tracteur et que l’on soufrait en abondance. Cependant je n’ai jamais vinifié, faut dire que chez pépé  ça se faisait tout seul et à l’école d’agriculture c’était le royaume d’Alcide Robert. Le vin de la Mothe, celui de mon pépé Louis était une horrible piquette vite submergée de fleurettes mais le vin du frère Bécot, son baco noir tenait la route. Le brave frère, très porté sur la bouteille, profitait du port de la soutane pour  véhiculer des flacons plus goûteux qu’il venait déguster avec mon père. Ses retours sur sa vieux vélomoteur à courroies relevait de l’exploit. Maintenant je ne sais s’il reste la moindre are de vignes à la Mothe-Achard, peut-être que l’ami Henri-Pierre Troussicot pourrait éclairer ma lanterne.

 

(1) « En 1897 paraissait dans l’annuaire de la Société d’Emulation de la Vendée un article sur « le vignoble vendéen et la crise phylloxérique ». L’auteur Charles Biguet y situait l’importance de la vigne en Vendée avant l’invasion du phylloxéra : 19 000 ha, 570 000 hl, 12 millions de F. au moins « Sans atteindre le chiffre des valeurs que réalisent, d’une part, la culture du blé, d’autre part, les cultures fourragères et le bétail, la production de nos vignes était néanmoins des plus fécondes et des plus rémunératrices ; elle était surtout la plus bienfaisante tant du point de vue de l’hygiène et de la santé publiques qu’au point de vue national et social. » Ouille, ouille, ouille nos hygiénistes blêmiraient mais Biguet ajoutait « La vigne, en effet, occupait à superficie égale cinq à six fois plus de travailleurs que la culture des céréales ; son produit était assez élevé pour que l’exploitant pût supporter cette grande dépense de main-d’œuvre et recueillir encore un revenu moyen qu’on peut évaluer sans exagération, à 8% du capital. »


Pour ceux qui voudraient se lancer dans la culture de la courge il faut qu’ils sachent que les graines doivent être mises en terre au printemps dans un sol chaud et bien sûr il leur faut de l’eau. Si vous êtes bio l’été faut biner et pour les soins soufre et cuivre au besoin. La récolte débute mi-août jusqu’à mis octobre. À cette date il faut tout ramasser à  cause de la fraîcheur. Moi je n’ai pas la main verte alors je me contente de passer chez mon marchand de légumes pour en acheter. Mon goût pour la courge est assez modéré mais si maintenant les chefs la transforment en mets fort appétissants. Ce mésir – mot vendéen – date des soupes de citrouille familiales dont l’odeur fade me levait le cœur et je dois avouer, qu’en dépit des menaces, j’ai toujours refusé d’en manger. Maintenant les courges sont revenues en grâce et qu’elles portent des noms sympathiques : le pâtisson, le patidou, les potimarrons rouges, verts, bleus, les courges spaghettis, butternut, les chroniqueuses gastronomiques peuvent s’en donner à cœur joie et tartiner leurs recettes avec belles photos. Pour ma part, cuisinier d’occasion j’ai accepté d’ingurgiter un velouté  de cucurbitacées le jour où j’y ai adjoint des patates et des poireaux mixés avec une bonne dose de crème fraîche. 


Histoires de Vendée : Les Vignes de Vendée par TVVendee

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 00:09

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À mon palmarès un tiercé gagnant :


-         Mon prénom Jacques par la grâce de mon parrain Alain,

-         Le Saint patron de la paroisse où je fus baptisé : St Jacques le majeur, de Compostelle à la coquille,

-         Le lieu où je réside : le boulevard Saint-Jacques.

 

Qui dit mieux ?


La saison de la pêche à la coquille Saint-Jacques n'est autorisée en France, que du 1er octobre au 15 mai par arrêté ministériel. » Les coquilles mettent deux ans en Manche est et trois ans en Manche ouest et Atlantique pour atteindre leur maturité sexuelle. En revanche, elle est autorisée toute l'année à Jersey, aussi bien à la plongée qu'au dragage. La taille marchande est de 11 cm pour la Manche et de 10,2 cm pour la Manche ouest et les autres gisements. C'est une taille communautaire qui s'applique donc à tous les pêcheurs européens. Pour pêcher la coquille les bateaux doivent disposer d'un PPS (Permis de Pêche Spécial), sur les gisements classés ils doivent aussi détenir une licence de pêche (Saint-Brieuc, baie de Seine). Les pêcheurs français sont les seuls à s'interdire de pêcher l'été. La coquille n'est pas une espèce sous quotas de l'Union européenne. »


