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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 00:09

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Ayant vécu tous les échelons d’un cabinet ministériel : conseiller technique, directeur-adjoint puis directeur de cabinet permettez-moi de faire litière d’une fable qui a toujours cours et qui continue de faire un grand succès auprès de la base : être reçu par le Ministre est le seul moyen de faire avancer un dossier ou triompher les « justes » revendications des Organisations Professionnelles en charge des intérêts généraux d’une profession ou d’une branche de celle-ci.


Entendez-moi bien, je ne suis pas en train d’écrire qu’être reçu par le Ministre ne sert à rien. Les discussions directes peuvent parfois permettre, surtout en période de crise, de débloquer ou de faire progresser un dossier. Lors de la dernière crise du lait Bruno Le Maire sut le faire avec beaucoup d’habileté. Les politiques, même devenus Ministre, savent mieux que quiconque lorsqu’il faut s’impliquer personnellement. Pour avoir été en première ligne sur le dossier chaud bouillant de l’élargissement de l’Europe à l’Espagne et au Portugal, sur la première réforme de la PAC, la crise de l’ESB, les crises récurrentes du secteur des fruits et légumes, je puis vous assurer qu’en ces périodes-là tout le monde est sur le pont, Ministre en tête.


Mon propos vise en priorité le petit bal des directeurs ou délégués des Organisations Professionnelles qui n’ont de cesse, pour justifier leur existence, de faire le siège du cabinet du Ministre afin que leur président et ses assesseurs puissent être reçus par le Ministre. Bien sûr il existe une hiérarchie entre les OPA et tout le travail des porteurs de serviette c’est de monter un cran au-dessus afin que leur président puisse rentrer chez lui en proclamant « j’ai été reçu par le Ministre ». Au 78 rue de Varenne, le Ministre de l’Agriculture, est l’un des Ministres de la République qui reçoit le plus d’OP. Il suffit pour cela de consulter son agenda.


Les revendications diverses et variées sont bien évidemment bien connues du Ministre et de ses services. Le cabinet lui sert de tampon, d’écrémeuse, de gestionnaire des files d’attente. L’inflation des demandes est telle que si on se laissait aller à les satisfaire toutes il faudrait que le Ministre passe des journées entières à écouter les justes revendications des uns et des autres que je ne vais pas nommer afin de ne vexer personne.


Que fait-on au cours de ces réceptions de délégations : en un ordre fixé à l’avance le président présente, plus ou moins bien, le document que son directeur a déjà présenté au membre du cabinet chargé du secteur. Celui-ci a fait une note à son Ministre où il liste ce qui va être dit et ce qu’il conviendrait de répondre en fonction de l’état d’avancement du dossier : arbitrage interministériel, décrets d’application, avancées ou non auprès de la Commission de l’UE. Ayant écouté avec attention cet exposé le Ministre répond, en y apportant sa touche personnelle certes, mais sans apporter beaucoup d’éléments nouveaux. En dehors de ce dialogue les autres présents sont les muets du sérail. Et pourtant ils se sont battus pour être autour de la table. Il arrive parfois que le Ministre ouvre un débat et alors tous les cas de figures sont possibles : le rabâchage, l’évocation de revendications régionales ou personnelles, la mise sur le tapis de sujets dont le caractère microscopique plombe le débat. Bref, trop souvent ces rencontres ne sont que des jeux de rôle sans grand intérêt sur le fond.


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Au risque de choquer certains : pour faire avancer un dossier il vaut mieux solliciter un rendez-vous auprès du chef du bureau concerné que de venir embouteiller l’agenda du Ministre ou de ses conseillers. Bien sûr, c’est moins glorieux de rentrer à la maison en disant j’ai été reçu par M.Duclou du bureau  des compotes et confitures que de proclamer : j’ai vu le Ministre comme si celui-ci était la Vierge de Massabielle. Pour sourire, un jour de novembre tous les chefs du Gard étaient en émoi. En effet, l’un d’eux était rentré fiérot de Paris en proclamant urbi e orbi : j’ai vu le Ministre. Avalanche de coups de téléphones, par bonheur les sms et les tweets n’existaient pas alors, du gratin agricole et vinicole gardois. Étonnement au cabinet : le susdit n’avait jamais été reçu par le Ministre sauf que votre pomme l’avait aperçu lors du dépôt de gerbe par le Ministre devant la plaque des fonctionnaires tombés en 14-18. Il avait vu le Ministre et lui avait serré la main car les politiques adorent serrer les mains.


Mais on va m’objecter qu’il n’y a pas que le Ministre de l’Agriculture dans la vie des agriculteurs ou des vignerons. J’en conviens. Le ministre du budget est un personnage intéressant à fréquenter. Reste celui de la Santé derrière lequel se terrent les ennemis de toujours et qu’il faut convaincre de la justesse des arguments avancés. Franchement je ne vois ce que ça changerait au film puisque le problème est que les organisations dites de santé publique refusent toutes, et je le regrette, de s’asseoir à la même table que les organisations représentant le vin. Voir l’échec du conseil de la modération et de la prévention link) Là est le problème. À chacun sa croix et ses responsabilités, les arbitrages se font chez le Premier Ministre qui reçoit à jet continue des notes des Ministres concernés.


Alors quand j’entends parler de mépris, de refus de la concertation, de guerre, je ne mets pas mes pas dans de tels propos. Et qu’on ne vienne pas me dire que si l’on ne prend pas le paquet en bloc, bien ficelé, on est un ennemi, l’adversaire. Ce type de conception me rappelle les beaux jours des gauchos radicaux pro-mao ou des cocos staliniens. Je ne suis pas un mouton et en écrivant cela je n’adopte pas une position politique ce qui n’est pas le cas pour certains sur le dossier du vin.


Je n’ai aucune gêne à écrire que j’ai servi avec plaisir Bruno Le Maire et son cabinet sur le dossier de ma médiation laitière. J’aurais pu me dire : plus il a d’emmerdes mieux ça vaut. Non, alors je ne vois pas au nom de quoi je modifierais ma position sur un dossier que je connais bien, où j’ai toujours affiché des positions claires et sans ambiguïtés. Je n’ai de compte à rendre à qui que ce soit. Qu’on me conteste sur le fond rien de plus normal. Mais que l’on évite soigneusement de répondre à mes questions, car elles fâchent, je le regrette pour la bonne tenue du débat.


Que voulez-vous, pendant tout un temps, homme de l’ombre, j’ai fermé ma gueule et accepté d’entendre des présidents ou des directeurs affirmer devant leurs troupes qu’ils avaient vu le Ministre ou qu’il l’avait eu au téléphone, avant les cellulaires c’était facile à vérifier, que ça me fait beaucoup de bien de vous livrer l’envers du décor. Les Ministres sont des hommes comme les autres simplement leur temps n’est pas extensible et il serait bon de les laisser travailler un peu car ça ne nuirait en rien à l’avancement des dossiers.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 00:09

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Ça vaut pour tout le monde, y compris les gens du vin. Ce disant je ne participe pour autant au dénigrement du vin avec ceux qui affirment qu’il est mauvais pour la santé, bien au contraire.


