Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 06:00
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Dans son livre Éloge politique du chocolat Serge Guérin « S’il y a quelque chose de désagréable pour un amateur de chocolat, c’est bien la vieille formule « être chocolat », qui très clairement désigne le couillon, le bêta, le benêt. On parle avec mépris et commisération, de médaille en chocolat pour le champion qui arrive quatrième et n’obtient pas de récompense. »

 

D’où vient cette expression ?

 

Sur son blog Bruno Dewaele, le champion du monde d'orthographe, s’interroge À Pâques ou à la Trinité, comment diable peut-on « être chocolat » ?

 

« Si le sens de l'expression est connu de tous, son origine est pour le moins controversée...

 

Ce n'est pas que les hypothèses fassent défaut : en la matière, on afficherait plutôt complet ! »

 

La suite ICI

 

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Moi j’avoue humblement que c’est Gaston Chaissac, l’Hippobosque du Bocage, qui m’a fait découvrir cette expression. « Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat »

 

Je profite de l’occasion pour signaler à Bruno Dewaele deux oublis dans son livre : l’un bénin, la cigarette en chocolat et l’autre un peu plus grave, le chocolat à cuire.

 

Bien évidemment, de la part d’un grand amateur de chocolat c’est tout à fait compréhensible, en effet le chocolat à rouler et le chocolat à cuire ne risque pas de plonger les esthètes dans l’extase.

 

Mais pour moi ce sont deux plaisirs d’enfance, et les goûts d’enfance sont des marqueurs indélébiles qu’il faut savoir préserver, chouchouter car, comme l’aurait dit Dubuffet, ils sont bruts, dépourvus de l’habillage cher aux adultes.

 

La cigarette en chocolat, c’était une forme de provocation face à l’interdit, manière de faire accroire à nos mères que nous nous contentions de ce leurre alors que nous grillions en cachette des P4.

 

Transgresser !

 

Oui, je n’ai jamais, depuis ce temps-là, fumé autre chose que du tabac, Gitanes, Boyard, Puros, un peu la pipe, puis des roulés. Jamais les addictives marques internationales. D’ailleurs je ne suis pas addict. Pendant une quinzaine d’années je n’ai rien fumé, aujourd’hui je m’offre parfois une roulée après mon café.

 

Lire Transgression absolue : la Boyard papier maïs dosée à 2,95 mg de nico

 

Mes vices cachés

 

Alors vous comprenez mieux que je soutienne un juste combat :

 

Une tribune de Libération de Gilles Dal en 2005 tirait la sonnette d’alarme : Sauvons les cigarettes en chocolat ! 

 

Depuis l'interdiction de fumer dans les entreprises, les non-fumeurs ont l'impression de travailler plus et se sentent lésés. « J'ai acheté un paquet de cigarettes en chocolat pour faire une pause »

 

Pour le chocolat à cuire, ou chocolat de ménage laissez-moi évoquer la tablette de chocolat Cémoi de mon enfance et le gâteau de riz recouvert de chocolat à cuire de ma tante Valentine.

 

« Fidèle au chocolat de ménage qui a fait sa renommée, il se contente de suivre ses recettes éprouvées et rate ainsi la révolution du chocolat en poudre. »(Le Monde 1996 Extrait du Monde de janvier 1996)

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

C’est Félix Cartier-Millon, qui après avoir dirigé les pâtes Lustucru, est le« père » à Grenoble du Chocolat Cémoi. Contrairement à ce qui est écrit, le chocolat Cémoi a été fondé à Grenoble, en 1922, au départ d'une petite entreprise en déclin, la « Chocolaterie des Dauphins » dont il change le nom qui devient « Cémoi » et lance une fabrique moderne de fabrication de chocolat.

http://www.bernardgaborit.fr/

« Mais avec l’évolution du cours du cacao et après avoir raté le virage de la grande distribution, l'entreprise dépose le bilan en 1970 et sera définitivement liquidée en 1973, après plusieurs procédures. En 1981, Cantalou acquiert de nombreuses enseignes, dont Cémoi, et décide en 1989 de faire de Cémoi sa marque phare. »

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Voilà ma recette inspirée de celle de ma tante Valentine

 

« Pour faire du bon riz au lait faut d'abord du bon lait cru et du bon lait cru c'est rare. J'en prends deux litres de lait cru de vache jersiaise de Bernard Gaborit un agriculteur bio du Maine-et-Loire.

 

Dans le faitout je ne verse pas tout le lait, je garde un petit fond de lait froid.

 

Pendant que le lait chauffe à feu doux je fends une gousse de vanille Bourbon, de la vraie, bien dodu et luisante, stockée dans un tube de verre. Je gratte la fente et disperse le coeur vanillé.

 

Sur ma balance de ménage je pèse du riz blanc rond. Quand le lait frémit j'y jette le riz. Je brasse avec une cuillère en bois. Attention à ne jamais racler le fond du faitout.

 

IL faut un peu de temps, le temps de penser : une cuisine est un bon lieu pour agiter ses idées.

 

Lorsque le riz prend de la consistance, commence à cloquer, alors je saupoudre du sucre roux, comme ça, au pif.

 

Sur la fin sur feu fort je fais buller le riz pendant 1 à 2minutes puis je coupe le feu et je jette le reste de lait froid sur le riz très chaud. Opération capitale pour l'onctuosité.

 

Ensuite je verse mon riz dans un moule en dôme.

 

Frigo et plus tard démoulage sur un plat rond bien plat…

 

À feu doux je fais fondre du chocolat de ménage. Je nappe.

 

Re-frigo et puis bon appétit.

Partager cet article
Repost0
20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 06:00
« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !
« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !
« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !

Je dédie cette chronique à mon petit filleul Téo qui vient de nous quitter après avoir vaillamment tenu tête à une inexorable maladie... Téo est lui aussi maintenant au-dessus, en haut, dans les nuages ou je ne sais où... Mes pensées vont aux deux Isabelle qui furent des puits d'amour...

 

« Vauxrenard au-dessus de tous les autres », le petit monde cancanier de Face de Bouc va penser que notre pétulante et séduisante Isabelle Perraud elle exagère un chouia, dans le genre Marseille et ses sardines qui bouchent le port, pour promouvoir ses Côtes de la Molière et que même son Bruno se contentera d’esquisser un petit et bienveillant sourire.

 

Les mauvaises langues en seront pour leurs frais car l’auteur de cette description est un certain Paul Gaulot qui, le 3 janvier 1900, dans le journal de Villefranche, dépeignait le Beaujolais.

 

« Le Beaujolais n’occupe qu’une partie de l’arrondissement de Villefranche ; il n’en a pas moins une assez vaste étendue ; aussi se divise-t-il lui-même en Beaujolais proprement dit et en haut Beaujolais. C’est principalement de ce dernier qu’il sera question ici ; mais, les mêmes faits ayant produits les mêmes résultats, ce qui sera dit de cette partie doit s’appliquer à la région tout entière.

