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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 06:00
Le champagne a toujours réussi aux vieilles familles, entre Épernay et Reims, aristocraties et affaires se sont mariées depuis des temps anciens,  Roederer et la famille Rouzaud

Entre la Noël et le Gui l’an neuf le champagne coule à flots au sens propre comme sur les pages des médias généraux ou spécialisés, chacun y va de son couplet y compris le bas-bourguignon Dupont qui y plonge son nez affuté.

 

Et pendant ce temps-là le manant italien Prosecco fait un carton à l’exportation en détrônant le champagne en Grande-Bretagne et en Allemagne.

 

Et pendant ce temps-là Pour la première fois en un siècle : La France veut étendre le terroir de Champagne lire ICI 

 

Et pendant ce temps-là les maisons de champagne plantent des vignes dans le sud de l’Angleterre Les champagnes Taittinger plantent leurs ceps en Angleterre.

 

Bousculée par la concurrence et le réchauffement climatique, la maison rémoise explore de nouvelles latitudes pour produire des vins effervescents.

 

La suite ICI

 

Et pendant ce temps-là les autres AOC effervescentes et les crémants français souffrent d’un déficit d’image et se voient concurrencer par le rouleau compresseur d’OC.

 

Mais revenons à l’histoire de l’aristocratie champenoise, en notant que certains grands noms ont disparu ou presque : les Vogüé, grand famille française, n’occupent plus la vaste place qui était la leur lorsqu’ils étaient encore administrateurs de Saint-Gobain et propriétaires de Moët et Chandon.

 

Le petit Bernard est passé par là.

 

Les comtes de Pracontal, eux aussi, ont vu passer le vorace petit Bernard mais c’était dans le cognac pour accoucher de Moët&Hennessy.

 

Laissons de côté les scories du passé pour nous intéresser aux Roederer qui font la une de l’actualité : 100% du vignoble Roederer a été cultivé en bio en 2017

 

C’est l’Ardennais qui le dit ICI 

 

« Great achievement by our vineyard team for #harvest17 : 100 % of our vineyards have been organically farmed ! Congrats – JBL  »

 

Voici un post du 31 août publié sur Twitter. Traduction : «  Bel accomplissement de nos équipes de vignerons pour la vendange 2017 : 100 % de notre vignoble a été cultivé de façon biologique ! Félicitations  », signé Jean-Baptiste Lécaillon, chef de cave et directeur adjoint de Louis-Roederer. »

 

En 2013, la surface du vignoble Louis Roederer s’étend sur 240 ha composés de 410 parcelles.

 

« Roederer, la plus ancienne maison du cru, est aussi l’une des plus fortunées. En 1833, Louis Roederer hérite de son oncle. En 1872, sous la direction de son fils, Louis Roederer II, le cap des 2,5 millions de bouteilles vendues est franchi (dont 666 000 en Russie et 390 000 aux USA).

 

À sa mort, sa sœur Léonie et son beau-frère Jacques Orly prennent la succession. L’affaire fait face à la guerre de 14-18, à la Révolution russe, à la Prohibition américaine, à la crise de 1929. C’est donc une maison très affaiblie que reprend, en 1932, Camille Orly-Roederer, leur fille. Pendant 40 ans, elle s’emploie à la redresser et à la développer. Son petit-fils, Jean-Claude Rouzaud, prend sa suite en 1979. « Œnologue respecté, il met en œuvre une politique de château qui, échappant aux sirènes du marketing, privilégie la qualité sur la quantité. »

 

Parallèlement, il s’emploie à rassembler autour de la maison de champagne – stratégie que son fils Frédéric poursuit – une constellation de propriétés : de la Californie au champagne Deutz en passant par  la maison Delas dans la vallée du Rhône et Ramos Pinto et ses vignobles du Douro au Portugal. Ou encore Domaines Ott en Provence. Châteaux de Pez et de Haut-Beauséjour à Saint-Estèphe et encore, plus récemment Pichon-Longueville comtesse de Lalande à Pauillac et Bernadotte dans le Haut-Médoc. La fortune de la famille qui détient 71% des actions de la société, est évaluée à 450 millions d’euros. »  

 

Extrait / les dynasties du pouvoir de l’argent Gabriel Milesi.

 

Ça date de 2011 voir ICI le site Roederer

 

Photo : Olivier Roux pour Le Figaro Magazine

 

Frédéric Rouzaud et sa famille

2017 : 785 M€

2016 : 720 M€+9.03%

 

108ème du classement Challenges des plus grandes fortunes de France en 2017.

 

Roederer, une cuvée très design par Jacques Dupont en décembre 2014

 

 « La »nouveauté chez Roederer est signée Philippe Starck. Un désigner de plus pour vendre un flacon traditionnel bien cher ? Pas vraiment. Philippe Starck ne s'est pas contenté de dessiner, il a aussi exigé de participer.

 

Jean-Baptiste Lecaillon, le chef de cave, nous a raconté comment l'idée de cette cuvée leur est venue : « En 2003, on a isolé sur Cumières des parcelles de pinot noir sur argile froide qui mûrissent extrêmement tard et cette année-là, celle de la canicule, on a eu une réaction à part, un comportement atypique. On a suivi en 2004 et 2005 pour voir comment les vins réagissaient. En 2006, autre année très chaude, réaction identique, particulière, une belle personnalité. » Dans la foulée, Frédéric Rouzaud, le big boss, et Philippe Starck se rencontrent. « Je suis allé le voir car j'aimais bien ce qu'il faisait, surtout sur le plan architectural. Tout de suite, il m'a dit : « Attention ! Je ne veux pas faire une étiquette et basta, si je fais quelque chose, je veux participer à tout... » Quelques années et des dizaines d'essais plus tard, les pinots noirs 2006 de Cumières se sont vu adjoindre un tiers de chardonnay pour conférer à la cuvée un côté plus souriant, avec un soupçon de meunier pour le fruit. « Tout a été vendangé le même jour, assemblé sur un pressoir traditionnel. On a procédé à cinq ou six heures de débourbage, vinification sous bois, élevé longuement en fût et en cuve Inox et on a moins de 5 kilos de pression pour préserver les saveurs [le champagne généralement est à 6 kilos de pression]... »

 

Un brut nature 2006, que Frédéric Rouzaud définit ainsi : « Vérité, terroir, élégance, abstraction... »

 

Côté habillage, Philippe Starck a opté pour le dépouillement et la discrétion : capsule brute, sans peinture, et coiffe en étain grise « exempte de toute inscription ». L'étiquette, au papier « d'inspiration japonaise, qui résiste à l'eau », blanche et minimaliste, résume ainsi cette histoire : « C'est un champagne brut nature millésimé élaboré en 2006 par Louis Roederer et Philippe Starck à Reims, en France. »

 

Roederer es notes duponiennes 2017 :

 

Dégustation en compagnie de Jean-Baptiste Lécaillon, chef de cave.

