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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:00

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La position de chroniqueur sur un petit média encore bien décrié vous met face au fil de la vie qui déroule dans le même temps des évènements insignifiants, d’autres bien tristes ou très sérieux. C’est le fait de tout un chacun me direz-vous. J’en conviens mais moi je peux par ma petite fenêtre en faire état. Ce samedi saint, veille de Pâques, j’ai choisi 3 de ceux-ci, sans liens mais qui ont leur place en mon espace de liberté

 

1-               « Le déjeuner des Vingt est un concept de repas novateur. Vingt invités, dont des personnalités, sont réunis pour goûter les productions viticoles de producteurs pointilleux, accompagnés de fantastiques repas dégustés dans deux restaurants gastronomiques: Le Laurent, avenue Gabriel, dans le quartier de l’Elysée, et Apicius, à quelques mètres de là, rue d’Artois. 

 

Pour la première édition de cet événement annuel, Pierre Arditi, François Berléand et Ariane Massenet ont eu le plaisir - et l’honneur - de goûter la cuvée du champagne AR Lenoble 1996, suivi d’un Givry 1er cru : le Clos du Cellier aux Moines pour accompagner le pâté en croûte et chutney de fruits de chez Laurent… la suite ICI link

 

2-             Le décès de Samuel Passarini

 

Hier j’ai reçu un bien triste courrier des deux fils d’un de mes plus ancien et fidèle lecteur, commentateur et même contributeur à mon espace de liberté « Le Beaujolais, ce grand corps malade par Sam »link 

Bonjour,

Nous avons la douleur de vous annoncer le décès de notre père SAMUEL, survenu le 27 MARS à 21H30;

Vous saviez qu'il était très fatigué et souffrant mais a toujours lutté avec force et sa joie de vivre nous faisait oublier à tous son état de santé. Il nous laisse dans une immense tristesse mais nous nous consolons en pensant qu’il ne souffrira plus et qu’il repose maintenant en paix.

Nous l'avons veillé et accompagné jusqu’à son dernier souffle et nous avons du mal à réaliser qu’il nous a quitté à jamais.

Son combat journalier est un exemple pour nous tous et malgré son état de santé, il a su continuer à nous remplir de bonheur et de joie jusqu'au dernier instant. La cérémonie religieuse aura lieu le mardi 2 avril à l'église de SAINT-SULPICE la pointe 81 Tarn à 9h30mn.

Cordialement Fabrice et Luc PASSARINI ses enfants.

Mes plus sincères condoléances et mon meilleur souvenir à la mémoire d’un compagnon d’aventure que je n’ai jamais croisé.


3 - Conférence VINSEO le mardi 09 avril 2013, dès 09h00 :


1,4 milliards d’euros d’aides : l’OCM vin, jusqu’à quand ?


 Droits de plantation, arrachages, aides à l’investissement, etc…  Quel est le bilan de l’OCM et quel est l’avenir ? link


Toutes les informations (programme détaillé, formulaire de préinscription) sur le site de Vinseo link

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 00:09

Dans le potager du Bourg-Pailler, dans ma Vendée crottée, tout près du puits, mon père, qui adorait le cresson, avait aménagé une petite cressonnière. J’ai donc goûté au cresson depuis mon plus jeune âge et, soit dit en passant, j’ai goûté de presque tout dans mes jeunes années grâce à la grande diversité  du jardin familial, fruits et légumes, à la proximité de l’océan, à la basse-cour de mémé Marie, au boucher, au charcutier, au boulanger... Les plats cuisinés chez nous étaient l’œuvre du clan des femmes, ma mère en tête bien sûr.

 

Pourquoi diable votre Taulier en cette veille de Pâques chronique-t-il sur le cresson plutôt que de vous bassiner comme ses chers confrères sur l’incontournable cloche en chocolat avec ruban et sur l’encore plus incontournable gigot pascal, de pré-salé bien sûr ? Tout bêtement parce que mardi soir, par la grâce et l’amabilité d’Adeline de Barry, du Château de Saint Martin, j’ai dégusté un Cresson de Méréville, topinambour, moelle, en un lieu dont je tairai pour l’heure le nom afin de ménager mes effets pour une très prochaine chronique.


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Un soupçon d’Histoire tout d’abord :

 

« Santé du Corps », le cresson depuis l'Antiquité est paré de vertus gustatives et médicales, Hippocrate lui reconnaissait des vertus expectorantes et aphrodisiaques, et au Moyen Age on lui attribue des vertus dépuratives... Saint Louis, dit-on, l’avait fort apprécié et il octroya à la Beauce le privilège de faire figurer des bottes de cresson sur ses armoiries... Au XVIIème, la liste des vertus s'allonge : antianémique, antiscorbutique, riche en fer et en calcium, en vitamines et antioxydants... mais la crainte d'être contaminé par la douve du foie, parasite du mouton, freine la consommation. Ramassé à l'état sauvage, le cresson ne sera cultivé qu'à partir du début du XIXème siècle selon des méthodes ramenées d'Allemagne... Ainsi poussant les pieds dans une eau de source exempte de toute pollution et surveillée de manière draconienne, le cresson devient l’hôte de toutes les tables familiales et gastronomiques.