 

« Le haut Beaujolais comprend une dizaine de communes, dont plusieurs sont très rapprochées de la rive droite de la Saône.

 

« C’est d’abord Lancié, presque dans la plaine…

 

« Un peu plus haut se trouve Villié, qu’on appelle souvent Villié-Morgon, en ajoutant le nom du hameau où l’on récolte le meilleur vin…

 

« En remontant, et en s’élevant encore sur la colline on rencontre le joli village de Chiroubles

 

« En redescendant un peu, voici Fleurie. L’agglomération est considérable ; elle affecte même les allures d’une petite ville, et ses deux mille habitants sont fiers de cette importance… le village voudrait bien se séparer de Beaujeu et devenir chef-lieu de canton du haut-Beaujolais…

 

« Plus modeste est son immédiate voisine, Chénas

 

« Avant de quitter la partie sud du Beaujolais, on doit encore mentionner, non point le gros bourg de Romanèche, situé dans le département de Saône-et-Loire, mais son plus célèbre hameau, les Thorins

 

« Il faut contourner la montagne de Rémond pour pénétrer dans la partie nord du Beaujolais. Le mot de montagne employé dans le pays, pourrait faire illusion si l’on ne se rappelait que tout est relatif : c’est en réalité une colline qui s’élève à quelques cinq cents mètres au-dessus du niveau de la mer…

 

« De chacun de ces sommets descend, à travers ces vallons, un ruisseau, et tous forment par leur réunion, une rivière qui va se jeter dans la Saône, et qui porte le nom de Mauvaise

 

« À l’entrée de la vallée, Juliénas se montre clair et riant…

 

« En sortant de ce vallon quelque peu triste et en laissant sur la gauche le village de Jullié, posé en éventail sur une pente fort raide, on arrive au coquet village d’Emeringes, placé comme un promontoire dominant de trois côtés les affluents de la Mauvaise.

 

« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard.

 

« Jadis, il dépendait de la vicomté de Thil. Le château du Thil existe toujours, mais non la dépendance. De temps immémorial, le Thil a appartenu à la famille de Sainte-Colombe ; jusqu’à ce jour, il n’a jamais été vendu et n’a changé de propriétaire par héritage.

 

« Cette partie du pays a un aspect plus sauvage, les habitants semblent plus frustres que dans le reste de la contrée. Le mont des Eguillettes qui couronne le village a une altitude supérieure à huit cents mètres : il forme comme une barrière, et sur son autre versant s’étendent les territoires d’Avenas, d’Ouroux, etc., territoires où la vigne ne pousse plus.

 

« Cela suffit à montrer que là finit le Beaujolais. »

 

Extrait de la collection si 1900 m’était conté… Il était une fois le beaujolais de Georgette Thomas&François Lapraz éditions France Empire. Livre trouvé dans la rue

le grand-père de Bernard Pivot
le grand-père de Bernard Pivot
le grand-père de Bernard Pivot

le grand-père de Bernard Pivot

Partager cet article
Repost0
19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:00
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Je dois vous avouer que j’ai peu de goût pour le tourisme en charroi organisé avec guide incorporé très prisé par mes consœurs et confrères retraités. Certes vous me direz que c’est bon pour le commerce local, car les vieux ça mange, ça boit encore, ça dort, ça achète des souvenirs. Dans les vignes et les chais on a baptisé ça œnotourisme. Fort bien j’en conviens mais je n’en suis pas.

 

Mon truc à moi fils de couturière, c’est le cousu main, la petite virée hors les sentiers battus, sur les chemins de traverse, dans les plis et les replis du vaste patchwork qu’est notre pays, arpenter la mosaïque de nos pays, les découvrir avec celles et ceux capables de vous faire partager l’esprit du lieu. Éveiller notre curiosité, prendre le temps pour une leçon de choses qui ravive nos cœurs d’enfant.

 

Alors, lorsque mon amie Magalie, l’exilée de Barcelone, m’a écrit « pour mon anniversaire je veux retourner en Champagne » mon choix fut vite fait : cap sur les Riceys !

 

Elle en fut fort étonnée : « C’est où les Riceys ? »

 

  • Aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne lui répondis-je en lui précisant, rappelle-toi notre déjeuner chez Alice et Olivier de Moor à Courgis dans la mer de vignes de Chablis.

  • Qui c’est ?

  • Demande à Claire elle est fan !

Le sésame de Claire suffisait à Magalie et c’est ainsi que nous sommes partis, un beau jeudi, dans une auto rouge cerise, en direction des Riceys.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Nous avions prévus de pique-niquer. Ce fut Émilie qui, sur la carte, pointa le doigt sur le lac d’Orient, faisant ensuite le GPS bien vivant jusqu’à la plage. Radis rouges, œufs durs, sandwiches jambon-beurre-cornichons bas-bourguignons, fromages affinés, abricots et cerises, nous goûtions la paix et la sérénité du lieu. Nous avions le temps, nous prenions le temps.

 

Café puis cap sur les Riceys sous un soleil ardent.

 

Tout comme Jean-Paul Kaufmann les trois grâces que j’accompagnais pouvait s’extasier.

 

« Apercevant pour la première fois les Riceys il y a une quinzaine d’années, je n’en croyais pas mes yeux. De vieilles maisons vigneronnes bien tenues, ornées de ferronneries, d’admirables façades ne laissant rien deviner du dedans, un vignoble intensément travaillé, un air de superbe et de secret.

 

Comment un tel village à la beauté intacte pouvait-il encore exister en France ?

 

Un village ou plus exactement trois villages en un seul. Je faisais connaissance avec la redoutable complexité ricetonne, presque aussi difficile à concevoir que le mystère de la Sainte Trinité. Trois bourgs distincts et consubstantiels formant une entité unique et indissoluble.

 

Trois appellations d’origine contrôlée aussi (Champagne, Rosé des Riceys, Coteaux Champenois), aucune autre commune champenoise ne peut se prévaloir d’une telle originalité. La complexité qui partout ailleurs est l’indice d’un échec ou d’un désagrément est historiquement aux Riceys un avantage et même un privilège, en tout cas un défi. La singularité de ce lieu et de ce vignoble qui l’incarne tient dans cette complexité fièrement acceptée. Une difficulté - mais non un embarras - qu’on lui envie secrètement.

 

Les Riceys aiment jouer sur les deux tableaux. C’est la nature profonde de ce village. La place a appartenu tantôt à la Bourgogne, tantôt à la Champagne. Il y a dans la mentalité de cette terre une espièglerie, une gaieté libre et truculente, presque rabelaisienne, qui a beau se dissimuler sous un certain quant-à-soi mais n’en est pas moins heureuse et conviviale comme il sied à un pays où l’on cultive la vigne. »

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Nous étions dans la place, la leçon de choses pouvait commencer sous la houlette de l’ami Olivier.

