Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 06:00
« C’est un scandale ! » « Le Champagne détruit les petits vignerons voisins » David contre Goliath

Quelle découverte, les grands libéraux que sont les champenois ont prospéré pendant des décennies sous un lourd dirigisme, faisant fi du droit européen, né du régime du maréchal Pétain. (1)

 

 J’ai eu l’occasion à deux reprises de pratiquer l’impérialisme champenois : la première fois lorsque ceux-ci ont exigé des pouvoirs publics que la méthode de vinification champenoise leur soit uniquement réservée ; ils ont gagné, les autres, les crémants tout particulièrement et les autres appellations effervescentes, devant inscrire sur leurs étiquettes méthode traditionnelle.

 

La seconde fois ce fut, plus récemment, lorsque je tins la plume de madame Catherine Vautrin, alors députée de la Marne, vice-présidente de l’AN, ex-Ministre de Jacques Chirac, chargée  par Bruno Le Maire de faire des propositions sur un nouveau régime de droits de plantation.

 

Le gouvernement de l’époque s’était fourré dans un beau merdier en ayant voté à Bruxelles, en pleine euphorie libérale, la fin du régime des droits de plantations. La crise aidant revirement de jurisprudence il fallait imaginer un nouveau régime permettant de ne pas perdre la face.

 

Dès notre première entrevue, je signalai à madame Vautrin qu’il n’y avait rien de possible entre un régime de droits de plantation et la liberté de planter. Elle balaya d’un revers de main mon objection. Bon petit soldat j’assistai en silence aux auditions de toutes les organisations professionnelles du vin, soit une tripotée.

 

Et, comme par hasard, les plus attachés aux droits de plantations furent les grands libéraux champenois  épaulés par les gens du Cognac. Sans vouloir être mauvaise langue ça sentait le LVMH.

 

22 septembre 2012

 

Y-a-t-il un substitut au droit de plantation ? La réponse est non ! ICI  

 

29 septembre 2012

 

Le nouveau système de gestion des plantations de vignes dans l’UE : une nouvelle usine à gaz qui ne produira qu’un rideau de fumée ICI 

 

Alors lorsque ce pauvre Patrice Bersac, président du Syndicat des vignerons d’Ile-de-France tempête : « C’est un scandale ! » je compatis.

 

En effet, son syndicat demande pour la troisième année consécutive à pouvoir planter des vignes dans des zones autour de l’appellation Champagne mais le Syndicat général des vignerons de la Champagne ne l’entend pas de cette oreille.

 

Le 20 décembre, jour de l’écriture de cette chronique, le Comité vin de FranceAgriMer doit entériner les projets de limitation de plantations de vignes nouvelles. Les producteurs d’Ile-de-France demandent à pouvoir planter librement comme le droit européen les y autorise des vignes sans indication géographique, notamment dans des communes jouxtant l’aire de Champagne.

 

« Mais, nous savons que ces gens nous méprise, et nous sommes convaincus que le Comité vin de FranceAgriMer ne prendra pas de positions courageuses » commente Patrice Bersac. En clair : les producteurs franciliens s'attendent à ce que FranceAgriMer vote en faveur d'une limitation des plantations autour de la zone champenoise.

 

David contre Goliath

 

C’est pourquoi, son syndicat lance une pétition à l’attention du ministre de l’Agriculture Stéphane Travert. Intitulée « le Champagne détruit les petits vignerons voisins », elle explique comment le Syndicat général des vignerons de Champagne tente d’instaurer un cordon de 25 kilomètres autour de son aire, au sein duquel aucune vigne ne peut être plantée. Le syndicat « veut transformer plus de 500 communes en désert viticole autour du riche champagne »

 

Pas sûr que le père Travert tremble face à la menace.

 

Autre front plus intéressant

 

Parallèlement à cette pétition, le Syndicat des vignerons d’Ile-de-France agit également au niveau européen. Il a en effet envoyé une lettre au Commissaire Hogan pour le sensibiliser à la question et lui demander son aide. Datée du 19 décembre, elle rappelle que « le règlement stipule que l'État membre ne peut restreindre la délivrance d'autorisations de plantation nouvelles que pour deux motifs, notamment « la nécessité d'éviter un risque dûment démontré de dépréciation importante d'une appellation d'origine protégée ou d'une indication géographique protégée donnée ».

La naissance du Comité interprofessionnel du vin de Champagne

 

 «  À Épernay, le 10 juillet 1941, Bousquet assista à l'assemblée générale annuelle du Syndicat général des vignerons présidé par Gaston Poittevin, qui avait été député radical-socialiste de la Marne de 1919 à 1936. Devant les délégués de la Champagne viticole venus de la Marne, de l'Aube et de l'Aisne, le secrétaire général Maurice Doyard annonça la naissance du Comité interprofessionnel du vin de Champagne ( CIVC ), créé par la loi du 12 avril 1941 ( 22 ). Ce comité était appelé, selon lui, à devenir « la représentation de tous les intérêts champenois », et il en expliqua le fonctionnement.

 

   Bousquet parla de la mise en œuvre de la charte du champagne qui devait fixer les droits et les devoirs de tous les éléments de la production et du commerce :

 

   Il ne faut pas que la nouvelle organisation de la viticulture soit la revanche de quelques hommes sur d'autres hommes, un retour à des erreurs ou des égoïsmes passés [...]

 

   Aucune opposition fondamentale ne peut dresser le travail contre le commerce et vice-versa.

 

   À l'issue de cette assemblée générale, Otto Klaebisch et son adjoint Muller firent leur entrée dans la salle et participèrent aux libations d'usage ( 23 ).

 

   Le CIVC, qui remplaçait l'éphémère Bureau national de répartition du vin de Champagne, était organisé selon une structure pyramidale. Au sommet était placé un commissaire du gouvernement désigné par le ministre secrétaire d'État à l'Agriculture et qui fut, de 1941 à 1945, le directeur des contributions indirectes de la Marne, Charles Théron. Il assistait à toutes les délibérations et pouvait, selon les directives qu'il recevait, ou bien donner son accord immédiat aux propositions qui lui étaient soumises, ou bien les soumettre à l'avis du ministre. Il était assisté d'un délégué du vignoble qui fut de 1941 à 1944 Maurice Doyard, et d'un délégué du négoce, Robert de Vogüé, directeur de Moët et Chandon, remplacé en 1944 par René Chayoux.

 

   En dessous, le Bureau exécutif comprenait trois négociants et trois récoltants, et le Comité consultatif était composé de dix récoltants, dix négociants, un courtier, trois représentants des industries annexes, deux représentants du personnel viticole, deux représentants des cavistes et un représentant du Comité national des appellations contrôlées.

 

   Tous les membres du CIVC furent choisis par le ministre secrétaire d'État à l'Agriculture dans les organisations professionnelles ou syndicales existantes dont les instances firent des propositions. Le préfet de la Marne, René Bousquet, fut chargé de transmettre ces propositions et de donner son avis personnel.

 

   Les compétences du CIVC, définies dans la loi du 12 avril 1941, étaient larges, et correspondaient assez bien à ce que revendiquaient les représentants des vignerons et des négociants qui siégeaient depuis 1935 dans la Commission de la Champagne délimitée, et dont étaient issus la plupart des responsables professionnels nommés à la tête du CIVC.

 

   Ainsi, le CIVC qui aujourd'hui encore joue un rôle important dans l'économie champenoise, est né curieusement de la rencontre entre la situation créée par l'importance des prélèvements allemands, le souci des professionnels de répondre à cette demande tout en préservant les intérêts champenois, leur volonté de faire aboutir une réorganisation de la profession qu'ils réclamaient depuis longtemps avec insistance, les projets corporatistes et dirigistes des technocrates de Vichy, et enfin la bonne connaissance de ce dossier qu'avait acquise René Bousquet, lors de son passage au ministère de l'Agriculture aux côtés du ministre Cathala avant la guerre.

