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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 16:00

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Faire de la politique autrement, très beau slogan ! L’arrivisme n’est pas l’apanage de la gente politique, il sévit dans toutes les activités humaines. Prêt à tout pour réussir ! Plus le système est hiérarchisé, bureaucratisé, verrouillé, plus l’arrivisme prospère. Le seul frein, surtout dans les secteurs productifs, reste la compétence, mais les arrivistes peuvent être aussi compétents. Pour ce qui concerne nos élus c’est plus compliqué surtout lorsqu’il s’agit des mandats électifs nationaux ou européens. Pour avoir une chance réelle d’être élu il faut se faire une place dans les grands appareils des partis afin d’être adoubé par les militants. Bref, mon observation du mode de fonctionnement du PS, m’a permis de constater que l’appareil servait essentiellement à fabriquer de futurs élus. L’arrivisme, l’échine souple, l’opportunisme, constituent donc d’excellents moyens pour se faire une place au soleil. Pour autant, gardons-nous de mettre tous les élus dans le même sac, mais force est de constater que malheureusement que plus on monte dans la hiérarchie des partis plus le profil des élus recèle une étrange homothétie.


L’ambition n’est en rien condamnable, c’est un excellent moteur pour progresser, mais reste tout de même à ne pas piétiner ses concurrents, à respecter les règles, à avoir un minimum de décence et de déontologie. En politique, où le verbe prime, surtout en période élective, tout est possible ! Dans la séquence que nous venons de vivre, la capacité de certains et de certaines, à avaler des couleuvres pour ne pas « insulter l’avenir » : traduire rester dans la course aux maroquins ministériels dans le cas où son candidat serait élu, a atteint des sommets liés à la virulence de la campagne. Comme jusqu’ici la politique était, et reste encore, une affaire d’hommes, l’irruption de la parité apparaissait comme un espoir de faire de la politique autrement. Las, deux femmes emblématiques, puisqu’occupant des postes de premier plan : Cécile Duflot, jusqu’à ce week-end secrétaire-nationale EELV, et Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne Ministre, porte-parole du Président sortant, des femmes intelligentes, compétentes, viennent de faire la démonstration que l’inversion de la tendance n’est pas vraiment à l’ordre du jour.


Pour la première, Cécile Duflot, je cite un bon expert Daniel Cohn-Bendit qui met en cause les dérives d’Europe Ecologie-les Verts qu’il a co-fondé. « Le paradoxe, c’est qu’on existe à l’Assemblée, au Sénat et au gouvernement, mais plus dans la société. Nos succès institutionnels ne sont pas accompagnés, bien au contraire, d’une dynamique citoyenne. Notre image est devenue détestable. Nous avons échoué là où on voulait redonner espoir : en faisant de la politique autrement. Aujourd’hui, nous incarnons souvent l’insoutenable légèreté de l’arrivisme.


Quand on voit par exemple, dans un documentaire, Cécile Duflot brandir son stylo en jurant qu’elle ne signera jamais un accord avec le PS sans la sortie du nucléaire. Et qu’évidemment on le signe quand même, car c’est un bon accord, cela est dévastateur. Le plus détestable a été la course aux maroquins ministériels, y compris chez mes propres amis. Nous donnons des leçons de morale politique à tout le monde et, en même temps, nous nous accommodons parfaitement du fonctionnement hiérarchique, autoritaire et clanique de la politique traditionnelle. Tout cela fait qu’en un an, nous avons perdu plus de la moitié de nos militants. »

 

Fermez le ban !

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Du côté de NKM, elle déclare aujourd’hui à propos de son poste dans la campagne « J'ai accepté d'être porte-parole, je savais que c'était un job dur. J'ai vécu des débats internes très rudes, qui se sont déroulés à la une des journaux : tout le monde sait bien que j'avais une ligne différente de celle de Patrick Buisson ». Qu’est-ce à dire ? Un job, non ça n’était pas un boulot ordinaire, du genre simple haut-parleur, porter la parole c’est approuver la parole que l’on diffuse au nom de son candidat. Si, comme elle le proclame après coup que la stratégie du conseiller Patrick Buisson avait pour  objectif était de faire gagner Charles Maurras plutôt que l'ex-chef de l'État : « Le principal reproche que je fais à Patrick Buisson c'est que son objectif, à mon avis, n'était pas de faire gagner Nicolas Sarkozy, il était de faire gagner Charles Maurras », a-t-elle déclaré sur Canal+ et bien NKM fut donc le porte-parole de Charles Maurras. Nul ne l’y obligeait, ce ne fut pour elle ni un calvaire, ni un calice bu jusqu’à la lie, mais tout bêtement le bon moyen de préserver ses chances de carrière pour l’avenir. Quand à affirmer que tout le monde savait bien qu’elle était sur une ligne différente c’est du niveau du parjure.

 

Je ne mets pas en doute la force des convictions de NKM quand elle réaffirme que, pour elle, «  aucun accord, aucune alliance d'aucune sorte n'est tolérable, le FN a changé la vitrine, mais c'est la même arrière-boutique et en plus il veut la mort de la droite ». Mais quand elle observe qu’aujourd'hui « beaucoup de monde se rallie à cette position. Ils ne m'ont pas tous soutenue à l'époque, mais mieux vaut tard que jamais. Simplement, il y a des choses qu'il vaut mieux dire avant les élections qu'après » que ne l’a-t-elle pas exprimée publiquement et clairement cette position lorsqu’elle était porte-parole. Quelle estime de soi peut-on avoir si on se tait, qui ne dit mot consent, ou même on justifie des positions contraires à ses convictions profondes ? Quelle confiance peut-on accorder à des personnes publiques adoptant de tels comportements ? C’est comme si une militante féministe laissait passer sans mot dire des déclarations des militants de laisser-les-vivre !


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Déçu, je le suis. Pour avoir été en permanence minoritaire dans ma famille de pensée, loin de l’opportunisme et de l’arrivisme du couple Dray-Mélanchon, copains comme cochon, grands acteurs du fameux Congrès de Rennes, je sais ce qu’il en coûte de garder et de défendre ses convictions contre les partisans de la réalpolitique. En ce cela je ne joue pas les chochottes effarouchées, ni les juges à la Van Ruymbeke, mais j’espérais mieux de la nouvelle génération montante et, même si je sais que l’on ne gouverne pas un pays comme la France, la main sur le cœur, avec de bons sentiments, mettre de la conviction et du courage au service de ses actes ne peut nuire, au contraire ça aide à grandir. Pour les Français ce serait la meilleure des thérapies pour les guérir de leur goût immodéré des solutions qui descendent du ciel.

