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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 06:00

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Je n’avais jamais vu le Milliardaire 1960 réalisé par George Cukor 1h59 avec Marilyn Monroe, Yves Montand, Tony Randall.

 

Comédie musicale

 

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Je ne suis pas fan des comédies musicales mais mon petit doigt me dit, mes souvenirs de lecture de Cinémonde, qu’il doit y avoir anguille sous roche entre l’explosive Marylin et le grand Yves.

 

Télérama via Cécile Mury aime

 

Un théâtre de Broadway s’apprête à monter une revue caricaturant plusieurs célébrités. Jean-Marc Clément, milliardaire d’origine française, apprend qu’il fait partie des victimes. Piqué au vif, il se rend incognito à une répétition…

 

Bien au chaud sous un pull irlandais, le cœur de Marilyn Monroe appartenait alors à « papa ». Le monde entier admirait ses entrechats gracieux et maladroits, se berçait aux inflexions ouatées de sa voix magnifique. Une chanson de Cole Porter, un morceau de bravoure au panthéon du music-hall : c’est tout ce qui reste, ou presque, dans la mémoire collective. Plus, sans doute, l’écho lointain de quelques potins sur sa rencontre avec Yves Montand. Pourtant, même si le french lover semble curieusement emprunté, cette pétillante comédie ne se résume pas aux trois scènes qui en ont fait un mythe. George Cukor taquine subtilement la notion de célébrité, joue au jeu des impostures : vraies-fausses vedettes, guest stars dans leurs propres rôles (Gene Kelly, Bing Crosby), mensonges galants à l’ombre de Marivaux. Le propos est drôle, léger, avec ce brin d’amertume sans lequel une comédie n’est pas tout à fait réussie.

 

Suis alors allé fouiner du côté de Paris Match que je lisais à l’époque chez les Remaud et le 16/02/2017  Marilyn Monroe et Yves Montand : récit d'une liaison dangereuse ICI

 

Plus de 50 ans après, Paris Match vous propose une plongée dans les archives d'une liaison mythique d'Hollywood: celle qui a uni, le temps d'une idylle, Marilyn Monroe à Yves Montand.

 

Début des années 60, Marilyn Monroe se prépare pour son prochain rôle dans «Le Milliardaire ». L’actrice aux cheveux peroxydés est déjà une star mythique, une icône. Elle est aussi une femme qui s’ennuie, aux côtés de son intello de mari, Arthur Miller. Lors d’un dîner mondain, elle est placée à côté du «French Lover», Yves Montand. Sa fougue italienne et son élégance française la bouleversent. Elle doit le revoir. L’actrice tanne alors les producteurs du film pour engager un acteur, un seul. Pas Gregory Peck, ni Fred Astaire ni Rock Hudson. «Je choisis Montand!», s’exclame-t-elle à l’époque. «Il ressemble à Di Maggio», le mari qu’elle n’a jamais pu oublier. L’équipe réécrit un peu le scénario et engage Montand.

 

Rendez-vous bungalow n°20

 

Quelques semaines plus tard, Marilyn débarque à Los Angeles. Avec elle, son mari, Arthur Miller. Ils posent leurs valises dans le bungalow n°20 d'un complexe immobilier. Yves Montand et Simone Signoret s'installent face au couple, bungalow n°21. Les deux couples dinent ensemble chaque soir, enveloppés de l’air chaud des rives californiennes. Les affinités se dessinent. Simone et Arthur parlent politique quand Yves et Marilyn échangent des regards de plus en plus étoilés. Simone Signoret le sent, son mari ne peut résister à la lumière de cette déesse fragile. Derrière le sourire de politesse de la Française perce peu à peu les nuages qui vont embrumer leur «merveilleuse complicité». Pourtant, elle doit partir. Elle est appelée en France pour tourner un nouveau film. En même temps, Arthur Miller s’envole pour l’Irlande.

 

On ne pouvait résister

 

La suite ICI très belles photos

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Marilyn Monroe attendait-elle un enfant d'Yves Montand ? ICI

VIDÉO - La photographe Frieda Hull aurait affirmé, avant sa mort survenue en 2004, que l'actrice américaine était tombée enceinte. Son partenaire français dans le film Le Milliardaire de George Cukor en aurait été le père. 