 

   En 1991 dans le Bulletin d'information du CIVC, un article non signé intitulé " Le cinquantenaire du CIVC ", récusait le parrainage du régime de Vichy, faisait totalement l'impasse sur celui du préfet Bousquet, et présentait la loi du 12 avril 1941 comme un simple « texte législatif de reconnaissance » habilement imposé par les Champenois « contre la volonté de l'autorité publique » en profitant des « défaillances de l'appareil administratif ». Selon cet article, l'idée interprofessionnelle serait née à la fin des années 1930, dans les travaux d'économistes « soucieux de trouver une troisième voie entre un capitalisme défaillant et un socialisme inquiétant » ; les fondateurs du CIVC « ne revendiquaient aucune doctrine » et se seraient simplement efforcés de faire preuve de « pragmatisme », et de renouer avec le « solidarisme » que prônait Léon Bourgeois sénateur radical de la Marne avant la Première Guerre mondiale ( 24 ).

 

   Hervé Malherbe considère au contraire qu'on retrouve bien dans la structure du CIVC et dans son mode de fonctionnement, « les critères idéologiques de l'État français basés sur la corporation, qui méconnaît la démocratie de base ». En même temps, il récuse toute parenté entre le CIVC qui, malgré son nom, correspondait bien à une Corporation du Champagne, et l'organisation interprofessionnelle que les socialistes marnais, avec leur député Henri Martin, appelaient de leurs vœux à la veille de la Seconde Guerre mondiale ( 25 ).»

 

 

Le vin de Champagne à l'épreuve de l'occupation allemande 1940-1944

ICI http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/memoire_2gm/champagne_occupation.htm#civc

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 06:00
J’en appelle au ban et à l’arrière-ban des goûteurs gaulois Jacques Dupont en tête : existe-t-il un goût du champagne ?

Dans un arrêt du mercredi 20 décembre 2017, la Cour de justice de l'UE (CJUE) considère que la vente par le hard-discounteur allemand Aldi Süd d'un « Champagner Sorbet » ne « tire pas indûment profit (et n'exploite donc pas illicitement la réputation) de l'AOP Champagne si le produit en cause a, comme caractéristique essentielle, un goût généré principalement par le champagne. »

 

Comme vous vous en doutez la plainte avait été déposée en Allemagne par le sourcilleux Comité interprofessionnel du Vin de Champagne (CIVC) contre Aldi et son sorbet au champagne, proposé à la vente à partir de fin 2012 et qui contient 12% de champagne. Le CIVC assurait que la dénomination viole l'appellation d'origine protégée Champagne.

 

Saisie en dernier recours, la Cour fédérale de justice allemande a demandé son avis à la CJUE. « Il incombe à la juridiction nationale d'apprécier » si le sorbet a suffisamment un goût de champagne, a précisé la CJUE, ajoutant que « la quantité de champagne contenue dans le sorbet constitue un critère important, mais non suffisant ».

 

Après ça on est guère avancer et ma question est tout à fait pertinente car est-ce qu’un "extra-brut", un "brut nature", un "brut", un "extra-dry", un "sec", un "demi-sec", ou un "doux" ont le même goût ?

 

En effet, la "liqueur d’expédition" ou "liqueur de dosage" mélange de sucre de canne très pur et de vins de réserve, diffère :

 

extra-brut : entre 0 et 6 g/l de sucre

brut nature : moins de 3 g/l

brut : moins de 12 g/l

extra dry : de 12 à 17 g/l

sec (ou dry) : de 17 à 32 g/l

demi-sec : de 32 à 50 g/l

doux : plus de 50 g/l

 

Enfin, certains vins ne font l’objet d’aucun dosage complémentaire. Le vide dû au dégorgement est alors complété par l’ajout d’un vin identique à celui contenu dans la bouteille. Ces vins sont dits totalement bruts et portent plusieurs noms : brut 100 %, brut 0, brut intégral, brut sauvage, ultra brut, etc.

 

Rajouter à ça les différentes variétés de champagne

 

Il existe divers types de champagne. Ils sont présentés ci-après, étant entendu que plusieurs particularités peuvent se cumuler dans un même champagne, comme par exemple dans un crémant blanc de blancs 1973.

 

Voir ICI 

 

Il va donc falloir éclairer la lanterne des juges allemands qui ne sont pas forcément des experts en dégustation de champagne même si le champagne a toujours été apprécié par eux. Hermann Göring qui l’aimait, avait nommé des « weinführer », le corps des marchands de vins en uniforme allemand, pour « négocier » les ventes de vins avec les Français occupés. La délimitation de la zone occupée suit la carte des meilleurs vignobles. Otto Klaebisch, qui a travaillé pour une grande maison, est désigné pour la Champagne.

 

 

Alors sieur Saverot, au-lieu de pomper des dépêches AFP vous feriez mieux de convoquer le ban et l’arrière-ban des goûteurs gaulois Jacques Dupont en tête, suivi de vos ennemis héréditaires B&D qui ont décidé de ne pas se pacser avec le Figaro de Dassault, même le JM Deiss qui vous la fera géo-sensoriel, votre ex Antoine Gerbelle, la célèbre caviste belge, l’ex miss Gouglou et pourquoi pas quelques vignerons champenois qui ont donné des coups de pieds dans la fourmilière, pour aider l’impérial CIVC à triompher de l’Aldi des caddies…

 

 

 

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 06:00
On peut « rêver de devenir cuisinier, on ne rêve pas d’être banquier d’affaires » Jean-Claude Ribaut estime que Macron intrigue.

Suis ainsi, tout vieux con que je suis, qui ne boit que des vins barrés, genre de ceux que promeut mon amie Fleur Godart, qui font chier les dégustateurs patentés, mais je n’en ai rien à branler, comme le dirais « Dédé la science » vendeur de poudre de perlimpinpin, qui n'est qu'un pilier du bar de Giovanni Passerini le mercredi à déjeuner, je suis orphelin des chroniques de Jean-Claude Ribaut, illustrées par le déjanté Desclozeaux, dans le Monde, le journal bien sûr.

 

Elles avaient de la gueule, une belle plume trempée dans une culture allant bien au-delà des pia-pia de ceux, dont on me dit qu’ils ont pris la relève, des affligeants qu’ils sont, barbotant dans le mélange des genres et même les conflits d’intérêt.

 

Comme arrive la trêve des confiseurs alors je retiens les mots crus que j’ai envie de balancer sur l’indigence de cette engeance.

 

Plus important, après tout comme le disait à propos de Chaban, Françoise Giroud, « on ne tire pas  sur une ambulance », notre Jean-Claude, plume alerte, s’intéresse au cas Macron, sujet sur lequel nos grands chroniqueurs de tout poil se sont cassés les dents, ils continuent d’ailleurs.