 

Samedi sur le boulevard Saint-Michel j’ai croisé Claude Allègre, le mammouth arriviste m’a semblé bien fatigué. Autre apparition du WE, le roi des arrivistes : Eric Besson, l’homme qui ne prend pas la peine d’interrompre ses vacances pour passer ses pouvoirs à son ancien camarade socialiste, est réapparu à la télé pour parler foot : vous savez l’Euro. Là, sans aucun doute, l’homme est compétent et si on le nommait sélectionneur ça mettrait un peu d’ambiance dans les chaumières : il pourrait ainsi mettre au pas le dénommé Nasri ! Comme je suis gentil, on ne tire pas sur une ambulance, le livre de Roselyne Bachelot m’afflige aussi car, en dehors de sa piteuse prestation à la Santé lors de la campagne de vaccination de type soviétique contre le H5N1, elle avait fait preuve en beaucoup de circonstances d’un certain panache politique en prenant des positions sincères et courageuses. Enfin j’ai entendu sur France-Inter qu’Olivier Falorni a reçu, alors qu’il dînait en compagnie de son épouse, au restaurant de l’AN, un accueil plus qu’amical de ses petits camarades députés socialistes. Ne riez pas, il va s’inscrire au groupe des Radicaux de Gauche, sans doute en hommage à Michel Crépeau, député-maire de la Rochelle, et dernière grande figure de cette famille politique devenue annexe du PS. Le 23 mars 1999, il est victime d'un arrêt cardiaque en pleine séance parlementaire des questions au Gouvernement, peu après avoir posé une question à Dominique Strauss-Kahn qui était en train de lui répondre. Philippe Douste-Blazy, cardiologue de profession et présent en séance, le réanime. Il décèdera quelques jours plus tard à l'hôpital. Il avait 68 ans.


Une grande pianiste virtuose, humaine, brillante et sensible, vient de nous quitter : Brigitte Engerer elle n’avait que 59 ans…


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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 00:09

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Dans le milieu des esthètes du vin les coopératives n’ont pas droit de cité seuls comptent pour eux les vins de propriété. Ça sniffe la bonne lutte des classes, le dédain à  la Pitte, le mépris du populo, la cécité aussi. Même ceux qui, parmi la génération Youpala, amateurs de vin nu, ont le front à gauche mais la bouche droite, tirent la gueule au seul énoncé du sigle coopé. Bien sûr, un peu comme l’inénarrable Nadine – pas de Rothschild grande prêtresse des bonnes manières – les petites louves et les petits loups disposent en magasin d’au moins une bonne coopé – qui n’est pas le féminin de Jean-François – pour se dédouaner : le genre Estézargues par exemple. 


Et pourtant camarades bobos et bobottes, naturistes ou naturalistes, gauchos non révisés – à ne pas confondre avec le Gaucho – centristes qui à force de ne pas savoir sur quel pied danser n’ont même plus de pieds, hommes de dextre grands fournisseurs de présidents de l’ex Crédit Agricole Mutuel, de Groupama qui signifie que je sache Groupement des Assurances Mutuelles, des coopératives agricoles laitières, animalières, céréalières, fruitières, légumières, et bien sûr vinicoles, putain que  c’était beau le mutualisme ! Une chouette belle idée que de mettre des moyens en commun, coopérer, être solidaires, s’accrocher à son territoire, y avoir des racines, être plus fort ensemble que tout seul dans son coin. Du côté du pognon il y a belle lurette, bien avant le désastre grec, que le consortium des élus agriculteurs les ont rangé au rang des accessoires inutiles et poussiéreux. Sur l’autre versant, celui de ce qui est attaché au sol, au labeur des hommes et des femmes, la flamme n’est pas tout à fait éteinte, elle brille encore dans certaines coopés.


Je ne vais pas ici ni faire l’apologie de la coopération, ni verser dans une vision béate du monde dans lequel nous vivons mais tout bêtement rappeler qu’à force de jeter l’eau du bain le bébé va y passer. Puisque que je fais plus en ce moment dans la vache laitière, le pot plutôt que le tonneau, j’ose écrire qu’il faut sauver le soldat coopérateur : beaucoup de coopératives laitières sont en réel danger et seront des proies goûteuses pour les habituels prédateurs. La découpe va, dans les mois qui viennent, être une pratique très prisée : le groupe Doux en est un bon exemple (pour preuve que la coopération n’a pas le monopole de la mauvaise gestion et des choix stratégiques aventureux). L’industrie alimentaire coopérative liée à un territoire c’est utile pour l’emploi, la vie des hommes et des femmes, mais encore faut-il qu’elle n’ait pas des boulets au pied, qu’elles ne soit que le substitut de ce que le secteur purement privé ne veut plus faire. L’heure n’est plus la réflexion, aux rapports à la con, mais à l’anticipation et à l’action !


Piqure de rappel pour les gueules d’amour qui ne « miam » que des bons produits du terroir, locavores de loft et 100% amap, le COMTÉ a été sauvé des griffes d’un grand groupe de Laval – patrie du nouveau Ministre de l’Agro-alimentaire, le fils de mon vieux compagnon de route Georges Garot – par le réseau des Fruitières qui sont, jusqu’à la preuve du contraire, des micros coopératives. J’y reviendrai à l’occasion.


Reste les coopératives vinicoles, et plus particulièrement celles du Grand Sud. En son temps j’ai commis une chronique, en juin 2009 très exactement pendant Vinexpo, qui synthétisait mes réflexions du moment : Coup de tonnerre à Vinexpo : une mystérieuse holding lance 1 OPA inamicale sur les Big Three coopératives de South of France…link. Elle avait beaucoup chagriné les directeurs des Big Three qui eux savent mieux que d’autres que là-bas  du côté de Carcassonne, de Narbonne, tout est politique (prononcer Politiqueu) et que la meilleure position à adopter pour les décideurs est d’attendre que les turbulences passent. Je n’y reviendrai pas, ça n’est pas ou plus mon problème et je ne vais m’immiscer dans la tambouille de nos amis du Languedoc ils s’y entendent très bien entre eux pour tourner en rond. Même à la retraite ils savent se recycler pour occuper les bons strapontins.


