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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 00:09

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Tous les jours je reçois des messages de ce style :


Bonjour,


Vignoble unique à Bordeaux de par son histoire, sa situation, son climat et l’élégance de ses vins, le Château LCHB, Grand Vin de Graves, fleuron de l’appellation Pessac Léognan écrit aujourd’hui une nouvelle page de son histoire.

Veuillez trouver ci-joint le communiqué de presse concernant le Château LCHB2010.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande d’informations ou de visuels.

Bonne réception.

Bien à vous.


Et après j’en fais quoi de ça ?


Du copié-collé, pas le genre de la maison, alors en étant très poli des cocottes en papier, en étant très grossier : du PQ…


Vous me prenez pour qui au juste ? Et là je m’adresse aux clients de ces boites de communication qui m’inondent de leurs communiqués formatés… Qu’attendez-vous de moi ? D’être un larbin, je ne le crois pas mais tout de même si vous n’êtes pas capable de prendre en charge votre communication, que vous l’externalisez, de grâce impliquez-vous pour me convaincre. Libre à vous de jeter le peu d’argent dont vous disposez par les fenêtres ou même si vous en avez beaucoup ce n’est pas une raison pour se comporter ainsi.


Je trouve ça triste, surtout lorsque dans le lot il y a des gens que j’aime bien. De grâce réfléchissez une petite minute : soit vous considérez les blogs comme des médias, certes minuscules, vous permettant de toucher un nouveau public de consommateurs et alors ne leur appliquez pas les vieilles recettes, qui déjà sont d’une efficacité très relative auprès des médias traditionnels ; soit vous nous considérez comme de la roupie de sansonnets alors dans ce cas-là  pour ma part je vous demande de me foutre la paix.


Le problème chers vignerons de tout calibre c’est que vos belles agences que vous rémunérez pour soi-disant vous faire connaître ou reconnaître, ne nous lisent même pas et donc ce que je viens d’écrire c’est comme si je pissais dans un violon. Elles disposent d’un fichier et elle balance sans même nous saluer par notre nom et prénom. C’est de l’envoi en nombre qui va direct à la poubelle : no credible…

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 12:00

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Mais que fait l’annonceur officiel de la maison B&D ? Comment peut-il laisser passer ce scoop à la concurrence ? Carton jaune. L’info brute est que Thierry Desseauve, président du groupe Bettane&Dessauve entre dans la nouvelle édition 2013 du Who’s Who en compagnie d’Aurélie Fillipetti et de Najat Vallaud-Belkacem. De quoi réjouir le cœur de notre cher confrère bloggeur. Attention Thiery Desseauve entre dans le gros livre rouge n°1, pas le diverticule Vins&spiritueux. Il se glisse dans les 22 000 personnalités qui représentent « ce que la France compte de meilleur dans tous les domaines » (sic)


Ça s’arrose ! Que nous conseillez-vous cher confrère ?

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 00:09

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Parodiant le célèbre poème “If-” de Rudyard Kipling (1910) dont le titre en français est sa chute, « Tu seras un homme mon fils ! » j’aurais dû le féminiser car les filles font une entrée en force dans l’univers mâle du vin. Cependant, je ne vais pas vous pondre une énième réflexion sur cette arrivée. Mon propos du jour m’est venu dans le TGV qui me menait au Salon d’Angers.


Par la grâce de la réservation en ligne j’étais doté à l’aller d’une place en première, au sous-sol, dans les nouvelles rames à étage. Confort, prise, ambiance feutrée, seule la contrôleuse jurait : voix de stentor, look de gardienne de square (je suis fasciné par les dégaines des contrôleurs et contrôleuses de la SNCF, nous devrions demander à Pepy d’organiser un défilé). J’étais à une place isolée et à mon côté 3 jeunes gens : une fille bien sapée sourire scotchée aux lèvres, un mâle dominant barbu et un mâle soumis avec barbe de 3 jours. Des commerciaux, deux Smartphones chacun, ils se rendent à Nantes et causent boulot. Je perçois des bribes de leur conversation menée par le mâle dominant, assez satisfait de lui, les autres rient de concert à ses saillies. J’ai du mal à comprendre ce qu’ils vendent mais le dominé ouvre son ordinateur pour montrer à ses collègues une présentation PowerPoint. Là je découvre que ces jeunes gens bossent pour TRECA

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Et là dans ma vieille cervelle de Taulier une question jaillissait : comment peut-on  se passionner lorsqu’on est jeune pour la vente de matelas ? D’où, pour introduire mon jus de tête, la grosse vanne estampillée Almanach  Vermot : – Comment vas-tu yau de poêle?

– Et toile à matelas?


En effet, depuis que je blogue, soit plus de 8 ans, j’en ai croisé des jeunes, des petites louves et des petits loups, et j’en croise encore, qui  m’ont confié leur passion pour le vin. Rien de très original à cela, sauf que ces jeunes voulaient vivre leur passion en consacrant leur vie professionnelle au vin. Fort bien, devenir vigneron ou vigneronne, ce n’est pas simple mais c’est du domaine du possible même si l’on n’est ni héritier, ni d’une famille vigneronne. Mais ces enthousiastes, ces passionnés, et ce n’est pas médire d’eux, ne se voyaient pas vraiment dans les vignes ou dans les chais mais à s’occuper du vin fait. Fort bien, faire du commerce, acheter pour revendre, c’est un métier qui peut s’exercer avec passion, même d’une certaine façon avec un zeste de militantisme, mais pour en vivre vraiment, pérenniser une petite entreprise il faut trouver une réelle chalandise qu’elle soit au coin d’une rue ou sur le Net.