Un peu d’agriculture ensuite :


Le cresson donc, qui est une « culture semi-aquatique, se cultive dans des fossés longs de 50 m sur 3.5 m de large. Les racines de la plante plongent dans 10 cm d’eau de source déversée par un fossé de charge. Au fond du fossé, un lit de sable permet à l’eau de ruisseler à une moyenne de 5 litres/h pour se déverser ensuite dans la rivière voisine. La qualité de l’eau baignant le cresson est sévèrement contrôlée par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales qui procède à des visites deux fois par an. »

 

Puis un chouia d’économie régionale :


Sur 90 cressiculteurs français, 25 en Essonne. Aujourd’hui, un tiers de la production française de cresson est réalisé en Essonne, qui compte vingt-cinq exploitations dans les vallées de l’Essonne, de l’École et de la Juine, et six dans « la capitale du cresson », à la sortie de Méréville, à la limite du Loiret s’étendent les cressicultures, alignés ou en terrasse, les bassins colorés de vert peuvent être travaillés six à huit fois dans l’année, au moment des récoltes. »


Le cycle du cresson débute par le semis aux alentours de la mi-juillet ce qui permet de réaliser la première coupe aux alentours du 1er septembre. L’hiver, les cressonnières sont protégées par un film qui les isole du froid jusqu’à moins 20°C. En mars commence la sélection de pieds d’excellente qualité qui seront gardés dans des fossés à graines pour assurer la production suivante (après la floraison on récolte environ un demi-litre de graines pour un fossé de 50 m. Les rendements offrent la possibilité d’effectuer 6 coupes/an en moyenne à raison d’une coupe toutes les 6 semaines environ. La récolte se fait manuellement, pieds et mains dans l’eau. « La traçabilité et la qualité sanitaire du cresson sont assurées par un lien de couleur entourant la botte et fournissant, entre autre, le numéro d’agrément du cressiculteur ainsi que ses coordonnées. » Fin mai, après la dernière coupe, les fossés sont déblayés manuellement; la boue est dégagée et fait place à un nouveau lit de sable pour accueillir la culture suivante.


Les maraîchers de l’Essonne, comme leurs confrères subissent depuis quelques années les conséquences de très basses températures, la cressiculture connaît des difficultés « Cela fait quatre ans qu’on a des hivers difficiles, avec de nombreuses plantes qui gèlent », note un cressiculteur Olivier Barberot, qui note aussi l’évolution des prix à la vente « Depuis dix ans on vend notre cresson au même prix, mais chez les distributeurs cela augmente ». Pour s’en sortir, la diversification, l’exploitation d’Olivier Barberot a diversifiée ses activités : création d’une parcelle bio, la vente directe. « La Maison du cresson, située au cœur du domaine, fait office de lieu d’achat de cresson, de vin de cresson, ainsi que de préparations de soupes, mais offre également aux visiteurs des explicatifs sur la région, les cressonnières et des idées de recettes lorsque l’on parle avec les cultivateurs. »


SERGE BARBERON 23 rue du Tour de Ville

91660 MEREVILLE Tel : 01.64.95.11.95

Portable : 06.88.54.68.14


Enfin, un peu de tourisme pascal :


Ainsi donc, cette année encore, du samedi 30 mars au lundi 1er avril 2013 la traditionnelle Foire au cresson, c’est la 25e, se tiendra à Méréville. Selon les organisateurs « durant trois jours, la ville prend des allures de fête avec des attractions pour les plus jeunes, des stands associatifs, commerciaux, ainsi que plusieurs points de vente de cresson et de ses dérivés. Soupe au cresson, vin au cresson, huile au cresson… » Les associations locales transforment la halle de Méréville et ses alentours en fête médiévale. Le public peut se familiariser avec les outils, machines et habits de l’époque portés par les bénévoles. On découvre les anciens équipements des travailleurs en cressiculture, et un historique détaillé de la place de cette plante dans le département de l’Essonne.


Pour écrire cette chronique je me suis référé aux écrits de la Chambre d’Agriculture d’Ile-de-France et à divers articles traitant du cresson de Méréville. Voir pour plus d’infos : www.cressonnieres.net/



Le cresson de Méréville par cultivons_nos_racines

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 14:12

Qu’est-ce que cette embrouille de votre Taulier ? Ça n’en est pas une car votre chroniqueur addict adore jouer mais…


Et c’est sous ce MAIS que ce cache l’INTERDIT.

