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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 00:09

Je sens, c’est le cas de le dire, que ma double question va me valoir au mieux de l’ironie, au pire du mépris de la part des beaux nez et des bouches tendues des maîtres de la dégustation. De belles moues, et pourtant, ne leur en déplaise, elle se fonde sur un texte de Francis Ponge, poète du quotidien, matérialiste, sensualiste qui disséquait les objets, en abolissant la frontière entre le mot et la chose qu'il désignait. Pour lui le rapport est le même entre « un verre d’eau et un verre de vin qu’entre un tablier de toile et un tablier de cuir. » en ajoutant «  Sans doute est-ce par le tanin que le vin et le cuir se rejoignent. » Alors convenez au moins que poser la question du nez de cuir d’un vin, et de sa bouche de vache, référence à ce que le cuir est majoritairement tiré de la peau de vache, n’est pas totalement une ineptie même si, certains mauvais esprits, mettront en avant, qu’en effet, certains vins dit nature sentent la bouse de vache.


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Certes, il me sera objecté que les poètes ne sont pas les plus qualifiés des dégustateurs : ils se jouent des mots, les transcendent, les étirent pour en faire le terreau de leur imaginaire. J’en conviens d’autant plus aisément que Ponge se réfère, bien évidemment, au vin de son temps lorsqu’il met en avant « des ressemblances d’une autre sorte, aussi profonde : l’écurie et la tannerie ne sont pas loin de la cave » ? Ce qu’écrivait Ponge  à propos  de ce rapport du vin au cuir reste d’une grande beauté formelle mais n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’est devenu la façon de faire le vin. Certes certains, ceux qui prônent l’intervention minimale, se retrouveront lorsqu’il affirme que « le vin est un produit de la patience humaine, patience sans grande activité, appliquée à une pulpe douceâtre, trouble, sans couleur franche et sans tonicité. Par son inhumation et sa macération dans l’obscurité et l’humidité des caves ou grottes, du sous-sol, l’on obtient un liquide qui a toutes les qualités : un véritable rubis sur l’ongle. Et, à ce propos, je dirai quelque chose de ce genre d’industrie (de transformation) qui consiste à placer la matière au bon endroit, au bon contact… et attendre. »


Revenons à ma question initiale et surfons sur le Net pour détecter les arômes  et le goût de cuir :


Les Arômes à Notes Animales : Gibier, venaison, civet, fourrure, chien mouillé - Musc, musqué, civette - Sueur, suint - Ambre - Urine de souris, urine de chat (il s’agit en fait de l’arôme du bourgeon de cassis) - Viande, viandé - Indol, scatol, faisandé - Marée, « fraichin » - Cuir, vieux cuir.

 

« L’arôme de cuir est un arôme secondaire signe d’une évolution du vin. On le retrouve dans des vins produit dans des régions chaudes. »

 

Flaveurs animales: venaison, cuir, étable (présent surtout dans les vieux vins rouges)

 

Femmes et Vins de Bourgogne : « Le vin, une boisson d’hommes ? Dans les esprits, le vin est parfois considéré comme un produit viril et masculin. Mais si l’on considère le produit en lui-même, est-ce bien le cas ? En effet qu’aimons-nous dans le vin, le goût de cuir et l’odeur de cheval ? Le rouge pompier ou une texture d’huile de moteur ? On trouve toujours un stéréotype pour lutter contre un autre. Ce que nous aimons vraiment dans le vin, n’est-ce pas plutôt son caractère, ses rondeurs, ses parfums subtils ou les plis de sa robe ? »

 

Cité par David Hume dans Essais sur l'art et le goût « Ce n’est pas à tort, dit Sancho au chevalier au grand nez, que je prétends avoir du jugement en matière de vin ; c’est une qualité héréditaire dans notre famille. Deux parents à moi furent appelés à donner leur opinion au sujet d’un fût de vin, qu’on supposait excellent en raison de son âge et de la qualité de son cru. Le premier le goûte, le considère et après mûre réflexion déclare que le vin est bon, mais avec un petit goût de cuir qu’i y perçoit. Le second, après avoir pris les mêmes précautions, rend aussi un verdict favorable, mais faisant la réserve d’un certain goût de fer qu’il pouvait aisément distinguer. Vous n’imaginez pas comme ils furent moqués pour leur jugement. Mais quels furent à la fin les rieurs ? En vidant le fût, on découvrit au fond une vieille clé attachée à une lanière de cuir »

Cervantès, Don Quichotte 2e partie chapitre 15

 

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Cuir : famille des arômes animaux.

« L’arôme de cuir apparaît au cours de la maturation du vin, donc principalement dans les vieux vins. On peut trouver l’arôme de cuir dans de nombreux vins :

 

Les vieux Champagnes issus des cépages noirs : Pinot Noir et Pinot Meunier,

Les vieux vins rouges de Bourgogne, issus de Pinot Noir, comme les Corton ou les Nuits Saint Georges,

Les vieux vins rouges du Bordelais, qui contiennent une forte proportion de Merlot,

Les vieux vins rouges du Sud-Ouest, comme le Cahors, issus du Cot ou Malbec ou Auxerrois, le Madiran, issus du Tannat, le Bandol rouge, issu du Mourvèdre,     

Le vieux Maury, issu du Grenache, surtout si le vignoble est implanté sur le schiste,

Le vieux Porto,

Les vieux vins rouges espagnol Ribera del Duero, issus de Tempranillo, de Grenache, de Malbec, de Cabernet Sauvignon et de Merlot, élevés en fût,

Plus rarement dans les vieux vins blancs de Bourgogne issus de Chardonnay. »

 

Avant de recueillir vos savantes réponses chers lecteurs experts, et surtout si vous estimez que ces flaveurs et ce goût sont ou non agréables, votre chroniqueur, qui s’aventure souvent sur des chemins de traverse, voudrait souligner qu’il y a cuir et cuir en estimant que cette approche très personnelle peut introduire des subtilités utiles dans l’approche du nez de cuir et de la bouche de vache :


-        Le nez du cuir d’écurie : l’odeur du harnachement de notre jument nénette, forte et virile.