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 06:00

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Cette chronique de WE devrait satisfaire PAX pour 3 raisons, il est architecte, il adore Bernard Arnault, et elle ne lui prendra pas la tête.

À mon arrivée à Paris nous logions rue Mazarine, il me suffisait de traverser le Pont-Neuf pour aller marauder à la Samaritaine, et pour sûr qu’on trouvait de tout à la Samaritaine, même des liquettes de pépé.

 

« Une casquette à rabats et le caleçon et la liquette en flanelle… J’étais resapé magnifique! » L.F.Céline, Mort à crédit, 1936.

 

C’était bon enfant, un peu foutraque, mais le lieu était superbe : grand escalier Art Nouveau, magnifiques décors, céramiques, lucarnes, décors composites des poteaux, élégantes marquises, l’atrium, le dôme, les stores éternels, la spectaculaire verrière de 1000 m2 qui affichait en majesté son paon emblématique, les dalles de verre, les laves émaillées, les  bronzes, les stucs, les peintures, les frises, les dorures… il m’arrivait de me perdre car il y avait 4 magasins.

 

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L'art nouveau au début du siècle et l'art Déco dans les années 1930.

 

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La Samaritaine est fondée en 1869 par Ernest Cognacq (1839-1928) et son épouse Marie-Louise Jaÿ (1838-1925), à la place de l’ancienne Pompe à eau de la Samaritaine située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV qui alimentait Paris. Parti d’un petit commerce, le magasin prospère. S’inspirant du modèle du Bon Marché, le couple Cognacq-Jay ouvre en 1900 les Grands Magasins de la Samaritaine. Chaque rayon est géré par un véritable petit patron autonome. Cette immense boutique invente et adapte des techniques commerciales nouvelles. Marchandage banni, organisation des lieux en rayons, possibilité de manipuler les articles puis crédit à la consommation et même vente à distance…

 

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La Samaritaine était le grand magasin parisien le plus important en surface de vente avec ses 48 000 m2, devançant de peu les Galeries Lafayette et Le Printemps. Son slogan publicitaire, appuyé d’une importante campagne publicitaire dans les années 1960, est resté dans la mémoire collective des Parisiens : « On trouve tout à la Samaritaine ».

 

Et la formule “prend”. Les recettes passent de 840.000 francs en 1874 à 1,9 million en 1877 puis 6 millions en 1882, 17 millions en 1888, 25 millions en 1890 et 40 millions en 1895. En 1925, elles dépassent le milliard de francs.

 

Avec le succès de l’entreprise, des pâtés de maison entiers sont rachetés. Au fil de ses agrandissements, la Samaritaine compte en tout quatre bâtiments numérotés de 1 à 4. C’est le plus vaste des grands magasins parisiens.

 

Le magasin n° 2 est le plus vaste et le plus intéressant. La partie la plus ancienne occupe le périmètre situé entre la rue de la Monnaie, la rue Baillet, la rue de l’Arbre-Sec et la rue des Prêtres Saint-Germain-L’auxerrois. Cette partie est construite entre 1903 et 1907 par l’architecte Frantz Jourdain. Sa décoration extérieure, dans l'esprit de l'Art nouveau, fut confiée au décorateur Francis Jourdain (fils de l'architecte), au peintre Eugène Grasset, au ferronnier Édouard Schenck et au céramiste Alexandre Bigot.

 

Un vaste hall est entouré de six étages de galeries et coiffé par une verrière. Les splendides escaliers Art nouveau relient les niveaux. Frantz Jourdain emploie du fer pour la structure métallique. Séduit par le style Art nouveau, il fait habiller les façades d’ornements polychromes : enseignes en mosaïques, frise de motifs floraux aux tonalités jaunes et vertes, laves émaillées fleuries sur fonds orangés.

 

En 1925, Frantz Jourdain s’associe à l’architecte Henri Sauvage pour concevoir une extension du magasin n° 2 : la façade est tournée vers la Seine sur le quai du Louvre et présente balcons et étages à gradins. L’enseigne "SAMARITAINE" se lit sur le toit. Cette partie Art déco est constituée d’une charpente métallique habillée de pierre. À la demande de la commission esthétique de la Ville de Paris qui ne voulait pas d'éléments métalliques à proximité du Louvre, la charpente en acier fut alors habillée d'une pierre de couleur crème.

