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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 06:00
«Ombre parmi les ombres Gerda Taro  a subi le plus cruel destin que puisse connaître les ombres : celui de ne même pas être sa propre ombre, mais celle d’un autre» morte 26/06/1937 lors de la bataille de Brunete.

Tout le monde connaît, ou presque Robert Capa« le plus grand photoreporter de guerre de l'histoire » mais sa compagne Gerda Taro, alors que sans l'intelligence de cette jeune femme, Robert Capa n'aurait probablement jamais été désigné comme « le plus grand photoreporter de guerre de l'histoire ».

 

Les réseaux sociaux, lorsqu’ils sont utilisés à bon escient, peuvent être magiques. Tel fut le cas sur face de Bouc lorsqu’Alice Olivier de Moor 22 décembre à 21:50 ont ajouté 3 photos de Gerda Taro.

 

 

Sonia-Lopez Calleja qui, comme son patronyme l’indique, s’intéresse de prêt à tout ce qui touche l’Espagne est aussi intervenue.

 

Doucement mes neurones fatigués se sont reconnectés et je suis allé piocher dans l’une de mes piles de livres achetés pour y retrouver L’ombre d’une photographe Gerda Taro de François Maspero.

 

Je l’ai lu « Ombre parmi les ombres Gerda Taro  a subi le plus cruel destin que puisse connaître les ombres : celui de ne même pas être sa propre ombre, mais celle d’un autre. Pendant plus de soixante ans, quand on cherchait son nom, on le trouvait certes cité des centaines de fois. Mais toujours associé, en quelques lignes, en quelques pages, à l’homme dont elle a un temps partagé la vie. Rien de plus. Fugace passage dans la biographie d’un personnage célèbre, et dont il ne restait que des traces brouillées, confuses, souvent contradictoires, mensongères, parfois même absurdes. »

 

Le livre de François Maspero est remarquable, d’une grande honnêteté intellectuelle, à lire absolument.

 

« André et Gerta sont jeunes et beaux, ils sont l’indépendance même, ils aiment le jeu – y compris jouer avec leur vie, ils le prouveront l’un et l’autre –, ils séduisent naturellement tous ceux qu’ils rencontrent. Par beaucoup de points, ils se ressemblent. Je crois que tout homme qui lit la vie d’André –telle, il est vrai, que lui-même s’est plu à la raconter – devrait être pis d’une nostalgie irrésistible à l’idée qu’il n’est pas Robert Capa. Et que toute femme, pensant à celle de Gerta, devrait aussi ressentir l’envie, même infinitésimale, d’être Gerda Taro. Ou du moins aimerais-je – comme d’autres, je l’espère – que toute femme ait quelque chose d’elle. »

 

 

« … le 5 septembre, ils sont dans le village de Cerro Muriano où ils fixent les images des habitants terrorisés par un raid aérien.

 

C’est ce jour-là qu’est prise la photo la plus célèbre de Capa, avec celles qui ont pu être sauvées du débarquement de Normandie : le milicien montant à l’assaut et frappé de plein fouet par une balle. On a écrit des pages et des pages à son sujet. Pas seulement pour la comparer au « Guernica » de Picasso, mais pour en discuter à l’infini les circonstances. »

 

L’analyse de François Maspero tente de lever le voile et c’est Raymond Depardon qui parle d’expérience et de bon sens, faisant observer que rien n’obligeait le photographe à prendre l’image en contre-plongée, placé nettement au-dessous des pieds des pieds du milicien. Sauf si l’auteur se trouvait dans la position logique de quelqu’un qui se terre comme il peut dans son trou et doit lever son appareil pour ne pas se faire lui-même tirer comme un lapin.

 

Le photographe, l’auteur Capa ou Taro ?

 

Personne ne sait, et ne saura jamais…

 

Qu’importe !

 

Maspero a les mots justes « S’il fallait définir Gerda par un seul mot, ce serait celui qui manque cruellement sur le monument de Leipzig * : liberté. Un mot qui exclut justement la soumission à toute discipline de parti. Parce que sa vie, c’est cela : sa liberté de femme, sa liberté de corps, sa liberté d’esprit. »

 

*À Leipzig, son nom est donné à une rue, la plaque de « Tarostrasse » indique : Jeune communiste, cofondatrice des Brigades Internationales, tombée en 1937, en Espagne, dans le combat contre les fascisme.

 

Qui était Gerda Taro, la femme de l'ombre de Robert Capa ? par Arièle Bonte | le 23 décembre 2015

 

« Le 1er août 1937, 10.000 personnes se pressent au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, pour pleurer la mort tragique de Gerda Taro. Érigée en icône antifasciste par le parti communiste français, photographe de guerre à la courte carrière, la compagne et partenaire de Robert Capa aurait dû célébrer le jour même ses 27 ans. Louis Aragon prononce son éloge funèbre et le sculpteur Alberto Giacometti dessine sa tombe. Mais cette attention est de courte durée, tant le travail de la photoreporter tombe ensuite dans l'oubli. Et pourtant, sans l'intelligence de cette jeune femme, Robert Capa n'aurait probablement jamais été désigné comme « le plus grand photoreporter de guerre de l'histoire ».

 

Gerda, pygmalion

 

Née à Stuttgart, en Allemagne le 1er août 1910, Gerta Pohorylle, de son vrai nom, grandit dans une famille bourgeoise d'origine juive polonaise. Elle étudie l'art et la politique avant de quitter précipitamment l'Allemagne en 1933, dès l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Comme de nombreux artistes et intellectuels menacés par le régime nazi, Gerta Pohorylle s'exile à Paris et tente de subvenir à ses besoins. Elle trouve quelques missions en tant que secrétaire mais passe la plupart de son temps à écumer les cafés de Montparnasse et de Saint-Michel comme Le Dôme ou la Capoulade. Mais c'est son poste d'assistante à l'agence Alliance-Photo qui va se charger de tracer son court destin de grande photographe.

 

 

Septembre 1934, Gerta Pohorylle rencontre un jeune photographe, un certain Endre Friedmann, juif hongrois, banni de son pays pour militantisme de gauche. « Peu après leur rencontre, ils sont déjà inséparables », raconte à TV5 Monde Cynthia Young, conservatrice des archives Robert Capa à New York. Intelligente, polyglotte, belle, avec une forte personnalité, Gerta Pohorylle avait « le sourire d'une jeunesse immortelle », selon le poète espagnol Rafael Alberti. Elle repère le talent naissant d'Endre Friedmann et décide de prendre sa carrière en main. Telle un pygmalion féminin, elle l'habille avec élégance, lui invente une nouvelle identité. Endre Friedmann devient alors Robert Capa, un photographe américain faisant ses premiers pas en Europe. La combine fonctionne et les clichés de Capa sont vendus aux prix forts.

 

Une femme de terrain

 

Comme un jeu de miroir, Gerta devient quant à elle Gerda Taro et assimile les techniques de photographie que lui enseigne le maître du noir et blanc. Leur relation fusionnelle et amoureuse est complémentaire, une véritable force qui les amènent tous les deux en Espagne en 1936, pour suivre les combats auprès des républicains. Gerda Taro est une femme de courage et de terrain, qui n'hésite pas à suivre les combattants au cœur de l'action, confirme Cynthia Young : « En aucun cas elle ne photographiait plutôt des enfants ou d'autres femmes. Elle était à fond dans les scènes de combat et les grandes opérations militaires, tout autant que lui ».

 

Elle était à fond dans les scènes de combat

 

Jane Rogoyska, auteur de Gerda Taro, Inventing Robert Capa ajoute à la BBC : « Taro s'est énormément impliquée dans la guerre civile espagnole... elle était tellement passionnée et concernée par la souffrance du peuple espagnol. » Estimée par les combattants républicains, qui la surnomment alors « pequeña rubita » (la « petite rousse »), Gerda Taro travaille pour la revue Ce soir, tandis que son compagnon rencontre un important succès international.

