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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 00:09

Sur la Toile rien ne vaut, pour faire de l’audience, d’aborder des sujets sur lesquels s’affrontent deux camps irréductibles, titrer par exemple « Non aux vins nature qui puent le lisier ! » ou « les chinois ne connaissent rien au vin ! » Sitôt ça chauffe, ça brûle, ça castagne, pas grand monde ne prend le temps de lire ou de comprendre les arguments du camp d’en face. L’important c’est d’affirmer, sans beaucoup de nuances, d’envoyer des scuds, d’ironiser, de se conforter dans ses opinions. Ça vole bas. Pur feu de paille, très vite les protagonistes regagnent leur casemate en attendant le prochain épisode du conflit.

 

Le manger local est un sujet plus consensuel même s'il possède lui aussi ses irréductibles : les locavores et les éternels railleurs d'en face qui disent que tout ça ce sont des conneries de bobos. Alors se poser la question de savoir si une alimentation de proximité peut couper l'herbe sous le pied aux crises alimentaires ne relève pas de l'enculage de mouches mais participe à une réelle réflexion sur un infléchissement de nos habitudes alimentaires et des modes d'achat qui vont avec. Invectiver la GD ça fait plaisir mais ça ne fait guère avancer le bouchon.


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« Une alimentation de proximité pour couper court aux crises ? »


Voilà un sujet qui sent la marotte de « bobo écolo », qui prêtait surtout à sourire dans les cercles économiques dit sérieux, ceux qui nous ont vanté le cheval dans les lasagnes et le poulet export breton gavé de restitutions qui sont un nom pour les subventions à l'exporation. Le mode d'élevage du poulet dit export à la sauce DOUX est une véritable merveille de transformation à la vitesse du TGV de protéines végétales importées en protéines animales exportées. Mais qui le sait ? Tout le monde ou presque s'en fout. Chacun pour sa peau, et le modèle productiviste vilipendé est défendu par ceux qui se retrouvent sur le carreau par l'impéritie de leurs dirigeants.  


Et pourtant il ne faut pas baisser les bras, se contenter de contester, d'être aquoibonniste, les circuits-courts et de proximité font désormais figure d’alternative possible et sérieuse, à l’heure où le modèle agro-industriel est en proie à de vives et justes critiques.


Mais tout n'est pas rose pour autant, alors qu’aujourd’hui un producteur sur cinq affirme vendre en circuits courts, ces derniers, malgré leurs nombreux atouts, ne sont pas sans paradoxe ni sans limite. Ils nécessitent aussi que quelques défis soient relevés par les décideurs publics et quelques enjeux éclaircis par la recherche. Autant de points à instruire, pour que ce beau projet d’une alimentation durable ne se transforme pas en un simple fantasme d’autosubsistance attisant les replis identitaires.


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Mais que sait-on réellement aujourd’hui sur l’importance de ces modes de commercialisation ?


Sont-ils plus respectueux de l’environnement comme on l’entend souvent ?


Qui en sont les principaux adeptes ?


Et comment tendre vers une démocratisation alimentaire de ces produits ?


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Il y a fort longtemps, en mai 2008 soit une éternité dans le calendrier j’avais chroniqué en ironisant sur une forme de localisme alimentaire assez étroit Les « locavores » : une espèce en voie d’apparition…link On relocalise donc tout achat de nourriture sur la base des fameux miles always : 1 mile = 1,6 km. En revanche j’écrivais :


« Que nous nous interrogions sur l’utilité de faire voyager en cargo la crevette pêchée et congelée par les bateaux écossais de Young’s Seafood dans la mer du Nord pour qu’elle aille se faire décortiquer à moindre frais en Thaïlande puis revenir en Écosse pour se faire conditionner en barquettes me semble relever du bon sens. 27000 km parcourus soit 900 tonnes de CO2 pour 600 tonnes de crevettes trimballées, c’est aberrant. Comme par ailleurs, ces braves crevettes décortiquées vont, dans de gros camions isothermes, gagner les plates-formes de distribution de Carrefour, Leclerc&Cie, pour être rééclatées vers les hypers où pleins de petits urbains ou de petits ruraux avec leurs petites autos iront les acheter pour les entasser dans leurs congélos, la plaisanterie coûte encore plus cher. Pour autant je ne demande pas de ressusciter les chasse-marées et leurs boulonnais (les boulonnais flatulent, donc CO2) pour ramener sur nos étals de poissonniers des belles crevettes bien fraîches, sitôt pêchées, sitôt achetées, sitôt consommées, mais convenez-en, tout ce gâchis, pour « économiser » le geste épuisant de décortiquer ces foutues crevettes à deux balles et pour pouvoir en bouffer en toute saison, confine à l’absurde. Le voyage des tomates produites à Almeria et errant dans la vaste Europe participent elles aussi, comme bien d’autres produits frais, à l’absurdité des modes de distribution, dits modernes. 

 

Tout aussi absurde est l’isolationnisme alimentaire des locavores car il ne peut constituer une alternative crédible aux dérives actuelles liées à des modes de distribution qui déconnectent la majorité des consommateurs du rythme des saisons et les amènent à acheter des produits de plus en plus préparés : par exemple des pommes pelées, prédécoupées en barquettes operculées. Ce type de comportement extrémiste de repus décrédibilise des actions de relocalisations des productions, de circuits courts, de réintroduction de gestes simples dans les cuisines, qui responsabilisent les consommateurs. De plus, il faudra m'expliquer comment le modèle est applicable aux habitants des mégapoles urbaines et comment cet "égoïsme" alimentaire prend en compte les produits solidaires et les producteurs de vanille, de bananes, ou autres denrées exotiques ? Exit ? Le simplisme des locavores fait dire à un journaliste « qu’il est plus écologique pour un New-Yorkais de boire du vin français qui arrive par bateau que du vin californien qui a traversé le pays en camion. »

 

Je vous propose donc de visionner sur Agrobiosciences TV une table ronde propose un véritable état de l’art de la question. Avec : Yuna Chiffoleau, sociologue Inra, Florence Scarsi, chargée de mission « Politiques d’une alimentation durable » au Ministère de l’Environnement et Pierre Moureu, agriculteur, fondateur de Ferm’envie.


1 - Une alimentation de proximité pour couper court aux crises ? (1ère séquence) from AGROBIOSCIENCES TV on Vimeo.

2 - Une alimentation de proximité pour couper court aux crises ? (2ème séquence) from AGROBIOSCIENCES TV on Vimeo.

3 - Une alimentation de proximité pour couper court aux crises ? (3ème séquence) from AGROBIOSCIENCES TV on Vimeo.

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 10:00

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Le Wine Spectator célèbre les 25 ans de son top 100 des meilleurs vins du monde en publiant, sous la forme d’un calendrier de l’AVENT, la liste des 10 premiers pour exciter la curiosité des amateurs de classement.


