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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 00:09

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Avant-hier les loups ne sont pas entrés dans Paris avec leurs gros tracteurs, ils s’en sont repartis la queue basse vers leurs mornes plaines lourdement primées. Faisait un temps à se taper une choucroute généreusement garnie et à suivre le conseil de l’ami Jean-Mimi l’exilé de Paris «  Comme la choucroute est un plat léger, je suggère de lui faire la trace avec une tartine de rillettes de Tours, puis, une fois la choucroute ingurgitée, de la pousser avec une rigotte de Condrieu. Ces deux gourmandises viennent en effet d'obtenir l'IGP. Tant mieux. Avec les rillettes, un sauvignon ou un gamay (de Touraine of course) feront l'affaire. Quant à la rigotte condriote, je ne vous fais pas un dessin ? Appétit ! »


Faisait donc un temps de nez gelé, il fallait se réchauffer, mettre des calories dans le carburateur avec les primeurs. Seul le vieil Empereur issu du Gamay du Beaujolais, revenu de son Sainte-Hélène médiatique, a le droit de se parer de la couronne de vin nouveau, les autres, pauvres manants se contentant de se glisser dans son sillage pour espérer se faire boire en ce troisième jeudi du mois de novembre.


« Libérez, nos camarades ! » braillions nous en un mois de mai plus riant. C’est une revendication radicale je la reprends pour le compte de tous ces jeunes vins pour animer cette soirée en pente douce dans un Paris où les pavés ne sont plus qu’un lointain souvenir.


Comment Lilian Bauchet, vigneron en Beaujolais «  Je suis un peu nostalgique de cette époque où le Beaujolais Nouveau se consommait « à même » le fût, c'est bien comme ça qu'il est le meilleur, les vignerons peuvent en témoigner et il est bien dommage qu'il faille maintenant contenir la fougue de sa jeunesse dans ce carcan de verre qu'est la bouteille. Sans compter qu'il faut le soumettre aux agréments où le gaz, le sucre, l'absence de fermentation malolactique, la présence de lie sont sanctionnées comme autant de défaut quand il ne faudrait y voir que l'expression  de sa jeunesse qui fait tout le charme des vins de primeurs... »


Au cul de la barrique, à la pipette, dans des verres en Duralex bien culottés, sous la lumière jaunasse d’une ampoule où se croisent les filandres des toiles d’araignée. Ça c’était la Vendée crottée et profonde où le vin nouveau collectionnait les déviances. De nos jours, le vin nouveau ça se boit chez les cavistes. Alors quand sonna l’heure de la fin de journée de labeur votre serviteur se couvrit en oignon et enfila sa canadienne cuir de pilote d’avion pour affronter son parcours du combattant de la juste cause du vin nouveau. Pédestrement d’abord pour joindre la rue Daguerre, la cave des Papilles link, puis dans les boyaux du métro, pas de vélo car il est en ce moment chez le mécano, pour rejoindre le 20e où le camarade Philippe Cuq, le nouvel ami de N de R, qui vient d’ouvrir son « Lieu du vin »link rue Gambetta. Dernière station de mon chemin en pente douce le Lapin Blanc link en haut de Ménilmontant pour  savourer le risotto forestier de notre très chère Claire aux doigts de fée.


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Mettre des mots sur ma pente douce serait de trop, vous vous contenterez de mes photos. Tout ce que je puis vous concéder c’est que j’ai bu bon, même du très bon. Bien sûr je pourrais accorder des mentions à certains des vins mais comme ce n’est pas écrit Wine Spectator sur mon front je préfère ni voter blanc, y’avait un muscadet primeur, ni m’abstenir. Une double exception le côtes-du-rhône primeur de Marcel Richaud et le Beaujolais Villages Primeur de Raphaël Champier. Pour plus de renseignements je vous conseille de vous adresser à Jean-Christophe Clément linkqui lui est un excellent dégustateur.


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Au Lapin Blanc, denier repaire ou repère de la soirée, voilà t’y pas que notre Eva link, tout de bleu vêtue, se pointa avec Jean-Christophe Clément, Philippe Cuq et Stéphane Couturier link, alors qu’avec Renaud Vuillermet link nous nous délections de l’excellent Beaujolais Nouveau l’Ancien de l’ami Jean-Paul Brun. Belle fin de cette soirée en pente douce où les solides : le saucisson, le Saint-Nectaire et le Bleu d'Auvergne de Stéphane Couturier chez Philippe Cuq  puis le risotto forestier de Claire comme les liquides furent à la hauteur de notre excellente descente.


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Mais comme les meilleures choses ont une fin, et que le dernier métro n’attend pas, Eva et moi dévalions la rue de Ménilmontant pour l’attraper. À Nation séparation et pour moi la ligne 6 se fermait devant mon nez. Suis rentré en taxi heureux comme un ravi.


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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 11:00

Ma concierge me dit sur un bout de papier dans ma boîte aux lettres  que j’ai un colis à la loge. C’est chaque fois le cas lorsque c’est du lourd. Je me pointe et là elle me tend une grande enveloppe Colissimo matelassée et c’est du mou. Intrigué j’ouvre et je ne vois que du rose layette. Alors, je me dis ce serait t’y pas les socialos dont le rose a un peu pâli, qui viendraient me faire du gringue pour la fin de l’année.


Tout faux, j’espérais du Bojolo Nouvo et là c’est une sorte de sac à dos rose bonbonne 100% polyester floqué « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée.


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Bon, c’est gentil de me faire cadeau d’un sac à dos pour moi qui fait du vélo mais si je me le mets sur le dos, vu d’une auto ça aura l’air d’un truc fournit par Frigide Barjot. Donc je ne suis pas très chaud.


Mais ce n’est pas tout, ce n’est pas tout, les gars de la Méditerranée ont pensé à tout et je vous détaille la petite quincaillerie tendance rose :


-          1 Ice bag floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée.  


-          1 tire-bouchon floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée. 


-          1 clé USB floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée. 


-          1 truc pour mes clés floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée. 


-          3 bouchons en verre floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée.

 

-          1 dross stop  floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée. 


-          2 stylos à bille un rose et un bleu floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée. 


-          1 tee-shirt blanc taille M floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée. 


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Je ne vais pas faire le ramenard mais tout ça je n’en ai pas besoin, que voulez-vous que j’en fasse ? M’en servir ? Oui mais je n’aime pas me trimballer avec des trucs floqués car je ne suis pas faire un homme-sandwich. Pour le tee-shirt de toute façon je fais du L plutôt que du M mais ce n’est pas important.


Mais là où je suis très vexé c’est que les gars de la Méditerranée me prennent pour un rosbif puisque leur petite plaquette est en anglais. Naturally Mediterranean qui disent sans doute pour que je ne sache pas que la Mare Nostrum remonte jusqu’aux plateaux de l’Ardèche  et du Vercors.


Le petit mot est lui en français mais là l’équipe d’InterVins sud-est y parlent pas de petite quincaillerie mais de quelques goodies. C’est plus chic.


Bon comme je suis bon zig cette chronique contient, y compris celle-ci, 11 fois la mention « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée ce qui répond à tous les canons de la réclame efficace chère aux lessiviers : la marque, la marque, la marque… Persil lave plus blanc que blanc…


On me dit aussi qu’une info presse suit mais moi c’est du jaja floqué  « VIN MÉDITERRANÉE » Indication Géographique Protégée que j’attends pour lever mon verre avec l’ami Roger Feuilly et proclamer avec lui « large soif » Comme ça je pourrais utiliser quelques-uns de fameux goodies.


Pour ceux que ça intéresse c’est www.vin-de-mediterranee.fr ou www.vin-de-mediterranee.org et sur Face de Bouc link

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 00:09

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Le classement du  WS a 25 ans et selon les rédacteurs un nouveau facteur a été pris en considération par eux le «facteur X», l’excitation.


Qu’était-ce donc ?


J’écrivais le 13 novembre, avant que le Top 100 2013 ne fût dévoilé :


« Sortir des « sentiers battus » disent-ils ?