 

 

Le 26 juin 1937, après onze petits mois de carrière, l'intrépide aventurière meurt écrasée par un char républicain lors de la bataille de Brunete. Elle est la première femme photographe-reporter tuée dans l'exercice de ses fonctions. Robert Capa est profondément touché pour le décès tragique de sa compagne : « Jusqu'à la fin de ses jours, les très belles femmes qu'il photographie ont toutes quelque chose de Gerda : spirituelles, sportives, affirmées, un peu garçonnes. Sa mort a cassé quelque chose en lui. Il ne l'a jamais oubliée », affirme Cynthia Young.

 

Tombée dans l'oubli

 

Mais alors pourquoi une femme si estimée et talentueuse est-elle tombée dans l'oubli ? Selon Kate Brooks, photojournaliste américaine qui a elle aussi capturé des images de guerre en Afghanistan ou en Irak, c'est le contexte historique de la seconde Guerre mondiale qui explique cette part d'ombre : « Les membres de sa famille sont morts durant l'Holocauste, et après la mort de Capa, en 1954, il ne restait plus personne pour préserver la mémoire de son travail », affirme-t-elle à la BBC.

 

 

Robert Capa n'aurait pas non plus facilité la tâche, considérant les photos de Gerda Taro comme appartenant au couple, écrit l'historienne Irme Schaber, dans une biographie publiée en Allemagne en 1994 et traduite en français sous le titre Une photographe révolutionnaire dans la guerre d'Espagne : « Capa était habitué à considérer comme siennes les images de Gerda », a rapporté Le Monde. Le couple travaille ensemble sur certains clichés mais les sigantures sont aléatoires. Ils peuvent être accompagnés du simple nom de Capa, parfois leurs deux patronymes sont mentionnés et plus rarement, celui de Taro. Un oubli que le 21ème siècle a tenté de rattraper avec la publication de plusieurs livres retraçant le destin tragique de la photo-reporter, une exposition à l'International Center Of Photography de New York et même une chanson du groupe anglais alt-J, sobrement intitulée Taro.

«Ombre parmi les ombres Gerda Taro  a subi le plus cruel destin que puisse connaître les ombres : celui de ne même pas être sa propre ombre, mais celle d’un autre» morte 26/06/1937 lors de la bataille de Brunete.

L’OMBRE

par Madeleine Launay POLKARAMAENQUÊTE

         26.07.2017

 

Les soldats républicains, qui avaient pris l’habitude d’apercevoir sa tête casquée de courts cheveux dorés à l’abord des lignes de front espagnoles, l’avaient baptisée la “pequeña rubia”, la “petite blonde”. Un visage mutin éclairé d’un éternel sourire, une frêle silhouette toujours élégamment apprêtée et de tout petits pieds (elle chaussait du 35) qui jamais ne l’empêchèrent d’enjamber les périls pour courir au-devant de l’Histoire.

 

Telle était Gerda Taro, flamboyante figure des premières heures du photojournalisme moderne, disparue au cours de cette guerre d’Espagne qu’elle couvrait depuis une année. “Si tes photos ne sont pas bonnes, c’est que tu n’es pas assez près”, avait dû lui glisser Robert Capa en l’initiant à la technique photographique. Elle avait trop bien retenu la leçon: près, assurément, elle l’était ce 25 juillet 1937 à Brunete où, armée de son Leica, elle mitraillait la résistance farouche des républicains quand un char la faucha mortellement. Une foule éplorée l’enterra au Père-Lachaise le jour de ses 27 ans.

 

La suite ICI 

 

 

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 06:00
George Weah, le Libéria, le rapport Brazza, le massacre de Thiaroye des tirailleurs sénégalais en 1944 : « … un crime de masse prémédité » la colonisation a été un crime contre l’humanité.

« Il est comme nous, il est proche du peuple et il veut notre bien. Pas comme tous ces politiciens corrompus », confie un jeune homme de 22 ans. Enfant des bidonvilles de Monrovia, seul Ballon d’or africain et adulé dans son pays, « Mister George » incarne l’espoir de l’ascension pour des milliers de Libériens issus des couches sociales défavorisées. Samedi, le candidat, arrivé en tête du premier tour avec 38,4 % des voix, a réuni des dizaines de milliers de partisans dans le plus grand stade du pays.

 

En savoir plus ICI 

 

  1. Liberia: une histoire douloureuse

 

À l’heure où le Liberia doit se choisir un nouveau président, retour sur une histoire contemporaine singulière et douloureuse. Singulière de par ses origines américano-africaines, et douloureuse de par les terribles épreuves qu’a traversé le pays durant deux guerres civiles sans vainqueurs. Un traumatisme, dont la mémoire hante encore une nation engagée dans un processus de reconstruction depuis 2003, porté depuis douze ans (deux mandats) par Ellen Johnson Sirleaf, la première femme présidente en Afrique. Une présidence aujourd’hui de nouveau vacante (deux mandats maximum) qui remet le Liberia, face à son histoire pour lui redessiner un avenir.

 

Le Liberia, ce pays d’Afrique de l’Ouest de 4,614 millions habitants (chiffres Banque mondiale 2016) va devoir choisir dans les urnes son nouveau président parmi une vingtaine de candidats de toutes provenances (homme d’affaire, footballeur célèbre, ancien chef de guerre, mannequin, acteur politique…). Une élection 100 % libérienne organisée et réalisée par les Libériens, pour la première fois depuis la fin de la guerre sans la surveillance des casques bleus de l’ONU comme ce fut le cas pour les deux précédents scrutins présidentiels. Une étape importante pour la reconstruction du pays encore en proie aux fantômes du passé.

 

Une histoire américano-africaine

 

Cette histoire commence en 1816 à Washington (USA) avec un Congrès où il est question de rapatrier d’ancien esclaves en Afrique. Sur cette initiative, une société philanthropique américaine, l’American Colonization Society, créée la même année, se porte acquéreur auprès d’un chef local d’un territoire à l’est du Cap Mesurado en Afrique de l’Ouest, en vue d’y installer des esclaves libérés qui souhaitent retourner sur leur continent d’origine. L’année suivante, une première tentative de retour échoue, mais en 1821, une trentaine de famille s’établissent sur ce nouveau territoire et créent une nouvelle colonie, officiellement fondée en 1822 sur un lieu baptisé Monrovia, en hommage au président américain Monroe.

 

L’immigration afro-américaine vers ce bout de terre d’Afrique se développe et près de 13 000 personnes s’y installent entre 1821 et 1867, divisant la population en deux catégories. D'un côté, ceux qui se font appeler les « freemen ». Ce sont ces anciens esclaves libérés venus d’Amérique, fortement christianisés par les missionnaires méthodistes. De l'autre, ceux qu’ils exploitent, constitués d’une population indigène qu’ils nomment les « bushmen » ou les « natifs ».

 

Les « freemen » propagent le même régime d’oppression sur les « natifs » que les Occidentaux sur d’autres territoires et font prospérer leur colonie qui sera déclarée définitivement indépendante le 26 juillet 1847. Le nouvel Etat dit du Liberia se dote alors d’un système de suffrage censitaire qui permet aux Américano-Libériens de conserver le pouvoir durant un siècle.

 

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  1. Le rapport Brazza, enfin publié après un siècle… Crimes coloniaux, secrets d’Etat.

 

 

Le 5 avril 1905, Pierre Savorgnan de Brazza embarque à Marseille pour sa dernière mission en Afrique. « Explorateur visionnaire » et « piètre administrateur » (1) du Congo français (Gabon, Moyen-Congo, Oubangui-Chari) jusqu’en 1897, remercié pour absence de souplesse face aux intérêts coloniaux privés par le ministre des Colonies, il a été rappelé par le gouvernement français pour mener une urgente mission d’inspection « extraordinaire » dans cette colonie qu’il connaît si bien.