 

Les vignes d’abord ! Elles se planquent sur les croupes aux Riceys, nous les découvrons, leur histoire, l’histoire familiale des Horiot, les choix d’Olivier, la biodynamie pour retrouver les gestes, redonner à la vigne sa vigueur, la géologie, la crise phylloxérique, la prospérité champenoise, les 5 cépages Pinot Noir, Pinot meunier, Pinot Blanc, Arbanne, Chardonnay, les 3 appellations… Les filles sont aux anges et c’est dans une cadole que nous en appelons aux dieux du lieu.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

La fraîcheur du chai, goûter les vins clairs, nouvelle religiosité non cérémonieuse, la pipette, Magalie la mercanti veut tout acheter ou presque. Olivier explique mais il écoute aussi, les certitudes ne font pas parties de son ADN, il cherche, il doute, toujours en quête de l’expression de son terroir, de ses parcelles. Que du bonheur partagé !

 

Nouvelle station chez la sœur d’Olivier qui tient Le caveau des Riceys  face à la magnifique halle. L’air est tendre, la jeune équipe de palissage d’Olivier a pris ses quartiers sur la terrasse. Nous nous joignons à eux. Les filles font leurs emplettes. Marie, l’épouse d’Olivier, nous rejoint. Ardoise de fromages du cru, chaource en tête. J’avoue ma faiblesse pour le Soumaintrain. Nous buvons bien sûr, du champagne évidemment, le jour décline mais il nous restait encore du temps pour aller goûter tous les vins d’Olivier et de Marie Horiot.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Comme je suis accompagné d’oiseaux de nuit, sur qui l’heure n’a pas de prise, sans cérémonie, les belles quilles défilèrent, les mots s’envolèrent, nous survolèrent, nous étions gais comme des pinsons, tout devenait possible, même qu’Émilie lançait à la volée, sitôt suivie de Claire, qu’elle était partante pour se lever à 5 heures afin de se joindre à l’équipe de palissage.

 

Nous marchions dans Riceys-le-bas endormi. Un petit clebs aboyait à gorge déployée. Nous étions très gais. Il était 2 heures.

 

Et elles se sont levées à 5 heures et elles ont palissé…

 

Je les ai rejointes à 9 heures pour prendre le café avec Marie. Elles ont bien mangé. Olivier, sur son drôle d’engin plein de tuyaux est venu lui aussi nous rejoindre. Émilie se voyait déjà aux commandes de cet oiseau bleu. Magalie toute pimpante arrivait. Nous n’avions pas très envie de repartir mais comme les bonnes choses ont toujours une fin, lestés de nos beaux souvenirs et de belles quilles achetées, nous embrassions et remercions Marie et Olivier pour ce beau jour de partage, de convivialité et d’amitié.

 

À bientôt les Riceys pour de nouvelles aventures !

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Partager cet article
Repost0
18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 06:00
Le vin français a-t-il une revanche à prendre, et si oui, sur qui et comment ?

Quand, comme moi, on a un peu de bouteille, les occasions de se marrer se font rares, alors je les goûte avec délectation, en évitant bien évidemment de la ramener car ce n’est plus de saison. Je ne suis qu’un paisible retraité qui ne sucre pas encore les fraises mais qui se garde bien ramener sa fraise.

 

Je lis et je ris dans ma barbe.

 

Ce WE, le Monde, auquel je suis abonné en version électronique depuis l’origine, m’a donné, avec son spécial Vins, ma première occasion de m’égayer avec l’art de faire du vieux avec des jeunes. C’est du sérieux je vous assure, un petit côté RVF pimenté de B&D avec un soupçon de révolution de salon. C’est beau comme une bande de copains-copines mais ça ne va pas pisser trop loin ça dérangerait les annonceurs. Il est loin le Monde de PM Doutrelant l’impertinent !

 

Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul, le déplacement de notre Président pour inaugurer le salon Vinexpo le dimanche 14 juin, une première depuis la création du salon en 1981, a provoqué un raz-de-marée d’articles assez peu inspiré, très copié-collé de la communication des organisateurs, et cerise sur le gâteau l’éclairage d’un consultant en stratégie, Martin Cubertafond, maitre de conférence à Sciences-Po Paris. : où en est la France du vin aujourd’hui ? Quelle est sa place dans le marché mondial.

 

J’adore !

 

« Il y a 10 ans, La France était la victime désignée de la mondialisation du marché. A la fin du XXème siècle, le marché du vin a connu une profonde phase de mondialisation, provoquée par la croissance de la production des pays du "nouveau monde", qui avaient multiplié par quatre leurs capacités d'export en vingt ans. Le vin français, qui s'endormait un peu sur ses lauriers historiques, s'est retrouvé bousculé, jusqu'à être dépassé par l'Australie - en volume - au Royaume-Uni en 2005. Il n'en fallait pas plus : la France était désignée comme la victime de la mondialisation ; elle était incapable de s'adapter aux attentes des nouveaux consommateurs et condamnée par la petite taille de ses exploitations.

 

A l'époque une image vieillotte

 

En effet, à l'époque, l'image des vins français n'était pas reluisante pour ces nouveaux consommateurs : ils étaient perçus comme traditionnels, vieillots, compliqués, coûteux et arrogants. Face à eux, les concurrents du nouveau monde avaient une image moderne, dynamique, accessible, rassurante (grâce à leurs marques) et d'un bon rapport qualité-prix. Dans le même temps, les notes sur 100 points de Robert Parker s'imposaient comme un nouveau paradigme, lui aussi facile à comprendre et rassurant. Les vins français étaient inadaptés à cette nouvelle donne, à ces nouveaux consommateurs : ils étaient condamnés. »

 

La suite ICI 

 

Pour le mode d’emploi et la mise en œuvre de la stratégie prière de lire « Entreprendre dans le vin » aux éditions Eyrolles du dit Martin Cubertafond consultant en stratégie et maitre de conférences à Sciences-Po Paris.

 

Désolé de ne pas vous en faire un CR de lecture, à mon âge, ma vue baisse et je dois économiser mes yeux.

Partager cet article
Repost0
17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 06:00
Vinexpo : bonjour tristesse, Hervé Bizeul exprime mieux que moi pourquoi il faut sauver ce colosse aux pieds d’argile.

Hervé Bizeul, inscrit comme « blogger » pour l’occasion, après sa dégustation off de vignerons à Bioulac sur les hauteurs de la ville, au Saint James, est allé arpenter les allées de Vinexpo et titre en se servant d’une référence cinématographique : Il faut sauver le soldat Vinexpo !

 

Il s’interroge :

 

« Prendre de la hauteur, justement, dans l’analyse des choses, voilà un exercice difficile. J’ai la critique facile, question de gènes, sans doute, voire la dent dure, parfois, parait-il. Est-ce bien mon rôle de commenter le salon ? De tenter de l’inscrire dans l’histoire, longue, qui me lie à lui ? »

 

La réponse est oui, sa double légitimité est incontestable.