 

Qu’est-ce donc que ça ?


À vous de me le dire.


La première bonne réponse, c’est-à-dire précise et puisée aux meilleures sources, recevra 1 exemplaire dédicacé par les auteurs et le Taulier  de TRONCHES de VIN le guide des vins qu’ont de la gueule présenté ici par un gus qui n’est pas un demi-sel mais un immense écumeur de liquides et de solides dont je ne vous communiquerai pas le poids spécifique médiatique.


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Pour ne pas rompre avec la tradition des VdeV je vous dis à ma façon : MERCI (Mercé). www.laboria.fr


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À lire vos réponses…

 

Le Taulier interdit !


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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:30

La Chine s’est éveillée et, la célèbre formule de Deng Xiaoping « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, s'il attrape la souris, c'est un bon chat » (« 不管黑猫白猫,捉到老鼠就是好猫。 »), il l’applique lorsqu’il prend les rênes du pouvoir avec ses plus proches collaborateurs. Suivant les recommandations de Zhou Enlai, Deng ambitionne de faire avancer les « Quatre modernisations » (industrie et commerce, éducation, organisation militaire et agriculture) et met en place un plan ambitieux pour ouvrir et libéraliser l'économie chinoise.

Mais qui connaît la Chine, son histoire millénaire, ses traditions, sa culture, sa géographie, pas grand monde, même ceux qui s’y précipitent pour fourguer leurs vins. C’est la ruée, les retours de bâton seront douloureux si notre implantation dans ce grand pays ne se fait que sur la base de nos conceptions occidentales. En Chine il faut s’inscrire dans la durée, labourer profond, ne pas céder à la facilité. L’émergence d’une classe moyenne urbaine aisée va changer la donne sociale et politique et impacter le niveau de la consommation. Comparaison n’est pas raison mais la Chine comme les grands émergents vont se vautrer de plus en plus à grande échelle dans la société de consommation. En serons-nous ? Nous donnons-nous les moyens d’en être ?

Je n’en suis pas sûr et je persiste à dire et à écrire qu’il nous faut cesser de nous regarder le nombril et à nous vivre comme le centre du monde de la planète vin. Nous sommes un vieux pays de vin, de bien manger et nous nous devons de cultiver les adhérences avec ce qui nous rapproche de la grande Chine.

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Ainsi la lecture de cha jiu lun «Dialogue du Thé et du vin» de Wang Fu devrait être une ardente obligation pour tous les petits jeunes gens que l’on envoie se balader en Chine au frais de la princesse CVO interprofessionnelle. Ça vaudrait mieux pour l’efficacité que de passer leur temps à envoyer à leurs potes des Twitter en anglais de cuisine.

Qu’est-ce donc que ce « dialogue du Thé et du vin » de Wang Fu ?

« Sous la dynastie Tang, à la fin de laquelle ce manuscrit a vu le jour, du fait de la croissance exponentielle des échanges entre la Chine du Sud et celle du Nord, le thé avait pris un essor considérable sur tout le territoire et était en passe de concurrencer le vin – entendons par là les  alcools fermentés considérés comme des produits nobles. » C’est une fable bien sûr, pleine de verve satirique où Wang Fu  met en scène les deux breuvages rivaux bouffis d’orgueil qui mettent en avant leurs lettres de noblesse et se gaussent de leurs avantages respectifs.

Yu Hui Tseng l’amateur de thé souligne dans son avant-propos « si l’univers du thé chinois était méconnu en Europe, je dois reconnaître à mon tour l’ignorance qui était la mienne en matière de vin. Et c’est justement parmi les connaisseurs de vin que j’ai rencontré l’accueil le plus chaleureux… et que je me suis familiarisé avec lui. »

Gilles Delanoi l’amateur de vin surenchérit « Le vieux dialogue chinois du thé et du vin que l’on va lire a repris une actualité mondiale. Thé et vin ne sont plus deux mondes à part. L’ignorance réciproque a cessé. La découverte de l’un et l’autre, de l’un par l’autre, se fait en parallèle entre l’Orient et l’Occident. L’échange est désormais possible, probable et agréable. »

Voilà, si vous voulez entrer dans cet échange il ne vous reste plus qu’à faire l’acquisition de « Dialogue du Thé et du Vin » de Wang Fu chez Berg International www.berg-international.fr 6€.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 00:09

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La GD s’affiche comme « amortisseurs de crise », les négociations tarifaires 2013 ont été féroces car les grandes enseignes se sont lancées dans une course effrénée aux bas prix pour protéger leurs parts de marché et pour certaines de les augmenter. En plus les consommateurs semblent y croire : d’après le baromètre Posternak-Ifop publié par Les Echos link, en février 2013 les Français avaient une image très positive du secteur de la grande distribution. « Les distributeurs […] sont apparus dans l’esprit des Français comme des porte-parole de la défense du pouvoir d’achat. »

En voilà de preux chevaliers qui veulent que du bien au portefeuille des français. Est-ce vrai ? Facialement la réponse est oui mais dans cette compression des prix qui garde dans les dépenses alimentaires la plus grande valeur ajoutée ainsi dégagée ?

