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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 00:09

L’un des joyaux de notre vieux pays démocratique est sans conteste le scrutin d’arrondissement uninominal à deux tours car il permet parfois au 2ième tour, grâce à des triangulaires, d’accoucher de résultats extravagants et ainsi de faire élire un outsider qui n’en demandait pas tant. Les triangulaires que je préfère sont bien évidemment celles où deux membres du même camp : par exemple l’investi par le parti parachuté de Paris et celui qui attendait son heure depuis longtemps, s’étripent et font élire le 3ième larron qui se contente de tirer les marrons du feu. Je ne remuerai pas le couteau dans la plaie de certains en énumérant tous ces bienheureux élus par la grâce d’ambitions contrariées de leurs adversaires politiques.

 

Nous sommes donc le pays des constitutionnalistes – j’ai été formé en cette matière par Jacques Georgel et j’ai côtoyé l’un des constitutionnalistes des plus brillants Guy Carcassonne –, il est vrai que nous avons aligné 5 Républiques et que nous adorons modifier nos chères Constitutions. Bref, nous sommes les Paganini des modes de scrutins et nos Ministres de l’Intérieur n’aiment rien tant que les découpages électoraux que certains qualifient de charcutages ce qui me semble bien déplaisant pour les charcutiers qui sont d’habiles artisans qui savent bien que dans le cochon tout est bon.

 

Hormis ce brave scrutin d’arrondissement qui met sur un pied d’égalité la voix d’un député de la Lozère et celle d’un député de l’Essonne en dépit du fort déficit de voix du premier, je dois signaler à nos jeunes générations que sous la IVe République la «loi des apparentements» fut en vigueur pour les législatives de 1951 et celles de 1956. Dans le cadre du scrutin proportionnel, elle permettait aux partis qui se déclaraient apparentés de concourir séparément lors du scrutin, tout en additionnant leurs résultats pour l'attribution des sièges. Les partis apparentés pouvaient ainsi obtenir ensemble, au niveau de la circonscription électorale concernée, une majorité des voix et donc la totalité des sièges à pourvoir. Au passage, ils éliminaient leurs rivaux politiques communs. Ainsi les membres de la Troisième Force socialistes SFIO, MRP, RGR qui l'instituèrent, et aussi le CNIP, purent limiter la puissance électorale du PCF et du RPF. En 1956, elle joua également au détriment de l'UDCA de Pierre Poujade.

 

Ce long préambule, qui n’est pas celui de la Constitution, pour introduire un affrontement des plus pacifiques entre 3 représentants de l’Appellation Picpoul de Pinet. Que voulez-vous j’ai un faible pour elle car je trouve cette dénomination à primesautière, légère, en effet ça part comme la comptine enfantine Pic et pic et colégram, ça rebondi sur poule de pour atterrir sur Pinet charmant petit village situé au nord de l’étang de Thau. Pour les férus de précisions diverses et variées ils n’ont qu’à se reporter sur http://www.picpoul-de-pinet.com/appellation.asp

 

Mais pourquoi diable provoquer une triangulaire à propos de ce petit vin blanc – le qualificatif petit étant sous ma plume une mention valorisante – me direz-vous ? Tout simplement, comme vous avez pu le constater, parce que ça m’a donné l’occasion d’étaler toute l’étendue de ma science politique et, plus prosaïquement, parce que je suis un grand amateur d’huîtres et que les huîtres aiment le Picpoul de Pinet  Caillou-9254.JPG

Ma triangulaire regroupera :

1 Vert : un Picpoul vin issu de l’agriculture biologique du Domaine Azan

1 Rose : un Picpoul provenant de la cave de l’Ormarine

1 Indépendant : un Picpoul provenant du domaine Félines Jourdan.

 Caillou 9257Caillou-9258.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Caillou-9260.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien évidemment les étiquettes – pas celles des flacons qui sont assez traditionnelles à l’exception de celle du vin AB – n’engagent que moi et n’ont aucun rapport avec une quelconque coloration politique des vignerons en question.

 

Le millésime c’est 2009. Le Vert et le Rose affichent 12°5 et une contre-étiquette assez succincte situant l’appellation et indiquant que c’est bon avec les crustacés et le poisson, l’Indépendant lui n’a que son étiquette et titre 13°5. Tous contiennent des sulfites. Les flacons du Vert et de l’Indépendant arborent sur le goulot la Croix du Languedoc alors que le Rose est frappé des armes de Pinet. Le Vert et le Rose se rattachent à l’Appellation Coteau du Languedoc Contrôlée et l’Indépendant à l’Appellation Languedoc Contrôlée.

 

Le Vert a été acquis chez Biocoop 55 rue de la Glacière dans le 13ième pour 5,89€

Le Rose a été acquis chez Monoprix Bièvre toujours dans le 13ième pour 3,95€

L’Indépendant a été acquis à la Grande Epicerie du BM dans le 7ième pour 7,90€

 

Le scrutin étant à 2 tours :

- au 1ier dégustation à l’aveugle (n’y voyez aucune ironie par rapport au choix des électeurs dans certaines votations) le matin dans ma cuisine ;

- au 2ième à l’heure du déjeuner face à un plateau d’huîtres les 3 candidats seront testés en situation réelle (là encore aucune malice de ma part).

 

Étant à moi tout seul le peuple souverain je procéderai au dépouillement des suffrages et proclamerai les résultats. En cas de contestation de la validité du scrutin vous aurez la possibilité de déposer un recours auprès du Conseil d’Etat.  Caillou-9279.JPG

Mercredi je fais l’acquisition rue Daguerre d’une douzaine de Fines de Claires N°2, de pain de seigle, je rentre at home j’ouvre mes huîtres, fait ma vinaigrette à l’échalote, je dresse la table, je fais ouvrir les flacons et emplir 3 verres pour le 1ier Tour qui se déroule sur la paillasse de la cuisine, l’évier se révélant un beau crachoir. Je déguste. C’est serré mais je penche pour le n° 3, le 1 et le 2 sont vraiment au coude à coude.

 

Ensuite 2ième tour, une huître nature et une gorgée du Picpoul dit Indépendant, puis même opération pour le Rose, puis pour le Vert. L’Indépendant est le plus Picpoul mais le Vert se tient bien et le Rose n’est pas ridicule.

 

Je confronte les résultats du 1ier Tour où le N°1 était le Vert, le N°2 le Rose et le N°3 l’Indépendant et ceux du second. C’est vraiment serré même si l’Indépendant garde une courte tête d’avance.

 

Je procède alors à un test redoutable le couple infernal huître+vinaigrette puis gorgée de Picpoul pour voir si ça change la donne. Pas vraiment même si le Vert y gagne quelques voix.

 

Les Résultats :

 

Le Picpoul provenant du Domaine Félines Jourdan par C. M.H et S. Jourdan à 34 Mèze est élu avec 35 % des suffrages exprimés.

Le Picpoul provenant du Domaine Azan Floriane&Olivier Azan 34850 Pinet obtient 33% des suffrages exprimés.