 

16 - Brut nature 2009. Réalisé avec Philippe Starck. 25 % meunier 55 % pinot noir, 20 % chardonnay. Un vin provenant d'une croupe argileuse assez profonde et qui donne son maximum les années solaires : "On presse tout ensemble et c'est vendangé le même jour sur une dizaine d'hectares travaillés en biodynamie. La seule chose que je touche, c'est la quantité de vins élevés en bois. Là, c'est un tiers de foudres (tonneaux) et le reste en Inox." Nez minéral, citronné, bouche dense, tendue, crémeuse, séveux, très pur, marin, long, pour amateur de champagne en pureté. 70 €

 

16 - Brut premier. Base 2013, 25 à 30 % de vins de réserve. 20 % meunier 40 % chardonnay, 40 % pinot noir. Nez citronné, entre apéro et table, floral, baies noires, bouche vive et ronde à la fois, assez gourmande, dense, long. 41€ 

 

16 - Rosé 2012. "Un millésime velouté, une année pinot noir. Il vient de Cumières (62 %) et les chardonnays (38 %) de Chouilly côté nord. Pour le pinot, on fait une macération à froid de sept à dix jours, on cherche les arômes de jus de pinot et non pas de vin rouge. Ensuite, je fais mon assemblage avec le chardonnay qui vient abaisser la couleur. Le chardonnay protège les arômes du pinot." Nez pur de petite cerise, pêche de vigne, pomelo, arômes de fruits acidulés, finale orange sanguine. 72 €

 

17 - Brut millésime 2009. 75 % pinot nordiste de Verzy et Verzenay et 25 % chardonnay de Chouilly sur sol calcaire. Nez solaire avec des touches de pain d'épice, cake, boîte à cigares, grillé, bouche dense, longue, gourmande, séveux, herbe aromatique, frais et savoureux. 70€

 

16,5/17 - Blanc de blancs 2010. Chardonnay d'Avize et une parcelle sur Oger : "Sur des craies très compactes. On cherche un vin assez moderne, boule de fruit." Nez moisson, bouche gourmande, note d'abricot, fruits jaunes, rappelle un peu les chassagne-Montrachet. 80€

 

18 - Cristal 2009. 60 % pinot noir, 40 % chardonnay. Nez riche et bien mûr, crayeux, assez solaire, crémeux, gourmand, fruits confits, abricot sec, minéralité en finale, il revient vers son sol, finale pierre, silex, épicé. Salé, amertume du pamplemousse. Assemblage de 35 parcelles. 195€ 

 

18,5 - Cristal 2008. Il sera mis en marché en mai 2018. "Même assemblage, mais 37 parcelles. Il est resté neuf ans sur lie, c'est la première fois que Cristal sort avec autant de temps sur lie." Nez floral, chardonnay, crayeux, très pur, floral, clémentine, bouche dense, très pur, cristallin, la roche à l'état pur, tonique, énergisant, un vin à ressort, très long, aérien.

 

Chroniques à suivre…

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 06:00
BEST OF 2017: Le 2e dessin le plus partagé cette année sur le site http://chappatte.com

BEST OF 2017: Le 2e dessin le plus partagé cette année sur le site http://chappatte.com

« Il n’est pas si simple de caricaturer une caricature… » fait remarquer Patrick Chappatte à propos de Donald Trump qui fut pour lui sa cible de l’année 2017.

 

Forcer le trait, trouver le détail qui tranche, croquer un personnage public ou madame et monsieur tout le monde n’est pas à la portée du premier venu. Le dessin de presse est un art difficile, il faut accrocher le lecteur au premier coup d’œil avec un minimum de texte, concision, précision, pour emporter l’adhésion ou la réprobation  d’ailleurs.

 

J’ai toujours été fasciné, et le suis encore, par les Daumier, Reiser, Gotlib, Cabu, le Plantu des débuts, Wolinski, Wiaz, Chimulus, Lefred-Thouron, Pétillon, j’en oublie bien évidemment…

 

À la suite des carnages de Charlie-Hebdo et du Bataclan je me suis abonné sur Twitter à la fine fleur des caricaturistes et j’ai découvert l’immense talent de Patrick Chappatte.  

 

Je ne suis pas très friand de l’appellation caricaturiste qui sous-entendrait une certaine forme d’outrance déformant la réalité, alors que bien au contraire, et c’est flagrant chez Chappatte, le caricaturiste est un journaliste à part entière et même pour moi l’extrême pointe de la liberté.

 

BEST OF 2017 (Suisse): Le dessin d'actualité suisse que vous avez le plus partagé en 2017 sur

 

Patrick Chappatte, un journaliste (presque) comme les autres le 3/01/2015 LE BLOG DE STEFAN.RENNA

 

« N’allez sur­tout pas le « traiter » d’artiste ! Patrick Chappatte revendique farouchement son statut de journaliste. Celui-ci a pourtant l’art de raconter des histoires, via le dessin, dont la puissance d’évocation dépasse parfois largement celle de l’écrit. Le BD-journalisme peut représenter selon lui le futur de cette profession, car les images ont le don d’universalisme et l’humour permet de traiter différemment des sujets sérieux. »

 

La suite ICI    

 

« Né en 1967 à Karachi, Pakistan, d’un père suisse et d’une mère libanaise, Patrick Chappatte est caricaturiste et bédéiste-reporter. Après des débuts dans la presse suisse, il s’installe quelques années à New York où il collabore au New York Times et Newsweek. Il vit et travaille entre Genève et Los Angeles.

 

Il signe chaque semaine des dessins à la Une du quotidien genevois Le Temps, dessine pour The International New York Times, Neue Zürcher Zeitung et contribue également à Yahoo! France. Ses dessins sont repris dans la presse internationale.

 

Chappatte réalise par ailleurs des reportages sous forme de bandes dessinées, notamment chez les rebelles de Côte d’Ivoire, à Gaza et dans les coulisses de l’Elysée.

 

En 2012, il devient le premier non-américain à recevoir le Prix Thomas Nast décerné par l’Overseas Press Club of America. Il a co-fondé avec Plantu la Fondation suisse Cartooning for Peace, qui décerne tous les deux ans un Prix international saluant le courage d’un(e) dessinateur/trice. »

 

BEST OF 2017 : Election d'Emmanuel Macron: c'est le 3e dessin le plus partagé en 2017 sur

 

Patrick Chappatte, un journaliste (presque) comme les autres le 3/01/2015 LE BLOG DE STEFAN.RENNA

 

« N’allez sur­tout pas le « traiter » d’artiste ! Patrick Chappatte revendique farouchement son statut de journaliste. Celui-ci a pourtant l’art de raconter des histoires, via le dessin, dont la puissance d’évocation dépasse parfois largement celle de l’écrit. Le BD-journalisme peut représenter selon lui le futur de cette profession, car les images ont le don d’universalisme et l’humour permet de traiter différemment des sujets sérieux.»

La suite ICI

 

 

Il a répondu aux questions du Courrier international

 

Quel est le thème de l’année selon vous?

 

Alors, réfléchissons… Trump, Trump, mais aussi Trump! Je collabore notamment avec lInternational New York Times, et même si jai bien sûr travaillé sur dautres thèmes, Donald Trump a représenté la majeure partie de mon travail cette année. Il y a bien sûr eu l’apparition de nouvelles figures, mais que l’on parle de Kim Jong-un ou de Harvey Weinstein, on en revient toujours à Trump.

 

Ce président tonitruant, omniprésent, c’est une aubaine ou une malédiction pour un dessinateur?

 

Les deux en fait. On nous dit souvent : “Croquer un tel homme, c’est du gâteau.” C’est vrai sur le plan physique, il a des caractéristiques reconnaissables : sa chevelure évidemment, ses mains minuscules, sa grande cravate rouge.