 

Dans des « instructions strictement confidentielles » adressées à Brazza, le ministre des Colonies écrit qu’il  y a certes « lieu de craindre que l’établissement de la domination française n’ait été marqué quelque fois par des excès ». Des « excès », c’est-à-dire des crimes coloniaux, que la presse métropolitaine vient du reste de révéler : c’est l’affaire « Gaud et Toqué », tout particulièrement, qui a motivé la décision d’envoyer l’honnête Brazza sur les lieux. Mais dans l’esprit de ceux qui l’ont désigné, il s’agira évidemment pour lui de « démontrer que le Congo français restait irréprochable », à l’inverse du Congo belge dont une campagne internationale vient de dénoncer avec fracas le régime de terreur abominable qu’il inflige aux indigènes.

 

C’est pour couper court à toute campagne de ce genre, dont les rivaux de la France s’empresseraient de profiter, que doit se faire cette inspection. Elle a tout pouvoir. Six mois durant, Brazza et son équipe travaillent d’arrache-pied, sillonnant en tous sens l’immense territoire largement « concédé » au compagnies privées, amassant témoignages et rapports en dépit de toutes les obstructions.

 

Sa mission terminée, Brazza, rentrant en métropole, meurt à l’escale de Dakar le 14 septembre 1905.

 

Osons le dire, cette disparition n’est sans doute pas une mauvaise nouvelle pour tout le monde. Y compris parmi ceux qui vont communier aux obsèques solennelles de ce héros national. Sa disparition facilite en effet ce qui doit advenir : l’étouffement pur et simple du « rapport Brazza » par le gouvernement français.

 

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  1. Massacre de Thiaroye en 1944 : « C’est un crime de masse prémédité »

Par Coumba Kane et Emile Costard

LE MONDE Le 01.12.2017 à 17h58

 

Vidéo ICI 

 

Que s’est-t-il passé à Thiaroye le 1er décembre 1944 et pourquoi existe-t-il tant de versions de l’événement ?

 

Le 1er décembre 1944, dans le camp militaire de Thiaroye, à proximité de Dakar au Sénégal, le haut commandement français fait ouvrir le feu sur des soldats africains. Ces soldats, que l’on nomme tirailleurs sénégalais, revenaient de plusieurs années en Europe où, suite à la débâcle de juin 1940 de l’armée française, ils avaient été fait prisonniers. Ils débarquent à Dakar le 21 novembre 1944 et, rapidement, alors qu’ils sont en voie de démobilisation et qu’ils doivent être acheminés vers les leurs colonies d’origine, ils réclament légitimement l’argent auquel ils ont droit. En plus de différents pécules et primes, le rappel de solde de captivité différent suivant les situations d’ancienneté ou de grade pour chaque soldat correspond aux sommes les plus importantes que chacun doit percevoir. Cet argent aurait changé le destin de la plupart de ces jeunes hommes, en majorité provenant de milieux ruraux et modestes. Quoi qu’il en soit, pour éviter les vols pendant la traversée, le ministère de la guerre en France a fait édicter une circulaire précisant que ces soldes doivent être payés un quart à l’embarquement en métropole et les trois quarts restants à l’arrivé à Dakar. Cela n’a pas été fait – incurie des autorités françaises présentes à Dakar, volonté délibérée de détourner cet argent ? Il manque ici des éléments pour trancher définitivement mais c’est ce refus de payer les tirailleurs qui explique les dramatiques événements qui vont suivre.

 

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Liberia : l’ex-footballeur George Weah remporte largement le second tour de la présidentielle

 

L’ancien attaquant star de l’AS Monaco, du PSG et du Milan AC, Ballon d’or en 1995, succédera le 22 janvier à Ellen Johnson Sirleaf à la tête du pays.

 

Le Monde.fr avec AFP Le 28.12.2017

 

 

L’ex-star du football et sénateur George Weah a obtenu 61,5 % des voix au second tour de l’élection présidentielle au Liberia, contre 38,5 % pour son adversaire, le vice-président Joseph Boakai, a annoncé la Commission électorale nationale (NEC), jeudi 28 décembre, après le dépouillement de 98,1 % des bulletins.

 

« Mes chers concitoyens, je ressens profondément l’émotion de toute la nation. Je mesure l’importance et la responsabilité de l’immense mission que je commence aujourd’hui. Le changement arrive », a tweeté le nouveau président dans la soirée.

 

« Maintenant, le pouvoir va au peuple »

 

Attaquant star de l’AS Monaco, du PSG et du Milan AC dans les années 1990, George Weah succédera le 22 janvier à Ellen Johnson Sirleaf. Il s’agira de la première transition pacifique du pouvoir depuis soixante-dix ans dans ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, qui n’a pas connu d’alternance démocratique depuis 1944. Le Liberia a notamment été marqué par une guerre civile particulièrement atroce – elle a fait 240 000 morts entre 1989 et 2003.

 

Dès la victoire de George Weah connue, des centaines de personnes massées aux abords de la NEC, dans le centre de la capitale, Monrovia, ont laissé éclater leur joie, chantant, dansant et scandant le nom de leur futur président.

 

« On a attendu pendant douze ans. Maintenant, le pouvoir va au peuple », exultait la vice-présidente de la Ligue de la jeunesse de la Coalition pour le changement démocratique (CDC), la formation de M. Weah, Josephine Davies.

 

Quelque 2,1 millions d’électeurs étaient inscrits pour le second tour et la participation a été de 56 %, a fait savoir le président de la NEC, Jerome Korkoya. Les derniers dépouillements devraient être achevés vendredi.

 

Le spectre de Charles Taylor

 

George Weah, 51 ans, était déjà sorti vainqueur du premier tour, le 10 octobre, avec plus de 38 % des voix. C’est une belle revanche pour le Ballon d’or 1995, qui avait été défait par Ellen Johnson Sirleaf lors de la présidentielle de 2005.

 

Sénateur depuis 2014 de la province la plus peuplée du Liberia, George Weah avait choisi comme colistière Jewel Howard-Taylor, ex-femme de l’ancien chef de guerre Charles Taylor. Mais tous deux disent ne pas entretenir de lien avec l’ancien président.

 

Le Liberia, qui peine à se remettre d’une épidémie d’Ebola, vit encore dans le souvenir de l’ancien dictateur (1997-2003), aujourd’hui âgé de 69 ans. Condamné par la justice internationale à cinquante ans de prison, il purge sa peine au Royaume-Uni pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre perpétrés dans la Sierra Leone voisine.

 

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le chef des observateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) – l’ancien président du Ghana, John Dramani Mahama – ont tous deux salué « la tenue pacifique » du scrutin, tout comme l’Union européenne.

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 07:00
Champagne : « le rose, Champagne by Clara Morgane », sexe dans la chaleur de la nuit des boîtes de nuit… Gorgées de transgression

Pauvre comte Loïc Chiroussot de Bigault de Cazanove, dont la famille a été anoblie par Saint-Louis lui-même, pensez-donc la maison de champagne de ses aïeux, passée de mains en mains depuis les années 50, vient d’associer son nom à un symbole de stupre et de fornication, Clara Morgane star du X.

 

Dans le canard local, l’Union, il s’étrangle :

 

 

« Je suis véritablement choqué par cette association. C’est tout simplement scandaleux ! Comment peut-on associer le nom de mon illustre famille à celui de Clara Morgane ? C’est inconcevable », s’exaspère le comte, qui a décidé d’assigner en référé la SAS Charles de Cazanove, pour que le nom « de Cazanove » soit retiré de la cuvée Clara Morgane. « Je ne comprends pas. S’ils savaient, mes ancêtres se retourneraient dans leur tombe ! »

 

La réponse de la dite maison est très Clinton :

 

« La maison Charles de Cazanove assume avec fierté sa collaboration très appropriée avec Clara Morgane, pour la mise en avant de ce produit emblématique du terroir, de la tradition et de l'excellence française, qu'est le vin de Champagne »

 

«Une bouche fruitée, généreuse et puissante pour vous accompagner pendant les fêtes», annonçait lancienne actrice X en posant avec une bouteille de ce champagne rosé, conçu par la maison de Cazanove.