 

Oui il a raison de noter « Bordeaux me semble pris dans une sorte de spirale assez terrifiante dont personne ne semble comprendre les causes. On dirait une scène du «déclin de l’empire américain» où le prêtre raconte qu’un dimanche, les églises étaient pleines et le dimanche suivant, elles étaient vides, situation que le Québec a réellement connu en exagérant un peu. C’est difficile à comprendre, encore plus à expliquer. »

 

En son temps, lorsque le nouveau Président de Vinexpo, Xavier de Eizaguirre, ex-Mouton-Rothschild, avait pris ses fonctions, je lui avais fait part des rides que prenaient le salon, que les temps avaient changés et que l’obsolescence constatée allait empirer, mais le Directeur de l’époque était aussi imperméable à toute remarque qu’un ciré breton.

 

Lors du précédent Vinexpo mon diagnostic se confirmait et je m’étais juré de ne pas y retourner si rien n’était engagé pour redresser la barre. La venue d’un nouveau Directeur, qu’une de mes bonnes amies bordelaises connaissait bien et m’en disait grand bien, me fit hésiter. En définitive je n’y suis pas allé laissant la place à mon cher Ministre accompagnant le Président de la République…

 

Je plaisante bien sûr, mais pour prolonger les références cinématographiques j’ai envie de dire « Pourquoi viens-tu si tard ? » (Film d’Henri Decoin avec la belle Michel Morgan)

 

Alors « Bonjour Tristesse » comme l’écrivait la jeune Françoise Sagan… pour so premier roman en 1954.

 

Comme Hervé, j’ai peine « à imaginer, en voyant Vinexpo aujourd’hui, ce qu’était Vinexpo alors : le centre du monde… Babel… The place to be. Les marques rivalisaient de puissance, les allées étaient impraticables tant il y a avait de visiteurs, venus du monde entier. Ce fut longtemps comme ça. A l’évidence, ça ne l’est plus. Bien sûr, je suis chagrin diront certains, jaloux diront les autres. Ce n’est pas le débat, croyez moi. Le salon a changé, un peu triste, un hall entier fermé. On y croise encore du beau monde. On y fait des affaires, n’en doutons pas. Mais le monde a basculé, clairement, d’abord vers l’Asie ce qui semble normal, ensuite vers Prowein, ce qui semble plus mystérieux. Plus prosaïquement, internet est passé par là... »

 

Lire toute la chronique ICI

 

J’ai suivi Vinexpo sur les réseaux sociaux et j’ai éprouvé les mêmes sentiments qu’Hervé, comme une étrange pièce surjouée avec que des plans serrés afin de masquer le désenchantement de ce salon. Pour autant, je ne suis pas de ceux qui veulent jeter le bébé avec l’eau du bain. Comme Hervé je pense qu’il faut sauver Vinexpo.

 

Comment me direz-vous ?

 

Je ne vais pas vous répondre peu me chaut, car ce serait laisser accroire que je me joins au Bordeaux bashing, mais tout simplement parce que dans la vie il faut savoir passer la main. Certes, les idées que j’avais exprimées à Xavier de Eizaguirre en son temps me semblent encore pertinentes mais je ne vois pas au nom de quoi, quelle serait ma légitimité, à les coucher dans mon espace de liberté.

 

Que voulez-vous comme le disait Picasso « On devient jeune à 60 ans. Malheureusement, c’est trop tard. »

Partager cet article
Repost0
16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 06:00
À propos de la loi Evin « Pour naître on ne peut pas donner son avis, mais pour mourir au moins foutez-nous la paix. » Léon Schwartzenberg cancérologue

Oui, foutez-moi la paix vous les gardiens de notre Santé Publique, comme vous, comme nous tous, je vais mourir un jour et de grâce j’espère que ce jour-là vous ne m’agglomérez pas à vos grosses statistiques que vous agitez comme un épouvantail.

 

Oui, je n’en disconviens pas comme l’écrivait Jean-Yves Nau dans Slate en 2013 «L'alcool tue. Mais combien de personnes?»

 

« Il y a quelques jours, l’Ireb a pris une initiative peu commune dans une communauté scientifique traditionnellement ouatée: critiquer publiquement les résultats de deux groupes d’épidémiologistes; deux équipes réputées travaillant l’une et l’autre pour l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) (2). Il est vrai que ces deux publications ne pouvaient manquer d’étonner. L’une concluait qu’en 2006 le nombre des décès prématurés directement imputables à l’alcool avait en France été de 20.255. La seconde concluait que ce nombre avait été, en 2009, d’environ 49.000. Soit une augmentation de plus de 100% en trois ans! »

 

La mort c’est mon affaire, pas la vôtre et j’exècre aussi bien celles et ceux qui se disent préoccupés par ma santé en attendant que je sois malade ou dépendant que ceux qui me dise que boire je ne sais combien de verres pour devenir vieux.

 

Vieux je le suis, et j’ai toujours un large sourire lorsque je lis ou j’entends celles et ceux qui en font un argument pour me discréditer.

 

L’alcoolisme est un fléau trop ravageur pour le laisser entre les seules mains des alcoologues qui, comme toutes les corporations de ce pays, confondent le doigt avec la lune tel celui-ci qui écrit « Peu importe donc que notre micro-santé vacille en cas d'abus: des centaines de milliers de morts prématurées depuis vingt ans. Une paille... une flûte... Car l'important, aujourd’hui, est de sauver, non pas la santé de nos compatriotes, mais notre œnotourisme! »

 

Que le vin, comme toute boisson alcoolisée, fabrique aussi des alcooliques, des violents, des dangereux je suis le premier à le reconnaître mais cette bataille autour de la publicité via la loi Evin est à l’image de notre société : hypocrite.

 

Les prohibitionnistes masqués me font tout aussi chier que certains dirigeants du vin qui n’ont qu’une vision bien étroite et sélective de notre santé. Celle-ci commence dans la vigne pas seulement dans nos verres.

 

En ce moment, tout le monde tresse des couronnes de laurier sur la tête de Michel Rocard la loi Evin fut voté alors qu’il était Premier Ministre sous la pression Claude GOT membre du Groupe des Cinq sages. Elle avait le soutien d’une large majorité de l’opinion publique : nous étions à la fin des années 80 soit à la fin du lent déclin du gros rouge des classes populaires.

 

Non la loi Evin n’a pas été écrite par Jérôme Cahuzac comme l’écrit un bedeau de service qui se prend pour un journaliste depuis que son nom est dans l’OURS d’un magazine papier glacé pour salle d’attente de dentiste mais par Claude GOT membre du Groupe des Cinq sages.