« La principale technique employée pour sa pêche est celle de la drague, armature métallique qui permet de fouiller le fond et de déterrer, puis récupérer les coquilles enfouies2. La règlementation du diamètre minimum des anneaux (92 mm en 2004, pour la Manche), permet de limiter la prise de juvéniles. En France, les principaux ports de pêche de la coquille Saint-Jacques sont, sur le littoral du Pas de Calais: Étaples, Boulogne-sur-Mer, sur le littoral normand: Dieppe et Fécamp, Port-en-Bessin, Grandcamp, Saint-Vaast-la-Hougue et Granville. La Normandie représente plus de la moitié de la production française, c'est la première région française de pêche de coquille Saint-Jacques (Pecten maximus) et elle a obtenu deux labels rouges link : pour la coquille en 2002 et pour la noix en 2009. La moitié environ de la production étant vendue hors criée, de gré à gré. Enfin sur le littoral breton, la baie de Saint-Brieuc avec les ports d'Erquy, Loguivy-de-la-Mer et Saint-Quay représente plus de 6 500 tonnes soit presque la moitié de la production française (16 000 tonnes au total par an). »


Information Ouest-France du 9 octobre 2012 « Une semaine après l’ouverture d’une campagne qui devait être exceptionnelle, les pêcheurs demandent une mesure d’urgence pour éviter que la saison de la saint-jacques ne soit catastrophique. À Port-en-Bessin, notamment, le volume est en baisse et les prix ne parviennent pas à décoller. « Nous demandons une mesure d’urgence pour la préservation de la ressource, explique Richard Brouze, le directeur de l’Organisation de producteurs de Basse-Normandie. Notamment parce que le gisement est constitué de coquilles trop petites. » La présence d’une quinzaine de bateaux britannique qui pêchent la saint-jacques 24 heures sur 24 n’est pas étrangère à cette mesure. « Cela évitera toute forme de pêche à moins de vingt milles des côtes, entre Barfleur et Antifer. » Résignés, les pêcheurs bas-normands attendent maintenant la décision prise par les autorités européennes, pour obtenir cette fermeture temporaire de la coquille. »

 

Document d’archives de l’INA : 10 novembre 1965 la pêche à la coquille Saint Jacques en Bretagne. Des pêcheurs d'Erquy et Brest, principaux ports à la coquille en Bretagne, expliquent leurs conditions de travail et leurs méthodes de pêche. Très intéressant link


La coquille Saint-Jacques peut se manger crue en dessert. Votre Taulier qui est le seul chroniqueur de bouche à se déplacer à vélo vous le prouve ICI linkl ça vaut le détour.


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Pour la Saint-Jacques cuite laissez de côté la traditionnelle dans sa coquille, bourrative, avec un petit feuilleté sur le dessus pour faire joli, grande spécialité des traiteurs pour privilégier la simplicité :


-         La Saint-Jacques au  beurre blanc si vous êtes tendance Bretagne (1)

-         La Saint-Jacques d’Etretat si vous penchez pour les normands. (2)


Dans les 2 cas achetez vos Saint-Jacques coquillées. Bien sûr faudra vous taper l’extraction de la noix et  du corail ce qui n’est pas coton mais ainsi vous pourrez être sûr de leur fraîcheur. Comme toujours la garantie c’est votre poissonnier, faut le fréquenter avec assiduité pour lier avec lui une relation de confiance.


(1)   Hachez menue vos échalotes, mettez-les dans une petite casserole avec du vinaigre de vin blanc et le vin blanc, sel, poivre. Feu doux, et laissez cuire à petits bouillons jusqu’à réduction. Ajouter le beurre morceau par morceau en battant avec un fouet vivement dans la casserole posée sur un feu très doux. Le beurre blanc est prêt, léger et mousseux. Rapidement dans une poêle avec une noix de beurre faites dorer les noix de Saint-Jacques et le corail. Répartir dans les assiettes et nappez de beurre blanc.


(2)  Hachez menu des champignons de Paris et des échalotes. Fouettez de la crème fraîche et des jaunes d’œufs. Faire fondre du beurre dans une poêle ajoutez les champignons et les échalotes. Mélangez 5 mn sur feu très doux et ajoutez les Saint-Jacques. Faites cuire 30s puis arrosez-les de Calvados et flambez. Réservez les Saint-Jacques. Dans la poêle versez du vin blanc et faites réduire au 2/3 afin d’obtenir une sauce sirupeuse. Ajoutez le mélange crème œufs er remuez sans faire bouillir jusqu’à ce que la sauce soit onctueuse. Allumez le gril du four et répartissez vos Saint-Jacques nappées de la sauce dans des ramequins et faites dorer.