 

Lancée en grande pompe à un mois de Noël, dans une boîte de nuit parisienne, la cuvée Clara Morgane est vendue 50. Voir les suites de l’affaire ICI

 

Dans les milieux bien informés d'Aÿ il se dit que Charles Philipponnat envisage d'engager pour sa cuvée du Nouvel An Brigitte Lahaie qui a déjà posé pour Pascal Simonutti star des vins nus. La photo du flacon est disponible sur la Toile : cherchez !

 

 

Pour mes braves lecteurs qui ignoreraient qui est Clara Morgane c’est ICI

 

Tempête dans un verre de champagne (c’est la tendance ni coupe, ni flute) comme je ne suis pas bégueule je me marre grave car moi je m’en fous comme de ma première liquette de ce champagne-là.

 

Je bois du champagne pas des fantasmes agités par des communicants en mal de booster les ventes du marque à la ramasse.

 

Mais, comme j’ai l’esprit d’escalier, et qu’il est mal tourné, je me suis interrogé sur la parution, en ce mois où il coule à flots, sur la parution dans le MONDE d’un article signé par une night-clubbeuse très connue des milieux de la nuit baptisé :

 

Le champagne dans la chaleur de la nuit

 

Là aussi je kiffe grave mais je n’en dirai pas plus car je ne suis ni pincé du cul, ni adepte des boissons gazeuses pour trous du cul friqués.

 

En boîte de nuit, partout dans le monde, la bulle est dégustée avec élégance ou avec excès. Un enjeu de taille pour les marques.

 

La musique est forte mais ils aiment ça. Six hommes et femmes, la quarantaine, ­robes structurées, costumes cintrés, se serrent sur des tabourets joufflus et une banquette en cuir. Une flûte de champagne à la main. Petite pause avant de retourner danser. Les bagues cognent contre le cristal, les cheveux ne sont plus en place. Otez le champagne de cette table, remplacez-le par du whisky, du rhum, du rouge, de la bière, de la limonade, n’importe quoi, et l’élégance de ce groupe se craquelle. Le champagne a cette image statutaire.

 

Dans certains clubs branchés, il est même impossible d’obtenir une table sans prendre une bouteille à bulles. « C’est la condition sine qua non ! Sans champagne, notre métier n’existe pas », assène Jean-Roch, propriétaire des discothèques VIP Room, qui font danser les noctambules de capitales de la fête à Paris, Saint-Tropez, Dubaï ou Marrakech. « J’ai vu des clients boire du Petrus en club. Ils avaient les lèvres violettes et je sais que c’est l’excellence du bordeaux. Mais il y a dans le champagne une part de spectacle, de ­magie, d’éphémère comme l’est une fête. La fête, c’est aussi une notion de rareté, qui est intimement liée au champagne. »

 

Pas une boîte de nuit, de la plus inouïe à la plus banale, qui ne propose sa bouteille de champagne. On fait encore plus sauter le bouchon à la Saint-Sylvestre ou au cœur de l’été, mais en boîte, il y a des ­bulles tous les soirs. Pour la France, surtout là où les touristes affluent : à Paris donc, et sur la Côte d’Azur, même si nombre d’établissements y sont fermés durant la saison froide.

 

Orgies et stars

 

Ce qui chauffe, toute l’année, c’est le porte­feuille. Dans les clubs français de Jean-Roch, le prix d’une bouteille oscille entre 250 et 500 euros – une fourchette valable pour la plupart des clubs de renom. Pas à la portée de toutes les bourses. « Si des moins de 30 ans boivent du champagne en boîte de nuit, c’est qu’ils ont des parents fortunés et qu’ils viennent des beaux quartiers », observe Jérémy, fêtard à la retraite depuis qu’il est papa. Ce dernier pointe un autre trait du vin à bulles : « En plus d’être cher, il enivre beaucoup moins que les ­alcools forts. Deux raisons qui font que ceux qui tiennent une coupe ont généralement plus de 35 ans… et sont souvent des femmes. » Jérémy évalue l’ambiance du lieu à sa relation au champagne : « Il y a les boîtes à orgie, où l’on commande les bouteilles par dix, dans des baignoires. Il y a des boîtes m’as-tu-vu, avec des petits ­minets qui gâchent – il est sabré, renversé, arrosé. Il y a des endroits plus raffinés, où il est assemblé dans des cocktails. »

 

POUR L’ANNIVERSAIRE DES CAVES DU ROY, DOM PÉRIGNON A CONÇU CINQ MATHUSALEMS À 50000 EUROS PIÈCE. ILS ONT TROUVÉ PRENEUR IMMÉDIATEMENT.

 

Les lieux orgiaques, on les trouve surtout dans le Sud. Une facture de champagne du milliardaire pakistanais Javed Fiyaz, au Gotha Club, à Cannes, qui s’élevait à 380 000 euros pour une soirée, a fait le tour des magazines people en 2014. Dans son escarcelle : 200 bouteilles de Dom Pérignon, six jéroboams (3 litres) et cinq mathusalems (6 litres) de « Cristal » de Roederer. L’hôtel Byblos et sa boîte de nuit, Les Caves du Roy, qui fait référence à Saint-Tropez, ont fêté leur 50e anniversaire le 27 mai. Pour l’occasion, la marque Dom Pérignon a conçu cinq mathusalems au design unique. Prix de vente : 50 000 euros pièce. Ils ont immédiatement trouvé preneur. Durant la même soirée, l’établissement a servi 350 magnums, toujours de Dom Pérignon.

 

 

Le plus impressionnant survient au ­milieu de la nuit, quand les stars médiatiques ou sportives, des capitaines d’industrie, des traders aussi se déchaînent lors des battles : des clients s’affrontent à coups de marques et font monter les ­enchères, tant par le prix que par la taille ou le nombre de bouteilles. « Je tiens à corriger ce qu’on dit ici ou là, nuance Stéphane Personeni, directeur des Caves du Roy. Chez nous, on boit le champagne, on ne s’arrose pas avec. On interdit les douches au champagne. On veut une fête élégante où tout le monde profite. » Ce qui ­signifie que ces pratiques existent ailleurs.

 

Si plusieurs centaines de bouteilles peuvent être débouchées en une soirée, reconnaît Stéphane Personeni, tout n’est pas une question de taille et de quantité. La musique n’empêche pas quelques clients de vouloir déguster. Ce sommelier de formation propose ainsi plus de 70 références dans la maison, d’un clas­sique Moët à un vieux millésime (de 290 à 3 400 euros la bouteille) en passant par des cuvées plus confidentielles comme un « Célébris » de Gosset ou le sublime « Belemnita » de Gonet.

 

Gorgées de transgression

 

Mais les deux marques les plus vendues aux Caves du Roy, et même dans la plupart des boîtes de nuit renommées, sont Roederer (avec son « Cristal ») et Dom Pérignon « parce que ce sont deux magnifiques champagnes que tout le monde connaît, explique Stéphane Personeni. Ce sont des Ferrari, et sur la photo d’anniversaire ça marque les esprits ! »

 

Dans le très chic club Matignon des Champs-Elysées, à Paris, où le champagne représente la moitié des ventes de boissons, le directeur associé Olivier Breillat aime citer ses cuvées de prestige : « On a référencé un “Clos du Mesnil” de Krug. Un de nos clients nous l’a demandé. Et même s’il ne vient que deux fois par an, pour la Fashion Week, c’est important de faire plaisir. » Au VIP Room, on remarque que Dom Pérignon séduit beaucoup la clientèle européenne tandis que « Belle Epoque », de Perrier-Jouët, attire les Américains.

