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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 11:00

Bienheureux ceux qui sur Face de Bouc réinventent l’eau tiède en ânonnant un « savoir » mal assimilé dans des écoles dites de commerce. Ça sent le prémâché, la formule quasi-magique qu’il suffit d’appliquer pour que la réussite soit au rendez-vous. Merveilleuse ignorance technicienne qui voit de l’innovation là où ne se niche qu’une recherche besogneuse à ce que l’on estime être la tendance. Il faut se mettre à la page souligne un commentateur, c’est-à-dire faire comme tout le monde : prendre le train en marche. Avec ça nous allons sans aucun doute relever les défis du monde mondialisé. Cours camarade le vieux monde est derrière toi!


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Modélisations des Imaginaires : INNOVATION et CRÉATIONS


Ce titre  de collection m’est sauté à la vue lors d’une razzia nocturne à l’Écume des pages l’une de mes librairies fétiches.


C’est l’un de ces minuscules bouquins auxquels je voue un amour immodéré car je peux les glisser dans ma poche, compagnons de chaque instant de liberté. Le temps de lire.


« D’où viennent les idées (scientifiques) ? » et en plus c’est d’Étienne Klein l’un des rares scientifiques à savoir écrire simplement sur la science.


C’est mince mais c’est du lourd.


Pourquoi diable vouloir modéliser l’imaginaire ?


« Parce que l’imaginaire constitue la « matière première » - susceptible de formalisation – de l’innovation devenue intensive. »


C’est donc un chantier de recherche pour défricher l’articulation des imaginaires de la création et de l’innovation.


Dans sa présentation Pierre Musso écrit « L’objet technique étant une construction sociale et culturelle, on peut lire les imaginaires qui l’ont formé comme autant de couches géologiques, et les transformer en matière première pour les analyser, voire les modéliser.


Les petits niais qui disent à chaque bout de phrase marketing comme Ali Baba « sésame, ouvres-toi ! » aurait bien inspirés de développer leur imaginaire afin d’être en capacité de mieux comprendre le monde dans lequel ils veulent innover.


Je leur propose de méditer sur ce qui suit, ça leur permettra peut-être de mieux appréhender le terreau sur lequel ils travaillent, ces consommateurs qui ne sont pas réductibles à des groupes indifférenciés comme « les jeunes » ou les « femmes » par exemple.


« Simultanément, l’innovation se confond avec l’invention, et sa temporalité relève de la « très grande vitesse », alors que les appropriations socio-culturelles (les usages) demeurent assez lentes, parce que « le maillon faible » de l’innovation demeure l’humain. Mais en profondeur agit une autre temporalité : celle des représentations sociales qui sont lentes et répétitives, agissant sur de très longues périodes, telle une mémoire informant les imaginaires. »

Enfin une requête à l’attention de certains confrères journalistes « l’abus de qualification de start-up nuit gravement à la crédibilité… » Elle est bien loin la Silicon Valley….


« On ne peut étudier que ce qu’on a d’abord rêvé » Gaston Bachelard

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Denis Boireau 25/07/2013 11:07


Je reve de bon vin plus souvent que je ne l'etudie.

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