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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 00:09

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Vous le savez les fenêtres du hasard m’ouvrent parfois des perspectives que je ne soupçonnais pas. Tel fut le cas samedi où, venu en reportage chez « En Vrac » je suis tombé nez à nez avec Philippe Bornard, vigneron à Pupillin, « digne représentant des vins natures arboisiens. »  Une fois bouclé m’a plongée dans le vrac, m’être restauré, je me suis attaqué à la dégustation des vins du citoyen de Pupillin. D’emblée je lui confesse mon ignorance crasse de tout ce qui touche, de près ou de loin, aux vins jurassiens et que la tâche va être rude. Philippe connais, bien sûr, Olif le terroiriste hédoniste jurassique, la référence, le guide des petites louves et des petits loups parisiens pour la Saint Glou 2012. Vu l’état d’analphabétisme jurassique du taulier z’ont même pas osé l’emmener. Même qu’il me dit qu’Olivier Grosjean bourlingue en ce moment à Paris. J’en ris car moi je suis quasiment dans le Jura. Mais le Jura c’est quoi ? Je passe la plume au chartiste jurrassique.


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Jura: vignoble dont on a fait une montagne. Accessoirement, département immatriculé 39, de couleur plutôt verte. Par ailleurs, bouteille spécifique de forme un peu particulière, destinée à accueillir du vin du Jura, quelle que soit sa couleur, sauf jaune.


Entièrement situé dans le département du Jura, adossé au massif du Jura, le vignoble du Jura est une simple bande de terre de 80 km de long qui s'étend sur les coteaux du Revermont, de Salins les Bains jusqu'à Saint-Amour, aux portes de la Bresse, en passant par Arbois, Château Chalon et Rotalier. Reposant sur des sols argilo-calcaires qui sont à l'origine de certaines de ses particularités, ce petit bout de vigne affiche une sacrée personnalité. Séparé de la Bourgogne voisine par la large vallée de la Saône, il ne craint désormais plus l'ombre portée par le prestigieux voisin.


Les marnes du Lias et du Trias ont permis l'épanouissement de cépages autochtones originaux particulièrement adaptés à ce type de sols, cépages que l'on ne retrouve nulle part ailleurs ou presque. Savagnin, poulsard (ou ploussard, peu importe, l'important, c'est d'en boire) et trousseau résistent bien au développement croissant du chardonnay et du pinot noir, cultivés aussi de longue date, mais vraisemblablement importés de Bourgogne.


La renommée du vin du Jura lui vient en grande partie de l'un de ses produits-phare, le vin jaune. Cet accident œnologique, élevé pendant 6 ans dans un fût en vidange, sous un voile de levures qui le protègent d'une transformation en vinaigre, en ménageant son oxydation, donne un vin hors norme que le néophyte ne sera pas toujours à même d'apprécier à sa juste valeur. Les arômes caractéristiques de noix qu'il dégage font souvent fuir l'amateur de vins non-initié, autant qu'ils attirent comme des mouches ceux qui sont rompus à la dégustation de ce breuvage.


Outre de grands vins, le Jura a également donné naissance à de grands hommes. Le plus célèbre d'entre eux est sans nul doute Louis Pasteur, qui a effectué une grande partie de ses travaux sur la fermentation alcoolique dans la petite ville d'Arbois. On ne le remerciera jamais assez d'avoir considéré le vin comme étant la plus saine et la plus hygiénique des boissons, mais on déplorera tout le mal causé aux fromages au lait cru par la pasteurisation. Le plus injustement méconnu des inventeurs jurassiens est sans conteste Charles Sauria, né à Saint-Lothain, dont l'éclairage fut plutôt bienvenu à l'intérieur des caves, une fois qu’il eût inventé l’allumette à friction.


Les vins du Jura sont fort justement considérés par les Jurassiens comme les meilleurs des vins produits au monde. »


Sans vouloir vanner ce cher Olif, le Louis Pasteur sa citation prenait en référence l’eau qui n’était guère potable à l’époque et que le vin lui doit beaucoup grâce à ses travaux sur la fermentation. Mais bon ? hormis ces remarques subalternes comment voulez-vous que je vous fasse un compte-rendu de ma dégustation des vins de Philippe Bornard sous l’œil du maître ? C’est comme si Marc Lévy donnait une conférence au Collège de France sous le contrôle de de notre dernier Prix Nobel de littérature en 2008 Jean-Marie Gustave Le Clézio. Impensable ! Un carnage, pire que la charge de la Brigade légère ou que celle des cuirassés Français à de Reichshoffen.

 

Que faire ?


Dire tout bêtement que, putain les vins du gars de Pupillin le Taulier il a sacrément apprécié, même le fameux Vin Jaune qu’il ne faut réduire à un vin d’initiés, dont certains ne sont pas des œnophiles mais plutôt des drosophiles, je décoconne bien sûr cher Olif, mais à un vin difficile, au sens contraire de ce que les mâles dominants nomment les femmes faciles. Bon je m’emmêle plus qu’il ne le faut les pinceaux alors pour me rattraper aux sarments je signale que samedi dernier au soir se tenait chez « En Vrac » un dîner à base de saucisses de Morteau au vin jaune et cancoillotte, pommes de terres fumantes, Comté... accompagnés de Vin jaune, Vin de voile et Savagnin ouillé... C’était 25 €, sans le vin. Olif n’a pas pu venir mais moi j’ai contemplé l’opulence de la cocotte jurassienne.


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Un truc incontestable : les étiquettes de l’ami Philippe Bornard semblent être toujours les mêmes sauf qu’il y a un renard de gauche et un de droite selon la couleur mais le problème est toujours le même selon le point de vue de celui qui regarde ou de celui qui est regardé. Si vous n’avez rien compris ça n’est pas grave, je fais tout ce que je peux pour échapper à mes devoirs de dégustateur-imposteur. Le goupil est à gauche pour les blancs et à droite pour les rouges, ce qui  entre nous Philippe est un peu paradoxal sauf à ce que ce soit ma position face au rouquin qui comptât. Ouah, ouah… Je ne m’en sortirai pas.


J’ai donc dégusté dans l’ordre.


1-      La Chamade 2011 Arbois Pupillin Ploussard


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2-     Le Ginglet 2010  Arbois Pupillin Trousseau


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3-     Le Garde-corps 2009 Arbois Pupillin Trousseau (oublié de faire la photo).


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4-     Les Chassagnes 2008 Côtes du Jura Savagnin ouillé


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5-     Les Gaudrettes 2009 Côtes du Jura Chardonnay


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6-     Vin de voile lieu-dit Les Marnes 2007 Côtes du Jura Savagnin


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7-     Vin Jaune 2005 Arbois Pupillin


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8-    Vin de France Vin de Pagaille


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9-    Vin de table de France avec des bulles Ça va bien


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Mes préférés : en rouge c’est très difficile à départager mais puisque dans ce foutu turbin faut toujours ramener sa science je mets un peu au-dessus des 2 autres le Garde-corps 2009. Mon coup de cœur je l’avoue c’est les Gaudrettes 2009 Côtes du Jura Chardonnay. Mention très bien. Mais la surprise vient du vin de voile Les Marnes 2007 Côtes du Jura Savagnin, j’ai vraiment beaucoup apprécié et j’ai aussi bien aimé le savagnin ouillé 2008 les Chassagnes. Quant au vin jaune, dire que je ferais Paris-Lons-le-Saunier retour à vélo pour aller en acheter une caisse que vous ne me croiriez pas ; mais pour autant je ne fuis pas, c’est un vrai must et je comprends très bien qu’il ait de grands adorateurs. Moi qui ne suis qu’un modeste buveur assis, donc avant tout un mangeur qui boit en mangeant il faudra qu’Olif me dresse une ordonnance en vue d’un bon mariage. Reste le vin des copains de Philippe son Ça va bien qui bulle, j’adore !


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Je sais ma copie n’est pas très reluisante et Olif va écrire à l’encre rouge dans la marge : « un peu léger le Taulier » mais qui puis-je ? Sans doute écrire une chronique sur le Comté. Merci à Philippe Bornard pour son accueil, l’authenticité de ses vins, ben oui j’ai bu, et pour sûr que je vais, en dépit de mon côté cossard, explorer le Jura dès que le temps m’en saura donné. Pour l’heure je m’occupe encore de mes vaches mais bientôt l’heure de la retraite va sonner alors je vais me mettre à travailler.

