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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 10:00

 

 

Comme on me fait le coup au moins une fois par semaine, les filles surtout, je me permets en ce début du dernier mois de l’année de me glisser dans la peau de John Malkovich.link 


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Malgré mon ego aussi gros qu’une montgolfière je pense ne ressembler que de très loin au grand John. Cependant, je partage avec lui deux amours : la mode et le Luberon.  


« Son amour de la mode, tout comme sa passion des livres, aide John Malkovich à défendre un certain art de vivre, qui fait de lui l'un des américains les plus européens de son époque. Son éclectisme est aussi savoureux que son sens de la mise en scène. L'acteur se glisse dans la peau de John Malkovich couturier avec un naturel qui désarçonne. » Laurence Benaïm le Monde du 14 mars 2003.

 

Répondant à cette journaliste il déclarait, entre autre, « Bien m'habiller, c'est une manière de bien contrôler la situation. » ou « Faire des vêtements, c'est peut-être une façon de s'en guérir ». Plus fort encore, lorsqu'il rapporte cette anecdote personnelle « Je me souviens encore du jour où ma grand-mère m'a offert le même imperméable que mon frère. Une expérience atroce : je devenais son jumeau. En fait, la mode m'a permis de refuser toute forme de soumission. Depuis cette date, personne ne m'a jamais acheté de vêtements. Lorsqu'un jour une petite amie m'a dit : «Merveilleux, maintenant je pourrai te faire ta valise», j'ai rompu immédiatement. Ma garde-robe, c'est ma propriété privée. Je suis tellement maniaque qu'il m'arrive même de repasser mes chemises... »


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Ludovic Carème © 

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« Pour le Luberon, Malkovich y a vécu pendant des années, je crois qu'il l'a quitté récemment, mais peu importe, ce qui compte pour moi - j'entends déjà les railleries sur ce haut-lieu des néo-bourgeois parisiens - c'est qu'il a été séduit par ce petit coin de paradis. Je l'ai découvert par Michel H, grâce lui soit rendue. J'y suis retourné régulièrement grâce à Jean-Louis. Je ne me lasse jamais de la beauté des paysages. J'aime y marcher, y réfléchir et y écrire. J'y ai été heureux. Pour en revenir à John j'aime beaucoup ce qu'il répond lorsque la journaliste lui pose la question s'il se sent encore américain depuis qu'il a choisi de vivre en France : « Pour moi, être américain, c'est être international avant tout... Etre américain, ce n'est pas être pour ou contre Bush, c'est défendre une certaine capacité à savoir s'adapter à toutes les circonstances de sa vie. » Alors, dit comme ça, je me sens américain, un tout petit peu dans la peau de John Malkovich »

 

Alors parigot et gotes têtes de linottes si vous souhaitez vous saper à la technobohemian by John Malkovich je vous joins le carton d'invitation.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 00:09

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Chers lecteurs j'ai allégé pour vous la présentation graphique de mon blog. Si vous êtes nostalgique de l'ancien portail vous pouvez aller le consulter sur www.berthomeau.com. Bonne lecture.

 

 

« Un mot venu  d’Allemagne, qui eut plus de vitalité, fut trinquer de trinken, boire, qui signifiai boire à la santé en choquant les verres. Etait-ce pour chasser le diable qui risquait de s’y trouver ? » nous explique Renée Elkaïm-Bollinger dans son article « Toasts, santés et grand boire boire » paru dans les Cahiers de la Gastronomie ».

 

De la philotésie des Grecs, la cérémonie du boire à la santé des uns des autres, à la trinquerie de Rabelais jusqu’à nos jours, la gestuelle et les paroles qui vont avec sont devenues un rite, surtout du peuple. « Le dictionnaire Larousse du XIXe siècle, avance que le mot et la chose n’ont pas été adopté par les hautes classes : pourtant il semble que madame de Sévigné y ait fait allusion, et plus tard Marivaux, dans le Jeu de l’Amour et du Hasard : « Je n’ai jamais refusé de trinquer avec personne »  note Renée Elkaïm-Bollinger.

 

Petit florilège littéraire :

 

En examinant plus attentivement la séduisante virago, il me sembla vaguement que je la reconnaissais pour l'avoir vue trinquant avec quelques drôles de ma connaissance (Baudelaire, Poèmes prose, 1867, p. 104)

 

J'ai été fâché de ne pas trinquer ensemble avant mon départ, d'autant plus que je t'avais donné la veille une assez pitoyable idée de moi, en ne buvant pas et en ne mangeant pas (Flaubert, Correspondance., 1841, p. 86).

 

Il aurait pas fallu qu'il en parle de politique, surtout quand il avait bu un peu, et ça lui arrivait. Il était même noté pour trinquer, c'était son faible (Céline, Voyage au bout de la Nuit, 1932, p. 574).


 

Nous levons donc toujours nos verres, nous les choquons, avec celui ou celle ou ceux avec lesquels nous nous  apprêtons à boire en formulant un vœu, un souhait, un engagement : la santé, l’amour, la réussite d’une entreprise, à un problème résolu… que sais-je la liste n’est pas limitative.  


Existe-t-il une plus belle preuve de la sociabilité du vin ?


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Certains esprits chagrins vont me rétorquer que les verres n’en sont pas forcément emplis, que d’autres breuvages spiritueux ou fermentés y prennent place. Que la trinquerie est aussi une affaire de poivrots choquant les chopes ou leurs apéros au bord des bars. J’en conviens et je suis même prêt à faire mien le vieil adage « Lorsque les parents boivent les enfants trinquent » mais n’est-ce pas le propre de l’homme que se laisser emporter parfois par ses excès. Pour autant, la convivialité est de notre côté et que les méfaits de l’abstinence ne sont pas comptabilisés par nos statisticiens. Sauf que notre boulimie médicamenteuse est sans aucun doute le symptôme de dérèglements profonds de notre vivre ensemble.


Nos amis les Anglais qui ne font jamais rien comme le commun se sont « piqués, écrit Voltaire, en 1770, de renouveler plusieurs coutumes de l’Antiquité, boivent à l’honneur des dames : c’est ce qu’ils appellent toaster, et c’est parmi eux un grand sujet de dispute si une femme est toastable ou non, si elle est digne ou non qu’on la toste. »


Renée Elkaïm-Bollinger s’interroge sur « quels sont les critères de cette tostabilité féminine » ? et « quelles étaient les proportions de femmes tostables dans un dîner » ?


Toaster les douelles d’une barrique tous les grands amateurs savent ce que c’est, du moins je l’espère pour eux car ça se retrouve dans leurs verres. Bien évidemment dans les assemblées de mâles, qui sont plutôt la règle dans le monde du vin, porter des toasts fait partie intégrante du cérémonial.