 

Mais en fait il n’est pas si simple de caricaturer une caricature. D’une manière générale, les populistes ne sont pas des cibles faciles pour la satire, parce que ce sont des cibles mouvantes. Et Donald Trump répond parfaitement à cette définition : il bouge sans cesse, impose son rythme, et a toujours un coup d’avance sur l’indignation. Il nous prend de court, nous les dessinateurs, et tôt ou tard il finit par ressembler à la caricature que l’on en fait. Il est arrivé que je m’empare d’un sujet le matin, que j’imagine ce que le président pourrait faire pour aller plus loin, et que, au moment d’envoyer le dessin le soir, il soit déjà dépassé. C’est vertigineux! Un ouragan permanent, une catastrophe naturelle! Le job était beaucoup plus simple avec Obama.

 

Cette omniprésence a un autre effet beaucoup plus pernicieux à l’échelle de la politique américaine. Donald Trump, avec cette obsession permanente de faire parler de lui, occupe tout l’espace médiatique. Il pompe tout l’oxygène de l’actualité. Et il laisse le champ libre aux républicains, qui font passer des mesures inimaginables, dissimulées derrière l’agitation provoquée par le président.

 

Vous êtes en overdose?

 

En quelque sorte. Mais dessiner Trump est aussi irrésistible. Et les gens ont besoin de faire sens de ses absurdités. C’est justement parce que Donald Trump déforme tout, parce qu’il navigue dans une réalité “alternative” que nous avons un rôle à jouer. La qualité de la satire consiste à montrer les choses telles qu’elles sont. Et montrer Trump tel qu’il est fait du bien au dessinateur comme aux lecteurs.

 

Dans quelles situations préférez-vous le dépeindre?

 

Je suis toujours intéressé quand il rencontre les grands de ce monde : Poutine, Merkel, le pape… On peut alors le comparer à ses interlocuteurs et prendre la mesure de son arrogance. On voit alors apparaître un Trump pataud, un personnage ubuesque, fantasque, désorienté.

 

Y a-t-il une actualité que vous regrettez de n’avoir pas traitée cette année?

 

Les Rohingyas. J’ai fait plusieurs dessins, que j’ai proposés à la rédaction. Mais à chaque fois ils étaient en concurrence avec un dessin sur Trump, qui faisait encore une fois l’actualité. Et aucun n’a été retenu.

 

 

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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 07:00
Des mielleux, mielleuses, des fielleux, fielleuses… sur les réseaux sociaux.

« Ce fut dit, sous les ors de l’Élysée, avec le sourire carnassier, le regard d’acier mais le ton mielleux du président de la République française : la Turquie du président Erdoğan ne saurait plus avant prétendre rallier l’UE « au vu des évolutions récentes ».

 

C’est signé  ANTOINE PERRAUD dans Médiapart, et je trouve que celui-ci) un ton fielleux.

 

Lincoln disait : « Une vieille et sage maxime nous assure qu’une goutte de miel attrape plus de mouches qu’une pinte de fiel ».

 

Commençons par la goutte de miel des mielleux et des mielleuses :

 

Les premières et les premiers j’en ai rencontré des flopées dans les allées du pouvoir lorsque j’y détenais une bien mince parcelle de ce pouvoir. À noter que le masculin l’emportait largement sur le féminin, peu de femmes occupaient des postes de responsabilité dans les organisations agricoles.

 

Ça mettait en colère l’un de mes Ministres qui me confiait furibard, lorsque ses interlocuteurs venaient tout juste de quitter son bureau, après l’avoir assuré la faridondaine de bordées de « bien sûr monsieur le Ministre… », de « nous sommes d’accord avec vous monsieur le Ministre… », de « vous avez raison monsieur le Ministre… », de « nous vous appuierons monsieur le Ministre… »

 

« Tel que tu les vois, ils vont me chier dessus devant les journalistes qui les attendent dans la cour… »

 

Et c’était très souvent le cas.

 

Un jour je lui répondis, pince-sans-rire, « Tu devrais leur dire et je te fiche mon billet qu’ils te répondraient : « nous sommes d’accord avec vous Monsieur le Ministre… »

 

Ça le fit beaucoup rire, sa tête de turc était le Président de l’APCA, originaire de la même région que lui, qui était un modèle-type de jésuitisme à la sauce centriste.

 

Le CRNTL définit le mielleux :

Qui est doucereux; qui montre, qui affecte une douceur hypocrite.

 

« Cette figure mielleuse, régulière et un peu fausse, ne lui convint pas » Balzac, Annette, t.1, 1824, p.108.

 

Mauvaise pioche je n’apprécie pas particulièrement le sucre… j’apprécie plutôt l’acidité.

 

Mais l’acidité n’a rien à voir avec le fiel, la bile des animaux.

 

Sur les réseaux sociaux, les fielleuses et les fielleux sont légion.

 

Le CNRTL toujours pour fielleux :

  1. Qui est plein de fiel, d'amertume; jaloux, calomnieux.

 

« Un discours, un sourire fielleux; insinuations, paroles fielleuses. Témoignages fielleux de ceux qui auront méconnu Gide, ou l'auront calomnié » Martin du Gard, Notes A. Gide, 1951, p. 1414).

 

 

  1. Qui manifeste de la haine, de la méchanceté, plus ou moins ouvertement.

 

« Une hargne fielleuse. Je ne vois que (...) des bouches fielleuses crispées par la haine » Mirbeau, Journal d’une femme chambre, 1900, p. 62)

 

« ... la physionomie du mauvais prêtre, du prêtre fielleux, du prêtre diabolique et qu'on pourrait opposer à la physionomie bonasse de Renan, dont toute la personne me rappelle le curé aux confitures ... Goncourt, Journal, 1886, p. 532.

 

J’ai très tôt découvert visuellement ce qu’était le fiel en observant ma mémé Marie lorsqu’elle vidait les poulets qu’elle tuait pour le compte de tout le quartier. Tout au bord du foie, la petite poche de fiel, toute verdâtre, elle la désenclavait avec délicatesse afin d’éviter de la crever ce qui aurait gâté le foie en lui donnant un goût très amer.

 

Ce liquide amer, verdâtre est contenu dans la vésicule biliaire.

 

Gamin je ne comprenais pas à quoi pouvait bien servir cette poche contenant ce truc dégueulasse collée au foie et, ignorant que j’étais, j’ignorais  que j’en étais doté d’une comme ce malheureux poulet.

 

À quoi sert la bile, le fiel pour les animaux ?

 

« Au moment du passage du bol alimentaire dans le duodénum elle va se contracter et permettre de fournir un volume de bile important afin de faciliter l'absorption des aliments et particulièrement celle des graisses au sein de l'intestin… »

 

Attention se faire de la bile n’a rien à voir avec les fielleux et les fielleuses.

 

« La théorie antique des 4 humeurs, formalisée en grec par Hippocrate, nous apprend que la bile noire correspond à la mélancolie, la tristesse, le souci, alors que la bile jaune était associée à la colère.

 

Les fielleux sont donc des gens, qui sont toujours très en colère contre la terre entière, qui déversent leur bile jaune dans les tuyaux des réseaux sociaux.

 

Ce sont des amers.

 

Parfois, en parcourant leurs écrits, je ne peux m’empêcher de penser « … ils doivent être bien malheureux dans leur vie pour en être ainsi réduit à déverser ainsi leur fiel sur celles et ceux qui ne pensent pas comme eux…

 

Bel exemple de fiel, celui des Inrocks à l’égard de Manuel Valls :

 

Ce vendredi, le magazine les Inrocks met en avant sur son compte Twitter un article intitulé « L'alcool pourrait causer des dommages génétiques irréversibles ». Et pour illustrer le propos... une photo de Manuel Valls, un verre de vin rouge à la main.