Le Picpoul L’Etang de Sol provenant de la Cave de l’Ormarine 34850 Pinet obtient 31% des suffrages exprimés.

 

Commentaires de JB le Alain Duhamel de la dégustation politique : 3 candidats de qualité dont les vins expriment bien ce qu’un amateur d’huîtres attend du Picpoul de Pinet : couleur franche jaune paille, beau nez plein de fraîcheur, vivacité en bouche, petite pointe d’acidité laissant une bouche nette et légère. Si l’Indépendant l’a en définitive emporté c’est qu’il allie un peu plus de soyeux à sa vivacité que ses concurrents. Reste qu’un élément qui n’a pu être pris en compte dans le choix de l’électeur unique, étant donné les particularités du mode de scrutin, c’est le prix. En effet nous allons de 2 € en 2€ du simple au double entre le gagnant et le 3ième alors que les écarts sont extrêmement faibles. Cette structure de prix, assez explicable en fonction, tant de la structure qui produit le vin : coop, Domaine dont un AB que de la distribution : Monoprix, Biocoop et GE du BM, reste difficilement compréhensible du consommateur moyen qui, il est vrai, n’est pas forcément en mesure de faire des comparaisons car il ne fréquente pas forcément les 3 types de magasins. Quoi qu’il en soit, ce qui serait intéressant c’est que mes confrères et concurrents papier se collent un peu plus à ce genre d’approche croisant les circuits de distribution et l’origine des vins (au sens des entreprises qui les font) pour vraiment aider ceux des consommateurs qui se trouvent confronter à ce type de constat.  

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 08:09

 

Nous avons raté, à un numéro près, la grille-type du LOTO® de la FDJ qui en a 49. J’étais un peu vénère, en effet, je me disais que pour m’épargner un dur labeur il me suffisait de squatter un jour de tirage du LOTO® à la télé.

 

Vous imaginez le tableau : mes « tout bon » face à leur écran plat, tout tremblant, contemplant la machine à boules en éruption, suspens insoutenable, le comble de l’excitation... Les 3 premières boules tirées auraient désigné dans l’ordre croissant : le 3ième, le 2ième et le 1ier. Bref, le pied pour un ramier de mon espèce mais y’avait un mais...

 

Un mais que j’ai vérifié lundi soir dernier où tout à fait par hasard j’ai branché la télé pour voir les infos et c’était pile poil le tirage du LOTO®. Comme je ne suis pas sadique je ne vous dirai pas quels ont été les 3 premiers numéros qui ont été expulsés par la drôle de machine. L’important dans l’affaire c’est que je me suis dit que je ne pouvais pas me défausser sur la FDJ mais que je devais assumer le sort.

 

Donc je me suis dit à LOTO® Loto et demi faut que je me replie sur le bon vieux Loto des familles. Alors, afin de rester neutre, je suis allé en Suisse en dégoter un et voici ce j’y ai trouvé  dans la Tribune de Genève :

 

Le loto de la Fanfare

 

« Quine, double quine, loto, ça vous dit quelque chose? Vous connaissez alors le loto, jeu de société fondé sur le hasard. Selon Wikipédia, de très nombreuses associations organisent très régulièrement des lotos traditionnels afin d'obtenir des recettes pour la réalisation de leurs projets.

 

Ainsi, la Fanfare municipale du Petit-Saconnex organise ce dimanche de 14h à 20h approximativement son loto annuel à la Salle des Asters, en  face de la Migros de la Servette. Venez nombreux tenter de gagner le gros lot (des bons d'achats valant plusieurs centaines de francs), ou bien de merveilleuses corbeilles de fruits, délicieux fromages, bouteilles de vins...)  

 

Il vous arrive de ne rien gagner ? Vous auriez tout de même la satisfaction d'avoir contribué à une bonne œuvre, car tant jouer qu'écouter la Fanfare municipale du Petit-Saconnex (une fanfare de la Ville de Genève et qui bénéficie du soutien de ses autorités) réchauffe le cœur.  

 

Je me réjouis de vous rencontrer dimanche 17 octobre à la salle des Asters, avec les musiciens de la Fanfare comme vendeurs, porteurs de lots, etc., en compagnie de nos crieurs et préparateurs des lots professionnels ! »

 

 Pierre Scherb http://www.pierrescherb.ch/  (juste un clic pour voir)

 

Ni une ni deux je suis donc allé acheter une boîte de Jeu du Loto.

 Caillou-9271.JPGCaillou-9273.JPG

Me restait plus qu’à trouver le lieu pour faire tirer dans un pochon, par une main innocente, les fameux 3 numéros.

 

Alors comme les jeunes demoiselles du meilleur monde d’autrefois j’ai consulté mon carnet de bal et mon choix s’est vite porté sur le George V – les snobs disent George Vé – où mes amis de Marrenon m’ont convié à venir découvrir leur « collection » présentée par Olivier Poussier le lundi 25 octobre à 19h30.

 

Bien sûr je n’allais pas y faire le coucou, comme certains de mes collègues bloggeurs qui viennent déposer des commentaires dans ma petite maison pour dire à mes chers lecteurs d’aller consulter le leur – je plaisante bien sûr – donc j’ai demandé à mes amis de Marrenon s’il voulait bien faire une petite place à mon petit pochon.

img173-Poussier.gifLe OUI fut franc et massif, donc lundi soir un terme sera mis au suspens insoutenable de la composition du fameux podium du Grand Concours de l’été.

 

Qui tirera les 3 numéros ?

 

Le mystère reste entier même si j’ai ma petite idée.

 

Si je suis en état en rentrant du George V je pondrai une chronique échevelée et vous saurez tout de la soirée et du fameux tirage au sort, photos à l’appui bien sûr...

 

Merci à Jean-Louis et à toute sa sympathique équipe pour leur hospitalité et à bientôt sur mes lignes...

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 00:03


Jacques Higelin - Champagne -
envoyé par muadib13. - Regardez la dernière sélection musicale.

 Je ne vais pas vous susurrer à la manière de Gréco « il n’y a plus d’après à Saint Germain-des-Prés... » mais plutôt scander à la Higelin « champagne ! » avant de vous conter ma soirée à Saint Germain-des-Prés à la galerie Catherine Houard 15 rue Saint Benoît pour la présentation du N°6 de la revue « Faux Q » consacré à la Nuit.

 

L’invitation émanait de La Librairie la hune plantée au confluent de la rue St Benoît et du Bd Saint Germain, et flanquée des cafés de Flore et des Deux Magots. « Cinq jours avant le débarquement des Alliés en juin 1944, Bernard Gheerbrant, ancien étudiant en philosophie, avec ses amis Pierre Roustang, Jacqueline Lemurier et Nora Mitrani, ouvre une librairie... La Hune s’installe, en 1949, 170, boulevard Saint-Germain, entre le Flore et les Deux Magots. Bernard Gheerbrant charge Pierre Faucheux de l’aménagement de sa nouvelle librairie. Son inauguration a lieu le 12 mai  avec la présentation des gravures d’André Masson illustrant Les Conquérants d’André Malraux... » écrit Jean-Pierre Caracalla.