Verrons-nous des vins nature apparaître dans le Top 100 ? »


Tout juste et bien sûr le sieur Pousson est monté sur son petit canasson pour pourfendre les affreux ricains : « L’Amérique se met au naturisme »link


« Pardon, promis, je ne le referai plus. Je sais, ce titre est un rien "survendeur". Michel B., pas de panique! Que les gardiens de l'orthodoxie se rendorment, Uncle Bob, votre poteau, ne s'est pas déchiré la tête hier soir en sniffant cinq bouteilles d'On s'en bat les couilles, histoire de se mettre en jambes avant le beaujolais nouveau. Non, non, rassurez-vous, New-York, ce n'est pas l'Amérique. Et encore, New-York, c'est vaste…


N'empêche, c'est tout un symbole (je connais quelques naturistes qui vont déboucher un pet'nat'), le Wine Spectator a fait entrer un vigneron alternatif dans son classement annuel, annoncé ce soir dans son intégralité. Oh, pas en pole position, ni même dans le Top Ten que je commentais vendredi, juste en 76e place (mais quand même huit places devant le rosé Miraval de Brad Pitt et Angelina Jolie…). Et le vin dont il est question, c'est le morgon de Lapierre, sans qu'il soit précisé de quelle cuvée il s'agit. »


Pas de chance pour notre chantre des terroirs profonds car la presse n’a retenu que « LE VIN PRODUIT PAR BRAD PITT ET ANGELINA JOLIE ÉLU « MEILLEUR ROSÉ DU MONDE » Le people c’est plus vendeur que les étiquettes couillues de Siné. Toute la sainte journée de mercredi y’en a eu que pour le vin d’Angelina Jolie. Encore un coup de Tapie pour plaire aux Provençaux.


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Tout ça pour dire que les gars du Wine Spectator, comme depuis l’origine, surfent sur la tendance pour drainer des petits lecteurs vers leur papier glacé. Depuis 2007 je suis le classement du Wine Spectator’s link link link link link non pour sa valeur intrinsèque, car il mélange des choux et des navets mais pour la tendance qu’il révèle de la vision du marché mondial des vins qu’ont nos collègues américains.


En 2010 je titrais : un bel exemple de l’isolationnisme américain en temps de crise et 2011 l’impérialisme américain persiste et signe. Le classement de 2012 fait un large retour  sur les tendances et les équilibres anciens. Il confirme la déflation des prix. En 2013 c’est la consolidation de ces tendances.


Entre le Vieux Monde et le Nouveau Monde la balance penche toujours très légèrement en faveur du premier 52 vins/48 contre 54/46 en 2012.


Entre les USA et la France le fléau penche toujours du côté des premiers malgré un léger repli des 2 compétiteurs : 34 vins/18 contre 31/22  en 2012.


Cependant la France marque le pas dans la qualité du classement de ses vins :


-          1 seul vin dans le Top 5 même s’il est second contre 3 en 2012

-          3 vins dans le Top 10 contre 4 en 2012

-          4 vins dans le top 20 contre 6 en 2012

-          8 vins dans le Top 50 contre 13 en 2012

-          5 vins entre la 88e place et la 99e


Les USA s’en tirent beaucoup mieux :


-          3 vins dans le Top 5 contre 1 en 2012

-          5 dans le Top 10 contre 3 en 2012

-          8 dans le Top 20 contre 9 en 2012

-          18 dans le Top 50 contre 15 en 2012

 

Le vin le plus cher est Français Château d'Yquem Bordeaux White Y 2011           94           $n150 mais la catégorie des + de 100 $ ne regroupe que 11 vins donc la déflation des prix se confirme : 4 vins français, 4 USA, 2 Italiens et 1 argentin.


Le gros du peloton 53 vins se situe entre 20 et 50 $ : 13 US, 10 France, 9 Italiens, 5 Espagne…


A noter que l’Espagne qui occupe pour la première fois la plus haute marche avec Cune Rioja Imperial Gran Reserva 2004                95           $63 est la championne des prix bas avec le reste de ses vins classés : 4 dans la catégorie des 10 à 20 $.


Le vin le moins cher est Italien et se classe bon dernier 100e    Badia a Coltibuono Toscana Cancelli 2011            90           $10. En 2012 le plancher des 10$ avait été franchi avec Folorani Chianti 2010 à 9$.


La France place ses vins dans toutes les catégories :


-          10 à 19 $   1 Château du Retout Haut-Médoc 2010           91           $18

-          20 à 49 $  10 vins

-          50 à 99 $  3 vins

-          Plus de 100 $ 4 vins

 

La Vallée du Rhône avec 2 vins dans le Top 10

n° 7         Domaine du Pégaü Châteauneuf-du-Pape Cuvée Réservée 2010                97           $ 120 

et le n° 8       Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape 2010      96           $120 $

est tout de même en net retrait par rapport à 2012 avec 4 vins classés contre 7 en 2012.


Le replacement de Bordeaux se confirme avec 6 vins comme l’an dernier dont le second sur le podium Château Canon-La Gaffelière St.-Emilion 2010     96           $103 déjà présent l’an passé en n°23 Château Canon-La Gaffelière St Emilion 2009 95$.

 

Stéphane Derenoncourt avec  la 28e place de son Domaine de l'A Castillon Côtes de Bordeaux 2010  n°93           $34 touche les dividendes de son passage à l’acte.

 

1 liquoreux en n° 45              Château Doisy Daëne Barsac 2010           94                $58

 

et le n° 98   du petit blanc de Château d'Yquem Bordeaux White Y 2011          94           $150


Le champagne fait pavillon bas avec le n°88 de Pierre Paillard Brut Champagne NV        92           $48 et le  n° 97  de Louis Roederer Brut Champagne 2006              94           $78


La Bourgogne fait de même avec 2 représentants le n° 78          J.J. Vincent & Fils Pouilly-Fuissé Marie-Antoinette 2011                90           $25      

 

et   le n° 99 Pierre-Yves Colin-Morey St.-Aubin La Chatenière 2011 92           $48  

      

Le beaujolais pointe son nez avec le N°76          M. Lapierre Morgon 2011            91           $30

 

ainsi que le Jura avec le N° 75                du Domaine Overnoy-Crinquand Arbois Pupillin Vieilles Vignes 2009     93           $49 


La Provence se fait de la pub à pas cher avec le n° 84     de Jolie-Pitt & Perrin Côtes de Provence Rosé Miraval 2012       90                $28


Cahors avec le n° 40       du Château de Haute-Serre Malbec Cahors White Label 2010   92           $24 se place bien.


Exit la Loire, l’Alsace, le Languedoc-Roussillon.

 

1             Cune Rioja Imperial Gran Reserva 2004                95           $63         Sp


2             Château Canon-La Gaffelière St.-Emilion 2010  96           $103      Fr


3             Domaine Serene Pinot Noir Willamette Valley Evenstad Reserve 2010 95           $65         USA


4             Hewitt Cabernet Sauvignon Rutherford 2010    95           $92         USA


5             Kongsgaard Chardonnay Napa Valley 2010         95           $75         USA


6             Giuseppe Mascarello & Figlio Barolo Monprivato 2008  95           $110      It


7             Domaine du Pégaü Châteauneuf-du-Pape Cuvée Réservée 2010           97           $120 Fr  

              

8             Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape 2010      96           $120      Fr


9             Lewis Cabernet Sauvignon Napa Valley Reserve 2010   96           $135      USA


10           Quilceda Creek Cabernet Sauvignon Columbia Valley 2010         95           $135      USA


11           Reynvaan Syrah Walla Walla Valley Stonessence 2010   98           $70         USA


12           Turley Zinfandel Paso Robles Dusi Vineyard 2011            95           $42 USA 

             

13           Croft Vintage Port 2011                97           $93         Port


14           Bedrock The Bedrock Heritage Sonoma Valley 2011       95           $37         USA


15           Olivier Ravoire Gigondas 2011   94           $33 Fr


16           G.D. Vajra Barolo Albe 2008       94           $42         It


17           Alexana Pinot Noir Dundee Hills Revana Vineyard 2010                94           $42        USA


18           Poggerino Chianti Classico 2010                93           $25         It


19           Hamilton Russell Chardonnay Hemel-en-Aarde Valley 2012       93           $33         RSA


20           Chateau Dereszla Tokaji Aszú 5 Puttonyos 2007               95           $40 Hongrie       

   

21           Le Macchiole Bolgheri 2011        93           $30         It


22           La Rioja Alta Rioja Viña Ardanza Reserva 2004   94           $35         Esp


23           Seghesio Zinfandel Dry Creek Valley Cortina 2010           94           $38         USA


24           Livio Sassetti Brunello di Montalcino Pertimali 2008        94           $55   It


25           Epoch Estate Blend Paderewski Vineyard Paso Robles 2010       93           $40         USA


26           Álvaro Palacios Priorat Les Terrasses Velles Vinyes 2011              93           $40 Esp