 

Claude GOT était clair « Vis-à-vis du monde politique, le groupe des 5 n'a pas été constitué au hasard explique l'un d'entre eux. Deux d'entre nous sont proches du PS, un autre est centriste, un autre encore proche du RPR. Le dernier n'a pas d'affiliation politique déclarée. Et de préciser sans faux-fuyant :

 

« Lors des nombreux meetings avec des hommes politiques, nous étions toujours deux. L'un politiquement proche de nos interlocuteurs, l'autre opposé. Ce procédé a été très efficace. »

 

Cahuzac n’était que le grouillot de service espérant par ce fait obtenir un poste de chef de service à l’AP de Paris. Il ne faisait pas encore dans le capillaire mais le cœur.

 

Détail d’importance j’étais en face des profs pas de trace de Cahuzac.

 

Quand on ne sait pas écrire on ne réécrit pas l’Histoire pour faire de l’esbroufe.

 

Lire l’histoire ICI 

 

Bloc contre bloc, les Rafales contre les morts, ça suffit !

 

Que chacun prenne toutes ses responsabilités, les parties prenantes et les gouvernants, pour passer un bon compromis qui mette fin aux hostilités à la manière des Accords Matignon sur la Nouvelle-Calédonie. Jean-Marie Tjibaou l’indépendantiste et le député anti-indépendantiste Jacques Lafleur, hommes de bonne volonté.

 

Le débat actuel à propos de l’amendement César sur la loi Evin ne pose pas les bases de ce nécessaire compromis car il n’est que l’expression à l’instant T d’une vieille partie de bras de fer gagnée par l’une des parties qui n’apportera pas la paix.

 

Les pouvoirs publics se réfèrent à un maintien de l’équilibre qu’aurait institué la loi Evin. Ce n’est que pure illusion dans un paysage médiatique qui a radicalement changé depuis les années 80. Où se trouve la frontière entre la publicité et la communication sur les réseaux sociaux ? Que vaut l’illusoire ligne Maginot de la loi Evin dans un monde décloisonné et mondialisé ?

 

Nous nous accrochons à nos vieilles lunes, à nos combats insignifiants, à notre incapacité à innover, à adopter un langage, des pratiques en prise avec le réel, nous nous faisons plaisir : traduction nous brossons les gens dans le sens du poil pour que surtout rien ne change.

 

Pour en finir avec la mort qui nous guette, j’ai une pensée pour mes amis d’enfance les Remaud qui ont vu partir la semaine passée leur mère Madeleine la grande amie de maman ; aussi pour la famille Delorme car Christophe Delorme, qui dirigeait avec son frère le Domaine de La Mordorée, à Lirac, nous a quitté brutalement à 52 ans, des suites d’une crise cardiaque.

 

Et j'ai aussi une pensée pour mon jeune filleul Téo, qui lutte contre elle.

 

Mourir vieux, dans la fleur de l’âge ou beaucoup trop jeune, avec ou sans raison apparente, déclarée, authentifiée, c’est notre lot commun, mais comme Michel Eyquem de Montaigne « Ce n’est pas la mort mais le mourir qui m’inquiète. »

Partager cet article
Repost0
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:28
Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?

Nous vivons dans un beau pays de naufrages judiciaires à répétition, dernier en date celui des 3 juges d’Instruction du procès, dit du Carlton, où le tendre et câlin DSK faisait tandem avec l’élégant et malin Dodo la Saumure.

 

Comprenne qui pourra ?

 

Et moi pendant ce temps-là, loin du stupre et de la fornication, je subis les assauts du Docteur Rigaud le président d’une association, au nom long comme le bras : l’Association Nationale de Prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) creuset de tous mes vices sauf celui-là. La chair est faible… « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible » Matthieu 26:41

 

En effet, dans un courrier du 1er juin le dit président, qui me donne même du cher ami, me dit que je suis adhérent de l’ANPAA depuis des années et me remercie de mon engagement, de mon soutien et de ma fidélité.

 

Sauf que, depuis 2009, pour des raisons obscures, mon matricule 17004 m’a été retiré. Sans doute que je déplaisais dans ce club restreint et fermé.

 

Alors je m’interroge, comme le défunt Mgr Marty :

 

  • Dois-je de nouveau cotiser et faire de l’entrisme comme un vulgaire trotskyste ?

  • Dois-je ainsi gonfler la maigre pelote d’adhérents de cette association qui passe son temps à chercher des poux sur la tête du Président Farge et de l’auguste Jacques Dupont ?

  • N’y aurait-il pas chez nos « amis » de l’ANPAA un certain sauve-qui peut, comme une impression de perdre pied ?
  •  

Débat cornélien que je remets entre vos mains : que dois-je faire ?

 

Merci de m’aider à dénouer ce nœud gordien.

Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?
Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?
Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?
Partager cet article
Repost0
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 08:00

Ma vie, enfin un long fleuve tranquille, je la goûtais avec délice, sans hâte, à petites gorgées, les yeux fermés, en me laissant porter par elle, « L’Intraitable », fier cuirassé en rade de Brest, me disais-je d’elle. En ce samedi d’après canicule l’air était vif nous marchions dans le parc des Buttes-Chaumont. Assis sur un banc au soleil à son côté mon imagination prenait le pouvoir, intrigante dame en noir, cheveux platinés, femme fatale à la Kay Lake, l’héroïne du Dahlia Noir d’Ellroy, l’auteur à tous les pouvoirs et il ne se prive pas de les utiliser, transgresser, abattre l’invisible cloison qui sépare fiction et réalité. Que du bonheur ! Même plus peur des petits frelons qui lui tournent autour, je les piège, ils ne sont pas à sa hauteur. J’en arrivais à aimer le cheval de frise qu’elle place autour d’elle pour me tenir à la bonne distance, c’est si différent, si excitant, ça attise mon imagination. Tout ce temps d’elle me ravissait, me conférait un statut privilégié. Elle était à moi, rien qu’à moi. Déjeuner quasi provincial, le calme d’une petite place, comme si la ville s’était retirée loin, très loin. Plus tard, en une fureur extrême, cette même ville, devint folle, au bord de la catharsis, des envies de meurtre face à l’indécence et l’impudeur. Elle flamboyait, regard noir, quelle était belle, lionne indomptable !

 

De retour dans la fraîcheur de ma cellule de moine, je lisais :

 

« La vie y était austère. Il n’y avait pas de chauffage dans les dortoirs où s’alignaient des rangées de lits en fer. Lorsque les enfants se réveillaient à 5 h 45 du matin, dans l’obscurité hivernale, il y avait de la glace dans le grand lavabo qui courait le long du mur du fond telle une mangeoire à chevaux. Ils se lavaient rapidement à l’eau froide qui coulait des robinets en cuivre à l’ancienne, puis ils se rendaient à la chapelle pendant l’angélus. La classe prenait huit heures par jour, cinq ou six jours par semaine, auxquelles il fallait ajouter deux heures pour les devoirs et, si le temps était mauvais, des heures supplémentaires d’étude le dimanche. Le déjeuner se déroulait en silence, pendant qu’un prêtre lisait un texte édifiant ou quelques pages des Saintes Écritures. Ce n’est qu’une fois la lecture achevée que les enfants étaient autorisés à parler. La journée se terminait comme elle avait commencé, en prière. Tous les trimestres, trois jours durant, les élèves partaient en retraite pour se consacrer à la méditation et à l’étude de la Bible »

 

Ce fut la vie du jeune François de Jarnac pensionnaire au collège Saint-Paul d’Angoulême.