 

Le magasin n° 1, en triangle très étiré, est situé sur la parcelle située entre la rue de la Monnaie, la rue du Pont-Neuf et la rue de Rivoli. Sa façade sur la rue de Rivoli est la plus pittoresque. Datant de 1912, elle présente un décor Art nouveau semblable à celui du magasin n° 2.

 

Le magasin n° 3 est situé sur la parcelle entre la rue de Rivoli, la rue du Pont-Neuf et la rue Boucher. Réalisé en 1932 par Frantz Jourdain et Henri Sauvage, il reprend de manière plus épurée l’ornementation et les formes géométriques de l’extension du magasin n° 2, dans un style Art déco. Il est réalisé en six mois grâce à une technique de préfabrication. A l’extérieur, des plaques de marbre rosé masquent la charpente métallique.

 

Le magasin n° 4 est le moins intéressant d’un point de vue architectural. Occupant le périmètre entre la rue de Rivoli, la rue de la Monnaie, la rue de l’Arbre Sec et la rue Baillet, il est constitué d’une succession de façades d’immeubles anciens, dont les volumes sont réunis. Il a été en grande partie rasé dans l’attente de la reconversion de la Samaritaine.

 

Après la disparition des époux Cognacq-Jay, qui créent une fondation caritative à leur nom, leur petit-neveu Gabriel prend les commandes de la Samaritaine, suivi de la famille Renand après la seconde Guerre mondiale. La formule “on trouve tout à la Samaritaine” sacre de nouvelles années fastes.

 

Le déplacement des Halles à Rungis lui aurait porté un coup en réduisant fortement l’activité au centre de Paris pendant un temps.

 

Le chiffre d’affaires de la Samaritaine décline de 6% entre 1990 et 1999 pour atteindre 300 millions de francs en 2000, alors que les autres grands magasins parisien au contraire voient leur chiffre d’affaires progresser de 9% au cours de cette période, note l’Atelier parisien d’urbanisme dans une enquête datant de 2007. Un tiers des effectifs sont réduits. Le magasin 3 est loué à Etam en 1998.

 

En 2001, LVMH déjà propriétaire du Bon Marché, investit 230 millions d’euros et en acquiert la majorité. Deux autres magasins sont loués à Kenzo et Séphora ainsi qu’à Zara. En juin 2005, la direction décide de fermer les lieux suite à un avis préfectoral pointant du doigt la vétusté des lieux et des risques en cas d’incendie.

 

Au moment de la fermeture, plus de 1400 personnes travaillent à la Samaritaine. Entre 10.000 à 20.000 clients viennent tous les jours, un peu plus de la moitié sont des Parisiens. La part des touristes (12%) est moins élevée que dans les autres grands magasins, toujours d’après l’Apur qui note: « il s’agissait d’une clientèle moins aisée que celle des autres grands magasins. »

 

Et puis, BERNARD ARNAULT, sur son beau Cheval Blanc, déclara :

 

« Je suis heureux et fier que La Samaritaine, à laquelle les Parisiens ont toujours été très attachés, retrouve sa beauté et son rayonnement... Je crois pouvoir dire aujourd’hui que La Samaritaine de demain sera plus belle que jamais, retrouvant toute sa place au centre de Paris ».

 

La Com. carbure pour l’ouverture en avril :

 

Un hôtel Cheval Blanc Paris un hôtel, qualifié de « plus bel hôtel urbain du monde », de 26 chambres et 46 suites, un hôtel pensé comme une maison une très grande maison, chef d’oeuvre de l’Art Déco, qui cachera en ses murs un… appartement de 1000 m2 avec piscine privé, un spa, un restaurant gastronomique confié au chef Arnaud Donckele et au chef pâtissier Maxime Frédéric et d’autres offres gastronomiques entre le rez de-chaussée et les terrasses du 7è étage.15 000 m2 de bureaux. 96 logements sociaux confiés à Paris Habitat. Une crèche de 80 berceaux «Les petites canailles».

 

LA SAMARITAINE PARIS PONT-NEUF 2020 –  » ON TROUVE(RA) TOUT À LA SAMARITAINE  » – OUVERTURE ATTENDUE AU PRINTEMPS ICI 

 

Vous comprendrez que je n’y mettrai pas les pieds.