 

Pour tenter d’amadouer l’intraitable terroiriste hédoniste jurassique je rappelle que Pasteur déclarait : « il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres » en ajoutant « surtout dans les vins du Jura ». Pas mieux Olivier !


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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 00:09

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Le Taulier ne cherche jamais rien tout lui tombe dessus, comme ça, naturellement. La méthode est d’une grande facilité : il suffit de marcher, ou de circuler à vélo, de lever le nez du bout de ses grolles et de glaner ce qui se présente. Le dimanche du 104, pédestrement, alors que le métro venait de le jeter à Marx Dormoy, il prenait en enfilade la rue Riquet et tombait en arrêt, truffe en l’air, face à une étrange inscription « En Vrac ». Verrait ça au retour. Au retour : frustration la crèmerie était fermée. Clac, clac quelques photos pour stocker les infos et le pépère se dit in petto qu’il y reviendrait bientôt.


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Ce qu’il fit samedi dernier mais cette fois-ci en auto car le métro pour cause de Front Populaire ne le menait plus jusqu’à Marx Dormoy. Bordel habituel dans le quartier pour se garer mais le Taulier y est tout de même arrivé. Rassurez-vous, Mélanchon, à défaut de Hénin-Beaumont, n’a pas fait un remake dans le XVIIIe mais c’est la RATP qui prolonge la ligne 12 jusqu’à une nouvelle station : Front Populaire qui sera la 302e, et est située à la limite des communes de Saint-Denis et d'Aubervilliers.

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L’était pas bon à prendre avec des pincettes le Taulier, un peu fatigué. Pour se restaurer il décide de casser une graine et attendant il se fait son petit reportage photo avec l’assentiment de Thierry Poncin le boss du lieu.


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« En Vrac » c’est à l’angle de la rue de l’Olive, au 2, et comme son nom l’indique vend du vin en vrac www.vinenvrac.fr et les photos parlent d’elle-même. Mais ce n’est pas tout, ce n’est pas tout, il propose aussi une sélection de vins en bouteilles : du grand cru au vin naturel, de l’huile d’olive espagnole en vrac, des boîtes de sardines espagnoles, des pâtes de la ferme la Fringale dans l’Yonne, des cidres, des bières etc. Particularité il existe un atelier « faites votre vin vous-même » et on peut louer une cuve pour faire des assemblages at home.


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On ne peut pas dire que le concepteur d’ »En Vrac » manque d’idées, caviste depuis vingt ans, Thierry Poincin « n’a jamais oublié ces moments où, dans une France des années 60 baignée de soleil, il allait chercher du vin en vrac avec son père. Des années plus tard, au hasard d’une promenade automnale, il découvre le marché de l’Olive étincelant, sorti de sa rénovation. A cet instant, il sait que c’est ici qu’il relancera le vin en vrac de son enfance. »

C’est ouvert depuis 3 semaines et j’ai bien aimé l’ensemble avec, bien sûr, une mention particulière pour le cœur de cible : la vente de vin en vrac dont je défends l’idée depuis un bon petit bout de temps.


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Si vous êtes parisiens, franciliens ou pékins montant à Paris, je vous conseille vivement et chaleureusement de mettre le Cap d’abord sur Front Populaire (ligne 12) débarquer à Marx Dormoy et à 2 pas via la rue Riquet aller tirer le Vin en Vrac chez Thierry Poincin. Moi je suis reparti, chargé comme un âne corse bâté et le soir je me suis fait une plâtrée de pâtes de la ferme la Fringale dans l’Yonne. Succulent comme  de vrais sucres lents d’antan. En plus, comme un bonheur n’arrive jamais seul je suis tombé samedi dans les vins de Philippe Bornard : un sacré renard  vigneron à Pupillin… Affaire à suivre sur mes lignes : putain des lichées de Savagnin ça fait du bien et même que le Philippe m’a injecté du vin jaune en intraveineuses et oui, je vous le dit tout à trac il se passe toujours quelque chose chez vins « En Vrac »


Quelques détails pratiques :


Les Vins en Vrac et en bouteilles c’est ICI link

 

Pour le vrac Comment ça marche c’est ICI link 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:09

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Fut un temps où j’ai beaucoup fréquenté la Belgique, Bruxelles plus exactement, mais à part nos collègues belges du Ministère de l’Agriculture pas très préoccupés par l’avenir de la vigne du vin, je me colletais surtout à nos amis italiens qui eux nous faisaient un peu chier avec leur picrate des Pouilles et d’ailleurs que nos chers négociants mêlaient avec le jaja du Languedoc pour livrer les derniers arpents des gros buveurs. La mixture se dénommait en sabir communautaire MDVPCE : mélange de vins en provenance de la communauté européenne. Ces flux, qui excitaient le dernier quarteron des cagoulés  des CAV : Comités d’action Viticoles emmenés par le Bougon des Cépages, dont j’admirais les baccantes et les Ray Ban, furent brutalement interrompus en 1986 lorsque les exportateurs italiens eurent la « merveilleuse » idée de renforcer leur gros rouge avec du méthanol (quelques morts dans la Péninsule).


Bref, j’ai fait beaucoup de Paris-Bruxelles-Paris via un TEE et dans les zincs de ce qu’on appelait à l’époque le GLAM. Comme les négociateurs ont la fâcheuse tendance de bavasser jusqu’à pas d’heures, à part les restaurants où nous allions reconstituer notre force de travail avec du solide et du liquide, je n’ai jamais pu vraiment flâner dans Bruxelles. J’y suis retourné une fois en touriste et j’ai beaucoup aimé. Je ne vais pas vous faire le coup de : « j’ai des amis belges » car je n’ai que des amis tout court dont deux, un vrai et un émigré, dans la coopérative que j’ai contribué à fonder : les 5 du Vin. Le dernier en date, le néo-vigneron de Corneilla-la-Rivière, qui sait tout faire, du vin, des commentaires, la cuisine et aussi montrer son cul laiteux. J’ai aussi un paquet de lecteurs en Belgique dont certains sont membres de l’Amicale du Bien Vivre dite des Bons Vivants.


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Xavier Hanotte est un écrivain belge francophone né à Mont-sur-Marchienne le 31 octobre 1960 et il vient de commettre aux éditions Le Castor Astral collection Escales des Lettres un petit opus fort intéressant Soit dit entre nous… Je suis un OURS 12€. La série donne la parole à des auteurs, avec le soutien de brillants illustrateurs, ici Muriel Logist (illustration en tête de ma chronique) pour se livrer de A à Z sans rien cacher.


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J’ai donc choisi pour mes amis belges : F comme Flandre, L comme Langue, V comme Vin et W comme Wallon.


FLANDRE


« Pendant presque vingt-cinq ans, l’Ours wallon que je suis eut la Flandre au bout de son jardin. À deux rues, plus précisément. À cette époque, la frontière linguistique se limitait à quelques panneaux joyeusement peinturlurés par les ancêtres déjà prosélytes de MM. De Wever et Maigain. Des deux côtés, les indigènes trouvaient ça plutôt comique et, sinon propice à l’éclosion de talents artistiques qui trouveraient plus tard à s’exprimer sous forme de tags et autres manifestations ruralisées d’un art dit urbain. Coincé entre la Hulpe et Overijse, le quartier flamand de Malaise (Maleizen en langue de Conscience) nous envoyait, en procession et en mauvais français, laitier, brasseur et autres petites professions itinérantes. Jamais toponyme ne parut si injustifié.


Mais les choses évoluent. La complicité économique a fait place à une réciproque ignorance. Quand je repense aux temps de mon enfance, il me semble que j’évoque une période révolue, que restituent à peine, au fond des boîtes à chaussures oubliées, des collections déteintes de vieilles cartes postales. »


LANGUE


« Je n’ai jamais compris l’idolâtrie dans laquelle il faudrait tenir une langue plutôt qu’une autre. La littérature, pourtant, grouille de zélateurs dithyrambiques qui font de la langue française un idiome supérieur à tout autre par la vertu de ses héritages successifs, qu’ils fussent royaux ou républicains. Quant à la beauté intrinsèque, personne ne pourrait, selon eux, songer à la contester. Combien de fois, par contraste, ai-je entendu professer par les mêmes imbéciles que le néerlandais était un dialecte de bouseux, l’allemand un assemblage austère de sons gutturaux, l’anglais un meccano grammatical simpliste, etc.