L’échantillon de sélection est, selon le Wine Spectator, de plus en plus large : 3000 à l’origine en 1988 pour 20 000 en 2013. Le Top 100 comprend des vins de 14 pays étrangers et quatre Etats. Le score moyen des vins dans le Top 100 de cette année est de 93 points, et le prix moyen 51$.


Le Top 100 est basée sur la qualité (représenté par le score), la valeur (qui se traduit par les prix de sortie), la disponibilité (basé sur le nombre de caisses ou l’importation aux États-Unis) et, selon les rédacteurs, un «facteur X», l’excitation (l’intensité de l’intérêt fondé sur la singularité ou l’authenticité du vin) qui en 2013 s’est vu accordé une plus grande importance.


Sortir des « sentiers battus » disent-ils ? Verrons-nous des vins natures apparaître dans le Top 100 ?


Pour l’heure 2 Français aux 7e  et 8e places :


-          Domaine du Pegau 2010  Châteauneuf-du-Pape 97pts 120$ link


-          Domaine de Beaucastel 2010 Châteauneuf-du-Pape 96pts 120$ link 


La 5e et la 6e place seront dévoilées ce jour


La 2e, 3e et la 4e seront dévoilées le 14


La 1er le 15.

 

C’est ICI link 

 

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 00:09

Octobre tirait à sa fin lorsqu’un soir je reçus cette sympathique invitation :

 

Bonsoir Monsieur Berthomeau,

 

Vin & Société et le Point ont le plaisir de vous convier au colloque « VinoBravo, Raisin et Raison font-ils bon ménage ? » organisé le 30 novembre à Bordeaux.


Toutes les informations relatives à cet évènement sont accessibles en suivant ce lien link


Pour découvrir le programme c’est ici.link 

 

Si celui-ci vous intéresse et que vous êtes disponible, nous vous invitons à vous inscrire en ligne ici link 

 

Je reste à votre entière disposition pour plus d’informations sur cet évènement.


Bien Cordialement


Vous me connaissez, faire une virée à Bordeaux ça me tente toujours car j’y ai des attaches et, qui plus est, pour aller me caler dans un fauteuil pour écouter des gens intelligents débattre. Donc, dans la foulée : inscription ! Mais avant de sauter en commando sur Bordeaux dans le cadre de l’opération VinoBravo je me suis dit qu’il me fallait asticoter le Jacques Dupont pour lui tirer « les vers du nez », comme on dit, ce qui est une procédure normale à adopter pour un gars qui passe son temps à mettre son nez dans les verres.


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Je l’ai donc soumis à mes 3 questions :


Question 1 : Jacques tu nous as exhortés dans ton dernier livre à nous Invigner et maintenant tu passes un treillis pour une opération Vino Bravo à Bordeaux. Tu t'aventures il me semble en terrain conquis, y-a-t-il vraiment péril en la demeure du bastion vin ?


JD : Si c’est un terrain conquis d’avance, tant mieux. Pour une fois dans ma vie militante, je serai du côté gagnant… Il suffit de faire quelques recherches sur Internet pour sans trop de peine découvrir que ce sera pour moi une première. Les radios libres, la sidérurgie en Lorraine, je suis un cumulard des causes perdues et encore, j’en oublie volontairement… Au fond, j’ai toujours défendu une seule idée avec plus ou moins de succès : la seule vraie oppression est celle de la bêtise. Je parle de celle des autres, bien sûr. Le vrai salaud, le cynique, le manipulateur, celui que combat le héros, Robin ou James Bond, n’existe qu’en peu d’exemplaires. Pour le reste, les détrousseurs de liberté sont la plupart du temps des gens dans une ignorance bornée, une vision verticale de la société, spécialisée, vision à œillères, avec les peurs que celle-ci provoque et trouvent de satisfaction que dans les interdits. Tu peux ajouter le trivial, les égos sur dimensionnés (surtout chez les mâles) et toutes ces sortes de choses que dénonce Alceste. Oui, le vin a du souci à se faire car les gens qui lui veulent du mal relèvent de ce redoutable assemblage : 60% de connerie, 30% d’égo, de « je sais mieux que toi », 10% de trivial (intérêt pécuniaire) si tu préfères.


Dans Invignez-vous, j’ai parlé de la dangereuse influence qu’avait eu la pensée utilitariste du XVIII e siècle, représentée par Bentham. Le professeur G…, qui a rédigé la loi Evin, se dit proche de Bentham. Il a raison, mais du Bentham tardif, celui qui dérivait vers le « je sais mieux que toi et je pense à ta place », qui très vite enchaîne avec le «je construis ton bien même contre toi». La théorie du « maître à penser » nécessaire dans ce monde qui a « perdu ses repères ». Et, s’il le faut pour bien me faire comprendre, je triche, je bricole les chiffres etc. L’essentiel, c’est que qu’au final, le politique prenne les bonnes décisions, celles que je lui inspire. On l’a vu avec les 49000 morts de Catherine Hill qui s’ils étaient exacts dans une France où la consommation d’alcool n’a cessé de baisser, signifieraient : moins on boit d’alcool, plus on en meurt… Une illustration de la bien connue devise de François Rabelais : beuvez toujours, meurrez jamais !


Ajoute à cela que de l’autre côté, celui du politique, les décisions voyantes, c’est-à-dire les interdictions sont bien plus « bankable », rentables du point de vue communication que celles qui nécessitent une approche longue, réfléchie et peu visible dans un espace-temps court.


Regarde Frédéric Péchenard, le Frédo de Sarko, ancien patron de la police devenu sous François responsable de la sécurité routière. Que nous propose-t-il pour mettre un terme au problème terrible des jeunes qui se tuent en voiture à la sortie des boîtes de nuit ? Faire passer le seuil de tolérance de 0,5 à 0,2 g d’alcool dans le sang. Si ce n’était pas aussi dramatique, on penserait qu’il a péché ça dans Audiard, une réplique de « Ne nous fâchons pas »… Comme si les jeunes qui se tuaient au volant avaient 0,5 ou 0,6 et pas 1,5 ou 1,8 g. C’est à pleurer, mais voilà c’est de la belle annonce.


Question 2 : Raisins Raison font-ils bon ménage ? Vaste question posée par Vin&Société et le Point! Qui va y répondre ? Des avocats de la cause du vin ? Des procureurs ? Madame Michu qui achète son vin chez le caviste du coin de la rue ? Des blogueurs ? Des politiques ?