Mais, tout à côté de ces métiers traditionnels, se loge ceux qui se rassemblent dans le grand fourre-tout des services : les conseilleurs de tous poils, les communicants, les attachés de…, les animateurs, les blogueurs qui veulent rendre des services payants… Là c’est l’océan rouge, tout le monde se bouscule, s’agite, chalute, et pour l’heure ceux qui cherchent ce type de services ne savent plus où donner de la tête. Nous sommes dans une phase de surabondance d’offre face à une demande dont la solvabilité est liée à la production de vins qui ne passionnent pas les passionnés.


Contrairement à mes jeunes vendeurs de matelas TRECA du TGV nos petits loups et louves passionnées de vin, eux, ne se voient pas, dans leur grande majorité, se mettre au service de Pierre Castel ou de Joseph Helfrich, d’une grosse Union de Coopé… Reste le haut du panier : les GCC, les belles maisons bourguignonnes et autres, les grandes marques de champagne, mais là il va leur falloir souvent mettre un grand mouchoir sur leur passion pour se mettre au service exclusif de la maison. C’est le lot de la plus grande majorité des salariés que de se retrouver glissés dans un costume un peu étriqué.


En écrivant cela je ne joue pas les rabats joies, ni le vieux sage qui cherche à doucher l’enthousiasme de jeunes pousses pleines d’ambition et de passion. Simplement je tente d’expliquer à celles et ceux qui m’interrogent que le monde du vin n’est pas un eldorado où il suffit d’entrer pour gagner sa vie en vivant une passion. Beaucoup d’appelés peu d’élus, car si l’accès est beaucoup plus facile qu’autrefois, par le biais des nouveaux médias numériques où les jeunes excellent, la rémunération des services rendus est beaucoup plus difficile car « la gratuité » du Net met à mal les médias traditionnels et ne permet pas aux nouveaux de se trouver un modèle économique pérenne. Vivre de bouts de ficelle, se débrouiller, profiter de la relative incompréhension du système par ceux qui expriment des besoins : accès au marché, recherche de notoriété, positionnement… pour ramasser des miettes…etc. ne durera qu’un temps.

 

Les temps sont difficiles car le modèle économique de notre vieux monde a atteint un degré de maturité tel que la contradiction entre une consommation à tout va, au moins cher du moins cher, et une désindustrialisation qui en est la conséquence directe : faire produire ailleurs ce que l’on consomme brise des emplois qui ne sont pas compensés par l’émergence de ceux dit des services. Les émergents, les ADPIC, génèrent eux une croissance débridée créatrice d’une grosse classe moyenne avide de consommer comme nous et de nouveaux riches boulimiques de luxe et d’ostentation. Pour le vin, notre marché domestique est pauvre : prix bas, absence de stratégie des leaders du marché, émiettement, promotion presqu’exclusivement collective via les interprofessions, concurrence inter-régions,  arrivée massive de petits vignerons sur le marché, ce qui ne permet pas de générer des flux financiers en capacité de développer un véritable rebond de la consommation à moyen terme. Tous nos petits loups et louves nagent ainsi dans l’océan rouge français et s’ils souhaitent faire leur vie professionnelle dans le vin il va leur falloir vivre avec une valise à roulettes et internationaliser leur activité. Les blogs sans une extension anglaise et en mandarin n’ont aucun avenir. De même pour les fournisseurs de services en tout genre, une remise en cause de leurs pratiques est nécessaire car je doute fortement de l’efficacité de celles qu’ils vendent à leurs clients : déjeuners de presse, communiqués de presse, voyages de presse etc. Quant aux stratèges, aux marqueteurs, aux conseilleurs en réseaux sociaux, je préfère me taire car mes mots risqueraient de dépasser ma pensée.


Demain je me laisserai aller sur ce thème, à bientôt donc sur mes lignes… Si ça vous chante lisez ou relisez la version française du poème de Kipling dans sa traduction d’André Maurois.


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Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir ;

 

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre ;

 

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles

Sans mentir toi-même d’un mot ;

 

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,

Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

 

Si tu sais méditer, observer et connaître,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

Penser sans n’être qu’un penseur ;

 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,

Si tu peux être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral ni pédant ;

 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,

 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire

Seront à tous jamais tes esclaves soumis,

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire

Tu seras un homme, mon fils.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 14:00

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Lorsqu’Henri NALLET revint rue de Varenne en 1988 comme Ministre de l’Agriculture du premier gouvernement Rocard il découvrit dans la corbeille de la mariée un mode de scrutin aux Chambres d’Agriculture mitonné par son prédécesseur François Guillaume grand connaisseur de la cuisine syndicale puisqu’il avait occupé le fauteuil de président de la FNSEA. Je ne vais pas vous prendre la tête avec la tambouille mais simplement vous dire que mon cher Ministre me confia la mission d’élaborer un nouveau texte qui contente tout le monde, sous-entendu la Confédération Paysanne et la FNSEA, en sachant pertinemment que c’était mission impossible. Le résultat fut l’adoption d’un mode de scrutin municipal avec prime à la majorité et représentation des minorités. Bref le mode de scrutin actuel, celui appliqué aux élections 2013.