Pour moi, toute langue est belle dès qu’on se donne la peine d’en comprendre la musique, et toute langue devient moche, gueulée par un sous-officier dans une cour de caserne.


Le reste relève de nationalismes auxquels aucun ours digne de ce nom ne pourrait souscrire. »

 

VIN


« Entre autres plaisirs bien connus, le vin me fait voyager. En France, bien sûr, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Grèce, en Espagne, en Bulgarie, en Afrique du Sud… C’est qu’on a toujours fait du bon picrate ailleurs qu’en Gaule, et depuis bien longtemps. Durant ces années, j’ai collectionné les étiquettes comme je collectionnais les timbres. Elles me rappelaient celles que, déjà, les touristes fortunés ne collaient plus sur leurs malles-cabines en cuir bouilli, célébrant les charmes désuets de grands hôtels et de lointaines rivieras. Puis un jour, pour quelque obscure raison technique, il est devenu impossible de les décoller des bouteilles. Comme les timbres sur les enveloppes.

Pourtant je voyage toujours… »

 

WALLON

 

« On a beau dire, on a beau faire. Même affublés de bérets basques, les ours pyrénéens garderont toujours l’accent de leur natale Slovénie. Quand j’étais un jeune ours crétin, lisant Freud et Kant, auquel le mot terroirfilait de l’urticaire, j’aimais déclarer à mon grand-père, l’air pénétré, un sourcil haussé et la patte au menton, que je me sentais francophone. Wallon, ça faisait décidément trop campagne.


Ça l’ennuyait un peu, mais il ne disait rien.


Il m’a fallu vivre un quart de siècle à Bruxelles pour comprendre que je resterais toujours, par défaut, un ours wallon.


Toutes les patries sont imaginaires.

Je suis donc un Wallon imaginaire.


J’aimerais le dire à mon grand-père.

Ce n’est hélas plus possible »


Bien le bonjour à mes amis belges de la vigne et du vin et d’ailleurs… restez de grands ambassadeurs du jus fermenté du raisin, gaulois ou d’ailleurs… l’important c’est l’extension du domaine du vin…

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 00:09

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Recevoir est un art subtil dont la finalité est d’une grande simplicité : mettre à l’aise ses invités. Le trop de tout écrase, le trop peu sème la gêne, mais alors comment donc atteindre ce subtil équilibre entre le faire plaisir et le ne pas trop en jeter à la vue ? Nulle recette codifiée n’existe même si des règles, jugées parfois désuètes, telles celles de la bible des bonnes manières le Guide du protocole et des usages de Jacques Gandouin, un ancien préfet. Laissons le protocole aux officiels et revisitons les bonnes manières en leur enlevant ce qui les recouvre de poussière. L’ingrédient principal de l’art de bien recevoir est l’attention, être attentionné vis-à-vis de ses invités est souvent le gage d’une réception, d’une fête qui enchante ceux qui y ont participé. Ni intrusion, ni révérence, accueillir, mettre à l’aise, proposer, briser la glace dit-on, converser, échanger et bien sûr se restaurer.


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Le gimmick de Stephan Eicher « Déjeuner en paix » j’ai envie de le revisiter à propos d’un dîner à Oh ! 31 rue des Martyrs auquel nous avait convié le Comité Interprofessionnel des Vins d’Alsace. Tu as le code de la porte que tu pianotes en contemplant ton agenda. Tu sonnes : « c’est au premier » te dit dans l’interphone Eva. Dans le hall une jeune mère de famille s’affaire autour de son petit mouflon blotti dans sa poussette de compétition. Elle m’offre un beau sourire. Dans l’escalier tu te dis « j’aurais dû apporter des fleurs… » . Accueil, présentations, le salon est vaste, bien meublé, de grands canapés pour se poser et me voilà bien installé. Je papote, un peu trop sans doute, c’est l’âge Eva, mais déjà je sens que cette soirée va être une bonne soirée car nos hôtes du CIVA, représenté par Thierry FRITSCH, œnologue, ont fort préparé leur réception. 


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Nos amis des marches de l’Est savent bien que Paris est une terre de mission pour leurs vins, ils sont donc dans les starting-blocks soucieux d’être convainquant sans pour autant être pesant. Attentif donc, Thierry lance des ballons d’essai, tâte le terrain, il est précis, habité même, il n’est pas en service commandé, les vins proposés résultent de choix réfléchis, d’une réelle volonté de dépasser les clichés et les idées reçues. Pas aussi simple qu’on ne le croit lorsqu’on se retrouve coincé entre le marteau des petits blogueurs et gueuses, qui n’aiment rien tant que l’individualité, le petit vigneron, la bouteille unique en série limitée, et l’enclume de l’approche collective au service des vins d’une région à forte identité comme l’Alsace.  

 

Ma relation, parfois un peu rude, avec les mécaniques interprofessionnelles me met particulièrement à l’aise pour donner un vrai et un grand coup de chapeau à ce « dîner en paix » bien orchestré par Thierry à la baguette et Eva qui à l’œil à tout et sur tout. Que voulez-vous l’alchimie de l’accueil, des vins, de ce qui nous fut servi, de la vivacité et du rythme de ce qui ne fut pas une dégustation froide mais la chaleur merveilleuse d’une tablée. Je ne me sentais pas ailleurs, et je n’étais pas chez moi, mais vivant un de ces instants d’exception – pas exceptionnel, ce sont certains vins qui le furent – où tu te laisses vivre, le temps est suspendu, c’est un léger parfum d’ivresse qui te réconcilie avec la vie. Moi j’étais bien et même capable d’écrire tout le bien des vins qui nous furent proposés.


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Et c’est que là que les Athéniens s’atteignirent, Thierry FRITSCH a su dresser une large palette de ce que l’Alsace sait faire, bien faire, dans sa diversité, ses belles individualités mais aussi ses caves coopératives. Nous ne sommes que des petits chroniqueurs sur le Net et à simplement nous en tenir à ce que la tendance, nos goûts, nous font aimer et choisir, nous allons verser dans une forme d’élitisme coupé de ceux qui font la consommation de vin. Rien ne m’irrite plus que le discours à la mode « la consommation de vin fout le camp » en référence à des périodes où le gros rouge qui tache et le petit blanc de comptoir formaient les gros bataillons de gros buveurs. « Boire moins, mais boire mieux… » pèse très lourd sur la statistique, alors de grâce réapprenons à compter sur nos doigts : les belles bouteilles se situent à l’extrême pointe de la pyramide et le ventre de celle-ci vaut mieux que notre mépris.

 

Plus sérieusement revenons à la conversation qui a roulée à l'apéritif autour de Saint-Nicolas sont grand saloir mais surtout son père fouettard avec son martinet, parfois même son fouet, qui a mis nos amies bloggueuses dans des états que vous auriez peine à imaginer. 


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Place aux agapes après un apéritif autour d’un Crémant d'Alsace de la Cave d'INGERSHEIM www.geiler.fr (à l’avenir prévoir des seaux à glace ou mieux une jolie petite vasque où l’on couche le cul des bouteilles dans les icebergs pour les frapper, pas avec un martinet ou unnfouet les filles) et un très beau Muscat d'Alsace 2011d’Albert MANN www.albertmann.com j’avoue, je suis peut-être de parti-pris, j’adore les vins d’Albert Mann et comme je ne suis pas très addict du Muscat ici j’en ai repris. Nous sommes ensuite passés à table, une belle table et une très belle tablée, pas trop bruyante : « dîner en paix » mais disons joyeuse et gazouillante, babillante, pardon les filles, photos, tweet et tout et tout : bloguer ce n’est pas bouffer mais capter les accords mets-vins. Je plaisante un chouïa.


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Entame sur des huîtres plantureuses mais goûteuses mariées en première noce avec un Sylvaner 2010 Vérité d’Etienne LOEW www.domaineloew.fr puis en seconde avec un Riesling 2008 Clos Häuserer ZIND-HUMBRECHT www.zindhumbrecht.com. Pour l’accord j’ai penché pour le premier d’une grande pureté même si votre Taulier aurait plutôt choisi le Pinot Gris 2010 Le Fromenteau  JOSMEYER (le fromenteau est l’ancien nom du Pinot Gris en Ile de France. Son nom évoque les champs de froment, la moisson, la terre nourricière, c’est beau) www.josmeyer.com venu plus tard pour sa capacité à chatouiller les papilles, à les exciter par sa vivacité. Le Riesling d’Humbrecht est tout simplement grand quasiment hors concours, au-dessus, je l’ai bu rien que pour lui-même, hors tout.