 

Du côté des marques, la nuit est un enjeu économique de taille. Un 31 décembre notamment. Les marques restent discrètes sur le phénomène. Ainsi, et alors que son « Belle Epoque » est souvent cité, ­Perrier-Jouët ne souhaite pas évoquer son succès nocturne. Chez Dom Pérignon, on est moins frileux. « Les personnes qui ­fêtent la nuit sont les mêmes qui vivent le jour, s’amuse le chef de cave Richard ­Geoffroy. L’homme est juste plus libéré. Tous ses sens sont en éveil. Mais la nuit de Dom Pérignon a du sens parce qu’il y a le jour. Le statut de la marque s’est fait le jour. Le jour a nourri la nuit et maintenant la nuit nourrit le jour, elle lui donne de la transgression. » Pour alimenter le dialogue, la célèbre marque a même créé des étiquettes phosphorescentes que l’on distingue entre toutes, même dans le noir.

 

La suite ICI

 

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29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 06:00
L’entrecôte Black Angus USA sous opercule à 54,95 € le kg ou le triomphe des montres molles c’est pour les gogos…

En serais-je 1 puisque j’en ai acheté une de 0,275 kg pour 15,11€ ?

 

Bien sûr que non, en chroniqueur qui teste avant d’écrire je me dévoue et je mets la main à la poche.

 

À la boucherie de la grande épicerie du Bon Marché l’entrecôte c’est 54,80 € le kg

 

Chez Hugo Desnoyer c’est € le kg

 

Brent Young, l’un des bouchers de la boucherie Meat Hook à Williamsburg, Brooklyn, reste dubitatif. Lors de son voyage en France pour apprendre l’art de la boucherie française auprès de Le Bourdonnec, son associé et lui n’ont pas réussi à trouver de viande digne de ce nom à Paris. “Les steaks étaient trop jeunes. Ils avaient autant de goût qu’un blanc de poulet. C’était devenu une sorte de défi impossible entre nous : trouver un bon steak”, raconte-t-il.

 

Qu’est-ce que la Black Angus US ?

 

  1. La version Yves-Marie  Le Bourdonnec

 

La Black Angus d’origine américaine  correspond aux standards de consommation actuels. Par contre, c’est une aberration environnementale de faire venir des carcasses  d’Amérique par avion lorsque l’on pense au bilan carbone du produit final. Et même en comptant le transport, c’est la viande la moins chère du marché actuellement. Elle provient d’une production industrielle pure, les animaux sont élevés en intensif, concentrés sur des prairies sans herbe et nourris au soja dont une partie est transgénique. Ce sont vraiment les endroits dans le monde où la densité le nombre de têtes par km² est la plus élevée. Les éleveurs ont obtenu des bêtes conformes au marché européen. En croisant la Black Angus avec des types charolais ou Herford pour améliorer sa conformation, ils ont un produit plus épais dont  la carcasse pèse autour de 450 kg contre 280 à 320 pour une carcasse standard de Black Angus.

 

La Black Angus importée du continent américain (sud et nord) offre des taux de marge élevé. Selon Yves-Marie  Le Bourdonnec, et conseiller des chefs, une entrecôte française coûte 25 euros, prix d’achat pour un restaurateur contre 16 pour son homologue d’Outre Atlantique,  coûts de transport inclus. Les raisons de son succès : une tendreté poussée à l’extrême.

 

  1. La version Boucherie Metzger

 

Black Angus USA

 

ÉLEVAGE

 

C’est au coeur des Grandes Plaines des États-Unis que l’Angus américain est élevé à l’air libre. Une alimentation contrôlée, composée exclusivement d’herbes, suivi d’un régime de cent jours à base de céréales minutieusement choisies, donnent à cette viande un goût exceptionnel. Les bovins nourris aux céréales produisent de manière constante des viandes dont la tendreté et la saveur les différencient nettement de la plupart des autres viandes. Leur secret ? Seul un nombre limité de races est utilisé.

 

MORPHOLOGIE

 

De taille moyenne, 135 cm au garot pour 650 à 700 kg, l’animal porte une robe uniforme noire ou rouge, bien que du blanc puisse apparaître sur ses mamelles. Ses muqueuses sont noires et elle est naturellement sans cornes.

 

PLAISIR DES YEUX

 

Le Black Angus USA se distingue par un persillage exceptionnel ("marbling" en anglais). Le marbrage - graisse intramusculaire dans la partie maigre - constitue un facteur déterminant de la qualité de la viande. Le marbrage exceptionnel que l’on retrouve dans le Black Angus USA résulte de sa finition en feed lot ( maïs à volonté).

 

DÉGUSTATION

 

Ses saveurs sont très développées, avec une prédominance de gras fondu et d’animalité. Même si les nutritionnistes froncent les sourcils, les amateurs de viande en sont fans! Reconnue dans le monde entier pour sa tendreté, sa succulence et son goût unique, la Black Angus USA est une viande d’exception très appréciée des connaisseurs.

 

CONTRÔLE

 

C’est un produit au goût recherché qui respecte les normes de l'UE, notamment en matière d'alimentation animale et de non-utilisation d'hormones. Le Black Angus, l'Angus US ou l'Angus Aberdeen de la boucherie Metzger provient du stock des viandes d'exception de Metzger Frères. Toute notre viande est contrôlée par les autorités européennes et fait partie du programme très strict "ANGUS BEEF" certifié par l'USDA (Ministère de l'agriculture Américain).

 

  • La version maison Lascours ICI 

 

Donc j’ai testé.

 

 

C’est mol, ça fond dans la bouche, ce n’est pas de la viande mais le triomphe d’une tendreté sans relief, ce n’est pas mauvais mais ça passe comme une lettre à la poste sans laisser de trace.

 

 

Le prospectus indique que les animaux sont finis aux grains mais ne dit rien sur les conditions d’élevage auparavant.

 

Très décevant.

 

France. Le bœuf français n'a plus la cote

THE NEW YORK TIMES - NEW YORK

Publié le 15/03/2014

 

Pauvre en goût, souvent trop jeune, le bon vieux pavé charolais a du souci à se faire ! On lui préfère de plus en plus les bêtes qui paissent loin de l’Hexagone et qui arrivent en masse dans les assiettes des bistrots parisiens à la mode.

 

En France, il est relativement facile de manger de la mauvaise viande. Le moindre troquet parisien propose sa bavette à l’échalote, son faux-filet frites, ou encore son entrecôte sauce roquefort. L’origine des pièces de viande est souvent identifiée sur le menu : charolaise, limousine ou encore blonde d’Aquitaine.

 

Le problème, c’est que la viande française est loin d’être extraordinaire. Ce qui explique sans doute que, depuis quelques années, une révolution silencieuse est en marche : la France importe du bœuf et cette viande en provenance des Etats-Unis, d’Amérique du Sud ou d’autres pays européens est en train d’envahir le pays.

 

“Nos races d’élevage sont robustes et musclées car au départ, les bêtes étaient destinées à travailler, explique Yves-Marie Le Bourdonnec, boucher depuis 30 ans. Par conséquent, leur viande n’a pas beaucoup de goût.” M. Le Bourdonnec est une star. (Il a posé nu avec une côte de bœuf pour le calendrier 2012 afin de rendre sa profession “plus sexy”) C’est également un ardent défenseur de la viande d’importation.

 

Sa boutique, la Boucherie Lamartine, pourrait presque passer pour un musée avec sa devanture traditionnelle et ses moulures anciennes. “Spécialiste de la maturation” peut-on lire en lettres dorées sur les deux vitrines.

