Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 00:09

photoEdelkort.JPG

 

Pourquoi me direz-vous cet intérêt prononcé du Taulier pour le palmarès des 200 personnalités les plus influentes du vin en France de la RVF ?


Tout bêtement  parce que les jurés de la RVF se piquent de mettre des gradients à l’INFLUENCE, donc de mesurer le poids spécifique des uns et des autres afin de les classer. Je rappelle que le poids spécifique ou poids volumique est le poids par unité de volume d'un matériau. Ici il s’agit de pâte humaine.


Miroir, miroir, celui de ceux que l’on dit influents ou qui cherchent à le faire accroire, ceux qui pèsent ou non sur la destinée du secteur des vins, ceux qui sont ou se disent capables de lui imprimer une dynamique, ceux qui font vendre ou mieux vendent, ceux qui sont ou se poussent du col pour être vecteurs de notoriété… Tout un petit monde, un microcosme aurait dit Raymond Barre, bal des vanités, alors que souvent les influents sont des invisibles œuvrant dans l’ombre en toute discrétion.


Ce qui est notable avec ce nouveau palmarès des 200 personnalités les plus influentes du vin en France c’est que la RVF pêche au chalut dérivant et entend ainsi ratisser large pour ramener dans ses filets gros et petits poissons afin de rameuter une chalandise allant des Grands Amateurs jusqu’aux tout fous  des vins nus.


Ainsi nous est arrivé Marc Sibard, Caviste et fort en gueule ! 29e au classement « Aux commandes des splendides Caves Augé depuis 25 ans, Marc Sibard y prêche avec force la bonne parole des vins “nature”, propres et sans soufre, au gré d’une sélection militante en mouvement perpétuel. Le bonhomme porte le même message auprès d’une centaine de bistrots parisiens dont il conseille la carte des vins. Il apporte aussi son expertise à la sélection de vins de Lavinia. »


Fort bien avant, pour la journée des droits des femmes nous avions eu droit à une fournée de 28 de ces dames. 28 sur 200 nous sommes loin de la parité et je trouve que la présentation en couple sur la photo de certaines à un côté « femme de… » un peu rance. Imaginerait-on l’inverse ? Je ne le crois pas. L’irruption dans le classement des attachées de presse constitue une innovation remarquable qui me semble au mieux en totale contradiction avec l’objet du classement : l’influence, au pire comme la preuve que ces dames qui ont le bras long iraient bien au-delà de leur fonction : exerceraient-elles des pressions sur les journalistes ? Bref, il y a à mon sens une grave erreur de casting. J’attends de voir si Jean-François Hesse, entre lui aussi dans le palmarès.


Ceci écrit du côté des dames il me semble que les jurés de la RVF ont commis un grave oubli : l’absence de Corine Richard-Saier, qui pilote les destinées de la maison Richard et qui de ce fait exerce sur la distribution du vin une influence importante de par sa capacité à agir sur la prescription dans le CHR. Étonnant !


Autre innovation l’entrée des conseillers des Princes qui nous gouvernent, en l’occurrence ici de deux femmes : 25ème, Marie Guittard conseillère du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault et  104ème, Valérie Metrich-Hecquet conseillère du Président de la République François Hollande. Je les connais bien toutes les 2, surtout Marie, qui fut la première à lire mon rapport avant sa publication, qui connaît bien le  secteur du vin pour avoir été longtemps commissaire du gouvernement auprès du CN Vin et Eaux-de-vie de l’INAO.


Puisque nous sommes dans la sphère de l’influence je ne sais si les limiers de la RVF auront eu le flair d’aller débusquer le directeur de cabinet du Ministre Stéphane Le Foll, Philippe Mauguin, qui fut un temps directeur de l’INAO.  Ignorer le poids du 78 rue de Varenne sur les questions du devenir de la viticulture c’est faire preuve d’une grande méconnaissance des allées du pouvoir.


Dans cette lignée je m’interroge sur la présence ou la non présence des messieurs suivants :

-        Christian Paly président du CN Vins Eaux-de-vie de l’INAO ;

-        Jacques Gravegeal président du comité des Vins IGP de l’Inao ;

 

Ce sont deux poids lourds de la production : Inter Rhône et Pays d’Oc et il me semble que ça compte en terme d’influence sur le devenir du vin en France. En positif comme en négatif, les volumes et les troupes ça compte.


Dans le même ordre d’idée : verra-t-on dans le classement Joseph Helfrich, le boss de Grands Chais de France ? Je ne sais. Peut-être y était-il l’an dernier car je ne suis pas très familier de ce type de palmarès. Si c’est oui : à quel rang ? Avec Pierre Castel, là aussi c’est du lourd.


Dans cette histoire je n’ai qu’une seule certitude c’est que l’homme aux multiples casquettes : Hubert de Boüard de Laforest tiendra son rang et je prends le pari qu’il sera dans le Top5.

Dernière notation puisque Jancis Robinson  occupe la 62ème place du classement où seront donc placés Robert Parker et Michel Bettane ? Quant aux maris des dames : Michel Rolland et Daniel Cathiard auront-ils une place dans le classement et laquelle ? Suspense insoutenable !


Encore une resucée : qui sont ceux qui sont virés du palmarès en 2012 ? Ne disposant pas de la liste de 2011 je ne puis me livrer au comptage… Si des abonnés de la RVF, des conservateurs bien sûr, l’ont sous le coude ils peuvent soit faire le boulot eux-mêmes ou la filer au Taulier. Merci par avance.