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Notre chef d’orchestre en bout de table Thierry donnait le la, relançait, questionnait la tablée, faisait le métier comme on dit, avec humour et vivacité, pendant que son premier violon Eva officiait quille à la main. Je ne vais pas pour autant vous décliner tout le menu, je ne suis pas François Audouze, ce serait fastidieux mais vous faire part de mes deux découvertes de la soirée. Que mon ami Jean-Michel se rassure je suis toujours addict de son Alsace Grand Cru Altenberg de Bergheim 2007 www.marceldeiss.com et j’ajoute que Thierry a fait un sans-faute pour expliquer aux petits loups et louves, en phase de devenir des adorateurs des vins d’Alsace, ce qu’était ton superbe méli-mélo de cépages, la complantation et tout le reste de la chanson. Très beau Mont d’Or accompagné de mes deux coups de cœur. En finale, des tartelettes ananas/mangue Gewurztraminer dont les épousailles avec le 2005 Vendanges Tardives de la Maison HUGEL www.hugel.com/fr et un retour sur les bulles fines du Crémant d'Alsace de la Cave d'INGERSHEIM www.geiler.fr

 

Mes découvertes donc :

 

1-       Le  Pinot Noir Alsace 2009 Clos St Landelin René MURÉ www.mure.com

Quelques détails sur le Clos Saint Landelin situé à Rouffach qui est un monopole de la famille Muré. 12 ha à l’extrémité sud du grand cru Vobourg. Culture en terrasses car les pentes exposées sud sont très abruptes. Sol argilo-calcaire avec beaucoup de cailloux et sous-sol de « grès calcaire du Bajocien et de conglomérats calcaires de l’Oligocène » Culture AB. Vignes moyenne d’âge 45 ans, rendement 30hl/ha vinification en barrique.


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Avis du Taulier SGDG : il en a bu avec délice, il en a  rebu avec malice et ce ne serait pas un grand supplice que de lui imposer une semaine de cure intensive de Pinot Noir Saint Landelin. Pour faire dans l’image d’Epinal ce Pinot Noir est à l’image du somptueux pull violet (instagram le transforme en rose mais il est violet) du Taulier : doux et souple comme le mohair, onctueux comme un prélat, relevé je n’ose dire comment sous peine de me voir excommunié, des épices en diable sur du fruit qui croque. Du vin quoi, du vin que l’on boit dans les bras d’une fille qu’on n’a pas…

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2-       Le Riesling Grand Sommerberg 2008 Claude WEINZORN www.alsace-vignoble.net   

Quelques détails sur Le domaine de l’Oriel est établi dans la commune de Niedermorschwihr depuis plus de 3 siècles, et c'est Claude Weinzorn qui tient aujourd'hui les rênes de l'exploitation avec sa femme depuis la disparition de Gérard Weinzorn en 1995 lors d'un tragique accident dans les vignes. Le vignoble couvre 9 hectares. Le domaine se fonde en grande partie sa réputation sur des parcelles  de trois Grands Crus situés dans trois villages différents: Sommerberg à Niedermorschwihr, Brand à Turckheim et Florimont à Ingersheim.

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Avis de l’avis du vin que le Taulier partage : « D'une manière générale, ce couple de vignerons privilégie le travail et la sobriété pour extirper de leurs cuvées le potentiel des terroirs exigeants. Pas d'esbroufe donc, pas de mode, pas de marketing mais de la passion, des traditions et du savoir-faire, qui s'exprime tout particulièrement avec les vins issus du Sommerberg. »


Belle soirée pour le Taulier, merci  à nos hôtes alsaciens, il faudra que vos copains des autres grands zinzins du vin prennent de la graine, de nous avoir offert tout à la fois de la chaleur, du bonheur, de belles découvertes et une convivialité non feinte. C’est si rare de nos jours que le souligner va bien au-delà de la stricte et normale politesse. J’ai promis juré d’aller déguster des asperges d’Alsace, de Sigolsheim plus précisément  www.asperges-clarisse.fr . C’est comme si c’était fait… À bientôt sur mes lignes pour vous narrer ce grand moment…

 

Merci au chef  David Van Laer et pour tous Stéphan Eicher :


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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 00:09

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J’ai reçu dans mon courrier, sans que je m’y sois abonné, ce qui est contraire aux règles de la CNIL - chez moi lorsque madame Michu et monsieur tout le monde s’abonnent mon hébergeur leur envoie un lien pour confirmer leur inscription à éthique, éthique et demie - la charmante bafouille, dite newsletter, ci-dessous.


Je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer le texte de la charte de ce qui est un Agence de Communication. Si je voulais m’amuser, mais je n’ai pas de temps à perdre avec ces broutilles, je pointerais des incongruités étonnantes telle que le fait que ces braves gens ne veulent que des propriétaires classés en AOC Française. Exit les cons de fermiers, de métayers en vignes AOP comme bien sûr en IGP et encore plus en vin de France ils sont indignes d’être traités par cette agence d’un Troisième Type. Je me demande donc si Romain Paire du Domaine des Pothiers, dont tous les blancs élaborés à base de Chardonnay sont des Vins de Pays d’Urfé, en sera-t-il pour autant tricard chez VE2F ?


Bref, si vous avez quelques minutes à perdre je vous invite à me livrer vos impressions sur ce nouveau type de Buiseness pseudo-militant.


Je signale aux vignerons qu’ICI chez le Taulier tous les services sont gratuits. L’espace de liberté est ouvert aux quatre vents, sans ségrégation, de manière équitable, avec des lecteurs à la clé comme dirait mes potes d’ebuzzing link, à tous les vignerons qui veulent se faire connaître sur la Toile. 8 ans d’expérience ce n’est pas si mal. « Le taulier qui n’est pas mou du genou fait une proposition indécente aux vignerons : venez faire de la réclame gratis sur Vin&Cie ! » link 


Je n’ai rien contre ceux qui veulent rendre des services aux vignerons, libre à eux de choisir avec qui ils veulent travailler, avec les critères qui leur semblent bons, mais de grâce prière de ne pas se parer et de s’emparer du mot ÉQUITABLE et de rejeter dans les ténèbres extérieurs mes chers vignerons de la Coopérative d’Embres&Castelmaure ou ceux de la Coopérative d’Estézargues. Merci pour eux.


Je suis un vieil adepte du commerce équitable : Tout ça pour mes Veja...link 


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Bonjour,


 Voici la première newsletter de Vin Equitable de France. Retrouvez tous les 15 jours des informations sur le monde du vin, les nouveaux membres de la communauté mais aussi l'actualité interne de Vin Equitable de France (VE2F).


Nos engagements vis-à-vis du vigneron


Cette charte s’adresse aux vignerons sensibles aux nouvelles technologies de communication et de e-commerce désireux de développer leurs présences sur Internet.


Elle concrétise un engagement pour des valeurs et des objectifs communs et constitue le lien qui unit tous ses signataires vignerons avec Vin Équitable de France.


Elle précise les orientations de notre projet de service dans le but d’une communication et commercialisation plus équitable des vins de terroir qui répondent aux attentes légitimes de la société.


Les signataires, s’engagent au travers de leurs actes à soutenir et privilégier cette dynamique, afin de promouvoir une proximité entre le consommateur et le producteur.


I. Les conditions d’acceptation de la charte :


Être propriétaire récoltant et réaliser la mise en bouteille au domaine.

 

Être producteur dans une des AOC Française.

 

Privilégier les arômes terroirs aux arômes cépages.

 

Cultiver la vigne en respectant l’environnement.

 

Respecter et être solidaire des autres domaines de la même appellation.

 

Être favorable à l’accueil client au domaine (œnotourisme).

 

Tenir à jour son catalogue des vins et ses informations domaine destinés aux Internautes.

 

Fournir des photographies libres de droit afin d'illustrer toutes les rubriques de son espace sur Vin Équitable de France.

 

II. Vin Équitable de France s’engage à :

 

Fournir aux vignerons un outil de communication (Internet), simple d’utilisation, efficace en termes de référencement et de technologie, qui comprend les pages et moteurs de recherche nécessaires pour une communication complète sur le domaine et ses vins.

 

Être à la pointe des technologies internet en termes de communication et e-commerce. (QR code, mobile, réseaux sociaux…).

 

Accompagner le vigneron dans sa démarche internet (création contenu et diffusion).