Le rapport de l’Observatoire des prix et des marges de juin 2011link montrait très clairement que ce sont distributeurs qui prennent le plus de marges et que  « sur longue période les marges brutes étaient le plus souvent :

- en hausse au niveau distribution,

- en hausse ou stable au stade transformation

- et systématiquement stable au stade production.

Le rapport Chalmin link   publié en novembre 2012, a montré que sur 100€ de dépenses alimentaires, moins de 8€ reviennent à l’agriculture, 11€ vont aux industries agroalimentaires, tandis que 21€ rémunèrent le commerce.

L’Ania (Association nationale des industries alimentaires), brame, s’alarme, en appelle au gouvernement, pour qu’il soutienne les producteurs et les industriels face à des distributeurs « sans foi ni loi ». « La guerre des prix entre enseignes doit cesser immédiatement si l’on veut maintenir une filière agroalimentaire en France ».

Pas simple car si les quelques 10 000 entreprises de l’Ania sont à plus de 90 % des TPE (très petites entreprises) et des PME (petites et moyennes entreprises), sur lesquelles les distributeurs réalisent le plus leurs marges, puisqu’elles n’ont pas le pouvoir de négocier les prix, les grands groupes ne sont pas indemnes de reproches en terme de politique tarifaire. Mais même pour eux la bataille des référencements est rude voir la bataille entre Lactalis et le groupe Leclerc qui a fait perdre beaucoup d’argent au premier.

Et les producteurs dans tout ça ?

Largués pour la plupart même si la fédération nationale des éleveurs de chèvres, relayée par La France Agricole, soutenait l’Ania en appelant « l’ensemble de nos transformateurs, grands et petits, à ne rien lâcher dans leurs négociations avec ces enseignes : ne pas passer de hausse tarifaire équivaut pour vous [transformateurs] à vous mettre une balle dans le pied, et pour nous, à nous planter un couteau dans le dos ». Bien sûr à l’Ouest de façon parfois violente, un peu plus symboliques ailleurs, les producteurs de lait qui ont vu  « le coût de l’alimentation du bétail, colza et soja, flamber de 70% en 2012. Charges en hausse, revenus en baisse, les exploitations sont menacées. Pour le lait, la situation est critique avec un prix producteur à 0,30 €/L, soit une baisse de 16% par rapport à décembre 2011 ».

Le MEL (Michel Edouard Leclerc)  jamais en reste d’un changement de pied, tente de renverser le rapport de force en annonçant que des concessions sur les prix supposeraient « que les transformateurs nous donnent des garanties sur ce qu’ils reversent aux éleveurs » (La France Agricole link). 

 

Existe-t-il des solutions à l’échelle nationale et européenne ?

La réponse est non, tant que les consommateurs ne changeront pas radicalement leurs habitudes d’achat et lorsque le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll « veut rééquilibrer les relations entre agriculteurs et distribution » (Le Monde), il cherche la queue d’un serpent de mer. Reste une politique de soutien pour l’élevage et les éleveurs laitiers, mais agir sur les négociations tarifaires, qui en 2013 ont montré « les insuffisances des dispositifs actuels » prévus par la loi de modernisation de l’économie, relève d’un volontarisme de bon aloi qui  se heurtera à la position dominante des grands groupes de distribution.

Du côté européenne où la Commission adore la concurrence, nous sommes dans la cour des vœux pieux. Le Comité économique et social européen, , a publié un rapport dont les conclusions tranchées appellent à plus d’action politique : « Seul un cadre juridique strict peut résoudre ce problème. […] La Commission doit combattre le poids et l’influence des oligopoles et enquêter sur une possible situation de monopole, de sorte que les règles et principes de la concurrence soient correctement appliqués » (La Libre Belgique link).