-        Le nez du cuir de cartable : doux et chaud.

-        Le nez du cuir des jupes de cuir des femmes : sensuel et érotique.


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En vous remerciant de votre compréhension. Comme l’écrivait Francis Ponge « le vin et le cuir sont à peu près du même âge. Des adultes (déjà un peu sur le retour). »

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 16:00

Pourquoi Châteauneuf-du-Pape ?


Des souvenirs chers lecteurs, les souvenirs d’une mission de médiation dans cette appellation prestigieuse traversée par des vents contraires.

 

Et puis c'est dans le Vaucluse :

 

Édouard Daladier, né à Carpentras dans le Vaucluse, le 18 juin 1884, après avoir signé les pas très glorieux accords de Munich avec Hitler en compagnie de Chamberlain, en descendant de l’avion au Bourget s’attendait à être hué pour avoir cédé aux nazis les Sudètes et abandonné la Tchécoslovaquie. À sa grande surprise il est acclamé comme le sauveur de la paix et il se serait exclamé « Ah les cons ! S'ils savaient ! » selon le témoignage du seul Alexis Léger qui le suivait (Saint John Perse).


Enfin, le nouveau cru porte les mêmes initiales que votre Taulier : JB et il vient d’être élu dans la 4ème circonscription du Vaucluse avec 29 738 voix soit 58,77 %.

 

Beau score mais à Châteauneuf-du-Pape il fait beaucoup mieux 61,65 % pour 577 voix obtenues.

 

Le socialiste Pierre Meffre a donc été  battu au second tour en ne rassemblant que 20 861 voix soit 41,23 % et bien sûr les Castel-Papaux ne lui ont accordé que 359 voix soit 38,35 %.


Au premier tour avait classé ainsi les 13 cépages :


1-       Pierre Meffre PS 13 125 voix 25,16% dont 180 voix 18,75 % à Châteauneuf-du-Pape,


2-       J.B. extrême droite 12 266 voix 23,51 % dont 210 voix 21,88 % à Châteauneuf-du-Pape,


3-       Bénédicte Martin UMP  10 667 voix 20,45 % dont 216 voix 22,50 % à Châteauneuf-du-Pape


4-       Annie-France Soulet  Front national  8 495 voix 16,28 % dont 161 voix 16,77 % à Châteauneuf-du-Pape


5-       Fabienne Haloui Front de gauche  3 369 voix 6,46 % dont 53 voix 5,52 % à Châteauneuf-du-Pape


6-       Paul Durieu divers droite 2 180 voix 4,18 % dont 95 voix 9,90 % à Châteauneuf-du-Pape


7-       Sylvie Tritto  MoDem 724 voix 1,39 % dont 16 voix 1,67 % à Châteauneuf-du-Pape


8-       Johannes Van Arkel écologistes 561 voix 1,08 % dont 10 voix 1,04 % à Châteauneuf-du-Pape


9-       David Tricot divers 275 voix 0,53 % dont 7 voix 0,73 % à Châteauneuf-du-Pape


10-    Nathalie Laclau Lutte ouvrière  219 voix 0,42 % dont 8 voix 0,83 % à Châteauneuf-du-Pape


11-    Laurent Michel Concetti divers droite 147 voix 0,28 % dont 2 voix 0,21 % à Châteauneuf-du-Pape


12-    Jacques Fortin Nouveau Parti Anticapitaliste  129 voix 0,25 % dont 2 voix 0,21 % à Châteauneuf-du-Pape


13-    Richard Pawlowsky divers 8 voix 0,02 % dont rien à Châteauneuf-du-Pape


Ce qui donnait à Châteauneuf-du-Pape 371 voix pour l’extrême-droite, 311 pour la Droite, 243 pour la Gauche, 16 pour le Centre et 10 pour l’extrême-gauche.L’assemblage final des divers cépages a été marqué par une forte union majoritaire des deux cépages dominants soit 577 voix.


Mon seul commentaire : quelle note va mettre Robert Parker à cette étrange Boisson ? De toute façon puisque selon JB et ses séides, il faut fermer les frontières à tout : aux hommes et aux marchandises, ce n’est pas un problème puisqu’à à Châteauneuf-du-Pape l’exportation est un truc qui n’intéresse personne.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 00:09

guigal-ex-voto-hermitage-rouge-2007.jpgChères bonnes volontés du terroir,


Lorsque je me rends à Lumières, parfois, je vais m’extasier devant les ex-voto de ND de Lumières qui en abrite une impressionnante collection. Ce lieu, né à la suite d’une vision d’un berger au XVIIe siècle a ensuite attiré toute la population des environs qui venait implorer un miracle et remercier par des actions de grâce et surtout apporter, sous forme de tableau, d’images parfois naïves, leurs remerciements au Ciel.


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Mon image va sans doute vous paraître osée mais votre mobilisation pour proposer au gouvernement français, puis à l’UNESCO, de faire inscrire « La tradition française des vins de terroir » sur la liste du patrimoine (culturel et immatériel) de l’humanité, venant à la suite de celle du repas gastronomique des Français le 16 novembre 2010 me donne le sentiment que nos combats se réduisent à une forme d’imploration, de recours à une autorité extérieure, comme si nous n’étions plus capable de peser sur le réel pour que nos vœux soient exhaussés.

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Je n’ai bien sûr rien contre cette initiative mais, en paraphrasant le facétieux Taras Grescoe, comme lui, et bien plus longtemps que lui, « J’ai vécu en France, mais j’ai beau adorer ses fromages, son chocolat, son vin, la culture française devient si rigide et si immobiliste, si confite dans sa gloire passée, que j’ai peur d’être perclus de rhumatismes avant l’âge. »


Certes, la porte est grande ouverte depuis que l’UNESCO a ouvert la possibilité en 2003 d’inscrire sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, « les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel. ».