 

Être réactif et disponible pour le vigneron qui pourra contacter Vin Équitable de France par téléphone ou mail.


Fournir en option un outil sécurisé et fiable pour réaliser des ventes en ligne.

 

Ne pas prendre de commission sur les ventes, mais à préférer une rémunération équitable sur les services apportés.

 

Fournir les mêmes droits d’accès à tous les signataires.

 

Vin Équitable de France est le partenaire privilégié pour la réalisation d’une communication internet et e-commerce optimale avec des vignerons réalisant des vins de terroirs, de qualité et respectueux de l’environnement.

 

Nos engagements vis-à-vis du consommateur

Les consommateurs raisonnables et éclairés sont toujours à la recherche d’informations pertinentes à jour sur les produits qu’ils affectionnent ou sur de nouveaux produits à découvrir.

 

Le vin (AOC) n’est pas un produit comme un autre, c’est un produit plaisir, un produit passion, un produit festif, un produit qui relie les Hommes entre leur savoir-faire, la terre, la plante, le climat et leur savoir-être.

 

Le vin (AOC) est un produit qui mérite une communication la plus précise possible, la plus technique possible, Vin Équitable de France a comme mission de rapprocher par Internet le consommateur du vigneron en le transformant en consom’acteur.

 

I. Vin Équitable de France s’engage à :

 

Veiller à ce que chaque adhérent vigneron respecte ses engagements

 

Veiller que toute l’information soit juste, précise et pertinente.

 

Faciliter les échanges directs entre consommateur et vignerons.

 

Permettre d’acheter en direct ou chez un caviste à partir d’un référentiel de prix justes, sans autres intermédiaires.

 

Faire profitez le consommateur des meilleures cuvées, des meilleurs tarifs consentis par le vigneron.

 

Garantir la démarche équitable du service de Vin Équitable de France.

 

Vin Équitable de France est le partenaire privilégié pour accéder par Internet à de l’information de qualité en toute transparence de la part d’une sélection très représentative et unique des vignerons de 320 appellation française, des vignerons réalisant des vins de terroirs, de qualité et respectueux de l’environnement.

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 00:09

Comme je suis un garçon bien élevé, afin de ne pas tomber dans la vulgarité, j’évite de balancer à ceux qui me gonflent, me prennent la tête et que j’ai envie d’envoyer valdinguer « que je m’en tamponne le coquillard » car au sens premier, attesté au XVIe siècle, c’est depuis le Moyen-Âge, le sens de se moquer de quelque chose, n’en avoir rien à faire, mais comme le coquillard est ce que les humains posent sur le trône, la locution a des connotations scatologiques : ça signifie en clair « s’en torcher »


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Cédant sans doute au politiquement correct je préfère m’en tamponner la coquillette… ». Cependant, à bien y réfléchir, ma référence à la coquillette ne relève pas de la simple substitution du son « ard », qui fait penser au lard, par le son « ette », qui fait lui penser à fleurettes, le léger contre le lourd, mais d’un parfum d’enfance qui n’a rien de scatologique.

Dans sa préface à son petit opus « les coquillettes » aux éditions de l’Épure Sébastien Chambru écrit « Tapies dans le fond d’un garde-manger, enfermées dans leur paquet transparent aux crissement indiscrets, les coquillettes, sont ma « madeleine de Proust ». Comme moi, vous vous en êtes certainement délectés un jour ou l’autre. »

photocoquillettes.JPGLes coquillettes pour votre Taulier c’était des Rivoire&Carret dans des paquets en carton (rappelons que Claudius Rivoire et Jean-Marie Carret sont les inventeurs de l’empaquetage des pâtes alimentaires). Coquillettes au beurre des jours de maladie mangées au lit. Comme le disait ma mémé Marie « ça se mange tout seul ». Souvenir donc de ces petits coudes mangés à la cuillère, chaleur, douceur, réconfort et c’est toujours ainsi lorsque, pris d’une faim d’ogre, j’en fais cuire dans une casserole d’eau salée avant de les embeurrer avec du beurre salée. J’adore les manger debout dans ma cuisine.


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Extrême simplicité donc que je vais contrebalancer avec la recette de Sébastien Chambru baptisée Les boulettes de Sonia qui allient mes chères coquillettes avec de la viande hachée bien sûr mais surtout du foie gras : donc plat de Roi qui « pour les très grands soirs », je n’ai pas écrit le Grand Soir dont rêve Mélanchon, peut même voir les boulettes de Sonia s’enrober d’une chapelure de cèpes.

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Avec les boulettes de Sonia moi, rien que pour emmerder les grands faiseurs d’accords, qui sont plutôt des nanas d’ailleurs, je descends du Muscat Sec, ça permets de bien faire couler les boulettes. Et puis, avec une telle étiquette, Cuvée Goutte d’Or, je me réconcilie avec Mélanchon…


photoMuscat-sec.JPGphotoMuscat-sec2.JPG

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:00

L’histoire du type, père tranquille, sans histoire, qui descend un soir en pantoufles avec le chien pour aller acheter un paquet de cigarettes au bar-tabac du coin et qui ne rentre jamais chez lui m’a toujours fasciné. Pas même un bonsoir, ni de valise, se les mettre, se casser, se tirer, se barrer, se tailler, foutre le camp mettre les voiles, larguer les amarres, s’en aller, partir… pour ne jamais revenir. Filer. S’arracher. S’évanouir. Disparaître. Se fondre dans l’anonymat.

 

Je ne fume plus.


« La poésie c'est toujours le récit d'un retour.


Un peu comme le laboureur au bout du champ qui revient accompagnant un nouveau sillon.


Il y a ceux qui ne reviennent pas. »


Dernier stigmate de mon élevage, j’ai toujours eu et j’ai toujours du mal avec la Poésie avec un grand P car trop souvent elle emprunte les chemins de la grandiloquence, de la Pompe ou pire encore ceux d’un ésotérisme abscons, d’une forme de pré-carré pour initiés, mais les poètes, surtout ceux que l’on croise dans la rue sans les reconnaître, les vrais, sont le sel de la terre.


Enjeu de mots, mots fracassés, concassés, brisés, déchirés, jetés en l’air, crachés, maltraités, la poésie se glisse dans toutes les failles, prospère dans l’aridité, l’abandon, les marges, se moque des hauts lieux, vit, survit, dure, perdure loin des douceurs officielles. Elle est éclat, éclat de voix ou simple murmure intérieur sans avoir besoin de mur pour s’exposer. Chaissac peignait avec des épluchures les poètes d’aujourd’hui en sont réduit eux aussi aux miettes de nos tables opulentes.


Oui, il est des jours où face au bruit, au tintamarre de l’insignifiance de ceux qui tiennent la chaire officielle de la parole, l’envie de prendre son sac s’installe, lancinante, lourde, visqueuse… Pour s’en débarrasser, s’en défaire, je ne connais qu’un seul remède : de la musique, c’est le substrat, l’excipient comme dirait les potards, et les mots des poètes sans statut : vous, moi, lui, l’autre ou Serge Pey.


Ici c’est un discours, je hais les discours mais celui-ci c’est un fleuve en cru. Il a été prononcé par Serge Pey en décembre 1994 lors de la remise de la médaille d'or de la ville de Toulouse par les autorités municipales.


Ce matin comme un voleur j’ai déchiré un tout petit lambeau de l’affiche où les officiels l’avaient imprimé pour la coller sur un mur ladre d’une rue oubliée menant nulle part. C’est le sort de la poésie, c’est le destin des poètes, disparaître, se dissoudre, n’être rien ou si peu.

 

Merci Sylvie.

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Je me souviens d'un graffiti magnifique

rue Peyroliere qu'un jour un passant

avait écrit  hâtivement en gros caractères rouges sur un mur :

 

« J'aime une folle ».

 

Quelques jours après,

 

au-dessous,

 

un autre passant avait ajouté : « Moi aussi ».

 

Je trouvais cette écriture des murs plus fondamentale

 

qu'une page de papier,

 

mais qu'elle ne fut pas ma surprise,

 

un mois après,

 

alors que je passais dans cette même rue

 

pour relire ce poème magnifique

 

de voir un troisième graffiti

 

surajouté au bas des deux premiers

 

et qui disait « Et c'est la même »!

 

Ainsi un poème avait surgi dans l'anonymat de l'amour

 

et qui proclamait

 

« j'aime une folle, moi aussi, et c'est la même » !

 

 

Devient poète celui qui n'existe pas.