 

La chronique de Jean-Claude Ribaut Macron, président gastronomique est ICI

 

En amuse-bouche 1 extrait

 

Gastronomie en trompe l’œil à l’Elysée

 

Le Général de Gaulle aimait la soupe. Il en prenait même avant de se coucher. A l’un de ses familiers qui avait passé son tour, il envoya : « Vous avez tort Guichard, la soupe est un plat national ! Valéry Giscard d’Estaing fréquentait les tables étoilées. Peu après son élection, il se rendit chez Gérard Vié à Versailles. Le menu fut rendu public par l’AFP le soir même. «Cette visite  m’a assuré dix ans de clientèle » a reconnu le chef, l’excellent Gérard Vié, qui a raccroché son tablier après 37 ans de métier au Trianon Palace, poussé vers la sortie par Gordon Ramsay. Lequel fut aussitôt gratifié de deux étoiles Michelin par son ami Jean-Luc Naret,. « Passe moi la rhubarbe… »

 

Giscard, dans le même ordre d’idée, avait remis à Paul Bocuse les insignes de chevalier de la Légion d’honneur, lequel, en retour lui « passa le Séné », en l’occurrence la fameuse soupe de truffes VGE, avant d’être nommé conseiller de Jacques Médecin, ministre du Tourisme de l’époque, qui eut le rare privilège, par la suite, de goûter – tourisme un peu spécial– la pitance carcérale.

 

François Mitterrand écumait les restaurants de poisson, notamment Le Dodin Bouffant puis Le Duc, et La Cagouille, où son repas, le samedi midi, se limitait dans les années 1990 à quelques huîtres suivies de céteaux (petites soles) poêlés. « Il a désacralisé la fonction présidentielle en fréquentant les bistrots », notait à l’époque, Gérard Allemandou, le jovial patron de cet établissement.

 

A l’automne, François Mitterrand aimait les interdits (bécasses et ortolans) dégustés à Urt, dans une auberge au bord de l’Adour. Mais il eut aussi une cuisinière cachée, à l’Elysée, pendant deux années de son second mandat, Danièle Delpeuch, à qui il demanda – un 10 mai jour anniversaire de son élection– de préparer la chaudrée charentaise « comme la faisait sa grand-mère »

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 06:00
J’aime le vol au vent à la financière car en même temps ça excite les insoumis et ravit mon amie Isabelle Spiri.

Les vol-au-vent sont des bouchées à la reine de grande taille.

 

Créés par le cuisinier-auteur Marie-Antoine Carême (1784-1833), ce sont des cylindres de pâte feuilletée légère (d'où le nom), servis chauds, garnis de poisson, de quenelles, de ris de veau, le tout lié par une sauce à la crème.

 

Si vous ne vous sentez pas en capacité de d’en faire un de vos petites mains, et si vous êtes parisiens, vous allez chez le charcutier vedette Gilles Vérot 3, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris (VIe), 01-45-48-83-32.

 

Il propose un vol-au-vent à la financière: ris de veau, cervelles d'agneau, crêtes de coq, petites quenelles de volailles, lamelles de truffe sur commande uniquement).

 

C’est Guillaume Nicolas-Brion qui va être content, il est dingo de Vérot.  

 

C’est tout près de chez moi mais moi j’ai décidé de me lancer dans le Vol au vent à la financière pour les raisons indiquées dans le titre.

 

Comme je n’ai pas la main pâtissière, pour le réceptacle en pâte feuilletée je passe commande à Mario Goettle tenancière et excellente pâtissière du café Mirabelle 16 Rue la Vacquerie, 75011 Paris.

 

Pour la garniture

 

1 ris de veau

12 quenelles de volaille

2 tasses de vin

2 cervelles

100 g de rognons de veau

100 g de lard gras

100 g de beurre

50 g de crêtes de coqs

25 g de pelures de truffes

Sel

Pain

2 cuillerées à soupe de farine de blé

1 jaune d’œuf

 

Recette

 

1. Je fais dégorger le ris de veau 12 heures dans de l'eau froide.

 

2. J’enlève les parties dures du ris de veau puis je le plonge 5 minutes dans de l'eau en ébullition. Je l’égoutte et je le coupe en dés, ainsi que le rognon et les cervelles.

 

Je préchauffe mon four (thermostat 7).

 

3. Je prépare la garniture : dans une cocotte je fais fondre le lard à feu doux. J’ajoute 40 grammes de beurre, puis le ris de veau, le rognon, la cervelle, les crêtes de coq, les quenelles, les truffes escalopées. Je sale et poivre. Fait revenir une dizaine de minutes et je réserve dans un plat.

 

4. Dans la même cocotte, je fais fondre le reste du beurre, j’ajoute la farine, je tourne vivement, puis je mouille avec le bouillon froid et le vin de Madère. Je laisse épaissir, puis j’ajoute la garniture. Hors du feu, j’incorpore le jaune d'œuf.

 

Je place la garniture dans un bain-marie.

 

Je réchauffe mon réceptacle dans mon four.

 

Je le remplis de la garniture et je sers.

 

Et je bois quoi avec mon Vol au vent à la financière ?

 

Isabelle Spiri dit « Un Meursault de Fanny Sabre bien sûr ! »

 

 

 

 

Moi je penche, après consultation, pour un Marsannay 2014 Chardonnay de Sylvain Pataille

 

 

Comme je joue cartes sur table, je n’ai pas mis mes mains dans le Vol au Vent car il va me falloir trouver des convives qui apprécient les abats qui sont dedans.

 

Crêtes de coq

 

 

Préparation de la recette

 

ICI 

 

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 06:00
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga, Il a une drôle de tête ce type-là… la réponse n’est pas celle que vous croyez

Qui connaît encore Pierre Vassiliu, qui écoute encore sa chanson culte ?

 

Pas grand monde en dehors des vieux cons de mon espèce, elle est revenue dans ma tête lorsque je suis tombé, en feuilletant TINTIN À la rencontre des peuples du monde dans l’œuvre de Hergé aux éditions moulinsart, sur la photo que j’ai placée à la Une de cette chronique ?

 

 

Qui c’est celui-là ?

 

La  réponse d’un vrai tintinophile c’est dans le Lotus Bleu, Tintin déguisé en général de l’armée japonaise, Milou faisant office de bedaine-postiche.

 

Mais pour moi, qui ai l’esprit mal tourné, ça me fait penser à quelqu’un d’autre, un accro des réseaux sociaux qui exècre les parigots, les bobos et les vins plein de défauts...

 

Qui, me direz-vous ?

 

Ça, comptez dessus et buvez de l’eau (1), je ne vous le dirai pas.

 

Trouvez-le tout seul !

 

Le problème c’est, qu’en dépit de son omniprésence sur Face de Bouc et Twitter, peu d’entre vous le connaissent en chair et en os, plutôt en chair d’ailleurs.

 

Vous pouvez jouer à donner des noms, via les commentaires qui ne sont publiés que lorsque  j’ai vérifié qu’ils ne mettent pas en cause ma responsabilité.

 

Origine

 

À l'origine, à la fin du XVIIIe siècle, l'expression est simplement « compte là-dessus ».

 

Bien sûr, il s'agit d'une formule ironique puisque sa signification est à l'opposé de ce qu'elle peut laisser croire, comme quand on dit à un ami à qui on promet de rendre un service « tu peux compter sur moi ».

 

L'ajout « et bois de l'eau », parfois complété par l'adjectif « fraîche » (peut-être par mélange avec « vivre d'amour et d'eau fraîche »), est attesté en 1823 chez Paul-Émile Debraux dans « Voyage à Sainte-Pélagie ».

 

Certains l'analysent comme une formule sacrificielle où il faut comprendre : tu peux toujours te sacrifier en allant jusqu'à ne boire que de l'eau (au lieu d'un excellent vin), n'espère quand même pas obtenir quoi que ce soit.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 06:00
Chamath Palihapitiya ex-chargé de la croissance de Face de Bouc défend à ses enfants de toucher à « cette merde » paroles d'alcoolique repenti…

D'après lui, les réseaux sociaux « sapent les fondamentaux du comportement des gens ». « Je pense que nous avons créé des outils qui déchirent le tissu social », juge-t-il aujourd'hui, en faisant part de « son immense culpabilité »

 

Ce revirement n'est pas un cas isolé. « Dieu seul sait ce qu'ils font aux cerveaux de nos enfants », s'était déjà alarmé l'ancien président de Facebook, Sean Parker.