Un autre dossier était sur le feu celui de la représentativité syndicale. En effet, lors de l’alternance de 1986 les minoritaires furent exclus de la rue de Varenne du fait du prince. Il était donc souhaitable d’élaborer une règle de droit qui permette d’éviter l’arbitraire. Ainsi donc, toujours en charge de ce beau dossier, fut mis en œuvre par décret la règle des 15% de voix aux élections aux Chambres d’Agriculture comme seuil de la représentativité syndicale. Depuis la mise en œuvre de ce seuil tout est rentré dans l’ordre et surtout les élections aux Chambres d’Agriculture sont devenues un grand enjeu syndical comme le montre la réaction de Xavier Beulin aux résultats de 2013.

 

Reste une vraie question, mais ce n’est pas le lieu d’y répondre : à quoi servent au juste les Chambres d’Agriculture ?


Le taux de participation aux élections des Chambres d'agriculture est en nette baisse par rapport au précédent scrutin de 2007, selon des estimations provisoires obtenues de sources concordantes mercredi.


La participation oscille entre 50 et 62 % selon les départements, d'après les premiers résultats collectés par l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture (APCA). La participation baisse en moyenne de 10 points par rapport à 2007 où elle avait atteint 66,4 %, confirme-t-on à la Fnsea. Ce manque de mobilisation peut s'expliquer par « le climat politique assez morose », l'attentisme qui prévaut dans les milieux agricoles alors que la politique agricole commune (Pac) est en renégociation à Bruxelles et la grogne de certains agriculteurs face à la multiplication des normes environnementales, explique-t-on à l'APCA.


En 2007, la Fnsea alliée aux Jeunes Agriculteurs avait obtenu 55,19 % des voix, suivie de la Confédération Paysanne (19,63 %, apparenté à gauche), de la Coordination rurale (18,70 %, plutôt à droite) et du Modef (2,64 %). Ces résultats déterminent la représentativité de chacun de ces syndicats et permettent de répartir les sièges dans les différentes commissions départementales, régionales et nationales. Les Chambres d'agriculture ont deux missions : conseiller les agriculteurs et représenter le monde agricole auprès des institutions.


Source : Afp


Elections 2013 aux chambres d’agriculture : Consultez les résultats disponibles link

 

La réaction de Xavier Beulin Président de la FNSEA link

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 00:09

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Cette chronique est un appel urgent pour mettre en avant le seul antidépresseur qui vaille : le vin, tranquille ou pétillant ! Mobilisez-vous ! Signé : Furax, pardon le Secrétaire Perpétuel autoproclamé de l’ABV.

 

L’évènement est proposé et produit par Raphaël Mezrahi l’interviewer décalé, bafouillant, jouant le rôle d'Hugues Delatte, un jeune journaliste dépassé, avec des questions et une l'attitude hors de propos (à l'image de l'interview de Françoise Sagan par Pierre Desproges). Il se déroulera le lundi 18 février 2013 à 20h00 aux Folies Bergères.

Troyen d’adoption, c’est-à-dire habitant de la ville de TROYES dans l’Aube, ville du sémillant François Baroin, chef-lieu d’un département longtemps considéré  par les seigneurs du champagne comme un sujet délicat. Jean-Paul Kauffmann, avec humour, le souligne « le négoce marnais a un peu honte de l’Aube mais il ne peut s’en passer. Sur une carte viticole de la Champagne, le vignoble aubois est toujours hors échelle, encadrée dans un coin comme la Corse par rapport à l’Hexagone. »


L’Aube, la Corse du champagne, ça devrait plaire au Gai Luron Mezrahi. C’eut été beau que les déprimés de tous poils, de toute obédience, sexe et origine, puisse troquer leurs antidépresseurs pour une flute de Champagne aubois. Y’en a tant de bon. Vite, faites des suggestions à Mezrahi pour que lundi nous passions à l’acte en faisant œuvre bienfaitrice pour la santé morale de nos concitoyens déprimés.


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Que dit Raphaël Mezrahi de sa première nuit de la déprime ?


Il serait formidable et drôle, de réunir  pour un moment unique sur un même plateau tous ceux qui nous ont fait pleurer (pour mieux nous consoler) non ! Alors, j’ai demandé à mes amis artistes de participer à cette soirée décalée élégante et quand même rigolote en guise de pied de nez à la morosité ambiante, en nous interprétant leurs chansons les plus tristes et les plus émouvantes !


Quel bonheur ! Tous réunis pour la première fois sur une scène! Eh bien résultat :


Hugues Aufray accepte de nous chanter (Stewball et Céline), Carole Arnaud(c’est pas facile), Christophe ( les mots bleus ), JL Lahais (le monde est gris le monde est bleu) Véronique Sanson , Phil Barney, Gérard Lenormand, Nicolas Peyrac (Marie L’inexorable (c’est énorme !)), Nolwenn Leroy, Catherine Lara, Alain Chamfort(Manureva) Michel Jonasz (odeurs d’éther et les vacances au bord de la mer), Laurent Gerra (l’italien de Serge Reggiani),Daniel Guichard(Mon vieux et faut pas pleurer comme ça !) Nicoletta (il est mort le soleil), Alice Dona(je suis malade), Jean François Zygel au piano nous jouera entre autre le concerto brandebourgeois de JC Bach et la marseillaise en mineur pour les équipes qui ont perdu, Francis Lalane « fermera le bal » en nous interprétant le meilleur des chanteurs disparus, Pierre Palmade, Sylvie Testud, François Morel, et Mathilde Seigner ponctueront la soirée en nous lisant des textes d’auteurs de leur choix…  Beaucoup de messages vidéo « de soutient » d’artistes internationaux  seront projetés J’attends encore beaucoup d’autres réponses.