 

SOURCE : ICI  

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 06:00

 

Il était une fois un gars baguenaudant dans les travées des Anonymes, pas les AA, alcooliques anonymes, mais les anonymes érecteurs de vins poilus qui puent à l’attention de chevelus et de barbus, à Angers, au lieu de continuer de licher, laissant en plan ma dégustatrice patentée, je me suis arrêté au rayon des livres.

 

La corne de vache et le microscope - Christelle PINEAU

 

L’air dégagé de celui à qui on ne la fait pas, je feuilletais la corne de vache et le microscope de Christelle Pineau, en indiquant à la jeune femme assise derrière la table que ça dépassait largement ma comprenoire. La dite jeune femme afficha un large sourire en me répondant « monsieur Berthomeau, Christelle Pineau, l’auteur… » Mon Dieu que j’avais l’air couillon, je balbutiai des banalités, indiquai que j’avais lu son interview au LeRouge&le Blanc, que j’allais acheter son livre. « Vous souhaitez une dédicace ? » Je répondais oui mais à l’attention de … »

 

De retour à la maison, perdu face à une montagne de livres je repoussais chaque jour le moment de me jeter dans cet ouvrage savant.

 

Me contenter de la 4e de couverture ne serait pas convenable.

 

La corne de vache et le microscope

Le vin « nature », entre sciences, croyances et radicalités

Christelle PINEAU

 

Dans les années 1980, des vignerons en dissidence avec le modèle vitivinicole productiviste et l’utilisation de produits chimiques de synthèse ont transformé leurs pratiques pour devenir des vignerons « nature ». Très implanté en France, ce réseau ne cesse depuis d’engendrer de nouveaux adeptes.

 

Cette nouvelle paysannerie militante et hétérogène fonde son identité commune sur le respect des sols, du milieu, privilégiant les actions de prévention dans le but de tendre vers une autonomie du végétal et des vins. Chaque étape nécessite un investissement total de ces « vignerons-chercheurs » qui peuvent avoir recours à la biodynamie (compost fait à partir de bouse de vache introduite dans des cornes par exemple) et/ou à la microbiologie (observation des levures indigènes au microscope). Par-delà les frontières des savoirs renvoyés soit dans les catégories du sensible ou de l’ésotérisme, soit de l’intelligible ou de la raison, ils tissent des liens.

 

Phénomène de société éphémère pour les uns, point de départ vers une redéfinition des façons de faire et de boire du vin pour les autres, les vins « nature » s’invitent dans les débats sur l’écologie et la santé publique. Entre attraction et répulsion, ils provoquent des réactions contrastées, rarement neutres ou pondérées.

 

Partie dans les vignobles de France où se concentrent majoritairement ces vignerons (Anjou, Ardèche, Beaujolais, Jura, Minervois, etc.), Christelle Pineau a cherché à comprendre les motivations profondes de leurs choix radicaux et exigeants qui les conduisent à élaborer ces vins si singuliers et pluriels.

 

Dans Revue Projet 2019/3 (N° 370), pages 92 à 93

 

S’il y a des vins « nature », c’est que d’autres ne le sont pas ! Le vin « nature » dérange parce que son existence révèle en miroir la réalité des vins d’aujourd’hui. Sulfites, acide ascorbique, acide métatartrique, crospovidone... le vin ne contient pas que du vin. Pourtant, les additifs ont montré leurs limites pour la santé comme pour l’environnement. Christelle Pineau part sur la route des vignes dissidentes, celles qui ne figurent pas parmi les débouchés de l’industrie des produits chimiques. Dans son sac, une pelote de questions, qu’elle va dérouler au fil de ses rencontres. Un vin naturel est-il réellement différent d’un vin biologique ? Quelles sont les motivations profondes des vignerons qui le fabriquent ? Qu’ont en rapport une corne de vache remplie de bouse et des fleurs d’achillée mille-feuille insérées dans une vessie de cerf ? Que celui qui doute y goûte : « une révolution du palais », pour reprendre les mots de l’auteure. « Dans bien des cas, le buveur de vin ne porte attention qu’à un ou deux sens préjugés principaux : l’odorat et le goût. Or les vins “nature” ont cette propension à déstabiliser tous les sens et à les stimuler ». Ce type de viticulture ne mobilise à ce jour que moins de 1 % des vignerons français. Plus qu’une simple technique, la philosophie qu’il porte renvoie l’homme à sa condition d’être parmi les êtres. Accompagner le vivant ou le dégrader ?