 

Le créateur du bouton « J'aime » de Facebook, Justin Rosenstein, a décidé de bouder les réseaux sociaux Reddit et Snapchat.

 

« Il est révélateur que beaucoup de ces jeunes experts n'utilisent plus leurs propres produits, soulignait alors le quotidien britannique, en envoyant leurs enfants dans les écoles élites de la Silicon Valley où les iPhones, les iPads et même les ordinateurs portables sont interdits. »

 

Ma pomme, blogueur précoce, chalute sur le Net depuis presque 14 ans, a vu de ses yeux vu les tuyaux du Net, avec l’irruption de Face de Bouc et de Twitter, se remplir de merde, devenir l’expression de la lie de nos sociétés.

 

Pas que, bien sûr, ce ne sont pas les tuyaux qui sont responsables des Fake News ou des torrents de boue, même si leur politique de lutte contre ces phénomènes n’est pas toujours à la hauteur.

 

C’est dans le même ordre d’idées que les jérémiades sur la propreté des rues de Paris : les déchets qui la jonchent ne tombent pas du ciel, les usagers en sont responsables.

 

Ma politique d’usage sur Face de Bouc et Twitter, où mes chroniques sont automatiquement postées par mon hébergeur, est simple : je me refuse à commenter et si, ça déborde trop, je vire le fouteur de merde.

 

Ma page de Face de Bouc est pour moi un lieu où je poste des articles de presse qui m’apparaissent intéressants, depuis le massacre de Charlie Hebdo des caricatures de presse, j’ai eu aussi ma période citations fausses très appréciée par mes amis.

 

Dans le fil journalier, pendant que je rédige mes chroniques, je m’arrête parfois, tel un profiler, sur le profil psychologique de certains, surtout ceux que je connais bien.

 

Face de Bouc leur permet de ripoliner leur CV, de faire oublier ce qu’ils étaient dans une vie intérieure, de se lover dans la tendance, de devenir un ardent féministe alors que par le passé au nom de la paillardise on brocardait les pisses-froid, de flatter les gogos… Bref, de dorer la pilule.

 

Certains  de mes « amis » me disent : pourquoi estimes-tu qu’untel est infréquentable ?

 

Je réponds invariablement, « je sais » et lui aussi « sais que je sais », je n’ai pas vocation à la délation.

 

Ça les fait chier, alors ils bavent sur moi mais je m’en fous « les chiens aboient la caravane passe. »

 

 

Cédric Villani, député LREM de l'Essonne, et Dominique Cardon, sociologue, étaient les invités de Léa Salamé sur France Inter vendredi dernier.

 

Mathématicien et député LREM, Cédric Villani a été chargé par le gouvernement d'une mission sur l'intelligence artificielle. Sociologue, spécialiste de l'usage d'Internet, Dominique Cardon est l'auteur de La démocratie internet aux éditions du Seuil. Ils répondent aux questions de Léa Salamé sur l'impact des réseaux sociaux sur nos sociétés, la taxation des GAFA et le rôle de l'intelligence artificielle dans la vie publique et économique.

 

« Toutes les technologies puissantes ont leurs bénéfices et leurs maléfices », explique le mathématicien, également député de l’Essonne, qui rappelle la perte de repères face aux espoirs qu'Internet nourrissait à ses débuts.

 

Dominique Cardon, sur l'ex-cadre Facebook qui a émis des critiques publics contre le réseau social : « C'est un peu des paroles d'alcoolique repenti », estime le sociologue : « Les réseaux sociaux ont apporté à nos sociétés quelque chose de majeur, de central (...) Ces discours sont une crise d'adolescence de la 'routinisation', de l'utilisation quotidienne, de ces outils dans nos vie.

 

On est tous entré dans un monde assez nouveau, il faut qu'on apprenne à mieux interpréter ces signaux.

 

Le marché publicitaire a détruit l'expérience Facebook (...) Nous devons nous demander : sommes-nous à la hauteur de nos usages, ou est-ce que nous cliquons bêtement sur n'importe quel truc qui passe ?

 

« C'est à nous de nous prendre en main, trouver nos propres règles, nos propres valeurs » renchérit Cédric Villani. « Adhérer à l'économie numérique oui, mais en conscience de nos propres valeurs »   

 

Sur l'abrogation de la neutralité numérique

 

« Oui, c'est grave » explique Dominique Cardon, « on est en train de donner à quelques acteurs économiques la possibilité d'utiliser l'infrastructure commune à leur profits »

 

Dominique Cardon prône la pédagogie et même l'auto-apprentissage : « C'est toujours plus efficace de responsabiliser que d'interdire franchement » puisqu'à « 13 ans, les réseaux sociaux jouent un rôle majeur de sociabilisation »

 

Il faut obliger les plateformes à nous fournir plus d'outils pour les maîtriser

 

Protéger la vie privée sur Internet

 

Une responsabilisation des utilisateurs aussi prônée par Cédric Villani : « La question commence à se poser sur l'utilisation des données personnelles par Google. Personnellement, je vais sur Qwant », explique le mathématicien, pour qui ce moteur de recherche respecte davantage la vie privée.

 

Écouter ICI 

 

 

L'appel du 2 novembre contre les réseaux sociaux : Frédéric Beigbeder

 

Françaises, Français, Facebookiennes, Facebookiens, Instagrameuses, Instagrameurs, Twitteuses et Twitteurs, le moment est venu de quitter tous ces réseaux asociaux pour revenir à la vraie vie.

 

J’ai fait l’expérience pour vous. Il y a un mois, Facebook a censuré une jolie photo de Mireille Darc aux seins nus que j’avais postée en son hommage. J’ai alors supprimé ma page Facebook. Si je vous parle de ce non-événement, ce n’est pas pour me glorifier d'un acte qui ne demande aucun courage, mais pour vous décrire ce qui se passe quand, comme moi, on arrête d’être sur les réseaux sociaux : RIEN.

 

Il ne se passe rien.

 

Facebook est une addiction dont le sevrage ne provoque aucun manque. Normalement si l’on vous coupe l’électricité, le téléphone ou France Inter, vous ressentez un changement dans votre vie mais pas avec Facebook : le fait de ne plus pouvoir envoyer des phrases, des photos ou des vidéos à des amis virtuels, le fait de ne plus pouvoir lire leurs injures ou leurs compliments, n’a rien changé à ma vie. Tout cela c’était du vent, du vide qui me faisait perdre mon temps et stimulait une mauvaise partie de moi : ma quête de likes impossible à rassasier.

 

Que sont les réseaux sociaux en vérité ? Prenons les un par un.

 

Facebook au départ c’est un annuaire d’université. Ce sont des curriculum vitae avec votre photo, vos hobbies, vos musiques préférées, votre situation amoureuse c’est compliqué, que vous envoyez sur la toile comme des bouteilles à la mer. Quand vous allez sur Facebook, c’est comme si vous adressiez votre CV à des DRH pour être embauché dans une entreprise qui n’existe pas.

 

Instagram c’est autre chose. Je me souviens, quand j’étais enfant, certains amis de mes parents, revenant de voyage, organisaient régulièrement des soirées diapositives où il nous projetaient leurs photos de vacances sur un écran. C’était long, c’était chiant, le seul intérêt de ces soirées diapo était les apéricubes dans un bol sur la table basse. Instagram c’est une soirée diapo sans apéricubes et qui ne s’arrêterait jamais, une soirée diapos 24 h sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.