27           Spring Valley Uriah Walla Walla Valley 2010        94           $50         USA


28           Domaine de l'A Castillon Côtes de Bordeaux 2010           93           $34         Fr


29           R. López de Heredia Viña Tondonia Rioja White Viña Gravonia Crianza 2003 93 $36 Esp


30           Lagier Meredith Syrah Mount Veeder 2010        94           $48         USA 


31           Patz & Hall Pinot Noir Carneros Hyde Vineyard 2010      95           $65         USA 


32           Bodegas Hidalgo Gitana Manzanilla Jerez La Gitana NV 91           $19         Esp 


33           Ravines Riesling Finger Lakes Dry 2012  91           $17         USA


34           Bodegas Valdemar Rioja Inspiración Selección 2010       91           $20         Esp


35           Château du Retout Haut-Médoc 2010   91           $18         Fr


36           Bodega Norton Malbec Mendoza Reserva 2011               92           $20         Argentine


37           Quinta do Passadouro Douro 2010          91           $25         Port


38           Mollydooker Two Left Feet McLaren Vale 2011                92           $25         USA


39           Viña Herminia Rioja Excelsus 2009           93           $18         Esp


40           Château de Haute-Serre Malbec Cahors White Label 2010          92           $24 Fr


41           Red Heads Studio Shiraz McLaren Vale Barrel Monkeys 2011     91           $20         Australie


42           Altos Las Hormigas Malbec Uco Valley Reserve2011       91           $24         Argentine


43           Godelia Godello Bierzo Selección 2010  91           $14 Esp


44           Viña Koyle Carmenère Colchagua Valley Royale 2010    91           $26         Chili


45           Château Doisy Daëne Barsac 2010           94           $58         Fr


46           Beringer Cabernet Sauvignon Knights Valley Reserve 2010         94           $60         USA


47           Viña Santa Rita Triple C Maipo Valley 2008          93           $40         Chili 


48           Greywacke Pinot Noir Marlborough 2011            93           $39         NZ


49           Failla Chardonnay Sonoma Coast 2011  92           $34         USA 


50           COS Cerasuolo di Vittoria Classico 2010 92           $35         It


51           Charles Smith Riesling Columbia Valley Kung Fu Girl Evergreen 2012      90           $12 USA 


52           Paringa Shiraz South Australia 2010        90           $11         Australie


53           Domäne Wachau Riesling Federspiel Trocken Wachau Terrassen 2011  90           $13         All


54           Honig Cabernet Sauvignon Napa Valley 2010     93           $45         USA


55           A to Z Wineworks Pinot Noir Oregon 2011          90           $18         USA


56           Robert Eymael (Mönchhof) Riesling QbA Mosel 2011    90           $17         All


57           L'Ecole No. 41 Syrah Columbia Valley 2010          91           $25         USA


58           Avignonesi Vino Nobile di Montepulciano 2010                91           $29         It


59           Donum Pinot Noir Carneros 2010            95           $72         USA


60           Astrolabe Pinot Noir Marlborough Province 2010            92           $28         NZ


61           Produttori del Barbaresco Barbaresco 2007        92           $38         It


62           Concha y Toro Syrah Buin Marqués de Casa Concha 2010            91           $22         Chili


63           Hourglass Merlot Napa Valley Blueline Vineyard 2010   94           $75         USA


64           Rodney Strong Cabernet Sauvignon Alexander Valley Rockaway Single Vineyard 2010 94           $75         USA


65           Joh. Jos. Prüm Riesling Spätlese Mosel Graacher Himmelreich 2011       93           $42         All


66           Macarico Aglianico del Vulture Macari'2007        92           $25         It


67           Natacha Chave Crozes-Hermitage Aléofane 2010            92           $35 Fr


68           Chateau Ste. Michelle Sauvignon Blanc Horse Heaven Hills Horse Heaven Vineyard 2012 USA 90           $15   

     

69           Boutari Naoussa 2009    90           $18 GRECE  

       

70           Marcassin Pinot Noir Sonoma Coast Marcassin Vineyard 2007   96           $125      USA


71           Ashbourne Sandstone Hemel-en-Aarde Valley 2008     93           $25         RSA


72           Shafer Relentless Napa Valley 2010        95           $72         USA


73           Achával-Ferrer Malbec Mendoza Finca Mirador 2011    96           $125      Argentine


74           Lucia Pinot Noir Santa Lucia Highlands Garys' Vineyard 2011       93           $55         USA


75           Domaine Overnoy-Crinquand Arbois Pupillin Vieilles Vignes 2009           93           $49  Fr


76           M. Lapierre Morgon 2011            91           $30         Fr.


77           Dehlinger Syrah Russian River Valley Goldridge 2010     92           $40 USA     

         

78           J.J. Vincent & Fils Pouilly-Fuissé Marie-Antoinette 2011               90           $25         Fr


79           Ken Wright Pinot Noir Yamhill-Carlton District Savoya Vineyard 2010     93           $55 USA   

           

80           Querciabella Maremma Toscana Mongrana 2010            90           $22         It


81           Quinta do Crasto Douro Reserva Old Vines 2010              93           $47         Port


82           Mamete Prevostini Valtellina Superiore Sassella 2009   91           $30         It


83           Caymus Cabernet Sauvignon Napa Valley Special Selection 2010             96           $130      USA


84           Jolie-Pitt & Perrin Côtes de Provence Rosé Miraval 2012             90           $28         Fr


85           Wynns Coonawarra Estate Cabernet Sauvignon Coonawarra Black Label 2010  91           $35 Australie


86           Fontanafredda Barolo La Rosa 2008        95           $96         It


87           Graham Tawny Port 20 Year Old NV       93           $60         Port


88           Pierre Paillard Brut Champagne NV        92           $48         Fr


89           Raymond Cabernet Sauvignon Napa Valley Generations 2009  95           $100      USA


90           Carlisle Zinfandel Napa Valley Hayne Vineyard 2011       93           $48         USA


91           Mastroberardino Taurasi Radici Riserva 2006     94           $75         It


92           Château Larcis Ducasse St.-Emilion 2010              94           $90         FR


93           A.A. Badenhorst Family Swartland 2009               92           $42         RSA


94           Schiavenza Barolo Prapò 2009   94           $60         It


95           Bodegas Alto Moncayo Garnacha Campo de Borja 2010               92           $45         Esp


96           Altesino Brunello di Montalcino Montosoli 2008              95           $120      It


97           Louis Roederer Brut Champagne 2006  94           $78         Fr


98           Château d'Yquem Bordeaux White Y 2011          94           $150      Fr


99           Pierre-Yves Colin-Morey St.-Aubin La Chatenière 2011 92           $48         Fr


100         Badia a Coltibuono Toscana Cancelli 2011            90           $10  It

 

USA 34

France 18

Italie 16

Espagne 9

Portugal 4

Australie 3

Allemagne 3

Chili 3

Argentine 3

RSA 3

NZ 2

Grèce 1

Hongrie 1



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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 11:00

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Le temps est à la consommation massive de choucroute mais le problème c’est que la vraie choucroute est en voie de disparition, sauf bien sûr sur les têtes de quelques dames dans le 16e arrondissement. Même en Alsace selon Marc Haeberlin « À Ribauvillé et à Riquewihr, hauts lieux touristiques, ils ne seraient plus que deux à la cuisiner sur place… »


Les brasseries parisiennes massacrent la choucroute, l’ami Roger Feuilly vous donnera peut-être une bonne adresse mais pour moi le mieux est de se la préparer chez soi avec de la choucroute crue nature et une garniture de charcuterie fraîche, salée ou fumée et des petites patates. 

 

Pour les petits loups et petites louves de Paris je signale que la choucroute originelle désigne le chou fermenté qui est un chou cabus et non pas la platée. Donc si vous voulez retrouver de la vraie choucroute, comme Marc Haeberlin qui s’y approvisionne, vous pouvez commander de la choucroute crue nature, disponible en pots de 500 g, 1 kg,  5 kg, 10 kg et 20 kg chez Arsène et Alice BINGERT à Riedwihr « Comme chaque année, la choucroute du Domaine BINGERT est disponible au mois de septembre pour la choucroute crue, et en octobre pour la choucroute cuite. Parmi les variétés anciennes les plus savoureuses, nous avons notamment sélectionné encore cette saison les semences de choux « Quintal d'Alsace », « Neuropa type Alsace », « Dottenfelderkraut ».link


Bien évidemment la choucroute crue doit être cuite par vos soins. Compter 1 kg pour 5 personnes. Vous l’égouttez dans une passoire puis vous l’essorée à la main. Ensuite dans une cocotte où vous avez mis un gros morceau de graisse d’oie vous mettez votre choucroute que vous mouillez de vin blanc sec et du jus de cuisson des viandes. Vous pouvez ajouter des grains de genièvre, salez légèrement, puis vous laissez mijoter au four 180° pendant 1 H 30 ; à mi-cuisson vous ajoutez les viandes. Un point important, comme la pasta, la choucroute doit être légèrement craquante pas mollassonne. 


Pour la garniture c’est à votre envie mais pour les connaisseurs il faut ajouter obligatoirement du lard fumé, du jarret de porc salé, des saucisses de Strasbourg et des pommes de terre à chair ferme cuites à la vapeur.


Pour l’accompagnement liquide j’avoue que je suis assez porté sur la bière et l’on en trouve de la très bonne artisanale à Paris. Mais bien sûr on peut se siffler des ballons de blancs secs alsaciens ou de tout autre provenance. Si vous n’êtes pas trop  frigorifiés, trop congelés, pour vous décongeler vous pouvez faire le malin en jouant à l’accordeur mets&vins.