En effet, la santé qu’est-ce-que c’est ?


La réponse dans une de mes chroniques de décembre 2008 : « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre... (Lire plus loin)


Pourquoi je repasse les plats ?


Tout simplement pour prévenir de l’éventuel effet boomerang d’une forme de médicalisation d’un produit alimentaire en vous proposant de lire ce qu’écrit Erwann Menthéour ancien cycliste professionnel : Les produits laitiers : un réel danger ?


Les vrais faux amis de votre alimentation ?


Manger des produits laitiers, c’est bon pour la santé. Enfin, c’est ce que l’on nous a toujours dit. La réalité semble plus complexe que cela…


« Les services marketing des grandes marques de l’industrie laitière ont eu le génie, il faut le reconnaître, de nous faire croire que le lait et ses dérivés (yaourts, fromages, etc.) nous étaient indispensables.

Pour ce faire, elles nous ont attaqué (et nous attaquent encore !) sur nos points faibles, à grands coups de slogans facilement mémorisables qui plus est : nos enfants ! Comment ne pas culpabiliser en les privant de produits laitiers, alors même que ceux-ci sont censés être, nous rabâche-t-on,  les principaux pourvoyeurs d’un calcium grâce auquel leurs os se construisent ? Qui risquerait d’affaiblir ses propres enfants ? Personne évidemment ! »


La suite ICI link 


À méditer et lorsque le Dr Charlier aura fini de vendanger et de vinifier je ferai appel à ses lumières pour nous éclairer.

 

Mais le lendemain que lis-je ?

 

Les produits laitiers : des nutriments interactifs au service de la santé Source : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles publié par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste.

« Les produits laitiers mobilisent les chercheurs en nutrition. Leurs nutriments, nombreux et divers, agissent en synergie, ont expliqué les experts internationaux réunis à Grenade (*). Ce qui potentialise leurs effets bénéfiques et rend possible la prévention de nombreuses situations pathologiques : obésité, syndrome métabolique, maladies cardiovasculaires, ostéoporose, fonte musculaire liée à l’âge… Dans la lutte contre les maladies chroniques et « de civilisation », les produits laitiers n’ont pas dit leur dernier mot. » link

Y’a vraiment de quoi perdre son latin !


Pour ma part ce que raconte l’ancien bodybuildé ne me trouble pas j’adore les fromages qui puent et les bons laitages. J’en mange non parce que c’est bon pour ma santé mais parce c’est bon tout court.


Maintenant si ça vous dit lisez ma chronique de 2008. « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre...


La scène se passe dans un cabinet médical, le praticien après avoir examiné une radio, hilare, s’adresse à son patient, assis sur la table d’examen, en caleçon et chaussettes : « Une excellente nouvelle, monsieur Ribot : vous n’êtes plus hypocondriaque, vous êtes VRAIMENT malade ! »


C’est le dessin de Bouchard dans le dernier numéro du POINT. Dans ce même numéro, le psychanalyste Jacques-Alain Miller décrypte le paradoxe de l’homme occidental qui, «n'a nourri autant d’angoisses, ni vécu aussi longtemps. »


Extraits sous forme de 3 Questions :


Le Point : Pourquoi, dans nos sociétés occidentales, la peur semble-t-elle progresser plus qu'ailleurs ?


Jacques-Alain Miller : Parce que ce sont les plus « technicisées ». Le sociologue Ulrich Beck l'a montré, la technique donne naissance à une « société du risque » : quand vous vous déplacez à cheval, tout dépend de votre habileté à vous, et de votre connaissance de la bête en question ; quand vous prenez l'avion, votre sécurité est hors de vous, car votre vie dépend d'un réseau de systèmes complexes, auxquels vous devez vous fier a priori. Mais la société du risque devient une société de la peur dès que la science cesse d'inspirer confiance. C'est le cas aujourd'hui : chacun est intimement persuadé que le grand « sujet supposé savoir » ne sait pas tout, qu'il est troué comme un gruyère, et qu'il avance et produit à l'aveugle.


Le Point : Nos sociétés n'acceptent le risque qu'à condition de le quantifier...


Jacques-Alain Miller : En effet. Le sujet supposé savoir est maintenant mis au défi de prévoir l'avenir. Demain, vos maladies, on n'en fera plus seulement le diagnostic, on vous les prédira à partir du décryptage de votre génome. D'où l'émergence de nouvelles peurs, inédites, purs produits du calcul statistique.


Le Point : Notre santé, et en particulier notre alimentation, nous préoccupe le plus. Comment expliquez-vous cette peur ?


Jacques-Alain Miller : C'est ce qui résulte de la « mise en sécurité » comme attitude fondamentale de l'homme contemporain. Chacun est à lui-même son bien le plus précieux. Chacun se rapporte à soi-même comme à un objet, à un avoir, non à un être. L'impasse, c'est que la santé est parfaitement aléatoire. Il n'y a pas de science de la santé, disait Canguilhem, l'épistémologue de la biologie. La santé, c'est un mythe."


À mettre en parallèle avec l’enquête du Credoc qui révèle que 51 % des Français considèrent le vin comme le deuxième produit présentant des risques pour la santé, juste derrière la charcuterie. Cote en chute libre : en 2003, seuls 26 % des habitants de l’Hexagone avait cette perception négative du vin. « Hier produit du terroir, symbole de l’identité gastronomique française, le vin est désormais considéré comme un produit alcoolisé comme les autres », souligne le Credoc. Et il suscite la méfiance au même titre que n’importe quelle boisson alcoolisée…

 

Pourquoi diable ce quasi-doublement en 5 ans ?

 

Bien sûr, je n’ai pas de réponse, mais il est paradoxal que cette peur intervienne alors que le vin quotidien laisse de plus en plus la place au vin occasionnel. Boire moins, boire mieux, disait-on, mais ces nouveaux consommateurs, plus soucieux de leur forme, de leur santé que leurs aînés, placent le vin dans la palette des produits alcoolisés. Cette perception nouvelle devrait faire réfléchir ceux qui pensent que, face aux antialcooliques, le bon discours est celui du vin est bon pour la santé. Dans la mesure où le vin aliment est en voie d’extinction il me semble que ces conseils ne convainquent pas grand monde. En adoptant cette stratégie de bon contre mauvais on entre sur le terrain des conseils de santé publique, aussi généraux qu’inefficaces car ils ne sont pas ciblés sur des populations précises.