 

Lire chez Bourgogne Live :

 

La presse du vin face à la révolution internet : la RVF joue la distinction du haut de gamme face aux « petits jeunes » du web link

Partager cet article
Repost0
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 07:00

Quatre jours de soleil d’affilée nous sont tombés dessus, d’un seul trait fin qui a déchiré cette saloperie de gangue grise et molle, explosé l’ennui des jours trop courts, instillé le renouveau. Sous les oripeaux fatigués de l’hiver la sève bouillonnante et vive boute, les corolles s’ouvrent, les compas se déploient, je revis. Que faire à la sortie de l’hibernation ?  Plus envie de divaguer, de perdre mon temps avec tous ces petits calibres, ces minables sans envergure, loin de tout, loin de nous, revenir à l’essentiel. J’ai besoin d’appuis pour changer de pied sans pour autant m’esquiver, fuir, et je ne sais encore si je vais les trouver. État de latence, entre-deux incertain, je n’attends rien de très précis mais je suis aux aguets, inquiet. La frivolité dans laquelle je me suis installée m’a amolli. J’ai pris goût à la facilité. Me laisser vivre, me contenter d’être spectateur, de manier une ironie distante et creuse, de me tenir à distance, tout en assurant l’intendance de la maisonnée ça a été ma manière lâche de me planquer. Des excuses j’en ai une pelletée. Ce pays se complaît dans la grogne, l’aquoibonisme, les querelles subalternes, sensible aux discours les plus stupides, les plus réducteurs. Nos dirigeants sont des pleutres, chassant en meute, dépourvus de projet, simple chasseur de voix, incapables d’assumer les choix difficiles obsédés qu’ils sont de leur réélection. Le livre de Le Maire, Jours de Pouvoir, m’a plongé dans l’affliction. Ce garçon intelligent, trop sans doute, entré en politique avec une cuillère en argent entre les dents, s’est comporté comme un brave gentil toutou aux ordres de son maître agité. Inquiet de ses réactions, toujours prêt à ployer le genou, à boire ses longs monologues, incapable de l’interrompre, de le sortir de ses obsessions, de contrer les arguments de sa garde rapprochée, il vient maintenant nous donner la leçon. C’est indécent. C’est se moquer de nous. Nous prendre pour des cons. Sans vouloir ironiser le père Le Maire il aurait dû titrer son livre Jours d’avion, vu que son maître, lui et quelques autres courtisans passaient leur temps dans les Falcon de la République, à aller câliner leurs électeurs.


Je déraille un peu mais, comprenez-moi, lorsque je lis les propos sur la situation politique en Italie de ce belle esprit, qui s’est contenté de recueillir l’héritage de Jean-Louis Debré dans l’Eure, je suis stupéfait. Je pourrais en rire mais je n’ai même plus envie de rire.  Notre belle pousse élevée sur le riche terreau de nos grandes écoles nous dit, droit dans ses bottes « L'Italie a été gouvernée pendant un an par un homme qui n'avait pas été élu par le peuple. Dès la nomination de Mario Monti au poste de président du conseil, fin 2011, j'avais dit : « Attention, c'est prendre un risque politique majeur. » Par leur vote, les Italiens n'ont pas seulement adressé un message à leurs élites nationales, ils ont voulu dire : « Nous, le peuple, nous voulons garder la maîtrise de notre destin. » Et ce message pourrait être envoyé par n'importe quel peuple européen, y compris le peuple français. C’est beau comme une déclaration courageuse mais ça n’en est pas une. Les dirigeants des deux bords me saoulent avec leur perspicacité, leur lucidité retrouvée lorsqu’ils ont quitté les ors du pouvoir. Là tout redevient possible. Leur mutité disparaît. Leur voix porte loin. Ils sont le recours. « Oui, et en même temps, il y a quelque chose de sain dans cette réaction : c'est un appel à plus de démocratie. Les peuples européens sont en détresse. Les jeunes n'ont aucune perspective. Des chômeurs s'immolent devant Pôle emploi. Des associations caritatives ne parviennent plus à fournir ceux qui ne mangent pas à leur faim. Et que fait l'Union européenne ? Elle oppose sa splendide indifférence. Son attitude nourrit le populisme. Pour sauver l'Europe, il faut une autre Europe. »


« Nous avons perdu parce que nous avons manqué d'audace. Si nous étions allés au bout de nos convictions, nous aurions eu le respect de nos électeurs. Nous devons avoir pour obsession de faire réussir la France dans la mondialisation, de redresser les capacités de production et de travail afin que chacun trouve sa place. Cela suppose de changer radicalement de modèle, de bousculer les avantages acquis, y compris sur la scène politique». Ça me saoule cet éternel couplet. J’en ai marre, plein le cul de ces jeunes loups aux dents longues qui vont renverser la table, tout changer, pour bien évidemment se coucher si le chef siffle la fin de la récré.  Là j’ai décidé d’abaisser le rideau de fer de ma boutique. De faire un retour sur moi-même. Fini de batifoler dans les soupentes de l’UMP, à la terrasse des cafés. Je me remets à l’écriture. Lever matinal. Vie monacale. À nouveau souffrir. Cesser de virevolter, d’aligner des phrases faciles. J’envisage de partir. De quitter ce pays. De m’exiler. De m’embarquer sur un cargo mixte. Simples velléités post-hivernales ou réel désir de rupture, comme toujours chez moi les contours restent flous mais j’ai la certitude que le hasard va m’ouvrir à nouveau une large fenêtre. Là il ne sera plus temps de tergiverser. Y aller ! Et j’irai. Tous mes virages à 180° je les ai pris ainsi, brutalement, seul, déterminé et serein. J’aime me faire peur. Voisiner le précipice, inconscient, hors tout calcul. Je me dis aussi que ce sera sans doute mon dernier virage. Après, il n’y aura plus d’après, plus de perspectives, l’espace va se rétrécir. Plus personne ne pourra avoir de prise sur moi…

Partager cet article
Repost0
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 00:09

 

nixon-and-zhou-enlai.jpg

 

Depuis  le toast réussi avec Nixon lors de sa visite à Pékin en 1972, les dirigeants chinois font couler le Moutai, eau-de-vie de sorgho titrant 53° (dit aussi Maotai petite ville de la province du Guizhou au sud de la Chine) dans le gosier de tous les chefs d’Etat et hauts dignitaires en visite en Chine. En effet, lorsque Deng Xiaoping, deux ans plus tard, se rend aux USA, Henry Kissinger lui confiera « Si nous buvons assez de Moutai nous pourrons résoudre tous nos problèmes. »