Cet événement se déroulera le Lundi 18 Février aux Folies Bergères Le jour de la saint Bernadette Soubirous  avec comme parrain Woody Allen (je l'espère) de toutes façons je connais bien Renaud. »


Dernière nouvelle selon l’Indépendant de Perpignan Dani est programmée alors notre Léon pourrait se pointer avec sa Loute !

 


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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:00

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De quoi, de quoi, le Taulier fait dans l’esprit d’escalier ! Il fait surtout froid (normal on est en hiver) et comme les débats à la Chambre - ça fait rétro et n'allez pas chercher midi à 14 heures - lui chauffent les oreilles, il s’offre une  cure de son (pas d’avoine) avec le duo SAULE (un belge francophone) CHARLIE WINSTON. Si vous ne connaissez pas, c’est le moment de découvrir « Dusty Men ». Saoulez-vous en accompagné d’un bon bol de vin chaud (du côtes-du-rhône pour consoler ce pauvre Olivier Legrand de ses déconvenues). Pour sur ce titre mettra de la braise dans votre hiver !

 

 

Tout ça pour vous dire que nos députés quand ils sont dans l’opposition (tous dans le même sac réversible) se conduisent comme une bande de petits cons. N’ont-ils pas autre chose à faire que de faire de l’obstruction pour retarder l’adoption d’une loi qui, quoi qu’ils fassent, sera votée. L’obstruction est de l’antijeu au basket-ball, donc une faute. Le débat parlementaire actuel n’en est pas un c’est le meilleur terreau pour l’antiparlementarisme le plus primaire. En écrivant cela je ne me prononce pas sur le fond du débat mais sur sa forme. Indigne !


sipa-ap-1064041-jpg_931157.jpgDe gauche à droite, le Vice-Premier ministre britannique Nick Clegg, le Premier ministre David Cameron et le Chancelier de l'Echiquier George Osborne, sur les bancs de la Chambre des Communes, le 9 janvier.©AP/Sipa

 

Et pendant ce temps-là, pied-de-nez de nos voisins d’Outre-Manche « Même les conservateurs anglais sont en train de voter l'ouverture du mariage aux couples de même sexe ».


En effet les députés britanniques se sont prononcés mardi soir en faveur du projet de loi autorisant le mariage homosexuel, un vote crucial en attendant l’adoption définitive de cette réforme qui divise le parti conservateur.


Le projet de loi a été approuvé par 400 députés, tandis que 175 ont voté contre, parmi lesquels de nombreux membres du parti conservateur de David Cameron.

 

« Le projet de loi permet à des couples de même sexe de se marier civilement. Il laisse aux diverses confessions la possibilité de célébrer ou non des unions homosexuelles religieuses, à l'exception de l'Eglise anglicane majoritaire dans le pays, au sein de laquelle le mariage homosexuel restera illégal.

 

Lors d'une déclaration télévisée enregistrée avant le vote, David Cameron avait répété son soutien à cette réforme, affirmant qu'elle rendrait la société britannique « plus forte ».

 

"Je suis un grand adepte du mariage. Il aide les gens à s'engager mutuellement et je pense que c'est la raison pour laquelle les homosexuels devraient pouvoir se marier aussi", a-t-il dit.


Pour info : SAULE et Charlie Winston seront en concert à la [PIAS] Nites du 30 janvier 2013 à la FLECHE d’OR (Paris).link


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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 00:09

Dans ma chronique « Le propre et le sale, la nature et l’artifice… » je plaidais pour un cessez-le-feu généralisé entre les parties. Que tout le monde sorte de sa casemate, grande ou petite, cesse de se balancer des horreurs à la gueule, se respecte a minima, ne se drape pas dans sa dignité outragée, afin d’avancer vers une viticulture de plus en plus propre, des vins dénués d’artifices, des vins sains, des vins simples, authentiques, sympathiques…


Pierre Guigui est un homme de paix, convivial, engagé et sincère, un bon vivant, dont les combats sont les miens : n’ai-je point écrit en 2001 « sous les grandes ombrelles de nos appellations se cachent des vins indignes… » et placé le respect de l’environnement comme la première priorité de notre viticulture. C’est donc avec un  réel plaisir que je l’accueille pour qu’il puisse rétablir sa vérité quelque peu galvaudée sur les ondes par un chroniqueur en mal de notoriété mais pas de goujaterie. 

 cercle des degustateurs

 

Dans l'émission « On va déguster » du dimanche 3 février 2013 Dominique Hutin se prend les pieds dans le tapis : manque de véracité, d’exactitude, déformation des faits, interprétations non fondées de mes propos.


En effet Dominique Hutin entre ainsi dans le vif du sujet : « A l’heure où je vous parle... il n’est plus possible de risquer un clic sur internet sans devoir redouter l’invective, l’uppercut dès lors que l’on parle de vins bio » …. Il cite des chroniques de Michel Bettane (dont celle-ci link ) et en profite pour lui mettre une rincée.


François-Régis Gaudry : « Est ce qu’il y a des gens qui ont contesté ces positions, qui ont allumé un contre feu. »


Dominique Hutin : « Il y a un convaincu des vertus des vins bio, c’est Pierre Guigui… qui entre dans la danse et s’insurge »


Première assertion erronée, car si Dominique Hutin avait réellement lu ma chronique il aurait remarqué que je n’ai ni contesté, ni me suis insurgé contre les propos de Michel Bettane. C’est donc pure invention, interprétation, désinformation.