JD : Franchement, j’aimerai bien que tout le monde s’y mette. D’abord Madame Michu qui flirte avec Monsieur Berthomeau chez le caviste du coin. Je plaisante. J’aimerais, je le dis dans le bouquin, que les organisations professionnelles s’emparent du problème, s’allient et nous proposent une belle manif sur les Champs Elysées, à la capitale, pour bien montrer dans notre jacobin pays que c’est un patrimoine de la nation – ce plébiscite permanent comme disait Renan. Pas une manif « bonnets rouges » on casse, on brûle des pneus (comme pour bien montrer qu’on est des pollueurs). Non une manifestation joyeuse, pédagogique, une manif de l’éducation au plaisir.  La FNSEA, dont il m’est arrivé parfois de penser que ce n’était pas le syndicat professionnel le plus sublime, a réussi à créer des champs de blé sur la place de la Concorde… Tu ne vas pas me dire que Bordeaux, Champagne, Bourgogne et tutti ne sont pas capables de nous dresser des vignes et des stands de dégustation et d’explications du travail viticole quand même !


J’ai reçu des courriers de vignerons me disant après lecture d’Invignez-vous : « faites la vôtre manif, on viendra vous aider ! » Mais, c’est à eux de le faire et nous les aiderons, si tu es d’accord.


Les avocats de la cause du vin sont bien silencieux. A commencer par les médecins. Je suis à peu près certain qu’une immense majorité  d’entre eux pensent comme nous. Le problème c’est qu’ils travaillent et n’ont guère le temps ou l’envie de s’associer à une démarche militante ou d’explication. Nous nous en sommes rendu compte en montant l’opération VinoBravo. Les autres, les prohibitionnistes, les « médecins de commission » comme les appelle le professeur Broustet, cardiologue de grande réputation, ont tout leur temps et l’argent des pouvoirs publics.


Question 3 : Qu'attendez-vous d'une telle opération ? N'est-ce pas là seulement un fusil à un coup ? Le travail de fond n'est-il pas devant nous pour convaincre les décideurs publics à prendre en compte toutes les données du dossier afin d'infléchir les politiques de santé et enfin nous faire sortir de l'insécurité juridique de la loi Evin ?


JD : Tu as parfaitement raison, mais si on ne fait rien, si on attend « assis sur son derrière avec les bras croisés » comme disait Johnny en réponse aux « Elucubrations » d’Antoine (à noter que tous deux ont fini dans la pub pour opticiens, ce qui en dit long sur leur vision de la société) que se passera-t-il. J’aimerais bien que ce ne soit pas un fusil à un coup, mais cela ne dépend pas de moi ou de nous. Il semble ces derniers temps que pour infléchir les politiques, il vaut mieux se faire entendre et fort.


Et si ce n’était pas vrai, si tu n’y croyais pas, si tu pensais qu’il suffit de parler avec « raison » pour se faire comprendre, pourquoi aurais-tu dépensé autant d’énergie dans ce combat, mon cher Jacques ?


Oui ça c'est sûr Jacques, le Taulier s’est beaucoup agité en vain pour l’extension du domaine du vin. Pour preuve entre autres élucubrations :


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1-      Le 16 septembre 2009 « Nous avons le vin triste : réagissons ! Célébrons le jour du vin » link 


« Bien plus que la tarte à la crème : « accord Mets&Vins » ce qu’il nous faut promouvoir se sont les accordailles entre la fête et le vin. Dans un monde où chacun se replie sur sa tribu la table reste l’un des lieux privilégiés pour se retrouver.


Alors, pour une fois, passons à l’acte !


Bougeons-nous le cul !


 Je m’adresse aux grands zinzins pompeurs de CVO : quand comprendront-ils qu’il leur faut faire cause commune pour mener auprès des « urbains » comme des ruraux des démarches conviviales dépourvues d’esprit de lucre. Le genre grand Pique-nique en ville où chacun amènerait son panier et où nos vignerons de toutes obédiences, régions, chapelles, porteraient quelques petites boutanches, profitant de l’occasion pour tailler des bavettes avec papa, maman, la bonne et moi.


2-      Le 13 juin 2012 « J’organiserai un grand pique-nique pour terroriser les tenants de la santé à tout prix, les sobres, les culs-bénis, les politiquement corrects, les dégonflés. » link


« Désolé de vous décevoir mais aucune nouvelle mouche n’a piqué votre Taulier préféré, ce matin il se contente d’être le porte-parole d’un type border line Taras Gresco, un canadien allumé, qui déclare d’emblée « J’ai joué à cache-cache pendant un an avec le diable… » et qu’il « n’a pas toujours su résister à la tentation ». Pour sûr que ce gus donnerait des cauchemars à Claude Guéant et Manuel Valls réunis en séminaire, affolerait les sanitairement correct de tous poils et de toutes obédiences, plongerait l’ANPAA et ses adeptes dans la plus profonde attrition, risquerait les buchers des fous de Dieu, mais il faut se garder de le cantonner dans le rôle du pur provocateur. Mieux vaut le lire. En exergue il cite Voltaire « Usez, n’abusez point ; le sage ainsi l’ordonne. Je fuis également Épictète et Pétrone. L’abstinence ou l’excès ne fit jamais  d’heureux. »


[…] L’auteur s’interroge sur son devenir car en paraphrasant Voltaire « Il est dangereux d’avoir raison quand les autorités constituées ont tort » :


« En attendant, je suis encore assez jeune pour aimer le monde et le désordre, et l’irrationalité des idéologies vétustes qui s’y affrontent. Un jour viendra peut-être où je serai forcé de trouver refuge dans un autre pays (…)


Et ce ne sera pas la France « J’ai déjà vécu en France, mais j’ai beau adorer ses fromages, son chocolat, son vin, la culture française devient si rigide et si immobiliste, si confite dans sa gloire passée, que j’aurais peur d’être perclus de rhumatismes avant l’âge. »

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 11:00

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« Le terme de « tuerie » ou « tuerie particulière » fut d’abord utilisé pour désigner le lieu où chaque boucher abattait ses propres animaux : dans la cour ou la remise attenante à sa boucherie, parfois même directement sur le trottoir, devant la boutique. Le mot abattoir est apparu dans le langage professionnel et administratif lorsque des locaux spécialisés ont été imposés dans les grandes villes, et d'abord à Paris, pour y mettre à mort les animaux de boucherie. 


C'est Bonaparte, alors premier Consul, qui par un arrêté du 8 Vendémiaire supprima les tueries particulières à Paris et fit construire cinq abattoirs: trois rive droite, Montmartre, Popincourt et le Roule, deux rive gauche, l'un à la barrière de Sèvres (Grenelle) et l'autre à la barrière d'Italie (Villejuif). Le terme d'échaudoir est souvent utilisé alors pour désigner dans ces abattoirs le poste d'abattage dans lequel chaque boucher abat et prépare les carcasses (dépouille et éviscération). Le mot échaudoir peut également être en relation avec la présence en ce lieu de cuves d'eau chaude pour ébouillanter les porcs et pour le lavage des panses, estomacs et intestins. Par la suite, Paris connaîtra une nouvelle réorganisation de ses abattoirs sous le second empire avec l'ouverture de l'Abattoir de la Villette en 1867 suivie de celle de l'abattoir de Vaugirard en 1898. Dernier épisode de l'histoire des abattoirs parisiens : après le scandale de la reconstruction des abattoirs de la Villette, ceux-ci seront définitivement fermés le 15 mars 1974 suivis par les abattoirs de Vaugirard en 1976. C'est la fin des abattages dans PARIS. » Académie de la viande.