 

 

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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 06:00
Notre père passait son temps à nous flanquer des raclées, laisse donc bobonne, ça les dressera, elles ont la peau dure : Clara, Jacquotte, Louison... dans le roman de Raymond Guérin

J’ai lu, La peau dure de Raymond Guérin, d’un seul trait ; j’y ai retrouvé, l’héroïsme du quotidien des filles que, dans mon village, on appelait « les bonnes », ces bonnes à tout faire au service des notables qui défilaient chaque matin au Bourg-Pailler pour chercher le lait de leurs patrons. De braves filles, serviables, pas gâtées par la vie. Certaines se faisaient engrosser – bien évidemment on ne savait par qui – et elles devenaient des filles-mères sur lesquelles les grenouilles de bénitier, qui fréquentaient aussi le Bourg-Pailler pour acheter le lait, jetaient l’opprobre.

 

De ce roman de Raymond Guérin, terminé d’écrire en juillet-août 1947, le Télégramme note avec justesse « Sorti en 1948, ce livre triptyque fait le portrait de trois sœurs, de retour d'Allemagne après avoir connu l'expérience du Service du travail obligatoire (STO). “Bonniche”, ouvrière, femme entretenue, elles éprouvent chacune diverses facettes de la vie amère des gens de peu, de la pauvreté ordinaire, enracinée dans une enfance malheureuse, et du désir désespéré d'en sortir. Si quelques rares moments de bonheur et de générosité y fleurissent, ce texte, sec comme un coup de trique, est un poignant témoignage sur la condition des femmes au milieu du XXe siècle. »

 

 

« La peau dure, c'est un roman à trois voix. Celles de trois sœurs : Clara, Jacquotte et Louison. Trois femmes fragiles, ballottées dans un monde trop grand pour elles, trop cruel aussi, un monde régi par les hommes.

 

La peau dure, c'est un roman extrêmement social, voire même ouvertement féministe. En cela, près de soixante-dix ans après sa première publication, il conserve une grande modernité, une résonance certaine avec notre société contemporaine.

 

La peau dure, c'est un véritable plaidoyer, âpre et cinglant, pour la cause des petits, des faibles, des laissés-pour-compte. »

 

« Clara la bonne est emprisonnée, parce qu’elle est soupçonnée d’avoir avorté ; Jacquotte la tuberculeuse subit la violence de son mari, épuisée par ses grossesses ; Louison, parvenue socialement, souffre des infidélités de son amant, du manque d’amour. »

 

En 2009  j’avais lu Du côté de chez Malaparte

 

 

« Parbleu ! Une fois dépassés les Faraglioni et la Monacone, soudain la côte de Matromania s’offrit à nous tout au long du sentier cimenté, aux courts escaliers de briques, courant comme un pâle serpent au flanc embaumé de la montagne. Et là, tout en bas, allongée sur l’abrupt rocher de la pointe de Massullo, solide comme une casemate, insolite comme une architecture de Chirico, avec son escalier-terrasse de trente-deux marches en forme de trapèze, montant vers le ciel, impressionnant comme un temple aztèque, et ce blanc solarium à figure d’épure dont l’audace mérita les éloges de Le Corbusier, avec des à-pics de soixante mètres au-dessus de la mer, jaillissant, libre et nue, des touffes d’euphorbes et de campanules, enfin nous apparut, solitaire et de bon augure, la casa « Come Me » : la maison « Comme moi » ! »

 

J’ai redécouvert Raymond Guérin en 2012 en lisant Représailles édité par Finitude (éditeur bordelais) « Mobilisé, Raymond Guérin quitte Bordeaux le 28 août 1939, pour n’y revenir que le 20 octobre 1944, « soixante-deux mois après, plus de cinq années s’étant écoulées, [le] revoici, à l’aube de la quarantaine ». Sur ces soixante-deux mois, l’écrivain en a passé quarante et un dans un stalag en Allemagne, sous les jougs de la Barbarie. C’est le Temps de la Sottise, ainsi qu’il le nomme dans les neuf cahiers qui constituent son journal de ces terribles années (…)

 

 

C’est un homme désabusé, brisé, persuadé que « nous entrons dans le siècle de la peur et des ténèbres », qui revient finalement à Bordeaux en octobre 1944, pour « boucler la boucle ».

 

Lire ICI 

 

Et puis, alors que je m’apprêtais à écrire l’une de mes chroniques dominicales sur La peau dure, en faisant des recherches sur la Toile je lis dans le Télégramme « Raymond Guérin (1905-1955), ami de Malaparte et de Henri Calet, à qui Jean-Paul Kaufmann avait consacré la belle biographie baptisée “31, allée Damour” mérite incontestablement que l'on revienne sur son œuvre rude et implacable, nourrie, entre autres, par son expérience des camps de prisonniers en Allemagne. »

 

Alors là, les bras m’en tombent, moi qui croyais avoir lu toute l’œuvre de JP Kauffmann j’ignorais l’existence de cette biographie.

 

Ni une, ni deux, comme en plus c’est la période des vœux, je fais un petit mot à JPK qui gentiment me répond illico qu’il me lit tous les jours et qu’il va me faire parvenir « 31, allées Damour : Raymond Guérin, 1905-1955 » avec un encouragement « Et surtout ne renoncez pas ! »

 

 

Entretien avec Jean-Paul Kauffmann. Propos recueillis par Nathalie Jungerman édition du 30 avril 2004

 

Pourquoi et comment vous êtes-vous intéressé à Raymond Guérin ?

 

Jean-Paul Kauffmann : Auteur noir, désespéré, violent, Raymond Guérin ne correspondait pas à mes goûts littéraires, mais il m’a « attrapé ». Je me suis épris de son oeuvre. L’Apprenti est le premier livre que j’ai lu, je crois que commencer par ce livre ou par Quand vient la fin est le bon itinéraire. J’en ai éprouvé un choc que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. Je m’intéresse à la littérature depuis ma jeunesse et c’est en 1978 ou 1979 que j’ai entendu le nom de Raymond Guérin pour la première fois. Il est toujours mystérieux de s’apercevoir qu’un nom s’impose à vous, que c’est le livre ou l’oeuvre qui vous choisit. Des rapports mystérieux se créent et sont inexplicables. J’ai tenté de les élucider dans ce récit biographique, 31, allées Damour. Ecrire une biographie pose un problème puisqu’à priori, la trajectoire de l’écrivain importe peu et seule l’oeuvre compte. Mais lorsque je compose mon récit, j’adosse toujours cette trajectoire à l’oeuvre. Proust était dans la contradiction, il affirmait que la vie de l’écrivain n’avait pas à être connue et pourtant il manifestait une curiosité pour des détails biographiques concernant les auteurs qu’il aimait bien. Je suis également très friand des textes biographiques et j’accepte de vivre dans cette contradiction. La biographie engendre une illusion rétrospective qui lui est propre. Quand je l’ai commencée, j’avais totalement conscience des limites du genre, et c’est aussi pour cette raison que je l’ai faite. Son écriture est certes un peu bâtarde dans la mesure où j’interviens. En même temps, j’ai essayé de lui donner une rigueur, un sérieux en citant les sources qui sont pour une large part des archives ou des textes inédits.

 

La suite ICI 

 

Dès réception je vais lire cette biographie et je chroniquerai. De même j'attends avec impatience la sortie du nouveau livre de JPK dont je connais le thème...

 

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 06:00
Je suis fou des Pousses de Claires… je suis 1 « merivore »

Affinée en Claires ça sonne bien, ça m’enchante, allez savoir pourquoi ?