Pour ceux d’entre vous qui veulent tout savoir et rien payer ils trouveront ci-dessous de quoi briller dans les dîners en ville.


D’où vient la choucroute ? « Elle vient de façon sûre de l'Est, comme en témoigne sa popularité dans les terres de culture allemande. Mais, on pense actuellement que la choucroute a été apportée de Chine par les envahisseurs mongols de la Horde d'Or qui ont pénétré jusqu'en Europe Centrale, avant de s'installer pour des siècles dans la Moscovie actuelle. Ce mode de conservation avait l'avantage de donner un produit d'assez longue conservation, de bonne qualité sanitaire, et facilement transportable. » chronique de Jean Vitaux


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Le mode de fabrication de la choucroute n’a guère évolué depuis des siècles, « comme en témoigne l'article Sauerkraut de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert : l'étymologie y est expliquée : Sauer signifie aigre, et Kraut, chou. « On commence par couper des choux blancs en tranches extrêmement minces. Les Allemands ont pour cet usage une planche faite comme un rabot, et garnie d'un fer tranchant ; en passant le chou sur cette espèce de rabot, il se coupe en tranches minces, qui sont reçues dans un baquet qui est au-dessous du rabot. Lorsqu'on en a amassé une quantité suffisante, on met ce chou ainsi coupé dans des barils, on en fait des couches que l'on saupoudre avec du sel et quelques grains de genièvre ; et quand le baril est plein on le couvre d'une planche, et l'on met un poids dessus, afin que le chou coupé soit pressé fortement. On met le tout dans une cave, et on le laisse fermenter pendant quelques semaines. Lorsque l'on veut en manger, on lave ces choux, et on les fait cuire avec du petit salé, des saucisses, des perdrix, et telle autre viande que l'on veut »


La choucroute d’Alsace, plat alsacien ancestral bénéficie depuis octobre 2012 d’une IGP. Aujourd’hui, la région de Krautergersheim et les environs de Calmar sont les principales zones de culture des choux pommés à tête blanche, ou quintal d’Alsace. La récolte a lieu de septembre à novembre. Après récolte, le chou doit être transformé rapidement car la fraîcheur du chou est un élément qualitatif de la choucroute d’Alsace où toute altération peut nuire à sa transformation. L’aire géographique de l’IGP choucroute d’Alsace concerne la totalité de la région Alsace.


Pour aller encore plus loin lire M.-C. Montel, C. Béranger et J. Bonnemaire, 2005. Les fermentations au service des produits de terroir. Paris, INRA. pp. 65-71.link 


« La choucroute est née de la rencontre entre une technique de fermentation connue depuis la Préhistoire en Europe du Centre-Est et une variété de plante issue de l'Europe du Sud. Elle est apparue quelque part dans le sud de l'Allemagne ou l'Autriche actuelles, à une époque où y cohabitaient des peuples germaniques et slaves. Les monastères ont dû contribuer largement à l'amélioration de sa fabrication et à sa diffusion. Son invention s'est faite en deux temps. Le Kompst avec des choux entiers a été inventé au XIe-XIIe siècle, et la véritable choucroute de choux hachés apparaît au XVe siècle dans le sud de l'Allemagne. Le mot Sauerkraut est attesté seulement en 1470. L'addition de condiments (genièvre, carvi) a dû être pratiquée très tôt.


Si la choucroute n'est donc pas originaire d'Alsace, elle semble y être arrivée rapidement, puisque le mot de Gumpostkrut apparaît en 1495 dans les comptes de l'Oeuvre Notre-Dame, qui nourrissait les constructeurs de la cathédrale de Strasbourg. Encore faudrait-il être sûr que ce Gumpostkrut est bien notre choucroute actuelle, et non pas des choux bouillis entiers et mis en conserve avec du sel, du vinaigre, de la moutarde et du raifort, comme l'explique une recette alsacienne de 1671. De nos jours, dans certains villages alsaciens, on continue d'ailleurs à cuisiner du Gumbeskrutt à partir de choux bouillis (Voegeling, 1978).


En français, le mot sorcrote est attesté dès 1739, et il apparaît sous sa forme choucroute en 1768. C'est l'adaptation par étymologie populaire de la forme alsacienne surkrut du nom allemand de la choucroute. Il est amusant de constater que l'étymologie populaire a inversé le sens des syllabes, puisque c'est -croute qui voulait dire chou (Kraut), alors que la syllabe chou- vient de sauer, qui veut dire aigre. En italien, l'étymologie populaire a joué dans un sens différent, la choucroute devenant salcrauti, autrement dit "chou salé", puisque crauti est un nom local du chou en Italie du Nord.


La choucroute est restée longtemps confidentielle en France ailleurs qu'en Alsace. En 1802, De Combles parle ainsi du chou blanc : "C'est avec cette espèce de chou que les Allemands font la Saur-kraudt, tant estimée chez eux ; ce mot signifie chou aigre. Tous ceux qui ont un peu voyagé connoissent ce mets si commun chez eux ; ils en font leur nourriture pendant tout l'hiver, cuit avec le petit salé, des saucisses ou du mouton : il est fort peu connu en France ; cependant, comme il se trouve bien des particuliers, surtout dans le militaire, qui s'y sont accoutumés dans les séjours qu'ils y ont faits, je dirai pour leur utilité, la manière de faire cette espèce de confiture."


Mais dès 1835, la chou-croûte est qualifiée d'industrie importante. A Paris, elle figure sur le menu de quelques brasseries alsaciennes à la Belle Epoque. La fin de la Première Guerre mondiale en 1918 voit le retour de l'Alsace à la France, et la choucroute alsacienne fait son entrée en force dans la gastronomie française, avec son cortège de charcuterie. Elle est maintenant un des plats nationaux français, disponible chez tous les charcutiers. »

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 00:09

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En notre vieux pays cocardier et ronchon, on adore brûler ce que l’on a beaucoup aimé ou passer en l’espace d’une soirée du désamour à l’adulation : Shako était ivre de bonheur titrait la presse, un revenant héros de la soirée ce petit parigot exilé par un PSG plein de blé. En 90mn les bleus aux pieds carrés, vilipendés, passaient de l’opprobre à la lumière, Marseillaise entonnée et Champs Elysées bloqués par les supporters de trois pays qualifiés : Algérie, Portugal, France. Fraternité des supporters agitant leurs drapeaux, un coup de pied au cul de la Marine. Je n’ai pas regardé le match mais pourquoi bouder cette ferveur populaire. Bien sûr, la foule est versatile, elle vole au secours de la victoire comme elle piétine les vaincus. Paris, en des temps bien plus lourds, ceux de l’Occupation, à quelques mois d’intervalle, voyait des foules identiques battre le pavé pour le vieux Maréchal puis pour le Général libérateur.


Certes comparaison n’est pas raison mais le désamour dont a souffert ces dernières années le Beaujolais Nouveau, longtemps érigé en réussite économique absolue, donné en exemple, relève du même penchant national à s’emballer dans un sens ou dans un autre et d’effectuer des virages à 180°. Ce qui est sûr c’est que lorsqu’on se laisse emporter par le succès, qu’on se laisse aller à la facilité, le risque est grand de recevoir en retour le désamour des consommateurs. Pour autant, mettre tout le monde dans le même sac, cracher sur les succès passés, jeter au ruisseau tout le Beaujolais Nouveau participe d’une forme de masochisme collectif qui nuit à ceux des vignerons qui travaillent bien et qui sont ceux qui sont à l’origine de la renaissance de cette sympathique appellation. En son temps, en mars 2010 précisément, lorsque les difficultés s’amoncelaient, j’avais lancé l’opération « Grand Corps Malade » pour soutenir le moral en berne des vignerons du Beaujolais.


J’écrivais :

 

« Au tout début de février j’ai reçu dans ma boîte aux lettres ce message d’un de mes lecteurs : « Je suis fils de viticulteurs, petit viticulteur du Beaujolais, métayer, donc loin des grandes dynasties Bourguignonnes. Malgré tout, je suis un amoureux de ce terroir, mais pour être franc je ne vois pas comment le sortir de cette crise qu'il connait. Mon père n'a de cesse de me dire chaque jour que le Beaujolais est perdu et qu'il vaut mieux vendre du Bourgogne ou du Champagne, et je trouve cela très triste. » Et de conclure :


« Je viens vers vous aujourd'hui pour avoir votre avis d'amoureux du vin et surtout de professionnel du vin sur l'avenir de ce Beaujolais, quel est votre point de vue sur sa situation ? » link 


Mais en ce jour de libération du Beaujolais Nouveau laissons de côté les problèmes et intéressons-nous à ce qui fut à la base de son succès planétaire : LA FÊTE. Se retrouver, rigoler, trinquer, refaire le monde, et Dieu sait qu’il en a besoin, arrêter de broyer du noir, lever le coude, sans chichis, boire quoi ! Les bonnes ondes reviennent, même si les temps sont durs, pour le Beaujolais Nouveau c’est le grand retour aux origines, à chaque coin de rue de Paris ce sera aujourd’hui un petit coin de paradis.