 

Quant à Twitter, tous ceux qui ont déjà pris un taxi parisien ont eu à subir parfois les commentaires passionnants du chauffeur sur l’actualité politique, du genre « Macron s’en fout plein les fouilles, la France est gouvernée par la banque Rothschild, tout ça c’est le complot judéomaçonnique ! » Twitter, c’est ça : un média qui transforme tout le monde en chauffeur de taxi exprimant rageusement sa fake news sur l’actu, ou, ces derniers temps, en délateur assumé.

 

L’usage embarrassant qu’en fait le président des Etats-Unis aurait déjà dû conduire à un boycott massif de ce réseau social inepte qui prétend qu’on peut articuler une pensée en moins de 140 signes. Les social networks ont été inventé il y a exactement dix ans ; on commence donc à avoir un peu de recul. Si parfois, exceptionnellement, ils nous ont permis de revoir des camarades de lycée ou de correspondre avec des gens à l’autre bout de la planète, ils ont surtout été un déversoir de tout ce qu’il y a de pire en nous, notre narcissisme, notre haine et notre bêtise à base de vidéo de chatons ou de décapitations. Ils nous ont rendu plus seuls, plus frustrés, plus stupides et plus malheureux. Ils ont permis à quelques nerds de devenir milliardaires en vendant des publicités ciblées par l’espionnage de notre vie privée.

 

Hier le Canard Enchaîné, qui n’a pas de page Facebook, rappelait que Facebook abrite ses sociétés dans le Delaware et en Irlande afin, je cite, de « payer des clopinettes aux impôts ».

 

Quand, un jour prochain, tout le monde éteindra les réseaux dits sociaux, l’humanité redeviendra peut-être…sociale. Je rêve du jour où Facebook ne sera plus qu’un gadget passé de mode, l’équivalent numérique du scoubidou.

 

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 07:00
Du système Law qui transformait l’or en papier au bitcoin de Satoshi Nakamoto changeant le papier en crypto-monnaie, chronique d’1 faillite annoncée…

Pas si sûr, même si cette révolution technologique, nouvelle forme d’or, a tout l’aspect d’une bulle financière ou fleure bon l’escroquerie.

 

Le bitcoin, phénomène technico-financier de l’année, peut-être tout ceci, ou rien de tout cela, tout dépend de qui le définit.

 

Le système de Law

 

À la mort de Louis XIV, en 1715, les caisses de l'Etat sont vides. Un écossais, John Law, propose la création d'une banque qui émettra du papier-monnaie contre de l'or et prêtera à l'Etat le métal récolté. La solution séduit le Régent qui autorise en 1716 l'ouverture de la Banque générale qui deviendra Banque Royale en 1718.

 

L'opération démarre bien, mais la banque est fragile puisque, ayant prêté son or à l'Etat, elle est dans l'incapacité de faire face à d'éventuelles demandes de reconversion de ses billets.

 

Pour poursuivre ses activités, Law met en place un système ingénieux.

 

En 1717, il fonde la Compagnie d'Occident qui obtient le monopole du commerce avec la Louisiane. En 1719, il y réunit d'autres sociétés de commerce pour créer la Compagnie perpétuelle des Indes. Les actions de sa compagnie peuvent être souscrites par apports de rentes sur l'Etat ou par paiement comptant et la banque accepte de prêter des billets à cette fin.

 

L'opération est bien menée et les spéculateurs s'y laissent prendre. Le cours des actions de la Compagnie s'envole. La cadence d'émission des billets s'accélère. Mais la réalité des mines d'or du Mississipi et plus généralement la solidité de l'entreprise sont bientôt mises en doute.

 

La spéculation se retourne. Law qui a réuni la Banque à la Compagnie et est devenu, au début de l'année 1720, contrôleur général des Finances a beau faire, en mai 1720 l'expérience prend fin. C'est la banqueroute.

 

Source : Université de Poitiers.

 

 

Revenons aux fameux bitcoins en confiant le soin à un Suisse, Sébastien Ruche, du journal Le Temps de nous faire Le bitcoin pour les nuls

 

Bon, le bitcoin, c’est quoi exactement ?

 

Une monnaie virtuelle créée sur la base d’un document de travail publié en 2008 et dans l’indifférence générale par Satoshi Nakamoto, un pseudonyme derrière lequel se cachent un ou des individus jamais identifiés jusque-là. Le bitcoin repose sur un réseau décentralisé d’ordinateurs qui vérifient les transactions entre deux parties, comme le feraient une banque ou une autorité centrale. Chaque nouvelle opération s’ajoute dans un registre infalsifiable, la blockchain. Détenir du bitcoin revient à posséder une clé secrète prouvant à tout utilisateur du réseau qu’on détient ce bitcoin.

 

Le nombre total de bitcoins qui sera mis en circulation est limité à 21 millions d’unités, dont 17 millions ont déjà été créés. Le cours de cette cryptomonnaie non régulée a explosé de 1700% cette année, jusqu’à approcher 19 000 dollars le 7 décembre. De nombreux observateurs pensent qu’il s’agit d’une bulle. Contrairement aux monnaies traditionnelles ou à d’autres actifs financiers, il est impossible de déterminer la valeur intrinsèque du bitcoin.

 

Mais peut-on devenir milliardaire en bitcoins?

 

Absolument mais, pour le moment, mieux vaut mesurer 1,96 mètre, peser 100 kg et affirmer s’être fait voler l’idée de Facebook par Mark Zuckerberg. Ce sont les caractéristiques des premiers milliardaires officiels en bitcoins, les jumeaux Winklevoss. Après avoir reçu 65 millions de dollars pour régler leur contentieux autour de la paternité du réseau social, ils ont acheté en 2013 pour 11 millions de dollars de bitcoins, alors que la cryptomonnaie était encore peu connue et encore moins valorisée. Quelque 4 ans plus tard, le pactole de ces visionnaires se compte en milliards grâce à l’envolée du bitcoin.

 

Cette réussite fait rêver les acheteurs actuels de bitcoins, qui sont essentiellement mus par le syndrome FOMO – pour «Fear of missing out», une forme d’anxiété sociale qui fait que quelqu’un s’inquiète démesurément du risque de rater une opportunité. Dernier détail: les Winklevoss viennent de prédire que le cours du bitcoin allait encore être multiplié par dix ou vingt. D’autres, dont de nombreux banquiers, estiment qu’il n’a aucune valeur.

 

Qui détient des bitcoins ?

 

Il est estimé qu’environ 40% des bitcoins en circulation sont détenus par un millier d’utilisateurs, selon plusieurs experts interrogés par l’agence Bloomberg. On les appelle des «baleines», l’appellation utilisée dans les milieux financiers pour décrire des investisseurs dominateurs sur un marché. Il est probable que ces crypto-cétacés se connaissent et communiquent entre eux, afin d’influencer le cours du bitcoin grâce à des opérations concertées. Ce ne serait pas illégal, puisque le bitcoin n’est pas une action ou une obligation, qui sont, elles, soumises à des restrictions.

 

Concernant le grand public, il a été beaucoup écrit que Monsieur et Madame Tout-le-monde s’étaient mis au bitcoin lorsque son cours a dépassé 10 000 dollars, le 28 novembre dernier. On peut en douter fortement. La Suède est l’un des pays les plus familiarisés avec cette devise. Il est possible d’y investir facilement dans le bitcoin. Quelque 30 000 Suédois l’auraient adopté, c’est 50 fois plus qu’il y a un an. Mais ces précurseurs ne représentent toujours qu’environ 0,3% de la population. Un test simple: combien de personnes de votre entourage possèdent des bitcoins?

 

Certes, mais comment obtient-on des bitcoins?