 

Au Bourg-Pailler, mon frère et mon père étaient accros aux huîtres ce qui n’était pas mon cas, je trouvais que ça ressemblait à des glaviots, je préférais les palourdes que mon ramassions avec un râteau dans le Gois de Noirmoutier ou que nous achetions chez Mousseau le poissonnier.

 

Mon père rêvait d’avoir un parc à huîtres.

 

Aujourd’hui j’aime toujours les palourdes mais je suis friand d’huîtres, tout particulièrement les Pousses de Claires qui sont dotés d’une IGP Label Rouge. 

 

« La claire possède un environnement très minéral, riche en nutriments, qui permet un développement de la nourriture de l’huître, le phytoplancton. Les huîtres profitent efficacement de la ressource nutritive spécifique à la claire et assimilent cette nourriture en quelques heures. L’huître renouvelle ses tissus cellulaires et acquiert à son tour les caractéristiques de ce milieu particulier.

 

Localement, la paroi de certaines claires peut se recouvrir d’une algue appelée « navicule bleue » qui produit naturellement un pigment bleu. L’huître, en filtrant l’eau de la claire pigmente à son tour ses branchies qui se teintent alors en vert (Jaune pâle des branchies plus le bleu de l’algue). »

 

Vous pouvez aussi lire une chronique du 18 mai 2012

 

De la sexualité des huîtres, des vins généreux qui accompagnaient celles de Néron, de l’ostréiculture si bien décrite par Ausone ICI 

 

Mais pourquoi diable affirmer que je suis un « merivore » ?

 

 

La réponse c’est que je suis un héritier de M. Flood qui « depuis presque six décennies, n’a pratiquement rien mangé d’autre que du poisson, des langues de morues frites, des palourdes, du crabe, du poulpe, du homard, de l’anguille et tout ce qui est vendu au marché aux poissons de Fulton Street. » et qui se définit comme un « fruit-de-merivore »

 

Sa principale préoccupation, alors qu’il avait 93 ans, était d’atteindre l’âge de 113 ans.

 

Il logeait au Hartford Hotel et quand un des résidents âgé se plaignait de se sentir pas bien, sa réponse était cinglante :

 

« Oh, taisez-vous. Peste soit votre docteur ! Je vais vous dire quoi ce qu’il faut faire. En sortant d’ici, foncez donc chez Libby’s, le marchand de fruits de mer, et expliquez-lui que vous voulez déguster des plus grosses huîtres. Inutile de vous asseoir. Restez debout devant le comptoir de marbre, comme ça vous pourrez voir l’écailler les ouvrir avec son couteau. Et insistez sur le fait que vous avez bien l’intention de boire le jus ; il les ouvrira par le dessus de façon à ne pas le renverser. Et assurez-vous que ce sont bien des très grosses. Prenez-les tellement grosses que vous serez forcé de faire un pas en arrière pour les déglutir ; il faut qu’elles aient la taille de celles que les restaurateurs font frire ou cuisinent en ragoût. Dieu leur pardonne cette stupidité. Exigez des huîtres de Robbins Island, de Matttituck, de Cape Cod ou de Saddle Rock. Et abstenez-vous de mettre dessus de la sauce rouge, cette sauce de cocktail, cette bouillasse, cette diarrhée. Demandez à l’écailler un demi-citron, faites-le rouler en appuyant dessus une ou deux fois pour libérer le jus, et pressez-le au-dessus des huîtres. Prenez la première qu’il ouvrira et humez-la, comme vous le feriez avec une rose parfumée ou de votre verre de cognac. Cette senteur salée, cette odeur d’algue vous éclaircira l’esprit, elle vous fouettera le sang. Et ne vous contenterez pas d’en manger six. Prenez-en une douzaine, deux douzaines, trois, quatre douzaines. Laissez à l’écailler un pourboire généreux et courez acheter un cigare à cinquante cents, inclinez légèrement votre chapeau vers l’avant et promenez-vous en descendant Bowling Green. Regardez le ciel ! N’est-il pas d’un bleu immaculé ? Et regardez les jeunes filles qui passent avec leurs jolis petits pieds et leurs talons qui claquent sur la chaussée. Ne sont-elles pas les plus adorables créatures que vous ayez jamais rencontrées, les plus souples, les plus cambrées, les plus souriantes ? N’éprouvez-vous pas quelque honte à dépenser votre bel argent pour payer un bon à rien de médecin ? Et surveillez-vous. Vous risquez de vous sentir tellement plein de vigueur que vous ne pourriez bien être tenté de donner une claque dans le dos à des étrangers, de briser une fenêtre d’un coup de pied, de vous battre avec un flic, ou encore de sauter sur la ridelle d’un camion qui passe pour faire un petit tour gratuitement. »

 

Joseph Mitchell New Yorker 1944

 

 

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 06:00
en 2015 les 2 taulières entourent votre taulier

en 2015 les 2 taulières entourent votre taulier

Au tout début, le Lapin Blanc, dont je fus l’un des premiers piliers du bar, sans faire injure aux deux taulières Claire et Gaëlle, et au taulier tatoué le Stéphane, le Lapin Blanc tenait plus du bouiboui, certes bien tenu, que des bars à vins tendance qui fleurissaient dans Paris.

 

C’est ce qui faisait son charme même si pour s’y rendre, le cycliste que je suis devait se taper la plus belle côte de Paris, celle de la rue de Ménilmontant. Certes ce n’était pas le Mont Ventoux, il me fallait la monter au train à vélo puisqu’elle culmine à 104 m lorsqu’elle atteint la rue des Pyrénées. Longue de 1,230 km la rue de Ménilmontant est l'une des rues les plus abruptes de Paris. On l’enfile dans la prolongation de la rue Oberkampf, au métro Ménilmontant, où l’altitude est de 54 m, puis on la grimpe sans trop de difficulté jusqu’à la petite place de la rue Sorbier où elle atteint 75 m, ensuite la pente est très rude dans le dernier tronçon où se situe la cantine d’altitude qu’est Le Lapin Blanc.

 

 

Aller au Lapin Blanc ça se mérite, y’a pas de voiturier, il faut avoir du cœur et de bons mollets pour y accéder à pied ou à vélo mais, une fois entré dans le terrier, ce n’est que du bonheur à toute heure du jour et de la nuit, ou presque.

 

J’y ai à peu près tout fait à ce fichu Lapin Blanc, portier videur, essuyeur de vaisselle avec Emilie, danseur de rock avec la Claire, la cuisine pour mon anniversaire, pourvoyeur de vaisselle, coursier avec la Claire et Mr Fall pour l’approvisionnement, accoucheur de Barnabé le premier robot-mixeur, servir les clients, couper le pain, animer deux dégustations l’une sur les vieux GCC de Bordeaux extraits de ma cave, l’autre le soir funeste du Bataclan avec les vins de mes amis Alice et Olivier de Moor, Claire Naudin…, participer à des blind-test mémorables où j'étais lamentable, attirer le très chic et épicurien Pax et madame, et à ceux qui me disait « c’est qui le Lapin Blanc ? » je répondais invariablement « si vous saviez ! »

 

Avec le grand Philippe, pourvoyeur de jaja, d'abord en cubi, nous savions ce qu’était la galère des 2 Taulières mais nous ne pipions mots nous contentant d’être présents même les jours où la maison était désespérément vide.