 

Le but de la poésie est l'anonymat de sa signature.

 

Serge Pey

 

La chanson de Trenet est belle : l’âme des poètes mais ce jour c’est Dave Brubeck qui aujourd’hui m’arrache un morceau de mes souvenirs… et je n’ai même pas de sac pour mettre les bouts…


 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 00:09

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Il est des jours où votre Taulier, tel un âne bâté, écrasé par les sollicitations de tous ordres, ployant sous les propositions de toutes natures, honnêtes ou malhonnêtes, même que certains ou certaines agitent sous son « muflon » des belles carottes juteuses alors que d’autres, fieffés cons, le menacent de gros bâton merdeux, rêve de la douce chaleur de la crèche de Bethléem où, en compagnie de son gros pote le bœuf, qui lui rumine pour oublier son état – ha les vaches ! –  de la douce et belle Vierge Marie et du charpentier Joseph qui se demande lui ce qu’il fout ici, il se reposerait. Bien sûr viendrait les bergers et leurs moutons, et Dieu sait si les moutons sur la Toile ce n’est pas ce qui manque, puis arriveraient du diable vauvert les rois Mages qui auraient forcés tous les barrages puis sauté le Mur de la honte et enfin, suprême honneur ce serait le temps de porter sur ses flancs la mère du divin enfant pour fuir en Égypte.


Je ne vais pas ici vous dresser la liste de tous ceux qui me demandent de relayer l’information de la naissance de leur  nouveau site de vente sur le web forcément génial, très original, des passionnés, des quasi-mécènes en culottes ou jupes courtes pour braves vignerons. Non, je ne suis et ne serai jamais le BALO (Bulletin d’annonces légales pour les mauvais esprits.)

Je passe aussi sur l’intrusion irritante et constante, les relances de certaines agences pour que je pisse en permanence de la copie conforme à leurs petites exigences. J’ai su manier l’encensoir avec volupté et virtuosité au temps de mes soutanes d’enfant de chœur mais je n’ai nul envie de me transformer en haut-parleur en échange d’un plat de lentilles même cuisiné par un chef étoilé. Les étoiles je les préfère dans le ciel de Bethléem.


Si vous pensez que j’exagère, que je geins pour rien, que je devrais adopter une élégance condescendante à la de Rouyn je vous offre pour la bonne bouche deux sollicitations : l’une vraiment étonnante sans doute liée à ma chronique des Vendredis du Vin de novembre drivés par Olivier Lebaron et l’autre bien plus mercantile conséquence de mon immense et incalculable pouvoir d’influence mesuré chaque mois par ebuzzing.


1-      l’ASSOCIATION POUR LES CERCUEILS ECOLOGIQUES EN CELLULOSE ETAUTRES MATERIAUX NATURELS (ACEC), qui boudée par les pompes funèbres, me demande de faire du lobbying associatif pour le cercueil écolo. Demandez le cercueil écolo !

 

(ACEC). Objet : promotion en France, en Europe et dans le reste du monde, de l’usage des cercueils écologiques en cellulose et autres matériaux naturels (fibres végétales notamment) ; la création d’un réseau d’échange d’informations relatives aux matériaux naturels et d’incitation à leur adoption ; la mutualisation de compétences et de ressources pour encourager la recherche, l’expérimentation et le développement de solutions innovantes en matière de cercueils écologiques naturels ; la formation professionnelle des personnes qui contribuent à l’utilisation des cercueils en matériaux naturels ; la définition des positions et propositions de la profession vis-à-vis des pouvoirs publics, des instances de normalisation et des autres organisations professionnelles. Siège social : 54, route de Mervans, Outre Cosne, 71620 Saint-Martin-en-Bresse. Date de la déclaration : 23 novembre 2012.


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2-     « Les Priceless Soupers » sponsorisés par Mastercard via le Bureau du Fooding

 

Bonjour Jacques,


Je m'appelle … et m'occupe de la communication au Bureau du Fooding. Je me permets de vous écrire afin de vous présenter en quelques lignes « Les Priceless Soupers », une opération qui pourrait intéresser les lecteurs parisiens de votre blog.


Pour résumer: Trop de restaurants sont devenus inaccessibles à moins de s’y prendre des semaines, voire des mois à l’avance. Ou d'être prêt à se présenter bien avant l'ouverture, quand ils ne prennent pas de réservation...


Pour remettre un peu de simplicité et de spontanéité au menu, Le Fooding a créé les Priceless Soupers, un service qui permet aux gastromaniaques de réserver dans les restaurants préférés du Guide (souvent les plus inaccessibles) sans façon et sans logistique infernale, à la dernière minute.


Plus que des simples soupers, les Priceless soupers sont de véritables festins surprise, comme en témoigne le prochain rendez-vous, spécialement dédié aux amateurs de vin :

Le Jeudi 6 décembre,  à l'inénarrable Chateaubriand : un menu en 9 temps accords mets et vins 100% René Mosse, pour lequel le vigneron culte d'Anjou viendra ambiancer la salle en présentant ses vins, avec la complicité de la pop singueuse australienne Nadeah, qui signera là, en live, son premier bistrot-concert.


Donc, pour booker l'imbookable, deux liens : www.priceless-soupers.com  et www.priceless.com/paris

 

Je me tiens bien sûr à votre entière disposition pour tout complément d'information.

 

Merci beaucoup, et à bientôt,

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Priceless Souper #02

Jeudi 6 décembre 2012 à 19h30

Au restaurant Le Chateaubriand

Iñaki Aizpitarte

Nadeah en bistrot-concert + présence du vigneron René Mosse

Menu en 9 temps

120 € par personne avec accord mets & vins (100% René Mosse !)

129, avenue Parmentier

Paris 11 (75011)

MÉTRO : Goncourt, Parmentier

 

Manifeste


C’est peu dire que le sketch du « super resto où il est impossible d'avoir une table » a fini par en épuiser plus d’un. Et le Fooding plus que quiconque, conscient de contribuer à la procréation de ces nouvelles gymnastiques de réservation : « Chez nous on peut réserver maximum 25 jours ouvrés à l'avance. Je vous explique : le 5 du mois, vous pouvez réserver pour le 8 du mois suivant. Puis le 6 pour le 9. Et ainsi de suite. C'est simple non ? Donc il faut juste nous rappeler jeudi en 8 entre 11h et 11h15 et il ne devrait pas y avoir de problème. »

Et si on remettait un peu de simplicité dans tout ça ? Une envie soudaine d'un bon repas, une résa, et en voiture Simone ! Engagés, comme toujours, dans une croisade pour plus de spontanéité, le Bureau du Fooding a donc décidé de mettre son grain de sel dans les flux réservatoires.


Les Priceless Soupers, que nous lançons avec nos chers amis de MasterCard (avantage est donné à leurs détenteurs), vous permettront de réserver dans vos restaurants préférés sans façon et sans logistique infernale. Au dernier moment, ou presque, comme quand l’appétit vous prend. Naturellement, on a quand même demandé à nos chefs préférés d’en profiter pour vous concocter quelques surprises… Bref, guettez lefooding.com et sautez, toutes les deux semaines environ, sur l’occasion qui fait toujours le lardon.

Sincères dégustations,


Le Bureau du Fooding


Voilà un petit morceau de la vie que je vis, petit blogueur de merde, confetti ou con tout court, sur l’immensité d’une Toile où les mercantis badigeonnés aux belles couleurs pastel de la tendance main sur le cœur je suis un défenseur de… voudraient me transformer en homme-sandwich. Désolé, je ne suis pas là pour ça. D’ailleurs, parfois je me demande ce que je fais-là mais tant que je suis là je fais ce que je veux et je dis merde à tous ceux qui viennent me faire la danse du ventre.


Mais comme je ne suis pas pour autant un bonnet de nuit je finis par où j’aurais dû commencer : un courrier de Karène Martel-Dumas co-fondatrice d’In Vino Veritas Agence de voyages2960, rue Huguette Wentworth-Nord, J0T 1Y0 Québec, CANADA. Et, une fois n’est pas coutume le Taulier lui passer les plats pour la seule cause qui vaille ici : l’extension  du domaine du vin.


Bonjour Monsieur BERTHOMEAU,


Je viens tout juste de découvrir votre blog et je vous en félicite. Je sais qu’en tant que bloggeur il y a toujours un tourbillon d’idées dans notre tête en tentant de trouver un sujet à apporter sur la table et de s’exprimer sur celui-ci.