 

Il existe deux méthodes. La plus simple: échanger des monnaies traditionnelles contre des bitcoins (ou des fractions de bitcoin) sur une plateforme d’échange comme Bitfinex ou, en Suisse, Bity. La plus complexe: «miner» des bitcoins, c’est-à-dire en produire avec un ordinateur. Ou plutôt avec des batteries d’ordinateurs dont la puissance de calcul est mise en commun afin d’assurer les transactions et de résoudre des problèmes mathématiques extrêmement complexes. En échange de leur contribution, les «mineurs» sont payés en bitcoins.

 

La complexité des calculs explique qu’une transaction en bitcoins consomme autant d’énergie qu’un ménage américain pendant une semaine et que l’ensemble du réseau du bitcoin émet autant de dioxyde de carbone que l’Equateur. A terme, il est estimé que ce réseau consommera autant d’énergie que le Japon.

 

La suite ICI  

La fin du système vue par un contemporain (extrait du Journal de Barbier, 1720)

 

« Hier mercredi, 17 juillet, la rue Vivienne fut remplie de quinze mille hommes, dès trois heures du matin. La foule fut si considérable qu'il y eut seize personnes d'étouffées avant cinq heures. Cela fit retirer le peuple. On en porta cinq au long de la rue Vivienne ; mais à six heures on en porta trois à la porte du Palais-Royal. Tout le peuple suivait en fureur ; ils voulurent entrer dans le palais, qu'on ferma de tous les côtés. On leur dit que le Régent était à Bagnolet, qui est une maison de campagne de Mme la Régente ; le peuple répondit que ce n'était pas vrai, qu'il n'y avait qu'à mettre le feu aux quatre coins et qu'on le trouverait bientôt. C'était un tapage affreux par tout ce quartier-là. Une bande porta un corps mort au Louvre. Le maréchal Villeroi leur fit donner cent livres. Une autre bande se jeta du côté de la maison de M. Law, et ils cassèrent toutes les vitres ; on fit entrer des Suisses pour la garder. Pendant ce temps, M. le Régent avait peur ; on n'osa pas faire paraître de troupes ; Rocheplatte, un de ses officiers de garde, avait fait entrer cinquante soldats. Quand ils eurent pris leurs mesures en dedans, à neuf heures, ils ouvrirent leurs portes, et en un moment les cours furent pleines de quatre à cinq mille personnes. M. Le Blanc, secrétaire d'Etat de la guerre, y vint avec une garde de gens déguisés. M. le duc de Tresmes, gouverneur de Paris, y entra ; tout le peuple entoura son carrosse ; il jeta de l'argent, même de l'or ; et il eut ses manchettes déchirées. M.Law y vint aussi dans son carrosse, dans la grande cour.

 

Quand son cocher vit cette populace, il commença à dire qu'il faudrait faire pendre quelqu'un de ces Parisiens. Cette insolence anima le peuple ; on ne lui fit pourtant rien dans le palais, mais il sortit seul avec le carrosse. Une femme tenant la bride de ses chevaux lui dit : " S'il y avait quatre femmes comme moi, tu serais déchiré dans le moment. " Elle avait perdu son mari. Il descendit, et lui dit : " Vous êtes des canailles ! " Le peuple le suivit, brisa le carrosse, et maltraita si fort le cocher... qu'il mourra, dit-on, aujourd'hui... Il ne s'en est guère fallu qu'il n'y ait une sédition entière... On a enterré des gens morts et cela s'est apaisé. Law voulait sortir, mais on l'en empêcha. Il est demeuré dans le Palais-Royal pendant huit jours sans sortir. Le Régent s'habillait pendant ce fracas ; il était blanc comme sa cravate, et ne savait ce qu'il demandait... Depuis ce jour-là, la banque n'a point été ouverte, et l'on ne paye nulle part, en sorte que l'on se passe d'argent à grand peine. Et pourtant on est si accoutumé au luxe et au plaisir... que malgré la misère générale où on est (puisque dans les meilleures maisons, il n'y a pas un sol, et que la circulation des choses nécessaires à la vie et à l'entretien, se fait par crédit, tout le monde crie et se plaint), cependant je n'ai jamais vu un spectacle plus rempli et plus superbe qu'hier, mercredi 20 novembre, à l'Opéra... Il est impossible que le Régent, en voyant tout cela, se repente, ni soit touché de tous les maux qu'il fait. » 

 

Mais puisqu’on vous répète que le bitcoin est le mal incarné !

 

Pourquoi est-ce que les gens s'obstinent à acheter du bitcoin aujourd'hui ? On leur a pourtant bien expliqué que c'était une monnaie diabolique !

 

Les gens sont têtus ! Malgré les efforts renouvelés des politiciens pour bien « expliquer » la situation, malgré la montée au créneau d’économistes chevronnés, estampillés crédibles par l’establishment jusqu’au point de recevoir un prix Nobel, qui ont pourtant largement détaillé pourquoi le Bitcoin était une hérésie abominable, la foule s’entête.

 

Elle continue, malgré tout ça, à acheter du bitcoin, à déplacer une part de plus en plus importante de ses avoirs vers les cryptomonnaies qui de leur côté, continuent de se renchérir à mesure que les jours passent

 

Pourtant et quasiment dès le départ, nombreux étaient ceux qui avaient bien senti que ces bricolages informatiques bizarres ne pouvaient rien valoir de bon, qu’ils n’étaient que le résultat d’une énième tentative de subversion des États démocratiques et respectueux de tous et de chacun, et que, de toute façon, sans régulation ni supervision serrées par ces derniers, les cryptomonnaies étaient appelées à un avenir néfaste, sulfureux ou délétère (cumul possible).

 

La suite ICI 

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 06:00
Enfants, sur le bord de la Nationale, pendant les vacances d’été, nous tenions la comptabilité des 75 qui n’étaient pas tous des parigots têtes de veau et le neuf-3 n’existait pas

Au Bourg-Pailler, en été, lors de ce qu’on ne nommait pas les grandes migrations, les chassés croisés de Bison Futé, nous voyions défiler les autos des estivants se rendant aux Sables d’Olonne ou du côté de Brétignolles ou de Saint-Gilles-Croix de Vie.

 

Notre jeu, nous n’avions pas la télé, c’était de tenir la comptabilité des marques des autos et celle des plaques minéralogiques.

 

« Les 75 » majoritaires, constituaient pour nous la fine fleur des estivants, ces chanceux qui allaient se faire bronzer sur les plages de sable fin.

 

La plupart d’entre eux étaient des filles et des gars de la campagne montés à Paris pour trouver du boulot. Ils logeaient dans de grands immeubles modernes érigés à la hâte sur les grandes plaines de la périphérie de Paris.

 

Et pourtant, les gens de chez nous les brocardaient comme on le fait à propos des belges, « les 75 » faisaient l’objet de petites histoires où ces émigrés n’étaient même pas capable de distinguer une vache d’un taureau bien membré.

 

Un homme, un grand commis de l’État, nommé par Michel Debré, alors Premier Ministre, Paul Delouvrier, se chargea de concevoir l’aménagement de la banlieue parisienne pour accueillir ces migrants « souchiens » comme dirait le joyeux Alain Finkielkraut.  

   

C’est lui qui décida de construire cinq villes nouvelles qui rempliraient des fonctions déléguées, démographiques, logistiques ou aéroportuaires.

 

À propos, pouvez-vous me les nommer ces 5 villes nouvelles ?

 

Mais ce ne fut pas la seule novation.