Rappelons-nous le fameux « A nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent. Par Saint Georges, Vive la cavalerie ! 

Toast de la cavalerie, cité par J. Chirac, sorti de Saumur.

 

Renée Elkaïm-Bollinger nous éclaire « Le mot toster, griller, rôtir, vient de France et désignera en Angleterre une rôtie, puis reviendra en Europe, indispensable aux banquets politiques. Le maître de maison, à la fin du repas, mettait une croute de pain rôtie, au fond de la coupe, versait la boisson par-dessus, et faisait circuler la coupe, jusqu’à ce que le dernier buveur, savoure son croûton imbibé d’alcool. »


Lire les 2 chroniques ci-dessous qui montrent l’importance du toast dans les relations humaines :


« Kempei ! » cul sec de petits verres de shiao shin JP Raffarin éméché chantait avec ses petits camarades l’Internationale dans un mini-bus le ramenant à Tatsin en Chine »link


« Les 53°du Moutai au service de la diplomatie chinoise de Mao… à nos jours »link 


Renée Elkaïm-Bollinger conclut son article en soulignant que « les pratiques actuelles des apéritifs ne datent que de deux siècles à peine »


Elle cite l’étude sociologique : nouveau regard sur les Français et l’apéritif conduite par Jean-Pierre Poulain link et note que sont « apparues de nouvelles formes de convivialité, dans lesquelles l’aliment tint une place significative. Les femmes préparent et mettent en scène ce moment par le biais de la nourriture et des accessoires la contenant. Amuse-gueules, tapas, mezzés, kémias, tout est sur la table, à l’avance. Plus de va-et-vient cuisine/salon pour découper et surveiller les cuissons. Tout le monde peut parler et trinquer. »

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 07:00

 

 

 

Adeline s’affairait. La venue de Jasmine et des enfants c’était son affaire, que son affaire, j’étais relégué au rang des accessoires inutiles. J’en profitais pour lire. Avec le beau Daniele elle prévoyait tout jusqu’au moindre détail, l’hébergement, le calendrier des sorties, les réveillons, les cadeaux, le petit déjeuner, ce qui me permis de lui faire remarquer qu’elle devrait troquer sa maigre solde d’officier de police contre les émoluments plus conséquents d’une agence organisatrice de pinces-fesses ce qui me valut un retour cinglant qui me laissa sans voix « Toi tu éviteras de pincer les miennes devant les enfants… » Face à une telle ébullition je jouai alors, avec beaucoup d’à-propos, la seule carte qui me restait : me faire désirer d’Adeline. Je fis même, sans la prévenir, un bref séjour à Rome pour revoir quelques compagnons des années de plomb.

 

À son « t’es où ? » au téléphone j’avais répondu benoîtement « à Rome ! » et son « ah bon ! » un peu pincé m’avait fait comprendre que je venais de marquer un point capital. Badin, je lui avais demandé  si tout se passait comme elle voulait. « T’es fâché ? » Je la rassurais en enfonçant le clou  « mais non ma belle mais je t’encombrais. Tu as tant à faire… » Là j’ai senti qu’elle craquait « Rentre, tu me manques ! » J’ai toussoté. « Mais petit cœur je suis en mission, j’ai plein de rendez-vous. Je dois assurer… » Allait-elle sortir ses griffes ? Non, avec sa voix de petite fille à laquelle on ne résiste pas, elle me répondit « J’arrive ». Le soir même nous étions dans le même lit à l’hôtel Stendhal Via Del Tritone. Ce fut un carnage qui me laissa sur le flanc. Adeline se douchait. « Encore ! »

 

Sur l'estrade de l’amphi 3 la foire d'empoigne, entre la nébuleuse, pileuse et hirsute, des multiples groupuscules politico-syndicaux, pour prendre la direction du mouvement faisait rage. Contraste étonnant entre le joyeux bordel de la base et la teigne des apparatchiks, image saisissante de ce que ce mouvement véhiculera d'images contradictoires. Les émeutes du Quartier Latin, relayées par les radios périphériques, l'ORTF étant muette, nous avaient électrisés, la bonde était ouverte et plus rien ne semblait pouvoir arrêter le flot de nos délires. Pour ma part, même si je restais encore en retrait, sous l'action conjuguée de Pervenche l'insurgée et du grand Boulineau, j'appréciais l'irruption dans ma vie de coq en pâte d'une forte dose d'extraordinaire. Sans que je puisse l'expliquer, ce chaos naissant m'apparaissait comme une chance à saisir, un temps où tout devenait possible, un moment d'histoire dont j'allais être acteur.


Tout est allé alors très vite. Lors d'une brève accalmie sur l'estrade, je me levais pour me saisir du micro et, face à l'amphi bruissant, au lieu de brailler comme mes prédécesseurs, de servir des tonnes de camarades, de proclamer ma foi en la révolution prolétarienne, de faire allégeance à une bannière, sur le ton de la confidence je me suis entendu me présenter comme le porte-parole de ceux qui n'avaient jamais eu la parole. Très vite le silence se fit.


Etonnés, pris de court, les chefs de meutes ne purent que me laisser faire. Alors, sans trémolo ni grosse caisse, j'ai parlé des gens de peu de mon pays crotté, de notre servitude séculaire, de toutes ces années de génuflexion et de tête baissée. Des milliers de paires d'yeux me soutenaient. J'enchaînais sans élever la voix, en disant que le temps du silence, de la frustration et de l'obéissance venait de prendre de fin. On m'applaudissait. Je levais la main et l'amphi refaisait silence. J'osais. Oui cette parole arrachée à ceux qui nous en privaient nous n'allions pas nous la faire confisquer par d'autres. Les nouveaux chefs conscients du danger voulaient me jeter.


L'amphi grondait. Ils reculaient. Alors, avec un aplomb que je ne soupçonnais pas, je proposais l'élection d'un Comité de grève. L'amphi m'ovationnait. Immédiatement je me portais candidat en tant que représentant des étudiants salariés. A mains levées il m'élisait. Tout étourdi de mon audace je rendais le micro à Dieulangard, leader de la tendance dure des Maos Spontex. Il me toisait.


« T'es qui toi ?


- Un mec qui va te marquer à la culotte...


- Faudra d'abord ôter tes couches branleur !


- Et toi compter sur les doigts d'une main tes clampins décervelés...


- Tu nous cherches ?


- Non camarade je t'explique que le rapport de force est en ma faveur et faudra que tu en tiennes compte...


- Que tu dis...


- C’n’est pas ce que je dis bouffeur du petit Livre Rouge. C'est ! Regarde bien cet amphi. Ta Révolution, versus longue marche, ils s'en branlent. Ce qu'ils veulent c'est que ça change même s'ils ne savent pas ce qu'ils veulent changer...