Pour ma part, en me fondant sur la définition de la santé donnée par le Robert : « bon état physiologique d’un être vivant ; fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme pendant une période appréciable, indépendamment des anomalies ou des traumatismes qui n’affectent pas les fonctions vitales (un aveugle, un manchot peuvent avoir la santé). La santé correspond à une idée de la norme (opposée à la pathologie) ; elle n’est pas seulement l’absence de maladies, de symptômes pathologiques, mais suppose l’absence de menace prévisible et un certain bien-être physique. »


Et celle de la santé publique : « l’ensemble des techniques propres à prévenir les maladies, à préserver la santé, à améliorer la longévité des individus par une action collective. »


La seule voie possible est celle de s’en tenir au produit, le vin, à ce qu’il est, d’où il vient, comment il est fait et affirmer, avec la plus grande tranquillité, sans mauvaise conscience, qu’il n’est pas en soi dangereux ni pour la santé des consommateurs, ni pour la santé générale des populations. Jouer sur les peurs, en les amplifiant ne fait que développer le caractère anxiogène de nos sociétés craintives et, comme le dit Jacques-Alain Miller, « une peur en chasse une autre, il y a des peurs à la mode, on invente des peurs, le public demande de la peur. Mais ce n’est pas un jeu, c’est, en deçà, de ces peurs multiformes et toujours renaissantes, ce qu’elles expriment et camouflent à la fois : une angoisse sociale diffuse et dont l’objet est voilé. »


À propos mais où est donc passé le prion qui devait faucher, selon certains grands experts, « plus de 100 000 personnes » ?


Plus légèrement, j’entends en boucle « qu’il faut manger des féculents… » c’est-à-dire des patates, des pâtes, du riz… et dire que pendant des décennies les mêmes nous mettaient en garde contre…


Alors, comme tout bien portant est un malade qui s’ignore, de grâce laissez-moi vivre ma vie comme je l’entends, jouir des plaisirs qu’elle m’offre, même si ça trouble vos statistiques, même si je suis un bon cotisant de la Sécu, car j’ai, comme nous tous pauvres humains, une seule certitude, même si en ce monde de peureux «on rêve de faire descendre l’éternité sur terre », c’est celle de mourir.

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:09

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Les juges de la 5e Chambre du TGI de Paris :

Christine-Marie COSTE-FLORET, Vice-Président

Véronique POREAU, Vice-président

Sylvie GARCIA, Juge

Assistée de Laure POUPET, greffière

(Le tribunal de grande instance statue en formation composée de 3 magistrats assistés d'un greffier) n’aiment ni le champagne, ni  Scarlett Johansson comme le montre à l’évidence leur jugement du 21 mars 2013 concernant la diffusion dans Paris-Match d’un article sur la participation de la dite Scarlett Johansson à une publicité, non diffusée en France, pour la marque Moët&Chandon.


Permettez-moi en tant que parisien de m’insurger car Scarlett, elle, aime Paris et un parisien Romain Dauriac son fiancé. L’actrice y passe le plus clair de son temps « Je me réveille et je descends acheter la presse française du jour. Ensuite, je vais au marché, j'adore les produits frais locaux. Puis je vais déjeuner dans un endroit sympa comme le Café de Flore. Il y a des millions de choses à faire à Paris. (…) Le musée Rodin, voilà par exemple une belle façon de passer une journée.


Je me sens tellement en paix à Paris. Les Parisiens prennent plus leur temps, ils apprécient d'avoir de vraies conversations, de lire, ils sont engagés politiquement, ils sont cultivés. Il y a une chouette qualité de vie à Paris »


Et pourtant l’actionnaire de Moët&Chandon, Bernard Arnault est un homme qui aime beaucoup la France car, contrairement à Gégé, il a renoncé à s’exiler en Belgique. Alors pourquoi donc ces petits juges du TGI de Paris s’en prennent-ils à l’une des marques phare de son groupe qui je le rappelle se nomme : LVMH soit Louis Vuitton Moët Hennessy ? Tout d’abord parce qu’ils ont été saisi, par nos amis de l’ANPAA  qui mettait en cause un article publié dans la rubrique «Les gens de MATCH » en page 30 du numéro de PARIS-MATCH litigieux sous le titre «Scarlett Johansson et Rumer Willis : Le glamour tout en courbes » comportant notamment un cliché représentant l'actrice Scarlett Johansson tenant une bouteille de champagne Moët&Chandon et un cliché représentant l'actrice juchée sur une échelle posée devant des pyramides de verres de Baccarat tenant une bouteille de Champagne Moët& Chandon.


Scarlett-Johansson-est-la-nouvelle-egerie-de-Moet-et-Chando

 

Était également critiqué un article portant sur la soirée des Golden Globes intitulé «pas de cinoche quand les plus grands acteurs du monde font la fête ensemble» comportant un cliché représentant l'acteur Colin Firth et l'actrice Helena Bonham Carter, sur lequel le premier sert un verre de champagne Moët&Chandon et un cliché représentant Matt Damon remplissant un verre de champagne Moët&Chandon.


Par ailleurs plusieurs sites internet se sont fait l'écho de cette nouvelle campagne publicitaire en publiant des visuels assortis de légendes mentionnant le champagne Moët&Chandon.link et link  

 

Rappelons les faits :


« En 2009, Moët et Chandon, la plus grande maison de Champagne du monde (groupe LVMH), dévoile sa toute première égérie : la célèbre actrice américaine, aussi muse de Woody Allen : Scarlett Johansson.

Depuis, l’actrice incarne l’image luxueuse de la marque à la perfection.

Bien évidemment ces publicités ne sont pas publiées en France en raison de la législation française  et notamment de la loi Evin. Et on peut dire qu’à l’étranger, ils en ont de la chance ! Et pour cause, Scarlett Johansson sublime particulièrement ce Champagne exceptionnel ! »

 

Et ça ne plaît pas ni à l’ANPAA ça va de soit pour la bagatelle de 11 motifs (allez les lire ci-dessous en fin de chronique), ni aux 3 pisses-vinaigres de la 5e Chambre du TGI de Paris ce qui est plus étonnant juridiquement : pour le vérifier allez donc lire l’excellente analyse sur le jugement du TGI faites par Me Olivier Poulet spécialiste de ces questions PARLER D'ALCOOL C'EST FAIRE DE LA PUBLICITE ! LA PUBLICITE A L'INSU DE SON PLEIN GRE link

 

Tout au bas de cette analyse vous pourrez télécharger en PDF le jugement de la 5ème Chambre du TGI de Paris.


Ainsi va la vie de nos amis de l’ANPAA grands plaideurs devant l’éternel : lire ICI la liste de leur tableau de chasse où ne figure pas encore le jugement cité link 


Que de temps et d’argent (public) gaspillé pour traquer quoi au juste ? Il faudra un jour qu’on m’explique en quoi la photo de Scarlett Johansson diffusée sur la Toile, hors nos frontières, donc visible sur l’écran de n’importe quel internaute Français deviendrait soudain toxique et incitative pour notre belle jeunesse à aller se pochtroner le samedi soir sur le trottoir ou dans un bar de la Mothe-Achard en lichant au goulot un magnum de la cuvée impériale de Moët &Chandon sous prétexte que la belle Scarlett les y a incité.


Ça dépasse le bon sens et l’entendement mais c’est ainsi.


Me Poulet met l’accent sur un point extrêmement important en soulignant que le jugement « fait référence à des définitions de la publicité. »


Et de poser la question : « de quelle définition parle-t-on ?

 

De celle figurant dans la loi Evin ?

 

Il n'y en a pas, ce qui contribue au flou et qui est fort contestable pour un texte pénal censé être précis.