 

De cette rude et libre jeunesse, que je connus moi-même, je tire un enseignement imparable, elle a fait de nous d’impétueux et fougueux amoureux… Nous aimons ! Ce fut, c’est toujours pour moi, notre raison de vivre même si nous affichions, et que j’affiche toujours, le contraire sous nos grands airs.

 

« Je vois une blonde qui me tourne le dos. Elle se tourne vers moi. Je suis resté les pieds rivés au sol… Puis je l’ai invité à danser. J’étais fou d’elle. »

 

« François était fou d’amour pour elle et il ne lui cachait pas. »

 

« Ce fut la première des quelques deux mille lettres d’amour qu’il lui enverrait au cours des trois ans et demi qui allait suivre. »

 

« François se languissait d’amour et se montrait suppliant mais il n’était pas l’homme de ses rêves. Elle le tenait à bonne distance – « assez loin pour se sentir libre, assez proche pour qu’il ne se décourage pas » – ne répondant pas ou peu à ses déclarations ardentes. Ils étaient comme les personnages d’un roman du XIXe siècle : « Il avance d’un pas, elle avance avec lui, il avance d’un deuxième, elle prend peur. »

 

« Mais au fond d’elle-même elle continuait de rêver d’un homme qui enflammerait son cœur. François était sensé, charmant, tout ce dont une fille pouvait rêver. Dans ses lettres, il se répandait en déclarations : « Comment m’as-tu lié si étroitement à toi ? Je me croyais insaisissable, je me croyais maître de mes sentiments […] J’étais indépendant, rebelle, je le suis toujours à l’égard de tout ce qui n’est pas toi. […] Mesures-tu ta puissance ? […] jr t’aime, je t’aime, je t’aime. » D’un côté, c’était ce qu’elle désirait entendre, de l’autre, c’était exactement ce qu’il n’aurait pas dû dire. »

 

Elle c’était Marie-Louise Terrasse, la future Catherine Langeais la présentatrice de télé la plus populaire auprès des français, et elle avait 16 ans.

 

Mon bonheur ne dépend que de toi, et je ne suis pas malheureux de constater ma dépendance.

CHAP.15 opération Chartrons, Nathalie vient de lire le livre. Il faut tout arrêter, sinon elle divorce !  C'est déjà trop ! Nicolas Sarkozy n'aime pas du tout les intellectuels et il n'a pas d'humour.

Quel beau couple, je ne parle pas ni de François et de son inaccessible Marie-Louise, encore moins d’elle et de moi, même si nous le sommes effectivement, beaux, mais des 2 hébétés, Arnaud Montebourg dit Nono la belle gueule, et Mathieu Pigasse le banquier rock-and-roll, les nouveaux Vallès de la classe ouvrière française en déréliction qui lorgne du côté de chez la fille du borgne, se penchent sur les pauvres :

 

« Des familles ouvrières contraintes de limiter encore leurs dépenses pour faire face à leurs impôts augmentés ».

 

« Là un petit retraité devenu imposable incapable de retenir ses larmes devant le fonctionnaire de la trésorerie ne pouvant lui accorder assez de délai ».

 

La « vraie gauche » quoi !

 

La populaire tendance populiste incarnée par ce couple inassorti, le Johnny de la politique qui revient tous les 2 mois faire la morale à Flamby et le banquier Lazard, vieux pote de DSK, l’inventeur du « socialisme de l’offre », qui lui fait le grand écart à se faire péter la sous-ventrière.

 

Style toc, et le fond surtout. « Les deux phrases citées plus haut montrent immédiatement la contradiction : les auteurs veulent dénoncer l’austérité mais les exemples choisis portent sur des pauvres assommés par… les impôts. Les salaires n’ont pas baissé en France, si le pouvoir d’achat a reculé c’est à cause des taxes et des alourdissements fiscaux. Quel aveu ! L’austérité en France ne vient pas des revenus, elle met hors de cause la responsabilité des chefs d’entreprises. Elle vient des impôts et désigne le gouvernement comme coupable. Le gouvernement auquel a participé Arnaud Montebourg a fait l’erreur tragique d’augmenter les impôts. Il visait les riches, il a atteint non pas les pauvres en vérité, puisque la moitié des ménages français ne paient pas l’impôt sur le revenu, mais la classe moyenne. L’austérité vient des impôts. L’ex-ministre nous avoue là penser comme Manuel Valls : la faute de la gauche est d’avoir utilisé la méthode fiscale. »

 

Le propos des deux auteurs est vide sur le fond. Ils réclament ce qui est. Ils sont hors réalité et leur texte n’a pas de sens. Alors comment les comprendre ? »

 

La hauteur du déficit n’est pas leur affaire, la conduite concrète d’un gouvernement plongé dans l’Europe réelle ne les concerne pas. »

 

Pure posture à la Mélanchon de 2 yaka, 2 vrais cons, 1 ministre raté et 1 banquier enrichi qui nous interpellent au nom des pauvres avec un texte écrit sur un coin de table. Pure ambition personnelle, si dévorante, qu’elle leur fait épouser les thèses du populisme de la plus dangereuse espèce.

 

Et pendant ce temps-là j’imaginais le chef des REPS’, en train de compter et de recompter les sièges vides sous la tente du congrès fondateur des Républicains, de calculer le nombre de militants manquant à l’appel, de pester sur les mauvais chiffres d’audience de son 20 heures, il s’inquiète, il rumine et fait les cents pas dans son bureau, il cherche comment il pourrait échapper à ces foutues primaires en pestant contre Jean-François Copé et François Fillon qui en ont validé le principe lors de la signature de leur traité de paix en mai 2013. Chiffon de papier, l’envie irrépressible de les rayer, purement et simplement, de son calendrier le reprend, plus violente que jamais, « depuis qu’il a constaté que les militants, ses militants, ceux à qui, le soir de sa défaite, il lançait : « je vous aime », prenaient leur distance. Il comptait sur eux pourtant, sur leur fougue, sur leur ferveur, pour écraser Juppé et tous les autres. Las, ils se déballonnent. Un autre signe l’inquiète, le nombre d’adhérents. Il espérait le voir bondir sous l’effet de son retour mais rien ne s’est produit. La poisse. Et de refaire ses calculs, encore et encore…. Des calculs qui le rapprochent toujours plus de son concurrent bordelais. »

 