 

Qu’est-ce donc que la tradition française des vins de terroir ?


Pour vous elle recouvre « l’ensemble des connaissances et savoir-faire viticoles et œnologiques, des aménagements du milieu et des pratiques viticoles, de l’éducation et des rituels de partage du vin façonnés par les vignerons, l’ensemble des métiers de la vigne et du vin, amateurs et connaisseurs de vin. Cette tradition résulte d’une interaction avec l’environnement viticole sur des décennies voire des siècles et s’est transmise de génération en génération… »


Vous embrassez large et je crois que vous aurez bien du mal à étreindre, c’est-à-dire à aller à l’essentiel, mais vous n’en êtes qu’au début de votre démarche et, puisque l’essentiel des signataires de l’appel sont des universitaires et des chercheurs, je leur fait confiance pour mieux définir et caractériser cette fameuse tradition française des vins de terroir mais qu’ils me permettent de leur dire que  le poids spécifique des amateurs et des connaisseurs me semble bien léger au regard des principaux intéressés : les vignerons qui, comme ceux de l’association vignerons en nos appellations devenus SEVE, sont les seuls héritiers de la tradition des vins de terroir que vous voulez défendre et préserver.


De plus j’ai lu que, selon vous un vin de terroir, serait un « vin issu de raisins produits par un groupe humain dans une entité spatiale dont les caractéristiques sont homogènes ». Groupe, entité, homogénéité, ça me semble là encore bien vague et je ressens déjà dans cette définition comme une certaine gêne de votre part, comme l’éternelle histoire de la poule et de l’œuf, qui est à l’origine de quoi : l’homme, la terre, la terre et l’homme ? Et puis, le terroir c’est un puzzle, un patchwork de terroirs, avec toute les nuances et la diversité de la géographie physique et humaine, de la géologie, de l’hydrographie, des pentes, des expositions, des climats, des microclimats, des fleuves navigables, des proximités urbaines et maritimes, des routes, des monastères, des marchands. Il va donc vous falloir entreprendre un vrai travail de bénédictins pour collationner, compiler, présenter toutes les sources  de nos traditions dont la somme sera l’illustration de la tradition française des vins de terroir.


Affaire à suivre donc, mais en parcourant les raisons qui motivent cette démarche d’inscription de la tradition française des vins de terroir sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité je reste encore plus dubitatif lorsque je lis qu’elle « permettrait de souligner une histoire et une culture deux fois millénaires, de les mettre en valeur pour en faire le socle d’un développement futur. Il ne s’agit pas de figer ce patrimoine dans une tradition normative et à terme stérile, ou de le muséifier, mais au contraire de lui donner les bases de son épanouissement dans un contexte d’ouverture au monde de plus en plus prégnant, de faire reconnaître officiellement par l’organisme mondial compétent que la tradition française des vins de terroir est un monument de la culture universelle. »


Vous souhaitez que l’inscription de cette tradition française des vins de terroir devienne le socle d’un développement futur, qu’elle jette les bases de son épanouissement dans un contexte d’ouverture au monde de plus en plus prégnant. Fort bien, messieurs les universitaires très largement majoritaire : 7/10 dans le Comité de pilotage scientifique chargé de la rédaction du projet de dossier de candidature, mais n’est-ce pas, en creux, un certain constat de « faillite » de l’INAO gardienne de la tradition de nos AOC ? À la place du sieur Paly je ne serais pas très content de me faire traiter de « failli ». De deux choses l’une, soit  vous craignez cette faillite, soit elle est déjà inscrite dans les faits, ce qui revient au même car dans les deux cas vous vous posez en repreneurs. C’est louable mais avez-vous vraiment les moyens de prendre la barre, de redresser la situation, de redonner à l’ex-vieille grande maison de l’avenue des Champs Elysée son lustre passé ? Et puis, est-ce bien à vous de le faire ? Ne cédez-vous pas au péché mignon de notre beau pays où tout vient d’en haut, les gens d’en bas se contentant de contempler émerveillés que des gens si haut placés veuillent bien se préoccuper de leur avenir en sauvant la boutique en leur lieu et place.


Petite remarque sémantique : si la tradition française des vins de terroir est un monument de la culture universelle et que vous ne souhaitez pas la muséifier, la figer, votre démarche vise à quoi exactement ? Je suis un peu simplet mais j’avoue ne pas très bien comprendre le lien entre le passé, le présent et l’avenir de notre tradition de vin de terroir ? Est-ce un retour vers un glorieux passé ou une fenêtre ouverte sur un avenir plus conforme aux valeurs de nos AOC ? À ce stade je demande qu’on éclaire ma lanterne : si toutes les AOC ne produisent pas que des vins de terroir, si certaines IGP voire même des vins sans IG en produisent, comment allez-vous trier entre le bon grain et l’ivraie ? De grâce ne restez pas dans une ambiguïté si favorable à la confusion : dites ! Rappelez-vous c’est ce qui a fondé à l’origine notre système d’appellation d’origine : transcrire la tradition de terroirs reconnus. Tourner autour du pot, rester dans une phraséologie vague et imprécise conforterait sur le terrain les tenant de l’immobilisme grands défenseurs des droits acquis, y compris ceux qui foulent aux pieds la tradition française des vins de terroir.


Ne le prenez pas mal, chers promoteurs, mais je trouve assez plaisant votre volonté de voir reconnue la tradition de vin de terroir comme un monument de la culture universelle. C’est beau comme la Tour Eiffel !


Encore une petite remarque : pourquoi française la tradition des vins de terroir ? Chez nos voisins du Vieux Monde, en Italie tout particulièrement, elle est aussi inscrite dans l’ADN de certains vignerons alors pourquoi en rester à notre approche purement hexagonale ?