 

Comme il pleuviotait, alors pour m’y rendre j’abandonnais mon vélo pour prendre le métro coiffé de mon chapeau. Ayant eu, lors du déjeuner, à subir les aigreurs d’estomac d’une chroniqueuse gastronomique acariâtre, le genre je sais tout, j’ai tout vu, ferme ton clapet petit bloggeur car moi je règne sur les ménagères de plus de 50 ans – qui d’ailleurs depuis le temps doivent avoir atteint la barre des 60 – j’espérais ce soir croiser de la fraîcheur, de la gaieté, m’aérer les neurones en bonne compagnie. Dans le métro, pour me mettre en jambes, je lisais « Le bonheur selon Confucius » Petit Manuel de Sagesse Universelle de Yu Dan. Au débouché de la bouche de métro le ruban du boulevard Saint Germain prenait des allures de la jetée de Port Joinville après une belle ondée.

 

La Galerie Catherine Houard, qui nous accueillait, avait accroché à ses cimaises depuis le 8 octobre de magnifiques maquettes de costumes de théâtre signées de grands noms. « Rêves de théâtre » Superbe ! C’est à voir jusqu’au 13 novembre. Comme le ciel se voulait plus clément, au dehors des damoiselles : des petites japonaises et de grandes américaines papotaient une flute de champagne à la main. L’ambiance était plutôt bon enfant. Mais comme je n’étais venu là pour faire le joli cœur mais pour nourrir l’une de mes « merveilleuses chroniques » j’allais au contact de la créatrice de « Faux Q » Antigone Schilling journaliste, collectionneuse impénitente de création mode contemporaine, styliste, éditrice qui avait déclaré « Le magazine serait peut être un peu belge, quelque part. Ça, ce sont mes origines, qui parlent, avec la dimension surréaliste, et puis aussi très contre le politiquement correct. » Le contenant est beau, luxueux même, mais comme ses initiateurs, regroupés dans une association de loi 1901, ne gagnent pas d’argent avec, ils n’en perdent pas non plus, libre à chacun de se l’approprier ou de le rejeter comme une paillette de plus dans notre futilité.

img174-galerie.gif 

Le N°6 de « Faux Q » est consacré à la NUIT : la NOTTE, il égrène des titres évocateurs : insomnuit, nuisette, bonnet de nuit, bite de nuit, 1001 nuits, retiens la nuit... mais je dois avouer que si les photos sont belles les textes sont très inégaux... il n’est pas facile de jouer les provocateurs sur simple demande... mais il ne faut pas forcément trop en demander aux modeux... la forme l’emporte souvent sur le fond le geste est privilégié. Mais qu’importe, ce « Faux Q » est des nôtres avec NUIT D’IVRESSE.

Caillou-9274.JPGAvant de laisser la parole à Bertrand Trepo-Leriguier, le concepteur du champagne éponyme, tout d’abord vous dire que j’ai bu quelques flutes de sa Cuvée Intimiste collection Rendez-vous Galant, tout en papotant avec Ivan Levaï, l’homme des revues de presse et Claude Cabannes le bretteur communiste que l’on peut retrouver sur RTL et I Télé. C’était fort agréable, et le breuvage et la conversation, ça me faisait oublier la harpie du midi. Pour en finir avec le décor, j’ai manqué de réflexe : il y avait un type qui portait des grolles super-pointues rouge vif vernies et j’aurais du faire une petite photo. Ce qui va suivre, l’entretien mené par Ingrid Astier, va sans aucun doute en exciter plus d’un mais, comme vous vous en doutez, si je le propose à votre lecture c’est bien dans l’intention de vous faire réagir. Bonne lecture et si les mots vous dérangent, je dirais même vous démangent, n’hésitez pas sortez vos karchers...  Caillou-9280.JPG

« Quel vin de joie peut rivaliser avec le champagne ? Ce grand seigneur a tout pour lui. Robes or ou saumonées, ouverture en fanfare et allégresse des bulles. Bertrand Trepo-Leriguier, qui, à trente ans dirige la maison du même non en Champagne, a bâti ses cuvées autour de microclimats. Mais des microclimats émotionnels : cuvée Solennelle « Célébrons l’instant », cuvée Intimiste « Rendez-vous galant », cuvée Amicale « petite soirée entre amis » ou cuvée Festive... « La Nuit sera blanche ».

Le champagne et la nuit ? L’envers et l’endroit d’un même plaisir.  Bertrand Trepo-Leriguier, c’est le jour et la nuit : élégance du Chevalier Noir et gaieté d’astre du Petit Prince. Dessine-moi une nuit... Et lui de répondre, percé à jour « La nouvelle-Orléans : un parfum de Caraïbes, de magie vaudou, de jazz et de cognac ». Départ en vrilles en quelques questions.

 

« Il y a un secret du vin ; mais c’est un secret qu’il ne garde pas. On peut lui faire dire : il suffit de l’aimer, de le boire, de le placer à l’intérieur de soi-même. Alors il parle. En toute confiance il parle »

Francis Ponge

 

« Faux Q » : Bertrand Trepo-Leriguier, pour votre cuvée Festive « La Nuit sera blanche » en quoi le cépage pinot noir contribue-t-il à draper la nuit de blanc ?

 

BTL : Une des magies du champagne est d’avoir mis au point au XVIIIe siècle un mode de pressurage des raisins susceptible d’obtenir du jus de raisin blanc à partir de raisins noirs (pinot noir ou pinot meunier) C’est cet esprit de pierre philosophale que je voulais pour notre cuvée « La Nuit sera blanche ». Je souhaitais qu’elle transmute l’instant nocturne en une lumineuse obscurité.

 

« Faux Q » : La nuit des caves apporte-t-elle, selon vous, quelque chose au champagne ?

 

BTL : Le champagne est lumière. Tout au long de son élaboration, le chef de cave prend soin de réunir les conditions nécessaires au développement de son caractère solaire. L’une d’entre elles est la longue maturation à l’ombre des caves, période durant laquelle les levures vont développer à la fois les palettes aromatiques et chromatiques du champagne. Mais les levures sont des artisanes timides qui ne cherchent pas la gloire des projecteurs. Elles préfèrent exercer leur talent dans la nuit fraîche de nos caves.

 

« Faux Q » : Avez-vous vendangé la nuit ?

 

BTL : Par trois fois déjà. Ramasser des raisins endormis est d’ailleurs une expérience unique ! Pratiquées dans de nombreux vignobles, les vendanges nocturnes sont un moyen efficace et durable de lutter contre les effets du réchauffement climatique : en plus d’avoir gagné plusieurs semaines d’avance en une décennie, les vendanges s’effectuent désormais sous une météo bien plus clémente que par le passé. Résultat les raisins arrivent désormais chauds au pressoir et partent plus facilement en fermentation. Avec des vendanges de nuit, nous bénéficions d’une baisse naturelle de plus de 10°C, ce qui nous assure de conserver toute la finesse et l’élégance de nos raisins.