« Or l’idée que la victoire ne soit pas assurée le ronge. Pas question de remettre en question son statut de leader, il répète donc, à tous ceux qui entrent dans son bureau depuis des semaines : « les primaires n’auront pas lieu. Je ferai tout pour les éviter. Elles vont diviser durablement notre famille ». Et de tenter d’en repousser la mise en place aux calendes grecques au prétexte qu’on ne peut pas prendre le risque de voir débuter les hostilités avant les régionales. »

 

« Même s’il donne des gages de bonne volonté, Nicolas Sarkozy est donc toujours bien décidé à éviter d’affronter son ancien ministre des affaires étrangères et tous les autres quitte à faire un beau cadeau à François Hollande qui ne rêve que du combat retour. Ça tombe bien, Nicolas Sarkozy en rêve aussi. »

 

Quel beau couple ! Je ne parle pas de François et de Nicolas mais de Nathalie, notre Longueurs&Pointes à éclipse du XIVe, et de Jean-Pierre. « Pour JPP, ça ne déménage jamais assez. Dans son esprit, chaque réunion est faite pour retourner la table. Jean-Pierre la tornade impose une règle tacite : une idée par quinzaine. Et jamais de relâche. En face, la phrase qu'on entend le plus souvent dans la bouche de Nathalie commence par : « T'es gentil, mais... »

 

« Régulièrement, elle le renvoie à son rôle de conjoint. Qu'on envisage une intervention de la candidate tel jour, à tel endroit, et la voilà qui se tourne vers lui : « OK, à ce moment-là, je partirai plus tard en Normandie, tu prendras les enfants et je vous rejoindrai. » JPP reste de marbre. Autour de la table, la directrice de campagne, les conseillers politiques ou de com' coincent aussi. Tout le monde comprend rapidement que ce mélange des genres ne peut pas durer.

 

« Désormais, ils gèrent leur couple politique de manière très professionnelle, explique un proche dans un vocabulaire qui fait un peu froid dans le dos. Le 'comité exécutif' du couple se réunit parfois pour parler des grandes orientations, mais ils ne rentrent pas dans le détail. »

 

J’adore !

 

Pauvre JPP, toujours dans l’ombre lui qui aime tant la lumière… Il a laissé un souvenir impérissable au 78 rue de Varenne dans l’ombre de son mentor Louis Mermaz…

Partager cet article
Repost0
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 06:00
Pendant que François Hollande inaugurera le 18ème VINEXPO pour la fête des pères offrez 1 alcoomètre

« C'est une reconnaissance pour nous qu'il ait accepté notre invitation », s'enthousiasme Guillaume Deglise, directeur-général de Vinexpo.

 

Le dimanche 14 juin 2015, François Hollande inaugurera la 18ème édition du salon. Il s'agit d'une première pour Vinexpo.

 

Ira-t-il, à pied, à cheval ou en voiture ou en hélico afin que les adeptes du bashing sur face de Bouc se déchaînent sur le coût de ce déplacement ?

 

Je ne sais, mais ce que je sais c’est que pendant ce temps-là, ça bastonne sec sur l’alcoolisme…

 

-1 L'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) a mis en ligne sur le site Alcool Info Service un « alcoomètre » pour analyser votre rapport à l'alcool.

 

ICI 

 

- Au cours d'une même occasion, à quelle fréquence vous arrive-t-il de boire six verres standard ou plus ?

 

En répondant « Chaque jour ou presque » à cette question, il est à parier que l'on détectera chez vous un buveur à risque.

 

« L'alcoomètre s'adresse aux buveurs à risques et non pas aux personnes déjà alcoolo-dépendantes », a précisé mercredi Mme Viet Nguyen-Thanh, de l'Inpes en rendant compte des résultats préliminaires d'une étude sur l'efficacité de cet outil numérique.

 

Le test invite le buveur à répondre à 12 questions destinées à évaluer si sa consommation est à faible risque, à risque ou si une dépendance est suspectée.

 

Des informations adaptées sont proposées dans chaque cas de figure, avec la possibilité d'accéder à un programme d'aide personnalisé en ligne qui analyse les habitudes de consommation et propose, si nécessaire, des « objectifs réalistes de réduction de sa consommation ».

 

Qu'est-ce qu'un buveur à risque?

 

Selon les résultats de l'étude réalisée auprès de 339 buveurs à risque répartis en deux groupes, ceux qui avaient utilisé l'alcoomètre ont réussi à diminuer leur consommation hebdomadaire de 3,3 verres à l'issue d'un suivi de six semaines, contre une baisse de 1,2 verre dans le groupe témoin, a précisé Mme Nguyen-Thanh.

 

Le buveur à risque est, précise-t-elle, « une personne qui consomme plus que les quantités maximales recommandées, à savoir 2 verres de vin par jour s'il s'agit d'une femme et 3 verres s'il s'agit d'un homme. »

 

Les résultats de l'étude ont été présentés mercredi lors des Journées de la prévention et de la santé publique qui se déroulent actuellement à Paris.

 

-2 L’amendement César est accepté par les députés

 

« Les députés ont modifié dans la nuit de mercredi à jeudi la loi Evin, en refusant de revenir sur un amendement du Sénat distinguant information et publicité sur l'alcool. « Un retour en arrière de 25 ans », pour le Docteur Bernard Basset. Publicité sur l'alcool: « Si ça se confirme, ce sera une honte pour la santé publique »

 

La victoire des lobbys d'alcool contre la santé publique?

 

Réunis dans la nuit, les députés ont modifié en commission l'emblématique loi Evin en refusant de revenir sur un amendement du Sénat distinguant information et publicité sur l'alcool. La ministre de la Santé Marisol Touraine se dit en "colère" ce jeudi matin, regrettant que la loi Macron "serve à détricoter" cette loi qui encadre la publicité en faveur des boissons alcoolisées. Associations de lutte contre l'alcoolisme comme médecins montent au créneau. Interview du Docteur Bernard Basset, secrétaire général adjoint de l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie.

 

Natacha Polony : la dive bouteille menace nos jeunes !

 

 

« Branle-bas de combat! La jeunesse française est en danger. Ce qui la menace? Pas le chômage endémique ni les loyers faramineux ou la dette étudiante. Pas le nihilisme mortifère qui entraîne certains vers la Syrie. Pas même cette réforme du collège qui va parachever l'œuvre des idéologues acharnés depuis trente ans à détruire l'institution scolaire. Non, ce qui menace notre jeunesse et vaut que le gouvernement batte le rappel médiatique avec toute la solennité d'usage, c'est un amendement à la loi Macron voté par les députés et prescrivant qu'une information sur un produit ne saurait être assimilée à une publicité. »

 

Interview de Jacques DUPONT, journaliste et écrivain, spécialiste du vin - 26/06/2014

 

Le rapport des jeunes avec le vin a-t-il changé ?