J’ai connu au temps de mes culottes courtes la « tuerie particulière » de la Mothe-Achard. C’était dégueulasse dans toutes les acceptions de ce mot. Il fallait avoir le cœur bien accroché : souvenir du sang des gorets dégoulinant sur le sol, ruisselant dans une rigole vers une fosse à ciel ouvert où les charcutiers venaient puiser avec un seau ce qui servirait au jus de boudin. Ça cocotait dur. Seul le boudin de mémé Marie trouvait grâce à mes yeux.


J’ai retrouvé dans le livre de Marie-Odile Beauvais « Manger » un roman chez Fayard une description de ce type de lieu qui colle très bien à mes souvenirs.


« Enfant, Laurent passait ses vacances avec sa grand-mère dans une petite ville de Sologne. Ils habitaient la maison voisine de l’abattoir. Du bâtiment partaient des rigoles de fonte qui traversait la cour à l’air libre. Elles passaient sous la route, où elles convergeaient, et se jetaient dans la Loire. Le matin, les bêtes descendaient des camions. Leurs sabots sur les pavés fracassaient le silence. On poussait les bêtes qui perdaient l’équilibre et glissaient sur la fonte. À celles qui refusaient d’entrer, des hommes passaient la corde au cou. La bête étranglée finissait par avancer. Du dehors, une fois la porte fermée, Laurent entendait chaque coup de feu, suivi  d’un vacarme de chaînes. Pour pouvoir la vider, on suspendait la bête. À partir de dix heures, les rigoles débordaient de sang qui coulait vers le fleuve. Le sang s’infiltrait dans la terre, entre les pavés. Leur journée terminée, les hommes avaient beau rincer la cour au jet, le sang stagnait dans les canaux de fonte. Il séchait au soleil. La puanteur attirait les mouches. Affolées, elles volaient en bandes. La nuit sortaient les rats. Une fois lavés, des boyaux très blancs étaient suspendus en guirlandes au plafond. On les voyait de la cour, au travers les fenêtres. Laurent était encore enfant quand l’abattoir avait été fermé – il ne répondait plus aux nouvelles normes d’hygiène. »

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 00:09

Comme Sylvain Tesson le nouveau compère du Paganini de l’anagramme Jacques Perry-Salkow je tenais « l’anagramme pour une lubie gâteuse, l’un de ces exercices qui, avec les palindromes et les écolières, distraient les vieux messieurs après les mots croisés. » lorsque je tombais sur l’opus d’Étienne Klein et de Jacques Perry-Salkow «Anagrammes Renversantes» ou le sens caché du monde link


Comme il le note très justement « À lire les trouvailles de Perry-Salkow, il semble que les mots, comme les blocs de pierre de Carrare et de Colonnato, chers à Michel-Ange, recèlent un message insoupçonné, enfoui dans leur matrice orthographique. Chaque mot porterait en lui un secret, un surcroît de sens, quelque chose de plus grand que sa définition. »


Ma chronique du 28 décembre 2011 je m’étais essayé, avec Château Lafite, et avec assez peu de bonheur, à l’anagramme qui est une dame ce qui me valut un commentaire rigolard de Jacques Perry-Salkow :


Château Lafite

L’eau fait tache.

(In vino veritas.)

Bien à vous


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En feuilletant le nouvel opus de Jacques Perry-Salkow, associé à Sylvain Tesson, « anagrammes à la folie » je ne suis pas peu fier de le découvrir à la page 22. Le château Lafite devrait m’en être reconnaissant et m’expédier une caisse. Je décoconne bien sûr.


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C’est d’autant plus réjouissant que l’anagramme qui fait suite est du même tonneau : Paul Marie Verlaine : Aviné par la lumière.


En vrac : j’aime beaucoup.


Les Précieuses Ridicules : Si épicières de leurs culs !


Louis-Ferdinand Céline : Noir dans un ciel de fiel.


Le Front Populaire : Un flop prolétaire ?


Le pesticide Round Up : Le pire coup du destin

 

Et bien d’autres…

 

Certaines sont accompagnées de textes comme celle sur La Télévision.


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Enfin les illustrations sont de Donatien Mary.

 

C’est publié chez Équateur 12€

 

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 11:00

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Le « canard enchaîné » qui fourre son bec partout à déniché page 15 de l’édition du Monde du 30 octobre une belle pub qui l’a fait saliver avant de se régaler « on savait que l’écologie était maintenant servie à toutes les sauces : grâce au « Monde », la voilà désormais accommodée au ketchup de McDo ! »


J’ai découvert l’info trop tard et j’ai raté ce grand moment chez mes grands voisins du Monde. J’aurais pu meubler mon samedi pourri par la pluie. Tant pis ce sera pour la prochaine cuvée mais je ne résiste pas à l’envie de vous donner le programme.


Les Débats du Développement Durable se dérouleront le 9 décembre 2013 dans l’auditorium du Monde.


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Le Monde et McDonald's s'associent pour créer un rendez-vous majeur du développement durable croisant les points de vue des chercheurs, des responsables de l'action publique et des dirigeants d'entreprise. Ils sont organisés en partenariat avec la Chaire Développement durable de Sciences Po et les Mines ParisTech (ISIGE) dans l’optique de créer un espace de discussion et de débats sur les questions posées par la transition écologique.


Deux questions sont à l’honneur cette année:


L'alimentation sera-t-elle verte au XXIe siècle ?


La transition écologique peut-elle être démocratique ?


Afin de permettre à un grand nombre de personnes de les suivre et d'interagir avec les intervenants, l'ensemble de la journée sera retransmise en direct sur le web.


Matinée: l'alimentation du XXIe siècle sera-t-elle verte?


Les points de vue


Un nouveau modèle agroalimentaire soutenable permettant de répondre à la fois aux enjeux quantitatifs (besoins alimentaires de 9-12 milliards d’habitants) et qualitatifs (qualité nutritionnelle et sanitaire des aliments, impacts environnemental et social de la production des matières premières) est-il possible ? Le débat est souvent ramené à une alternative entre nourrir la planète et développer une agriculture respectueuse des hommes et de l’environnement. Comment cette alternative peut-elle être dépassée (y compris la question de l’élevage ou celle de nouvelles sources de protéines) ?