Ceci écrit, vous devez cette chronique au Val d’Orbieu qui, à petits pas, bouge un chouïa, affiche ses bonnes intentions, essaie de retrouver ses racines d’origine après des aventures hasardeuses sur des terres lointaines (pas si lointaines que ça, mais extra-narbonnaise). Là encore je ne vais pas mettre mon nez là où personne ne le souhaite mais me contenter de le mettre sur la publicité affichée sur les panneaux Decaux de Paris. La Cuvée Mythique, le retour ! Sans vouloir être ramenard je soulignerais : il serait temps ! Et sur le visuel gentiment méditerranéen, le Val d’Orbieu affiche sa signature pour un rosé baptisé : Mythique Languedoc, et deux petits frères blanc et rouge, de la toute dernière appellation voiture-balai de la région. Cerise sur la pièce-montée : la mention Consommer Coopératif. (dans mon titre j'ai à la fois traduit en impératif : buvez ! et en cela violé la loi Evin)


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Comme vous vous en doutez cette mention me va bien mais encore faudrait-il expliquer aux consommateurs les valeurs qui sous-tendent la démarche collective de la coopération. Si ça ne reste qu’un slogan mis en avant par un communiquant plus futé que les autres ça n’ira pas pisser très loin. En revanche, si la coopération vinicole, le val d’Orbieu en tête, retrouve  ses fondamentaux originels, que les coopérateurs ne soient plus de simples apporteurs de raisins mais des vignerons qui travaillent ensemble pour élaborer des vins à des prix abordables pour le grand populo je souscris des deux mains. À chacun son job et, n’en déplaise aux adorateurs de tout ce qui est petit donc gentil, je préfère que ce type de vin, qui a des clients, soit élaboré collectivement avec un partage de la valeur plus équitable. Reste à faire la démonstration en vrai grandeur de la démarche. C’est à la source, dans la vigne, où tout commence, alors tout le monde aura y gagner si la segmentation du marché repose sur une ressource différenciée et assumée. La mixité du vignoble languedocien le permet, alors, si tel est la nouvelle philosophie des Big Three, Val d’Orbieu en tête, consommer coopératif prendra tout son sens.

 

Affaire à suivre !

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 07:00

J’appréciais ! À nouveau, et c’était jouissif, je déambulais dans les alcôves et les soupentes de la République à ma guise. Le vidage express des séides du nain à talonnettes déblayait le paysage et déliait les langues. Mon petit cercle se reformait et le soir du second tour le champagne coula à flot pour fêter la claque sur le sale bec de Guéant. Le missile Solère le ramenait à son bon niveau : à plat ventre, touché et hors d’état de nuire. Même son pote de chambrée, élu lui, s’en réjouissait sur les écrans de télé. Les couteaux s’aiguisaient déjà à l’UMP. Mais tout cela n’était que du menu fretin à côté de la nouvelle qui me remonta très vite aux oreilles : la Direction centrale de police judiciaire venait de mettre à jour une putain d’affaire de vol et de corruption en bande organisée, à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, de 7 douaniers. Nos ennemis jurés, ces cow-boys arrogants et suffisants, ces sous-merde aux ordres du Ministère des Finances, pris la main dans le sac des trafiquants de drogue : un cataclysme, une affaire hors norme portant sur des présumés vols de mallettes bourrées d'argent liquide et appartenant à des trafiquants de drogue. Nos potes lèvent enfin le voile, découvrent l'existence d'un véritable système organisé et érigé par des fonctionnaires assermentés, très bien notés par ailleurs par leur hiérarchie. Oui, enfin mis à jour la face sombre des méthodes qui ont cours dans les arrières salles et les couloirs pourtant sécurisés de l'aéroport de Roissy, une vraie plongée au cœur d'un système en place depuis plus de 15 ans, un vaste réseau de détournement de liasses d'euros et de dollars où se croisent, trafiquants de drogue et douaniers ripoux  sans scrupule.


Finie la réputation d’incorruptibles de ces soi-disant mains blanches dirigés par les têtes d’œuf de Bercy, une sale affaire qui interroge vraiment sur la surveillance de ces douaniers qui ont toute latitude de circulation au sein des aéroports. Avec ces gommeux on bascule vraiment dans un tout autre monde. Nous les soupçonnions mais il a fallu être patient, les mettre en filatures, les repérer, à Roissy, dans la zone réservée où défile sur les tapis des millions de dollars ou d’euros. Ces cons ont été vus « se servir en argent liquide » dans les valises des présumés trafiquants faisant transiter l'argent de la drogue par avion. À notre avis, à la grande maison, ils ne sont pas tous seuls car pour durer aussi longtemps il est nécessaire de bénéficier de protection aux étages élevés et il ne faudra pas s’étonner si tout ce beau monde n’était pas en cheville avec les trafiquants. Va falloir aussi dépiauter leur train de vie, qui, de sources sûres, se révélerait démesuré car les détournements se montent à des millions d’euros. La règle du jeu de ces braves gens dans la zone de contrôle des bagages de l'aéroport de Roissy: « Soit tu croques, soit tu t'en vas. »  Personne n'était obligé de suivre. Les gonzes en vêtements de ville, avec ou sans revolver accroché à leur ceinture naviguaient dans l'immense périmètre, librement, de terminaux en terminaux, pour « détroncher » les profils intéressants.


L’art de dénicher la mallette gavée d'euros et déposée par un caïd de la drogue c’était, d’après eux, la spécialité maison. Performants les gabelous, tellement compétents qu’ils sont passés du service public à leur propre service avec une facilité déconcertante. Aussi incroyable que cela puisse paraître, dérober des centaines de milliers d'euros en toute impunité, ce ne fut qu’une simple question d’amorçage de la pompe à fric : une première valise contenant près de 800 000 dollars tombe dans l'escarcelle d'un premier douanier qui se dit : « Après tout, pourquoi pas… » Ensuite, une belle petite chaîne de solidarité professionnelle : la somme est acheminée dans la salle réservée aux agents où, en cheville avec un second douanier, notre futur millionnaire part avec le butin, placé sous bonne garde, jusqu'à son dépôt dans des comptes en banque en Andorre par un troisième larron spécialisé dans le placement financier. Biens formés les mecs des Finances rodaient le système qui ne présentait guère de risque quel est le trafiquant de drogue qui serait assez fou pour porter plainte pour le vol de sa valise contenant 600.000 € ? Depuis le début des années 90, les mecs de la brigade « de ciblage » repéraient et « détronchaient » des cibles susceptibles de les intéresser. Affûtés dans ce type d'exercice, les limiers rataient rarement leur cible. En se procurant le billet de certains passagers, en se renseignant sur leur mode de paiement et en les filant discrètement dans les halls de l'aéroport, les agents décrochaient la timbale. Ensuite, à eux la belle vie, un train de vie à donner le vertige, certains ont flambé une grosse partie de leur butin en Asie, au Brésil, dépensant sans compter et investissant dans les hôtels de luxe. En Thaïlande, d'autres s'adonnaient à d'autres plaisirs… L’Octris va se faire un plaisir de mettre à jour l'étendue et l'ampleur d'un système jusqu'ici insoupçonnable, mais rendu possible par un fonctionnement sans garde-fous et les gabelous ce sont des fous-furieux « Il faut à tout prix revoir l'organisation de l'administration des douanes, qui reste une administration et qui peut échapper à tout contrôle judiciaire » dit-on dans la Grande Maison, un comble non !