 

Le monde diplomatique décembre 2019

 

Le voici enfin, l’ouvrage érudit, précis et détaillé que l’on attendait sur le vin dit « nature », appellation très en vogue mais qui ne s’en inscrit pas moins dans une histoire longue : celle de vignerons décidés à produire un vin propre, loin des breuvages sulfités nourris aux pesticides. Depuis la révolte des vignerons du Languedoc-Roussillon, en 1907, jusqu’à nos jours, plusieurs générations ont poussé leurs expérimentations pour s’inscrire dans la bio, la biodynamie, et enfin le « nature ». On retrouve ici de subtils portraits de M. Pierre Overnoy, pionnier du « nature » dans le Jura, ou de Mme Anne-Marie Lavaysse, vigneronne dans le Minervois, un terroir hier voué aux quolibets et qui recèle désormais des trésors insoupçonnés, portés par des vignes centenaires. Récit aussi d’une solidarité hors norme, l’ouvrage de Christelle Pineau se fait le porte-voix rigoureux et enthousiaste de pratiques que l’on souhaiterait voir s’installer dans toutes les vignes, pour des vins que l’on espère demain sur toutes les tables.

Pierre Puchot

 

Pouvais-je en rester là, à ce service a minima, ne serait pas digne de mon statut de chroniqueur émérite ?

 

La réponse est non !

 

Comme disent les gars des AOP à étages il me restait une position de repli : l’interview de Christelle Pineau à Sonia Lopez Calleja du LeRouge&le Blanc.

 

 

2 Questions et 2 Réponses :

 

- Avez-vous rencontré des difficultés pour définir le mot « nature » ?

 

- Lorsque j’emploie le mot « nature », je l’encadre toujours de guillemets, car c’est un mot polysémique et que tout le monde s’approprie. Peut-être encore plus aujourd’hui, à cause du plus grand besoin de nature. Encore faut-il savoir que quelle nature parle-t-on. C’est devenu un objet de désir, d’espoir et de crainte. C’est une notion qui est le réceptacle de tellement de choses, mêlant angoisse et espérance. Et, soyons clairs, qui a aussi une valeur marchande. C’est un mot qui pousse à la désorientation. Nous sommes donc obligés de prendre des précautions pour parler de la notion de nature. Pas par facilité, mais juste pour exprimer que la « nature », cela ne va pas de soi. C’est une notion qui est à la fois naturelle et artificielle. La es dans une période où nous assistons catégorie des vins « nature » est relativement récente. Nous sommes dans une période où nous assistons à une accélération dans la volonté de  définir le terme. Certainement parce que ce type de vin commence à prendre un peu d’ampleur et que le mot est employé par un ensemble de personnes très différentes : vignerons, négociants, industriels, professionnels de la commercialisation. C’est le mot le plus utilisé avec « naturel » pour qualifier ces vins, il s’est popularisé et il est difficile de s’en passer. Les consommateurs ont donc très logiquement envie d‘avoir des réponses relativement précises. Certains domaines sont également en procès avec l’administration. Les professionnels se retrouvent donc acculés à devoir proposer des définitions du vin « nature ». Il y a aussi ceux qui n’aiment pas le mot « nature » et vont donc employer d’autres termes comme « sincères » pour qualifier leurs vins. « Nature » se comprend comme « sans intrants chimiques dans les vignes et à la cave », mais avec une grande diversité de pratiques. Je m’amuse souvent à dire que si la définition du vin « nature » n’existe pas encore, même si l’on peut s’en approcher, les vins, eux,  existent. Ils sont leur propre définition.

 

- Vous qualifiez les vignerons « nature » de vignerons-chercheurs, qu’entendez-vous par là ?

 

- Je les qualifie ainsi car ils sont en réflexion permanente afin d’élaborer des solutions naturelles pour augmenter la résistance de la vigne face aux maladies et aux changements climatiques. Ils essayent de trouver des parades aux différents problèmes rencontrés ou pour essayer de diminuer les risques. Cellesci sont très variées, cela peut-être l’homéopathie, la complantation, ou la réintroduction d’anciens cépages délaissés dont l’acidité se révèle aujourd’hui intéressante, voire une recherche plus spirituelle comme le chamanisme. Ces réponses ne sont pas forcément déballées sur la place publique, cela reste très personnel, mais elles sont échangées par petits groupes affinitaires. Il y a des groupes de travail sur des expérimentations ou de groupes de paroles informels. Les recherches peuvent aussi porter sur la vinification avec un échange de savoirs provenant d’autres pays, comme pour les macérations ou les élevages en amphores. Ils construisent ainsi également des réseaux internationaux de groupes affinitaires.