Pour accompagner ces Saint-Jacques, comme je ne peux pas tout faire, d’autant plus que je ne sais pas faire, j’en appelle à mes amis grands marieurs de vins d’être mes ambassadeurs. Donnez-nous notre vin quotidien, du grand blanc évidemment !

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 00:09

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Certains vieux routiers de la dalle en pente répondront : « T’es qu’un petit con ou une petite conne ! » mais avouez que ce type de réponse ne va pas pisser loin et que l’extension du domaine du vin pâti largement d’absence de discours audible par une population qui voit dans le vin une boisson de vieux, même de vieux cons, avec ses codes, son langage incompréhensible et sa pédagogie de spécialistes. Attention, je ne verse pas dans le jeunisme, le genre « les pauvres petits choux il faut leur proposer une cellule de soutien psychologique » bien au contraire on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif mais, ayant conduit un âne dans les Cévennes sur le sentier Stevenson, je sais d’expérience que l’âne est un animal intelligent et que si on instaure avec lui un lien de compréhension le bénéfice sera commun. Comme diraient les pigeons, qui sont aussi des ramiers sur le Net, gagnant-gagnant.


Le pire c’est que ces petits loups et petites louves, pour la plupart, n’ont jamais trempé leurs lèvres dans notre nectar. Comme le vin est une boisson qui, de tout temps, ne s’abordait qu’au seuil de sa vie de jeune homme, la transmission familiale jouait un rôle déterminant. Elle perdure mais elle s’estompe de plus en plus du fait des nouveaux modes de vie et de la transformation radicale de la cellule familiale. On peut se complaire dans le regret du bon vieux temps où l’on teintait l’eau de vin, tempêter contre les hygiénistes, vouloir pendre Evin avec sa loi, s’en prendre aux alcools forts, mais pour autant ce n’est pas avec ça que l’on fera changer l’a priori négatif de certains jeunes face au vin. Alors, que faire ? Les endoctriner ? Les séduire ? Les éduquer ? Par tempérament et par expérience je n’ai pas une âme de prosélyte et je ne supporte pas les communautaristes du vin qui prêchent pour leur seule paroisse en jetant des excommunications sur ceux qui ne pensent pas comme eux. Quant à la séduction pure et simple elle se heurte au mur des moyens que déploient les boissons concurrentes : non alcoolisées ou très alcoolisées (les gens du vin n’ont pas de ronds pour faire de la publicité de masse). Il ne nous reste plus que l’éducation et là c’est coton.


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La question du comment éduquer, de la méthode, de la pédagogie peuvent trouver assez facilement des réponses si tous nos grands experts du vin, qui écrivent des livres, veulent bien se mettre à la portée de quelqu’un qui n’a aucune idée sur ce que c’est que le vin ou qui n’a que des a priori sur lui. Pour avoir au début de ma carrière enseigné à tous les échelons : de la 6iem jusqu’à des classes de BTS puis en 3iem cycle à la Fac, pour intéresser les jeunes à un sujet dont ils se tamponnent la coquillette il n’y  a qu’une seule méthode ne pas leur asséner des vérités première mais les amener par des chemins détournés à s’intéresser à un monde qui n’est pas le leur. C’est un peu la méthode que j’expérimente sur cet espace de liberté en racontant des histoires, en abordant des sujets qui ne sont pas exclusivement centrés sur le vin. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Le plus difficile c’est où ? En quel lieu, en qu’elle circonstance, faire que ces rétifs puissent être mis en situation d’écoute ? Toutes nos manifestations, nos évènements s’adressent, et c’est bien normal, à ceux qui aiment le vin. De plus nous n’aimons rien tant que d’être entre nous pour nous congratuler, nous plaindre aussi de l’ostracisme dans lequel soi-disant on nous tient.


Pour faire en ce moment l’expérience avec une classe du lycée professionnel Jean Lurçat près des Gobelins qui aborde sous une forme ouverte un sujet difficile : les jeunes et l’alcool par le biais d’un film dont ils sont les acteurs sous la houlette d’une réalisatrice, je puis vous dire que c’est par la vigne qu’on peut les prendre par le bon bout si je puis m’exprimer ainsi. Pour leur faire découvrir la vigne je les ai amenés à Issy-les-Moulineaux, un après-midi, découvrir la vigne du chemin des vignes chère à Yves Legrand. Ce fut passionnant. Les questions qu’ils nous ont posées nous ont parfois désarçonnés mais leur attention, au départ un peu molle, fut captée. Leur première découverte fut que derrière les ceps de vigne il y avait des hommes et du travail, ça peut paraître évident pour nous mais pour eux qui ont la tête pleine d’images de pub ce fut une révélation. Le résultat c’est qu’ils ont décidé d’aller à la rencontre d’une vigneronne en Bourgogne pour la vendange. L’un d’eux voulait faire la vendange mais avec tous les règlements qui… ce ne fut pas possible. Tout ceci est filmé nous verrons le résultat lorsque le film sera terminé.