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 00:09

  

 

Comme toujours en France, sortir de nulle part, passer en deux ans de l’anonymat le plus complet à une grande notoriété et devenir l’une des chanteuses les plus populaires de la scène musicale française ça fâche certains médias parisiens qui n’aiment pas l’odeur du succès. Un critique écrit « Si ses textes anti bling-bling et ses bons sentiments ont séduit un public très large, qui va des tout-petits aux personnes âgées, ils lui ont aussi valu l'hostilité d'une partie de la critique, qui raille sa naïveté ». Mais Zaz a su durer au-delà de son tube « Je veux ». Ce fut, pour cette jeune femme qui chantait dans les rues et les cabarets, une rude épreuve car, autre travers bien français, elle a été de suite étiquetée, classifiée dans une catégorie : chanteuse populaire. « On voit quelqu'un juste à travers une image et on le met dans un format. Les gens ont interprété Zaz avec leur regard », note la jeune femme. « Des fois, il y a eu des vraies méchancetés, c'était vraiment dur au début, mais là maintenant ça va, je m'y fais ».


Son parcours atypique est à l’image de ses influences multiples et à son goût du mélange des genres. Elle le décrivais ainsi : « j’ai chanté devant 10 000 personnes au stade d’Hendaye, fait du rap provincial, boeufé avec des chiliens à Casablanca, repris Piaf au fin fond de la Sibérie, fait danser la Place du Tertre, joué gratos dans une mine de sel en Colombie, fait une tournée en Egypte sans rien voir du pays (l’horreur !), gagné le concours génération Réservoir, kiffé sur la scène de l’Olympia, enregistré une partie de mon album avec Raphaël (le vrai, celui qui tourne des clips par moins 10° C sur le toit d’un immeuble) et mille autres choses encore. Et le pire, c’est que tout est vrai. »


En 2010 un critique notait ACCORDS & DÉSACCORDS – « Chaque printemps amène dans les bacs (à disques) son lot de primeurs. Zaz fait partie de ces jeunes pousses dont on se demande d'où elle a bien pu tirer sa sève ? Au fin fond de la Sibérie, où elle revisitait le répertoire de Piaf ? À Casablanca, où elle a fait le bœuf avec des Chiliens ? En jouant les chanteuses de rue place du Tertre ? Âgée de vingt-huit ans, elle a pas mal roulé sa bosse. Rien d'étonnant, donc, à ce qu'on entende dans son timbre puissant à la fois la larme slave, le swing manouche, les envolées joyeuses d'une amoureuse, le grain brûlant des plateaux désertiques. Mais ce qui touche le plus chez Zaz, c'est ce petit côté écorché qui nous embarque dans des contrées où flottent les âmes de La Môme, de Fréhel et même de Billie Holiday. Un oiseau migrateur qui cherche et trouve son nid entre les pavés de Paname. Pour preuve, le blues urbain de Trop sensible, le bouleversant Port Coton ou des chansons aux accents réalistes comme Ni oui ni non ou Dans ma rue. Raphaël, qui a composé trois chansons sur son premier album, a déjà craqué. »


L’année 2010 fut pour Zaz une belle année : Prix Charles Cros, nomination aux Victoires de la Musique 2011 et salles combles où le public sous le charme chante de concert. Zaz séduit ou énerve, qu’importe mais sa voix particulière mêlant le rétro des vieilles chanteuses françaises à la Piaf et la fraicheur des voix populaires ne peut laisser indifférent. Voilà de la chanson populaire française de base, le retour au bal du village, c’est dansant, rythmé, le mélange habituel de la guitare et de la voix. Zaz a du talent tout simplement et je vous propose de découvrir 2 vidéos de son concert en septembre 2011 à Baden-Baden : pour une fois que nos voisins allemands aiment un « produit » français ça vaut au moins la peine de s’y arrêter. J’ai ajouté une vidéo d’un autre concert sur Europe 1 plus intime.


 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 06:00

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De bon matin ce matin je me suis habillé de pied en cap et je suis entré de plain-pied dans ma journée car je ne m’étais pas levé du pied gauche et que j’avais bon pied bon œil. À l’aube de ce beau jour je voulais prendre mon pied mais, comme je ne trouvais pas chaussure à mon pied, et que je ne savais plus sur quel pied danser alors, au pied levé, j’ai fait le pied de grue.


Bien sûr de suite j’ai entendu des quolibets :


« C’est bien fait pour tes pieds » « T’as les deux pieds dans le même sabot » « T’es bête comme tes pieds ».


Alors pour ne pas perdre pied, j’ai mis sur pied, d’arrache-pied, un plan pour repartir du bon pied et retomber sur mes pieds : j’ai décidé de faire du pied à une beauté.


Celle-ci m’attendait de pied ferme et j’ai fait des pieds et des mains pour ne pas lâcher pied.


Oui, la beauté ne s’est pas laissé marcher sur les pieds, elle a mis les pieds dans le plat, elle s’est défendue pied à pied, m’a accusé de fouler aux pieds ses principes, de ne pas me moucher du pied, de me donner des coups de pieds dans les chevilles, qu’il y avait des coups de pieds au cul qui se perdaient et que je lui cassais les pieds.


Ébranlé, afin de ne pas perdre pied, faire les pieds au mur, me prendre les pieds dans le tapis, j’ai levé le pied pour ne pas me faire couper l’herbe sous le pied et me faire mettre à pied par cette dulcinée.


Bien sûr, ce n’était pas le pied mais se retirer sur la pointe des pieds, puis retomber sur ses pieds, ne pas avoir les pieds et poings liés, c’était tout de même mieux que de s’en aller les pieds devants.


Pour faire bonne figure j’ai décidé alors de me faire photographier en pied en faisant un pied de nez à toutes les beautés tout en les implorant qu’elles ne me prennent pas au pied de la lettre, qu’elles ne me mettent pas sur le même pied que les freluquets au petit pied sinon je devrais aller me cacher à cent pieds sous terre sans pour autant avoir un pied dans la tombe.


Soyez rassurés je ne vais pas sécher sur pied, je vais me remettre le pied à l’étrier, sans marcher sur les pieds de qui que ce soit, mais comme je n’ai pas le pied marin, je repartirai haut le pied rejoindre mes amis les Pieds Nickelés… pardon les Fr ères de la Croûte. « cheese » souriez ! Photographiez vos pieds !


Là vous vous dites « halte au feu » le Taulier se tire une balle dans le pied ! Dérompez-vous chers lecteurs le pied est essentiel, il vous porte et vous supporte alors respectez-le et photographiez-le !


Ce cliché peut vous rapporter gros. Pourquoi ?


Parce qu’ainsi vous entrerez de plain-pied dans le cénacle le plus huppé et le plus fermé de notre beau pays : Les Frères de la Croûte.


Qu’est-ce donc que les Frères de la Croûte : réponse ICI link


Comment postuler aux Frères de la Croûte : réponse ICI link

 

C’est simple comme 2 clics chers lecteurs !