Pour donner du champ à mes petites histoires, afin de ne pas ignorer l’Histoire tout court, je vous propose de lire le témoignage de pépés flingueurs du Beaujolais, des pépés du vignoble qui portaient beau leurs 80 balais dans les années 90. Ils sont aujourd’hui disparus mais leur vie perfusée au jus de Gamay porte témoignage de ce que fut le beaujolais au temps héroïques.


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Louis Savoye


« Chez nous, on est vigneron sur la côte de Py à Villié-Morgon depuis  1852. Finalement je suis passé du vigneronnage à la propriété et j’ai toujours fait du morgon. Encore qu’à mes débuts c’était plutôt du primeur de morgon, le primeur de la Toussaint plus bourru  que primeur. Avec Aucœur, un voisin sis aux Rochots, mon cadet qui dépasse à peine les 80 ans, on portait de toute urgence aux cafetiers de Lyon, nos barriques encore en fermentation. Le vin toujours sur ses lies, on le touillait an chemin pour chasser le CO2, le gaz carbonique. À l’arrivée, le vin déposait un rien, bousculé par un cafetier pressé de remplir des pots que la clientèle altérée se dépêchait de vider.


Ce primeur avait de la personnalité, il morgonnait du bout des lèvres, il nous donnait regret, les bonnes années, de ne pas le garder à vieillir confortablement. Mais l’image de marque du beaujolais, invendable autrement qu’en vin de café à boire sitôt fait, a longtemps coupé court à nos velléités d’abandonner le style primeur pour passer au style cru. Cela pouvait se tenter au Moulin-à-Vent historiquement reconnu comme le rival du bourgogne, ou bien dans quelques domaines de Juliénas, Chenas, Fleurie… et encore. Mais pour nous, c’eut été un risque financier que nous ne pouvions assumer à l’époque. Heureusement, d’autres mieux nantis ou simplement plus audacieux l’ont tenté et réussi. Grâce leur soit rendue, nous leur devons, au moment des AOC, en septembre 1937, notre rang de cru beaujolais. Je me souviens qu’à l’époque, on nous avait octroyé 40 hl à l’ha de production, nous pensions ne jamais les atteindre. 30, 32 hl/ha nous paraissaient le bout du monde, l’opulence ! Entre nous vignerons, on se disait : - y sont fous dans les bureaux, mais laisse donc, avec ça on sera tranquille ! Maintenant à moins de 50, 60 hl/ha on pleure misère. Il faudrait que les jeunes se raisonnent, mieux vaut pour garder son âme, 50 hl/ha bons et bien faits plutôt que 65 médiocres bon an mal an. De mon temps, le problème du bon vigneron n’était pas de produire à tout va, mais de vendre à juste prix des vins soignés. »


Jean Desmures (80 ans 5,5 ha de vignes émiettés en 24 parcelles)


« J’ai toujours fait du chiroubles, d’abord comme vigneron à mi-fruits et puis dix ceps par ci, dix ceps par-là, j’ai bâti mon vignoble. Pour le fils, j’aimerais que ça grandisse encore un peu, mais la vigne est chère dans le secteur. De mon temps les enfants naissaient à la maison ou dans les Charités de Beaujeu ou de Belleville. Gamin, je commençais la journée aux aurores, à travailler dans les vignes, puis je filais à l’école. Le vin, aléatoire, ne suffisait pas à nourrir la famille, on faisait la soudure grâce aux vaches… et la culture des gros navets ! Les fameux navets de Chiroubles, plus recherchés alors que notre vin. J’ai passé plus de temps à labourer et traire qu’à tailler. Les choses ont changé quand les enfants ont commencé à naître à Mâcon ou Villefranche dans les hôpitaux et les cliniques spécialisées. Le vin du Beaujolais devenait à la mode. Vers 1967 j’ai vu arriver à l’improviste Georges Duboeuf avec qui je faisais souvent affaire, accompagné d’un M. Lichine… celui-là quel dégustateur, il m’a tout pris. Depuis chez moi, on travaille sinon dans l’opulence, du moins dans la tranquillité, Duboeuf m’embouteille et quand le vin est bon – chez moi c’est toujours bon – il m’en donne un bon prix. »


Louis Desmuls (85 ans habitué à vivoter sur ses 2,5 ha entre Durette de haut et Régnié de bas)


« Autrefois, Lyon et saint6Etienne buvaient tout en primeur, les cafetiers n’étaient pas généreux. Heureusement, on avait les vaches pour la soupe, et le vin, quand ça venait, pour le lard de la soupe. En 1930, j’ai fait en tout sept pièces (de 225 litres) pour vivre, la misère. Pendant quarante ans de mi-février à mi-juillet, c’était les travaux forcés de la taille, de l’échaudage, et tout le reste. Maintenant je ne vois pour ainsi dire personne dans les vignes, les temps ont bien changé ! Pour moi tout a basculé vers 1947, avec l’arrivé du chèque chez le paysan. Ça nous a obligés à l’organisation dans l’exploitation, ce que vous appelez la planification. Le vin s’en est ressenti en mieux. Il le fallait bon pour le vendre aux échéances de la banque… »

Extrait  de Beaujolais vin du citoyen par Henri Elwing chez JC Lattès

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:36

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« Je ne sais pas qui a fait cela. J'ai deux questions : qui et pourquoi? » a déclaré Robert Curbrières qui dit qu’il « n'avait pas fait l'objet de menaces »


Quelle que soit la réponse donnée par l’enquête à la première interrogation de Robert Curbrières, il est clair que les individus qui ont mis le feu, dans la nuit de mercredi à jeudi de la semaine passée à la cave du domaine Ventaillole de Robert et Marie-Claude Curbières, producteurs bio et responsables de la Confédération paysanne de l’Aude sont des criminels de la pire espèce. Ils ont mis sciemment en cause la vie des personnes et rien, absolument rien, ne justifie un incendie volontairement déclenché.


Alors pourquoi ont-ils fait cela ?


Bien sûr, je n’ai pas de réponse mais j’ai le souvenir d’avoir écrit en janvier 2007 une chronique « De la justification de la violence… »


« Permettez-moi, sans référence à l'âge, qui en l'occurrence jeune ou vieux ou entre les deux, n'est ni une excuse, ni un facteur aggravant, de vous donner mon point de vue sur la violence gratuite, délibérée, justifiée comme seule réponse à la violence sociale. Je la récuse absolument dans une démocratie où la liberté de manifester ses opinions est garantie. L'action des Don Quichotte est pacifique, donc respectable. En revanche, que des jeunes chefs d'entreprises - les viticulteurs en sont - au nom d'un syndicat : les JA, reçu très officiellement dans les palais de la République, préméditent et exécutent une action de commando visant une entreprise ou une administration, n'est ni justifié, ni justifiable. 


[…] La violence gratuite et anonyme est l'exutoire des faibles. Dans le cas de notre viticulture, l'absence des responsables jeunes, leur volonté de coller à leurs aînés, explique leur accès de violence. Que la situation présente soit grave, je suis le premier à le reconnaître, mais pour autant je ne vois pas au nom de quoi je trouverais de bonnes raisons à leurs actions violentes. »


Attention cette référence historique ne pointe du doigt qui que ce soit même si les époux Curbières sont des militants syndicaux et des viticulteurs bio. Cependant, vider méthodiquement des cuves, mettre le feu pour tout détruire : 200 m2 de chai 400 hectolitres de vin perdus soit 53 000 bouteilles potentielles et 17 000 bouteilles irrécupérables, détruire le stock d’Edouard Fortin, un jeune vigneron en cours d’installation, encouragé par Rober Curbières, qui vinifiait et entreposait l’intégralité de son stock dans ses bâtiments, fait penser aux sombres abrutis qui malheureusement sévissent encore dans cette région.


Hormis des articles factuels dans la presse régionale je n’ai pas lu, à l’heure où j’écris cette chronique, la moindre réaction syndicale condamnant cet acte criminel et appelant à la solidarité pour Edouard, Marie-Claude et Robert qui ont tout perdu, l’incendie réduisant en cendres le patient ouvrage de ces trois dernières années ; compromettant du même coup leur avenir.


Mes amis JB Sénat et Catherine Bernard m’ont adressé un appel pour :


« Dénoncer ces pratiques criminelles Dénonçons catégoriquement ces actes mafieux, de violence gratuite dans notre région. Nous sommes tous concernés. »


Je m’associe donc à « LA MARCHE DE SOUTIEN».