Enfin, comme il y a toujours en nous un défenseur de chef d’œuvre en péril qui sommeille, vous avancez une raison qui n’a rien à voir avec une pure sauvegarde mais constitue un vrai débat qu’il faudra enfin engager au sein du Comité National Vin de l’INAO pour traduire dans les décrets de chacune des appellations des exigences environnementales « Par ailleurs, certains savoir-faire viticoles sont aujourd'hui délaissés et un travail sur leur préservation paraît d'autant plus pertinent qu’il permettrait de sensibiliser le public à l’importance de la vie des sols et de la pérennité de la biodiversité pour la fidèle expression des terroirs. Un ensemble cohérent de mesures de sauvegarde, de documentation, de recherche, de transmission et de promotion, permettrait d’assurer la pérennité de savoir-faire viticoles hérités respectueux de la nature et de l’environnement. »


En effet, nous touchons-là à un point essentiel. Il ne s’agit pas de préserver des savoir-faire oubliés mais de revenir à des pratiques qui rompent avec une dérive de facilité et une forme de normalisation des vins d’origine. Il y a une contradiction fondamentale entre une forme de productivisme et la notion même d’AOC. Pourquoi avancer masqué, tourner autour du pot, le travail engagé par René Renou a été enterré par ses successeurs, il suffit de remettre l’ouvrage sur le métier et votre démarche, aussi sympathique soit-elle, ne me semble pas de nature à faire sauter les verrous tenus par les bonzes qui composent majoritairement le Comité National de l’INAO et à faire bouger son Président imposé par ce qui se fait de mieux en matière d’immobilisme.


La dernière raison que vous avancez j’avoue que sa formulation m’afflige quelque peu, elle irrite d’ailleurs nos voisins producteurs de vin, de grâce arrêtons de nous draper dans une posture arrogante qui frise le ridicule. Nous sommes un grand pays de vin, certains d’entre eux sont sans aucun doute des références mais la modestie est une forme d’élégance qui sied mieux à notre tradition de courtoisie et de savoir-vivre « Enfin, le vin français est reconnu et salué par l’ensemble de la communauté mondiale pour sa qualité et sa diversité. Cette « culture du vin » s’est inextricablement mêlée à l’image nationale et identifie la France à l’étranger. »


Bon courage à vous, chers promoteurs, que le succès soit au bout de votre long chemin. Le mien est autre, loin des lauriers de l’Université, mais tourné vers le même but que le vôtre et, si j’ai un vœu à former, c’est que parole soit donnée en priorité à ceux qui dans les vignes et dans les chais sont les chevilles ouvrières de ces vins respectueux de leur terroir pour que celui-ci puisse s’exprimer. Sans vouloir m’en tirer par une pirouette mais votre souci de voir le terroir s’exprimer ne doit pas se faire sans la part de voix des vignerons. Eux ils font. Ce que fait la main. Essentiel, non, à la constitution et à la pérennité de ce fameux terroir.

 

Un Taulier admirateur d’ex-voto en tout genre

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 16:00

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Un jour, en 1981, mon ami Pierre Métais, unique député socialiste de la vague rose, élu dans la  5ème circonscription de Vendée me disait à la buvette de l’Assemblée Nationale : « Jacques tu devrais te présenter ! » Ma réponse fut lapidaire « Jamais chez moi ils n’éliront un socialiste ! »  J’avais tort puisque, sous notre nouveau PNR, la 2ème circonscription de Vendée incluant La Mothe-Achard vient d’élire Sylviane Bulteau, une femme, une socialiste !link Je n’ai aucun regret, mon appétence pour le mandat de député n’était pas suffisante pour aller labourer les terres de ce bas-bocage où je suis né.

 

La Vendée vient d’élire 3 socialistes sur 5 députés c’est aussi une première. Le seul élément positif, je plaisante, c’est qu’à la Mothe-Achard le candidat UMP arrive en tête. Pas sûr que si ça avait été moi le score eut été inversé.

 

Au premier tour dans cette circonscription la candidate du FN a fait 6024 voix soit 10,23%, dont 100 à la Mothe-Achard soit 8,90% des votants.


Mes félicitations à Sylviane Bulteau et bon vent à elle au Palais Bourbon dont je connais bien tous les coins et recoins, la salle Colbert, et surtout la buvette, pour avoir été pendant 3 années Conseiller Technique du Président de l’A.N à l’Hôtel de Lassay. Bon Prince je n’évoquerai pas de nouveau les filles de la Rochelle et le triste spectacle que nos voisins du Sud nous ont donné. Il suffisait de voir la mine réjouie pateline du plus mauvais Premier Ministre que la France ait eut sous la Ve République pour ne pas se réjouir de cet épisode sur lequel je me suis déjà exprimé.

 

 ÉLUE Sylviane Bulteau Parti socialiste

   

Voix obtenues dans la 2ème circonscription de Vendée

    29 265 voix  51,79 %

    dont 475 voix  obtenues dans la commune de La Mothe-Achard 44,48 %

   

Dominique Caillaud Union pour un mouvement populaire

   

Voix obtenues dans la 2ème circonscription de Vendée

     27 241 voix  48,21 %

     dont 593 voix  voix obtenues dans la commune de La Mothe-Achard 55,52 %

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 00:09

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Je suis souvent frappé par l’étroitesse d’esprit de certains petits maîtres ( la liste est à disposition de ceux qui en feront la demande au taulier) qui sévissent dans le monde du vin, ils s’accrochent aux idées reçues, bien plus encore que les moules à leur rocher, ils pérorent, se gavent de leur propre écoute entourés de zélotes béats, confondant agitation avec réflexion, ils se gardent bien de laisser à la folle du logis, l’imagination, tout l’espace qu’elle doit prendre pour que la pensée puisse s’épanouir, fleurir. « Il faut que l'imagination prenne trop pour que la pensée ait assez » disait le grand sage bourguignon Gaston Bachelard.