- T'es qu'un petit bourgeoisvérolé ! Tu n'as aucune perspective historique...


- Coupes ton magnéto petit Mao je connais par cœur tes sourates...


- On t'écrasera comme une punaise !


- Avec tes potes staliniens versus Budapest...


« Libérez nos camarades...Libérez nos camarades... » L'amphi tonnait.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 00:09

 

 

Même les plus ignorants des petits loups et des petites louves ont vaguement entendu causer d’un certain Dreyfus qui a provoqué une affaire au tout début du très lointain XXe siècle. C’était un capitaine qui se prénommait Alfred. Le mien, lui, c’est Louis et c’est à sa manière un capitaine d’industrie. J’y reviendrai. Bien sûr, les footeux se souviennent de Robert-Louis qui a englouti une fortune dans le tonneau des Danaïdes de l’OM sans récolter le moindre trophée. Sa veuve Margarita Louis-Dreyfus tient toujours, avec plus de parcimonie, les cordons de la bourse du club emblématique de la cité phocéenne.


Mais pourquoi diable m’étendre sur la saga de cette « grande société familiale, pratiquement inconnue en France, son pays d’origine. » dixit le Lloyd’s List en 1994 ?


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Pour plein de bonnes raisons :


-          La première : Philippe Chalmin dans Cyclope note le «  Retour à ses racines: Louis Dreyfus développe un terminal céréalier à Odessa où l'opérateur était présent avant 1914 ! »


-          La seconde : le journal le Monde s’intéresse aux « Très secrets rois des matières premières link  et note que « la Suisse héberge plus de 400 sociétés de trading »link


-          La troisième c’est que lors de mon compagnonnage avec Michel Rocard j’ai pu croiser, par l’entremise de Jean Pinchon salarié de LD et président de l’INAO, Gérard-Louis Dreyfus, qui vouait à mon boss une admiration sans bornes.


Si vous avez le temps ouvrez les liens pour mieux comprendre ce que sont ces fameux traders en matières premières « cette profession peu connue du grand public alors qu'elle joue un rôle-clé dans l'approvisionnement des consommateurs, direction Genève, le centre européen physique du négoce des matières premières. »


« Genève est la plaque tournante du négoce international des matières premières. D’après l’Association genevoise du négoce et de l’affrètement (GTSA), une organisation professionnelle fondée en 2006, l’arc lémanique Genève-Lausanne comprend plus de 400 sociétés de trading. Les quelque 150 autres firmes de ce secteur domiciliées en Suisse sont installées aux environs de Zurich et au Tessin.


Quatre catégories de traders opèrent sur les bords du lac Léman et dans le canton de Vaux. Il y a d’abord les groupes présents sur plusieurs créneaux du marché, à l’instar de Glencore ou de Trafigura.


Viennent ensuite les compagnies expertes d’une matière première comme l’énergie (Vitol, Mercuria, Gunvor). On recense aussi les entreprises spécialisées géographiquement (dans le brut russe ou kazakh) ou sur des lignes de produits biens spécifiques comme les matières agricoles (Louis Dreyfus, Cargill, Bunge). Celles-ci ont élu domicile dans la partie francophone du pays.


S’ajoutent enfin à ces trois groupes celui des opérations de trading physique des multinationales des hydrocarbures (en particulier Shell, BP et Total), des groupes agroalimentaires ou miniers. »


Revenons au groupe Louis-Dreyfus.


C’est un groupe sous contrôle exclusivement familial (la famille Dreyfus est devenue Louis-Dreyfus par décret en Conseil d'État) et il n’est donc pas exposé comme les groupes du CAC 40 à la curiosité des grands médias. Et pourtant c’est un grand groupe français internationalisé qui en 2006 a réalisé un CA de 26 Mds d’€, employant 40 000 personnes dans 53 pays. (voir son site link où les chiffres sont rares)  La famille Louis-Dreyfus était la 5e fortune de France en 2009.


Lire « Louis Dreyfus, le géant français qui revendique 9% des échanges mondiaux de produits agricoles »link


Louis Dreyfus Commodities a dégagé en 2012 un bénéfice net record de 1,1 milliard de $ pour un chiffre d'affaires de 57 milliards de $.


« Louis Dreyfus Commodities, qui affirme réaliser à lui seul 9% des échanges mondiaux de matières premières agricoles, a dégagé en 2012 le « meilleur résultat de tous les temps », avec un bénéfice net de 1,1 milliard de dollars, selon son rapport annuel consultable sur internet.


LDC, filiale du groupe familial français Louis-Dreyfus, a vu ses résultats progresser l'an dernier de 25% « malgré un contexte difficile ». Le groupe « a fait montre d'une résistance remarquable », s'est félicité le PDG Serge Schoen en introduction du rapport. Il a dégagé une marge brute de 2,3 milliards de dollars sur un chiffre d'affaires de 57,1 milliards et commercialisé 700 millions de tonnes de céréales, huiles, sucres etc...  soit 7% de plus que l'année précédente.


Selon sa présidente Margarita Louis-Dreyfus, « sur les huit dernières années, la taille du groupe a été multipliée par quatre et ses bénéfices par dix. »


Lire aussi et surtout « Portrait. Le nouveau visage du groupe Louis-Dreyfus » de Dominique Nora du Nouvelobs en 2011link


«N°3 mondial du négoce et de la transformation de matières premières agricoles, derrière les américains Cargill et Archer Daniels Midland. Louis Dreyfus est une multinationale aussi puissante que mystérieuse : son siège est à Amsterdam, le centre de son trading en Suisse, l’état-major essentiellement français… et ses actifs dispersés aux quatre coins de la planète. Mais sa nouvelle gouvernance, mise en place cet été, peine à convaincre l’establishment français des affaires, dont elle ne fait pas partie. »


[…]Au printemps 2007, pour éviter la dispersion de l’actionnariat par le biais des héritages, Robert prend le contrôle de Louis Dreyfus : il vend la branche maritime à son cousin Philippe et endette le groupe pour monter lui-même à 51% (puis 61%) du capital. Sachant sa mort prochaine, Robert place alors cette participation majoritaire à l’abri pour 99 ans, dans la Fondation de droit néerlandais Akira, dont sa femme Margarita est désignée « protectrice ».

 

Et maintenant ? Margarita saura-t-elle s’entendre avec les sœurs et cousins de Robert, qui détiennent 39% du capital et peuvent la forcer à racheter leurs titres ? Au vu de ses bénéfices, le groupe ne semble pas contraint de lever d’urgence de l’argent en Bourse. Mais garder à l’Europe ce géant de l’industrie agricole nécessite une stratégie offensive, face aux leaders américains et aux nouveaux concurrents asiatiques.