 

« Faux Q » :Dégorgez-vous vos bouteilles dans la confidence de l’ombre ?

 

BTL : Le dégorgement est considéré comme l’étape la plus technique dans la naissance d’une bouteille de champagne : il s’agit de « jouer avec la bulle ». Les bouteilles remuées sont disposées la tête en bas, les lies réunies dans le col de la bouteille. Le geste ancestral du dégorgeur consiste donc à retourner la bouteille avec suffisamment de célérité pour que les lies ne se dispersent pas de nouveau dans la bouteille, et suffisamment de précision pour ouvrir le flacon à l’exact moment où la bulle d’air présente dans la bouteille remonte jusqu’au bouchon. C’est à ce prix que la bouteille ne se vide pas de son contenu sous l’effet de la pression. Alors, vous comprendrez qu’une telle dextérité nécessite quelques lumens...

 

« Faux Q » : En quoi le terroir crayeux du vignoble de Champagne vous inspire-t-il pour crayonner le tableau noir d’une nuit festive ?

 

BTL : Le terroir de Champagne est d’une richesse insoupçonnée. Derrière la notoriété de cette appellation unique se cache plus de 300 villages, 33000 hectares et 240 000 parcelles de vignes. Autant de jardins au sol, à l’orientation et au climat différents. Venir piocher des raisins dans une telle mosaïque est un plaisir incroyable. Sans oublier que l’assemblage d’années de vendanges différentes vient encore multiplier le champ des possibles. Pour une nuit festive, il ne reste plus qu’à trouver des raisins aux arômes francs er spontanés, qui appellent la légèreté, et de les travailler avec une touche de bonne humeur.

 

« Faux Q » : Une bulle peut-elle sublimer un vin tranquille ?

 

BTL : Il n’y a pas de vérité absolue, mais dans le vin de champagne, c’est indéniable que nos vins tranquilles ne raviraient pas les cœurs et n’enchanteraient pas l’esprit en l’absence de bulles ! Nous les élevons et les éduquons pour cela. Toutefois il existe des vins appelés coteaux champenois qui sont orphelins de bulles – mais nous travaillons ces vins différemment dès la conduite de la vigne.

 

« Faux Q » : Votre site est constellé de référence au Petit Prince. Les bulles de champagne seraient-elles de belles étoiles ?

 

BTL : On peut dire que les bulles de champagne ont pris dans ma vie une dimension romanesque. Pour ma part, je souhaite continuer à partager avec le personnage de Saint-Exupéry la candeur et l’émerveillement. Peut-être un jour je finirai par apprivoiser une bulle.

 

« Faux Q » : « La nuit remue », murmurait le poète Henri Michaux comme pour noter la fébrilité de cette seconde vie. Êtes-vous d’un tempérament plus nocturne que diurne ?

 

BTL : Je suis certain d’une chose : je ne suis pas un intime de Morphée ! À mes yeux, ni le jour ni la nuit ne trouvent grâce pour dormir. J’aime l’activité, l’énergie, le mouvement. De même je préfère les vins qui pétillent dans une flute à ceux qui vous attendent lascivement dans un verre.

 

« Faux Q » : Si vous deviez changer de nocturne, serait-ce pour un bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits ?

 

BTL : Ce sont effectivement des breuvages fabuleux, et les coteaux de Nuits-Saint6georges proposent des nuances infinies de pinot noir. Je comprends que les viticulteurs bourguignons puissent y peindre des vins toute une vie. Pour ma part, si je devais changer de nocturne, ce serait pour ce vignoble prometteur des contreforts de l’Atlas, où l’œnologie de décline en mille et une nuits.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 00:09

img171-poulet.gif

Bon je sais vous allez encore me dire que je ramène ma fraise, que je mets en avant ma tronche de cake pour défendre ma soupe mais en l’occurrence vous ne pourrez pas contester que j’avais une longueur d’avance en matière de fraîcheur de l’info, vous ne pourrez que vous incliner et dire chapeau Berthomeau !

 

 

Explication de gravure :

 

 

le mardi 5 octobre je commets une superbe chronique ICI  qui secoue le convenu, le plon-plon de la critique gastronomique, innove, allie que des ingrédients de notre beau terroir : en l’occurrence l’agneau de Pauillac qu’est une IGP et un Label Rouge et le foin AOC de la Crau. La totale donc, et si là-dessus pour faire couler la miette vos gosiers asséchés s’offrent le nectar AOC approprié c’est une contribution sans précédent, je dirais même majeure, à la défense de nos territoires menacés par les Barbares.

 

 

Bref, je me dis que je suis vraiment top moumoute, lové dans la tendance, juste en ouverture de la Semaine du Goût, triple axel et double boucle piquée comme dirait le Nelson Montfort de la télé (surnommé Moumoute d'ailleurs). D’accord vous allez me rétorquer que c’est moi qui suis un peu piqué ! Vous avez tort...

 

 

Démonstration :

 

 

la couverture de Régal du mois de novembre, « EN VEDETTE LE FAMEUX POULET AU FOIN D’ALAIN PASSARD » Je cite « Un petit air rustique mais so chic ! Ce poulet cuit dans une brassée de foin était un classique de L’Arpège. Voici la nouvelle recette ultracroustillante »

 

 

Ne chicanez pas, chez Passard c’est du poulet mais le chef précise que sa recette va bien aussi au gigot d’agneau. Pour vous convaincre je vous livre un morceau choisi de l’interview d’Alain Passard :

 

 

On imagine cette recette couché dans le foin...

 

 

Alain Passard : Tout a commencé comme un conte de fées. Nous sommes en juillet, dans la Sarthe. Je passe devant un champ de foin. Les herbes commencent à sécher, il s’en dégage un parfum à la fois légèrement fumé et très résineux. J’en prends une belle brassée et, de retour chez moi, je la niche, avec une belle volaille, dans ma cocotte que je ferme avec une pâte à pain pour que le poulet s’imprègne de ce côté balsamique et très herbacé.

 

 

Ce plat a un succès fou. Cela vous étonne-t-il ?

 

 

Alain Passard : C’est un truc de l’Arpège depuis quinze ans. Il n’est plus à la carte, mais je le fais pour les clients qui le réclament. C’est une technique qui évite de mettre une sauce lorsque l’on veut imprégner un produit. On peut ainsi faire cette recette avec une côte de veau, un gigot d’agneau ou un rôti de porc. Et au moment du service, on met juste un copeau de beurre salé, un trait d’huile d’olive ou de noisette.

 

 

Aujourd’hui la recette a évolué ?

 

 

Je n’en dis pas plus, pour la suite c’est dans Régal page 46. Un détail, le foin d’Alain Passard est dit bio (il vient de Normandie où le chef  à 5 ha de terres).

 

img171-poulet.gif 

 

Voilà, si vous voulez surprendre votre fiancée vous savez ce qu’il vous reste à faire... mais de grâce ne lui dites pas « nous allons nous offrir un poulet au foin au coin des rues de Bourgogne et de Varenne » ça pourrait être mal interprété et par la maréchaussée – dont l’épiderme est déjà très fragile depuis l’affaire du Poulet de Loué ICI  – et par votre fiancée qui pourrait penser que vous voulez la rouler... dans le foin...