Sans conclure bien sûr il est clair et évident que la course aux prix bas est un facteur puissant de dégradation de la qualité des produits et son coût social est ravageur. En effet, au-delà des conditions de travail et des salaires, le taux d’emploi est souvent l’ultime marge de manœuvre des entreprises de toute la chaîne, jusqu’au distributeur. Nous allons finir sur la paille, certains y sont déjà, ils ne vont plus chez Leclerc mais aux restos du cœur…

Une petite revue de presse pour les studieux :

Dans la grande distribution, la guerre des prix revient L’Express link

L'industrie agroalimentaire dénonce les pressions tarifaires de la distribution Le Monde link 

Michel-Edouard Leclerc, "Saigneur des agriculteurs" selon les syndicats  Le Monde link 

Le Foll veut rééquilibrer les relations entre agriculteurs et distribution Le Monde link

Alimentation : une guerre des prix dangereuse Ouest-France link

Source : la revue de presse de Diane Lambert, stagiaire à la Mission Agrobiosciences et étudiante à l’IEP de Toulouse. 

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:00

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Tout juste éveillé il est des matins où vous ne demandez rien, vous êtes ensuqués, bombardés par les infos en boucle qui étalent la connerie des Français, la mienne, la vôtre, la nôtre, envie de gueuler « pays de cons » jamais contents. Et puis vous ouvrez votre boîte e-mail et coup sur coup vous tombez sur :


1-             Un message d’Amazon annonçant la parution d’un nouvel opus d’Etienne Liebig Les nouveaux cons saison 2 


2-            Une interview de Robert Sutton professeur de management à l'université de Stanford « La crise renforce le pouvoir de nuisance des sales cons dans les entreprises »link

 

Le premier n’est pas un inconnu voir chronique inspirée de son œuvre sulfureuse: le 25 juillet «Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle»link

 

Le second est très connu.

 

Donc que fais-je ?


1-             Je lis l’interview de Sutton


2-            Je décide  de pondre une chronique vite fait sur le gaz où :

 

a)            J’avoue ne pas avoir lu le premier opus de Liebig Les Nouveaux Cons parut en 2011 donc je vous transmets le pitch « Quel bonheur d’avoir des nouveaux cons en bas de chez soi. Mieux quel bonheur d’en être un soi-même car bien sûr, vous l’aurez compris nul n’échappe à cette catégorisation sociologique transversale à toutes les classes sociales, tous les milieux socio-culturels, tous les recoins de notre pays : le vieux gauchiste, le bobo, le jeune flic, le jeune de quartier, le bloggeur, la nouvelle comédienne, le nouveau Neuilléen ...

L’auteur qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de provocations, n’oublie personne dans cet inventaire de la connerie contemporaine, pas même lui bien sûr.

Amusez-vous à retrouver quel nouveau con vous êtes, quel nouveau con est votre voisin ou votre chef de service et vous serez surpris par la justesse de ces portraits et la dérision de cet ouvrage. »

Enfin je vous file quelques liens pour que vous puissiez vous forger une opinion.


1 - L'élève en école de commerce : cette tête à claques...link

2- Ces vieux qu'on adore détester link

3 - La Main Enchantée link


b)            Je décide d’acquérir dès ce matin les deux opus de Liebig pour voir s’il n’y aurait pas aussi des nouveaux cons dans notre belle planète du vin ?

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 00:09

Le lundi à Paris est le jour béni pour les organisateurs de folies du vin, les restaurateurs se font du beurre le jour de fermeture, la concurrence des salles fait du dumping, c’est le trop plein. Bref, votre Taulier d’ordinaire s’abstient d’aller se mêler à la ruée des grands dégustateurs ou acheteurs de vins divins. Cependant comme tout principe souffre d’exception ce lundi 25 mars, bien pourvu en joyeusetés,  le Taulier a décidé de s’y coller en se tapant l’intégralité des sollicitations.

Ce qui suit n’est que le reportage de son dur labeur de dégustateur-imposteur monté, non sur roulements à billes, mais sur sa flèche d’argent qui ne se meut qu’à la force de ses mollets.

Levé aux aurores : café, écran pour le turbin ordinaire jusqu’à 10 heures.

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Départ vers la première station du chemin de croix : la Cartonnerie 12 rue Deguerry dans le 11e où aujourd’hui « commence la Loire ». Beau soleil sous un ciel clair il fait frisquet. Premier souhait à l’attention des organisateurs : que les tables de dégustation gardent tout au long de la journée la même fraîcheur, la même netteté qu’au tout début. Pas facile mais grandement facilité par la pose de récipients ad hoc pour les jets des dégustateurs. En effet, les petits pots minables en nombre insuffisants posés sur les tables ça relève de la faute professionnelle. À la fin de la journée ça tourne à la vinasse, c’est plein de taches, image déplorable.

Là c’est impeccable bien sûr. 4 appellations les Côtes d’Auvergne et du Forez, la Côte Roannaise et Saint-Pourçain mais aussi l’IGP d’Urfé. Toujours le même problème pour le Taulier qui n’a pas le temps de faire la tournée de toutes les tablées : comment choisir ? Y connait que le domaine des Pothiers link et le domaine Sérol link . J’aurais dû me tuyauter auprès de ma dégustatrice préférée Sonia mais elle est occupée du côté de l’île de Beauté. Je plonge donc et voilà le résultat en photos.