Si je vous parle du Moutai c’est que cette eau-de-vie très appréciée en Chine, produite et distribuée exclusivement par Kweichow Moutai, veut faire son entrée dans la cour des grands des spiritueux haut-de-gamme en s’attaquant au marché mondial avec des projets d’ouverture de boutiques aux USA et en Russie. À Paris, boulevard Masséna, à l’entrée du Chinatown du XIIIe une boutique a été ouverture au printemps 2012. « Kweichow se voit en symbole de l’essor économique de la Chine, du passage d’une économie fermée à une économie de marché. » Jusqu’ici, depuis 2004, grâce à un partenariat avec Camus la maison de Cognac, le Moutai a essaimé les duty-free d’aéroport de plus de 120 pays avec des résultats limités : « les meilleurs clients restent les businessmen chinois qui profitent d’escapades à l’étranger pour se fournir du produit à moindre coût. »


Moutai-001.JPGMoutai-002.JPGMoutai-005.JPG

Moutai-003.JPGMoutai 004

 

J’ai goûté le Moutai classique, le « Flying Fairy », 53°, c’est hot pas vraiment dans  la ligne des alcools blancs stars du marché. De plus c’est haut de gamme pour le prix : 179€ pour 50cl. Selon  le quotidien  le 13 du mois « Le prix de la bouteille a doublé depuis 2010[…] La société d’Etat justifie la flambée des prix en invoquant la hausse du cours su sorgho, le manque de contrôle des distributeurs et surtout la pression constante de la demande. » Sans être un grand spécialiste des spiritueux, le modèle économique des vedettes du marché, tel Absolut, c’est tout le contraire : il y a plus de marketing et de promotion dans chaque bouteille que de matière première.


indexMoutai.jpg

Mais dans cette affaire ce qui passionne votre Taulier c’est la phase historique de la diplomatie du Moutai avec son versant américain : le couple Nixon-Kissinger et celui plus modeste avec Georges Pompidou qui sera lui, contrairement au général de Gaulle reçu par Mao Zedong

.

1-               le couple Nixon-Kissinger et Zhou Enlai


Après l'arrivée au pouvoir des communistes, en 1949, les États-Unis avait refusé de reconnaître la Chine populaire. Les relations entre les deux pays restaient tendues au début des années 70. Cependant, l'accueil fait à une équipe américaine de ping-pong en tournée et les visites secrètes en Chine du conseiller du président Nixon, Henry Kissinger, pavent la voie à un rapprochement. Le 21 février 1972, Nixon entreprend un voyage officiel en Chine au cours duquel il rencontre le premier ministre Zhou Enlai et l'ancien président Mao Zedong.

« Nixon n'a pas été reçu comme le représentant coupable d'un impérialisme vaincu par les contradictions du capitalisme. Il n'a pas été reçu comme un tacticien avec lequel on fait une expérience que l'on se réserve le pouvoir de désavouer aussitôt. Il a été reçu comme un chef d'État avec lequel on peut conclure la paix et on peut fonder la coexistence. Mao lui-même s'est engagé. Il n'est plus en mesure, comme certains sinologues s'aventuraient à le conjecturer, de désavouer Chou En-lai.»


Jean Daniel, «Les surprises de Nixon» Le Nouvel Observateur 28 février 1972

 

2-             Georges Pompidou et Zhou Enlai


Corbis-42-17152365.jpg

Début septembre 1973, en dépit de sa maladie, Georges Pompidou se rend en Chine, où ses déplacements sont réduits au minimum. « A Pékin, le premier ministre Chou En-lai l’accueille. « L’homme, écrit Jean-Bernard Raymond, était l’intelligence même avec beaucoup d’humour. Au lieu des exposés pesants des Russes de l’époque, sa conversation était rapide, au point que l’on oubliait la différence de langues, grâce peut-être à la qualité des interprètes, mais surtout à l’agilité intellectuelle du Premier Ministre chinois qui, au surplus, disait-on, comprenait le français. Il accompagna Georges Pompidou pendant tout son voyage. »

 

Le 12 septembre dans la Cité Interdite de Pékin les entretiens commencent dans  un climat, en effet, fort détendu :

 

« La Chine intéresse beaucoup les Français, confie Georges Pompidou.

-        Tout à l’heure, répond Chou En-lai, en vous attendant, des journalistes m’ont parlé de la mode française. D’après eux elle a beaucoup évolué depuis les années où j’étais en France, il y a cinquante ans. Maintenant je suis vieux. Je ne m’y intéresse plus beaucoup.

-        - Moi non plus.

-        Chaque peuple a le droit de choisir sa mode : c’est une question de souveraineté !

-        S’il n’y avait que ce problème, ce serait facile, ironise Georges Pompidou.

-        Mais il y a toujours des gens qui interviennent dans les affaires des autres, souligne Chou En-lai.

-        Même dans la mode ! Mais laissez-moi vous dire que vous êtes intervenu aussi dans la souveraineté française, car le costume que vous portez était aussi, il y a quelque temps, très à la mode à Paris.

-        Je peux vous dire que ce n’était pas à mon initiative, mais à celle de vos concitoyens. Si on m’avait consulté, j’aurais été contre. Quand j’étais jeune et que je suis entré au Parti communiste, en France, dans les années 20, je portais des habits occidentaux. » Georges Pompidou Eric Roussel.

 

3-             Conclusion sous forme de « Longue  Marche » et du Moutai devient boisson nationale


En 1935, les communistes chinois, en pleine débâcle, font halte dans le village de Maotai et les soldats vont trouver dans la puissante eau-de-vie « une alliée idéale pour panser leurs plaies et reprendre courage. « La Longue Marche a été un succès en grande partie grâce au Maotai » assurera Zou Enlai lors de la proclamation de la République populaire. Peu après, la distillerie devient propriété de l’Etat et la boisson fétiche accède au rang d’alcool national. »

Le 19 octobre 1935 s'achève la Longue Marche des communistes chinois et de leur chef Mao Zedong. Après une épopée de douze mille kilomètres à travers la Chine, les communistes se réfugient au Chen-si (ou Shaanxi). Dans cette province montagneuse isolée du nord-ouest, ils échappent aux attaques du parti rival du Guomindang ou Kuomintang et de son chef, Tchang Kaï-chek. Mais de 130.000 au départ, un an plus tôt, ils ne sont plus que 30.000. La faim et la lutte contre les troupes du Kuomintang ont eu raison des autres.