 

 

Poularde fermière au foin et son céleri en croûte de sel (Recette d’Alain Passard telle que recueillie par François-Régis Gaudry en 2005 pour l’Express)

 

 

 

 

Prenez le foin, chemisez-en une cocotte en fonte. Au centre, placez la volaille et arrosez-la d'huile. Recouvrez avec le foin et mettez le couvercle.

 

 

 

 

Préparez une pâte assez ferme avec 125 g de farine et un peu d'eau, afin de luter votre cocotte, c'est-à-dire de rendre les bords hermétiques en «colmatant» le couvercle et le récipient. Cuisez à four chaud 60 min; sortez, laissez reposer 10 min et brisez le lutage. Retirez la volaille de la cocotte et tranchez-la sur une planche, recouvrez-la de la sauce.

 

 

 

 

Pour la confection de la sauce, faites réduire le bouillon de volaille de deux tiers et ajoutez-lui en fin de réduction beurre frais, sel et poivre.

 

 

 

 

Parallèlement à la préparation de la poularde, faites cuire doucement les pommes de terre lardées à la sauteuse avec du sel dans un fond d'huile pendant 1 heure. Ensevelissez le céleri non épluché dans 3 kg de gros sel gris (Guérande). Cuisez 2 h 30 min dans un four préchauffé th. 5-6 (140-160 °C).

 

 

 

 

En sortie de four, laissez tiédir dans la croûte de sel pendant 40 minutes; cassez la croûte de sel, extrayez la boule, coupez-la en quatre et servez-la avec un beurre fondu à la moutarde.

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 00:09

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En 1987, le dessin de Wiaz qui faisait dire à Francis Bouygues, le poing levé : « Une maison de maçon, un pont de maçon, une télé de m… »! marqua la fin de l’émission-culte de Michel Polac « Droit de Réponse » née en 1982 dans les fourgons de la maison rose. Rassurez-vous je ne suis pas en train de vous refaire le coup avec mon « vin de maçon » même si, Martin, le fils de Francis, a racheté début 2006 à titre privé le château Montrose.

 

Mon entreprise matinale est tout ce qu’il y a de sérieuse. En effet, un de mes limiers du Sud-Ouest, grand pourvoyeur d’informations, m’a fait passer la nouvelle : il existe un Vin Maçonnique qui affiche fièrement « L’esprit est dans la vigne ». Comme nos grands magazines : Le Point, l’Express, Le Nouvel Observateur, nous resservent à intervalle régulier un dossier sur la Franc-Maçonnerie j’espère que le premier va mettre l’ami Jacques Dupont Merveilleux du Vignoble sur le coup pour son prochain spécial Bordeaux. Il s’agit en effet du Château Mamou qui est une « petite exploitation familiale de 11 hectares cultivée dans la plus pure tradition des vignobles Bordelais »

 

Qui sont les promoteurs de ce projet ? La réponse est sur leur site : « C'est tout d'abord deux amis et frères qui se sont réunis autour d'un projet : un Vin Maçonnique. Nous avons tous une passion commune pour le vin, pour l'univers maçonnique et avons souhaité la partager avec vous au travers d'une cuvée particulière. » Pour en savoir plus aller sur http://vin-maconnique.com/index.html.

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Moi je ne suis pas maçon, j’en ai côtoyé beaucoup sous les ors de la République et comme je suis un peu curieux de tout j’ai un Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie. Je vous livre deux définitions :

Vin : « Dans les banquets maçonniques (voir agapes), le vin, comme les autres composantes d’un repas, prend un nom en rapport avec la tradition des bâtisseurs et la lointaine Maçonnerie opérative. Il est appelé « poudre ». Selon le rite pratiqué et à certains Hauts Grades, le vin peut se voir paré d’une valeur symbolique »

 

Agapes : « Dans le langage maçonnique, repas fraternel entre Francs-Maçons. Les tenues d’une loge sont généralement suivies d’agapes. Après la réunion officielle que constitue la tenue qui a lieu dans le Temple, l’agape marque la continuation informelle des échanges entre Maçons. Les grades symboliques peuvent y interpeler plus librement les Hauts Grades et poser toutes les questions restées en suspens (bien évidemment dans les limites de la transmission initiatique permise)

Certaines agapes sont communes, facultatives et traduisent une réelle chaleur humaine ; d’autres sont officielles, rituelles et obligatoires, on y assiste parfois avec les attributs symboliques de son rang maçonnique.

Les agapes font l’objet d’un rituel précis, tant dans la place de chacun autour de la table que dans la manière de poser les mains sur celle-ci ou de procéder à toutes les étapes du repas (pose de la serviette, manière de se tenir le verre, façon de parler rappelant le langage des anciennes loges militaires, toasts portés en fin d’agapes... »). On emploie également une terminologie maçonnique spécifiquement adaptée à ce type d’occasion. Par exemple : « charger les colonnes » = remplir les verres ; « ciment fort » = moutarde ; « plâtre » = sucre ; « poudre forte » = vin ; « poudre faible » = eau ; « sable blanc » = sel ; « sable gris » = poivre. »

 

Reste chers lecteurs qu’avant de « charger les colonnes » de « poudre forte » en espérant qu'il n'y aura pas trop de plâtre dans la poudre, il est nécessaire de disposer d’un flacon en capacité de faire parler la dite poudre forte. Et c’est là qu’intervient l’innovation OVARIUS® Ec=1/2mv². Je cite : Ovarius7.jpg

« Une première mondiale au service de l'Homme, pour l'accompagner à la flaveur du vin qui permet de ressentir ce que l'on pense afin d'exprimer ce que l'on ressent.

 

OVARIUS® est une création quadridimensionnelle émanant de recherches en Energie Cinétique. Cela conduit naturellement à dire que l'Energie est de l'Information en Mouvement et permet d'affirmer que chaque Etre est une fractale de l'Univers.

 

Les informations contenues dans le vin sont un essentiel à l'évolution de l'Homme. OVARIUS® est créé comme Révélateur de l'Energie du Vin, offrant à l'Etre l'élévation de conscience par la 4e dimension qui est le Mouvement.

 

Déguster le Vin dans OVARIUS®, c'est découvrir le Vin autrement. Cela encourage à aller chercher des vins vrais pour se plonger dans l'agriculture des terroirs de notre planète, à la redécouverte de nos racines, par une vinification artisanale, seule respectueuse du Vin, élevé par des artistes, qui, par amour, proposent, mais n'imposent pas la Vie au Vin. 

Tout OVARIUS® est une pièce unique, soufflé bouche de façon ancestrale.

 

La meilleure façon de découvrir OVARIUS® est de garder un peu de vin comme test, puis remplir OVARIUS®. Comparez ensuite le vin du test et celui d'OVARIUS®. Vous entrez alors dans la dimension "In Vino Veritas". 