L’objectif de Serge Schoen ? « En 2004, on était quatrième mondial ; aujourd’hui on est troisième. Dans 5 ans, on aura doublé de taille et on sera passé deuxième, toujours sous le drapeau Louis-Dreyfus. » C’est le plan de route fixé par Margarita, qui en mémoire de son mari et au nom de ses fils, parle désormais du groupe Louis Dreyfus comme de son « destin ».


Le maintien du contrôle familial a donc été une constante depuis la création, en 1851, de la maison Louis Dreyfus&Cie par Léopold (1833-1915). Autres caractéristiques remarquables de cette maison : son destin international affirmé dès le milieu du XIXe siècle et son « constant souci de s’adapter aux évolutions internationales du commerce des grains aux transports maritimes, de la pose des câbles sous-marins aux télécommunications, du jus d’orange au bioéthanol… en passant par un célèbre club de football. »


Le capital est toujours resté entre les mains d’actionnaires familiaux « commandite en nom simple puis en nom collectif jusqu’en 1974, date à laquelle elle est devenue une SA, la société Louis-Dreyfus n’avait alors que deux actionnaires disposant chacun de 50% du capital, deux frères, Pierre et Jean. »


En 2007, les 7 héritiers ont restructuré le capital et Robert-Louis est devenu l’actionnaire majoritaire avec 55,60% du capital (voir l’article de Dominique Nora)


Léopold le fondateur : « juif alsacien, fils d’un marchand de bestiaux, établit au milieu du XIXe un commerce de blé à Bale ; il achète bientôt du blé en Europe centrale et en Russie, puis étend dès les années 1870 ses affaires à la quasi-totalité des pays européens. »


Il installe le siège de la maison à Paris en 1875.


Après s’être constitué une flotte de navires à vapeur battant pavillon russe pour acheminer son blé, en 1903 il se fait armateur sous pavillon français sous le vocable « LD »


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Pierre la 3e génération fils de Louis le fils aîné de Léopold (17 mai 1908 et mort le 15 janvier 2011) rallie de Gaulle à Londres où son engagement lui vaut d’être fait Compagnon de la Libération. J’ai le souvenir qu’il faisait l’objet au siège parisien de l’avenue de la Grande-Armée d’un immense respect et d’une quasi-vénération.link 


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Gérard-Louis la 4e génération, fils aîné de Pierre, né en 1932 d’une mère américaine. « Ce jeune avocat d’affaires crée un véritable empire aux Amériques, de l’Argentine au Canada, convertit la compagnie de négoce en une puissante société de transformation de matières premières agricoles, mais aussi de métaux non ferreux, ou encore de produits énergétiques. À la faveur de la dérégulation de ce secteur le groupe se lance ainsi dans le raffinage du pétrole et le transport du gaz naturel, le négoce de l’électricité LD Highbridge Energy.

 

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Robert-Louis, le fils prodigue de Jean le frère de Pierre. (14 juin 1946 -4 juillet 2009)  « L'arrivée de ce dernier au sein du groupe, en mai 2000, a fait sensation, tant le retour dans le giron familial de ce businessman de haut vol semblait peu probable. Il faut dire que tout semble opposer Robert Louis-Dreyfus aux autres membres du clan. Son style, très décontracté, son accoutrement, qui lui fait préférer les jeans et les baskets aux costumes de ville, et jusqu'à sa carrière. Car sa première expérience dans le groupe n'a pas été vraiment heureuse. En 1973, après l'Ecole des cadres de Paris et un MBA décroché à Harvard, la famille l'a envoyé dans le Sud brésilien superviser les productions de soja du groupe. Huit ans plus tard, d'ennui, il claque la porte et entame une carrière personnelle météorique, digne de celle de Léopold et d'Auguste réunis. Dans la famille, on a décidément le sens des affaires ! Numéro un d'IMS, une société américaine d'études de marché qu'il propulse parmi les premières de sa spécialité, empochant au passage près de 300 millions de francs de stock-options, sauveur de la très réputée agence de publicité Saatchi & Saatchi, sauveur encore, et surtout, d'Adidas, la célèbre marque aux trois bandes, qu'il reprend en 1993 des mains d'un Bernard Tapie aux abois » Les Echos


«J'étais chargé de la diversification avec un ingénieur agronome, Jean Pinchon, qui m'a tout appris.» dira un jour Robert-Louis…


NB. Cette chronique s’est appuyé sur la rubrique de Marie-Françoise Berneron-Couvenhes dans  le dictionnaire historique des patrons français chez Flammarion. Ses propos font l’objet des guillemets.  

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 10:00

Oui je n’ai aucune honte à avouer que le plus souvent les dégustateurs patentés ou non me saoulent grave. Moi qui ne suis qu’un modeste et honnête buveur assis qui préfère bavasser de la pluie et du beau temps, plutôt avec des filles, plutôt que de me prendre le chou face à une bordée de quilles. Bref, il ne faut pas compter sur moi pour étaler mon ignorance crasse face à une boutanche. D’ordinaire, face au traquenard d’un bord de bar, je sors sitôt mon révolver et j’arrose.


De nos jours les traités de dégustation font florès. Y’en a des bons, même des très bons, je l’ai écrit,  mais moi la pédagogie ça n’a jamais été ma tasse de thé et encore moins mon verre de vin. Je suis rétif à toute démarche qui m’est imposée. J’aime faire ma pelote au gré de mon baguenaudage chez les uns et les autres. Je ne gratte pas 3 tonnes de notes puisque je n’en prends jamais. Ce serait un peu comme si, face à une fiancée, je sortais mon petit carnet pour la noter.


Bref, je suis extrêmement chiant mais j’en ai le droit car je ne suis ni un dégustateur patenté, ni un amateur éclairé. Quand on me dit « alors c’est quoi ? » je ne réponds pas, je bois.


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Mais, il y a un mais qui balaie toutes mes préventions c’est l’humour et surtout celui qui consiste à se tourner soi-même en dérision. Se foutre de sa propre gueule est un art difficile que Michel Tolmer maîtrise à la perfection dans Petit Traité de dégustation « Mimi, Fifi et Glouglou » Du grand art, du haut-vol, du funambulisme, le genre triple axel suivi d’une boucle piquée, tout y est : la mauvaise foi, assaut d’ignorance, de cuistrerie, d’incompétence, y’ a aucun déchet.


J’ai consommé sans modération et je vous conseille vivement d’en faire autant c’est 22 € aux éditions de l’épure www.epure-editions.com/


J’aime bien ce qu’écrit Jacques Ferrandez dans sa préface « Trouver les mots »


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« En l’occurrence, il me semble que nous soyons en présence d’un trio qui ressemble fort à ce navigateurs ou ces aviateurs à l’approche du triangle des Bermudes ou de la mer des Sargasses, dont les instruments de navigation se dérèglent sans raison apparente, et dont les repères sont troublés par de mystérieuses vapeurs, avant de disparaître corps et biens dans l’éther et le néant.