Pour y répondre, la première table ronde de la journée réunira:

 

Christiane Lambert, première Vice-présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Agricultrice en Maine-et-Loire, Christiane Lambert est aussi la vice-présidente du Forum des Agriculteurs responsables respectueux de l’Environnement (Farre) et de l'Institut de formation des acteurs du monde agricole et rural (Ifocap).


Catherine Esnouf, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts et directrice scientifique adjointe "alimentation" de l’INRA, elle  a occupé divers postes au ministère de l’Agriculture notamment sur les missions "Innovation et Technologie". Elle a coordonné en 2011 une expertise collective sur les enjeux et défis de l’alimentation durable, publiée aux éditions quae (pour une alimentation durable, duALIne, esnouf et al) et participe à la coordination d’un réseau européen de recherche sur l’alimentation durable (SUSFOOD ; sustainable food production et consumption).


Marion Guillou, présidente  d’Agreenium, membre du conseil d’administration des centres internationaux de recherche agricole (CGIAR) et auteur du rapport sur l’agroécologie -destiné au ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. Précédemment présidente de l’institut national de la recherche agronomique (INRA)


Marc Dufumier, ingénieur agronome et enseignant-chercheur à la chaire d'agriculture comparée à AgroParisTech. Marc Dufumier est expert auprès de la FAO et de la Banque mondiale et membre du Comité de veille écologique de la Fondation  Nicolas Hulot la nature et l’homme (FNH). Il est aussi membre du Conseil stratégique de l'agriculture et de l'agro-industrie durables (CSAAD) au ministère de l'Agriculture et de la Pêche.


Le temps de l’initiative


Quelles pratiques, quels systèmes d’acteurs pour parvenir à concilier quantité et qualité ?


Delphine Smagghe, vice-présidente McDonald's France en charge du Développement durable et des Relations extérieures.


Maxime Vandoni (sous réserve), directeur général de Terrena, coopérative engagée dans les pratiques agro-écologiques.


Maxime de Rostolan, ingénieur en environnement, fondateur de la plateforme de financement participatif Blue Bees à destination d'entreprises et coopératives du sud, et chef de projet de la création d'une micro ferme permacole expérimentale à la Bourdaisière.


Frank Garnier, président du groupe Bayer France 

 

Après-midi: la transition écologique peut-elle être démocratique?

 

Les points de vue

 

L’urgence écologique appelle à des changements profonds que les démocraties peinent à initier. Certains en viennent à penser qu'une forme de "despotisme éclairé" permettrait de prendre des décisions plus à la hauteur des enjeux. Le système de prise de décision doit-il être revu? Quelle place donner aux experts, aux professionnels, aux citoyens ? Donner la parole aux générations futures a-t-il du sens ?

 

Corinne Lepage, avocate spécialisée en environnement et droit public et ministre de l'Environnement, Corinne Lepage est élue au Parlement Européen et siège à la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire.


Laurence Tubiana, docteur en sciences economiques, Laurence Tubiana est fondatrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) et directrice de la Chaire Développement durable de Sciences Po. Elle fait partie du comité de pilotage du Débat National sur la Transition Energétique en tant que "facilitatrice".


Dominique Bourg, ancien directeur de l'Institut de politiques territoriales et d'environnement humain (IPTEH) de l'Université de Lausanne, enseignant à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Dominique Bourg a également présidé le groupe de travail du "Grenelle de l'environnement" sur la promotion des modes de développement durable.


Ronan Dantec, sénateur de la Loire-Atlantique et vice-président de la commission du développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l'aménagement du territoire. Membre du Parlement du débat sur la transition énergétique, il présidait le groupe de travail consacré à la gouvernance. Membre suppléant du CNTE, Ronan Dantec est aussi porte-parole de l'organisation mondiale de collectivités locales CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis) dans les négociations climatiques.


Olivier Oullier, professeur à Aix-Marseille Université. Ses travaux de recherche au sein de la Fédération de Recherche CNRS Comportement Cerveau et Cognition portent sur les nudges, les neurosciences de la décision et leurs applications en politiques publiques. De 2009 à 2012, il a dirigé le programme "Neurosciences et politiques publiques" du Centre d'analyse stratégique du Premier Ministre. Le Forum Economique Mondial (Davos) l'a désigné Young Global Leader.

 

Le temps de l’initiative


Comment concevoir une démocratie environnementale ? Comment donner de l’ampleur aux initiatives locales ? Quelle place pour de nouveaux modes de faire avec les entreprises, les associations, les médias, les réseaux sociaux, etc.?

 

Dorothée Benoit Browaeys, fondatrice de VivAgora, association pour l’engagement citoyen dans la gouvernance des technologies. Dorothée Benoit Browaeys est journaliste scientifique spécialisée dans les sciences du vivant.


Géraud Guibert, président de La Fabrique Ecologique, conseiller maître à la Cour des comptes, ancien directeur de cabinet du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie et fondateur du pôle écologique du PS, Géraud Guibert est notamment l’auteur de Tous écolos... et alors  et Le grand tournant énergétique.


Gérard Magnin, délégué général d'Energy Cities et ancien délégué régional de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) en Franche-Comté.


Jean-Pierre Moneger (sous réserve), directeur Général Cofely Services 


Les meilleurs moments du colloque Le Monde / Mc... par lemondefr

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:09

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Même JF. Copé a salué le discours du Président de la République à l’Elysée pour le lancement des commémorations du centenaire de la guerre de 14-18. «Dieu sait s'il m'arrive de m'opposer très vigoureusement à la politique qu'il conduit mais je veux dire que ce moment était un moment important de rassemblement et je trouve que le président a trouvé les mots à travers l'évocation qu'il a faite de cette tragédie. Cette commémoration du centenaire de 14-18 est un moment de rassemblement dans l'expression du devoir de mémoire et aussi de la recherche de compréhension de ce qu'a été cette tragédie».


Nous rassembler. Vaste programme ! J’ai moi-même, tout à fait par hasard, écouté ce discours, pourtant je ne suis pas très porté vers les commémorations, et François Hollande a évoqué cette tragédie avec une grande justesse et surtout, quoi qu’en pensent certains historiens, avec des mots qui traduisaient bien ce que j’avais ressenti enfant dans ma famille. Mon pépé Louis revenu, le mari de la tante Valentine sœur de mémé Marie tombé dès les premiers jours, la longue liste du monument aux morts de la Mothe-Achard égrenée par le maire le 11 novembre « Mort pour la France ! ». Les blessés, les gazés, les estropiés, les gueules cassées… les drapeaux, les médailles… une aversion radicale pour le nationalisme guerrier. Plus jamais ça ! La der des ders ! La paix…


En 2008, l’ami Yves Legrand en une soirée du 4 novembre, douce et claire, avait assemblé une petite douzaine d’entre nous au Chemin des vignes à Issy-les-Moulineaux pour déguster de grands Bordeaux de 14-18.


Je vous propose de lire ou de relire la chronique mise en ligne le 11 novembre 2008.