 

Mais les filles n’étaient pas du genre à se lamenter, sur les réseaux sociaux elles inventaient, elles innovaient, reines de la communication la Gaëlle, et petit à petit le joyeux boui-boui est devenu un must parisien, infesté de vins nus, le genre de tripot à donner de l’urticaire au Pousson que nous « adorons » même que, comme dans les pubs anglais, il y a un jeu de fléchettes avec son ego pour cible (je déconne, c’est l’esprit Lapin Blanc).

 

 

Le tripot fermait officiellement à deux heures du mat mais que de fois sommes-nous restés derrière le grand rideau à sucer de la glace ; même qu’un petit matin Emilie voulait que nous allions prendre notre petit déjeuner à Trouville ; nous nous sommes contentés de débarquer à Versailles.

 

Bref, nous avons passé de bons moments au Lapin Blanc, je m’y suis fait une tripotée d’amis, surtout avec un e, mais voilà la roue tourne, les taulières changent de cap, et ce que je savais depuis longtemps arrive : clap de fin pour le Lapin !

 

Fin janvier c’est terminé.

 

Verserons-nous une larme, bien sûr que non, simplement le Vieux Con que je suis voulait dire merci à ces chevalières de l’impossible qui, au tout début, avec des bouts ficelles, un panier de dettes, mais un grand cœur, de l’amour, de la sueur et des éclats de rire, nous donné tout en haut de Ménilmontant des bouffées d’oxygène dans un monde qui en manque fichtrement.

 

Allez les nanas, taillez la route on se retrouvera pour siffler des canons, papoter…

 

Plein de bises sur vos belles joues…et le c'est propre de Stéphane me manquera 

 

Le Lapin Blanc chasseur de beaux vins nus sur les hauts de Ménilmontant : « mais oui madame c'est là que je viens retrouver mon âme, toute ma flamme, tout mon bonheur… » ICI

 

Claire et Gaëlle taulières du Lapin Blanc, ne chalutaient pas dans le Chantal Goya mais plutôt dans le Frank Zappa : Clap de fin !

Le Lapin Blanc et toute son équipe vous souhaite une très belle année 2018 !

 

Pour nous 2018 sera l’année d’un grand tournant : C’est avec un petit pincement au cœur que nous vous annonçons la fermeture prochaine du Lapin Blanc. Nous partons toutes les deux à la découverte de nouveaux horizons.

 

Nous avons passé 5 merveilleuses années à vos cotés : construire cet endroit de nos petites mains et avec tout notre cœur, découvrir un métier passionnant, se dépasser sans cesse, se passionner pour la cuisine, les beaux produits, les vins naturels… rencontrer des gens extraordinaires, VOUS rencontrer ! Devenir un refuge puis une famille.

 

Forcément, nous allons verser une petite larme, mais il nous reste un mois pour célébrer ensemble la fin de cette très belle aventure et nous comptons sur votre présence pour venir faire la fête avec nous, boire tout le stock, jouer au blind test, enflammer le dancefloor ! Le programme ci-dessous :

 

MERCI.

 

Amour à foison.

 

jeudi 4, 11 et 18 janvier, un (copain) chef d’un soir !

On peut déjà vous dire qu’il y aura l’aligot de Philippe Cuq le 18 janvier.

 

vendredi 5, 12 et 19 janvier, la boom !

Le fameux dancefllor du lapin va fumer.

 

samedi 6, 13 et 20 janvier,

Évidement les derniers blind test des titans !

 

---> Closing party le mardi 23 et mercredi 24 janvier <---

Plein d'infos à venir

Claire et Gaëlle taulières du Lapin Blanc, ne chalutaient pas dans le Chantal Goya mais plutôt dans le Frank Zappa : Clap de fin !
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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 06:00
À propos du grand Monopoly des vignes françaises LeRouge&amp;le Blanc pose-t-il la bonne question ?

Dans son dernier numéro LeRouge&le Blanc, l’édito de Julien Marron, s’interroge sur le devenir des beaux vignobles face à l’appétit des investisseurs extérieurs.

 

En chute de son édito il pose la question de l'avenir de « la philosophie du paysan-vigneron ? »

 

Qu’est-ce donc ce paysan-vigneron qui serait le modèle des vignes françaises ?

 

Est-il majoritaire ?

 

Et ces vignes françaises sont-elles d’une homogénéité telle qu’on puisse s’inquiéter pour leur devenir ?

 

Et les beaux vignobles, ceux qui « suscitent la convoitise », que représentent-ils dans l’océan des vignes françaises ?

 

L’infiniment petit, l’exception, epsilon, le haut d’une pyramide érigée par ce foutu marché qui génère des hauts prix qui font hurler les dit grands amateurs.

 

Faut-il alors faire appel à la vertu vigneronne pour que cette valeur, acquise d’abord par l’appétence des amateurs, puis boosté par le commerce, reste entre des mains vigneronnes ?

 

Sans dénier à la vertu une haute valeur je pense, en foutu juriste que je suis, qu’il vaut mieux s’en remettre à des solutions qui préserve l’avenir, en tenant compte de l’appétit de la parentèle face à un héritage juteux.

 

Ainsi va le monde, et l’image d’Épinal à la française d’une viticulture de petits vignerons artisans ne résiste pas à la réalité de la pauvreté des prix du vin dans les rayons de la GD.

 

Les bons sentiments ne font pas bon ménage avec la réalité économique, si l’on souhaite préserver le noyau dur, ce que je souhaite, d’une viticulture vigneronne, ce que l’on dénommait l’agriculture familiale, il est vital de s’en donner les moyens. Malheureusement, nous vivons dans l’illusion et le grand plan stratégique, qui sera remis à Macron dans le cadre des Assises de l’Alimentation, se gardera bien d’aborder la question.

 

« Quid de la philosophie du paysan-vigneron, de la continuité de son projet, du moment passé en cave avec la pipette, de l’échange sur le vin tiré du fût ? Quid de l’effet millésime, du caractère du vin lorsque les hommes qui étaient aux manettes seront remplacés ? On s’acheminera plutôt vers le désert de la relation commerciale où il faudra probablement même payer d’avance et réserver sur catalogue. Cette tendance est d’autant plus pénalisante que ces rachats sont majoritairement causés par le morcellement du foncier lorsque les ayants droits éloignés, parfois étrangers aux projets du domaine, veulent céder leurs parts aux plus offrants, ou encore l’absence de descendance de certains vignerons. À l’arrivée, c’est la démarche d’approfondissement du terroir de plusieurs générations qui peut partir en fumée, juste par l’appât du gain ou par rancœur tenace du voisinage. Autant les offre sont flatteuses pour le portefeuille, autant elles dépossèdent en réalité les vignerons de ce qu’ils ont de plus précieux : leur identité. »

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 06:00
Faut-il ou non mettre de la crème dans le ragoût de tortue à dos diamantin ? La réponse de François-Régis Gaudry s’impose !

Le rajout de crème dans les spaghetti alla carbonara soulève, à juste raison, l’ire de nos voisins transalpins, alors pourquoi diable se foutre en plus sur le dos les écolos en osant aborder la question pour le ragoût de tortue à dos diamantin ?

 

Ma réponse est pleine d’ego : parce que j’ai des lettres mesdames-messieurs, je ne passe pas mon temps le nez dans mon verre tout en passant ma vie autour de sainte table étoilées ; je lis !

 

 

Si vous voulez tout savoir sur la Tortue à dos diamanté, Diamondback terrapin, Malaclemys terrapin allez voir ICI

 

En revanche si vous souhaitez savoir pourquoi je m’interroge sur l’ajout ou non de crème dans le ragoût de tortue à dos diamantin, lisez-moi ?