 

Venez nous rejoindre à pied, en cheval ou en voiture, sautez à pieds joints sur cette occasion unique de devenir happy few, ne restez pas les deux pieds dans le même sabot et pour vous donner envie je vous livre une belle photo en pied de pieds bien chaussés.


L1010128

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 15:00

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En fin de journée hier, à l’Elysée, fut annoncé que j’avions au 78 rue de Varenne un nouveau Ministre délégué Guillaume Garot, un gars de Laval, qui serait en charge de l’agro-alimentaire. Je crois que c’est la première fois car avant je n’avions eu que des secrétaires d’Etat, mais c’est normal y’a plus de secrétaire d’Etat c’est une denrée dévaluée sans doute. Dans le même mouvement, nous a-t-on précisé, le Ministre tout court, Stéphane Le Foll, récupérait la Forêt. Moi ça me plaît bien parce lorsque j’étions au 78 la Maison se dénommait de l’Agriculture et de la Forêt. Du temps du père François, l’avait même flanqué son pote Rocard d’un Secrétaire d’Etat à la Forêt en la personne de René Souchon, soit disant pour le marquer à la culotte mais ce ne fut pas le cas nous faisions cabinet commun et tout se passa bien.


Pour en revenir à l’agro-alimentaire, le premier titulaire du maroquin fut, sous le déplumé de Chamalières, un ancien Président de la FNSEA, Michel Debatisse, qui fut relégué par le titulaire rue Las-Cases tout près de l’étable des vieux ingénieurs blanchis sous le harnois. Il n’a pas existé le pauvre et si vous souhaitez lire un peu d’histoire sur la nomenklatura agricole de l’époque allez donc lire une de mes vieilles chroniques  de 2006 link 

 

Vous allez me dire : tout ça c’est de l’histoire ancienne, et j’en conviens aisément, mais le problème n’est pas là car une simple répartition de maroquins ministériels en fonction d’équilibre interne à la majorité au pouvoir n’a que peu d’importance. Ce qui me semble beaucoup plus intéressant c’est de se préoccuper des relations entre les agriculteurs, souvent simples fournisseurs de matières premières, avec les industries transformatrices. Pour vivre, depuis plus d’un an, sur le terrain, le Grand Sud-Ouest et maintenant la Normandie, au plus près des problèmes de la collecte laitière, de son évolution, de son devenir dans la perspective de la fin des quotas laitiers, j’en sais quelque chose. Créer une césure entre un Ministère qui a la fâcheuse tendance de se comporter, sous la pression du syndicalisme majoritaire dominé par les grandes cultures, en simple Ministère des agriculteurs, en SAV de la fameuse PAC, et des IAA, du lait par exemple : Lactalis, Danone, Bongrain, Sodiaal-Yoplait… qui vivent leur vie sur à la fois sur notre marché domestique avec les PGC (produits de grande consommation) et le marché international (beurre-poudre) c’est ne rien comprendre à la réalité. Je n’irai pas au-delà de cette simple remarque mais ignorer la réalité ne change pas la réalité et si l’on veut introduire de la médiation entre les acteurs, afin de préserver des équilibres territoriaux sans casser la compétitivité des entreprises, il faudra cesser de penser que tout se passe dans des grandes messes nationales mais au plus près des gens dans les régions. Se contenter de gérer des crises locales les unes après les autres, avec des pompiers démunis, face à des acteurs locaux sans marge de manœuvre, est le résultat de ce type d’approche. Le vrai changement est là et je ne suis pas certain que la crèmerie pour laquelle je travaille encore y soit bien préparée.

 

Pour finir ce papier, j’ai le souvenir de ce qui m’était arrivé lors de la nomination du gouvernement Rocard en 1988. J’étais à Montpellier au festival de Radio France, un concert à la cathédrale, où je me retrouve placé aux côtés d’Yves Barsalou alors grand président d’un Crédit Agricole florissant. À la sortie le dit Barsalou me dit que sa Caisse Régionale organise une petite sauterie dans un hôtel particulier du vieux Montpellier et qu’il m’y invite. Pas possible de refuser et j’y va. La nuit de juillet est douce et belle. Tout juste assis surgit Georges Frèche qui me prend à partie « Berthomeau tu diras à Rocard que son gouvernement … (propos censurés)… pas un seul représentant du Sud… c’est intolérable… c’est du mépris… » Comme chacun sait, ou ne le sait pas, le dit Rocard n’avait pas eu une grande maîtrise des nominations, c’est au château où tout avait été mitonné. Bref, tout ça pour dire que Stéphane Le Foll et Guillaume Garot sont des élus de l’Ouest, Sarthe et Mayenne, et que leur compréhension du secteur des vins, qui est le pied de cuve de la fameuse vocation exportatrice de la France, me semble assez ténu et ce ne sont pas les bonzes de la profession qui vont les faire progresser.

 

L’illustration de cette chronique n’a rien d’innocente : Le domaine de la Bellivière de mes amis Christine & Eric Nicolas couvre 13 hectares dans les appellations Jasnières et Coteaux du Loir. Les parcelles situées sur 5 communes (Lhomme, Ruillé sur Loir, Chahaignes, Marçon et Dissay sous Courcillon) offrent les différents terroirs qui constituent la richesse et la diversité des cuvées du domaine. Pour ceux qui ne comprendraient pas : c’est dans la Sarthe. Une visite du nouvel attelage ministériel s’impose donc ! Ils seront bien reçus et ils verront que l'extension du domaine du vin c'est bon pour nos beaux territoires ruraux 

 

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Bon vent à eux deux moi je retourne à mes vaches et je vous joins un communiqué de Danone, ça peut toujours vous servir à engager une bonne conversation sur la répartition des tâches au 78 rue de Varenne.


Danone: avertissement sur résultats, baisse des marges attendue

 

Paris (awp/afp) - Le groupe alimentaire français Danone pâtit de la situation économique en Espagne au point d'être contraint mardi de revoir à la baisse ses prévisions de marge opérationnelle pour 2012, une perspective qui a immédiatement été sanctionnée en Bourse.

Le géant français des yaourts et des eaux minérales, qui tablait jusqu'à présent sur une stabilité de sa marge opérationnelle cette année, s'attend désormais à un repli de 0,50 point à données comparables. En 2011, elle était ressortie à 14,72% du chiffre d'affaires (+0,20 point).

 

« Le groupe fait face depuis la fin du premier trimestre à un contexte de consommation en dégradation rapide et significativement plus forte qu'attendue dans les pays d'Europe du Sud, et tout particulièrement en Espagne », a-t-il expliqué dans un communiqué, ajoutant que l'inflation du coût des matières premières « a été supérieure aux attentes depuis le début de l'année ».

 

Danone a toutefois confirmé ses objectifs de croissance du chiffre d'affaires et de flux de trésorerie.