 

Pour tout savoir de cette merveille, recommandé par un ami de mon limier, lui-même conquis allez sur http://www.ovarius.com/index.htm pour de plus amples renseignements. Le regretté Marcel Lapierre faisait parti des convaincus (voir Coup de Cœur).

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 08:00

 

 

Madame,

 

Tout d’abord épargnez-moi l’argument classique du sexisme, la référence à l’oie dans ma citation tirée d’une pensée de Talleyrand s’applique indifféremment aux journalistes des deux sexes qui, et je le regrette, pour beaucoup d’entre eux cultivent l’approximation comme les jardiniers du dimanche les hortensias bleu sans savoir que c’est le pH du sol qui leur confère une telle couleur (mettre du sulfate d’alumine en terre pour ce faire).

 

Pour ma part, j’écris une chronique tous les jours sur l’Internet sans pour autant me parer, comme vous, du titre de journaliste spécialiste de quoi que ce soit. Pour autant, avant de tremper ma plume dans mes « brillantes pensées » pour écrire mes billets je me documente, je lis, je vérifie, j’analyse, je prends le temps. Tel n’est pas, me semble-t-il, votre cas, la lecture de votre prose « Vin et santé la fin d’un mythe » est un tissu de lieux communs affligeants bourrés – désolé mais le français est plein de ressources – d’inexactitudes. D’autres que moi les ont relevées alors je ne vais pas m’y attarder même si, oser écrire, que le degré élevé des vins du Languedoc serait du à la chaptalisation, confine à la disqualification immédiate : carton rouge madame ! Voir Wine News N°77 : Vin et Santé la fin d'un mythe (colonne de droite en haut du blog) http://www.berthomeau.com/pages/n-77-vin-et-sante-la-fin-d-un-mythe--3885212.html

 

Mais passons, vous êtes, me dit-on, journaliste santé sur France 2 dans « C’est au programme » présenté par Sophie Davant. Fort bien, il est vrai que nous sommes en permanence abreuvés, si je puis me permettre cette expression, par les médias, à la télévision tout particulièrement, de conseils en tout genre émanant de spécialistes en tout et en rien. Entre le général à la retraite pour le terrorisme, le psy de service pour les multiples chocs de la vie, la nutritionniste préparant la fonte avant la plage, l’ex-commissaire pour la sécurité, les Diafoirus modernes promoteurs d’interdits, nous avons un large choix. Entre nous ça sent la République des petits copains, la connivence et le faire-valoir...  confiance-g.jpg

En effet, pour vous le problème est double : tout d’abord votre média la télévision est celui qui depuis plus de 20 ans perd de plus en plus de crédibilité : de 59% en 1987, avec même une pointe à 66% en 1994, vous êtes passé au-dessous de la barre des 50% dans les années 2000, soit 48% au dernier baromètre La Croix de janvier 2010 ; des 3 grands médias traditionnels : radio (60%), journaux(55%), télévision vous êtes le moins crédible. Ensuite, dans votre média le titre de journaliste est galvaudé, déprécié, minoré par la superficialité, la rapidité, la médiocrité de beaucoup de propos tenus à l’antenne. Travaillez ! Cessez, je l’ai vérifié à chaque fois que j’ai participé à des émissions, de survoler de vagues compilations préparées par des petites mains payées au lance-pierre. Sortez de votre sous-culture ! Lisez ! Soyez curieux de tout, même des idées et des choses qui vous déplaisent. Quittez le cocon douillet des spécialistes de la Santé qui se retrouvent aux Conf. de Presse pour ensuite décliner le dossier Presse bien préparé par les services du ou de la Ministre.

 

Reste que le problème c’est que vous êtes le média le plus consommé par les Français ; j’emploie à dessin ce qualificatif peu gratifiant. L’important pour vous n’est pas de faire appel à l’intelligence des téléspectateurs mais de jouer sur les peurs, les craintes, l’ignorance, de promouvoir les idées reçues, de ne jouer que sur la palette de l’anxiété, de susciter de l’émotion. Vous brossez les gens dans le sens du poil c’est plus simple et c’est bon pour l’audience. Bon, je sais, vous allez me sortir un scud de derrière les tonneaux, l’arme qui tue encore plus surement que le premier verre de vin, je ne serais un stipendié de l’affreux et puissant lobby pinardier. Si ça vous fait plaisir, ne vous privez pas, j’en serais fort honoré « quand vient la fortune, les petits hommes se redressent, les grands hommes se penchent. »

 

Certes le média sur lequel j’écris est souvent couvert d’opprobre par certains journalistes professionnels et par des intellectuels qui voient en lui un lieu de débordement des pires instincts de notre société. Tout comme en vous écrivant je ne mets pas tous les journalistes de la télévision dans le même panier pour l’Internet se côtoient le meilleur et le pire mais il n’en reste pas moins vrai que c’est un réel espace de Liberté beaucoup moins sujet aux pressions des lobbies et autres groupes de pression affichant leur bien-pensance comme celui que vous promouvez dans votre émission. Ceci écrit, depuis son apparition dans l’enquête de la Croix l’Internet progresse chaque année en termes de crédibilité : 23% en janvier 2005 à 35% en janvier 2010.

 

Sachez Madame que la vérité est complexe, en général provisoire, et souvent ambivalente, et qu’un bon journaliste doit agir avec discernement afin de proposer à ses auditeurs, lecteurs ou téléspectateurs non des vérités en kit du style des vôtres « Vous pensiez qu’un ou deux verres de vin rouge par jour étaient bons pour le cœur ? Erreur... » mais du matériau pour chacun d’entre eux puisse exercer sa faculté de jugement. Sans doute est-ce trop vous demander ! Vous vous contentez « d’arborer des opinions toutes faites, en général inspirées par l’opinion dominante » c’est tellement plus confortable. Mais bon vous allez me taxer de vieux réactionnaire mais comme l’écrit Olivier Bardolle dans la foulée de Philippe Murray « Deux millénaires d’efforts gigantesques sont réduits à cette postmodernité cafardeuse dans laquelle se traîne le dernier homme en poussant son caddy au supermarché du coin. Des millions d’années pour parvenir à se tenir debout et quelques décennies pour se retrouver à plat ventre sur le canapé du salon devant la Star Ac. »

 

Sans manier un quelconque mépris à votre endroit – « le mépris doit être le plus mystérieux des sentiments » – ceci est votre univers pas le mien ! Mon minuscule média, lui, petite chiure de mouche sur la Toile, parfois plein de bruit et de fureur, existe depuis plus de cinq années et s’honore d’être un espace de liberté citoyen où les informations et les opinions exprimées s’appuient sur des dossiers étayés. Les études dont vous faites état dans votre article les avez-vous lues dans leur intégralité ou vous vous êtes-vous contentée de reproduire quelques conclusions glanées dans des dossiers de presse ou des abstracts de prêt à penser ? La vulgarisation scientifique à des exigences intellectuelles qui dépassent le simple survol ou la compilation. Mais tout va si vite à la télévision, à propos pourquoi diable n’entendons-nous plus parler du fameux prion qui devait faire, selon vos semblables, des ravages dans la population ? Notre santé est un bien trop précieux pour la confier à de soi-disant spécialistes qui se disent journalistes.