On assiste impuissant, mais avec l’empathie de ceux qui sont passés par là, au naufrage dans des contrées incertaines, aux confins de cette grande science encore inexacte qu’est l’œnologie.


Pourtant il subsiste toujours l’espoir, comme dans une catastrophe aérienne, de retrouver les boîtes noires qui permettront peut-être d’élucider les raisons du crash. »

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Les boîtes noires viennent d’être retrouvées, en effet Michel TOLMER se trouvera samedi prochain 30 novembre à la cave des Papilles 35 rue Daguerre link où il pourra dédicacer votre exemplaire et ceux de tous vos proches, dégustateurs avertis ou occasionnels, pour Noël !


Pour couronner cette venue Philippe DELMÉE et Kenji HODGSON vous feront l’immense plaisir de venir du cœur de l’Anjou pour vous faire déguster leurs vins.


Tous les détails :link 


Moi je ne pourrai être là car je participe à Bordeaux à l’opération VinoBravo pour défendre notre cher Vino contre les visages pâles qui ne font rien que de nous embêter. Mais y’aura 3 Tronches de Vin, Eva, Antonin et Guillaume qui lèvent aussi facilement le coude que Mimi, Fifi et Glouglou. J’éviterai de faire des commentaires sur leur capacité à faire la différence entre un savagnin et chenin car moi je n’y connais rien.


Large soif !

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 00:09

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Ce matin je vous livre un cas d'école, sans y apporter de commentaires, qui peut se résumer ainsi : de la cave des Vignerons de Saumur à Robert & Marcel.


Pour bien le comprendre il vous faudra ouvrir les 2 liens situés dans le corps de mon billet journalier :


-          Celui du communiqué de presse


-          Celui de la Newsletter SOWINE #4 – à propos de Robert & Marcel


Si je m’intéresse à cette opération de communication c’est tout d’abord parce que j’ai bien connu Robert Neau un des piliers de Coopération Vinicole Française, il était l’un des rares non languedocien faisant parti du petit cercle entourant l’emblématique président de la CNCV l’audois de Trèbes Antoine Verdale. Toute une époque, qui paraît aujourd’hui bien lointaine, où le vin de table tenait encore le haut du pavé viti-vinicole.


Rassurez-vous, ce n’est pas pour vous raconter ma vie que je m’intéresse au lancement de Robert & Marcel – même si la coopérative des vignerons de Saumur occupe à peu près  le même espace-temps que ma vie, elle est née en 1957 – mais parce que je trouve qu’il est symptomatique de notre époque.


Je n’en dirai pas plus car je souhaite vous laisser le soin de vous forger votre propre opinion, la mienne importe peu.


Donc tout est parti de l’information qui est tombée dans ma boîte cette semaine :


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« Robert & Marcel, c'est une histoire qui commence en 1957, lorsqu'une quarantaine d'hommes et de femmes s'unissent sous une même bannière afin de défendre leurs vins et leurs valeurs. Pendant plus de cinquante ans, les coopérateurs façonnent les fondamentaux qui sont aujourd'hui au cœur de la marque : union des hommes et des femmes dans la diversité, amélioration de la qualité des vins grâce à l'innovation, protection de l'environnement, élaboration de vins porteurs de valeurs et d'identité, ancrage territorial fort au cœur du Val de Loire. En 2013, la cave fait peau neuve et donne naissance à Robert & Marcel, baptisée ainsi en hommage à Robert et Marcel Neau, personnages emblématiques de la cave. Signe de la volonté des vignerons de remettre de la simplicité et de l'accessibilité au cœur du produit vin, la marque se veut également le reflet de la personnalité et du travail des hommes qui la portent. » 

 

La suite du Communiqué de presse ICI link

 

Lorsque Robert Neau s’en est allé en septembre 2010 Saumur-kiosque écrivait :


« Longtemps, ceux qui l'ont croisé se souviendront de sa verve emphatique et de son charisme.


C'est un monument qui quitte le monde viticole. Personnage de premier plan, il fait partie de ceux qui ont influé sur le sort des « Appellation d'Origine du Val de Loire » et sur le développement économique du vignoble. Cet homme entreprenant et chaleureux s'en en allé tranquillement dans la nuit du 31 aout au 1er septembre, après quelques mois d'attente. Jusqu'au dernier moment, la vivacité de son esprit a continué de séduire ses proches. Figure emblématique, il fait partie de ceux qui ont œuvré pour bâtir ce qui peut être considéré comme les piliers du vignoble local, par, notamment, la participation à la création de l'Appellation Saumur Champigny en 1957 et à celle de la Cave des Vignerons de Saumur à partir de 1956. Il restera président de cette cave coopérative pendant 20 ans. Elle est  une des plus importantes et reconnues de France. Celle-ci représente aujourd'hui plus du tiers des volumes de vins produits en Saumurois. Il aura été aussi pendant de nombreuses années président du Syndicat Viticole des Côtes de Saumur, Président de la Fédération Viticole de l'Anjou Saumur et Trésorier de la Confédération des Caves Coopératives de France. »


J'ai reçu par la suite la Newsletter SOWINE #4 – à propos de Robert & Marcel


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« Robert & Marcel est une marque novatrice, différenciante, inscrite dans son temps, porteuse de valeurs et de sens, une marque qui ne laisse pas indifférent, qui rapproche et interpelle, une bouffée d’oxygène dans un marché aux codes très traditionnels et saturé par une offre peu lisible. Un  parti pris d’audace et de convivialité, à l’instar des vignerons qui l’incarnent, en témoigne notre film de lancement. Longue vie à Robert & Marcel, vignerons united depuis 1957 ! »

 

Lire la suite ICI link


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Vidéo de marque Robert & Marcel from Robert & Marcel on Vimeo.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 10:00

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Qui c’est qui a dit que l’Internet nuisait aux relations sociales et à l’écriture ?


Encore un qui ne fréquente pas assidument l’espace de liberté du Taulier.


Démonstration contraire en 3 courriers :


1-      Une lettre du 26 novembre 14 h 27

 

Bonjour Jacques,


Suite à  votre montée d’adrénaline subie lors de la vente de Hospices, j’ai extrait de mes fichiers ce courrier entièrement fictif *


C'est dans le cadre d’un atelier d’écriture sur la ruralité  auquel je participe que fut pondue la dite missive et ce courriel n a pour objet que vous rendre le sourire ....