Pour rappel dans la chronique dont il parle link  je développais trois points :


1) la pollution des sols, Michel Bettane n’en parle pas,


2) le bilan carbone, il n’en parle pas non plus,


3) Dominique Hutin dit que je compare la production conventionnelle avec les vins bio. Erreur, amalgame (a-t-il vraiment lu mon texte ?) puisque je compare la production conventionnelle avec les vins nature. Sur ce point précis, encore une fois Michel Bettane ne parle pas de cette comparaison mais uniquement de la qualité des vins bio et nature.


Parlons de sa « critique » à mon égard au sujet du nombre de vins peu recommandables en France. Tout expert en vins dégustant plusieurs milliers de vins par an sait que dans un concours seul 25 à 30 % sont considérés comme étant de belle qualité et qu’un guide (Bettane & Dessauve, RVF, Gault & Millau) ne sélectionne que 1500 domaines environs (sur 85 000 existants). Quel que soit le % de vins peu recommandables, l’idée reste que les problématiques de qualité des vins en France ne résident pas dans la poignée de vins nature. Mais il est plus facile de s’arrêter à la lettre pour ne pas parler de l’esprit.


Revenons à la chronique de Dominique Hutin, suite à cela il tacle Périco Légasse, le traitant d’incompétent (peut-on avoir un avis différent sans se faire insulter ?) et se gorge de sarcasmes méprisants au sujet de Jean Pierre Coffe : « Il sucre des fraises dans l’émission de Drucker… ha il n’est plus dans l’émission, alors il sucre encore plus les fraises ». C’est peut être au final le commentaire le plus indécent de sa chronique.


Il continue : «  Tout laisse à penser que cette débauche d’énergie est liée au fait que tous ont des positions médiatiques à défendre et accessoirement des guides à vendre »


Quand un journaliste parle de ce qui relève de sa spécialité c’est tout simplement et en tout premier lieu parce que c’est son métier.


Il termine sa chronique par « il ne faut pas insulter l’avenir et encore moins ceux qui sont dans le camp de l’autre »


Oui cessons d’insulter ceux du camp d’en face… je suis d'accord.

 

On va déguster par François-Régis Gaudry le dimanche de 11h à 12 l'émission du dimanche 3 février 2013 link

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 14:00

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Le gros livre rouge Le Who’s Who in France est plus connu en France sous le nom de Who’s Who. Créé par Jacques Lafitte en 1950, est un dictionnaire biographique qui répertorie les personnes qui comptent en France, en affirmant se fonder sur 4 critères : « la notoriété, l’honorabilité, le mérite et le talent [qui] contribuent à l’activité et au rayonnement de la France ». Il est actuellement présidé par Antoine Hébrard.


La rédaction du Who’s Who établi chaque année une liste de personnalités représentatives de l’actualité politique, économique, scientifique, culturelle ou sportive qui  font l’objet d'un examen par un comité de sélection qui juge de l’intérêt des celles-ci ainsi que de la pérennité des carrières. Le sélectionné reçoit alors un « dossier biographique » à compléter. La majorité accepte mais certains refusent d’y figurer. Chaque année, selon la rédaction du Who’s Who, environ 1000 personnes entrent et 1000 sortent de ce livre rouge. On ne paie pas pour entrer dans le Who’s Who.


Le WHO’S WHO International Vins&spiritueux qui, il y a 20 ans, créait l’évènement en regroupant dans un ouvrage de référence les bios des gens du vin est de retour. Comme le secteur a changé de nouvelles tronches de cake vont faire leur entrée : les bloggeurs tout particulièrement. Il paraîtra en  avril 2013 en français et en anglais et les données seront accessibles sur le site payant www.winewhoswho.com


Bref, mon petit doigt me dit que ceux qui y seront déclareront qu’ils y sont à l’insu de leur plein gré et que ceux qui n’y seront pas c’est parce qu’ils auront refusé. Qui vivra verra. Ego quand tu nous tiens tu ne nous lâche pas…


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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:09

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Les chefs de cave ont la cote en Champagne, y’en a même un qui m’écrit des lettres bien tournées si bien qu’au début j’en étais flatté jusqu’au jour où je me suis aperçu que certains de mes petits camarades les publiaient telles quelles. Je connais mal la Champagne vu que, lorsque je tenais les manettes, je mettais systématiquement le cap vers le Sud, là où se situaient les emmerdements. À l’est la seule Champagne qui me préoccupait, c’était Champagne des céréales, donc toute mon éducation en effervescence restait à faire et comme je ne suis pas très doué, genre ignare qui fait genre, le recours aux lumières de chefs de cave s’imposait. J’en ai fait part à un vieil ami de Rocardie, dont je tairais le nom afin de ne pas le compromettre, et il me fit préparer une petite expédition dans deux grandes maisons, filles de son grand groupe. Je n’en dirai pas plus.


Au petit matin direction Reims, 40 mn en TGV, et je trouvais le moyen de retrouver un ancien du 78 rue de Varenne, devenu préfet avec qui j’avais bien aimé travailler. Comme je fais dans le mystère je tairais aussi son nom car son frère fut Ministre de la Défense. Nous avons pris un café. La gare Champagne-Ardenne était ventée mais je ne me suis pas envolé. La grande maison, en pleine ville, a des allures de village-rue. Il y a le dessus mais surtout le dessous : vaste réseau souterrain où les flacons « mûrissent ».