Gaston-Bachelard.png.jpg      Gilbert Pinna le blog Graphique


Je vous invite ce matin tout d’abord à l’écouter interviewé par Jean-Claude Bringuier dans l’émission culte 5 Colonnes à la Une du 1 décembre 1961 link c’est un vrai bonheur « Appelez-moi Gaston Bachelard, Bachelard, tout le monde m’appelle Bachelard… » rétorque-t-il bonhomme à Bringuier qui demande s’il faut l’appeler Maître. Pour ceux qui n’auront pas la curiosité  de visionner cette interview deux pensées de cet homme d’une revigorante simplicité :


« Les gens sont ce qu’ils peuvent être… »

« L’escalier de la cave on le descend toujours, l’escalier du grenier on le monte toujours… »


Ensuite je vous propose de lire un beau texte de lui introduit par une citation  « C’est la vigne elle-même qui, en entassant ses débris et ses déchets, s’est construit son propre terroir, et s’y est composé la noble et subtile essence dont elle nourrit son fruit. » écrivait Gaston Roupnel dans son Histoire de la Campagne Française. Fils d'un père modeste employé des chemins de fer Auguste Roupnel, chef de gare à Gevrey-Chambertin, normand d'origine et d'une mère bourguignonne, il vint vivre en Bourgogne dès l'âge de six ans. Élève au lycée de Dijon de 1883 à 1891 puis à la Faculté de Dijon de 1892 à 1895 puis enfin en Sorbonne, il ne fut pas reçu à l'agrégation malgré plusieurs tentatives. Il fut marié à une authentique vigneronne de Gevrey-Chambertin, Suzanne et l'ami cher entre tous de Gaston Bachelard, son collègue à la Faculté de Dijon. Son fils Louis Roupnel se suicida à l'âge de 29 ans le 1/10/1937.

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Gaston Bachelard, dont l'œuvre philosophique est d'une puissante originalité, à sa manière singulièrement provocatrice, explore passionnément le dynamisme de la science au travail, les progrès turbulents de la raison, l'essor époustouflant de la physique et de la chimie dans la première moitié du XXème siècle tout en exaltant l'imagination des poètes, le monde de la ruralité, les valeurs de l'artisanat, et la mélancolie de l'eau.


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« Jusque dans le détail de ses interminables recherches, l’Alchimie est toujours ambitieuse d’une grande vision du monde. Elle voit un univers en action dans la profondeur de la moindre substance ; elle mesure l’influence des forces multiples et lointaines dans la plus lente des expériences (…) Les belles matières : l’or et le mercure, le miel et le pain, l’huile et le vin, amassent des rêveries qui se coordonnent si naturellement qu’on peut y déceler des lois de rêve, des principes de la vie onirique (…) Pour un rêveur de la matière, un raisin bien composé ,’est-il pas déjà un beau rêve de la vigne, n’a-t-il pas été formé par les forces oniriques du végétal ? Dans tous ses objets, la Nature rêve.


Pour une telle rêverie condensée en une substance aimée, aimée d’un amour parlant, qu’est-ce que le vin ? C’est un corps vivant où se tiennent en équilibre les « esprits » les plus divers, les esprits volants et les esprits pondérés, conjonction d’un ciel et d’un terroir. Mieux que tout autre végétal, la vigne trouve l’accord des mercures de la terre donnant au vin son juste poids. Elle travaille tout le long de l’année en suivant la marche du soleil à travers tous les signes zodiacaux. Le vin n’oublie jamais, au plus profond des caves, de recommencer cette marche du soleil dans les « maisons » du ciel. C’est en marquant ainsi les saisons qu’il trouve le plus étonnant des arts : l’art de vieillir. D’une manière toute substantielle, la vigne prend à la lune, au soleil, à l’étoile un peu de soufre pur seul capable de bien « élémenter » tous les feux des vivants. Ainsi un vrai vin appelle le plus sensible des horoscopes.


S’il passe au ciel une comète, c’est une autre vendange ! Nos formules, séchées dans les concepts, n’y voient guère qu’une étiquette pour illustrer la date d’un vin fameux, petite mnémotechnie d’un temps qui oublie la minutieuse individualité d’une année de loyal soleil. Mais le vigneron passionné, qui médite toute l’année les signes du vin, n’oubliera jamais que la comète nouvelle donne au vin une substance qui descend bien rarement du ciel sur la terre. La comète est moins un astre qu’une exhalaison. Cette longue queue molle coulant dans les hautes couches du ciel est essentiellement humide, elle est riche d’un feu liquide et suave, d’une eau essentielle et subtile, longuement distillée au firmament. La vigne attire cette eau céleste – la seule qu’elle tolère – venue des cieux dominateurs. Le vin de la comète en reçoit une douceur qui ne ruine pas la force.


A qui rêve le vin dans la nature, avec toute l’histoire des influences célestes de l’année, comme le répertoire des influences célestes de l’année, comme le répertoire des actes du soleil et des astres, la pluie est une maladie de l’atmosphère vivante. En assombrissant le coteau, elle ternit la couleur du vin qui ‘a plus son compte de lumière. Tout rêveur qui vit dans la sympathie de la vigne sait bien que le cep, contre l’eau terrestre et fluviale, est toute vigilance. La souche est une poigne qui empêche à toute eau de monter jusqu’aux grains. Elle tort, en sa racine, des sèves quintessenciées. Et le sarment, sec dans toutes les fibres de sa substance, interdit à l’être humide de polluer le raisin. En des temps cartésiens, un médecin écrit : « les conduits par où la sève de la vigne monte sont tellement étroits qu’ils ne laissent passer que le suc le plus pur et le plus subtil de la terre, au lieu que les tuyaux par où le suc des pommiers et des poiriers s’élève sont si larges qu’ils laissent monter indifféremment les principes grossiers et les subtils. » Ainsi la Nature a pris soin – bonne mère ! – d’interdire par la force des treilles l’union des liquides contraires, l’union de l’eau et du vin, l’union de la mare et du coteau.