* quoique ....les élections  municipales soient dans la  ligne de mire


Bonne lecture


Cordialitudes

    

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Le Maire Jean Rigaud

 

 à  M. Jacques Lenormand 3  rue de l’église         50230         St Clair sur Douve

 

Cher Monsieur,

 

 En réponse à votre lettre ouverte du 15 courant, j’ai, après consultation de mes deux adjointes, opté pour une réponse écrite ; aussi votre lettre s’étant vue affichée en divers lieux de notre commune (porte de l’église, abribus, panneaux municipaux, toilettes publiques) je prendrai la responsabilité de publier dans notre prochain bulletin municipal notre réponse à vos griefs.


Certes vous avez choisi d’habiter notre village et d’en restaurer le presbytère laissé à l’abandon –par l’équipe précédente- nous vous en sommes gré.


Que la taille, le nombre et la couleur des lampadaires et l’éclairage nocturne vous chagrine soit !


Ce choix est le fait de l’équipe précédente et l’emprunt souscrit sera clos dans douze ans .Mais les enfants rentrant de l’école à la nuit tombée ne s’en plaindront pas.


Que les ensilages de maïs et que de soi-disant épandages clandestins de lisier perturbent votre odorat : soit ! Cela fait partie des nuisances rurales courantes tout comme la sonnerie des cloches ou le chant du coq.


En période de chasse, surtout le jour de l’ouverture, il est, je l’avoue humblement, irresponsable de s’engager en famille au cœur d’une battue annoncée par des panneaux visibles à 100 m.


A vouloir jouer les « héros verts » on prend des risques inconsidérés.


Quant aux chiens  menaçant les randonneurs, s’ils sont en liberté aux abords des fermes c’est que leurs maîtres les savent inoffensifs.


En conclusion, cher concitoyen, je vous convie lors d’une prochaine crise d’urticaire rural à venir et participer aux débats publics en mairie plutôt que de punaiser des tracts vindicatifs et faire circuler de revanchardes pétitions ;pour votre gouverne, la quiétude de votre famille et la paix sociale, voilà qui semblerait plus conforme à l’ harmonie d’une vie à la campagne.


Veuillez agréer cher Monsieur mes sincères salutations.

                                                                                              

Le Maire : Jean Rigaud.

 

Rappel: la prochaine séance du CM aura lieu en mairie lundi en huit à 20 heures.

 

2-      Une lettre du 27 novembre 18:59


Bonjour Jacques


Je te recommande ce test Canadien....


Si tu renonces à tes 2 verres de vin par jour tu perds 13 ans d'espérance de vie.


Bonne journée


Amitiés.


JLV

Calculatrice d'espérance de vie link


3-      Une lettre du 27 novembre 19:35


Je viens d'achever celui-ci et Christine l'a lu en rentrant. Il paraît que tu parles de lui sur Facebook aujourd'hui aussi !


Moi y'en a pas aller sur réseaux sociaux.


LC


VILNIUS OU PORT-AU-PRINCE ? link


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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 00:09

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Il était une fois, au large de la mer Méditerranée, là où l’eau était d’un bleu si transparent que l’onde scintillait comme le plus pur cristal, le château du Roi de la Mer, érigé sur le sable blanc des hauts fonds, dont les murs étaient de corail et les hautes fenêtres d’ambre transparent. Les tuiles de ses toits pointus étaient des coquillages, qui s’ouvraient et se fermaient au gré des courants, laissant les milles feux des perles, qui font les colliers des belles, éclairer le lieu bien mieux que l’aurait fait les centrales nucléaires du Tricastin.


Le roi était veuf et gaillard mais il s’ennuyait ferme auprès de sa vieille mère qui tenait la maison. Il avait 6 filles, les princesses de la mer qui, comme leur grand-mère, étaient toutes dotées d’une magnifique queue de poisson leur permettant de vaquer à leurs occupations.


La préférée du roi c’était la plus jeune, la plus belle de toutes, elle avait la peau aussi fine et transparente qu’un pétale de rose et bien sûr ses yeux étaient d’un bleu d’Outremer. Les princesses de la mer, comme leur père, s’ennuyaient alors elles jardinaient dans le potager du Roi en rêvant des beaux marins qui naviguaient au-dessus de leur tête en des paquebots si gros et si haut qu’ils ressemblaient à des HLM de la Courneuve.


Un jour, la plus jeune découvrit au fond de la mer, dans un carré de scorcenaires, une bouteille à la mer, vous savez les humains adorent, pour un oui ou pour un non, jeter des bouteilles à la mer.  Elle l’a porta sitôt à son père. Il reconnut de suite que le flacon provenait de la DRC et fit quérir en hâte le tire-bouchon qui servait d’ordinaire à ouvrir les bouteilles de Saint-Emilion 1er Grand Cru classé A château Ausone. Tout l’équipement et l’approvisionnement du château provenait des naufrages ce qui était plus simple que de faire ses courses à la Grande Epicerie du Bon Marché. À l’intérieur de la bourguignonne, la bouteille bien sûr, il trouva un e-mail, posté sur Face de Bouc, d’un certain David Farge Abistodenas qui se disait président des Vendredis du Vin.


La lecture du message de ce président au nom à coucher dehors plongea le roi dans une profonde réflexion. Très vite il convoqua sa vieille mère et lui dit tout de go « J’en ai marre de toutes ces vieilleries datant d’Andersen surtout ce « grand jardin aux arbres rouges et bleu sombre, aux fruits comme de l'or » nous sommes au XXIe siècle. Je vends tout aux enchères chez Christie’s et je plante de la vigne pour faire le plus grand vin du fond des mers. »


Sa mère interloquée lui répliqua un peu pincée « comment allez-vous financer la cuverie ? » Le roi sourit.


« Je transforme le château en bungalows et j’ouvre un Club Méditerranée ! »


La douairière fut horrifiée et le fut plus encore lorsque son fils ajouta « ensuite j’ouvrirai un centre de thalassothérapie et de Vinothérapie… »


Mais qu’est-ce que ce diable de David Farge Abistodenas avait bien pu fourrer dans la tête du roi ?


Nul ne le su, sauf la dernière fille du Roi, la préférée, qui avait lu le billet au-dessus de l’épaule de son père.


La réussite du projet royal fut foudroyante car les chinois et les russes, toujours à l’affut de nouveaux marchés, se ruèrent au fin fond de la mer.


Bien évidemment tout ce charivari planta un joyeux bordel dans le vieux conte d’Andersen même qu’un journaliste facétieux baptisa le lieu Saint et Millions.


Le roi fit appel à Robert Parker qui, en dépit du goût salin du cru, balança des 98, des 99, des 100 sur 100 à tour de bras. Les éminents consultants bordelais, menés par Hubert de Boüard de Laforest, débarquèrent pour dispenser leurs conseils au Roi un peu dépassé par les évènements. Sa mère après avoir longtemps boudé décida un beau jour de faire du vin dans le garage des carrosses. Elle le baptisa Va-dans-l’eau. Ce petit cru de rien du tout monta si haut qu’il fut propulsé au rang des premiers crus classés par une commission venue tout droit de l’INA eau.