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Première station : dégustation de vins clairs avec le chef de cave de cette grande maison. Un détail, en attendant le départ du TGV j’avais eu le temps de lire les pages 71 à 75 du petit opus de JP Kauffmann Voyage en Champagne. Le chef de cave de l’époque de cette grande maison où j’allais lui confiais « Le chardonnay de Cramant, c’est une belle princesse un peu folle, elle déborde de dons. Le chardonnay d’Avize, c’est sa demoiselle d’honneur, c’est une personnalité sérieuse, ferme et raisonnable. Verzenay c’est l’exubérance et la force, le muscle en quelque sorte qui vient corriger Aÿ. Le pinot noir d’Aÿ est plus fondant, il arrondit les angles. Aÿ est le trait d’union entre la fougue des noirs et l’orgueil des blancs ».


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L’assemblage : vaste programme ! Je fus un élève sérieux. J’ai même pris des notes, goûté aussi. Le professeur Pitte, grand érudit, le souligne avec sa classe habituelle « Le champagne c’est l’assemblage des cépages – les trois grands sont le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier, et aussi l’assemblage de crus, de villages et de parcelles, de façon à obtenir un équilibre. Car le champagne provient d’une région où il fait froid tôt à l’automne et où le printemps est tardif. . Il est né pendant le petit âge glaciaire (entre 1400 et 1850 environ, caractérisé par des températures moyennes plus fraîches, avec des répercussions sur la vigne), à une époque où le raisin mûrissait difficilement. »


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Ainsi j’ai effleuré l’art de l’assemblage sur une paillasse de laboratoire. Ensuite, nous avons déjeuné et on m’a fait sabrer le champagne. Même que votre Taulier a été pris en photo mais cette fois-ci vous ne retrouverez pas le cliché sur Face de Bouc. Après le café direction Épernay « au cœur du vignoble qui la cerne de toute parts et lui interdit de s’étendre, la ville assoupie au creux de la Marne est bien la principauté du champagne. » écrit JPK. Nous empruntons l’avenue de Champagne, récemment relookée, « autrefois avenue de la Folie, où l’aristocratie du bouchon à pignon sur rue. » L’avenue la plus buvable du monde selon Winston Churchill grand amateur de Pol Roger ; « à sa mort, en 1965, la maison imprima un liseré noir sur les étiquettes à destinées à l’Angleterre. »


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On me pose dans une charmante maison bourgeoise. Je mitraille. J’oubliais, avant de partir de Reims j’ai visité la chapelle Notre-Dame de la Paix dite la chapelle Foujita le peintre japonais converti au catholicisme en 1959. Avec son parrain René Lalou il décide de faire élever une chapelle de style roman dédiée à la Vierge. Il en conçoit les plans et toute la décoration : 200 m2 de fresques, technique qu’il aborde pour la première fois. Simplicité et richesse du coeur, Foujita ne cède pas à la mode, il reste  lui-même. Émouvant.


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Moi qui suis chineur, j’admire le mobilier Belle Époque de la résidence où je vais dormir. Mais l’heure n’est pas à buller mais à comprendre les bulles. Tout de même j’ai une pensée pour Bernard Stasi qui fut maire d’Épernay de 1970 à 2000. Souvenir d’un voyage à la Réunion pour y accueillir le Pape Jean-Paul II avec lui et son épouse qui accompagnaient, avec d’autres élus, Michel Rocard. Le 6 février 1986, à l'occasion d'un débat avec Jean-Marie Le Pen sur France-Inter, il lui lance : « Je n’ai pas les mêmes convictions que vous ». Celui-ci lui répond: « C’est un peu normal, puisque vous êtes fils d’immigré et vous n’avez été français qu’à l’âge de dix-huit ans ». Stasi réplique aussitôt: « Vous avez le culot de me dire qu’en tant que fils d’étranger je n’aurais pas le droit de faire de la politique ? », Le Pen conclut « Je crois que c’est une question de bon goût ».  Après la chute de mur de Berlin, Jean-Marie Le Pen revint à la charge : « Quand on s’appelle Stasi, on fait comme le parti communiste, on change de nom ».

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Rassurez-vous je reviens au champagne. Le chef de cave de cette illustre maison est un homme charmant, discret, précis. Nous dégustons toutes les cuvées de la maison. Je lui avoue ma méconnaissance des champagnes de sa maison, ils sont d’une belle et grande finesse, peu agressif, droit, aux bulles fines. Les bulles, les bulles, toujours les bulles… j’y reviens car dans son émission Concordance des temps de 11-12h Jean-Noël Jeanneney sur France-Culture, le 31 décembre 2012, Champagne, ce soir et toujours ,link s’étonnait que des scientifiques aient dénombrés j’ignore comment, avouait-il jusqu’à deux millions de bulles dans un verre de champagne.


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Moi lorsque j’entends causer de millions de bulles je sors mon Gérard Liger-Belair, le physicien qui pétille :


« Le cœur du champagne, c'est la bulle » proclame-t-il !


Ce spécialiste mondial de l’effervescence qui officie à l’Université de Reims ose affirmer que sans bulles le champagne ne serait pas un très bon vin. Il suffit de goûter les vins clairs pour le vérifier.