 

Ensuite, vous pourrez interroger François-Régis Gaudry l’équivalent gaulois de Sheila Hibben, autorité incontestée en matière culinaire aux States, qui écrit dans l’Express, cause dans le poste à France-Inter le dimanche où il nous dit comment déguster.

 

Joseph Mitchell, lui, chroniquait dans le célèbre New Yorker

 

« Sur presque toutes les photographies où il apparaît, Joseph Mitchell porte un costume sombre, une cravate et un chapeau, qu’il coiffait même quand il descendait les poubelles. On le croirait sorti d’un film noir façon Robert Siodmak ou Howard Hawks. De 1938 à 1964, Mitchell (né en 1908) fut l’une des grandes plumes du New Yorker, pour lequel il rédigea de longs articles sur les dessous de la ville, ses lieux incongrus et ses figures improbables. Des articles si personnels, si singuliers, qu’ils furent bientôt encensés par toute la profession, et peu à peu considérés comme une véritable œuvre littéraire. Puis, durant les trente ans qui suivirent, Mitchell se rendit chaque matin à son bureau, s’affaira jusqu’au soir sur sa mythique Underwood, mais ne publia plus une seule ligne. La direction du magazine continua à lui verser son salaire comme si de rien n’était, espérant jusqu’au bout qu’il livre enfin ce grand texte qui ne vit jamais le jour. Presque autant que ses articles, ce blocage légendaire contribua à entretenir la légende du reporter. De Joseph Mitchell, pourtant considéré comme un maître par Paul Auster ou Martin Amis, on ne disposait jusque-là que de quelques traductions récemment publiées (1). La parution simultanée de la minutieuse biographie que lui a consacrée Thomas Kunkel et de son plus célèbre recueil, le Fond du port, permet de donner toute leur épaisseur au personnage et à son œuvre. »

 

JOSEPH MITCHELL, LA RELÈVE DES CONTEURS par Dominique Kalifa — 1 novembre 2017 

 

Noël m’a apporté les 2.

 

 

« Plus étonnant encore, le magazine publia en 1939 pas moins de treize contributions sous sa signature, sans compter plusieurs textes parus dans la rubrique « The Talk of the Town ». Un de ceux-ci lui valut d’ailleurs de la part d’un ami de Ross (ndlr. le fondateur du New Yorker) qui collaborait aussi au New Yorker, H. L. Mencken, une « protestation » assez amusante. Dans un grand reportage sur un éleveur  de tortues à dos diamantin, Mitchell avait en effet écrit que la recette typique du Maryland préconisait d’ajouter de la crème dans le ragoût préparé avec cet animal. Celui que l’on surnommait « Le Sage de Baltimore » fut atterré. « Dites à M. Mitchell que quelqu’un l’a amené à commettre une erreur insultante, écrivit Mencken à McKelway (ndlr. Le rédac-chef). Tout habitant du Maryland doté d’une cervelle à peine plus grosse qu’une secrétaire de la YMCA sait de façon innée et indiscutable que mettre de la crème dans un ragoût de tortue est aussi utile que pisser dans un violon. »

 

Mitchell répondit que Mencken avait bien évidemment le droit d’avoir son opinion sur la question, mais que Sheila Hibben, autorité incontestée en matière culinaire, s’était bel et bien prononcé en faveur de l’ajout de crème dans sa recette.

 

« Tous les experts de terrain que j’ai consultés font figurer la crème et le sherry parmi les ingrédients de leur recette de ragoût de tortue, écrivit-il à McKelway. Je ne voudrais pas ouvrir une polémique sur cette question ; des milliers d’hommes ont perdu la vie à la suite d’une polémique sur l’ajout de tomate dans la soupe de palourdes ou de crème dans le ragoût de tortue… » Mencken voulut bien admettre que l’argument était recevable. « Dites à M. Mitchell qu’il est pardonné, mais pas Mme Hibben. Elle aurait dû s’informer à de meilleures sources. »

 

Quant à la question que boire avec le ragoût de tortue à dos diamantin ? Prière de s’adresser au spécialiste qui officie dans « On va déguster » de François-Régis Gaudry. Votre humble serviteur n’est qu’un simple buveur qui préfère voir les tortues manger des feuilles de salade dans le jardin de ses petits enfants.

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 06:00
Interview Desproges/Sagan, invité chez elle, alors qu’elle suivait 1 traitement sans alcool, Sagan a fait quelque chose d’héroïque, elle a ouvert un Mouton Rothschild 1947… et bu de l’eau

Rien ne me porte plus sur le système que de lire sur les réseaux sociaux que Desproges ou Coluche, ne pourraient dire le ¼ du 1/3 de ce qu’ils racontaient de leur vivant.

 

Ils sont morts, laissons-les là où ils sont, grâce à la Toile tout ce qu’ils ont dit est accessible et c’est tant mieux.

 

Pour le temps présent, le moins qu’on puisse constater c’est qu’ils n’ont pas été remplacé et que, dans les tuyaux des réseaux sociaux, tous les crétins de la terre peuvent baver tout leur saoul.

 

Bref, en Vieux Con que je suis, en ce début d’année 2018, je plonge dans les archives du Petit Rapporteur de Jacques Martin sur TF1.

 

C’était le 9 novembre 1975.

 

Desproges est le critique littéraire de l’émission, considérant que les émissions littéraires sont chiantes, il prend un air navré. Sans le savoir il créé un style.

 

Françoise Sagan sera sa toute première « victime ». C’est elle qui a épargné à Desproges d’être licencié de L’Aurore, alors que le directeur n’appréciait guère son humour dans « Bref ». Sagan avouait acheter le journal seulement pour lire la rubrique de Desproges.

 

En remerciement, il va la piéger, jouant un journaliste complètement lunaire. Il endosse ce rôle de sinistre bafouillant, qui s’ennuie et ne s’en cache pas, mais reste bon enfant.

 

« Je ne sais si elle a fait semblant de parler à un imbécile ou si elle a vraiment cru que j’en étais un, mais il y a eu une espèce de complicité surprenante.

 

Françoise Sagan expliquera : « Le lendemain, il m’a téléphoné, il est passé me voir. Il m’a dit que c’était une blague, une facétie. Sur le coup, j’étais assez inquiète pour son avenir télévisuel. »

 

Pas rancunière, elle invitera Desproges à dîner au début du mois de janvier 1976 : Elle a fait quelque chose d’héroïque. Elle suivait un traitement sans alcool. Elle m’a invité chez elle en tête à tête, elle a ouvert un Mouton Rothschild 1947… S’il y a  des connaisseurs. Elle a bu de l’eau. C’est extrêmement généreux.

 

 

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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 06:00
Kiersten Essenpreis NWT

Kiersten Essenpreis NWT

Je suis un homme du milieu, ou presque.

 

1948, à l’aube du milieu du XXe siècle, en juillet, donc juste après le milieu de l’année.

 

 

Baby-boomer je suis chargé de tous les péchés du monde pour avoir dit-on profité outrageusement des soi-disant 30 Glorieuses, d’avoir été cigale, d’avoir gaspillé, jeté l’argent par les fenêtres, dilapidé le capital national…

 

De 1948, je n’ai aucun souvenir.