 

Ou de celles déjà citées notamment dans le jugement sur le supplément du Parisien Libéré ? En tout état de cause, il pourrait être utile de fixer ce qu'on entend par publicité soumise aux dispositions du Code de la santé publique. »

 

Et d’avertir :

 

« Cela signifie que dès lors que l'on parle d'une boisson alcoolisée, dans un journal mais aussi pourquoi pas dans une oeuvre littéraire ou un livre de cuisine, sur un blog personnel, ou dans revue professionnelle sur des campagnes publicitaires à l'étranger, on fait acte de publicité alors même que le titulaire de la marque n'est peut-être même pas au courant.


En cela cette décision est contestable et dangereuse. Tous les supports ont du souci à se faire au-delà du débat sur la liberté de la presse. »


Face à la menace d’une jurisprudence liberticide je cours au secours des censeurs en les incitant vivement à faire interdire le film de Woody Allen Vicky Cristina Barcelona où la belle Scarlett passe son temps à picoler et que Pousson ne vienne pas nous dire que c’était en plus du jaja bodybuildé par les petits génies de la péninsule ibérique.


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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 00:09

Trilogie, brelan, je foule nu-pieds les raisins de la colère ! Un peu emphatique le Berthomeau ce matin, c’est l’âge rassurez-vous…

 

Hier, n’étant aucunement dans le secret des dieux, je n’ai d’ailleurs pas à l’être, je commettais nuitamment une chronique  AGIR plutôt que RÉAGIR face aux hygiénistes et aux résidus de pesticides entre autres…link  qui se mettait en ligne au cœur de la nuit.


À 9h 28 je recevais sous embargo jusqu’au jeudi 26 septembre 2013 11 heures un communiqué Au travers de Vin & Société, les 500 000 acteurs de la vigne et du vin interpellent le Président de la République et le Premier Ministre !


Pression morale-pression fiscale : la filière vitivinicole se mobilise et demande l’abandon des mesures contre le vin et la création d’une instance interministérielle !


Au travers de Vin & Société, les 500 000 acteurs de la vigne et du vin lancent une campagne de mobilisation nationale :

www.cequivavraimentsaoulerlesfrancais.fr 


Face à une série de mesures envisagées, Vin & Société considère que la filière vitivinicole, 2ème contributeur à la balance commerciale de notre pays devant le luxe et après l’aéronautique, emblème du patrimoine français, est menacée. Elle demande au Président de la République et au Premier Ministre d’abandonner ces mesures et de créer une instance interministérielle afin d’établir un véritable dialogue avec un secteur qui est une chance pour la France.


Bien sûr dès la levée de l’embargo les réseaux sociaux liés au vin on fait assaut sur Twitter en répercutant le message de Vin&Société link


Fort bien, reste à surveiller l’impact de cette campagne, hors du cercle bien restreint des gens du vin, au travers des médias grand public : presse nationale, régionale, magazines et bien sûr télévision et bien sur les réseaux sociaux hors cercle du vin : journalistes généralistes, décideurs, politiques…etc. Pour l'heure ça buzze guère. La presse reprend, comme d'habitude, en boucle, la dépêche de l'AFP. C'est un peu court. Attendons mais attention à l'effet lièvre et la tortue... rien ne sert de courir il faut partir à point. S'inscrire dans la durée...


Cette campagne est très institutionnelle puisqu’elle interpelle le Président de la République, le Premier Ministre et incite à aller s’adresser aux parlementaires. C’est un choix qui veut peser sur les futures décisions du gouvernement mais il ne faut pas se leurrer, c'est un combat de longue haleine, et les lignes de partage sont déjà bien identifiées surtout du côté des parlementaires qui soutiennent le vin.

 

Ce sont les autres qu’il va falloir convaincre et, quitte à passer pour un rabat-joie, ce n’est pas gagné car nos petits copains d’en face ne vont pas se priver que hurler « haro sur le lobby du vin ». C’est la loi du rapport de force, de sa construction ou de son inversion. Le jour où le président de Vin&Société sera invité sur le plateau du 20 heures nous aurons fait un grand pas.


Reste pour moi, vieux blogueur blanchi, non sous le harnois mais sous une consommation ludique et festive de vin, que ferais-je si on menaçait Vin&Cie l’espace de liberté de fermeture ?

 

C'est possible puisque mon slogan affiché est l'extension du domaine du vin. Pour les ayatollahs d'en face mon petit couplet « Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes... » risque fort de me voir gratifier de la double peine pour incitation à la débauche.

 

Rideau mon coco !

 

T’as plus le droit de faire le guignolo avec tes copines, de mettre de belles photos de quilles qui inciteraient notre belle jeunesse à aller se murger grave le samedi soir sur le trottoir, de raconter tes histoires de femmes et d’hommes accrochés à leur bout de terre dans des lieux où y’a même plus de médecins (préfèrent les villes ces gens-là).

 

Mais de quoi vivrons-nous demain ?

 

De l'air du temps et des médicaments ! 

 

Ferme ta gueule Berthomeau !


Deux options s'ouvriront à moi Taulier désenchanté :


1° Un changement de raison sociale

 

 

J’y ai réfléchi toute la nuit.

 

J’ai de suite écarté « cigarettes et whisky et petites pépées » car là je me retrouverais illico à la Santé (la prison pas le siège du Ministère).


Ensuite j’ai galéré :


« Rire de résistance » déjà attribué,

« les chroniques d’un vieil homme indigne » trop coaltar,

« le Taulier enchaîné » pas très original,

« sous la peau du terroir » pas très vendeur,

« dessous les pavés la vigne » impossible y’a le mot vigne trop incitatif à se torchonner.


Bref, épuisé, je me suis replié sur les derniers feux de ma jeunesse soixante-huitarde non révisée en choisissant :

 

« laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes »


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2°l'exil non fiscal en Belgique


Bruxelles c’est la porte à côté avec ma carte de vieux, dites senior pour faire joli, je pourrai donc faire des allers retours comme un banlieusard puisqu’on m’a dit, et j’y ai cru, que nous vivions dans une Union Européenne. Je pourrais m'installer marchand de vins et de fromages qui puent avec ma copine Magalie. J'y réfléchis...


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Bonne journée à vous tous, rameutez vos voisins, vos cousins, vos copains, pour les sensibiliser à la cause du vin et, pour ne pas choquer nos amis hygiénistes, je badigeonne aujourd’hui en tendance modération, genre message sanitaire en bandeau déroulant, le slogan de notre cher Roger Feuilly « toute petite soif ! mais dans un grand verre...» 

 

Rebondissement de fin de journée, l'articulet retirer de la liste des activités autorisées par disposition légale la propagande et la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur les services de communication en ligne (art. L.3323‐2‐9) a disparu du Plan Gouvernemental. Monsieur de sources sûres affirme que ce sont les intentions du Taulier de migrer en Belgique, captées par les voies habituelles des grandes oreilles, qui auraient émues les autorités. Plus sérieusement, façon de parler, il y a l'hypothèse du sieur Pousson le Rouletabille du Net link Comprenne qui pourra, l'important c'est le résultat. 