MaoLonguemarche.jpg

 

Lire « Le Maotai, alcool national et symbole de la corruption chinoise » link

Partager cet article
Repost0
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 11:49

Lapin-005.JPG

 

Bourré jusqu’à la gueule, plein, empli au raz du col, chaud, des corps à corps, les verres de mes lunettes s’embuaient, Ménilmontant, le Lapin Blanc, avec son côté petit garage pour mobylettes, s’offrait sa fièvre du vendredi soir made in Tronches de Vin.


Gouteux ou buveux là n’était pas là-bas la question du soir, sauf que pour goûter ou boire il te faut te munir d’un verre à pied sinon j’en connais qui vont râler  grave. Faut pas offenser le vin, même le nu. Hier au soir y’avait des crachoirs, certes du style dés à coudre, mais pénurie de verres. Encore un mauvais coup des socialistes dirait l’un de mes confrères retwitter patenté. Que faire sans verre ? Négocier ! Ce qui fut fait par le Taulier auprès d’une dégustatrice jetant l’éponge troublée qu’elle était dans ce capharnaüm. Précautionneux, j’ai fait la plonge : lavé et essuyé ce verre gagné de haute lutte pour plaire au thuriféraires de la dégustation.


L'intendance suivant, il vous faut comprendr l’angoisse qui s'empare du chroniqueur, le ronge dès qu’il se plonge  dans un nouvel écosystème : va-t-il passer à côté du bon sujet, se vautrer, rentrer bourré en portant sur ses pauvres épaules le fardeau de l’acte manqué. Franchement, il est un peu con le mec, moi en l’occurrence, pourquoi se cailler le lait à vouloir écrire alors que, comme le fait remarquer un grand amateur François Audouze, qu’a descendu presqu’autant de DRC qu’il y a de jours dans l’année, c’est pour du beurre. Mais non, c’est pour la beauté du geste, l’acte gratuit summum d’un ego surdimensionné. Le côté forêt primaire du Lapin Blanc hier au soir, forte hygrométrie, espèces rares, m’a mis en l’état d’un père blanc venant évangéliser les Indiens d’Amazonie : survivre avant tout !


Laisser le temps au temps comme aimait à le dire le père spirituel de Mélanchon qui n’a pas tout à fait digérer la leçon. Alors j’ai démarré comme un bon vieux tracteur diesel, doucement. Le labour toujours François… Y’a plus de bœufs dans mon étable mais « Cela respirait le produit de contrebande, le bizarre. Les bouteilles étaient roublardes, chargées de dépôts. La suite ne démentit pas l’intuition. Au cœur de la nuit, nous dégustâmes les flacons dans des gobelets en plastique qui n’arrivaient pas à banaliser un Clos du Giron 1996, blanc sec, pur chenin dégageant des arômes de noix, d’amande, mais aussi de coing, magnifiées par la profondeur des notes oxydatives qui en faisaient un vin à la fois onctueux et tranchant où le fruit était tenu par l’acidité. » C’est écrit dans les Tronches de Vin à la page 59 sous la plume de notre Guillaume dit Nicolas-Brion qui cite-là l’écrivain Christian Authier dans Boire pour se souvenir.


Lapin-007.JPGLapin-008.JPG

Le Dieu de Guillaume se nomme Éric Callcut (prononcer « kol-keut » à l’anglaise). Il était-là mais avant de fondre sur lui j’ai dégusté  tout ce qui nous était présenté par nos auteurs Eva, Antonin, Philippe et bien sûr Guillaume. Comme il ne faut gâcher je garde dans ma besace mes abondantes notes sur le vin d’Iris : le mourvèdre en une superbe expression, le beau Pinot Noir de Sarnin&Berrux, et bien les 2 splendides cuvées de l’ami Tarlant. Comprenez le taulier a des petits bras et comme qui trop embrasse mal étreint, je me dois de développer mon titre sur le vin de contrebande d’Éric Callcut.


Lapin-002.JPG

Si j’osais une plaisanterie a deux balles, genre Vermot, j’en suis tombé sur le culte. J’ai rameuté les foules. Bu. Rebu. Même fait des photos où je compromets mon amie Ophélie, verre de vin de contrebande à la main, adieu pour elle les délices du palmarès de la RVF où l’on ne mélange pas les torchons et les serviettes, bien qu’il y aurait beaucoup à dire mais je préfère rire. Je tenais dans mes mains, hormis mon célèbre verre gagné de haute lutte, le sujet de ma chronique d’après-midi du samedi. Je vous la livre toute chaude et ma chute (j’ai descendu de Ménilmontant droit comme i en très bonne compagnie) est à la hauteur du non-guide de mes 5 larrons : les vins d’Éric Callcut sont introuvables. Oui, oui, c’est écrit tout en bas de la page : pas de contact, pas de bouteilles disponibles.


Franchement c’est beau comme un délit d’initié… J’adore ! Merci Guillaume de cette érection : le vin de contrebande. Les vins de garage n’ont qu’à bien se tenir et l’Académie des Vins Anciens aussi puisqu’ « Éric Calcut aime à dire qu’une bouteille Les Chiens 1998 ne donnerait le meilleur d’elle-même qu’après… 7 mois d’ouverture ! »

 

Extatique ! Même que Brassens aurait aimé : avec le vin de contrebande je....

 

155 3

Partager cet article
Repost0
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 00:09

La Provence ça fait rêver les gens du Nord qui « ont dans leurs yeux le bleu qui manqu'à leur décor. Les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors… »  mais, rassurez-vous, je ne vais pas vous dérouler tous les clichés éculés ni vous offrir des décors de carte postale. Je ne suis ni du Nord, ni du Sud et encore moins du Centre, parisien d’adoption j’avoue avoir un faible pour un petit morceau de la Provence au-dessus de Lourmarin.