« Les bulles vont sculpter la « sensation » du vin - trop de bulles est désagréable, trop peu décevant - et ce sont elles qui vont activer les récepteurs de dioxyde de carbone (CO2) sur la langue qui vont envoyer de très légers signaux d'excitation au cerveau. »


Avec lui GLB c’est la BVG : la bulle à grande vitesse qui va éclater à la surface du champagne en un « jet de Worthington », exploser, creuser un petit cratère « qui va se refermer en éjectant un filet de liquide, et ce filet de liquide va se casser en gouttelettes » Ainsi GLB avec son équipe a calculé « combien de gouttelettes par bulle, jusqu'où elles remontent - jusqu'à une dizaine de centimètres -, quelle est la quantité de liquide qui va s'évaporer, le rôle de la bulle comme exhausteur d'arôme »


Si vous voulez en savoir plus lisez  Voyage au cœur d'une bulle de champagne de Gérard Liger-Belair  et de Guillaume Polidori chez Odile Jacob 30€


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Reste une importante question pour les profanes : « Faut-il boire le champagne dans une « flûte », ou une « coupe » ?


Réponse scientifique « Une chromatographie en phase gazeuse a ainsi montré qu'une coupe perd son CO2 au moins un tiers de fois plus vite que la flûte. Donc, sauf à boire très rapidement, la précieuse effervescence est perdue. »


Réponse esthétique « Je crois. Il est plus judicieux de boire le champagne dans des flûtes plutôt que dans des coupes. Pour l'aspect visuel d'abord : la beauté des bulles et de leur trajet est plus visible. Pour les arômes ensuite : la grande surface de la coupe fait que les arômes sont dilués alors que dans la flûte ils sont concentrés. »


Conseil : «  Il faut aussi verser le champagne en inclinant la coupe. Je me suis fait taper sur les doigts en affirmant cela, mais c'est un fait scientifique ! Quand vous versez une boisson gazeuse dans un verre incliné les turbulences sont réduites et le liquide libère beaucoup moins vite son CO2. C'est un effet mécanique : vous gagnez de l'effervescence en servant le champagne comme une bière. »


Enfin sachez que :


1-« moins il y a de gaz, plus les bulles vont être petites »


2- le panache qui se forme quand on ouvre une bouteille de champagne n’est pas composé de gaz carbonique. Il est formé d'eau et d'éthanol. « C'est un phénomène identique à la vapeur d'eau qui se condense pour former les nuages. A l'ouverture de la bouteille, la décompression du gaz dans le col fait baisser la température et forme ce mini-nuage. »


3- « il n'y a aucune corrélation scientifique entre la finesse des bulles d'un champagne et ses qualités aromatiques et gustatives. De même, on ne peut pas reconnaître un champagne à la régularité de son effervescence. C'est une légende urbaine car ça n'a aucun sens en mécanique des fluides. »


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J’ai bien dormi dans monGuimard. Me suis levé au petit matin. Me suis douché. J’ai un petit-déjeuner et suis parti à pied à la gare d’Épernay qui est tout près. Suis monté dans l’Intercités qui venait de Châlons-en-Champagne. En 1h 20 nous rejoignions la gare de l’Est sous un ciel bas et gris. Avant d’arriver j’ai de nouveau feuilleté mon JPK qui dans son avant-dernière page qu’il a écrit en septembre 2011 notait « quand on songe que l’effervescence est provoquée dans une flute par des fibres de cellulose laissées par le torchon utilisé pour essuyer le verre après  lavage, il y a de quoi être émerveillé par le miracle champenois… le physicien Gérard Liger-Belair a démontré que les bulles naissent à partir d’impuretés ou de légères imperfections à la surface du verre. Une flûte idéalement rincée, exemplairement lisse ne produirait aucune effervescence. »


Comme je suis taquin, chers amis tendance nature et tout et tout, avant de servir un champagne bio assurez-vous que le torchon qui vous sert à essuyer vos flutes est en coton bio sinon le statut de l’effervescence en serait troublé. Désolé ! Merci aux deux chefs de cave de leur patience, de leur compétence discrète, il ne me reste plus, si d’aventure je progressais dans l’art de l’effervescence, à me lancer dans une belle tournée, une grande campagne dans le style de celles qu’entame chaque année notre Jacques Dupont au pays du champagne, des champagnes. Pour l’heure je me sens encore un peu trop tendu pour accomplir cette tâche et je risquerais de me perdre corps et biens.


Je m’étais lancé un petit défi avant de rédiger cette chronique : lequel à votre avis ?


A bientôt donc… et merci à Jean-Paul Kauffmann pour son aide précieuse… au Pr Pitte et à France-Culture qui m’a permis d’accoucher de cette mystérieuse petite chronique.

 

Humphrey Bogart et Ingrid Bergman dans un film devenu culte de Michael Curtis 1943 : lequel et quelle marque de champagne ?

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 14:00

  L’internet rend-il bête ? Raffaele Simone a consacré en 2010 un livre entier à essayer de répondre à cette question, non dénuée de sens. Ironique, Seb Musset sur son blog Tout est politique pose une question aussi provocante Les blogueurs sont-ils des cons ? link à l’adresse d’Éric Mettout rédacteur en chef à l’Express.fr. Michel Serres, un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture, parle des petites poucettes qui sont « plutôt des filles entre un et trente-deux ans… Ce n’est pas la génération née « avec » le numérique, elle vit « dans » les nouvelles technologies. La population qui est extérieure à ce phénomène, comme moi, elle travaille « avec » ces techniques. Eux vivent « dans ». Il y a là une différence de vision qui, à mon avis, va changer la face du monde. Il peut naître une nouvelle démocratie. Les voies du virtuel sont ouvertes. »


Profusion, confusion, le temps que nous vivons est caractérisé « par une ubiquité des médias qui n’a aucun équivalent » écrit Raffaele Simone dans son  dernier livre « Pris dans la Toile » l’esprit au temps du Web le débat chez Gallimard. 18,90€. Des médias de toute nature partout : sur nous, dans la rue, sur le lieu de travail, dans les transports, les espaces publics ou privés, magasins, gares, hôpitaux, banques… etc. Nous trimballons sur nous du hardware et du software : téléphones portables, ordinateurs connectés à la Toile, tablettes, appareils photo, webcams d’un côté ; applications qui peuvent fonctionner sur ces derniers, forums sociaux, programmes divers et variés de l’autre.