 

Les touristes viennent prendre des photos. Et les chauffeurs particuliers se garent en double file pour récupérer les commandes de leurs riches patrons. Les vitrines réfrigérées contiennent différentes pièces de côte de bœuf sagement alignées sur des étagères. Il y a le Wagyu importé d’Espagne, la Longhorn anglaise nourrie exclusivement à l’herbe et la Montbéliarde française. Certaines pièces coûtent plus de 100 dollars [72 euros] la livre. Dans une autre vitrine, des morceaux de bœufs français considérés dans d’autres pays comme impropres à la consommation, sont exposés sur des crochets. “Les Américains utilisent ces morceaux pour les hamburgers”, dit-il. “Quant aux Anglais, ils les donnent à leurs chiens.” Des vaches élevées comme des chevaux Environ 20% du bœuf consommé en France est d’origine étrangère. La viande vient d’Allemagne, d’Angleterre et d’Irlande et de plus en plus souvent des Etats-Unis, d’Espagne, d’Argentine ou du Brésil. (Le bœuf américain est interdit dans les pays de l’UE tant que les producteurs ne peuvent garantir que leur viande n’a pas été gonflée artificiellement avec des hormones de croissance.)

 

Chez Caillebotte, un bistrot parisien ouvert fin 2012 par les propriétaires du Pantruche à quelques pâtés de maison, on sert de la bavette de bœuf Black Angus en provenance du Kansas. Le restaurant Unico est quant à lui spécialisé dans la viande argentine. Le Beef Club, propose sur sa carte du boeuf anglais et écossais sélectionné par Le Bourdonnec, et a installé sa propre boucherie dans ses locaux afin de respecter les normes européennes très strictes sur la maturation de la viande.

 

Le plus américain de ces nouveaux venus est sans conteste le Café des Abattoirs, du chef Michel Rostang, deux étoiles au Michelin, et de ses filles Caroline et Sophie dans le centre de Paris. Inspiré des steak-houses new-yorkaises, ce restaurant offre à ses clients d’immenses serviettes de tables blanches et oranges qui ressemblent plutôt à des mini-tabliers, des couteaux à viande gigantesques et une grande variété de pièces de viande Black Angus du Kansas et Angus d’Ecosse. (On peut aussi y manger de la viande française et notamment de généreuses entrecôtes de variétés bretonnes comme la Nantaise ou l’Armoricaine.)

 

Sur la table, des sauces faites maison : barbecue, béarnaise, moutarde, sauce poivre et un ketchup à base de raifort et de citron qui irait sans doute mieux avec des crevettes. Les short-ribs, une pièce de viande inconnue en France puisque cette manière de couper la viande n’y est pas pratiquée, cuisent pendant 72 heures à feu très doux dans un four sophistiqué, et terminent ensuite leur cuisson dans un four-grill hybride de la marque espagnole Josper dont le feu est nourri de bois et de sarments de vigne. Le résultat ? La viande la plus persillée de Paris.

 

“Nous ne sommes pas en France ici”, dit le chef Yann Lainé. “Personne ne coupe la viande comme ça. Si je portais ce morceau au boucher du coin, il me dirait qu’il est beaucoup trop gras.

Mais ici nous raffolons du bœuf américain. Les animaux sont élevés sous le même climat toute l’année et reçoivent la même nourriture. La viande est uniforme, savoureuse et grasse.”

 

Au Sévero, un petit restaurant de seulement 28 couverts dans un quartier désert de la partie la moins chic du 14ème arrondissement. William Bernet, le propriétaire, ne sert pratiquement que des pièces de bœuf Simmental d’origine bavaroise maturées. Ce boucher d’origine tient Le Sévero depuis 27 ans. Et pour les amateurs de viandes, c’est la meilleure adresse de Paris. En règle générale, il ne demande pas aux clients comment ils souhaitent la cuisson de leur viande. Les amateurs qui fréquentent l’endroit veulent leur viande bleue ou saignante. “Parfois quelqu’un demande sa viande à point. S’il le faut vraiment, nous obtempérons”, concède-t-il.

 

Il explique qu’historiquement, les vaches françaises n’étaient pas destinées à la consommation mais à devenir des bêtes de somme minces et musclées :“Pour obtenir une bonne viande, il faut prendre le temps de bien nourrir les vaches avec de bonnes choses, sans stress, sans maladie, ni additifs. Le problème des vaches en France, c’est que les éleveurs ont tendance à les confondre avec des chevaux.”

 

C’est pour cette raison que les régions françaises ont toutes leurs propres recettes traditionnelles à base de bœuf émincé (comme le hachis Parmentier) ou longuement mijoté pour que les morceaux soient plus tendres (comme dans le pot-au-feu), raconte-t-il. L’érotisme de la côte de boeuf

 

Malgré l’invasion des viandes importées, les Français défendent farouchement la supériorité de leur bœuf. En 2011, 40 écrivains, historiens, illustrateurs et intellectuels ont sorti en partenariat avec la Confédération des Bouchers, une luxueuse revue en édition limitée, véritable hommage à la viande française.

 

Dans un essai intitulé L’Etre-bœuf, [Richard Millet] évoque “la sensualité bovine de la femme, et [la] beauté toute féminine de la vache.” Pour lui “partager une côte de bœuf avec une femme est (…) un acte éminemment érotique.”

 

L’érotisme ne consistant pas “dans les mots échangés, dans les regards, ni dans ce qui se frôle sous la table”, mais davantage dans une “faveur amoureuse” partagée.

 

Brent Young, l’un des bouchers de la boucherie Meat Hook à Williamsburg, Brooklyn, reste dubitatif. Lors de son voyage en France pour apprendre l’art de la boucherie française auprès de Le Bourdonnec, son associé et lui n’ont pas réussi à trouver de viande digne de ce nom à Paris. “Les steaks étaient trop jeunes. Ils avaient autant de goût qu’un blanc de poulet. C’était devenu une sorte de défi impossible entre nous : trouver un bon steak”, raconte-t-il.

 

Le Bourdonnec pense avoir trouvé la solution. Il a l’intention d’importer en France des animaux vivants, et non plus congelés. Il raconte l’histoire de cet homme d’affaires, Yves-Marie Morault. Ce dernier aimait regarder ses vaches Blonde d’Aquitaine paître dans sa propriété en Normandie mais il trouvait que leur alimentation en céréales lui coûtait beaucoup trop cher.

 

Il a donc demandé à Le Bourdonnec de les remplacer par des Angus, plus petites, plus délicates et moins voraces. 100 vaches anglaises ont ainsi débarqué en Normandie. Et il est aujourd’hui à la tête d’un cheptel d’une soixantaine de vaches et de quatre taureaux. Les deux hommes envisagent même leur commercialisation.

 

“Nous n’avons pas besoin d’importer de viande”, explique Le Bourdonnec. “Chaque élevage français dispose d’une grande prairie. Nous avons besoin d’élever de meilleurs animaux et de croiser les races. Le tandem idéal étant un animal anglo-saxon et un boucher français, un peu comme une Américaine avec un amant français.”

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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 06:00
Conte alsacien du vin : la cigogne et le renard, le long col et l’étroite embouchure des magnums alsaciens

Sur mon balcon il y a des cigognes, voir ci-dessus

 

Dans ma maison il y a des cigognes, voir ci-dessous.

 

 

La cigogne c’est pour moi l’Alsace : un oiseau de carte postale popularisé par l’illustrateur Hansi.

 

Oiseau sacré et porte bonheur la cigogne blanche est le symbole emblématique de l’Alsace où elle tient une place traditionnelle dans la vie locale de la région. Il fut un temps où voir la cigogne en Alsace devenait exceptionnel. Un temps menacé d’extinction en Alsace, le grand échassier au long bec est de retour à chaque printemps sur les clochers et les toits des villes et villages alsaciens.

 

De toutes les fables de la Fontaine Le Renard et la Cigogne faisait partie de mes favorites :

 

 

Compère le Renard se mit un jour en frais,

et retint à dîner commère la Cigogne.

Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts :

Le galant pour toute besogne,

Avait un brouet clair ; il vivait chichement.

Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :

La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ;

Et le drôle eut lapé le tout en un moment.

Pour se venger de cette tromperie,

A quelque temps de là, la Cigogne le prie.

« Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis

Je ne fais point cérémonie. »

À l'heure dite, il courut au logis

De la Cigogne son hôtesse ;

Loua très fort la politesse ;

Trouva le dîner cuit à point :

Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point.

Il se réjouissait à l'odeur de la viande

Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.