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Audrey Bourolleau, Vin et Société par BDTMedia

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 11:00

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Même le petit Nicolas s’y est risqué, sans être moqueur dire que ça lui allait serait faire preuve de courtisanerie comme sait si bien le faire la Nadine, pas de Rothschild évidemment. La barbe de trois jours fait fureur... Antoine de Caunes, Carl Icahn, Justin Timberlake... chaque semaine, elle compte de nouveaux adeptes. Votre Taulier, lui, l’a adoptée depuis belle lurette.

 

Pourquoi ?

 

Pour faire le beau rétorqueront ses détracteurs !

 

La réponse est bien plus prosaïque : j’ai toujours détesté me raser.

 

Jamais je n’ai pratiqué le coupe-chou, cher à mon pépé Louis, me repliant sur le rasoir à lame. Seule analogie avec pépé Louis le blaireau et la mousse à raser. Comme nous les mâles nous nous rasons plutôt le matin c’est souvent un exercice à haut risque, même avec le recours à la pierre d’alun les micros-coupures sont souvent au rendez-vous. Bref, très vite j’ai jeté l’éponge et rangé mes lames Gillette, sauf lorsque je me suis converti pendnat un temps à la moustache.

 

Vous allez me dire que vous n’en avez rien à cirer de mes histoires pileuses sauf que la mode de la barbe de trois jours une véritable plaie pour les fabricants de rasoirs et de lames. Je l’ai lu dans le journal le Monde.

 

Entre la crise et cette mode, les ventes baissent actuellement de près de 4 % par an en volume, et de 1 % en valeur, selon les relevés effectués par le cabinet d'études Nielsen.

 

Numéro un en France, avec sa marque Gillette, Procter & Gamble est directement touché. «  Nous gagnons du terrain, et notre part de marché en valeur dépasse désormais 70 %, note Loïc Tassel, le patron de Procter en France. Mais nous devons faire des efforts herculéens pour que nos ventes ne baissent pas, et le résultat reste un peu inférieur à nos objectifs. »

 

Après vous avoir rasé je vais vous montrer par l’image que je suis totalement dévoué à la cause du vin, en l’occurrence ici à celui produit et élevé en Bourgogne au travers de la nouvelle génération :


Sylvain PATAILLE de Marsannay et Francine PICARD  « Au pied du Mont Chauve »

 

 

Le premier, c’est l’ordre chronologique, est venu nous rencontrer au restaurant Les Climats 41 rue de Lille link

 

 

La seconde nous a présenté ses vins, sous les auspices de notre irremplaçable Annie, en un lieu proche de là où nos représentants font la loi.

 

 

Pour l’heure, avant de me rendre dans leurs vignes pour mieux leur tirer le portrait, je vous présente en photos (parfois floues mais il est difficile de tenir son verre et de faire une photo) les vins que j’ai dégusté, façon de parler il ne faut pas que je me pousse ducol, c’est du bon, même du très bon. Vous pouvez me faire confiance les yeux fermés : à l’aveugle quoi !


 

À bientôt sur mes lignes et, pour changer, tout en cultivant l’esprit de notre Roger national « haute soif ! »

 

 

Sylvain PATAILLE 6 rue Roger Salengro F-21300 CHENOVE tél. +33 (0)3 80 51 17 35 domaine.sylvain.pataille@wanadoo.fr


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Francine PICARD Au pied du Mont-Chauve 5 chemin du Château

21190 Chassagne-Montrachet

+33 6 74 82 34 82 francine.picard@domainesfamillespicard.com


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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 00:09

Dans notre plan stratégique Cap 2010 les défis du vin Français nous avions mis en exergue « Agir plutôt que réagir ».


Nous n’aimons rien tant dans notre vieux pays ronchon que nous éveiller en sursaut, sortir de notre léthargie satisfaite pour monter sur nos grands chevaux en jouant les vierges effarouchées lorsque certains nous tirent comme des perdreaux. Nous gémissons, nous nous lamentons, nous pestons « que le monde est cruel et injuste avec nous. Nos adversaires nous veulent que du mal. Nous sommes de pauvres victimes sans défense… »


La victimisation m’horripile, plutôt que de geindre à chaque fois qu’un coup nous est porté par nos adversaires ou des gens plus ou moins bien intentionnés, agissons au jour le jour avec ténacité sans discontinuer. Si vis pacem, para bellum « Si tu veux la paix prépare la guerre ! » Bien évidemment je m’adresse en priorité à celles et ceux qui sont en charge de représenter le monde du vin. Ils sont nombreux, ont quelques moyens pour suivre et nourrir les dossiers.


Certes nous avons notre Pousson qui, dans la blogosphère du vin pourrait endosser aussi bien la robe noire de l’avocat que le pourpre et l’hermine du procureur. Il sait trouver les mots, frapper là où ça fait mal, plaider donc ou prononcer un réquisitoire implacable. C’est ce qu’il a fait à propos du BUZZ des pesticides dans le vin déclenché par Que-Choisir.link et link

 

Fort bien Vincent mais comme le disait fort justement le Général Douglas Mac Arthur «Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard.»


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Le mal est fait. Le niveau de bruit médiatique sur cette affaire écrabouille largement toutes les réactions, les plaidoyers en défense ou les réquisitoires contre l’insoutenable légèreté des analyses de Que-Choisir. La forme l’emporte sur le fond. Créer le buzz l’emporte sur toute autre considération.


Sur ce sujet des pesticides il me semble pertinent de ce poser la question : quand-est-ce qu’un discours clair, sans  ambiguïté, loin des querelles imbéciles de chapelles, fondé sur le respect de ce fameux terroir, dont on nous rebat les oreilles, et de la santé de ceux qui les utilisent ou les subissent, sera porté et assumé par les professionnels du vin ?


Dans mon rapport de 2001 j’avais placé le respect de l’environnement en priorité n°1 de la vigne France.


Quand est-il plus de 10 ans après ?


Des progrès certes mais aussi un non-discours ou discours gêné, alambiqué, en défense qui prête le flanc à des attaques du type de celles de Que-Choisir.


Tous les discours rassurants de la Terre ne vaudront jamais une vraie et courageuse anticipation qui se résume par un message clair : NOUS AGISSONS !


L’exemplarité ça compte ou du moins pour moi ça devrait peser lourd dans la balance.


« Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, une parcelle de terre en vaut une autre car il est l’étranger qui vient  de nuit  piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il  l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas… »


En vous livrant cet extrait de ce qu’aurait répondu Seattle le chef indien Suquamish en réponse à la proposition d’achat des terres de son peuple par les émissaires de Washington en 1854 je ne glorifie en rien un quelconque passéisme, un retour naïf à la terre, mais essaie de rappeler à nous tous que notre insouciance bardée de bonnes ou de mauvaises raisons cadre bien mal avec nos antiennes sur le vin produit culturel inscrit dans le respect de son terroir et de sa longue histoire. Ce faisant aussi je ne me réfugie dans aucune des chapelles existantes qui cultivent plus la détestation que l’amour du vin, d’ailleurs je ne suis pas un homme du vin mais un simple buveur et je n’ai donc pas à prendre parti.