Ay’ai, comme dirait Eva, j’ai le bout de mon lien :


1-              Lourmarin c’est Michel Laurent, Tardieu-Laurent route de Cucuron link 


2-            Michel Laurent il travaille en duo avec Philippe Cambie, entre autre pour la cave d’Embres&Castelmaure.link


maison6_0.jpg

3-            Philippe Cambie est ami avec Gilles Ferran, ils ont fait leurs études d’œnologue ensemble il y a maintenant plus de vingt ans. Tous deux aiment les terroirs de Provence qui sont  sous-estimés, Ils adorent le grenache et le mourvèdre, et surtout des très vieux ceps… -


GillesFerran-233x300.jpg

4-            Votre Taulier, lors d’une dégustation des vins du Plan de Dieu, au resto Touller Outillage, rue Pierre Timbaud, haut-lieu des bobos d’Oberkampf (le café charbon où je croisais le dinosaure de l’ancienne Ligue Communiste Révolutionnaire, Alain Krivine, le papa politique de Besancenot de la NPA) est tombé nez-à-nez avec Gilles Ferran et Calendal.


5-             Philippe Cambie et Gilles Ferran ont acheté, au début d’année 2006, un tout petit domaine de 1.50ha sur le Plan de Dieu, qui a été agrandi en 2008 pour atteindre 4.40ha. Ce domaine se situe sur « les vastes terrasses alluviales du Riss, surmontées de cailloutis calcaires du quaternaire reposant sur un lit d’argile bleue du Pliocène.

 

Les deux hommes appliquent des « modes culturaux en total respect du sol et de l’environnement et utilisons de vieux mourvèdre à 50% et de vieux grenaches. Les parcelles sont plantées en vieux gobelets. Les vinifications se font dans de petites cuves cylindriques de 50 hl ouvertes avec des pigeages réguliers pour respecter les raisins au maximum. La production est de 14000 bouteilles et quelques magnums. »

 

Vous m’avez bien suivi :

 

1-               Le Plan de Dieu c’estICI

nuage.png

2-             Calendal c’est  ICI


photoCalendal.JPG

3-             «  Calendal n’était qu’un pêcheur ;  l’amour en fait un héros… Pour gagner le cœur de sa mie,— la belle Estérelle,— il entreprend des choses miraculeuses, et les douze travaux d’Hercule ne sont rien à côté des siens.

Une fois, s’étant mis en tête d’être riche, il a inventé de formidables engins de pêche, et ramène au port tout le poisson de la mer. »


Poème écrit parFrédéric Mistral en 1867


« Mireille et Calendal sont plus que des prénoms: ce sont l’Iliade et l’Odyssée de la Provence. Deux œuvres que tout provençal digne de ce nom a lus plusieurs fois dans sa vie. »


photoCalendal2.JPG

Bu et approuvé par le Taulier le Calendal 2011 en présence de Lincoln Siliakus le VinoSolex.link  Vous pouvez y aller les yeux fermés, à l’aveugle quoi !

 

3334_75453776537_4229608_n.jpg

Partager cet article
Repost0
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:00

perso3.jpg

 

Le suspense étant devenu tellement intolérable pour ceux qui espèrent être dans la liste des heureux élus du palmarès des 200 personnalités les plus influentes du vin en France, je salue l’heureuse initiative de la RVF, en attendant  la publication le 15 mars dans la version papier, de lever chaque jour le voile sur un des heureux lauréats via le Net.


Hier c’était « Philippe DUVAL, le commandeur du vin au Québec 10e au classement des 200 personnalités du vin


« P. D.-G. de l’incontournable Société des alcools du Québec (SAQ), monopole d’État qui contrôle la vente de vins, Philippe Duval est un gestionnaire qui n’oublie pas d’aimer le vin ! Habile, il a su se démarquer des scandales qui avaient entaché la SAQ par le passé. Sa reconduction en 2011, avec une hausse de salaire de 14,6 % en pleine période d’austérité, a néanmoins fait grincer des dents, même si la SAQ demeure très rentable avec un résultat net 2011-2012 en hausse de 9,8 % (999,7 millions de dollars de chiffre d’affaires). »


« I have a dream…


Dans cette atmosphère de stress et d’angoisse pour les éventuels récipiendaires qui espèrent, voici ce qui m’est arrivé ce matin, aux premières lueurs de l’aurore, les yeux encore plein de sommeil, je me suis précipité tel un mort de faim sur mon écran pour prendre connaissance de l’incontournable du jour. En effet, dans la nuit j’ai fait un rêve : «  le comité de sélection de la RVF, enfin conscient de l’importance de la Toile, avait décidé, après de longs palabres et une consommation intensive de GCC, de faire une petite place, la dernière, la deux-centième, en loucedé, à leur cher confrère de chez B&D : Nicolas de Rouyn. »


Mais comme il ne faut ne jamais prendre ses rêves pour la réalité nulle trace sur mon écran du Bon Vivant de chez B&D au palmarès des 200 personnalités les plus influentes du vin en France. Dommage, me suis-je dit, tout en sirotant mon café équitable, c’eut été un réel bonheur que de voir enfin un éminent blogueurlink, très convenable, lui, puisque sur son blog il met en exergue que « ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire, ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui. » entrer dans ce cénacle très fermé. En effet, comme chacun le sait, ou ne le sait pas, l’irruption des blogueurs dans le monde du vin a changé la donne. Le gratin comme le menu fretin se les arrachent. Ils font la pluie et le beau temps en s’étripant joyeusement ou non sur Face de Bouc ou ailleurs. Ils buzzent, twittent et retwittent, accumulent les followers, scorent dur au Klout ces pauvres travailleurs de la blogosphère.