 

« On ne peut pas exclure que les choses empirent, mais il faudrait qu'elles soient significativement pires en Espagne et dans d'autres marchés pour que l'on doive de nouveau examiner les ajustements auxquels nous procédons », a expliqué Pierre-André Terisse, directeur général en charge des finances, lors d'une conférence téléphonique.

 

A 12H00, le titre Danone chutait de 7,10% à 48,15 euros, tandis que la Bourse de Paris reculait de 0,12%.

 

« Cette révision à la baisse n'est pas une réelle surprise », pour Jean-Marie Lhomé, analyste chez le courtier Aurel BGC, soulignant que la marge devrait "encore reculer en 2013".

« Le groupe, très axé à l'international, souffre de la dégradation de l'économie mondiale et aussi de la crise de la dette qui affecte fortement la consommation de l'Europe du Sud », a-t-il expliqué.

 

La nouvelle prévision de rentabilité doit permettre à Danone « de mettre en place les actions nécessaires en Europe du Sud, tout en continuant à développer les ventes et la profitabilité du groupe dans le reste du monde », a avancé le groupe.

 

La responsabilité de cette révision incombe principalement à l'Espagne où, selon M. Terisse, l'impact négatif du chômage (24,44% en mai) et la confiance des ménages (-20 points en moins d'un an) affectent la consommation. L'an dernier, ce pays a généré 7 à 8% du chiffre d'affaires du groupe avec une rentabilité de 12%, a-t-il précisé.

 

« Mise à part la gestion de ces nouvelles circonstances, Danone reste très solide », a assuré M. Terisse. « Les fondamentaux de nos activités sont très bons », a-t-il poursuivi.

 

Le groupe a d'ailleurs confirmé son objectif de croissance du chiffre d'affaires de 5% à 7% en 2012 en données comparables, contre +7,8% en 2011 (19,31 milliards d'euros).

 

Sur l'année, « nous serons confortablement dans la fourchette de 5 à 7% grâce à la solidité de nos marques hors d'Europe de l'ouest », a relevé M. Terisse. Au deuxième trimestre, la progression devrait être « autour de 5% », a-t-il dit.

 

« La bonne performance de l'ensemble des activités en Asie, Amérique, Afrique Moyen-Orient et CIS (ex-Union soviétique) permet de compenser les pressions auxquelles est soumise l'Europe de l'ouest », a relevé Danone.

 

Selon M. Terisse, la France « résiste plutôt bien. Nous ne voyons aucun risque que la situation se transforme comme en Espagne » car la structure de portefeuille et la consommation diffèrent, tout comme le taux de chômage.

 

Il a également confirmé l'objectif de flux de trésorerie, à 2 milliards d'euros. Et l'évolution des taux de change a été un « facteur favorable », selon le directeur général.

 

En revanche, le bénéfice par action (BPA) dilué devrait être inférieur aux attentes du groupe mais il « ne reflètera pas totalement l'ajustement » à la baisse de la marge opérationnelle, a indiqué M. Terisse. « Il devrait être assez proche de 3,10 euros », a-t-il dit.

 

Le consensus des analystes tablait avant l'annonce de mardi sur un BPA de 3,19 euros.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 00:09

Lundi sur Paris régnait un ciel de la Rochelle, tout en pluie fine, ce n’était ni les Francofolies, ni le Port des Minimes, mais comme une queue de ciel lourd, chargé de lourds nuages, stigmate d’un étrange affrontement plein de fureur et d’aigreur recuite. Si le ciel avait été plus clément j’eus enfourché mon vélo en hommage à Michel Crépeau, défunt maire de ce célèbre port, premier à avoir favorisé la bicyclette dans une ville. Mais comme il pleuviotait, alors, j’ai pris ma petite auto pour me rendre sous la coupole. En me vêtant le matin, afin de ne pas apparaître comme surfant sur la vague rose, j’évitais d’arborer mon pull rose tendre mais je ne pus m’empêcher de nouer un chèche fuchsia autour de mon cou. Le temps était lourd. Je ne ratai pas l’entrée du parking et j’entrai sous terre pour arrondir les profits de Vinci. Ensuite j’élevai mon auguste personne par les escalators, afin de contempler les grappes de japonaises en transe devant le carré Louis Vuitton, jusqu’au sixième étage d’un lieu d’être prisé par les amateurs de l’art déco : le dôme du Magasin du Printemps Haussmann.


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Parmi les dômes les plus visités, il y a celui du Panthéon, à Rome et celui du Printemps, à Paris. La coupole du magasin parisien, édifiée en 1924 et inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, a retrouvé toute sa splendeur grâce à un lifting réussi du décorateur designer Didier Gomez qui, tout en modernisant la salle du restaurant (la plus grande de Paris, 1200m2, 400 couverts), a su conserver la belle rondeur. À l'épicentre, un bar lumineux, sous un lustre monumental gonflé à l'hélium. Comme il se doit, j’y fus reçu avec toute la pompe dû à mon immense influence : traduit en langage normal – nous baignons dans la normalité – je fus alpagué par un homme du cru qui voulut me parler politique. Pour ceux d’entre vous qui l’ignorerait, en chaque languedocien sommeille une passion débordante pour la politique : ma copine Catherine le dit bien avec la bonne intonation POLITIQUEU. Donc, avec une coquetterie exaspérante je fis part à mon interlocuteur du peu de goût que j’avais pour le 78 rue de Varenne et que je laissais aux bonzes momifiés le soin d’emberlificoter le nouveau Ministre. Très peu pour moi, j’ai déjà donné.


Restait que face à l’immensité circulaire, sous ce dôme imposant, je ne savais que faire avec mon verre. Alors, tel un derviche tourneur, je fis plusieurs tours de piste dans le double anneau où les stars du Languedoc attendaient fébrilement mon passage. Je bavasse, je papillonne et je ne vous ai pas encore rappelé qu’en ce 18 juin les vins stars du Languedoc étaient montés à Paris pour faire leur cinéma link Étaient-elles toutes présentent? Bien sûr que non, comme à Cannes il y a un Comité de Sélection et, bien sûr, contestation. Comme vous vous en doutez votre Taulier vénéré se garda bien d’entrer dans ce genre de polémique. Deux remarques seulement : j’apprécie hautement que les propriétaires, comme on dit à Paris, soient derrière leurs bouteilles, certains parmi les importants se contentent du commercial, alors je fuis. Pas grave ça laisse toute la place aux encore très nombreux retraités qui passent leur temps à écumer la moindre dégustation pour se nourrir avec un soin très professionnel.


Il m’a donc fallu choisir car je n’étais pas en capacité déguster tous les vins présentés pour deux raison : pas le temps et surtout je ne suis pas Robert Parker. Mes critères : aucun, au feeling et à la découverte. C’est injuste mais, eu égard à mon immense pouvoir de prescription, les non-élus peuvent se rassurent ils n’ont pas fait le voyage pour rien. Ainsi va la vie des petits blogueurs, le format de leur petite boutique ne leur permet pas de se la jouer RVF et B&D : de faire la totale. Quant aux commentaires sur les vins choisis, n’y comptez pas, soit vous me suivez comme le Messie, soit vous vous adressez aux crèmeries susmentionnées.