Bon, je suis comme le petit Larousse « je sème à tout vent » mais j’avions point d’argent et je me dis que nos beaux comités nourris de CVO pourraient, sans beaucoup piocher dans leurs finances, soutenir des initiatives de ce type. Comme je suis mauvaise langue j’affirme qu’un voyage de jeunes pousses dans les vignes serait un bien meilleur investissement d’avenir qu’un voyage de presse. Bref, sortir des sentiers battus, ouvrir les portes et fenêtres, écouter et répondre à  des questions qui nous paraissent étranges, aller les chercher sans leur prendre la tête avec nos trucs compliqués, dire les choses simplement. Moi je suis partant pour faire le Gentil Accompagnateur dans l’autocar… surtout si ce sont des jeunes filles qui n’aiment pas le vin que l'on trimballe dans les vignes.

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 00:09

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Afin de prévenir les interprétations fantaisistes imprimées chaque année à la même époque dans les gazettes, couper court aux propos insidieux de personnes mal intentionnées qui circulent sur la Toile, après en avoir délibéré au sein des instances supérieures de notre comité, nous avons voté à l’unanimité le communiqué suivant.


Certes :


L’hiver fut glaciaire et venteux.


Le printemps fut exécrable et pluvieux.


L’été fut pourri et brumeux.


L’automne fut absolument calamiteux.

 

Rien ne nous a été épargné sauf les sauterelles et les criquets. Même le président a changé et nous avons de nouveaux députés.

 

Nous n'avons su à quel saint nous vouer.


Et pourtant le millésime 2012 est prometteur, le dernier mois de maturité s’est déroulé sous les meilleurs hospices* avec un bel état sanitaire venu du diable vauvert, la qualité était au rendez-vous. La vendange concentrée et saine a donné lieu à une récolte de qualité et équilibrée, avec un bon potentiel aromatique pour tous les cépages.


Encore une fois, on peut parler de millésime remarquable en notre terroir d’exception, lié essentiellement aux savoir-faire de nos vignerons et plus particulièrement à leur grande adaptabilité et réactivité face aux conditions du millésime.


Ceci écrit, la grande innovation impulsée par notre Comité, sur les suggestions éclairées de notre service de communication, est de vous informer que grâce au brio de nos œnologues-conseil, de la clairvoyance de nos techniciens de surface, du travail acharné des services de la Chambre départementale d’agriculture et de ceux de la chambre régionale bien sûr, des lumières du directeur de l’ODG, des fulgurances des certificateurs en tout genre, de la vaillance des rédacteurs de cahiers des charges, du dur labeur des contrôleurs chargé de contrôler les contrôleurs, nous sommes en mesure de lire dans le marc de raisin.


Ainsi nous sommes en mesure de vous annoncer en exclusivité que le millésime 2013 s’annonce encore sous de meilleurs hospices que le 2012.


Pour les détails du futur communiqué nos services y travaillent d’arrache-pied  hésitant entre « Des vins friands d'une grande finesse et dotés d'une belle complexité aromatique » et « Des vins gourmands d’une belle finesse et dotés d’une grande complexité aromatique » sans avoir encore tranché. Ce que nous pouvons vous assurer, car nous avons pris une assurance auprès de Groupama, c’est que « Les tanins seront fins et parfaitement intégrés, ce qui apportera structure et longueur en bouche. » Quoi qu’il arrive ne vous prenez pas la tête car la qualité, elle, sera bien au rendez-vous ! Tout est sous contrôle nous tenons la barre de l’interprofession d’une main ferme et nos regards sont scotchés sur l’avenir.


Pour les volumes nous mettons des cierges dans tous les lieux prévus à cet effet car les petits volumes du millésime 2012 vont assécher nos précieuses CVO : « que Dieu protège nos CVO » sera le slogan de notre prochaine campagne d’affichage dans le métro. Nous avons confié notre campagne de promotion à Jacques Séguéla qui a récemment déclaré «Maintenant, ce qu'il me reste, c'est Dieu. J'aimerais faire la campagne de Dieu. Une grande campagne sur la croyance ! Directeur de la création, c'est le titre que l'on partage avec Dieu...»

 

La plupart des éléments de langage utilisés par le taulier ci-dessous ne sont que des copié-collé tirés des communiqués expédiés à jet continu par les comités interprofessionnels. Qu'ils en soient remercié sinon comment pourrais-je chroniquer tous les jours.

 

* hospices : j'ai joué et j'ai perdu c'est la faute à François donc auspices pour les bourguignons


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