Vous allez me dire que demain peut-être ? J’en doute. À mon grand regret, cette année encore, je vous en fiche mon billet que, bien sûr, ni Nicolas de Rouyn, et bien plus encore votre serviteur n’auront pas l’insigne honneur de voisiner avec la fine fleur des bras longs du vin. Imaginez la tête de ce cher  Jean-Paul Lubot si sur son bureau de Marie-Claire il découvrait mon nom niché dans le gratin. Ce serait pire que si on venait de lui annoncer qu’il est invité à déjeuner chez Pierre Jancou par Marcella Iacub.


blog_vin_1443_north_584x0.jpg

Mais, sait-on jamais, le Saint-Esprit aidant, peut-être que pour se raccrocher enfin à la rutilante locomotive de la Toile mes amis de la RVF auront introduit cette année dans leur palmarès une éminente blogueuse : Ophélie Neiman dites Miss Glou Glou qui chronique sur le vin dans le Monde link. Je pars de ce pas mettre des cierges à Saint Nicolas du Chardonnet pour que mes vœux soient exaucés. Message à Denis Saverot vous pouvez toujours créer pour elle un deux-centième ex-aequo pour me faire plaisir. Par avance merci… et ma suggestion n’a rien à voir avec  la journée internationale des droits des femmes ce jour. Pour moi c’est tous les jours…  

 

Femmes les plus puissantes dans le vin : notre palmarès

 

À l'occasion de la Journée de la femme, voici en avant-première les photos des 27 femmes les plus puissantes du vin en France selon La RVF. Vigneronnes, négociantes, communicantes, critiques

link

Partager cet article
Repost0
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:09

Bilal 037

 

Coup sur coup j’ai lu la chronique du vendredi 8 février 2013 « De quels vins on s’abreuve, de quels mots on se saoule ? » de Jean Yves Devevey, Viticulteur en Bourgogne au 31 Rue de Breuil. 71150 à  DEMIGNY.link puis celle d’un éminent dégustateur bourguignon Patrick Essa  animateur de dégustateurs.com « Goûteux et/ou merdeux ? … Écrire sur le vin nécessaire ? »link


Mon propos est simple et direct, je ne suis qu’un simple  buveux. J’achète mon vin pour le boire pas pour écrire même s’il m’arrive d’écrire sur un vin qui me plaît. Je ne démolis jamais, ce n’est pas le genre de la maison à une exception récente d’une bouteille de Coteaux Bourguignons du négoce qui a fini sa vie dans l’évier. Pendant tout un temps je me suis même qualifié de dégustateur-imposteur mais je ne le fais plus car je ne suis pas goûteux pour deux sous laissant ça à d’autres bien plus qualifiés que moi, c’est le cas de Patrick Essa.


contactjy.gif

L’adresse de Jean-Yves Devevey aux goûteux me plaît assez car elle ne manque ni de panache ni d’à-propos. Sans doute, comme le Taulier parfois, il se laisse aller à la facilité « Le vin finalement c’est un peu comme le sexe et tout le reste, c’est ceux qui en parlent le plus… » vraiment je ne vois pas le rapport. Dans son élan il met aussi un peu vite, avec un petit chouia de méchanceté, tout le monde dans le même sac, disons tout ce qui tient un porte-plume, façon de parler, mais il parle vrai. Je ne vais pas écrire que je le comprends, ou pire encore que je me mets à  sa place, ce serait démago, mais depuis que je divague sur le Net, j’en ai aussi un peu ma claque de n’entendre gloser que sur le vin. Les détails d’intendance ne sont pas le souci majeur de nos goûteurs de vin. Ce qui se passe dans la vigne, les gens qui y travaillent m’intéressent et je suis soucieux de ce que vous, et nous, légueront à nos enfants. Faire du bon vin ou comme vous le dites un « vin buvable qui donne un peu de plaisir aux braves gens qui m’en achètent. » certes mais comme l’aurais dit ma mémé Marie faut pas mettre des saloperies dans l’eau du puits. Comme je ne connais ni vos vins, ni ce que vous faites à la vigne, mon propos est général et sans agressivité. Comme je ne suis qu’un simple consommateur, je n’ai aucune vocation à m’ériger en juge mais y’a aucune raison de ne pas discuter simplement et calmement de ces questions.


126601505_640.jpg

Patrick Essa, profitant des propos de Jean-Yves Devevey plaide pour sa chapelle, celle des « dégustateurs sérieux » en renvoyant à la géhenne la populace des petits merdeux qui batifole sur le Net. C’est son droit. Il « affirme sereinement ne pas écrire pour faire du foin - on dirait aujourd'hui du « buzz » - mais uniquement pour donner un avis senti, lucide et souvent engagé. Evidemment pas pour brasser de l'air et attirer le regard en jouant les agitateurs car j'ai une sainte horreur de cela. »


Dont acte mais lui aussi met tout le monde dans le grand sac de l’opprobre facile lorsqu’il affirme « Aujourd'hui sur le web l'internaute « boit » très souvent des vins frais et bio qui se singularisent par leur aspect naturel sans quoi il passe vite pour un gros naze qui ne pompe rien et qui est potentiellement pollueur, voire toxique. Les vins y sont immenses ou merdiques, bon ou mauvais, j'aime ou je n’aime pas...ils se facebookisent ! » Que ce soit une tendance je ne le conteste pas mais, quand à en faire un phénomène général,  il y a un pas que je ne franchirai pas car il ne correspond pas à la réalité.


Patrick Essa vous vous posez la question « Combien se demandent s'ils sont capables de juger avec discernement ? » mais vous n’y répondez pas vous vous contentez d'asséner que « non ils raisonnent ainsi : « comme je suis libre de dire », « je publie mes propos librement ».

 

Oui et alors, pourquoi balancer :


-        « La pertinence du jugement? On s'en fout!

-        La forme? On s'en fout!

-        La place du vin dans la dégustation? On s'en fout!

-        La température de service? On s'en fout!


Si tu plussoies ou tu souris...alors là t'es un vrai bon pote qui a tout compris car tu es « ok » avec moi. »


Désolé Patrick Essa, c’est de la caricature, ceux de ces écervelés, ou décervelés d’après vous, que je fréquente sont très respectueux du vin et ils ne font pas n’importe quoi. Moi je trouve ça condescendant Patrick Essa car contrairement à moi, qui ne suis certes pas un vrai dégustateur, vous ne les côtoyez pas. Même s’ils sont provocants, qu’ils manient une langue crue, ils savent se tenir et ne boivent ou ne dégustent leur vin ni dans des verres sales, ni chaud avec une paille.