 

Rendez-vous samedi 23 novembre à 14h30 au stade de Ventenac-Cabardès

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 00:09

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Le camarade Michel Grisard très attaché aux feuilles de vignes et aux cépages modestes s’inquiète du devenir de la collection de vignes au Domaine de Vassal car l'INRA a l'intention de déménager ce conservatoire au Domaine de Pech Rouge, près de Narbonne. Un courrier adressé aux Ministres de l'Agriculture et au ministre de la Recherche tuteurs de l'INRA voilà plus d'un mois n’a même pas reçu d’accusé de réception.


Alors prenant le taureau par les cornes une pétition a été mise en ligne avec des signataires prestigieux, pas moi je ne suis pas prestigieux et que je ne signe jamais de pétition car j’estime que c’est pisser dans un violon. La lire ci-dessous et Michel demande de la signer et de la faire signer par votre entourage et de la diffuser largement autour de vous.


Vous allez me dire que je ne manque pas d’air. La réponse est oui car si je ne signe jamais de pétition j’utilise d’autres moyens à ma disposition.


Pour enfoncer plus encore le clou le 29 novembre à Paris, Porte de Versailles, avec l'association des « vignerons indépendants », à l'occasion du leur salon une table ronde, point presse est organisée pour :


-relancer cette pétition (à cette date Michel espère plusieurs milliers de signatures)


-soutenir les salariés du Domaine de Vassal.


-mobiliser et impliquer, autour du sujet, les professionnels vivants et dépendants de la viticulture.


-créer une association - fondation d’intérêt général pour aider à la sauvegarde de cette fameuse collection de vigne.

 

Un conseil, afin de faire le buzz, attirer les réseaux sociaux je propose qu'une photo de famille des pétitionnaires prestigieux posant nus simplement protégés par une feuille de vigne soit réalisée par un grand photographe travaillant pour le magazine de Beigbeder LUI.


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Et pendant ce temps-là dévoilée hier sur le compte Twitter @RayonBoissons, l'information est officielle depuis hier matin. « Pour accroître leur offre de vin rosé, Vranken et Castel ont décidé de créer une co-entreprise à 50/50 sous le nom de Listel SA.


Vranken apportera à la nouvelle entité son usine de Villeroy (Hérault) avec les deux marques Listel-Gris de Camargue et Billette-Rosé de Provence. Castel mettra quant à lui 42 millions d’euros dans l’affaire. « C’est le fonds de roulement nécessaire au développement de notre activité » a précisé Paul-François Vranken. »


L’objectif à moyen terme : produire 40 millions de bouteilles de vin rosé.


A ce jour, il sort 33 millions de bouteilles de rosé des lignes de fabrication de l’usine de Villeroy. Elles sont consommées à 85 % en France et pour les 15 % restants, exportées sur le continent européen, aux Etats-Unis et au Japon.


Rayon Boissons commente « Dans les faits, Vranken-Pommery Monopole reste propriétaire des domaines et châteaux et assurera à son nouveau partenaire les approvisionnements dont il a besoin. De son côté, Castel prendra en charge la commercialisation des produits. Et pas des moindres. Le groupe de Pierre Castel récupère le leader des côtes de Provence, à savoir Billette, ainsi que la marque emblématique Listel en IGP. Avec ces deux signatures, Castel détient tout simplement 13 références du Top 15 des marques de vins tranquilles vendues en GMS. Sans compter un poids très important sur des segments de marché comme le Bag-in-box® et les marques de distributeurs. Bref, qui dit rosé dit désormais Listel SA ! »link


Votre Taulier ne commente pas ce genre d’union, Vranken est un groupe coté, mais son petit doigt lui dit que le contrat de mariage d’apparence bien équilibré, pour le meilleur et pour le pire on s’embrasse sur la bouche, genre carnet rose avec dragées, sans être un mariage blanc lui semble n’être qu’un premier pas. L’avenir nous dira si la corbeille des mariés ne contenait pas d’autres perspectives que de fournir au groupe Castel l’approvisionnement qualitatif et quantitatif nécessaire à l’application de la stratégie de conquête des marchés internationaux et que ce bon Pierre Castel se contentera d’ouvrir à Vranken-Pommery l’accès à ses réseaux de distribution, plus particulièrement sur les marchés à très fort potentiel, la Chine, la Russie et l’Afrique.


Dans un pilotage à deux il y a un commandant de bord et un co-pilote. Suivez mon regard et à bientôt sur mes lignes.

 

La France possède le plus beau patrimoine viticole au Domaine de Vassal.


Préservons-le, il est en danger !


Lettre ouverte aux Ministres de l’Agriculture et de la Recherche pour la préservation de l’extraordinaire collection mondiale de variétés de vignes du Domaine de Vassal.


Crée en 1876 au sein l’école d’Agriculture de Montpellier, aujourd’hui Supagro, la collection viticole Française de référence a été implantée en 1949, dans l’Hérault, au domaine de Vassal, sur des terrains sablonneux propices à la préservation et à la sélection de vignes exemptes de maladies.


Ce sont aujourd’hui plus de 7500 vignes qui sont collectionnées, représentatives du patrimoine ampélographique de toutes les régions de France, mais également des variétés issues du monde entier.


Sur ce domaine, l’INRA réalise un travail fondamental au service de la profession viticole Française, mais aussi des générations futures. Pourtant cette collection vivante, utilisée au quotidien par les chercheurs, les pépiniéristes et les vignerons, risque de disparaître en l’état et, à tout le moins, de s’appauvrir.


En effet, en vertu d’un principe de précaution, l’INRA étudie depuis quelques années la faisabilité d’un déménagement de cette collection. Sa motivation est double : les vignes sont implantées sur des terrains privés, ce qui engendre des couts de gestion importants et, dans le même temps, avec les aléas du réchauffement climatique, les vignes situées à 1,50m au-dessus du niveau de la mer risquent, d’ici quelques décennies, d’être affectées par une éventuelle remontée des eaux salines du littoral méditerranéen.


Dans ce contexte, le monde viticole Français s’inquiète des décisions qui seront prises dans les prochaines semaines. Les professionnels de tous les pays viticoles et des métiers de la filière viticole Française –pépiniéristes, chambres d’agriculture, interprofessions, vignerons, distributeurs, cavistes, journalistes…- s’insurgent et en appellent aux Pouvoirs Publics quant à l’impérieuse nécessité de conserver l’ensemble de la collection constituée au fil du temps et aujourd’hui encore enrichie de vieux cépages orphelins retrouvés. Il n’est pas concevable que, dans un mouvement précipité et faute de temps et des moyens adéquats, un déménagement se traduise par une perte de la richesse végétale patiemment engrangée depuis 140 ans.


C’est pourquoi nous demandons des garanties et proposons trois actions concrètes :


1/ Nous proposons qu’une dernière médiation puisse être engagée entre l’Etat, la direction de l’INRA, les collectivités territoriales et le groupe Vranken, propriétaire du foncier du domaine de Vassal, pour pérenniser la collection sur le site et en améliorer le fonctionnement.


2/ Nous demandons que l’Etat s’engage sur une sauvegarde totale des collections implantées au Domaine de Vassal. Si le principe d’un déménagement devenait inéluctable, nous souhaitons que l’Etat donne en effet à l’INRA les moyens de pouvoir le réaliser dans les meilleures conditions, sur un site unique, approprié et exempt de phylloxera. Ce déménagement devrait être réalisé sur une durée longue permettant la replantation des vignes en toute sécurité, mais aussi en assurant la disponibilité des personnels mobilisés par cette démarche afin qu’ils poursuivent, dans le même temps, leurs activités de recherche, de conseil et de suivi technique, dont celui du vignoble.


3/ Nous suggérons enfin la création d’une Fondation pour la Sauvegarde du Patrimoine Ampélographique Français, qui aurait pour objet : de contribuer à la permanence, au rayonnement et à la valorisation nationale et internationale de la collection ampélographique française, y compris sur un plan économique, de regrouper et d’impliquer les vignerons Français, les structures professionnelles concernées, les collections ampélographiques régionales et les associations de préservation de la diversité viticole, d’accompagner durablement les démarches entreprises par l’INRA et par l’ensemble de la filière technique, de participer au financement conjoint de la collection.


Ces propositions permettraient de mieux répondre à la demande croissante des amateurs de vins, qui, lassés par une standardisation où 30 cépages représentent 70% de la production mondiale, souhaitent découvrir des vins issus de cépage locaux, originaux et historiques. Dans cette perspective, le rôle important de cette collection prend tout son sens.


Madame et Monsieur les Ministres, il s’agit là  de bâtir l’avenir d’un secteur économique national de référence, par la préservation d’un trésor de biodiversité unique au plan mondial qui, de fait, concerne l’Humanité toute entière.