Et pendant ce temps-là la Petite Sirène rêvait. Elle rêvait comme toutes les princesses du Prince charmant. Si ce drôle de David Farge Abistodenas n’avait pas flanqué le souk dans le conte d’Andersen elle l’aurait découvert sur le pont supérieur du grand trois mâts où l’on fêtait, sur une mer d’huile, l’anniversaire de ce futur Roi de la Terre.


Allongée sur le dos de la mer la petite sirène aurait, à chaque fois qu'une vague l’aurait soulevée, se serait émerveillée en contemplant le jeune homme en grand uniforme de l’Amirauté. Au beau milieu de la soirée tout le monde se serait mis à danser sur le pont. On aurait tiré un feu d’artifice. Et puis, la tempête se serait levée. « Alors, vite les matelots replièrent les voiles. Le grand navire roulait dans une course folle sur la mer démontée, les vagues, en hautes montagnes noires, déferlaient sur le grand mât comme pour l'abattre, le bateau plongeait comme un cygne entre les lames et s'élevait ensuite sur elles. »


La jeune princesse de la mer aurait cherché le jeune prince du regard et, lorsque le bateau se serait entrouvert, elle l’aurait vu s'enfoncer dans la profondeur de la mer.


Elle aurait plongé.


Elle l’aurait sauvé.


Elle l’aurait déposé sur le rivage après avoir déposé sur ses lèvres salées un baiser.


Mais tout cela avait été balayé par l’installation du Club Méditerranée et d’un vignoble de GCC et la Petite Sirène savait bien qu’elle ne disposait plus des moyens de raccommoder la trame du conte d’Andersen et qu’il lui fallait, comme ses sœurs, suivre des cours d’œnologie et passer son DNO pour espérer se sortir indemne de cette histoire sans queue ni tête.


C’est alors qu’en gagnant Bordeaux par la Gironde, en brasse papillon, elle tomba nez à nez sur une petite assemblée de naturistes qui colloquaient gravement  sur la meilleure façon d’exciter les levures endogènes et de pister le soufre comme des Sioux sur le sentier de la guerre.


La petite sirène trouva ça beau, même très beau et très excitant. Alors, au lieu d’aller passer son DNO, elle se gagea comme ouvrière agricole à Pomerol chez un jeune vigneron dont je tairai le nom car ça ferait jaser les mauvaises langues. Faut dire qu’elle tint vite une belle place dans les dégustations parisiennes, au Lapin Blanc, avec tous les chauds lapins des vins natures, car elle apportait un souffle d’air marin qui plaisait bien.


Le problème avec un conte d’Andersen lorsqu’il a quitté ses lignes pour emprunter des chemins de traverses, c’est de lui trouver une fin qui ne soit pas une fin en queue de poisson.


Telle est donc le défi qu’il va me falloir relever avant le vendredi 29 novembre minuit.


Pour l’heure, et en ce mardi 29 octobre au soir, après avoir profondément décoconné suite à la lecture de la prose de David Farge Abistodenas sur Face de Bouc, je pose mon porte-plume électronique en me disant que j’aurais mieux fait de choisir comme héros de conte le loup de Tex Avery. Là au moins j’aurais été comme un poisson dans l’eau et j’aurais pu demander à mes copines des tuyaux pour m’éviter le même naufrage qu’avec ma Petite Sirène entichée d’un vigneron Pomerolais.


Jusqu’où irais-je dans ma dérive ?


Je ne sais. Mais ce que je sais c’est qu’il me reste un mois pour me sortir de la mer...


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En attendant ce dénouement je dois confesser que Les Contes de Hans Christian ANDERSEN, dans un beau livre cartonné, ont bercés ma jeunesse : le rossignol « Vous savez qu'en Chine, l'empereur est un Chinois, et tous ses sujets sont des Chinois… », la petite fille aux allumettes « Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une des pantoufles; l'autre avait été entièrement écrasée… », la petite sirène « Au large dans la mer, l'eau est bleue comme les pétales du plus beau bleuet et transparente comme le plus pur cristal; mais elle est si profonde qu'on ne peut y jeter l'ancre et qu'il faudrait mettre l'une sur l'autre bien des tours d'église pour que la dernière émerge à la surface. Tout en bas, les habitants des ondes ont leur demeure. »


Oui, j’avoue que j’ai un peu honte d’avoir détourné ce dernier conte, l’un des plus populaires, de cet écrivain danois (1805-1875), qui, grâce à ses Contes pour enfants, incarne le génie populaire nordique. Né à Odense le 2 avril 1805, au sein d'une famille pauvre, son père est cordonnier et il meurt lorsqu'il a onze ans. Hans Christian ANDERSEN part alors seul à quatorze ans chercher fortune à Copenhague. Il est tenté par le chant, le théâtre puis la danse et travaille quelque temps pour le directeur du Théâtre Royal, qui financera plus tard ses études. Dès 1822, Andersen commence à publier ses premiers textes: un récit fantastique inspiré par E.T.A.Hoffmann...


Paradoxalement, alors que je suis censé vous tartiner une chronique sur le vin pour les Vendredis du Vin j’en suis réduit à la dernière extrémité :


« Qui va me sauver, tel Moïse, des eaux ? »

 

J’ai très vite trouvé.

Ce serait Sophie !


Oui grâce à « L’autre choix de Sophie » son EgiaTegia un vin de la mer link


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« Le vignoble d'Emmanuel Poirmeur, planté essentiellement en chardonnay, sur les hauteurs de la commune d’Urrugne à mi-chemin entre l'océan et la Rhune, s’épanouit aux embruns de la mer pour donner ce vin ciselé à la bulle légère, plein d’arômes et d’agrumes qui va faire référence, " EgiaTegia " (Atelier des vérités). »


Sa philosophie ?


« L’homme et la vigne en parfaite symbiose ». En effet selon lui tout comme « l’homme avait besoin (autrefois) de la vigne pour purifier l’eau, la vigne avait besoin de l’homme pour être protégée et conquérir de nouveaux espaces » l’homme et la vigne ont toujours vécu ensemble. C’est d’ailleurs de là que lui ai venu l’idée de créer un vignoble à Socoa sur la Côte Basque….l’une des rares régions où la présence humaine ne s’accompagne pas d’un vignoble.


Mais quel est impact de l’immersion sur le vin Egia Tegia ?