J’ai eu 2 Révélations grand coup de cœur :


-          Clos Maïa : Géraldine Laval closmaia@hotmail.fr Terrasses du Larzac


Le Petit Clos un pur Grenache béton (en cuve béton bien sûr) et Clos Maïa issu d’un foudre de 20 hl majoritairement Grenache avec un chouïa de Carignan et une foultitude de cépages autochtones.


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-          Domaine Vaïsse : Pierre Vaïsse domaine.vaisse@free.fr Terrasses du Larzac


Les Capitelles 2009 c’est le nom de la parcelle 50% Mourvèdre et 50% Syrah et l’Aphyllante 2009 c’est une fleur comestible tout Mourvèdre.

Que puis-je vous dire de plus, Géraldine et Pierre, ce ne sont pas des stars mais des vignerons de la relève de cette grande et belle région du Languedoc, qui font des vins friands, gourmands, pleins de charme et d’authenticité qui leur ressemblent accueillants et souriants. Ça fait plaisir à boire et à boire vous pouvez y aller les yeux fermés si vous accordez un peu de crédit au Taulier.


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Une confirmation qui me fait plaisir :


-          Le Mas des Caprices Pierre et Mireille Mann masdescaprices@free.fr Fitou

Gris Gris « Un superbe blanc de grenache gris » dixit le Michel de Perpiña dit le Forgeron de Dana et Anthocyane 2010 un Fitou issu de vieux carignan et de vieux mourvèdre qui devrait amener le susdit à un beau de jouissance gustative. Mireille Mann, dont j’avais déjà goûté les vins lors d’une dégustation du cru Fitou, fait elle aussi, avec son mari, parti des valeurs sûres du Languedoc. La rigueur alsacienne sous le soleil du Sud est le gage de belle ouvrage et de vins cousus mains.


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Deux valeurs confirmées :


-          Mas Jullien Olivier Jullien masjullien@free.fr Les Terrasses du Larzac

Les derniers états d’âme 2009 et le Mas Jullien 2009 le vigneron emblématique et sympathique poursuit sa quête d’authenticité sans rouler sa caisse même sous la coupole. C’est toujours de très beaux vins, plein de fruit et de fraîcheur.


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-          Domaine Jean-Baptiste Senat charlotte et Jean-Baptiste Sénat www.domaine-jean-baptistesenat.fr Minervois


Mon chouchou Arbalète&Coquelicot 2011 se porte bien et vit sa vie dans une joyeuse décontraction, les défricheurs de changer l’Aude en vin poursuivent leur chemin après avoir surmonté l’adversité, c’est heureux et plaisant pour nous. Le Bois des Merveilles 2110 est un grand vin, qu’on se le dise !


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Une Révélation pour moi d’une star confirmée :


-          L’Oustal Blanc Isabel et Claude Fonquerle www.oustal-blanc.com Minervois-la Livinière


Ici c’est que du bon, accueil souriant, vins de haute et belle expression déclinés en 1 superbe blanc  Naïk 10 90% grenache gris et macabeu élevé en barrique et 2 rouges : un Minervois Giocoso 2009 et un Livinière Prima Donna 2009. Comme diraient nos jeunes d’aujourd’hui : pas de soucis avec de tels vins le Languedoc ira loin. Cerise sur le gâteau un bel étiquetage des bouteilles : de bon goût, original sans chercher à épater. J’aime !


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Vignerons à suivre :


-         Mas de Cynanque Xavier de Franssu www.masdecynanque.com Saint-Chinian

Fleur 2010 Carignan majoritaire devrait plaire à Léon qui adore le carignan et les Fleurs, les grandes croisées à paris. Plein grès 2009 et Acutum 2009


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-          Mas Cal de Moura Vincent Goumard www.caldemoura.com Terrasses du Larzac

L’Infidèle 2009 et les Combariolles 2009.


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-         Plan de l’Homme Rémi Duchemin www.plandel’homme.fr Terrasses du Larzac

Florès 2009 blanc 90% de Roussanne et α 2010 une sélection parcellaire…


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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 16:00

Imaginez les 5 STONES entassés dans une SIMCA 1000 fonçant à fond les ballons rue Caumartin en avril 1965 pour échapper, la veille de leur concert à l’Olympia, à leurs fans en délire. Non, beaucoup d’entre vous n’imaginent pas car, même si les années 60 sont devenues cultes, en ce temps préhistorique, pour le bon peuple bourgeois coincé du cul et de tout, les Stones étaient des voyous chevelus et sales. Presque que 50 ans plus tard, le plus jeune des quatre a fêté ses 65 ans le 1er juin, le doyen a soufflé le lendemain ses 71 bougies, les deux autres auront 69 ans d’ici la fin de l’année (certes il y a eu du turn-over Mick Taylor, Ronnie Wood, Brian Jones… mais le duo Mick Jagger/Keith Richards qui s'était imposé dans la création musicale du groupes piliers originels sont là). Notre Président Normal poserait la question à son pote Cameron « Le temps de la retraite est-il venu ?...

 

« Honni soit qui mal y pense », Mick Jaeger anobli par la Queen, sa très gracieuse majesté, est maintenant un monument historique. Que vous les appréciez ou pas les Stones se confondent avec la grande histoire du rock, leur odyssée a marqué l’époque, like rolling stone ces pierres quoi roulent depuis un demi-siècle laissent une trace profonde dans l’ADN du rock'n'roll. « En 1962, le guitariste Brian Jones fonde à Londres les Rolling Stones avec Mick Jagger au chant, Ian Stewart au piano et Keith Richards à la seconde guitare. A l'image d'une certaine jeunesse anglaise issue des classe moyennes et populaires, les quatre gaillards n'a alors d'oreilles que pour la musique venue d'Outre-Atlantique : blues, ryhtm'n'blues et son dérivé plus énergique le rock'n'roll. Le nom du groupe est d'ailleurs tiré du titre d'une chanson du célèbre bluesman Muddy Waters (Rollin' Stone). Les bassistes et batteurs se succèdent et la formation demeure instable jusqu'en 1963 et l'arrivée de Charlie Watts aux baguettes et de Billy Wyman à la quatre cordes. Les Rolling Stones multiplient les concerts dans les clubs londoniens et s'imposent assez rapidement parmi une scène locale pullulante. Ce ne sont pas leurs chansons qui font la différence – ils se contentent de reprendre les standards américains–, mais leur prestations particulièrement enlevées. »

 

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Repérés par un jeune publicitaire aux dents longues – pléonasme - Andrew Loog Oldham qui devient leur manager et producteur et leur fait enregistrer leur premier single alors que les Beatles cartonnent enchaînant tubes sur tubes. L’homme de marketing, face aux gars de Liverpool avec leur impeccable coupe au bol, leurs costards cravates, les positionne en « bad boys » aux cheveux longs. Rien ne vaut une bonne rivalité, une rébellion bien calculée, pour faire ce que nous nommons maintenant le buzz. Bien sûr, les Stones ne sont pas des enfants de chœur et ils vont tirer leur épingle du jeu en insufflant une belle vigueur au seul blues en étendant leur répertoire  aux rhythm’n’blues et surtout au rock'n'roll. Leurs reprises très énergiques de standards rock — notamment de Chuck Berry — déchaînent les foules et accroissent leur renommée. Dès leur premier album en 1964 The Rolling Stones ils cartonnent  et le succès est tel qu'il gagne rapidement les États-Unis et devient disque d'or.