La chimie moderne, sans doute, nous enjoint de rire devant d’aussi vaines rêveries. Elle nous prouve, par ses faciles analyses, que le raisin est un fruit aqueux et l’agronomie conseille des pratiques qui gonflent la vendange : il est des pays plats où s’arrosent les vignes. Ce sont là des pays que le rêve du vin ne visite pas. Pour qui rêve les substances dans leur acte profond, l’eau et le vin sont des liquides ennemis. C’est médecine que de les mêler. Un vin coupé, un vin coupé d’eau – la bonne langue française ne s’y trompe pas – c’est vraiment un vin qui a perdu sa virilité. »

 

Dijon octobre 1947 Extrait de La Terre et les rêveries du repos chez José Corti

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:51

Comme c’est dimanche, un dimanche de juin, comme le soleil se pointe enfin, comme dans Paco De Lucia/Al Di Meola/John McLaughlin il y a Lucia, pas vrai Luc, comme j’ai du sang de barbaresque dans les veines, comme je me dis qu’avec un adversaire dénommé Solère le Guéant va se prendre un missile dans sa tronche de cake de parachuté, comme j’ai envie comme toujours de décoconner, avant de monter sur mon vieux et fidèle destrier hollandais pour aller voter puis lécher le bitume de Paris, je poste comme aurait dit le facteur de la Mothe-Achard, qu'était une factrice d'ailleurs mais qu’était pas encore une préposée mais un petit travailleur tranquille au féminin...

 

Pour écouter sur DEEZER  link

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 07:00

Depuis le Tweet de la présumée première dame de France, l’anti-Tante Yvonne, la cassante et fière Trierweiler, Jasmine est dans tous ces états. Lorsque j’ironise sur le côté Bernadette, sans la laque, de la nouvelle dame de fer elle monte sur ses grands chevaux pour me traiter de macho. Valérie par-ci, Valérie par-là, le droit de penser à son gré auquel j’oppose celui du citoyen qui n’en a rien à cirer des opinions de madame qui est toujours derrière. « C’est quoi cette histoire ? » s’insurge ma douce Jasmine. Alors, je clique sur Dalymotion, pour lui faire écouter cette chanson satyrique quelque peu machiste interprétée par le Groupe de francisation du centre Yves-Thériault de Montréal. Un réel monument historique qui porte Jasmine à l’incandescence. Pour l’apaiser je lui fais part de mon allergie profonde pour la Ségolène. Je me fais claquer le bec d’un « ce n’est pas le problème » très sec. Alors je lui rends les armes en soupirant qu’un peu de discrétion et de réserve de la compagne de notre Président m’agréerai et que le mélange de la vie privée et de la vie publique est exécrable. Mes propos conciliants et raisonnables apaisent Jasmine.

 

 

J’en profite pour lui dire que ce Falorni, petit apparatchik provincial comme le PS en fabrique des tonnes à la pelle, grand organisateur des universités d'été du PS à La Rochelle, abritait les amours, à l'époque discrètes, entre la journaliste et François Hollande. La politique est ainsi faite : ce fidèle de la première heure a sacrifié a été sacrifié sur l’autel de l’ex, sans que le camarade candidat à la présidence puis le Président élu ne lève le petit doigt. Le Falorni il se sent fort mais il est fait du même bois que la Ségolène, celui de l’ambition pure ripolinée par la référence permanente à son terreau local. Tout cela c’est du pipeau qui plait au boucher de l’Ile de Ré qui vote à droite et qui ne peut pas piffer la Ségolène. « j'vais vous dire, s'il y en a un qui est légitime, c'est Falorni. » Ce n'est pas lui qui le dit, ce sont ses clients. « Ségo, elle est pas de chez nous. Si elle est élue on ne la reverra pas, si elle n'est pas élue, on ne la reverra plus », sourit-il derrière sa moustache grisonnante. « C'est le ressenti des Rochelais, on veut quelqu'un de chez nous, pas des Johnny Halliday de la politique ! » Sur le marché, la rumeur dit même qu'Olivier Falorni aurait refusé un secrétariat d'Etat pour rester au service du territoire où il est né, et ça « si c'est pas une preuve… »

 

De quoi désespérer, ce qui n’est pas pour me déplaire, Sally Chadjaa, la candidate UMP éliminée dès le premier tour à 0,8 point près, soit 700 voix. La pauvre geint « C'est vraiment une élection personne contre personne,  Sarkozy a fait 28% dans cette circonscription, j'aurais dû récupérer environ 22%, mais les équipes de Falorni ont soufflé sur les braises de la haine anti-Royal. De mon côté aussi d'ailleurs, des gens comme Dominique Bussereau l'ont alimenté », regrette-t-elle, amère. C’est du mauvais ragoût charentais tel que Georges-André le prévoyait. Il m’avait prévenu : « elle ne passera pas ! » Alors pourquoi la Valérie s’est-elle mis dans un tel état de rage froide et venir patauger  avec de gros sabots dans le marigot ? Jasmine est revenue sous mon charme et j’en profite « Car tout bêtement la Trierweiler est bel et bien jalouse, et elle le père François doit marcher sur des œufs dès qu'il s’agit de la mère de leurs 4 enfants. Contrairement à ce qui a été dit la Ségolène n'a pas boycotté la passation de pouvoirs du 15 mai, elle n'a pas été invitée… »

-         Non !

-         Si c’est Anna Cabana qui l’écrit dans le point dans Le Point « François n'a pas voulu de drame avec elle », s'est plainte Royal. Sur la scène de la Bastille, Trierweiler surprend un geste affectueux de l'élu pour son ancienne compagne. « Embrasse-moi sur la bouche maintenant », lui intime-t-elle.

-         C’est une tigresse !