 

Bien évidemment je ne fais aucune illusion sur l’impact auprès de vous, une dame de la télévision, du service public, qui cause chez Sophie Davant dans « C’est au Programme » les lundis, mardis, jeudis et vendredis à 9h45 pour nous aider « à optimiser notre alimentation et notre équilibre » (sic), de cette adresse émanant d’un manant insortable qui pour son équilibre fait du vélo dans Paris, mange bien, boit comme il faut, passe son temps à écrire, et autres loisirs de qualité dont il ne fera pas ici état afin de rester dans le « politically correct ». Pour tout vous avouer j’ai commis ce papier par pure hygiène mentale et non  en espérant influer sur la conception que vous vous faites du métier de journaliste. Sans affirmer que votre cas, et que celui de certains de vos confrères, sont désespérés, permettez-moi pour ma chute de reprendre à mon compte l’interrogation titre de François Dufour, journaliste lui-même, « Les journalistes français sont-ils si mauvais ? » http://www.berthomeau.com/article-31922860.html paru en 2009 chez Larousse à dire vrai.

 

Continuez de veiller, comme du lait sur le feu, chère Madame, sur notre alimentation et notre équilibre, les veaux que nous sommes seront bien gardés. Oui, à la manière du banc-titre de votre photo ci-dessus où vous affirmez au nom de toutes les femmes sans doute « cet été je m’occupe de mes jambes » moi je vais me contenter de m’occuper de mes neurones car, dit-on, c’est l’élixir de l’éternelle jeunesse juste avant, comme tout un chacun, de mourir de quelque chose.

 

Bien à vous.politically_correct.jpg

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 00:09

Commençons la semaine avec lenteur, laissons-nous aller au doux plaisir d’une lecture agréable qui nous mène à la quête du vin de tous les jours, en Toscane où l’automne est un doux prolongement de l’été. Là-bas c’est aussi le temps des fêtes de village remontant à d’antiques traditions, alors prenons le temps, pendant un bref instant, il sera toujours temps de se remettre à l’ouvrage. L’auteur, une américaine, professeur de littérature à San-Franscisco venue en Italie pour changer le cours de sa vie, découvre au fil des pages que les Italiens prennent plus de temps pour vivre. Enfin je vous offre un pastel d’un peintre breton : Carfantan séduit par les paysages de Toscane.   Caillou-9264.JPG

« Gita, un de mes mots préférés : une balade. Je m’attendais ce matin à voir Ed prendre le chemin des terrasses d’oliviers, son sarcloir à la main. Mais je le trouve le nez dans l’Atlas vinicole d’Italie, qu’il consulte souvent au petit déjeuner, pour me dire bientôt : « On va à Montepulciano. On n’a plus beaucoup de vin.

- Parfait. Je veux passer chez le pépiniériste pour acheter du statice à planter sous le noisetier. Et on prendra de la ricotta fraîche dans une ferme quelque part. »

C’est pour cela que nous habitons ici, non ? Au cours de nos longs travaux de restauration, j’ai pensé par moments n’être venu en Italie que pour arracher le lierre et repeindre les portes. Aujourd’hui, enfin, le gros œuvre est terminé, et la maison – je ne dirais pas finie, car les vieilles demeures ne le sont jamais – ressemble à une vraie maison.

Nous allons donc nous réapprovisionner en sfuso, au litre. Bien des viticulteurs produisent un vin de table à usage domestique, pour les amis et les clients locaux. La plupart des Toscans ne boivent pas de vins en bouteille chaque jour ; soit ils le font eux-mêmes, soit ils connaissent quelqu’un, soit encore ils prennent du sfuso. Prévoyant, Ed lave notre énorme dame-jeanne et le récipient chromé d’acier inoxydable au robinet rouge, une innovation qui menace d’éteindre la tradition dame-jeanne.

Une fois celle-ci remplie, pour que le vin ne s’oxyde pas, nous avons appris à verser une rasade d’huile d’olive par-dessus, qui forme un joint, avant d’enfoncer un bouchon de la taille d’un poignet. Notre moderne « bonbonne » est dotée d’un couvercle plat, lui aussi inoxydable, qui flotte à la surface du vin. On verse un léger filet d’huile d’olive insipide dans le mince espace qui se trouve entre le couvercle et les bords, puis on ferme le tout sous un autre couvercle. Lorsqu’on petit robinet en bas pour remplir son pichet, le couvercle mobile descend avec le vin, et le joint reste intact.

Les familles qui disposent de sept ou huit dames-jeannes conservent en général celles-ci dans une pièce fraîche, la cantina, réservée à cet effet, et ne les débouchent qu’au fur et à mesure. Nous avons fait de même, hissant nos dames-jeannes sur la table avant de les incliner pour remplir à l’entonnoir une douzaine de vieilles bouteilles, puis assurer l étanchéité leur étanchéité avec de l’huile d’olive. Nous sommes passés maîtres dans l’art de jeter l’huile d’un geste sec en ouvrant la bouteille. Quelques gouttes, pourtant, demeurent toujours à la surface. J’ai déjà relégué deux de nos dames-jeannes à un usage ornemental dans le coin de certaines pièces. Nous les avions trouvées toutes trois abandonnées sous le conteneur de recyclage ; d’autres en auront eu assez. Mais comment ont-ils pu se résoudre à s’en débarrasser ? J’aime leurs formes généreuses, rondes, féminines, et le verre où quelques bulles d’air sont restées enfermées. Nous les avons nettoyées à la lavette et achetés des bouchons neufs. Je me risque : «  Tu veux vraiment qu’on continue à se servir de la troisième ?

- Non, tu as raison. Mais ne dis rien. » Ed parle, évidemment d’Anselmo, Beppe et Francesco qui traitent avec mépris toute nouveauté en matières d’olives et de vin. Nous installons dans le coffre deux grands cubitainers de vingt litres chacun – ils sont pratiques pour le transport, mais il faut transférer leur contenu sitôt rentré, faute de quoi le vin peut rapidement prendre un petit goût de plastique. »

 

Frances Mayes Bella Italia Quai Voltaire 1999

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 02:09

Nous montâmes ensuite à Péri pour déjeuner chez Séraphin. En ce pays, le dimanche on monte au village retrouver la famille. Jasmine conduisait. Les plaies noirâtres du violent incendie de l’été dernier se cicatrisaient lentement, des plaques de végétation vert tendre voisinaient avec des troncs calcinés. Mathias suçait son pouce en contemplant le bout de ses pieds nus. À midi, chez Séraphin, nous serions entre nous, entre indigènes, car les touristes n’y venaient que le soir pour ne pas perdre une miette de ce soleil qui brille en Corse comme nulle part ailleurs. En août il cognait vraiment dur épandant dans l’air une chape pesante qui donnait des envies de rester sagement à l’ombre. Comme d’ordinaire à cette heure-ci j’entamais, après un déjeuner léger, une sieste dans la fraîcheur de notre chambre le tangage des lacets de la route me berçait et je luttais pour rester éveiller. J’adore cet état ouateux où, par à coups, on va et on vient en des aller et retour violents conscience-inconscience, noir-blanc, comme si le temps s’entrouvrait pour nous engloutir puis nous régurgiter. Malgré mes efforts je piquais du nez. Jasmine chantonnait « frère Jacques, frère Jacques, dormez-vous... » et Matthias abandonnait son pouce pour gazouiller en frappant dans ses petites mains. Au détour d’un virage, je retrouvais mes esprits et tout de go je déclarais à Jasmine : « Nous l’appellerons Marie... »  Caillou-8597.JPG