On servit, pour l'embarrasser,

En un vase à long col et d'étroite embouchure.

Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ;

Mais le museau du sire était d'autre mesure.

Il lui fallut à jeun retourner au logis,

Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris,

Serrant la queue, et portant bas l'oreille.

Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :

Attendez-vous à la pareille.

 

Le vase au long col et d’étroite embouchure me séduisait, je trouvais ça élégant, raffiné et vous comprenez alors aisément que les magnums de vin d’Alsace au long col et d’étroite embouchure me plaisent. Ils ont un parfum d’enfance.

 

 

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 06:00
Illustration n’ayant rien à voir avec le schmilblick mais c’est l’esprit de Noël

Illustration n’ayant rien à voir avec le schmilblick mais c’est l’esprit de Noël

L’un de mes amis, à la fois vigneronne et vigneron, m’a transmis ce courrier qu’il venait de recevoir.

 

Bonjour,

 

 

Dans le cadre du prochain supplément vin du quotidien (…) nous organisons une dégustation de vins issus de l'agriculture biologique.

 

Si vous souhaitez y participer, merci de nous faire parvenir un exemplaire de votre cuvée « emblématique » à l'adresse suivante (Ndlr. que je ne mentionnerais pas) avant le vendredi 5 janvier et de nous préciser par retour email que vous participez à cette session.

 

Notez qu'il n'y a pas de contraintes de millésimes.

 

Les vins seront dégustés par X, Y et Z. Le supplément paraîtra le 26 janvier daté 27.

 

Vous trouverez en pièce jointe la fiche technique à nous retourner par email de préférence.

 

Nous sommes à votre disposition.

 

Cordialement.

 

Tartanpion

 

Pourquoi m’émeus-je de ce courrier me dire-vous ?

 

Tout bêtement parce qu’à aucun moment il n’est proposé à la vigneronne ou au vigneron, ou aux deux à la fois, de prendre en charge les frais de port de cet envoi.

 

C’est peanuts me direz-vous, quelques euros pour avoir l’extrême honneur de voir leur cuvée emblématique dégustée par un trio de composé de 2 dégustatrices et d’1 dégustateur.

 

Moi ça me choque que l’auteur de ce courrier n’ait pris la peine de le faire. C’eut été la moindre des politesses, une forme de respect qui trancherait avec l’habituelle désinvolture des auto-proclamés journalistes du vin trop habitués à se faire rincer par les zinzins interprofessionnels ou les propriétaires à gros budget.

 

Il est fort à parier que vigneronne et vigneron, s’ils étaient intéressés par ce genre de dégustation, auraient apprécié cette prévenance et expédié gratos leur flacon emblématique.

 

Faut le servir à domicile ces dégustateurs hors-sol, pour eux c’est temps perdu que d’aller poser leurs belles fesses chez vigneronne et vigneron pour exercer leur activité. Ils préfèrent aller s’asseoir à de belles tables en des banquets offerts par des propriétaires qui ne leur veulent que du bien.

 

Le vin des gueux, lui, vient à eux par la Poste…

 

Ainsi va le Monde, faut-il pour autant s’en satisfaire ou faire un bras d’honneur aux petits marquis et marquises, féminin oblige…

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 06:00
David Nutt (L) and David Orren (R) will soon be courting investors IBTimesUK

David Nutt (L) and David Orren (R) will soon be courting investors IBTimesUK

Quant à Jacques Dupont il  a déclaré la guerre à la perfide Albion, foi de bas-bourguignon !

 

Les sociétés occidentales s'apprêtent-elles à tirer un trait définitif sur l'alcool? Oui, répond David Nutt, professeur au prestigieux Imperial College de Londres. Et ce, bien plus tôt qu'on ne pourrait le croire. «D'ici 10 ou 20 ans, les gens ne boiront plus d'alcool à part lors de rares occasions», affirmait-il au IBTimes  le 14 décembre dernier. La prochaine génération aurait donc l'honneur de signer, selon lui, l'arrêt de mort de la boisson.

 

Bon vous me direz c’est un anglais qui le dit, après nous avoir envahi avec leur whiskies à 2 balles les voilà qu’ils voudraient éradiquer notre boisson nationale : le vin !

 

L'expert britannique en addictologie prédit l'avènement de l'«alcosynth», un alcool synthétique qui procurerait les sensations agréables de la boisson, sans ses effets indésirables. Autrement dit, fini la gueule de bois. Les maux de tête et nausées de lendemain de cuite ne seront prochainement que de lointains souvenirs.

 

«Remplacer les boissons alcoolisées par une substance inoffensive» serait alors, pour David Nutt, «l'une des plus grandes avancées en matière de santé publique de toute l'histoire».

 

 

Ma prédiction :

 

Pernod-Ricard créé une filiale, Lady D., pour distribuer l’alcosynth exclusivement en pharmacie, c’est mieux pour les prix.

 

Comme pour la sidérurgie, face au désastre économique : plus de vignes, plus d’œnologues, plus de winemakers, plus de RVF, de B&D, de cavistes, plus de bars, plus de taxes, ... plus rien un véritable désastre national, le gouvernement ressuscite la vignette Ramadier pour indemniser tous les sinistrés.

 

L’alcoolisme, les dépressions ayant fait un énorme bond en avant, les croisés de l’ANPAA réclament le triplement de leurs subventions.

 

L’armée française étudie la possibilité d’envahir l’Angleterre afin de venger enfin Jeanne d’Arc et mettre David Nutt aux fers…

 

Bref, tout ça ce ne sont que des conneries : vive le Brexit !

 

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 06:00
Comme c’est bizarre à la Mothe-Achard j’n’ai jamais cru au Père Noël dois-je l’avouer à mes petits-enfants ?

Dans ma Vendée, pour le clan des femmes qui m’a élevé en âge et en sagesse : ma sainte mère, la mémé Marie et sa sœur la tante Valentine, la nuit de Noël c’était la nuit du petit Jésus. Dans la crèche, la grotte en papier rocher, de la vrai mousse, Marie et Joseph à genoux, le bœuf et l’âne debout, les bergers avec leurs moutons et sur son lit de paille fraîche le petit Jésus. Et, horreur il y avait un brave noir qui présentait sa besace et lorsqu’on y glissait un sou, approuvait de la tête.

 

Nous allions à la messe de Minuit, au retour nous mangions un bout de brioche du P’tit Louis avec un bol de chocolat chaud et avant d’aller nous mettre au lit nous posions nos chaussons devant la crèche.

 

 

Le lendemain matin nous réceptionnions nos cadeaux bien évidemment déposé là par le Petit Jésus.

 

Le Père Noël était une invention satanique venu de la ville corruptrice.

 

Donc je n’ai jamais cru au Père Noël mais pire encore au Petit Jésus ( sauf pendant la courte période où j'étais pur comme saint Tartitius) : comment ce gamin juste né pouvait-il apporter des jouets ? Sur la cours de récré je commis l’irréparable je révélai à mes copains les Remaud qu’en fait nos parents allaient les acheter chez Decré à Nantes. En effet, je les avais entendus un soir dans la cuisine en parler.

 

Bref, j’étais de la tendance Dutronc.

C'était la fille du Père Noël

J'étais le fils du Père Fouettard

Elle s'appelait Marie Noël

Je m'appelais Jean Baltazar

 

Ma fille a cru au Père Noël et mes petits-enfants aussi mais de nos jours beaucoup de parents se pose la question : faut-il laisser croire au Père Noël à leurs enfants ?

 

Selon des spécialistes du développement, les parents devraient laisser leur enfant croire au père Noël aussi longtemps qu'ils le désirent. ... Malgré tout, il arrive souvent que les enfants qui ne croient plus au père Noël ont envie de revivre la magie de ces moments avec les tout-petits de leur entourage.