-         Comme toi mon amour mais moi je ne suis pas Président de la République…

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 00:09

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Si comme moi vous aimez Maxime le Forestier, redécouvrez ses plus grands succès dans des versions intimistes et dépouillées avec comme seul accompagnement des guitares. Le chanteur, qui joue lui-même de la guitare acoustique, s'est entouré de grandes pointures de la guitare : Jean-Félix Lalanne à la guitare classique, Michel Haumont et Manu Galvin à la guitare acoustique, tous sur des guitares d'exception : Taylor, Quéguiner, Takamine"s" signature, Gibson demi-caisse "country gentleman"... L’enregistrement s’est fait en public le 30 mars 2002 au studio Davout.


Si vous souhaitez retrouver l’ambiance du concert il est enregistré en DVD. Voir commentaire ci-dessous.


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« La première partie du concert se fait à deux : Maxime le Forestier et Jean-Félix Lalanne. Très intimiste, le chant est parfait et la guitare de Jean-Félix se pose par magie avec discrétion.


Les guitares de Jean-Félix s'enchainent et offrent à chaque fois des couleurs différentes avec, ce qui caractérise ce guitariste hors du commun, une grande sensibilité et beaucoup d'émotion...


Pour la deuxième partie, Manu Galvin et Michel Haumont les rejoignent pour un quatuor de guitares de haute volée. Manu Galvin devient alors le soliste d'une précision et d'une légèreté à couper le souffle. Le travail de Michel Haumont est d'une grande précision: harmoniques, ponts, solos, apportent à chaque chanson une structure parfaite.


Jean-Félix, devient alors plus discret, laissant un peu plus de jeu à ses camarades (très fairplay, Monsieur Lalanne !!). On l'entendra souvent jouer la ligne de basse sur sa merveilleuse Gibson demi-caisse ou des percussions façon Preston Reed sur sa Taylor.


Maxime passe de sa Quéguiner 6 cordes à sa Guild 12 cordes et nous offre même sur cette dernière un très joli solo. On peut noter que, même si il ne se considère pas comme un bon guitariste, il manipule ses guitares avec un grand talent et une parfaite précision. Cela ne se voit et ne s'entend peut être pas, mais il est très compliqué de chanter et de jouer de la guitare en même temps. Surtout que les compositions de son répertoire ne sont pas simples. Chapeau bas !!


Vous l'avez compris ce DVD est une totale réussite, tant sur le plan visuel que sonore. Même si le son des guitares est excellent, on regrettera que celles-ci n'aient pas été sonorisées avec des micros acoustiques directionnels.


Je n'ai plus que deux mots à dire : achetez-le !!! »

 

 

1 Les Chevaux Rebelles

2 Chienne D'idée

3 Bille De Verre

4 Comme Un Arbre

6 Portrait De Fille

7 Education Sentimentale

10 Fontenay Aux Roses

11 Quitter L'enfance

12 La Rouille

13 Ambalaba

14 L'écho Des Etoiles

15 Les Jours Meilleurs

16 La Chanson Du Jongleur

17 Passer Ma Route

18 Né Quelque Part

19 L'homme Au Bouquet De Fleurs

20 La Petite Fugue

21 San Francisco

22 Mon Frère

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:00

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Le focus sur le psychodrame rochello-réthais, au-delà de la prise de bec des dames du PNR, a mis en lumière un des travers du mode de scrutin adopté pour élire les députés qui siègeront à l’Assemblée Nationale : le scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans des circonscriptions définies à l'intérieur de chaque département.


Cette territorialisation des votants n’a pas pour effet de transformer les députés élus en VRP des électeurs de leur circonscription car je rappelle que nous élisons notre représentation nationale qui siègera à l’Assemblée Nationale pour essentiellement légiférer et contrôler l’action du pouvoir exécutif.


Notre grande tradition de la prébende, du piston, des avantages, subventions ou autres breloques, bien sûr, fait que beaucoup de députés passent plus de temps dans leur circonscription à peloter leurs électeurs, à bouffer des gaufrettes dans les maisons de retraites, à couper des rubans… et autres activités gratifiantes, qu’à siéger dans les commissions et dans l’hémicycle du Palais Bourbon. Beaucoup ne passent que 2 ou 3 jours à Paris et cette présence n’est pas non plus le gage d’une grande assiduité parlementaire. Notre système centralisé, le cumul des mandats, une suradministration liée à l’empilage des échelons territoriaux, l’attitude quémandeuse de certains électeurs : il suffit de se rendre dans les permanences locales du député pour le constater, dévoient la fonction des députés.


Alors, sans être un grand admirateur de madame Royal, qui aurait sans aucun doute le bras plus long que son concurrent du cru, parfait apparatchik local, comme sait en fabriquer à la pelle le PS, je trouve que le discours du style « je suis au service des Rochelais et des Rhétais du sieur Falorni est un dévoiement de la représentation démocratique. Que le député soit en prise directe avec le territoire me paraît une bonne chose mais nous ne sommes plus au temps de la voiture à cheval ni même de la locomotive à vapeur mais de l’Internet et de liaisons spatiales rapides et les remontées des problèmes des populations doit se faire par les élus les plus proches d’eux : les maires, les présidents des syndicats intercommunaux et sans doute une nouvelle représentation mixant le départemental et le régional à inventer. L’efficacité du serrage de louche du député, du courrier qu’on lui adresse est proche de l’inefficacité absolue. Nous sommes face à un jeu de rôles hypocrite et coûteux. Dans les grandes métropoles le député, le conseiller général et régional sont de plus en plus des « inconnus » pour la majorité de la population ce qui favorise l’abstention.


Que nos députés s’attellent en priorité à leur travail de législateur pour dépoussiérer, alléger, moderniser, notre corpus législatif qui encadre notre vie de tous les jours. C’est pour cela que nous les élisons et non pour jouer les fausses assistantes sociales des territoires où crèchent leurs électeurs. À nous de le leur rappeler plutôt que de chercher à faire pistonner le petit dernier ou à obtenir une médaille en chocolat pour le pépé qui a bien mérité du terroir.