 

Voilà c'est dit.

 

Sur un tout autre sujet qui revient dans l’actualité : la préconisation du plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives 2013-2017 de retirer de la liste des activités autorisées par disposition légale la propagande et la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur les services de communication en ligne (art. L.332329) il en ira de même.


Ce ne sont pas les petites pétitions d’une petite poignée de blogueurs qui permettront de contrer cette nouvelle offensive et de la faire reculer mais la capacité du Monde du Vin, comme le souligne très justement le « camarade » Peyronnet, à produire un discours positif qui emporte l’adhésion de l’opinion publique qui intéresse hautement les élus de la République lorsqu’ils prennent leurs habits d’électeurs.


Je ne me fais plus beaucoup d’illusions sur cette capacité d’anticipation de ranger au rang des accessoires inutiles les discours syndicaux chamallow, de prendre en compte la société telle qu’elle est et non telle que l’on souhaiterait qu’elle soit, alors j’avoue que les discours en défense me gonflent, glissent sur moi, ne me donnent aucune envie de participer à une forme de jeu sans grand intérêt. J’avoue j’aime gagner au sein d’un collectif, les agitations individuelles ne servent que l’ego de leurs auteurs, grand bien leur fasse.


J’ai déjà donné, depuis fort longtemps, alors je pose mon sac, laisse le manche à ceux qui, parmi mes jeunes collègues blogueurs, pensent que le monde commence avec eux, ce qui n’est pas forcément la meilleure façon de se préparer à une rude et longue bataille.


Bon courage à eux… il ne suffit pas, en parodiant le général, de faire des sauts de cabri en criant « le vin, le vin… » pour être entendu et suivi par l’opinion publique qui pose majoritairement son cul tous les soirs devant sa téloche pour regarder l’Amour est dans le pré… et qui franchement n’en a rien à cirer de nos petites affaires de loi Evin…


Maintenant je suis en grandes vacances alors j’ai piscine il vous faut m’excuser…  


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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 00:09

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Jeudi après-midi, alors que le soleil pointait à nouveau le bout de son nez, revenant à pied chez moi, ma chère flèche d’argent ayant eu le mauvais goût de se dégonfler, passant devant mon déjà connu de vous Franprix j’aperçois un panonceau sur le trottoir annonçant la foire aux vins du 19  au 9 septembre. Manquant d’oranges pour mon petit déjeuner je suis entré et là je suis tombé nez à nez avec Miren de Lorgeril épinglée en compagnie de 5 autres vigneronnes.


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« De la vigne à la ville »

« Vin de femme vigneron »

« Le goût des belles rencontres »


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Et voilà, comme ça fait un bon bout de temps que je n’avais pas rencontré Miren, qui est toujours par monts et par vaux pour vendre son vino, alors je me suis dit « je vais jeter un œil dans la Foire aux vins de Franprix pour voir ce que Miren nous propose… »


Pour les petits nouveaux ici, il faut que vous sachiez que dans la lignée de mon rapport je proposai à Miren d'être l'un des membres fondateurs de « Sans Interdit » et elle me répondit, tel un passing-shot de revers retourné avec aisance le long de la ligne « Je suis votre alibi féminin... ». Sa réponse fusât, légère, teintée d'un zeste d'ironie et ponctuée par un franc sourire. Sa spontanéité tranchait avec le convenu de notre monde du vin, si compassé, et, si la réplique faisait mouche c'est qu'elle était délivrée avec l'impalpable distance que savent maintenir les gens bien élevés. Lire ICI Qu’est-ce-qui fait courir Miren de Lorgeril ? link


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Donc je dégote le rayon et je m’aperçois que le vin de Miren est, bien sûr, un Cabardès, vin emblématique de la maison, mais étiqueté « La Chapelle de Pennautier » 2010 6,50€ le flacon. Toujours pour les petits loups et petites louves qui ne connaissent pas le château de Pennautier je les invite à ce précipiter sur cette magnifique chronique du Taulier « La vie de château ou laissez-vous pénétrer par l’esprit de Pennautier : vin et authenticité »link 


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Je signale qu’il y a bien une chapelle au château de Pennautier.


J’ai acheté« La Chapelle de Pennautier », je l’ai glissé dans mon cabas et je suis rentré le cœur léger.


Je la boirai avec un poulet du dimanchelink. Clin d’œil appuyé à Michel Smith.


Pour terminer cette chronique j’ai envie d’évoquer le souvenir d’un dîner organisé par Miren au château de Pennautier avec comme convives Patrick Hoÿm de Marien, Pierre Mirc et Gilles Azam, un beau et grand moment… 


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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 00:09

Samedi dernier fut une belle journée ensoleillée, propice au retour de Solène dans les vignes. Belle et éreintante journée. Son jeune et sémillant maître est formel « Ça y est! Solène est revenue aujourd'hui ! Cette fois-ci, c'est définitif. Et elle va démontrer demain son efficacité. Avec un traineau, elle passera, en silence (quel bonheur !) dans les rangs pour récupérer les cagettes où sera déposé le raisin et ... »


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Et pendant ce Taulier, lui, se ressourçait à la Maison des Métallos link pour un Vinocamp plein d’accrocs de la Toile, de Poucettes délurées, de provinciaux émerveillés, de petits loups speedés, et de quelques chevaux de retour blanchis sous le harnois. Ça causait, ça débattait, ça s’interrogeait, avec en bruit de fond : mais où trouver des sous pour faire bouillir la marmite ?


Saine et logique préoccupation d’une génération qui fait ses tous premiers pas dans notre impitoyable monde mondialisé et connecté. Modèle économique, concubinage avec les marques prédatrices, levée de fonds, capital-risque ou comment bâtir un socle pour vivre de sa passion ?


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Photo Armand Borlant©

 

Dans cet océan juvénile votre serviteur, loin de jouer au vieux sage qu’il n’est pas, s’est efforcé de transmettre tout à la fois le fruit de son expérience de vieux baroudeur de la Toile. Comme il n’y a pas de recettes toutes faites mais que des chemins à suivre rien n’est plus important que d’encourager sans leurrer. « Le dur désir de durer… » de Paul Éluard


Notre Mouvement


Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses

Le jour est paresseux mais la nuit est active

Un bol d'air à midi la nuit le filtre et l'use

La nuit ne laisse pas de poussière sur nous

                                                 

Mais cet écho qui roule tout le long du jour

Cet écho hors du temps d'angoisse ou de caresses

Cet enchaînement brut des mondes insipides

Et des mondes sensibles son soleil est double

 

Sommes-nous près ou loin de notre conscience

Où sont nos bornes nos racines notre but

 

Le long plaisir pourtant de nos métamorphoses

Squelettes s'animant dans les murs pourrissants

Les rendez-vous donnés aux formes insensées

À la chair ingénieuse aux aveugles voyants

 

Les rendez-vous donnés par la face au profil

Par la souffrance à la santé par la lumière

À la forêt par la montagne à la vallée

Par la mine à la fleur par la perle au soleil

 

Nous sommes corps à corps nous sommes terre à terre

Nous naissons de partout nous sommes sans limites

 

Face à l’impatience légitime, à la tyrannie de l’instantané, au désir de se réaliser, ces jeunes pousses doivent se forcer à mettre leurs pas dans un pas de temps qui accepte la durée sans faire l’impasse des scories de l’Histoire. « L’Histoire est cette conviction issue du point où les imperfections de la mémoire croisent les insuffisances de la documentation… » Faire l’impasse tout comme s’enchaîner au passé plombe l’initiative, le goût de faire. Lire « on ne peut étudier que ce qu’on a d’abord rêvé»link

 

Alors qu’est-ce qu’un baby-boomers qui a fait son long bout de chemin dans ce qu’on appelle la vie active peut-il faire ?