Yves Legrand nous lisait d’entrée ce beau texte de Victor Hugo extrait de son discours inaugural du congrès de la paix de Paris le 21 août 1849.link


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« Un jour viendra où la guerre vous paraîtra aussi absurde et aussi impossible entre Paris et Londres, entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu’elle serait impossible et paraîtrait absurde aujourd’hui entre Rouen et Amiens.

 

Un jour viendra où, vous France, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous, toutes les nations du continent sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure et vous constituerez la fraternité européenne.

 

Un jour viendra où il n’y aura plus d’autres champs de batailles que les marchés s’ouvrant au commerce et les esprits s’ouvrant aux idées.

 

Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes»

 

En cette soirée du 4 novembre, douce et claire, nous sommes une petite douzaine au chemin des vignes, où par la grâce d’Yves Legrand il y a de la vigne au flanc du RER, à Issy-les-Moulineaux. Dans la cheminée les buches diffusent une chaleur vive. Au retour des caves qui s’épandent dans le ventre de la terre, anciennes carrières devenues champignonnières qui auraient pu devenir le siège de notre force stratégique, où nous avons savouré un Dom Pérignon 2000, Yves Legrand nous lit ce beau texte de Victor Hugo extrait de son discours inaugural du congrès de la paix de Paris le 21 août 1849. Le ton de la soirée est donné. Á la manière du vigneron qu’il est, Yves a soigneusement préparé le terrain en un cérémonial qui n’a rien de cérémonieux. Tout au fond, la sainte table où sont posés les précieux flacons. Sur la table toute une iconographie de nos poilus de grands-pères, ceux qui sont revenus comme les nôtres : Pierre Legrand et Louis Berthomeau, comme ceux qui se sont mélangés à cette terre de Champagne ou de la Somme éventrée, déchiquetée par le déluge de feu de cette Première Guerre Mondiale aussi atroce qu’inutile. Sur un tableau noir, d’une superbe écriture, l’ode au pinard de Marc Leclerc écrite en 1915.


 

Mais, rassurez-vous, nos nectars de ce soir sont au pinard ce que les Grands du Royaume de France étaient aux marauds de mon bocage vendéen. Entendez-moi bien, puisqu’il s’agit de Bordeaux, mon image n’a rien à voir avec la folie des grandeurs qui a saisi les GCC ces dernières années. Entre l’aristocratie, la vraie, celle qui tirait ses privilèges de l’épée, et les culs-terreux, le lien existait, le soulèvement de l’Ouest fut une guerre populaire. Bref, ce que je veux dire c’est que les grands vins qu’Yves Legrand nous a proposé, sont de vrais aristocrates, pas des gens de cour poudrés et courtisans. Au cours de cette soirée où Yves et son équipe, hors les vins et les mets, ont su mêler la Grande Histoire et l’histoire que l’on qualifie de petite, celle des gens, la conversation est libre, simple, sans affèterie. Nous ne nous connaissons pas mais nul besoin de rompre la glace, la grâce et la magie de ce qui est bien plus qu’une dégustation nous amène sur des chemins débouchant sur des carrefours. L’échange. Comment ne pas être sensible, tout en appréciant ces vieillards toujours verts, à cette « vie » des hommes dans les tranchées, taupes humaines qui écrivaient à leurs proches, prenaient des photos : Yves fait circuler des plaques saisissantes prises par son grand-père, dessinaient, survivaient. L’histoire qui suit, et la lettre qu’Yves nous a lu, sont des bijoux, de ces gens de peu, si vivants.


 

« Constant et Gabrielle M se sont mariés en 1904. Ils tiennent un petit commerce de vins et spiritueux à Petit-Noir, dans le Jura, quand la guerre éclate. De constitution fragile, Constant est d’abord épargné par le conseil de réforme avant d’être mobilisé en février 1915. Les époux ne cesseront de s’écrire ».

 

Lettre de Gabrielle – Petit-Noir, 7 septembre 1915.

 

« Ma petite totomette, vraie relique pour moi […] Alors ce petit lulu ne veut pas fonctionner du tout là-bas ? Tu me dis avoir usé d’expédients mais, pauvre chéri, tu n’as pas pu suivre exactement mes conseils, n’étant pas seul dans votre abri. C’est au cantonnement seul que la chose est faisable. Il faut que tu puisses te mettre à l’aise et que ton attouchement la fasse vibrer en la frottant toi-même de haut en bas et cela à toute vitesse. La chaleur jointe à mon souvenir complètera l’excitation et les veuveux de lulette chatouilleront le petit lulu encore davantage. Encore une fois, il faut que tu sois seul, bien déboutonné et par l’esprit et le cœur à mes côtés. Il me semble que tu réussiras à jouir, étant privé de femme […] Je suis désolé de te voir souffrir ainsi et, vraiment, c’est intolérable pour toi. Il vaudrait encore mieux, je crois, que tu puisses rencontrer une femme proprette et saine qui te fera passer tes moments de passion sans que tu y attaches le moindre amour. Oui, mon chéri, tes sentiments respectueux à mon égard me sont excessivement sensibles, je sais que tu appartiens à moi seule, mais vois-tu, si tu peux moins souffrir en ayant des rapports de sexe différent, j’en ferai le sacrifice car je ne puis te sentir malheureux. Moi, je puis attendre ton retour car mon tempérament est plus calme et l’approche d’un homme quelconque me répugne. »

 

Le MENU


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Pour les vins, en dehors du Château Canon 75, 1er Cru classé du Médoc, clin d’œil d’Yves, à ce canon sans recul fleuron d’une artillerie française beaucoup moins puissante que celle d’en face, dans l’ordre, et avec un service absolument impeccable, nous avons bu – j’écris à dessein bu, car tous ces très vieux vins étaient consommables – dans l’ordre : un Château Loubens 1918, Ste Croix du Mont, un Château Ducru Beaucaillou 1916, 2iéme cru de St Julien, un Château Gruaud-Larose 1916, 2ième cru classé St Julien, un Château Latour 1918, 1er cru classé Pauillac, Château Haut-Bailly 1918, Pessac Léognan et enfin un château Rayne Vigneau 1914 1er cru classé de Sauternes. Enfin, avec le café un Pinet Castillon Fine Cognac 1914 et un Maury de la Préceptorie de2008, un nouveau-né qui deviendra vieux. Autour de la table, et mon voisin de droite tout particulièrement, quelques vrais dégustateurs, gestuelle, vocabulaire : oxydation, réduction, appréciation pertinente, moi j’avoue que je me contentais d’apprécier ces jeunes vieux de plus de 90 printemps. Et pourtant, en cette période 14-18 les hommes et les chevaux étaient partis au front, tout manquait car l’effort de guerre drainait l’essentiel des ressources du pays, ce sont donc des vins fait avec ceux qui restaient, les femmes tout particulièrement. Sans vouloir en remettre une couche sur notre frénésie du court terme je veux quand même écrire que ces vins debout s’ils l’étaient restés c’est parce que ceux qui les ont fait les inscrivaient dans une transmission de génération, ce qui la meilleure définition de ce que nous qualifions aujourd’hui de durable. Lorsqu’Yves à fait le tour de table c’est ce que j’ai dit, mes préférences n’ayant que peux d’intérêt dans cette communion païenne.