L'ordonnance du 29 juillet 2009 portant répartition des sièges et délimitation des circonscriptions pour l’élection des députés modifie la répartition des sièges de députés élus dans les départements, dans les collectivités d’outre-mer et par les Français établis hors de France et redessine les circonscriptions pour l’élection des députés.


Visant à rendre plus homogène la représentativité des députés, elle supprime 33 circonscriptions, crée 33 nouvelles circonscriptions, dont 22 dans 15 départements métropolitains et trois collectivités d’outre-mer et 11 pour les Français de l’étranger, en application de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui prévoit que « les Français établis hors de France sont représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat », modifie les contours de nombreuses circonscriptions.

 

Les 577 sièges sont répartis de la façon suivante : 556 dans les départements, 10 dans les collectivités d’outre-mer, 11 pour l’élection de députés par les Français de l’étranger.

 

L'ordonnance a été ratifiée par la loi n° 2010-165 du 23 février 2010. Dans une décision du 18 février 2010, le Conseil constitutionnel a vérifié la répartition des sièges. Il a jugé que l'utilisation de la méthode dite de la tranche est conforme à la Constitution. Il a estimé que, dans l'utilisation de cette méthode, le législateur a veillé en 2009 à réduire de manière importante les inégalités démographiques affectant la répartition antérieure et qu'il n'a pas méconnu les exigences constitutionnelles relatives à l'égalité devant le suffrage. Par ailleurs, le législateur a pu prendre en compte la situation géographique et statutaire particulière des collectivités de Saint-Barthélemy et Saint-Martin pour les regrouper dans une circonscription unique. D'autre part, examinant la délimitation des circonscriptions, il a rappelé, exerçant un contrôle restreint, que la Constitution ne lui conférait pas un pouvoir général d'appréciation et de décision identique à celui du Parlement et qu'il ne lui appartenait donc pas de rechercher si les circonscriptions avaient fait l'objet de la délimitation la plus juste possible.

 

Les députés, dont le nombre ne peut excéder 577 selon l'article 24 de la Constitution tel qu'il résulte de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, sont élus au suffrage universel direct dans des circonscriptions définies à l'intérieur de chaque département. Les électeurs sont appelés à choisir un député parmi des candidats qui se présentent à titre individuel. Au premier tour de scrutin, est proclamé élu le candidat ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés. Si personne n’a atteint ce résultat, un second tour est organisé. Est alors proclamé élu le candidat ayant obtenu la majorité relative, c’est-à-dire le plus grand nombre de voix.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 00:09

Mangeons de saison ! L’irruption des cerises sur les étals des marchands de 4 saisons, qui n’en ont plus guère, marque d’ordinaire l’installation définitive du soleil dans notre quotidien. « Mariage pluvieux, mariage heureux » dit le diction populaire : l’irruption dans notre quotidien d’un PNR stoïque sous le déluge des Champs Elysée semblait nous faire entrer dans la sérénité d’un long fleuve tranquille avant que les filles de la Rochelle, qu’ont armés un bâtiment et partagé sa vie, viennent troubler ce tableau idyllique.

 

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N’empêche que l’origine limousine du clafoutis aux cerises,  ce plat rustique dont le côté domestique sans sophistication, entre pâtisserie et en-cas de résistance, très Le Central, ou Chez Poumier comme on dit à Tulle, m’oblige à l'évoquer ici ce samedi. J’en avions déjà causé l’an passé link  mais aujourd’hui c’est cette simplicité que je veux chanter. « Il ne fait pas de manière et se mange avec appétit. » Un appétit tel que celui du François d’avant notre Twiteuse nationale, gourmand et marrant.

 

 

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Maintenant que notre François de Tulle s’est glissé dans les habits d’un PNR et gîte sous les ors de la République, je me suis dit que je me devais de puiser dans les mythologies nationales, où la cuisine et le plaisir de manger, tiennent une large place. Manger est souvent une occasion ritualisée de consommer de la nourriture : repas de famille, dîner d’amoureux, noces et banquets, pique-nique, barbecue… et comme l’écrit Rémy Lucas dans son livre Mythologies Gourmandes chez PUF 14€ « Le mythe est une légende, une histoire qui nous donne une certaine connaissance du réel, une narration qui joue avec la forme et le sens, le signifiant et le signifié, at qui peut nous révéler une part de nous-même. »

 

Alors votre Taulier, bon Prince, afin de mettre un peu de baume sur l’urticaire du PNR provoqué par ses filles de la Rochelle, il était vénère le François, j’ai pensé qu’une douceur simple conviendrait. J’ai pour ce faire puisé dans les lignes de l’ouvrage susmentionné.

 

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CLAFOUTIS AUX CERISES

 

« Servi dans sa faïence rustique, il affiche la bonne mine des cerises en billes rubicondes, enchâssées dans leur écrin souple et givrées de sucre cristal.

 

La pâte jaune et molle, chaude encore, dégage une odeur pleine et réconfortante d’œuf et de lait. Légèrement blondie sur le dessus et tendrement élastique, elle fond dans la  bouche, tenant son serment parfumé, son goût d’œuf sucré, subtilement alcoolisé. Puis vient la cerise, plus croquante, dont l’arôme puissant envahit alors les papilles, et que l’on mâche en prenant bien garde de ne pas avaler le noyau. Celui-ci n’est pas là par paresse, dit-on, mais parce qu’il confère au plat une incomparable saveur d’amande fraîche, et, parce qu’en épargnant l’éventration des fruits qui transformerait le gâteau en flaque sanglante, il donne au résultat un aspect plus présentable. Le jeu consiste alors à rouler ce petit occupant dur comme un caillou dans sa bouche, de le tourner, le sucer, le lécher jusqu’à – discrètement – le déposer sur le bord de son assiette… Joie de saison, temps des cerises. »

 

Du côté du LIQUIDE pour accompagner le SOLIDE comme dirait le sieur Pousson : un Massia Vecchia Ariento sera parfait link et photo ci-dessous.

 

 

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