Les signataires


Michel Grisard. Président du Centre d’Ampélographie Alpine Pierre Galet

Olivier Poussier. Meilleur Sommelier du monde 2000

Nicolas Joly. Président de l’association Renaissance des Appellations

Philippe Meyer. Président de la Rencontre des Cépages Modestes

Eric Rominger et Jean-Michel Deiss. Président et dirigeant de l’association Vigne Vivantes d’Alsace

Marc Parcé. Membre de l’association SEVE et du Comité National de l'INAO

André Mercier. Président des Vignerons Ardéchois

Jean-Luc Etievent. Président du Conservatoire International des Cuisines Méditerranéennes

Guy Kastler. Délégué général du Réseau des Semences Paysannes

Claire Julien. Coordinatrice de la Fédération Nature & Progrès

 

Correspondance à adresser au Centre d’Ampélographie Alpine Pierre Galet

Musée régional de la Vigne du Vin. 46, rue du docteur Veyrat. 73800 Montmélian

Michel Grisard. Président link

Michelgrisard@wanadoo.fr  Tel : 06 15 38 50 61 


 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 11:00

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Cher François Pinault,


En 2012 vous avez réalisé votre rêve vous avez acquis une ouvrée (4.28 ares) de montrachet tout près du Château de Puligny-Montrachet, pour l’épaisseur du trait, un petit 1 million d'euros et vous avez ajouté à ce pécule 2 ouvrées de grand cru bâtard-montrachet aux environs de 900 000 € chacune.


Vous étiez déjà implanté en Bourgogne au travers du Domaine Eugénie, ex Domaine Engel acheté 13 millions d'euros en 2006, à Vosne-Romanée, soit 6 hectares dont 2.5 de grands crus.link


Bref, vous aimez le vin et la Bourgogne, ce qui est méritoire pour le propriétaire de château Latour. Alors je me permets, puisqu’en 1998 vous vous êtes adjugé 29,1% de Christie's International Plc pour une somme qui devait à l’époque représenter environ 1,6 milliard de francs, de demander aux manieurs de marteau de la vente des Hospices de Beaune de cesser de nous prendre pour des veaux.


Des veaux !

 

Dans son livre « De Gaulle, mon père », Philippe de Gaulle indique que le général a utilisé ce qualificatif en 1940 à Londres, après la signature de l'armistice entre la France de Pétain et l'Allemagne. Le général aurait dit : Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent. »


Certes, mais il n’empêche que l’utilisation de la bétaillère n’est plus de saison depuis les directives communautaires à propos du confort des animaux. Vous allez me dire que vos gars au marteau ils font le boulot car, comme chaque année, ils pètent tous les records. Cette année 6,3 millions d’euros ont été atteint à l'occasion de la 153e vente.


Mais comme le fait remarquer le président des négociants, Louis-Fabrice Latour, c’est la pièce des présidents qui est un symbole essentiel de la vente des vins des Hospices et il a regretté que pour la troisième année consécutive, Christie’s ne s’investisse pas davantage : « On demande qu’ils s’y intéressent un peu plus, car ils ont accès à une brochette d’amateurs qui achètent des œuvres d’art à des prix incroyables. On ne les voit pas dans la salle. On demande aussi, depuis des années, que la pièce de charité soit un grand cru rouge pour monter plus. Donnez-nous un mazis-chambertin ou un clos de la roche et vous verrez  ! »


Mou du genou vos gars, sans doute faudrait-il les commissionner pour qu’ils mettent un peu plus d’ardeur à la tâche ?


Un peu plus d’humanité et de convivialité dans cette vente de charité ne serait pas du superflu mais c'est sans doute trop leur demander. Moi ce que j’en dis c’est pour causer mais ce n’est pas la peine de nous inviter si c’est pour nous parquer comme des veaux.


« Face à un supérieur, tu peux commettre trois erreurs,


Parler quand on ne t’y invite pas : c’est signe que tu te précipites trop.


Te taire quand il faudrait parler : c’est signe que tu caches quelque chose.


Parler sans prendre garde en premier aux expressions de son visage : c’est signe que tu es aveugle ! »


Confucius


Je suggère au maire de Beaune, pour la prochaine édition de la Vente de vous inviter cher François Pinault vous qui êtes un grand amateur d’art contemporain vous serez sans aucun doute fasciné par la modernité de la salle de presse plus proche du style Minitel du bar des Voyageurs de Romorantin dans les années 80 que du MOMA de New-York. Impossible de Twitter mieux valait tenter de communiquer avec le télégraphe Chappe.


Moi je me suis tiré boire un vin chaud dehors, du chardonnay qui plus est. C’était plus sympathique que le triste spectacle de la salle sous bonne garde, des gardes-chiourmes bien sûr.


Je m’en tiens là, cher François Pinault, comme vous le savez les réseaux sociaux ce n’est que du pipeau mais de grâce dites à vos manieurs de marteau de cesser de nous jouer du flutiau lors des conférences de presse. Amateur d’humour anglais je le suis moins du foutage de gueule.


Mes meilleures salutations.


 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 00:09

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Dans le Bien Public de Dijon, qui porte bien son nom, c’est simple comme une annonce rassurante et bienveillante « 2013 restera une année très difficile dans la mémoire des viticulteurs. Cependant, la qualité constatée du millésime semble récompenser leurs efforts. », et de citer Dominique Prieur du domaine Michel Gay&Fils de Chorey-les-Beaune « Nous sommes très contents. Ce fut une très belle récolte. Nous avons conclus nos traitements correctement, même en ce qui concerne la pourriture. Certes, le rendement est bon, pas grandiose, mais bien supérieur à l’année dernière lors de laquelle nous avions 50% de pertes. » Bruno Colin d’Aloxe-Corton renchérit « Vu les circonstances, cela ne se termine  pas trop mal. Nous sommes relativement confiants. Après toutes ces galères, on peut dire qu’on a réussi. »


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Infos-Dijon, est un peu plus sceptique « La crise est là. Mais, dans le monde du vin de Bourgogne, on relativise.


Alors que Beaune préparait la très (trop ?) médiatique vente aux enchères des hospices organisées par la maison Christie’s, les forces vices du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) a mis en avant les grandes perspectives du vin bourguignon dans le monde et le bilan de l’année 2013.


Marqué, comme chacun le sait en Côte-d’Or, par des aléas météorologiques dont les vignerons se seraient bien passés. Visiblement, l’épisode n’aura pas eu les répercussions que l’on pouvait craindre.


Roland Masse, le régisseur du domaine des hospices de Beaune ne manquait pas de citations de visiteurs beaunois asse élogieuses : « agréablement surpris », « très bon millésime » ou encore « critiques positives » n’ont pas manqué d’alimenter son discours d’introduction. On le comprend aisément… »


Eu égard à mon niveau de dégustateur je me suis bien sûr abstenu de mettre mon nez dans les verres du millésime 2013. Je laisse ce soin à ceux dont c’est le métier en notant cependant que certains beaux nez se gardent bien de descendre jusqu’aux vins vendus au négoce bourguignon, eux ne connaissent que les vins de vignerons. Ne tournons pas trop autour du pot le millésime 2013 ne frisera pas les sommets sans pour autant se retrouver dans les abîmes mais ce qui va être paradoxal c’est que les prix vont flamber pour un millésime que nous qualifierons d'honnête.


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photo Infos-Dijon

Normal, sur tout marché de produits de base la pénurie provoque une surchauffe des prix. Qualifier le vin de Bourgogne de produit de base va faire lever bien des cheveux au-dessus des têtes des grands amateurs mais nous sommes ici sur le marché du vrac qui répond à tous les critères de ce type de marché. Lors de la conférence de presse, Louis-Fabrice Latour, président de l’Union des maisons de vins de Bourgogne, l’a dit sans détour « les volumes vont baisser alors que les valeurs vont augmenter » dans les mois à venir, les vins de Bourgogne à l’export ayant connu fin septembre une hausse de 1 % en valeur et une baisse de 4 % en volume sur les neuf derniers mois. La campagne d’achat des vins sur les blancs a commencé avec 20 à 30 % de hausse sur les prix »


C’est la fin pour lui des vins à 10 € la bouteille a-t-il lancé avant d’ajouter « Le négoce bien conscient de ce mouvement général se demande comment il pourra faire accepter ces hausses, sans nuire à l’image du bourgogne. Et si en 2014, la récolte revenait à des volumes normaux ? Je crois qu’il faudrait au moins deux récoltes pour faire baisser les prix. Le défi nous attend en 2014 pour faire accepter les hausses de prix face à la pénurie »


Paroles de négociant, plus chaud pour les baisses que les hausses de ses prix d’achat, diront les vignerons qui ont vu leurs charges d’exploitation galoper et leurs volumes dévisser. Faux-débat puisque la campagne d’achat est haussière, le négoce veut se couvrir et est lui-même responsable du mouvement des prix. Le point important n’est pas là, il se situe sur le plan de la compétition internationale où, sur ce type de vins d’entrée de gamme, à qualité égale voire même supérieure, des vins concurrents à des prix plus raisonnables risquent de prendre la place des vins bourguignons.