 

Si le vin est pour vous, comme pour moi, ce supplément d’âme, ce compagnon indispensable de la convivialité, l’expression la plus haute de l’art de vivre à la française, alors un jour offrez-vous l’une des rares « dégustations exceptionnelles » d’Yves Legrand www.chemindesvignes.fr/ vous ne serez pas déçus. Pour ma part, ému et reconnaissant d’avoir été l’invité d’Yves à ce moment rare pour, m’a-t-il dit « tout ce que je fais sur cet espace de liberté pour le vin ». Croyez-moi, ça fait chaud au cœur et ça donne du cœur à l’ouvrage…

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 07:00

Le chocolat apaise, détend, celui d’Adeline, aérien et léger, glissa une parenthèse bienvenue dans ses élancements. Je ne voulais pas lui céder mais je ne savais comment le lui expliquer sans me heurter à son caractère intraitable. Alors, je décidai de jouer cartes sur table « oui, je te désire car tu es belle et désirable mais je préfère jouir de ton plaisir, le mien me lasse, m’ennuie. Nous deux, ma belle Adeline, nous n’allons pas nous abaisser à une petite copulation de petits bourgeois, ça briserait notre lien. Sois assurée que si un jour je te fais l’amour, comme tu dis, ce sera dans la folie de nos corps, sans préavis, et tu me donneras la petite mort.

-         Mais je ne veux pas que tu meures !

-         Rassures-toi petite fille la petite mort c’est l’extrême pointe du plaisir masculin.

-         Alors je veux bien attendre ce beau jour…


Sur ces fortes paroles, nous nous abandonnâmes à une sieste paisible sur les transats au bord de la piscine. L’air était doux et chaud. Je m’éveillais le premier. Adeline dormait en chien de fusil, un sourire accroché à ses lèvres, détendue et apaisée. Curieusement je n’arrivais pas à m’inquiéter du dénouement de notre histoire, pour la première fois de ma vie je me laissais aller à vivre pleinement mes envies. À Paris, tout se passait bien. « Papa est en voyage d’affaires » et ça me faisait penser au film d’Emir Kusturica. Je piquais une tête dans la piscine. Le soleil déclinait. Quelques longueurs en brasse coulée, Adeline me rejoignait. Bonne nageuse elle se lovait au plus près de moi. Toujours se méfier des petites sirènes, j’avais lu les contes d’Andersen. Il fallait que je m’extraie au plus vite de l’élément liquide car je pressentais qu’Adeline nourrissait l’envie de profiter de sa supériorité navale pour mettre à mal mes défenses. Ce que je fis en profitant d’un instant d’inattention de ma belle naïade. Je fis celui qui avait froid. Adeline me frictionnait avec énergie. « Et si nous allions boire un verre au Guggenheim Palazzo Venier dei Leoni dans le Dorsoduro ?


-         Là où sont exposé les Jackson Pollock dont tu me parles tout le temps.

-         Oui mais ça risque d’être fermé…

-         Pas pour nous, appelle t’on ami. Ici, nous sommes des privilégiés et j’adore ça, surtout avec toi.

 

En moins d’un petit quart d’heure la vedette nous embarquait pour le Guggenheim que nous arpentâmes loin du flot des touristes. Nous prîmes ensuite, face à la Lagune, une flute de Cristal de Roederer que la conservatrice nous fit servir par un majordome impeccable. Le bonheur, Adeline voulait tout savoir sur Pollock. « Ce soir ma belle… pour te faire patienter je vais reprendre le fil de mon histoire sinon je vais le perdre.


La ligne Cherbourg-Paris était à cette époque l’une des pires. En plus, dans ma hâte de partir je m’étais embarqué dans un autorail omnibus qui se traînait, de gare vide en gare vide. L’habitacle, à peine éclairé par des loupiotes jaunasses qui donnaient à mon reflet dans la vitre piquée des contours mous, fienteux, tenait du  sarcophage. À chaque démarrage, le diesel exhalait des remugles acides et ses gros hoquets agitaient la carlingue. Nous étions, en tout et pour tout, trois : une grosse femme sans âge qui tricotait avec une obstination mécanique, un jeune type au faciès de cheval qui dormait la bouche ouverte, et moi bien sûr qui attendait. Le contrôleur devait avoir couché avec son uniforme. Il dégageait un mélange de tabac froid, de slip ancien et d'huile de friture. Lorsqu'il poinçonna mon ticket je remarquai ses ongles longs, bombés et incurvés, sales. On aurait dit des serres d'aigles. Ça me donnait envie de gerber. Fallait que j'en grille une. Je fourrageais dans mon sac à la recherche de ma boîte à rouler. Mes calbars et mes chaussettes se mêlaient avec tout un fatras de papiers que je trimballais en permanence. Officiellement pour écrire, des notes, ça faisait un sacré temps que je n'avais pas aligné une phrase. Le petit bouquin me tomba dans la main. Je le caressai.

 

Dans un craillement de freins notre équipage stoppait en gare d'Evreux. Les néons du quai lâchaient dans l'habitacle une lumière crue de scialytique. Deux bidasses montaient en parlant fort. La tricoteuse nous quittait. Dans ma main droite le titre du petit bouquin m'étonnait : " Extension du Domaine de la lutte ", ça sonnait comme du pur jus d'intello post-soixante-huitard non révisé, prétentiard. Si je l'ai ouvert c'est qu'il était édité par Maurice Nadeau. J'ai toujours eu un faible pour Nadeau. Y avait un nom écrit au crayon au revers de la couverture : Chantal Dubois-Baudry. Les patronymes à tiret m'ont toujours fasciné, à la manière de la transmutation d'un vil métal en or. Mon doyen de fac s'appelait Durand-Prinborgne et, comme raillait mon pote le commissaire Bourrassaud, quand je m'extasiais sur un Dupont-Aignan ou une Debrise-Dulac » et « mon chauffe-eau c'est un Saunier-Duval... » Comme la Dubois-Baudry était la reine du soulignage j'ai survolé les phrase soulignées du petit bouquin fripé. Et puis y'en a une que j'ai relu trois fois « Au métro Sèvres-Babylone, j'ai vu un graffiti étrange : « Dieu a voulu des inégalités pas des injustices «  disait l'inscription. Je me suis demandé qui était cette personne si bien informée des desseins de Dieu ». Alors, j'ai fait machine arrière et je me suis plongé dans le petit bouquin fripé au titre étrange.