 

 1965 est une année clé pour les Stones avec I Can't get No Satisfaction, car ils  popularisent une composante essentielle de l'ADN du rock moderne, à savoir le riff de guitare distordue à l'efficacité imparable. « Procédé dont la paternité revient aux Kinks dans leur tube "You Really Got Me" (1964), le riff-qui-tue devient la spécialité de Keith Richards et une des marques de fabrique des pierres qui roulent  — il suffit, pour s'en persuader, d'écouter "Jumping Jack Flash" (1968), "Honky Tonk Women" (1969) ou "Can't You Hear Me Knocking" (1971). »

 

Bonne écoute et bonne fête de la musique à toutes et tous…

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 00:09

Changer l’Aude en Vin ! Certes la formule est belle mais pour votre Taulier c’est dans l’Aude qu’il est tombé dans le Vin. Temps lointain où entre l’Antoine de Trèbes, banlieue de Carcassonne, qui plaçait le Marcellin d’Adissan petite commune de la vallée de l’Hérault à la tête du tout nouveau Office des Vins créé par les socialo-communistes en 1981.

 

Puis vint Gérard Schivardi maire de Mailhac, candidat aux élections présidentielles de 2007 sous la bannière du Parti des Travailleurs, l’un des 4 secrétaire-nationaux du POI Parti ouvrier indépendant créé en 2008 et qui avait déclaré au Nouvel Observateur le 20 mars 2007 « En 1789, quand la France a décidé de se priver du roi, elle a pris des mesures, elle n'a pas regardé à droite ou à gauche, eh bien nous, on ferait pareil »

 

Pourquoi Gérard Schivardi ? Tout simplement parce qu’il était candidat dans la 1ère circonscription de l'Aude où il a obtenu 2 754 voix soit 4,88 % dont 6 soit 5,45% à Embres-et-Castelmaure.

 

Et puis, après la déclaration de David Cameron devant des chefs d'entreprise, en marge du sommet du G20 de Los Cabos, au Mexique « Quand la France instituera un taux de 75 % pour la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, nous déroulerons le tapis rouge, et nous accueillerons plus d'entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni. » « Cela paiera nos services publics et nos écoles et tout le reste », a-t-il ajouté, je vois bien Gérard Schivardi bouter l’Anglais, qui vient poser ses fesses blanches en été sur les plages de la Côte Vermeille, au nom de la défense de nos services publics.

 

J’arrête de décoconner, trêve des joutes électorales, puisque nous sommes entré dans un univers de Normalité je vais Tweeter, pardon je vais chroniquer, non sur la vague rose mais sur un évènement bien plus important : Elles sont arrivées !

 

Oui lundi j’ai reçu de Sylvie la bonne nouvelle : « Cette fois c'est la bonne ! Les 2 nouvelles de l'Esprit sont en vente ! N'attendez pas, ça part très vite... Les tarifs sont en pièces jointes ; « départ » link si vous venez nous voir ou « expé »link si la route tourne trop. Pour d'autres renseignements : sylvie@castelmaure.com

 

à bientôt.

 

Les 2 nouvelles de l’Esprit, j’adore ! En dépit de la majuscule il ne s’agit pas de l’Esprit Saint membre de la Sainte-Trinité même si à Embres-et-Castelmaure, au sein de la coopé mythique, ils sont trois : le Grand président Patrick Hoÿm de Marien, le directeur Bernard Pueyo et le scripteur-concepteur Vincent Pousson. Le Père, le Fils et le Saint Esprit donc…

 

L’esprit du Vent donc, un monument qui n’est pas encore inscrit sur la liste de l’Unesco, car le Professeur Pitte ignore où se trouve le vignoble des Corbières, mais qui s’impose à la table de tous les Bons Vivants. L’arrivage de 2011, toujours un couple qui n’est baptisé pas à l’eau bénite mais confirmé au saint-chrême Poussonnien qui l’oint : Sois beau et tais-toi ! et Cochon ! présente l’énorme avantage pour un chroniqueur tel que moi, un peu usé par son labeur quotidien, de tout dire sur l’étiquette. Il ne vous reste plus qu’à lire, ce qui vous reposera de ma prose diluvienne.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 16:00

 

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Pour Annie et Pierre Piquemal le pluriel s’imposa à moi d’emblée, ils étaient indissociables jusqu'à ce que la mort d’Annie vienne les séparer... C’est Luc Charlier qui m’a appris hier la très triste nouvelle. De mon souvenir est alors remonté une image celle d’Annie m’annonçant, au salon des VIF en 2010, porte de Versailles, la mort de leur fils Franck. Nous nous sommes étreint longuement, et Annie avec toute son énergie, son gros cœur de mère, me confiait qu’ils allaient s’accrocher, construire, vivre, comme ils l’avaient toujours fait. Pierre écoutait.

 

C’est à toi Pierre que j’adresse, avec toute la force de mon estime et de mon amitié, ces quelques mots pour te dire que, toi et Annie, vous étiez de ceux qui font, qui font bien, qui bâtissent, des vignerons attachés à leur pays, des gens de bien. Le seul mot qui me vienne, et il est beau et fort, c’est admiration.

 

Nous étions amis et nous le resteront Pierre car, à travers toi, je retrouverai toujours le sourire d’Annie. Dans cette nouvelle et terrible épreuve Pierre sache qu’en écrivant ces lignes je m’associe à ta douleur et à ta peine. Je t’embrasse fort. Du courage tu en as, je le sais, et je suis sûr qu’au travers de l’avenir de ce beau domaine que vous avez bâti, à Espira-de-l’Agly, Annie et toi, avec Marie-Pierre votre fille, et toute ta famille se perpétuera l’image d’Annie Piquemal, mon amie, vigneronne courageuse au grand coeur.

 

Reçois Pierre, mes plus sincères condoléances. Embrasse pour moi tes petits enfants chéris, ils sont l’avenir.  À bientôt Pierre…

 

Jacques

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