Je tente ma chance en tant que nouveau sujet, peut-être pas nouveau mais chose sûre nouvelles personnes et une nouvelle dynamique pour l’œnotourisme.


Je suis la co-fondatrice de l’Agence de Voyages In Vino Veritas, notre but est de dépasser l’épanouissement «du bon verre de vin», nous voulons faire voyager les gens dans les régions viticoles d’un pays ou même d’un continent. Nous voulons casser les frontières des pays mais aussi casser le mythe que le tourisme viticole est réservé à une certaine élite. Nous travaillons donc à chaque jour pour proposer 3 formules d’hébergements, à 90% dans les vignes, qui conviendront à toutes sortes de budgets.


Nous proposons des séjours déjà préétablis qui sont modifiables sur mesure selon les intérêts de l’amoureux du vin, du néophyte ou bien du débutant.


Nous avons la conviction que ce monde mérite d’être découvert de tous!


Que ce soit pour votre information personnelle, pour vos amis ou pour les gens qui vous suivent à chaque jour, In Vino Veritas est présent pour créer un séjour idéal.


www.invinoveritas.travel

 

Jetez-y un coup d’œil!


Karène Martel-Dumas

 

C’est ce que j’ai fait : cliquez sur www.invinoveritas.travel puis sur Français et voilà un aperçu :

 

1-      Pour Noël, offrez un rang de vignes! (France, région Bordelaise)

— Adoptez un rang de vignes, suivez l'évolution durant 3 ans et dormez au domaine!

Forme de voyage : Libre

Période de l’année : Toute l'année; hâtez-vous seulement 50 rangs de vignes disponibles!

Profitez du temps des fêtes pour offrir tout un rang de vignes et une nuitée au domaine. Suivez l’évolution de votre vigne durant 3 ans!


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2-     Tour des vignobles de la Bourgogne à Vélo ! 4, 6 ou 8 jours


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Et voilà le travail mes chers lecteurs… Comme le dit un slogan affiché sur les murs de Paris pour une enseigne : « On va tout Fêter » Laissez venir à moi nos amis québécois

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:00

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Ben oui les petits loups, les louves aussi, le Taulier a passé deux bachots avant de monter à l’étage supérieur et, comme il faut toujours qu’il se distingue, la première partie de ce bachot a été supprimée l’année qui a suivi le passage du jeune et sémillant Taulier.


« Passe ton bac d’abord ! » c’est du Pialat du meilleur cru…


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Donc au fameux bachot, mot d’argot, ce qui comptait d’abord bien sûr c’était de l’avoir mais surtout pour les machines à concours de décrocher une mention.


Assez Bien – de moins de 14 à 12 et +

Bien – de moins de 16 à 14 et +

Très Bien 16 et plus

Les + de 10 c’est Passable


Bref comme votre Taulier aime bien les grosses cotes, les gros coefficients qui vous permettent de passer à l’aise, le défi fut pour lui pour le premier bachot la dissertation de français et pour le second : celle de philo. Mon chiffre magique fut donc 18 sur Vin, pardon sur 20.


Cette mise au point faite j’en reviens au guide de Rémy Poussard Le Grand Classement des Vins de Bordeaux millésime 2008.


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La meilleure note est 17,8/20 pour le château du Gaby link qui aurait mérité de se hisser jusqu’à la note fétiche du Taulier.


Trêve de plaisanteries, en vertu de la grille du bachot français :


1-   60 vins du GCVB ont la mention TB


2-  227 vins du GCVB ont la mention B


3-  263 vins du GCVB ont la mention AB


4-  45 vins du GCVB sont passables


5-   1 seul vin du GCVB est recalé avec 9,2/20


Donc chez l’ami Poussard c’est le bachot pour tous et même plus c’est le bachot avec mentions pour un sacré paquet de prétendants. C’est mieux que Chevènement et Jack Lang pour une fois réunis à notre Éducation Nationale. Bien sûr à Bordeaux tout est grand et tout est beau mais moi cette distribution me chiffonne un chouïa. J’avoue que, l’importance du ventre mou des notes moyennes, 308 vins sur 586 donne de cet ensemble une impression de peloton de porteurs d’eau. Mais bon c’est sans doute la méthode Poussard qui veut cela.


Une dernière remarque mon cher Rémy Poussard : une présentation plus aérée et plus légère ne nuirait en rien à votre Grand Guide qui a un côté sous-sol du Bazar de l’Hôtel de Ville : on y trouve tout mais putain faut s’y coller.


De façon purement arbitraire j’ai extrait 5 lauréats du Top100 de Poussard : 4 mention TB et une B.


J’adore les commentaires ils me laissent songeur. Mais tout de même le pompon c’est sans contestation la « Finale en queue de paon » du Virginie du camarade Jean-Luc vraiment ça vaut son pesant d’érotisme évocateur du style de celui de la célèbre Baronne G


Château Chantegrive Graves n°4 17,4/20 16€ 180 000 bts. www.chantegrive.com


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Robe rubis dense presque noire, avec un halo pourpre. Nez hyper puissant de bois de cèdre, vanille, graphite, suie, torréfaction, anis, myrtilles, iris et mauve. Splendide  bouche ample, puissante aux tanins robustes mais nobles. Matière sur le cuir et des épices orientales, de la mûre, du cassis et des framboises sauvages. Longueur poivrée. Un vin complexe d’une grande complexité aromatique. Finale longue et florale.


1-    Virginie de Valendraud Saint-Émilion n°12 16,9/20 37€  15 000 bts. www.thunevin.com


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Robe rubis à pourpre très dense, limpide et très brillante. Nez hyper expressif de bois de cèdre, boîte à cigares, réglisse, fumé, moka, grillé, marmelade de cassis et fraises des bois. Magnifique bouche ample et charnue concentrée sur le cassis très mûr. Matière immense aux tanins nobles avec de la torréfaction, du pain grillé et des notes toastées. Longueur sur les épices orientales et la vanille. Finale en queue de paon.


2-  Le Clos du Beau-Père Pomerol n°28 16,6/20 35€ 7000 bts. www.thunevin.com


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Robe rubis dense avec halo pourpre. Nez fin et complexe de café, chocolat, torréfaction, vanille, cuir, grillé, humus et suie. Splendide bouche explosive de complexité avec des tanins raffinés, de la torréfaction, du chocolat au lait et du grillé. Matière florale, violette et réglisse. Longueur droite et bien structurée. Finale complexe. Un grand vin.


3-  Château Vray Croix de Gay Pomerol n°57 16/20 44€ 10 000 bts. www.baronneguichard.com


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Robe très sombre, cerises noires avec des refllets tirant vers le bleu foncé. Nez délicat et expressif de fruits noirs avec du café, du chocolat au lait et du cacao. Très jolie bouche s’ouvrant sur de la marmelade de mûres, cassis et pruneaux. Matière toute en finesse avec du grillé, du boisé et des tanins granuleux. Belle longueur fruitée et café noir.


4-  Château Franc-Patarabet Saint-Émilion Grand Cru n° 81 15,7/20 15€ 2500 bts. www.franc-patarabet.com


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Robe rubis dense, limpide et brillante. Nez velouté, fruits rouges et noirs, torréfaction, grillé, vanille, moka, bois et pain grillé. Bouche ferme aux tanins robustes encore en devenir avec de la noix. Matière très épicée avec du poivre et du grillé. Longueur impressionnante un peu chaude

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 00:09

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J’ai hésité entre Roussillon et Catalogne puisque dans ce département des PO certains se se revendiquent catalans mais je trouve que le Roussillon, avec la partie française de la Cerdagne, le Conflent et le Vallespir qui a été rattaché à la France lors du traité des Pyrénées signé le 7 novembre 1659 est géographiquement plus représentatif. En effet, le Roussillon (en catalan : Rosselló) est limité au sud par le massif des Albères, à l'ouest par le massif du Canigou, au nord par les Corbières, à l'est par la Méditerranée.