Tel est bien le défi évoqué par Louis-Fabrice Latour.


La récolte 2013 a été médiocre. Les viticulteurs craignent la concurrence américaine ou chilienne titre l’article de Laurence Girard © Le Monde


 «  La situation est tendue », reconnaît Pierre-Henry Gagey, président de la maison Louis Jadot, mais aussi président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), alors que le round d'observation se poursuit entre viticulteurs et négociants pour fixer les prix. Le faible niveau des cuves après la vendange tardive de 2013 fait monter la pression. « Une année normale, la récolte de vins de Bourgogne représente de 1,45 à 1,5 million d'hectolitres. Cette année, elle devrait se limiter à 1,2 million d'hectolitres. Moins que les 1,25 million de 2012, qui était déjà l'une des plus petites années depuis 2003 », estime M. Gagey.


La demande de vins de Bourgogne reste, elle, très soutenue. Selon le BIVB, les ventes dans les grandes enseignes de distribution en France ont atteint un record de 239 millions d'euros (37 millions de bouteilles) entre septembre 2012 et août 2013. Les exportations ont connu une légère hausse de 1,4 % sur les huit premiers mois de l'année, à 460 millions d'euros. Sur le plan de l’export, le décalage entre les rouges et les blancs est patent. Alors que, sur les volumes, les blancs grimpent de 9%, les rouges s’écroulent avec -6%.


Tout concourt donc à nouvelle hausse des prix, après celle de 2012. La spirale est enclenchée dans les appellations pourvoyeuses des gros volumes dont les disponibilités sont les plus faibles : mâcon, chablis et pouilly-fuissé. « La pièce de pouilly-fuissé se négociait en vrac à 900 euros en 2011, son prix est monté à 1 300 en 2012, et il est actuellement à 1 600 euros. Certains viticulteurs veulent aller à 2 000 euros », explique Frédéric-Marc Burrier, président de l'Union des producteurs de pouilly-fuissé. Pour les crémants, une belle récolte et les prix restent raisonnables.


Mais que les grands amateurs se rassurent LF Latour précise que pour le nec plus ultra des vins les 4 à 5 années de stocks permettront de lisser les prix.


Ainsi va la vie du vin, des vins qui, contrairement aux grands pondéreux s’échangeant et se cotant sur les marchés à terme, voient leurs prix se jouer dans des têtes à têtes entre les acheteurs du négoce et les vignerons. La qualité intrinsèque des vins, la valeur du millésime réelle ou ressentie, l’état des trésoreries, sont un ensemble d’éléments qui joueront lors de l’achat d’approvisionnement mais qui ne pèseront pas très lourd dans l’attractivité de ces vins au stade du consommateur. En effet, à ce niveau de produit, n’en déplaise aux grands amateurs, les consommateurs privilégient le prix.  C’est aussi vrai sur le marché domestique que sur la plupart des pays où la Bourgogne exporte.


L’inquiétude de LF Latour pour 2014 n’est donc pas feinte «  Il n'est pas aisé de faire passer des hausses dans le contexte économique actuel »


L’euro fort sur le marché US, l'enquête antidumping engagée par Pékin sur les vins européens, les consignes du Gouvernement chinois pour aller un peu moins vers l’ostentatoire, la faible reprise de la croissance dans la zone euro, la morosité des ménages français, sont autant de facteurs anxiogènes.


Même s’il ne représente pas à lui seul l’état de santé de l’ensemble des vins Français ce pouls de la Bourgogne est intéressant. En effet, le négoce bourguignon, contrairement à celui de Bordeaux, n’a pas tout misé sur la Chine en jouant sur la diversité de ses débouchés à l'export pour limiter les risques. La Chine et Hongkong ne représentent que 6 % des exportations. Ce sont bien sûr des marchés d'avenir mais le moindre hoquet économique ou protectionniste de l’ancien Empire du Milieu risque de faire tousser fortement notre économie viticole par des effets de replis massifs de vins sur un marché domestique déjà pas très rémunérateur.

 

Une grande banque américaine avec des données macro-économiques mal digérées prévoyait une future pénurie mondile de vin dans les années à venir. Les grands équilibres du marché mondial du vin ne s’apprécient pas ainsi. Le vin, les vins ne s’additionnent pas comme les patates ou les quintaux de blé, il faut apprécier avec un degré de finesse qui va jusqu’à l’analyse des fondamentaux de la Grande Bourgogne. Loin des effets médiatiques de la vente des Hospices d’autres parties se jouent et il n’est pas inutile d’aller en apprécier les éléments au plus près des acteurs.


C’est ce j’ai tenté de faire ce dimanche en me promettant bien sûr de ne plus mettre les pieds dans la bétaillère de Christie’s où je n’ai strictement rien à faire sauf à descendre dans le parterre pour me muer en enchérisseur mais ce n’est pas demain la vieille. La suite dans la chronique qui suit.


Avertissement de mon hébergeur : Maintenance sur des serveurs mardi 19/11/2013

Une opération de maintenance sur nos serveurs entraînera les perturbations suivantes le mardi 19 novembre entre 10h et 12h :

– Interface d'administration des blogs inaccessible

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 08:49

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Ce matin je donne un carton rouge à Christie’s pour son mépris à l’égard de tout ce qui n’est pas porteur de pognon pour la manière scandaleuse dont elle nous a fait entasser dans une tribune bétaillère à la Vente des Hospices de Beaune. Pire que le métro aux heures de pointe avec en bonus une flopée de gros bras dignes d’une milice privée, bravo les gars pour une vente de charité c’est tout à fait conseillé. La presse, pire la presse du vin, ils s’en foutent, ils s’en moquent et, après tout, sans doute sont-ils dans le vrai mais moi qui ne suis qu’un petit blogueur de m… je ne vois pas ce que j’irais faire dans une manifestation qui nous traite ainsi : pas de Wifi, aucune visibilité, sono rachitique, ce n’est même pas un carton rouge que je leur décerne mais une radiation définitive.

 

On ne m’y reprendra plus, fini le côté bon enfant sympathique qui régnait auparavant, plus possible d’approcher qui que ce soit, ambiance glaciale loin des envolées de Lucchini, l’ordre règne dans la Halle de Beaune. À terme, je ne vois pas pourquoi les enchérisseurs feraient le déplacement : vive la dématérialisation ! Je me doute que vous vous en fichez comme de votre première chemise, et vous avez raison, mais le fossé se creuse entre la fête populaire dans les rues de Beaune et le bocal de la Halle géré par Christie’s pour son propre compte et le plus grand bénéfice de son image internationale.

 

Question : Michel Bettane, depuis combien de temps suivez-vous la vente et que pensez-vous de l'évolution des dernières années ?

 
"Je viens depuis 30 ans environ. La vente est plus aseptisée, plus policée, mais elle est aussi devenue extrêmement ennuyeuse. Il n'y a plus le crieur, plus les enchères à la chandelle, les noms des acheteurs ne sont plus donnés dans la salle. C'est sans aucun doute plus professionnel, plus efficace, mais c'est beaucoup moins bourguignon qu'avant. Et puis je n'aime pas ce principe des acheteurs au téléphone, en ligne avec les gens de chez Christie's. Ces acheteurs existent-ils vraiment toujours ? Sont-ils parfois utilisés opportunément pour faire monter les cours ? J'ai des doutes."

 

in Bourgogne Aujourd’hui link

 

Reste heureusement la conférence de presse, salle des pôvres, mais là encore si ce n’est plus LF Latour qui nous livre son analyse du marché je ne suis plus bien sûr de l’intérêt qu’il y aurait à y aller. Tout ça n’engage que moi bien sûr ! Pour cette année j’y reviendrai dans une prochaine chronique sur le niveau des prix des vins de Bourgogne.


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Plus « sérieux » est l’accession à la première marche du podium du Top 100 du Wine Spectator d’un vin espagnol Imperial Rioja Gran Reserva 2004 95 POINTS  $63. Je suis intimement persuadé que le texte ci-dessous va mettre Vincent Pousson en lévitation.


“Over the past 20 years, Spain has experienced a dramatic upheaval in its deeply rooted wine industry. The epicenter of this revolution in style and character has been the country's most prestigious wine region, Rioja.


Beginning in the 1990s, a vigorous debate pitted traditionalist bodegas against a new wave of vintners. Should Rioja maintain the supple, elegant style that had flourished since the early 20th century? Or adopt a richer, more structured approach more in harmony with the world's other great reds?


Though the polemics have been fierce, a few producers have found a middle ground that is rooted in history yet open to innovation. Among them, the benchmark bottling, for its pedigree and consistency, may be the Cune Imperial. "I feel Imperial falls in the middle of the traditional/modern divide," says Cune CEO Victor Urrutia, a member of the family that has owned Cune for five generations.”


La suite ICI link 

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