Franchement ça vous dérange Patrick Essa que des jeunes consommateurs entrent dans le vin par une autre porte que la vôtre ? Qu’ils déraillent un peu. Moi pas, ça m’amuse. Ça m’enchante même. C’est la vie et je ne crois pas, moi, qu’ « Aujourd'hui? » … comme vous le croyez, vous « Il faut être hors norme, pas dans les clous, borderline, tendance comme... produire des vins de pays à 30 euros la quille dans une région peu favorisée par la notoriété ou être dans la merde pour vendanger car on s'est fait avoir par un de ses acheteurs. Quelle classe, quel génie! Dès lors le net « humanitaire » vous adore... forcément. »


Non Patrick Essa, il n’y a aucune nécessité à écrire sur le vin, c’est le simple choix de ceux qui le font, quelles que soient leurs motivations. Libre à eux, libre à vous, la critique n’est utile que pour ceux qui estiment qu’elle l’est. Les critiques ont leur public, tant mieux pour eux, tant mieux pour vous, mais on peut vivre sans donc ce n’est pas une nécessité mais un simple besoin suscité.

 

Ceci écrit, je crois que tout ce qui se dit et s’écrit en ce moment sur ces sujets relève du mal bien français de vivre retranché dans son pré-carré, de se réfugier dans sa chapelle avec ses adeptes, de s’invectiver, de se détester : Bettane et Antonin en figures de proue des extrêmes, de se dire partisan de la liberté mais d’en dicter les contours. Je respecte profondément le travail des uns et des autres, vignerons en premiers, goûteux de tout profil, de toutes extractions, en leur rappelant que le buveux que je suis, et qui écrit, le fait comme un consommateur engagé, un client qui choisit, paie, ce qui lui laisse bien plus de liberté pour défendre la seule cause qui vaille : l’extension du domaine du vin

Partager cet article
Repost0
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 14:00

C’est beau d’être beaux, riches et célèbres pour vendre son nectar mais si ça fait du bien au vin : tant mieux !

 

La nouvelle est tombée dans mes écoutilles ce matin : « 6000 bouteilles seront mises en vente demain dès 9h00, sur le site www.miraval.com/fr . Les bouteilles seront vendues par caisses de 6 au prix de 105€ (frais d’expédition compris) annonce le Figaro qui pour séduire le client-people comme les grands amateurs indique « que le célèbre critique Thierry Desseauve, qui l'a dégusté en avant-première, a souligné « l'énergie, (le) dynamisme, la persistance et la fraîcheur en bouche » de ce millésime au « fruit expressif et au côté totalement naturel ».


Dans 15 jours 150 000 bouteilles du Miraval rosé 2012 brandé Brangelina mises en vente au prix d'une quinzaine d'euros l'unité chez des cavistes indépendants et des restaurateurs.


Gala nous confie « Le couple au top du glamour rejoint de nombreuses autres stars qui ont investi dans le vin, pour une question d'image, par intérêt financier ou par passion. Parmi elles, et non loin de chez eux, le champion de Formule 1, Michael Schumacher possède un vignoble à Saint-Raphaël, classé en Côte de Provence. Johnny Hallyday, lui, a choisi le Domaine Saint-Martin de Graves dans l'Hérault, où sont produites 30.000 bouteilles en rouge, rosé et blanc. 


Michel Denisot est propriétaire d'une partie du Domaine Sinson, à Valençay et reçoit ainsi 5.000 bouteilles par an.


rose_brangelina_leader.jpg

Le plus connu est bien sûr Gérard Depardieu, un passionné qui a plusieurs vignobles notamment dans le Bordelais et le Languedoc. »

Partager cet article
Repost0
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 00:09

  

 

Ce titre est un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, nul, j’en conviens, mais je plaide non-coupable car, même s’il se situe nettement au-dessous du niveau de la mer, c’aurait pu être pire puisque vous avez échappé ce matin à je bois donc j’essuie… les verres au fond du café.

 

Que m’arrive-t-il ?

 

Aurais-je trop bu de vin nu ?

 

Me serais-je shooté à la mèche de soufre ?

 

Serais-je pris de vertige face au grand retour de David Bowie, 66 ans depuis le 8 janvier, avec son album The Next Day ?


The Stars (Are Out Tonight)


 

Un peu de tout ça sans être tout à fait ça, en fait rien de très spécial sauf que je ne sais jamais quoi répondre à la question qui m’est souvent posée « mais pourquoi t’écris sur le vin ? » Même si ça vous étonne, je ne sais pas vraiment pourquoi je ponds des chroniques sur le vin à raison de deux par jour que Dieu fait (athée, j’adore cette expression).

 

Tout d’abord sachez que je n’écris pas pour boire, ni ne bois pour écrire, mais j’écris tout de même. À bien y réfléchir ce qui chez moi uni le boire et l’écrire c’est que j’aime être assis. Poser mon cul ou mes deux fesses où que ce soit, sur quoi que ce soit : une chaise de cuisine, un banc public, un fauteuil profond, un canapé de salon, une banquette de café, un tabouret de bar, un pouf de lupanar, un transat sur un entrepont, la margelle d’un pont, un tronc d’arbre abattu, sur l’herbe, sur le sable… me va car, comme je n’écris pas debout, dès que je suis assis soit j’écris, ou je lis, même je préfère lire au lit, soit je bois car je suis un invétéré buveur assis.

 

Ceci écrit, même si ça va vous paraître paradoxal, chaque jour je n’écris pas sur le vin mais j’écris tout court, tout simplement, de la même manière que mon pépé Louis labourait ses champs avec sa charrue Brabant. Quand j’arrive au bout d’une chronique, dans la chaintre de ma page blanche, je fais virer ma paire de bœufs blancs tachés de roux et je plante le soc pour continuer mon labour. Je vais au pas des pas de mes bœufs, sans hâte, j’écris. Mon ouvrage est ce qu’il est et je n’ai nullement la prétention d’œuvrer. Non je besogne en essayant que mon sillon reste bien droit comme le voulait mon pépé Louis. Ne prenez pas ce que j’écris pour de la fausse modestie car je suis tout sauf modeste. Comme mon aïeul je suis fier.

 

Le vin n’est donc pour moi qu’un prétexte, certes un beau et un excellent prétexte mais si, chaque jour, j’écris, et je n’écris pas chaque jour mais par séquence, lorsque j’ai le temps et l’envie, c’est parce que je ressens le besoin de vous écrire. Vous écrire c’est aller à votre rencontre, une rencontre sur mes lignes. J’ai chemin faisant appris à m’adresser à vous, à sortir de mon petit jardin d’intérieur, de mes à priori, de mes lubies. Grâce à vous j’ai vraiment ouvert en grand mes portes et fenêtres. Vous m’avez libéré de ma distance, de ma gangue, de ma carapace d’homme de pouvoir. Grâce à vous je me livre avec liberté et je l’espère le plus possible de légèreté. Grâce à vous j’ai gagné en patience, je ne suis plus un homme pressé. Même que je ne monte pratiquement plus sur mes grands chevaux.