FAIRE !


C’est-à-dire tout d’abord répondre aux sollicitations des unes et des autres, non pour donner des conseils mais tenter de transmettre, d’accompagner, d’être celui avec qui on peut discuter de son dur désir de durer.


Ensuite, joindre le geste à la parole Joignez le geste à la parole : financez par crowdfunding le projet d’un vigneron Pascal Peyvergèslink


Suivez la belle Solenne dans les vignes de Pascal  ICI link


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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 00:09

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Nous papotions.


-          Voudrais-tu être jeune ?


J’ai hésité et répondu : « oui, et non… »


Oui parce qu’avoir 20 ans et un tout petit peu plus c’est l’âge de tous les projets, l’amour, construire sa vie, se réaliser, accomplir ses rêves, assumer son ambition et ses contradictions ; et non, car les temps sont si durs pour une belle part de cette jeunesse que je ne me sentirais pas le courage de faire un bis. Une réponse de presque vieux, fatigué, blasé, posant son sac, qui, réflexion faite, me donnait le sentiment que je lâchais prise. La retraite, quoi… un je ne sais quoi de résignation insupportable. 


Vous allez me dire, peu importait ma réponse, qui n’était pas une réponse de normand mais un balancement, j’ai l’âge de mes artères et pas le choix !


En êtes-vous si sûr ?


Imaginer est-ce interdit aux retraités ?


Non, le champ des possibles reste ouvert. Il suffit de se laisser aller pour recueillir et accueillir le léger souffle des autres.


La réponse à la question de mon amie je l’ai trouvée mardi après-midi, sous un ciel gris et déprimant en maraudant sur mon beau vélo : Si j’étais à nouveau jeune je voudrais être Jiang Qiong-er !


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Mais qui est donc Jiang Qiong-er ?


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C’est une belle jeune femme de 36 ans, née à Shanghai en 1976, petite-fille d’un artiste traditionnel, le peintre Jiang Xuan Yi qui avait étudié à l'étranger, et fille d’un architecte reconnu Xing Tong He qui a signé bon nombre de musées et de bâtiments officiels. Un pur produit de l'intelligentsia du régime communiste. Je ne l’ai, bien sûr, jamais rencontré donc je vous livre la suite de sa biographie telle que glanée dans la presse Clément Ghys Libération du 20 JUIN 2013.


« Avec son frère, de deux ans son aîné, elle est repérée par le Children’s Palace, sorte de conservatoire artistique dans la plus pure tradition de l’élitisme communiste. Enfant, elle devient la disciple de deux «maîtres», un peintre et un calligraphe. Elle intègre l’université Tongji, en sort diplômée en design. Son exposition de fin d’études fait sensation dans l’effervescence du Shanghai des années 90. 

 

Dans la Chine de Deng Xiaoping et Jiang Zemin, les étudiants rêvent de partir pour les États-Unis. Jiang Qiong Er est acceptée par des facs américaines mais opte pour la France. Le sens du défi, probablement. Comme lorsqu’elle débarque à Nice, refusant d’intégrer une école de langue pour s’inscrire en lettres modernes. «Pendant des mois, je n’ai littéralement rien compris. Mais je n’avais pas le choix.» Elle en garde un français impeccable, entre ensuite aux Arts déco, à Paris, et retourne en Chine où elle ouvre une agence, multipliant les casquettes entre graphisme, architecture intérieure, set design. Remarquée par la filiale chinoise d’Hermès, elle conçoit les vitrines de plusieurs boutiques du sellier français en Chine. Puis rencontre Patrick Thomas, président de la griffe, et Pierre-Alexis Dumas, le directeur artistique. Ensemble, ils évoquent le projet d’une maison de luxe chinoise, «dont les objets seraient fabriqués dans le pays, mais ouverte au monde entier». Elle travaille essentiellement avec des artisans, des personnes âgées qui ont caché leur savoir-faire pendant la Révolution culturelle, et qui cherchent aujourd’hui à transmettre leurs connaissances… »


Mais pourquoi Jiang Qiong-er ?


Parce qu’elle déclare :


« Le vrai luxe c’est le temps que l’on se donne. »


« Le luxe, c'est du temps et de l'émotion »


« Si l’on conçoit une aventure en pensant au retour sur investissement ou à la marge financière que l’on pourra faire dans cinq ans, ce n’est pas la peine. Chez Shang Xia, le vrai luxe c’est le temps que l’on se donne. Nous avons lancé des chantiers avec des artisans il y a plus de quatre ans, qui n’ont rien donné de concluant. Nous les poursuivons en espérant qu’un jour peut-être, ça mènera quelque part.»


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Loin de la pacotille, de l'image bas de gamme accolée au made in China, elle réalise des objets simples, élégants, fabriqués avec des matières premières les plus précieuses par des artisans au savoir-faire ancestral. « Il m'a fallu trois ans pour trouver des artisans, les amener à ce projet, les inciter à innover. Devenir partenaire a été un travail de longue haleine ». Pendant la Révolution culturelle les plus doués des artisans, qui sont maintenant âgés, avaient dû cacher leurs talents et Jiang Qiong-er a dû les convaincre de créer ou de transmettre leurs savoirs aux jeunes générations.


Mardi après-midi donc, lorsque j’ai posé ma superbe flèche d’argent face au Shang Xia, 8 rue de Sèvres dans le 6e et que j’ai poussé l’huis entre deux beaux jeunes hommes masqués je n’ai vraiment pas eu l’impression de me retrouver dans le royaume de l’ostentation, bien au contraire face à la beauté des matières j’ai de suite adhéré à cette « vie simple et splendide » que veut proposer Jiang Qiong-er. J’ai pris le thé dans une tasse de porcelaine diaphane.


Bien sûr les prix sont pharaoniques mais…


Mais il faut 2 semaines de travail pour produire un seul manteau en feutre de cachemire


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« Nous nous sommes inspirés de la dynastie Han (600 ans avant Jésus- Christ) pour faire ce vêtement, explique Jiang Qiong Er, c’est un savoir-faire qui nous vient de Mongolie mais nous avons remplacé le feutre en laine,- trop lourd et peu commode et mal adapté à nos vies urbaines, par du feutre en cachemire -, beaucoup plus léger", explique posément la fondatrice.