ICI 

 

Ces parents anti-Père Noël

 

Faire croire au Père Noël à ses enfants : une évidence ? Pas tant que cela à en juger vos nombreux témoignages. Pour des raisons morales, des croyances religieuses ou des considérations matérielles, certains parents décident de ne pas jouer le jeu du Père Noël. Décryptage de leurs motivations avec Dominique Tourrès-Gobert, psychiatre et psychanalyste, auteur de Il était une fois le bon dieu, le père Noël et les fées.

ICI

 

J’ai toujours été de la première tendance et comme lorsqu’on devient vieux on retourne en enfance dit-on : pour la première fois de ma vie je crois au Père Noël.

 

 

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 07:00
Oui je l’avoue contrairement aux Macron j’ai souvent couché dans le château de Chambord au temps où j’étais Monsieur Vin du Loir-et-Cher

En 1978, pendant mes week-end je suis « monsieur vin du Loir et Cher » et si vous ne me croyez pas demandez au président Coutoux. Ce premier contact de terrain m'amène à postuler à l'Office National des Vins de Table où je deviens le SG. » (Chronique du 21 mars 2006 Encore un bout de ma vie).

 

C’est le Préfet Gérard Belorgey, grand visiteur des caves, qui m’a confié la mission d’aider la viticulture départementale à passer des vins de table à des vins, comme on disait en ce temps-là, de qualité.

 

C’était le Conseil Général qui me prenait en charge, président Kléber Lousteau, je m’y rendais en train et le directeur de cabinet du Préfet, Jacques Lambert, celui qui organisa la Coupe du Monde de 1998, me prêtait sa voiture privée pour sillonner le département.

 

Gérard Belorgey, en dehors de son goût pour le vin, adorait le château de Chambord, il avait écrit le scénario du Spectacle nocturne de Chambord 1977-1992 ICI il me proposa de loger dans un appartement de l’aile gauche du château qui était occupé en semaine par un fonctionnaire des Affaires Culturelles.

 

C’était très spartiate, aucun confort, mais se lever le matin et contempler le spectacle de Chambord fut un plaisir inoubliable. Ma fille Anne-Cécile, qui m’accompagna un week-end, coucha dans un lit à baldaquin et, revenant à Paris, déclara à ses copines « j’ai dormis dans un lit de princesse »

 

Je partageais mes soirées avec une poignée de troufions effectuant leur service militaire à Chambord, ils patrouillaient à cheval dans la forêt. C’étaient la belle vie. Ils me firent découvrir un des secrets bien gardé de la République : les appartements qu’avait fait aménager le Président Pompe dans l’aile gauche pour accueillir les chasseurs et qui n’avaient jamais servis. L’équivalent de ce qui se faisait de mieux dans l’hostellerie de luxe.

 

Bien plus tard, sous Nallet, je suis allé présider un dîner de chasse en ses lieux et place mais cette fois-ci dans le château lui-même.

 

Je garde de ce court épisode de ma vie professionnelle un excellent souvenir, j’en extrais 2 : les dégustations de vins et fromages de chèvre à Selles-sur-Cher (les fromages surtout) et la présidence du banquet des 50 ans de la coopérative de Saint-Romain-sur-Cher où le capitaine des pompiers m’accueillit au garde-à-vous, où les agapes commencèrent vers 15 heures, 7 ou 8 discours, une longue litanie de plats, à 18 heures nous en étions pas encore au dessert. Je revins à Paris plus fatigué que si j’avais couru un marathon.

 

Bien évidemment je ne peux que clore cette chronique qu’avec feu Michel Delpech.

 

 

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 06:00
Ni de droite, ni de gauche, les députés La République en marche devraient revenir sur l’invention du docteur Guillotin : l’hémicycle !

Ils sont si nombreux, les députés LREM, 310 plus deux apparentés, qu’il a été difficile de les caser ni à gauche ni à droite dans l’hémicycle.

 

La photo ci-dessous ou ICI montre qu’ils penchent physiquement plus à gauche qu’à droite pour une raison simple les députés de gauche : les insoumis de Mélenchon 17, la gauche démocrate et Républicaine 16, la Nouvelle Gauche 27 + 3 apparentés sont moins nombreux que Les Républicains 94 + 4 apparentés. Seuls les députés de Bayrou  sont à leur place : au centre qui penche sur la droite 41 + 6 apparentés. L’UDI est encore plus à droite : 33 + 1 apparenté.

 

 

Alors pourquoi, à propos de l’hémicycle, évoquer le docteur Guillotin ?

 

« La guillotine justement. Machelin s’était brusquement accroché à mon bras : tout était là, dans cet objet emblématique, dans ce symbole effroyable de la modernité. Le docteur Guillotin, son promoteur, était à l’origine d’une autre innovation capitale de l’ère révolutionnaire. C’était lui qui avait proposé de distribuer la représentation nationale dans un hémicycle – sur le modèle, évidemment des amphithéâtres de médecine. De l’application de cette forme savante au champ politique, jusque-là plutôt organisé en rangées et en ordres, étaient nés les concepts géniaux de droite et de gauche. La gauche et la droite avait conclu Machelin de  façon parfaitement syllogistique, étaient nées autour d’un cadavre – cadavre qu’elles s’étaient disputé jusqu’à ce que celui de Jernigan les réconcilie. »

Le Grand Paris Aurélien Béranger page 90

 

1er décembre 1789 Les Français découvrent la guillotine

 

 

Le 1er décembre 1789, le député Joseph Guillotin, docteur de son état, suggère à la tribune de l'Assemblée constituante que soit introduite l'égalité de tous les citoyens devant le juge.

 

« Les délits du même genre seront punis par le même genre de peine, quels que soient le rang et l'état du coupable, écrit-il dans son projet de loi. Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort, le supplice sera le même (décapitation), et l'exécution se fera par un simple mécanisme »

 

Égalité devant la mort

 

L'Assemblée constituante édicte donc le 3 juin 1791 que « tout condamné à mort aura la tête tranchée » (article 3 du Code civil). Elle demande à Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie, de mettre au point la machine à exécuter.

 

Le chirurgien s'inspire d'une machine d'origine écossaise, avec un tranchoir entre deux montants en bois. Il améliore son mécanisme et remplace le couperet en forme de croissant par un couperet en forme de trapèze.

 

La machine assure selon ses promoteurs une mort immédiate, à la différence de la décapitation à la hache ou à l'épée (la « décollation », privilège des nobles) ; à la différence également de la pendaison, de la roue ou, pire, de l'écartèlement, supplices réservés aux roturiers.

 

Elle est essayée à Bicêtre sur des moutons et des cadavres. Nicolas-Jacques Pelletier, en fait les frais pour la première fois le 25 avril 1792. C'est un voleur de grand chemin qui a frappé un citoyen pour lui extorquer ses assignats.

 

La machine est d'abord appelée « louisette ». Puis, les journalistes parlementaires, mécontents du docteur Guillotin qui, à l'Assemblée, leur demandait de bien se tenir, la baptisent « guillotine », non sans s'attirer les protestations de l'intéressé.

 

Dans l'argot des rues, la machine sera aussi surnommée le « rasoir national » ou la « Veuve ». Les magistrats préfèrent quant à eux le délicat euphémisme : « bois de justice ».

 

Pendant la Grande Terreur, en 1793 et 1794, environ 17 000 condamnés auront à la connaître.

 

Elle recueillera en France un vif succès populaire jusqu'au 29 juin 1939, date à laquelle les exécutions cessent d'être publiques.

Source : Hérodote.Net

 

Joseph-Ignace GUILLOTIN

1738-1814

Médecin, humaniste et homme politique français

 

Docteur de la faculté de Reims, Joseph Guillotin combattit toute sa vie pour le rationalisme et la justice. Erudit et cultivé il fréquente les cercles, il côtoie des savants comme Franklin, Lavoisier, Bailly, Buffon ou Lacépède, ou des écrivains comme Condorcet ou Voltaire.

 

Il fait décréter, par l'Assemblée Nationale, l'égalité des peines pour tous les citoyens.

 

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