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-       Vincent Willenbucher  côte roannaise : www.vincent-willenbucher.fr

-       Stéphane Réal vins du Forez www.cavereal.fr

-       Domaine Miolanne vins d’Auvergne  www.domainemiolanne.com

-       Cave Mondon Demeure vins du Forez www.cave-mondon-demeure.com

-        Domaine du Fontenay côte roannaise www.domainedufontenay.com

 

 

Cap ensuite sur l’Etoile, je mouline en direction du 15 rue de Lamennais pour aller déjeuner à l’invitation de Guy-Pétrus Lignac. Je suis en retard. Pas de poteau face au beau resto ni de voiturier pour vélo. J’adore les boiseries. C’hui le dernier arrivé. Que du blogueur et gueuse autour d’une belle table. Excellent déjeuner, discussion franche et courtoise, j’oserais dire intelligente, j’y reviendrai dans une prochaine chronique sur le château Guadet. www.chateau-guadet-saintemilion.com

 

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De nouveau en selle je dévale vers le canal où, au Comptoir Général quai de Jemmapes, UVA Corse vient comme chaque année nous présenter sa nouvelle journée de quilles. C’est le milieu de journée et mes petites remarques initiales s’appliquent : les tables ne sont pas vraiment nickel chrome et comme la présentation se fait par appellation une vache n’y trouverait pas son veau. Bref je godille pour trouver ce que je cherche mais je dois avouer que je le fais sans grand enthousiasme. Par bonheur, reste l’excellente cuisine de madame  Briclot mais j’ai perçu comme une certaine lassitude chez les vignerons pas très impliqué dans la dégustation. Ce n’est là que la réflexion d’un petit chroniqueur sans grande influence. L’important ce sont les acheteurs mais à ce moment-là il vaudrait mieux ne point inviter les blogueurs.


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À nouveau sur deux roues je déboule jusqu’à Bastille pour aller traverser la Seine sur le Pont Neuf. En effet, je suis convié, comme le fine fleur des blogueurs, à une dégustation aussi impromptue de vins paysans espagnols que sauvage de vins paysans espagnols par le sieur Pousson à la Compagnie des vins surnaturels 7 rue Lobineau link. Avec ma belle flèche d’argent je prends mille précautions pour lui éviter de se faire chouraver par des mains indignes. L’ambiance est très cosy, studieuse, je suis cerné par d’éminents preneur de notes. J’ai honte. Comme toujours profusion mon logiciel a du mal à se connecter. Je fais des photos, c’est si simple. Je déguste, c’est plus compliqué. Deux chouchous sur chacune des tables, dont je n’ose révéler les appellations poussoniennes de peur de recevoir une volée de bois vert du clan des femmes, Pirata et San Martin (pour les détails prière de s’adresser à Vincent qui est intarissable). Belle dégustation de vins paysans sur les chapeaux de roue avec pour le petit dernier pour la route un Fino de Jerez pure merveille de finesse.


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Il me faut retraverser la Seine du côté de l’Alma pour grimper jusqu’au George V où se tenait la dégustation du millésime 2012 des poulains de l’écurie Stéphane Derenoncourt. En descendant l’escalier qui menait au salon de dégustation je sentais un soupçon de fatigue me gagner. Je frisais le surrégime mais comme au bas de l’escalier je tombais nez à nez avec N de R qui venait juste d’arriver, alors que quelque temps avant il partait de chez Pousson comme j’arrivais, je me disais qu’il me fallait assurer. Je saluais des amis. J’observais aux alentours des gens influents du classement de la RVF et j’avoue ne pas avoir été très impressionné. Je dégustais a minima mais sérieux. Papotais un maximum avec mon ami Jean-Michel qui se fait de l’Edonys. Cassais deux verres. M’arrêtais au stand de Laroche car ça rompait avec le rouge. Je saluais Stéphane Derenoncourt. La pendule jouait contre moi je devais lever l’ancre. Devant le George V je présentais ma flèche d’argent à Thierry Desseauve qui la trouvait fort belle, un peu féminine, mais surtout s’inquiétait de mon non port de casque : la maison B&D veillant sur le Taulier.