« La mer est utilisée comme source d’énergétique. Immerger à 15 mètres de profondeur cela permet d’exercer une pression sur le vin lui permettant de conserver l’effervescence. (Cela apporte également des arômes de goyave)


Pour la petite anecdote, même si à l’heure d’aujourd’hui il semble surprenant de voir des vignes plantées sur la côte basque il nous est nécessaire de ne pas oublier notre passé. Au début du siècle de nombreux (pieds de vignes) hectares étaient présents sur cette côte. »


Après ce rude effort je pars illico me faire dorer sur une plage paradisiaque au sable blanc j’y ai rendez-vous avec la petite sirène dont je tairais le nom pour ne pas éveiller la jalousie des vignerons de Saint-Emilion.

 

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 10:00

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« Il faut sortir le vin de la loi Evin »

 

En visite ce mercredi dans l'Yonne à Maligny appellation chablis chez un viticulteur frontiste, qui n’a pas de nom dans la presse (1), la fille de son père, a proposé de « remettre en cause » la Loi Evin en « sortant le vin » de la mesure. Pour la présidente du Front national (FN), il s'agit d'un « produit culturel ».link

 

(1) Daniel Séguinot : je ne vous donne pas l'adresse Google s'en chargera...


Ce n’est même pas de la démagogie c’est pire, de la retape.


Aligner des promesses comme des saucisses ou des boudins est à la portée du premier con venu au féminin comme au singulier. Alors lorsque c’est la dernière con... nous avons gagné le pompon.


Ce qui m’étonne c’est qu’il se trouve un vigneron, du côté de Maligny, dans l’aire du Chablis, pour accueillir un tel sac à vin (au sens où elle profite du vin pour flatter, brosser les vignerons dans le sens du poil).


Nous sommes en démocratie me rétorquera-t-on.


Oui, c’est bien pour cela que je lui réponds : chiche !


Mais attention, chers vignerons, faudra avaler toute la potion jusqu'à la lie. Elle risque d’être amère, y compris pour vous.


« Fermer les frontières ! »


« Se protéger ! »


Va en falloir des tonnes de publicité à la télé dans notre vieux pays pour écouler tous les vins qui vont vous rester sur les bras les gars.


C’est en racontant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui écris-je souvent. Ici c’est encore pire car c’est en étant n’importe qui qu’on ne peut que raconter n’importe quoi.


Et qu’on ne vienne pas me dire que je soutiens la loi Evin. Je ne suis pas comme l’autre sac à vin un ouvrier de la 25e heure.


Demain, dans les vendredis du vin, j’évoquerai le chant des sirènes alors, de grâce, amis vignerons, je ne vous demande pas de choisir votre couleur, je parle de celles du vin bien sûr, mais d’éviter de vous laisser berner car vous devriez être vaccinés « Les promesses n’engagent que ceux qui les entendent même du côté de Chablis »

 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 00:09

Le destin de certains mots, somme toute banaux, est étrange. Ils se retrouvent disqualifiés dans des expressions populaires et font l’objet d’un injuste opprobre. Tel  est le cas de la lie, la lie du vin tout particulièrement même si ce dépôt formé par précipitation dans une boisson, spécialement un liquide fermenté ne concerne pas que le vin.


Dans ma jeunesse, au Bourg-Pailler, le Muscadet sur lie constituait pourtant le fin du fin que l’on réservait aux mariages et banquets. Certes mon père avec son alambic ambulant distillait les lies et que c’était des boues rouges lie-de-vin mais de nos jours nos jeunes amis naturistes me semblent tout à fait aptes à boire leur calice jusqu’à la lie.


La lie n’a jamais été bien traitée dès son origine. Son nom vient du latin médiéval lias, (pluriel) liæ « lie, sédiment, résidu », du gaulois lĭga, lega « sédiment, dépôt, limon » (cf. gallois llai, breton lec’hi « lie, mucilage », vieux breton leh « dépôt, vase »). Il est donc compréhensible que nos palais délicats n’apprécie guère de se frotter à du résidu ou de la vase.


J’imagine une dégustation naturiste, du type Mimi, Fifi & Glouglou, où une discussion acharnée se ferait autour du goût de vase. Je plaisante bien sûr.


Mais le pire de l’infamie pour la malheureuse lie est bien de qualifier certains de nos concitoyens d’être  « la lie de la société » ou pire encore de leur balancer « Vous êtes la lie de l’humanité ! » Je trouve ça fort injuste, même si ces expressions sont de nos jours un peu désuètes, car il y a vraiment plus dégueulasse que la lie de vin.


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Bref, j’ai décidé ce matin de réhabiliter la lie de vin en revenant vers la lie du Muscadet de mon enfance. En effet, au mois de mai de cette année une nouvelle gamme de produits beauté a été lancée par un industriel breton. Le principe actif est extrait de la lie du muscadet, trouvé par les Chais de la Cour, au Pallet.


Tout a commencé, à la suite d’une intuition de Fabienne Richard vigneronne au Chais de la Cour au Pallet link« C’était il y a six ans dès qu’on plongeait les mains dans la lie, elles devenaient très douces. Je me suis dit qu’il y aurait peut-être quelque chose d’intéressant ». Alors elle fait des recherches et découvre qu’au temps des Romains, le raisin était déjà appliqué pour le bien-être  mais le projet prend forme lorsqu’elle rencontre Vincent Bourgeteau, biologiste chez Ephyla. Celui-ci analyse la lie du muscadet, riche en matières organiques. La méthode de vinfication utilisée dans le muscadet fait mûrir les polypeptides. Des protéines à partir desquelles le chercheur isole « un actif à fort pouvoir antioxydant, intéressant pour la cosmétique ».


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« Après plusieurs essais et 25 000 euros d’investissement, la molécule est brevetée. Le couple s’associe avec deux personnes. Et crée Oh lie, société qui vend l’actif. Reste à trouver un industriel. Dominique Delarche, ancien propriétaire du laboratoire Centifolia, croit dans l’aventure. Le chef d’entreprise de Vannes investit 300 000 euros dans la société Experelle link, chargée de commercialiser les produits cosmétiques à base de la lie du muscadet. La gamme comprend déjà 25 produits ; des soins du corps et du visage, des compléments alimentaires anti-âge. La société projette de lancer une dizaine de nouveaux produits dans les six mois à venir. La société veut toucher tous les marchés de la beauté.


« Comparées aux autres cosmétiques, les formules sont trois fois plus riches en actifs. Et plus de 99 % des ingrédients sont d’origine naturelle », explique Dominique Delarche. Comme l’eau, extrait de végétaux de Bretagne. L’actif anti-âge, issu de la lie du muscadet, est le produit commun à toute la gamme qui utilise « une émulsion à froid inédite et révolutionnaire », vante l’industriel.


« C’est vraiment un produit unique au monde à la performance active très importante », ajoute le Breton.


la BZH attitude : Belle, Zen et Heureuse

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