Sous les charmilles de la terrasse notre table était cernée par d’imposantes tablées familiales où les générations se côtoyaient, habillées en dimanche, bien en place comme pour un plan de cinéma juste avant le clap. Les brus et les filles se tenaient à carreaux en surveillant leur progéniture encore calme en ce début de repas du dimanche. Les fils conversaient avec leur mère ou leur grand-mère, les gendres écoutaient, pendant que les pères, impassibles, veillaient sur le bon déroulement du cérémoniel dominical. Lorsque nous nous étions garés, une vieille Mercédès noire aux chromes étincelants et un Jaguar Mk3 crème avaient dépoté un paquet de sexagénaires en chemisettes, pantalons de toile et moccassins qui occupaient maintenant la table du fond où ils descendaient des pastis en tenant des conversations animées où les affaires du village tenaient une place centrale. Au-dessus de nos têtes des escadrilles de bestioles vrombissaient telles des forteresses volantes plongeant Matthias dans une perplexité joyeuse sous le regard inquiet de sa mère craignant par-dessus tout les guêpes attirées par les sucs de nos aliments. Chez Séraphin c’est Joséphine qui officie, on y mange au menu avec un ou deux choix intérieurs et y on boit le vin du seul vigneron de Péri. C’est copieux, le couvert est bien mis, il y a des bouquets de fleurs sur les tables et, surtout, les beignets de courgettes de Joséphine sont des merveilles de finesse et de légèreté et les cannellonis au brocciu exceptionnels.  Caillou-8599.JPG

Avant la fin du repas Jasmine allait coucher Matthias dans une chambre aux volets clos. Je l’accompagnais. Pendant qu’elle changeait le petit j’allais m’asseoir sur le marchepied d’un prie-Dieu au velours rouge passé. Depuis la naissance de Matthias je me sentais père, je me vivais père en prenant part aux gestes du quotidien : le faire manger, le changer, le coucher... mais je continuais de voir en Jasmine une gamine entichée d’un vieux, une amante fraîche, joyeuse et disponible. Dans ma position ridicule, au ras du parquet, le cul posé sur cette antiquité qui avait du supporter les genoux pointus de femmes pieuses et de curés libidineux, je me projetais dans le temps de sa nouvelle grossesse. Deux enfants venus dans le dernier bout de ma vie ça me plaçait face à une évidence : je la voulais pour femme. L’épouser quoi, la conduire devant le maire. Qu’elle portât le même nom que ses enfants. Ridicule ! Pour me détendre, tenter une sortie honorable, je m’imaginais que si je la demandais en mariage elle serait capable de me traîner devant le curé ou le pope de Cargèse... Perdu dans mes pensées je ne l’entendis pas venir. Elle s’accroupissait au-dessus de moi. Mes mains effleuraient ses cuisses. Elle me susurrait « Emplis moi encore ! » Je soupirais « Epouse-moi ! » Elle se redressait comme un ressort. « Non ! »

-         Pourquoi non ?

-         Parce que ce n’est pas moi qui t’épouse c’est toi qui dois me demander en mariage...

-         Et comment je fais ?

-         Tu fais !

-         Ici ?

-         Oui !

-         Mais je ne sais pas comment le dire ?

-         Tu le dis simplement !

-         Jasmine veux-tu m’épouser ?

-         Oui mon amour.

-         Et maintenant qu’est-ce qu’on fait ?

-         L’amour !

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 00:09

 

Y’a des matins d’automne, faibles en degrés, où l’on a envie de rester bien au chaud sous la couette, et plus si affinités si partenaire en disponibilité, flemmarder, se payer une grasse matinée, buller... et puis si d’aventure aux alentours de midi on se risque à quitter le nid douillet la seule alternative qui s’offre alors c’est d’activer la combustion interne avec du haut degré en se nichant face à une belle flambée. Petit déjeuner spiritueux, sans crème ni croissants, hard, sans concession, des sons saturés d’une guitare chauffée à blanc, lévitation,  Still got the Blues, vous vous gavez de Gary Moore et ensuite vous faites l’amour...

Bon dimanche sur mes lignes avec le meilleur de Gary Moore en live... Vraiment c’est vraiment du lourd !  

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 06:59

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Comme je sentais certains piaffer d’impatience et, comme pour une fois je m’étais couché tôt, j’ai profité du calme de la nuit pour me lever et corriger vos copies. Quand j’ai fait le prof – pendant mes études – ça me gonflait déjà de lire les développements besogneux de mes chers élèves. Ici c’était plus simple sauf qu’avec les formats différents le copié-collé n’était pas toujours évident. En plus il me fallait assurer l’intendance en listant les « tout bon »pour la suite des évènements.

 

Je suis au bord de l’épuisement !

 

Un mot sur les « tout bon », j’adore l’expression car au temps où j’habitais le 13ième arrondissement le sieur Toubon Jacques, qui avait commencé sa carrière dans les allées du pouvoir comme chef de cabinet de Jacques Chirac Ministre de l’Agriculture, briguait nos suffrages. Il en faisait des tonnes le Toubon car il avait des hautes ambitions. Même qu’il était venu en tant que maire du 13ième dans le collège de ma fille Anne-Cécile qui m’avait dit en rentrant le soir qu’elle s’était moqué des « toubonnistes ». Bref, il n’en faut pas beaucoup pour m’amuser et puis qui se souvient que le bouillant Jacques fut Ministre de la Culture (Lise surtout, madame Toubon) et Garde des Sceaux ; la roue tourne.

 

Donc au bout du bout : 48  tout bon un beau chiffre, celui de mon année de naissance que j’ai joué une ou deux fois au Loto.

 

Maintenant reste à terminer le boulot :

 

- les « toubonnistes » vont recevoir par e-mail le numéro qui leur attribué en fonction de l’ordre d’arrivée de leurs réponses ;

- ensuite il va me falloir procéder au tirage au sort du podium : 3 puis 2 puis 1 mais je n’ai pas encore fixé ma religion sur la méthode. Je la décide la semaine prochaine. Merci de bien vouloir être patient j’ai une petite idée derrière la tête mais il faut que je vérifie si elle est viable.

 

Patience et longueur de temps... Avec moi tout arrive mais comme je ne suis qu’un petit artisan il faut me laisser le temps...

 

Bonne journée... Bon WE... Suivez attentivement mon blog pour être informé du GRAND TIRAGE AU SORT  du GRAND CONCOURS de l'été...

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