 

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 00:09

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J’ai vécu pendant quelques années à la Roche-sur-Yon où j’enseignais au lycée agricole des Établières tout en terminant mes études de Droit. Le fleuron industriel du chef-lieu c’était son usine Brandt qui fabriquait alors des lave-linge, des machines à laver disait-on sous la marque Vedette. Depuis j’ai toujours été fidèle à cette marque toujours fabriquée à la Roche-sur-Yon. Ça peut paraître un peu con mais je ne vois pas d’autres moyens pour garantir l’emploi.


Dans la grande vague actuelle de déroute industrielle la nouvelle attendue est tombée « Fagor-Brandt, filiale française du groupe espagnol Fagor, a annoncé mercredi 6 novembre être en cessation. Le fabricant d'électroménager va "déposer une cessation de paiements avec placement de l'entreprise sous protection judiciaire", a déclaré Thierry Léonard, son directeur général. link »


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Brandt qui s’était ?


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Edgar William Brandt était un ferronnier d'art et industriel de l'armement, français d'origine alsacienne, né à Paris le 24 décembre 1880 et mort à Collonge-Bellerive le 8 mai 1960.


« En 1921, il s'installe à l'angle de la rue Erlanger et du boulevard Murat, toujours dans le 16e arrondissement. Construit par « son collaborateur et ami » l'architecte Henri Favier, l'immeuble abrite son habitation et ses bureaux. Il existe toujours, mais il a été modifié et il s'intègre aujourd'hui dans un ensemble plus vaste, siège de la société Thomson-CSF, « héritière » de la société Hotchkiss-Brandt. Au sein de ses établissements de fabrication d'armements légers, Brandt fonde en 1924 la marque d'appareils électroménagers Brandt. »link


Qui a tué Vedette, Brandt et les autres géants du blanc link


Fagor-Brandt, le drame de l’économie-sandwich link

 

Et la « Mère Denis » dans tout ça ?

 

Les petites louves et les petits loups qui ignorent presque tout de Jeanne Marie Le Calvé « la Mère Denis »  sixième enfant d'une famille de paysans bretons, née le 9 novembre 1893 à Neulliac, Morbihan.  Mariée à dix-sept ans avec Yves Marie Denis, elle quitte la Bretagne pour la Normandie où  pendant vingt-sept ans elle sera garde-barrière sur la ligne Carentan-Carteret. Après son divorce, de 1944 à 1963, elle sera lavandière au lavoir de la Gerfleur  village du Tôt à Barneville-sur-Mer.


Et pourtant en 1982, « la Mère Denis » est connue par plus de 80 % des Français, et la marque Vedette est en deuxième position sur le marché.


Sa notoriété elle la doit son voisin et ami, Pierre Baton, publicitaire, qui propose à Bernard Miliotis PDG et fondateur de la marque Vedette qu’elle devienne La Mère Denis alors qu’elle est âgée de 79 ans. La campagne est à contre-courant mais son rire et son accent, ses « C'est ben vrai ça ! » et « Ça c'est vrai ça ! » lui valent une notoriété internationale.


En 1976 elle participe à l'émission Apostrophes et elle est désignée par Paris Match comme personnalité la plus marquante de l‘année


En 1983 un sociologue Matt Le Bihan publie « De l'utilisation de la classe ouvrière dans la publicité » préfacé par Jacques Séguéla. Le Bihan y dénonçait les abus des multinationales. La marque Vedette s’engagea à verser une rente viagère à la Mère Denis, qui la mit à l’abri du besoin: et elle put ainsi terminer sa vie dans une maison de retraite proche de Pont-l'Évêque (Calvados). La « Mère Denis » nous a quitté le 17 janvier 1989 à 12 h 45, au 9 de la rue de Brossard à Pont-l'Évêque, à l'âge de 95 ans, faisant la une des journaux télévisés. Elle repose au cimetière de Saint-Hymer dans le Calvados.


Brandt c’est fini, ou presque, la marque Vedette ne sera peut-être pas enterrée mais elle sera apposée sur des produits fabriqués ailleurs. Ils sont même capables de ressusciter « la mère Denis » pour nous leurrer. Au lieu de pleurer sur les décombres allez donc vérifier la marque de votre machine à laver ça vous évitera de verser des larmes de crocodile et de dire que c’est la faute à…


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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 11:00

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De Jean-Luc Thunevin sur son blog du 8 novembre « Pour les Parisiens, un nouveau salon signé Jean Marc Quarin « Salon des Outsiders » qui se tiendra le 23 novembre au 8 rue de Valois 75001 Paris.


J’aurais aimé que ce genre d’évènement existe au début de la création de Valandraud, mais aurais-je eu l’argent nécessaire pour y participer ?


Car, à l’époque de la création de Valandraud nous n’avions quasiment aucun moyen et je suppose aujourd’hui que beaucoup des vins promus par Jean Marc Quarin appartiennent majoritairement à des propriétaires peu fortunés. »


Jean-Marc Quarin, critique installé à Bordeaux a créé le concept d’«Outsider» dans son Guide Quarin des Vins de Bordeaux  édition Solar qu’il définit ainsi : « un Outsider est un vin dont le goût est supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître ».


Son label distingue les crus qui ressortent haut la main lors de ses dégustations suivies et répétées depuis plus de vingt ans : 5500 vins notés et commentés dans son Guide, 31 000 sur son site www.quarin.com


Donc JM Quarin fait salon le 23 novembre 2013 de 10h à 19h30 au 8Valois à Paris, 8 rue de Valois, 75001 Paris c’est à 100 mètres du Louvre et du Palais Royal.


Soirée de Gala chez Drouant, 16-18 rue Gaillon, 75002 Paris à partir de 20h30.


Votre Taulier a été approché :

 

Bonjour Monsieur Berthomeau,


Je pense que vos lecteurs de Vin et Cie pourraient être intéressés par l'ouverture d'un nouveau Salon du vin à Paris : le salon des Outsiders de Jean-Marc Quarin, critique indépendant des vins de Bordeaux.link


Seriez-vous intéressé par des entrées?


J’ai répondu que OUI.


5 places pour vous.


Pour les obtenir il vous suffira de me transmettre votre nom et votre mail via le formulaire contact du blog ou mon adresse mail indiquée dans le bandeau de mon blog.


Les 5 premiers demandeurs seront donc servis. Ils recevront leur place par email.


Merci de ne pas gâcher.


Pass Journée La Grande Dégustation : 20€ (contre 25€ sur place)

 

Inscription aux ateliers : 30€

 

Soirée de Gala : 175€

 

Pack proposé : 1 Pass Journée Grande Dégustation

+ 1 place dans un atelier dégustation

+ 1 place pour la soirée de Gala : 190€, soit une économie de 35€.

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