Pour réaliser ce manteau, feutré entièrement à la main, il faut deux semaines aux artisans de Shang Xia. D’où le prix de 4.700 euros. « Nous ne sommes pas une marque de mode contrainte de faire tourner rapidement ses collections, nos vêtements visent l’intemporalité », fait remarquer Jiang Qiong Er. »


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« Même recherche de la perfection artisanale avec ce service à thé en porcelaine et en bambou tressé à la main. Là encore il faut du temps : dix jours pour faire une théière et trois jours pour une tasse. C’est Ji Quan Liu, maitre artisan de la région du Sichuan qui est dépositaire de ce savoir-faire si particulier qu’est le bambou tressé » Thiébault Dromard dans Challenges.


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J’aime le beau.


J’aime ce que fait la main.


J’aime la vie simple et splendide.


J’aime la manière de Jiang Qiong Er de retranscrire le passé et la culture de son vieux pays.


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Et nous, que faisons-nous de notre fameux patrimoine ?


« Si la France dispose aujourd’hui d’une culture, au sens d’un art de vivre reconnu et apprécié, incluant la mode, la gastronomie, toutes sortes d'expression d’indépendance, ce n’est pas pour la défendre comme un village d’assiégés rétrogrades, et oublier de promouvoir et exporter ses propositions. Pour cela, les grandes villes disposées à célébrer leur singularité, New York, Rio de Janeiro, Pékin, ne manquent pas. Elles se feraient un plaisir de découvrir les coutumes de leurs filles à fromages, ambassadrices spontanées d’une autre manière de consommer. »link


Allez, trêve de défaitisme, d’aquoibonisme, de déclinisme je suis sûr qu’il y a dans notre vieux pays des Jiang Qiong Er en herbe à nous les vieux baby-boomers de leur laisser tout l’espace pour s’épanouir comme les 100 fleurs du Président Mao cher au cœur des soixante-huitards révisés made-in-conso…

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 00:09

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Soyons clair et direct : sans une vraie serviette en tissu pas de rond de serviette !


Je hais les serviettes jetables au restaurant ! Surtout celles épaisses comme du papier à cigarettes qui se retrouvent au bout de deux minutes sous les talons de mes chaussures.


Pour autant je comprends que pour des raisons d’économie, dans les gentils bouis-bouis, les tenanciers nous dotent de serviette en papier.


Reste une solution très durable : doter les habitués de ronds de serviette à leur nom pour qu’ils puissent y glisser après chaque repas leur serviette personnelle. Bon les tenants de l’hygiène vont barrir, nous dire que ça n’est pas propre, plein de petits microbes vibrionnant. Je sais mais, hormis les grandes maisons bien tenues avec personnel ad-hoc, les serviettes à la maison font la semaine. Moi je suis même prêt à assurer le lavage-repassage de ma serviette.


Avoir son rond de serviette et sa serviette dans son ou ses restos préférés, où l’on a ses habitudes, reste pour moi le comble de la civilité. C’est du comme chez soi, pas chez soi. On prend même le temps de se causer en pliant sa serviette avant de la glisser dans son rond à son nom et d’aller les déposer dans le casier prévu à cet effet. Certains vont m’objecter que ça fait rétro que l’heure est au jetable.


M’en fout !


Pour promouvoir le retour du rond de serviette au restaurant je vais me la jouer guide rouge en attribuant à mes popotes et bouis-bouis préférés les ronds de serviettes du Taulier ®


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Il y aura donc :


-          Le nec plus ultra, la crème de la crème crue de la tortore et du vin qui va avec le sourire de la crémière : 3 ronds®


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-          Juste à l’étage en dessous, le simple et de bon goût avec toujours le sourire de la crémière : 2 ronds®


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-          Le rade crapuleux à prix doux sans omettre le sourire de la crémière : 1 rond


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Addition produite bien sûr avec contre-expertise d'une convive.


C’est notre Roger qui va tirer le nez face à l’initiative du Taulier, peut-être que face au succès je vais l’embaucher pour étendre mon domaine et faire la nique au Rouge. On peut toujours rêver ça ne mange pas de pain.


Pour en revenir à mon rond tout de même il ne faut pas oublier que tout est parti pour lui de l’usage de la serviette de table qui me dit-on dans mon oreillette remonte à l'Antiquité. Ceux qui veulent tout savoir sans rien payer n’ont qu’à se reporter à La serviette de table : histoire d'une invention – Gralon www.gralon.net de Audrey Vautherot


« Les Romains se servaient en effet de serviettes ou mappa en latin. Chaque convive apportait lui-même sa serviette. Il s'agissait alors d'un tissu blanc, parfois brodé de fils d'or, qui servait à s’essuyer le visage.


Au Moyen Age, la serviette de table individuelle n'était plus utilisée. En revanche, les nappes étaient formées d'immenses pièces de tissu, dont certaines servaient à s'essuyer les doigts et la bouche.

 

A cette époque, la nappe était placée sur une planche à tréteaux et recouverte d'une pièce de tissu pliée en deux. C’est avec cette pièce de tissu appelée doublier que les convives s'essuyaient les mains et la bouche.


Le doublier a ensuite été remplacé par une longue pièce de toile posée sur le bord de la table : la longuière.


C’est vers le XIIIe siècle qu’est apparu l’ancêtre médiéval de la serviette de table : la touaille. Cette toile longue de 4 mètres était pliée en deux sur un bâton et accrochée au mur comme un torchon lors des repas (cette forme de serviette était d’autant plus utile que les convives n’utilisaient pas de fourchette mais prenaient la nourriture avec les doigts).


La serviette de table telle que nous la connaissons aujourd'hui est apparue au XVIe siècle. Carrée ou rectangulaire, la serviette est alors de grande taille (jusqu'à un mètre de largeur) afin de protéger les larges collerettes portées par les convives Alors que les couverts comme la fourchette font leur apparition sur la table, l’usage de la serviette en lin damassé se généralise rapidement. Les bonnes manières veulent que l’on s’essuie la bouche et les doigts avant de boire.


La Renaissance voit aussi se développer la mode du pliage des serviettes en forme d’oiseaux, d’animaux ou de fruits. Il faudra attendre 1639 pour que soit publié le premier traité consacré à l'art des pliages.


Au XVIIIe siècle, la serviette occupe une place de choix dans les arts de la table. Elle est parfois d'une taille et d'un luxe impressionnants (en lin brodé, monogrammé ou en coton damassé elle s’accroche à la boutonnière de la veste chez les hommes : on peut acheter encore de nos jours, en Angleterre notamment, une pince, qui se fixe sur la cravate et sert à suspendre la serviette de table au cou des hommes). Les pliages rivalisent alors d'inventivité et donnent à la serviette de table les formes les plus extravagantes.


Au XIXe siècle, les serviettes deviennent plus petites et le rond de serviette fait son apparition.


Au début du XXe siècle, les jeunes filles cousent et brodent leur trousseau de mariage. Les nappes et les serviettes, souvent de grande taille, sont ornées de monogrammes ou de motifs brodés à la main. La richesse d'une demeure s'évalue alors à l'importance des piles de nappes et de serviettes. »


Lire aussi : Petite Histoire du linge de table ICI link 

 

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