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Marie-Pierre, le site d’un restaurant La Robe link, la situe très précisément en affichant sa filiation « Le Domaine de Blanes, créé en 1958 par Jean-Pierre et Rose-Marie Bories est repris en partie par Marie-Pierre …. » et elle d’écrire «Tout un symbole à mes yeux car le vin est un chemin, le chemin de la vie. C'est un détour qui, à chaque virage, vous laisse des impressions (...) toujours porteur d'un message.» C’est ainsi que je l’ai rencontré, une seule fois, à dîner chez Rose-Marie et Jean-Pierre Bories à Pézilla-la-Rivière dans les Pyrénées-Orientales. « Après avoir exploré d'autres paysages viticoles (Argentine, Chili, Australie pour Chapoutier), » Marie-Pierre Bories s'est installée en 2000 sur la propriété de ses parents 15 hectares rattachés à une exploitation familiale de plus de 80 hectares. En quelques années, elle a développé un ensemble très cohérent de vins qui expriment sincèrement leur origine et ne cèdent pas aux modes caricaturales qui ont malheureusement cours dans cette région. » c’est la LPV qui le dit donc le taulier est impressionné car il ne peut se targuer, lui, de connaître Marie-Pierre dont il a perçu, lors de ce dîner, la très forte et affirmée personnalité.


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Jean-Pierre, son père, lui je l’ai bien connu lors de ma médiation Vin Doux Naturels puisqu’il était président de l’Interprofession des Vins du Roussillon, les vins secs comme on dit là-bas. En effet, en ce temps-là, à Perpignan siégeaient deux interprofessions : le CIVDN, présidée alors par Bernard Dauré, et l’autre donc. Entre les deux ce n’était le grand amour, les VDN sur le déclin avaient régnés en maître pendant quelques décennies alors que les vins secs du Roussillon restaient dans une modeste confidentialité. Mon but : les fusionner et donc négocier le sabordage du CIVDN et la transformation de l’interprofession des vins secs en interprofession de tous les vins du Roussillon. Ce fut long car les dominions de cette belle région : Banyuls et surtout Maury renâclaient à se fondre dans le pot commun. Bref, comme à son ordinaire le taulier rama dans sa petite barque avec sa petite rame pour arriver à ses fins. Cependant, avec Jean-Pierre Bories, son plus grand souvenir fut leur montée à Maury, un vendredi en fin d’après-midi, pour tenir une réunion publique à la salle polyvalente afin de discuter de l’avenir de Maury : vin sec or not vin sec. Jean-Pierre, natif de Maury, et dont le père Jean-Pierre fut le premier président de la cave je crois, m’épaulait. Je plaidais la cause de la diversification ce qui provoquait l’ire du président de la cave, Jean-Guy Pujol, qui régnait en maître sur Maury en s’appuyant sur sa position de membre du CN de l’INAO.  La suite est connue mais je ne m’accrocherai pas de médailles pour autant, pas vrai Bernard Rouby.


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Fernand Vaquer, le beau-père de Frédérique, lui je l’ai connu, toujours bien sûr au cours de ma mission, lors d’une des réunions publiques que je tenais dans la zone Rivesaltes pour expliquer la situation catastrophique des VDN. C’était dans les Aspres, dans une salle, à Trouillas je crois, une grosse centaine de vignerons. Je logeais moi tout près à Saint-Jean Lasseille dans une propriété du Conseil Général et le président du Syndicat des Vignerons était JR.link Ambiance tendue car « ici on fait le vin doux »le Taulier se voulait convainquant alors, pour détendre l’atmosphère, il se lançait dans une comparaison hasardeuse  avec le rugby à l’ancienne et le rugby moderne en faisant bien sûr allusion à l’USAP. C’est alors qu’au dernier rang Fernand Vaquer s’est levé et à tirer de sa poche de veste une coupure de presse qu’il a déclamé. Il s’agissait bien sûr du JO des PO : l’Indépendant. Si mes souvenirs sont bons Fernand Vaquer s’y insurgeait contre le style de jeu de l’USAP. Grand moment : pour la petite histoire Jacques Séguéla, auteur d’une célèbre campagne pour les VDN, à cette époque avait l’ambition de mettre la main sur l’USAP et je le croisais dans l’avion d’AOM (Perpignan se payait le luxe de 2 compagnies aériennes : AOM et Air Liberté). Bref, je dus par la suite me rendre, un matin, à Tresserre au lieu-dit « Pla del Rey » site de la bataille historique dite du « Boulou » en 1794… afin d’y déguster les vins du domaine Vaquer qui s’illustrait par la mise en bouteille de ses vins secs. Fernand Vaquer était un  précurseur des vignerons du Roussillon. « Le premier millésime date de 1968… nous avons encore quelques bouteilles « collection » de ces vieux vins et ils se goûtent encore de façon très surprenante. A l’époque, il était inscrit sur l’étiquette « Roussillon dels Aspres » et VDQS puisque l’appellation Côtes du Roussillon n’existait pas encore … » souligne Frédérique dans Anthocyanes.


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Frédérique Vaquer, la belle-fille de Fernand, son mari Bernard Vaquer prématurément disparu Frédérique a repris le flambeau,  donne la clé : « Le Domaine Vaquer est un domaine familial depuis 4 générations. Dans cette tradition familiale, je suis « la belle-fille de Bourgogne ». Le domaine a été acheté en 1912 par le grand-père de mon beau-père, qui avait également un commerce de « tartres et lies de vin ». L’année prochaine, nous fêterons donc les 100 ans du domaine! Le père de mon beau-père, Fernand Vaquer (et j’ajoute « 1er » car son fils s’appellera aussi Fernand) s’est occupé de la propriété de son épouse, mais aussi était international de rugby et a été champion de France avec l’USAP plusieurs fois : la dernière fois en 1955 en tant qu’entraineur. Il était surnommé « le maréchal » et est encore très connu dans le département. Je mentionne ce fait comme un clin d’œil, car dans le département, l’équipe de Perpignan a un énorme succès et le nom de « Fernand Vaquer » est immanquablement associé au rugby; mais pour vous c’est un détail qui n’a que peu d’importance au niveau du vin. Au niveau du domaine, « Fernand 1er » a replanté le vignoble à partir de 1947 avec mon beau père… »


Frédérique je l’ai croisée à Bordeaux, lors du dernier Vinexpo, le lundi 20 juin, au Saint-James de Bioulac où à l’initiative d’Hervé Bizeul, une belle palette de vignerons et vigneronnes, majoritairement catalans, présentaient leurs vins. J’ai donc dégusté les vins de Frédérique et je dois le dire, en toute franchise, je les ai apprécié ce qui ne fut pas toujours le cas avec ceux de Fernand II. Bernard et Frédérique se sont rencontrés en Bourgogne à Dijon en 1985  pendant leurs études d’œnologie. « Le couple débute en 1991 et Frédérique se souvient « d’avoir eu les coudées franches » pour mettre en œuvre l’expérience bourguignonne avec des terroirs argilo-siliceux, un climat très chaud et des cépages autochtones. «  Art et passion des vins «  est leur devise. D’une sélection par parcelle, voire par rang de vigne, à l’élevage en barriques, Frédérique allie aujourd’hui le savoir-faire de Fernand et sa volonté de produire des nectars révélant le caractère des coteaux des Aspres. » dixit Anthocyanes


Toujours dans Anthocyanes Frédérique Vaquer : se situe « J’ai la volonté de vinifier des vins reflétant la finesse et l’élégance; le fruit et la structure; enfin des vins qui ressemblent à leur terroir et qui me ressemblent. Je n’aime pas la surmaturité ou la surextraction. C’est pour ces raisons que je privilégie en vinification pour les rouges les remontages doux aux pigeages et que la vendange est toujours totalement éraflée. Dans la mesure du possible, ce sont les levures présentes sur le raisin à la récolte qui assurent la fermentation alcoolique. De même, comme la vinification se fait en cuve ciment non détartrée, ce sont les bactéries lactiques du chai qui assurent la seconde fermentation dite « malo » ; je pense que la cuve ciment garde la « mémoire » du vin de l’année précédente… Pour l’élevage, selon les millésimes, il y a un peu de barriques d’un ou deux vins… rarement de la barrique neuve car je souhaite par l’élevage « ouvrir » le vin aromatiquement parlant et surtout pas le « boiser ».


Le fil de mes souvenirs a été tiré, un soir, dans une banlieue lointaine, Ermont, où les cafés sont fermés dès la nuit tombée comme si la main invisible des tristes avait décrété un couvre-feu de la convivialité, par deux bouteilles côte à côte sur l’étagère du caviste Aux cépages d’Ermont link qui nous accueillait pour une verticale du domaine Milan. J’ai tendu la main j’en ai saisi une, puis j’ai tendu l’autre pour attraper l’autre flacon. Lorsque je les ai posées sur le comptoir je savais déjà ce que j’allais écrire.


C’est fait…

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