 

Écrire, vous écrire, n’est pour moi ni un travail, ni un dérivatif, c’est faire un bout de chemin avec vous, pour converser, échanger, créer des liens. Reste que ce pan de mon activité ne m’occupe pas tout au long de la sainte journée : écrire deux chroniques par jour ne s’apparente pas aux travaux d’Hercule. Et c’est là où je voulais en venir, en ayant abusé comme toujours de votre patience, un jour je m’arrêterai de chroniquer. Je m’arrêterai comme ça, sans préavis, à mon corps défendant peut-être, on ne sait ni le jour ni l'heure, ou tout simplement par que j’aurai terminé le labour de mon champs. Alors, si Dieu me prête vie (pas mal pour un athée) j’irai en labourer un autre.

 

Lequel ?

 

Je ne puis vous le dire, plus exactement il me semble prématuré de vous le confier

 

Partager cet article
Repost0
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:00

photoPCF.JPG

 

Cette chronique, j’ose l’écrire, à l’origine n’avait ni queue ni tête, elle traitait de cul. Et puis chemin faisant j’ai laissé de côté le hard pour aller vers le dur. Jugez par vous-même : comme j’ai reçu un courrier me proposant un casting X (voir à la fin de la chronique) je me suis dit Taulier faut dresser un cordon sanitaire. Et puis, contrairement à Antonin qui exhibe Brigitte Lahaie au temps de sa splendeur j’ai préféré me replier sur le lifting de notre vieux PC qu’à fourgué  sa faucille et son marteau pour un slogan très tendance hédoniste.


vin_gonzo_pascal_simonutti_brigitte_lahaie_porno.jpg

Quoi de plus normal que de passer du cul au PC qui fait Front de gauche avec Merluchon, le grand éructeur, en ayant constaté que nous vivions une époque étrange « Le monde n’a jamais compté autant de milliardaires : ils sont 1 426 cette année, 200 de plus que l’an dernier, dont le plus riche est toujours le Mexicain Carlos Slim, selon le classement annuel 2013 du magazine Forbes publié lundi. Deux Français se hissent à la 9e et 10e places de ce classement: Liliane Bettencourt (L’Oréal) est désormais la femme la plus riche au monde (9e, 30 milliards de dollars) et Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, est 10e, avec une fortune estimée à 29 milliards de dollars. Les quatre pays qui comptent le plus de milliardaires sont les Etats-Unis (442), la Chine (122), la Russie (110) et l’Allemagne (58). »


3      remarques :


- Liliane Bettencourt, avec une fortune estimée à 30 milliards de dollars peut faire des largesses, 6 mds de plus dans sa cassette en 1 an et elle détrôné l’Américaine Christy Walton, héritière de la chaîne d’hyper-marchés Wal-Mart, qui était depuis sept ans la femme la plus riche au monde (11e, 28,2 milliards).


- La GD, avec le moins cher du moins cher ça nourrit pour pas cher mais ça met aussi beaucoup de beurre dans ses épinards


- Fesse de Bouc ça paye lorsqu’on se retire : le plus jeune milliardaire Dustin Moskovitz, a 28 ans, à la tête d’une fortune de 3,8 milliards. Il était l’un des co-fondateurs de Facebook avec Mark Zuckenberg (qui a rétrogradé de la 35 à la 66e, ayant perdu 4,2 milliards en un an) link

 

Et pendant ce temps-là une réglementation de 2009 permet de donner aux associations caritatives les produits alimentaires retirés de la vente en raison d'un problème d'étiquetage. Bernard Schricke, directeur du Secours Catholique en France, opposé à l'utilisation de ces produits pour les plus démunis, estime que « c'est une question de dignité humaine. Pourquoi les plus pauvres accepteraient-ils des produits, qui n'ont pas été jugés dignes d'être vendus aux autres consommateurs ? ». Moins actif sur la distribution de repas que les autres associations caritatives, le Secours Catholique explique qu'il « préfère donner des bons d'achat permettant aux personnes en difficulté de choisir elles-mêmes leur alimentation ». Depuis des années le Secours Catholique milite en faveur d'aides financières plutôt que d'aide alimentaire. « Les gens ont besoin d'argent pas de produits dont les autres ne veulent pas ». Bernard Schricke rappelle également que « les plus démunis ne disposant pas de micro-ondes, les plats surgelés ne sont leur sont d'aucune utilité ».


Comme Bernard Schricke cette distribution aux plus démunis me choque. Puisque les plats cuisinés sont sanitairement corrects y’ a qu’à les vendre au profit des organisations caritatives. Comme ça ce sera pour les biens pensants, y compris moi-même, un réel effort de solidarité.


Madame Bettencourt s’enrichit de 6 mds en un an, en dormant, pendant qu’on veut faire bouffer des lasagnes à la viande de cheval aux pauvres « salauds de pauvres ! », moi je trouve ça indécent même plus indécent que ce que j’ai reçu d’une certaine Mathilde Tonnielle le 3 mars, même si ça m’a laissé coi…sans t bien sûr...


« Bonjour,


Vous souhaitez travailler dans le X à titre professionnel ou simplement amateur ? Soyez visible.


Casting X AMATEUR vous propose de créer gratuitement votre profil qui sera ensuite consultable sur notre site.


Nous vous offrons une visibilité dans de nombreux pays :

France, Angleterre, Espagne, Italie, Belgique, Suisse, Luxembourg, mais aussi USA, Canada …


Des centaines de personnes nous rejoignent tous les jours a travers le monde


Alors n’hésitez plus et lancez-vous !


Nous vous mettons un studio photo en ligne GRATUITEMENT


Nous vous mettons une webcam en ligne pour vous exhiber GRATUITEMENT


En espérant vous voir sur notre site. »

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Archives

Articles Récents