 

 

« On ne pouvait, c’était la grande intuition de Delouvrier, porter de grands projets sans réformer aussi les administrations concernées. Il avait ainsi plaidé pour une refonte complète des départements franciliens, façon de peut-être rendre à la France sous une forme anamorphosée et réduite, une partie des dix-sept départements de l’Algérie perdue. Celui  de la Seine donnerait ainsi naissance à quatre départements : l’un se confondrait au centre  avec la ville de Paris, qui conserverait le chiffre 75, et se trouverait enchâssé entre trois entités nouvelles, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val de Marne, numérotés 92, 93, 94 – chiffres jadis attribués à des départements d’Algérie. L’ancien département de la Seine-et-Oise, qui correspondait à la grande couronne de Paris, laisserait sa préfecture, Versailles, aux Yvelines, quand sa partie sud deviendrait l’Essonne et sa partie nord le Val-d’Oise, qui prendraient tous les deux des villes nouvelles, Évry et Cergy-Pontoise, comme préfectures – mais Versailles était, à sa manière, aussi une ville nouvelle. Laissée intacte, la Seine-et-Marne viendrait enfin refermer à l’est ce dispositif impeccable, le casse-tête territorial résolu de l’aménagement de la ville capitale.

 

Il restait pourtant un évident point faible : le département de la Seine-Saint-Denis, concédé par le pouvoir gaulliste aux communistes, et laissé depuis presque à l’abandon, comme si le département qui tenait son nom du lieu où se trouvait le tombeau des rois de France devait demeurer un point aveugle du jacobinisme. La nouvelle carte de l’Ile-de-France ressemblait à cette illusion optique qui consistait, en fixant un point noir, à en faire disparaître un autre, situé juste à côté mais qui tombait à l’emplacement où le nerf optique de raccordait à la rétine – c’était ainsi que disparaissait la Seine-Saint-Denis, servitude fonctionnelle de Paris, territoire presque maudit du nord-est dont le nom lui-même finirait par disparaître derrière un numéro prophétique et vengeur, le 93, qui se décomposerait à son tour en deux chiffres, hâtifs et maladroits, 9-3, qu’on verrait dessinés à la bombe sur les ruines de la ville moderne par ses ressortissants analphabètes. »

 

 

Extrait du Le Grand Paris Aurélien Bellanger roman Gallimard pages 20-21

 

Les 75 de mon enfance n'étaient donc pas tous des Parigots mais des habitants du défunt département de la Seine.

 

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 06:00
Guylain Pageot exploite, avec son épouse et son jeune frère, la ferme du Marais-Champs, à Bourgneuf-en-Retz. | Ouest France

Guylain Pageot exploite, avec son épouse et son jeune frère, la ferme du Marais-Champs, à Bourgneuf-en-Retz. | Ouest France

L’un de mes maîtres en peinture, Gaston Chaissac, l’Hippobosque au bocage, écrivait dans ce livre publié dans la collection blanche chez Gallimard : « Durant un temps, je voulais m’établir marchand de souvenirs dans un lieu touristique et n’ayant pas complètement abandonné cet idée, je me demande s’il ne serait pas possible de faire de Boulogne un lieu touristique. Il y a d’ailleurs une rivière qui est la Volga du lac de Grandlieu… »

 

Bourgneuf-en-Retz se situe au sud-ouest du lac de Grandlieu, sur un territoire où j’allais jouer  au basket avec la Vaillante Mothaise : la Garnache, Bouin, Rocheservière, Saint-Philbert de Bouaine, Saint Etienne de Mer Morte…

 

Bordé à l'ouest par l'océan Atlantique avec la baie de Bourgneuf, le Pays de Retz l'est au sud par le Marais breton et la Vendée, au nord par la Loire, et à l'est par le lac de Grandlieu.

 

 

Le pays de Retz a été entre autres l'un des principaux fiefs de Gilles de Retz, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc et maréchal de France, dont l'histoire a surtout retenu les crimes et débauches.

 

À la Mothe-Achard, le lieu-dit du vieux château était un des châteaux, entièrement rasé, de Barbe-Bleue.

 

Tout ça pour introduire le témoignage de Guylain et Stéphanie Pageot qui élèvent une soixantaine de vaches à Bourgneuf-en-Retz.

 

« De A comme Ardoise, la vache la plus âgée (12 ans) à N comme Nectarine, une génisse de quelques mois, elles sont tout sauf stressées. Sur le chemin de terre bordé par des haies champêtres, le troupeau d’une soixantaine de vaches (prim’holstein, normande, montbéliarde) rentre paisiblement à l’étable dont le toit est équipé de panneaux photovoltaïques.

 

Nous sommes sur la commune de Bourgneuf-en-Retz (Loire-Atlantique) à une quarantaine de kilomètres de Nantes et à cinq à peine du littoral, en bordure du marais breton. Hoti, le border collie, ramène les plus gourmandes sur le droit chemin tandis que sa maîtresse, Stéphanie Pageot, 45 ans, se contente de les surveiller du regard, « Nous respectons leur rythme. C’est un peu le principe de l’élevage en biodynamie. D’ailleurs Guylain, mon mari, se forme en homéopathie pour encore mieux les soigner. »

 

« Quand, avec ma femme et mon frère, on s’est installé en bio en 1998, ici à la ferme du Marais Champs, un de nos objectifs était de se passer de toute chimie, aussi bien dans le traitement de nos sols que de nos bêtes. », précise Guylain, 44 ans et déjà les cheveux poivre et sel. Après ses études dans une  école d’agriculture à Rouen – «  où on nous avait appris à ne voir l’animal que comme une machine à produire » –, Guylain a eu, en effet, la chance de rencontrer Bruno Giboudeau, un vétérinaire du Jura, créateur de la méthode Obsalim (1). « Il s’agit d’observer 7 points sensibles de l’animal (poil, nez, ozil, pied, peau, bouse, urines) pour ensuite déterminer la meilleure ration alimentaire adaptée à sa physiologie. » Un jeu semblable à celui des 7 familles et un livre, Les vaches nous parlent d’alimentation (1), complètent cette méthode originale et en pleine expansion, notamment dans les réseaux de l’agriculture biologique.

 

Pour la famille Pageot, ce sera le début d’une belle aventure avec, sur ses 180 hectares en biodynamie, le pâturage des vaches se nourrissant exclusivement d’herbe et de foin, mais aussi des compléments céréaliers reposant sur 4 composantes (fleurs, feuilles, fruits et racines).

 

« Nos vaches ne tombent pas malades, plus besoin d’antibiotiques, juste des huiles essentielles, et de l’homéopathie. Par exemple des mélanges à base d’ortie, de pissenlit et de chardon-marie pour le drainage de leur foie, mais aussi de petites granules de lycopodium pour calmer leur agressivité », détaille-t-il.

 

Pas de stress inutile, donc. Ni des animaux, ni des paysans qui les élèvent. « Le bien-être animal et celui de l’éleveur se nourrissent l’un l’autre », estime Guylain. Un souci d’éviter les tensions d’autant plus accessible que la situation économique de la ferme du Marais Champs est saine. Avec sa production laitière annuelle de 340 000 litre de lait bio – la moitié livrée à la coopérative locale, la moitié transformée sur place (tomme, fromage frais, faisselle fermière, etc.) et vendue en vente directe dans 2 AMAP et 1 Biocoop –, cette exploitation laitière vit très bien : « Alors que le lait conventionnel est payé 300 euros les mille litres, notre lait bio est acheté 450 euros. Et le reste que nous transformons, 1220 euros les mille litres grâce à la valeur ajoutée que nous créons. » Outre les 3 associés de la ferme (Stéphanie, Guylain et son frère), quatre emplois ont été créés, dont 3 occupés par des jeunes de moins de 30 ans.