 

1958 Souvenir de mon père, pas très gaulliste, inquiet de la tournure des évènements et de ma mère espérant que le Général fasse la paix en Algérie, c’est une année de crise pour la France. En avril, le gouvernement Félix Gaillard est mis en minorité. C’est le début de la crise politique, et personne ne souhaite devenir Président du Conseil. Le 13 mai, en réaction à cette instabilité politique - et à l'impuissance de la IVe République face à l'insurrection algérienne depuis 1954 - le général Jacques Massu constitue un Comité de salut public à Alger et exige la création en France d’un gouvernement d’exception. Le général de Gaulle accepte deux semaines plus tard de prendre la tête de l'Etat.

 

Sur le plan économique, la situation est également difficile.  Le Plan Pinay-Rueff d'assainissement financier est mis en oeuvre en décembre. Il s'accompagne d'une dévaluation de 17,5 % - la 7e depuis la Libération - et la création du nouveau franc.

 

J’ai 10 ans lorsque la Constitution de La Ve République entre en vigueur le 4 octobre 58.

 

1968, «  J'avais 20 ans en mai 1968 et que, contrairement à Paul Nizan dans Aden Arabie, aujourd'hui je n'écrirai pas « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie » De ce temps je ne suis ni fier, ni repentant, il reste pour moi le moment où la société française, sa jeunesse tout particulièrement, dans l'un de ses spasmes violents dont elle a le secret, explosaient les coutures d'un habit trop étroit. La société de consommation avait besoin qu'on brise les tabous pour prospérer, nous l'avons fait. Que voulez-vous, il faut que jeunesse se passe, et la nôtre fut celle qui osait écrire « nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui. » C'est vrai que nous n'étions guère préoccupés par nos retraites, nous étions des enfants de la Paix et, tout au fond de nous, sous notre couche de connerie verbale, la certitude d'un monde meilleur ne souffrait d'aucun doute. »

 

 

En 1968, nous étions dans la rue mais pas dans les urnes. Pour le vidage peu glorieux du Général, l'apport de la France moisie et revancharde a fait la différence. Pas nous ! Enfin, pour l'élection de Pompidou quelques remarques : avec le pâtissier rondouillard et madré de Jacques Duclos les ex-stal du PCF faisaient leur meilleur score - pauvre Marie-Georges - et surtout étaient à deux doigts d'être au 2ème tour. Dans quelle galère s'était fourré PMF avec Gastounet ? C'est la seule fois où Rocard s'est présenté et je n'ai pas pu voter pour lui - heureusement mémé Marie qui prenait ses consignes de vote auprès de son petit fils préféré l'a fait pour moi. Enfin, l'inconnu Ducatel faisait mieux que Krivine : il vrai que les Troskos n'étaient pas alors branché people, polo noir et belle gueule...

 

1978 mes 30 ans, je m’interroge sur mon avenir : privé ou public, où vais-je travailler ?

 

1988

 

4 mai : libération des 3 otages français enlevés au Liban : Marcel Carton, Marcel Fontaine et Jean-Paul Kauffmann, après 1 138 jours de captivité pour les deux premiers, et 1 077 jours de captivité pour le troisième.

 

5 mai : libération des 22 otages retenus prisonniers sur l’île d'Ouvéa par le FLNKS

 

8 mai : second tour de l'élection présidentielle, François Mitterrand est réélu à la présidence avec 54 % des voix contre 46 % à Jacques Chirac.

 

10 mai : Michel Rocard est nommé premier ministre.

 

Je rejoins dès le lendemain le 78 rue de Varenne en tant Directeur–adjoint du cabinet du Ministre.

 

14 mai : dissolution de l'Assemblée nationale.

 

12 juin : élections législatives : très courte victoire de la gauche et stratégie d'« ouverture ». Le parti socialiste n'a pas la majorité absolue et le gouvernement doit composer avec l'opposition.

 

J’ai 40 ans et je vais vivre les 4 années les plus intenses de ma vie.

 

1998

 

C’est la finale de la Coupe du monde de football qui voit la victoire du pays hôte, la France face au Brésil sur le score de 3 à 0 le 12 juillet 1998 au Stade de France à Saint-Denis devant 80 000 spectateurs.

 

C’est le jour de mon anniversaire : 50 ans.

 

2008

 

La crise de 2008 a débuté avec les difficultés rencontrées par les ménages américains à faible revenu pour rembourser les crédits qui leur avaient été consentis pour l’achat de leur logement.

 

Ces crédits étaient destinés à des emprunteurs qui ne présentaient pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux d’intérêt préférentiels (en anglais « prime rate »), mais seulement à des taux moins préférentiels (« subprime »).

 

L’endettement des ménages américains a pu s’appuyer sur les taux d’intérêt extrêmement bas pratiqués pendant des années par la Banque centrale des États-Unis (la « FED ») à partir de 2001 après la crise boursière sur les valeurs « Internet ». En outre, les crédits étaient rechargeables, c’est-à-dire que régulièrement, on prenait en compte la hausse de la valeur du bien, et on autorisait l’emprunteur à se réendetter du montant de la progression de la valeur de son patrimoine. Cela a soutenu la forte croissance des États-Unis.

 

Les crédits « subprime » ont été gagés par une hypothèque sur le logement acheté, l’idée étant que les prix de l’immobilier aux États-Unis ne pouvaient que grimper. Dans ces conditions, une défaillance de l’emprunteur devait être plus que compensée par la vente du bien hypothéqué.

 

Autre caractéristique, ces crédits ont souvent été accordés avec des taux variables. Plus précisément, les charges financières de remboursement étaient au démarrage très allégées pour attirer l’emprunteur. Elles augmentaient au bout de 2 ou 3 ans et le taux d’emprunt était indexé sur le taux directeur de la FED.

 

Ce qui s’est passé est finalement assez facile à comprendre :

 

La Banque Centrale américaine a progressivement relevé ses taux de 1 % en 2004 à plus de 5 % en 2006 pour tenir compte de l’évolution de l’inflation et de la croissance américaine. Les charges financières des emprunts se sont considérablement alourdies. Un nombre croissant de ménages n’a pu faire face.

 

« Les arbres ne sont pas montés jusqu’au ciel » et les prix de l’immobilier ont fini par se retourner à la baisse dans l’ensemble des États-Unis.Résultat : la valeur des habitations est devenue inférieure à la valeur des crédits qu’elles étaient supposées garantir. L’afflux des défaillances des emprunteurs et des reventes de leurs maisons hypothéquées a accéléré la baisse des prix de l’immobilier. Les pertes se sont donc accumulées également du côté des prêteurs. Des établissements de crédit spécialisés se sont, les premiers, retrouvés en difficulté.

 

A l’été 2007 le taux de non remboursement sur les crédits « subprime » dépassait 15 % contre 5 % en moyenne à la même époque pour l’ensemble des crédits hypothécaires aux Etats-Unis, chiffre lui-même record depuis 1986. Certes les défauts de paiement ne conduisent pas tous à la faillite de l’emprunteur et à la vente du bien hypothéqué. Mais on estimait, fin août 2007, que près d’1 million d’emprunteurs avaient perdu leur logement.

 

Sur la base d’un taux de défaillance de 15 %, l’évaluation initiale du coût financier de la crise des « subprime » était de 160 milliards de dollars. Important certes, mais pas de quoi provoquer une crise financière mondiale.

J’ai 60 ans mais je ne prendrai ma retraite qu’à 67 ans.

 

2018 nous y sommes, premier jour, BONNE ANNÉE à vous tous, sera-ce l’année de mes 70 ans, âge canonique, comme on le dit « Dieu seul le sait… », le sait-il d'ailleurs...

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