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La nuit tombait. Je pédalais. Ma journée n’était pas terminée mais j’avais décidé, pour me rendre à la Plage, de troquer mon jeune destrier pour ma petite auto. En effet, ce lieu sur le port de Javel, face à la statue de la Liberté, n’est pas très bien éclairé et m’y rendre sur 2 roues ne me semblait pas très indiqué. Invité par le domaine de la Croix linkqui fait du rosé sur la Presqu’île de Saint-Tropez, pas que, à venir bronzer et danser à la Plage, vu qu’il faisait autour de 3°, j’étais intrigué. Hormis le sieur Goujard et le sieur Le Glatin, pas une tronche de cake connu du Taulier, rien que des VIP ou des qui se prenaient pour, pour moi ça tournait court. Je goûtais un peu. Picorais très peu. Prenais quelques photos et remontais dans ma petite auto. Un peu déçu le Taulier, lui qui aime danser est resté sur sa faim et s’est demandé pourquoi on l’avait invité pour faire tapisserie. Comme il jure, au sens du vert qui jure avec le bleu, c’était prévisible.

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Que dire après une telle journée ?

Pas grand-chose sans aucun doute même si vous pouvez en douter vu tout ce que je viens de tartiner. Certains vont me dire que j’ai perdu mon temps que j’avais mieux à faire, d’autres que j’ai pris du bon temps, que je me suis gobergé, que je suis un privilégié, un profiteur. Certes tout cela n’est pas tout à fait faux mais je signale que j’étais invité et que la bonne question est : pourquoi ?

Qu’attend-on de moi.

Que j’assure un flux de trafic pour contenter le client ?

Que j’écrive une chronique ?

Que je twitte ?

Je ne sais mais ce que je sais c’est que pour écrire mes petites chroniques journalières il me faut dénicher de nouveaux sujets, faire des découvertes, me bouger le cul. Faire le tri à priori n’est pas possible alors j’alterne les périodes où je me précipite sur tout ce qui bouge et celles où je me fais rare. Reste les fameux déjeuner dit de presse, là c’est très simple : c’est vraiment à la gueule du client et ceux qui m’invitent savent pertinemment à quoi ils s’exposent avec moi : à pas grand-chose.

Je ne suis qu’un blogueur flâneur qui ne fait que ce qu’il a envie de faire avec pour seule ambition que de contribuer à l’extension du domaine du vin… dans un monde de brutes où l’invective a pris le pas sur le débat. Pour l’heure après ma traversée de Paris en long en large et en travers sur ma flèche d’argent j’ai l dos comme un champ de patates vu que nos chaussées parisiennes sont totalement défoncées : l’horreur des nids de poules pour le pauvre cycliste 

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 07:57
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David Bowie, après dix ans d’absence, avec the Next Day fait exploser les compteurs : en l'espace d'une semaine, son album dépasse la barre des 50.000 ventes. Votre qui vous aime vous offre en toute légalité, via Deezer, l’intégrale de l'album avec en bonus quelques liens vers la presse écrite :
 
David Bowie, dancing in the musée link
David Bowie : un artiste de la renaissance link
Télérama Next Day link
Le point de vue de Luc Charlier link
 
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 00:09

Et qu’on ne vienne pas me dire que le BGO, le Bourgogne Grand Ordinaire, ce n’était pas le fin du fin de la Bourgogne car moi j’en buvais du bon comme celui de Prieuré-Roch. Pas sûr que le  changement de dénomination, en Coteaux Bourguignons, nous amène que du bon dans nos verres. Face à cette désertion d’une des plus belles dénominations qui mariait deux notions à priori antinomiques : le Grand et l’Ordinaire. De nos jours tout le monde veux être Grand, et dans le monde du vin on colle au cul de Grand le Cru. J’ai du mal à comprendre que, doté d’un tel attribut, les bourguignons le jetasse aux orties. Certes ce n’était rien que de l’Ordinaire qui faisait friser les nez bourguignons, pour eux ça  déparait dans le beau tableau des climats de Bourgogne. En effet, la Bourgogne ne pouvait se commettre à produire de l’Ordinaire, elle se devait, pour le fond de son chaudron, d’aller le chercher sur le haut des Coteaux Bourguignons.


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Et pourtant l’ordinaire c’est la nourriture servie à la troupe et le nom de la cantine pour les militaires du rang dans une caserne. En droit canonique, l’ordinaire est le prélat responsable de la discipline dans une communauté. L'ordinaire de la messe ce sont les textes invariables de la liturgie catholique. Le temps ordinaire est un temps liturgique de l'année liturgique catholique. L'office ordinaire est la partie fixe de l'office divin. La messe de Paul VI est la forme ordinaire du rite romain. Le service ordinaire fut, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe, le nom donné à certains services de l'État, tels notamment les mines, les ponts et chaussées, les eaux et forêts, lorsqu'ils étaient chargés des missions « de base » de ces services. Les ingénieurs correspondants commençaient alors leur carrière au grade d'ingénieur ordinaire.