 

Este la question délicate de l’abattage : « Avec la lutte de ND des Landes dans laquelle nous sommes très investis, nous avons pu discuter avec des groupes vegans et tenté de leur faire comprendre que nous ne sommes pas des exploitants d’animaux », explique Guylain, dont la femme, Stéphanie, est devenue présidente de la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture biologique). « Nous leur montrons que, pour avoir des légumes et des céréales, il faut aussi du fumier pour fertiliser les champs. C’est un équilibre à trouver. », d’ailleurs, la moitié du fumier produit par la ferme du Marais Champs sert de fertilisant sur l’exploitation en maraîchage  bio de leurs cousins, installés à quelques kilomètres sur la même commune. En contact également avec l’abattoir de Challans, Guylain a mis en place un groupe de réflexion  avec une douzaine d’éleveurs bio de Loire-Atlantique. À partir de cette idée qui lui tient à cœur : « Pour que la mort de l’animal ait un sens, il faut que sa vie ait un aussi. C’est un contrat moral que nous passons avec nos animaux et qui nous oblige à les accompagner jusqu’au bout. » D’où l’idée de créer un abattoir mobile qui irait de ferme en ferme, mais géré par des professionnels de l’abattoir de Challans.

 

« Le bien-être animal, c’est un cheminement que nous faisons tranquillement depuis vingt ans. On se pose des questions qu’on ne se posait pas au début. Même s’il y a des excès dans le mouvement vegan, je les prends pour des lanceurs d’alerte. Sans les vidéo de L214 et les scandales révélés dans certains abattoirs, nous ne pourrions pas faire progresser, tout seuls, la législation. Mais c’est aussi à nous de mieux expliquer notre travail de paysan, la relation que nous établissons avec l’animal. Cela se faisait très bien dans un temps passé. Aujourd’hui, avec à la fois la perte de contact des citadins avec le monde rural, l’hyper-industrialisation de l’élevage dans certaines exploitations et le développement du hors-sol, c’est  beaucoup plus compliqué. Il y a une mise à distance colossale entre un morceau de viande qui arrive dans notre assiette et sa provenance. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il faille manger moins de viande, mais en même temps je trouve que c’est un peu imbécile de criminaliser l’élevage. »

 

À la ferme du Marais Champs, les vaches ont plus qu’un nom et une fonction : « Elles ont une place particulière dans notre histoire, résume Guylain. Elles sont un peu ici chez elles. C’est pour cela qu’il faut d’abord comprendre leur fonctionnement pour mieux les respecter. »

 

  1. Bruno Giboudeau, Les vaches nous parlent d’alimentation éditions Obsalim 2012

 

Témoignage extrait du livre d’Olivier Nouaillas La ferme aux 1000 terroirs éditions Chêne.

 

Merci à lui  de me l’avoir fait parvenir.

« Pour que la mort de l’animal ait un sens, il faut que sa vie ait un aussi » Guylain Pageot éleveur laitier bio à la ferme du Marais Champs Bourgneuf-en-Retz
Partager cet article
Repost0
15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 06:00
André Fuster, poudres de perlimpinpin en tous genres, s'en branle un peu y boit pas du pinard pour sauver le Monde mais pour y prendre du plaisir.

J’adore « Dédé la science » y rate pas une occasion de moucher les morveuses et les morveux qui ramènent leur petite science de bobos parisiens ou girondins.

 

Incollable qu’il est le gars sur les produits de collage, avec lui pas de souci, j’ai l’impression de contempler l’armoire à pharmacie de mémé marie : tu acidifies avec de l’acide tartrique ou tu désacidifies avec du carbonate de calcium, du tartrate de potassium ou encore du bicarbonate de potassium…

 

Y me fait penser aux fonctionnaires du Ministère, ceux de la protection des végétaux, les vétérinaires-inspecteurs, les contrôleurs de tous poils, qui sont des bibles règlementaires, y peuvent te réciter le paragraphe 3 de l’article 5 tiret 4 modifiant le règlement communautaire n° avec plein de chiffres derrière.

 

Attention, je ne raille pas, y sont payés pour ça et le Fuster lui aussi pour vendre ses poudres faut bien qu’il sache où il met les pieds.

 

Donc, le Dédé, bordelais type non révisé, du genre à susciter le fameux Bordeaux bashing, est un sachant qui a viré un chouia sa cuti très récemment, normal voilà t’y pas que des Palmer, Latour virent à la biodynamie faut coller à la tendance.

 

La preuve :

 

« Bon, tout ça pour dire - encore une fois - que non non pas de souci : il y a plein de questions qui méritent d'être posées tant à propos des techniques viti vinicoles que de tel ou tel produit qui peut être (qui peut être, pas qui est systématiquement) utilisé pour telle ou telle raison dans telle ou telle circonstance.

 

Des questions méritent d'être posées, et appellent réponses. De vraies réponses. »

 

Ouais, ouais, j’adore, je savoure, je jouis, mais avant d’atteindre l’extase permettez-moi un retour en arrière.

 

Un de mes maîtres, grand professeur de Droit, m’avait donné ce conseil pour choper une bonne note : « faites une bonne introduction et une bonne conclusion, entre les deux c’est du remplissage… »

 

Fuster adopte la technique :

 

  1. Il commence par moucher « la petite nana » de Sud-Ouest

 

Ça attaque fort :

 

« L’offre des vins dépourvus de produits chimiques se multiplie. Voici ce qu’il faut savoir pour s’y retrouver dans le casse-tête des dénominations et des labels »

 

Oui, c'est l'entame d'un papier récemment paru dans Sud-Ouest.

 

Il est signé de Cathy Lafon, son titre ?

 

« Bio, vegan ou naturel… comment choisir son vin "écologique"? »

Lire ICI 

 

  1. Le milieu c’est ICI samedi 9 décembre 2017 Sud-Ouest, vraiment très très à l'Ouest ...

 

Grâce à Dédé vous saurez tout sur tout même ce que c’est que le goût, le sien bien sûr.

 

  1. La conclusion « Sur ce je vais m'oxygéner en allant boire un joli Jurançon sec dont je ne sais pas s'il est bio ou pas (et dont je causerai peut-être plus tard dans un billet un rien moins énervé mais aussi vachement moins drôle). Remarque vu qui me l'a vendu, bio peut-être l'est-il ? Mais on s'en branle un peu, en fait, car je bois pas du pinard pour sauver le Monde ni pour donner des leçons de philo, seulement pour y prendre du plaisir. »

 

J’espère, puisqu’il s’en branle, que ce n’est pas un plaisir solitaire réprouvé par le clergé, mais pour lui la messe est dite : retour à la case départ, il faut se poser les bonnes questions pour y donner de vraies réponses, surtout pas toucher au grisbi.

 

Ma pomme simple consommateur de vin, je ne vois pas au nom de quoi, dans les vignes, pour produire un objet non alimentaire de pur plaisir, on balance des produits toxiques (tête de mort sur les bidons) qui mettent en danger ceux qui les épandent, s’écoulent dans le sol et la nappe phréatique… Le sieur Fuster n’en vend pas, je crois, mais il s’en branle tout simplement. Ses produits à lui ne sont pas toxiques, ce sont de simples ajouts pour remettre des vins debout, moi ça ne me dérange pas je n’en bois pas (ces vins-là), mais pourquoi ne dit-on pas au cochon de payant, comme sur tous les autres produits alimentaires, ce qu’il y a dans le vin ? L’histoire de la surcharge de la contre-étiquette est une plaisanterie car il existe aujourd’hui des moyens simples pour que le consommateur désireux de s’informer puisse consulter.

 

Conclusion de cette petite passe d’armes girondine : comme le père Fuster va se branler de ce que je viens d’écrire, je jouis, vieux con que je suis !

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Archives

Articles Récents