 

« Oui, si l’on s’en tient aux élites. Il y a une vraie curiosité chez la génération nouvelle qui a eu la chance, par les parents le plus souvent, d’avoir accès au vin. Les grandes écoles regorgent de clubs œnologiques qui s’affrontent dans des concours internationaux à faire pâlir les meilleurs sommeliers. Des masters se développent, souvent des cours privés au droit d’entrée très élevé... Le nombre d’élèves asiatiques y est assez élevé, preuve que dans les pays « émergents » le vin est considéré comme un produit d’avenir. Je suis davantage inquiet pour la « culture vin » des jeunes en général.

 

D’un côté, face à l’interdit, les jeunes ont parfois une attitude de transgression qui dérive vers les alcools forts. De l’autre, les parents se sentent coupables de faire goûter du vin à leurs enfants en âge de commencer à l’apprécier car le vin est effectivement la première boisson alcoolisée de France.

 

Plus de transmission du goût juste, du savoir boire. C’est pourtant comme cela, par héritage du goût, par la culture que l’on apprend à différencier le volume et la qualité, la modération. J’ai souvent l’occasion d’emmener des jeunes avec moi en dégustation.

 

Quand vous les faites entrer dans les caves et les chais, partager des odeurs, des sensations, des rencontres, que vous leur apprenez à déguster, à cracher quand c’est nécessaire, et à partager le moment venu la grande bouteille autour d’un plat, leur regard sur l’alcool en général n’est plus le même. Ils ont grandi et considèrent avec mépris les séances de « binge drinking ».

 

Saoul comme un chimpanzé

 

Les chimpanzés de Bossou seraient-ils de bons vivants ? Une équipe de scientifiques a étudié pendant 17 ans le comportement à l’état sauvage de ces grands singes qui peuplent le sud-est de la Guinée. Constat surprenant : ces primates raffolent du vin de palme, un alcool issu de la fermentation naturelle de la sève du raphia. 

Comment se le procurent-ils ? En se servant directement dans les récipients que les habitants de la région disposent sous les palmiers pour en récolter l’enivrant nectar. Entre 1995 et 2012, pas moins de 51 raids de chimpanzés sur ces réserves de sève ont été recensés par l’équipe de chercheurs à l’origine de l’étude.

Lors de ces beuveries, qui commencent dès sept heures du matin et se terminent avant la tombée de la nuit, les singes utilisent des feuilles prémâchées en guise d’éponges. Après les avoir plongées dans le liquide, ils les portent à leur bouche pour s’abreuver.

La quantité d’alcool alors ingérée varie selon le stade de fermentation de la sève. En moyenne, le taux d’éthanol y est de 3,1%, mais il peut aussi atteindre les 6,9%. Difficile de savoir si ces grands primates sont ivres à la fin de la journée. Il est arrivé que les scientifiques observent un mâle adulte devenir agité après avoir bu. Mais la plupart des individus, une fois repus, se contentent d’aller se coucher.

Buvons, messieurs les députés!

Le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions, revient sur l'assouplissement controversé de la loi Evin par les députés.

Il faut être Français pour ne pas voir l'alcool comme une drogue, pour vouloir en faire la promotion. Français, victimes que nous sommes de notre culture du vin. Depuis des siècles, nous le cultivons, nous l'apprivoisons, nous le civilisons. Il y a un quart de siècle, la loi Evin nous avait aidé à le pacifier: nous le voulions alors meilleur et moins dangereux. 

Bien sûr il n'y a aucun rapport entre Natacha Polony, Jacques Dupont et les chimpanzés saouls comme des Polonais... et bien sûr  ce bon docteur Lowenstein...

Partager cet article
Repost0
13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 06:00
Le « dernier des Antonin » pour ses orgies mélangeait à l’eau de ses piscines des vins : mais que fait notre Antonin pour ses nuits des vins nus ?

Le nôtre c’est l’Antonin des salons, ceux de rue89 et ceux de la RVF qui l’a bombardé blogueur de l’année vu que Denis Saverot, sous le souffle puissant du nature, entra en lévitation à la sortie du Jeu de Quilles, et s’est converti au vin nu.

 

Antonin Iommi-Amunategui est aussi le gentil organisateur d’orgies modernes dites « nuit des vins nu » dans une caverne de la rue Saint Sabin.  mais là y’a du progrès à faire pour atteindre le nirvana. Les intentions sont bonnes mais, sans aller dans le stupre et la fornication, faudrait tout de même que les corps exultent dans l’ivresse, que les bornes soient dépassées. Faire un remake des orgies du « dernier des Antonin » l’empereur romain Antoninus Héliogabale (204-222).

 

Le chroniqueur Aelius Lampidrius évoque ses excentricités à la fois culinaires et vinaires :

 

« Il se fit servir souvent, à l’exemple d’Apicius, des talons de chameaux, des crêtes prises sur des coqs vivants, des langues de paons et de rossignols, parce que c’était, disait-on, un préservateur contre la peste. Il faisait servir aux officiers du palais des plats immenses remplis d’entrailles de mulets, de cervelles de phénicoptères (1), d’œufs de perdrix, têtes de perroquets, faisans et de paons. Il faisait paraître des cirrhes de mulets (2) en si grande quantité qu’on les présentait en guise de cresson, de céleri et de fenugrec, remplissant des vases à faire cuire les fèves et des plats ; ce qui est réellement étonnant.

 

Pendant dix jours, il fit servir chaque jour trente tétines de laies avec leurs vulves, et sur la même table des pois avec des parcelles d’or, des lentilles avec des pierres de foudre, des fèves avec des morceaux d’ambre, et du riz avec des perles. Il sema aussi des perles en guise de poivre sur des poissons et des champignons. Il accabla tellement de violettes et de toutes sortes de fleurs ses parasites au moyen de lits de table qui se retournaient, que plusieurs furent suffoqués, n’ayant pu parvenir à se dégager.

 

Il mélangeait à l’eau des piscines et des baignoires des vins d’aromates, à la rose et à l’absinthe. Il invitait le bas peuple à boire avec lui, et lui-même but tant en sa compagnie, que, bien qu’il n’en eût que lui qui en eût bu dans la piscine, on s’apercevait déjà qu’il y avait bu. »

 

(1) Flamants roses.

(2) Appendice charnu de la tête de certains poissons.

 

Voilà Antonin ta feuille de route, ton cahier des charges pour que les vins nus nous fassent atteindre l’extase et même l’épectase dans le bouiboui de la rue Saint Sabin… Comme la prochaine édition est le 18 juin je propose que tu fasses réimprimer l'Appel du 18 joint...

 

En 1976. Bernadette Lafont, Alain Geismar, Bernard Kouchner, Philippe Sollers... et bien d'autres demandaient la dépénalisation totale du cannabis.

Le « dernier des Antonin » pour ses orgies mélangeait à l’eau de ses piscines des vins : mais que fait notre Antonin pour ses nuits des vins nus ?
Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Archives

Articles Récents