Donc, si on prend la peine d’y regarder de plus près l’ordinaire ce sont les gens d’en bas, la masse, le socle quoi, ce qui tient l’édifice. Alors pourquoi diable les gens du vin, les bourguignons tout particulièrement, tiendraient ces gens-là pour quantité négligeable. Le BGO ça sonnait vin populaire qui n’était pas un vulgaire jaja à quatre sous le litre. Y suffisait pour lui redonner du lustre, non pas de le changer de nom mais de ne plus lui dédier les fonds de cuves de la Grande Bourgogne.


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Mais au bonheur, le flambeau du GO, ce Grand Ordinaire populaire a été relevé par Henri MILAN avec son MGO comme MILAN GRAND ORDINAIRE. Attention mes amis ce n’est pas un fusil à un coup ce Vincent Millésime puisque le MGO2 va arriver sur le marché. C’est un vin de soif, vin d’assemblage qui selon l’Antonin des Tronches de Vin « est taillé pour le zinc, directement glou » Je sais que ce nectar qui s’envoie en l’air d’un petit coup de coude ne va pas plaire aux hygiénistes mais, que voulez-vous, tant que ces gens-là nous clouerons au pilori pour un seul verre je ne leur laisserai aucun répit. C’est un bon petit de vin de France qui danse, un gars du bar de la marine quoi, qui ne roule pas des biscotos mais sait faire le zigoto. Ne me demandez pas si c’est le genre grenache-syrah, je ne sais pas. Pour moi c’est la bonne équation  du Grand Ordinaire et ça suffit à mon bonheur.


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Le Taulier l’est content que la succession de son Grand Ordinaire soit assurée et bien assurée. Mais avant de terminer y’a un truc qui me chiffonne du côté des Bourguignons. En effet, je reçois chaque fin de semaine un e-mail de :

Call Me  Repassage au kilo            

Déductible de vos impôts

 OFFRE DU MOIS D'AVRIL

 Bonjour, ces 30  prochains jours, profitez d'un vêtement nettoyé gratuitement  en nous confiant votre repassage (mini 3KG).

A bientôt

Entreprise Call Me   

 www.callme-dijon.com

C’est rue du 8 mai à COUCHEY 21 160

06 64 15 96 60

François Desperriers ou Aurélien Ibanez vous ne pourriez pas envoyer un drone du côté de Couchey pour espionner Call Me qui ne fait rien que me harceler. Aurais-je donc tant de linge sale à laver ?

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:00

Dans nos conversations comme nos écrits il nous arrive souvent, pour faire joli ou pour faire genre, d’utiliser des expressions populaires qui nous sont familières mais dont nous ne connaissons pas très souvent l’origine. Ainsi nous renvoyons facilement un projet qui ferait du bruit dans Landerneau aux calendes grecques car nous avons peur qu’il fasse chou blanc vu que nous y causons comme une vache espagnole.

Un brave fonctionnaire du Ministère de l’Instruction Publique – j’aime cette appellation qui renvoie à la fonction première de l’école : instruire – Charles Rozan (1824-1905), qui avait sans doute des loisirs  écrivit en 1868 chez J.Hetzel éditeurs « Petites ignorances de la conversation » qui vient d’être réédité par les éditions des Equateurs www.equateurs.fr 13,50€.

 

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Pour la première version, celle de l’Académie, elle aurait pour origine le larigot, espèce de flûte ou de petit flageolet qui n’était plus en usage mais qui avait donné son nom à un jeu d’orgue composé d’un grand nombre de petits tuyaux qui rendent un son très aigre. Ils supposent pour jouer du larigot il fallait souffler très-fort, et par conséquent boire beaucoup. »

Charles Rozan doute de cette version il est plus disposé à croire avec un certain Ménage que larigot serait une allusion aux longs verres en forme de flûte dans lesquels on buvait autrefois.

Tire la Rigault, l’orthographe admise par l’auteur repose sur une histoire qui rappelle l’expression boire comme un sonneur. « Au XIIIe siècle, un archevêque de Rouen nommé Odon Rigault donna à cette ville une cloche d’une grosseur prodigieuse. Cette cloche appelée la cloche Rigault et par abréviation la Rigault, ne pouvait être mise en mouvement dans de grands efforts. Les sonneurs qui tiraient étaient naturellement d’autant plus altérés qu’ils avaient plus de peine, et l’on a été ainsi amené à regarder ceux qui buvaient beaucoup comme des gens qui auraient tiré la Rigault.

Dernière version, dans le meilleur style gaulois, « Alaric, roi des Goths, fut défait en bataille rangée, auprès de Poitiers, par le roi Clovis. Les soldats joyeux lorsqu’ils buvaient, se disaient les uns aux autres : Je bé à ti, reï Alaric Goth.

 

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