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« Cela signifie aussi, plus radicalement, qu’il n’existe aucun point du globe où nous puissions vraiment être seuls, isolés, dans le silence. Même si ce lieu existait, il y aurait quand même au-dessus de nos têtes un satellite pour nous photographier et pour ensuite envoyer les images qu’il filme (y compris de nous-mêmes) sur Internet. » note  Raffaele Simone qui souligne un autre aspect important du phénomène : celui des contenus. « L’ubiquité des médias a rendu accessible à toute personne, de n’importe quel pays et credo politique ou religieux et de n’importe quelle culture, des contenus auparavant incessibles et introuvables : informations, savoirs, images, sons, textes. Il s’agit de connaissances de tout niveau, courantes et génériques aussi bien que spécialisées. »


Cette convergence d’une pléthore de médias est désormais triomphante et irrésistible. Elle est pour l’heure concentrée dans le Smartphone qui est tout à la fois : téléphone, ordinateur, terminal télématique, terminal radio et télé, appareil photo et webcam, navigateur GPS… Je rappelle ici ma petite chronique sur Twitter véritable fil d’informations à qui sait choisir ses abonnements « Du télescripteur à Twitter : sous mes yeux le fil du monde… » link 


Raffaele Simone met en avant que ce flux immense à « mis en branle un exceptionnel processus d’ « exaptation ».


Qu’est-ce l’exaptation ?


« Le terme qui provient de la biologie, est un clin d’œil évident au mot adaptation, le processus par lequel « la fonction créé l’organe ». Dans l’exaptation c’est le contraire qui se produit : des fonctions et des besoins auparavant inexistants surgissent et deviennent même pressants dès qu’un moyen technique capable de les satisfaire est rendu disponible. De cette manière, le nouvel organe, qui peut être né par hasard (par exemple, à la suite d’une invention industrielle), engendre à partir de rien des tendances, des besoins et des contraintes nouveaux. L’ubiquité des médias produit un réseau d’une telle densité qu’elle donne lieu, chez leurs utilisateurs, à une gigantesque chaîne d’exaptations.


La quantité de besoins que l’on fait surgir est telle qu’il est difficile d’en donner une explication en quelques mots. Le besoin de parler au téléphone avait-il été réprimé pendant des siècles ou bien est-il né ex novo de la disponibilité d’appareils mobiles économiques ? Dans quelles profondeurs de l’homme était caché le besoin spectaculaire de communiquer que l’on observe dans le monde entier depuis que le téléphone portable existe, La nécessité de s’envoyer des messages SMS (des milliards et des milliards chaque jour autour de la planète) reposait-elle insatisfaite au fond de l’inconscient ou bien a-t-elle été créée de toutes pièces par la disponibilité d’une ressource technique ? Le besoin d’écouter de la musique en tout lieu et à chaque instant était-i réprimé par la violence ou bien a-t-il été induit ex novo par la création d’appareils portables qui permettent d’emmagasiner et d’écouter de la musique ?Le besoin de voir et de se faire voir en ligne par les autres était-il caché dans les profondeurs obscures de l’esprit, en attendant de s’exprimer, ou bien sa naissance est-elle due à l’explosion planétaire de la photographie numérique ? (désormais permise au moyen de n’importe quel dispositif : appareil conçu exprès, téléphone portable, webcams, tablettes, etc.) ?


Je crois que la bonne réponse à toutes ces questions est celle que j’ai indiquée chaque fois en second. S’il en est ainsi, la modernité technologique a donné lieu à une gigantesque exaptation de l’espèce. »


Noter environnement quotidien a été radicalement bouleversé : nombre objets et usages courants à une époque récente ont disparus ou sont en déclin.


-        Les agences de voyages,

-        Les cabines téléphoniques,

-        L’utilisation du téléphone dans les hôtels ont presque disparu,

-        Les jetons, répertoires professionnels, annuaires sont aux abonnés absents,

-        Les boutiques de développement et de tirages de photographies se sont évanouies,

-        La rédaction de lettres manuscrites est pratiquement oubliée,

-        Les librairies sont réorganisées en profondeur,

-        Les disques musicaux sont presque éliminés,

-        Les agences bancaires ont toujours moins de clientèle…


Exit ou presque de Kodak, de Newsweek papier, de Virgin, déclin de la FNAC, difficultés de la presse papier et pour nos chers critiques de vin leurs guides papiers qui vont bientôt sombrer dans le néant…


Raffaele Simone analyse donc dans son livre comment la primauté de l’image et de l’écran induit un fonctionnement synthétique et passif de l’esprit et remet en cause une acquisition intellectuelle majeure de l’humanité que l’écriture avait apportée : la vision alphabétique, qui stimule l’intelligence et la réflexivité. La « culture numérique » tend à substituer à la réalité un spectacle permanent où les simulacres l’emportent.

 


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