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 06:00

 Thierry Delabre  néo-boulanger, fondateur de Panadero Clandestino

Parlons pain :

 

Au Bourg-Pailler, le pain c’était du pain de 4, 4 livres, échangé chez le petit Louis Remaud le boulanger, on lui fournissait l’équivalent blé pour la farine (il y avait un minotier Brianceau à la Mothe-Achard) et nous avions en échange notre pain : la comptabilité se faisait sur une coche (lire Quand on payait le pain à la taille ICI 

 

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Le pain, avant la première entame, était consacré par une croix tracée à la pointe du couteau, alors vous pensez bien qu’il était hors de question de le jeter ; seule exception la mémé Marie le trempait dans du lait pour nourrir les poules à la mue afin de les requinquer, une forme d’économie circulaire avant l’heure.

 

Bref, le pain rassis était l’ingrédient quotidien de la soupe.

 

1 novembre 2010

Peut-on boire du vin en mangeant sa soupe et, si oui, lequel ? ICI

 

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La soupe est par essence populaire même si la soupe populaire n’est pas vraiment l’honneur de nos sociétés de bien ou de trop nourris.

 

Deux écoles s’affrontent :

 

- la première coupe le pain sec en tranches ou en petits cubes dans l’assiette avant d’y verser le bouillon ;

 

- la seconde fait « meloter » le pain dans le bouillon avant de le servir dans l’assiette. Reste aussi la question du bouillon qui pour un puriste comme moi doit se réduire à son plus simple appareil de l’eau et un gros oignon ou de la cébette. Pour ma part je suis soupe melotte, c’està-dire que je fais bouilloter à feu très doux mon bouillon dans une casserole recouverte ce qui fait gonfler les morceaux de pain les rendant ainsi très onctueux : d’où le nom de soupe melotte.

 

Parlons vin :

 

Le vin des vignes du pépé Louis, pressuré par le pressoir familial à vis, entonné dans des tonneaux rincés à la chaîne et méchés, virait très vite à la piquette en se couvrant de fleurettes et vu mon âge je n’en buvais pas. En dépit de sa culture totalement indemne de chimie, le soufrage des tonneaux lui  aurait interdit l’accès au grand label du Syndicat de défense des vins naturels.

 

21 février 2020

La deuxième réunion avec la DGCCRF avait lieu ce matin : le « vin méthode nature » est né. Un grand pas !

 

Sans doute le grand pas des bourgeois de Calais… je plaisante bien sûr mais je doute de la compréhension des gabelous de tous poils, fraudes comprises, sans doute l’ADN de mon père Arsène, bouilleur ambulant qui jouait à cache-cache avec les indirects pour faire la goutte de ceux qui avaient perdu le droit des bouilleurs de cru. Souvenir de la bonne odeur de l’eau-de-vie illégale stockée dans le grand grenier.

 

 

Parlons du livre d'Aurélie Thérond Le pain & le vin, le livre de cuisine anti-gaspillage (Ed. de La Martinière)

 

Belle initiative : « faut pas gâcher » comme disait le madré bourguignon Guy Roux entraîneur de l’AJA, 60 recettes pour utiliser le pain et le vin qu’il vous reste c’est bien, j’aurais préféré un format plus modeste mais chez La Martinière on aime le cartonné genre à poser sur un pupitre.

 

  • Que faire avec le pain qui vous reste, 30  recettes salées et sucrées

 

C’est la partie la plus originale.

 

Avec le pain rassis on peut faire bien sûr de la chapelure, des croûtons nature, frits, à l’ail…

 

Les classiques : escalopes panées, Welsh, Pain perdu salé ou sucré

 

Les découvertes : pangratto, knödel, Ajo blanco, salmojero…

 

 

J’ai choisi le pangrattato, en italien le «pain gratté». C'est ce que râpaient sur leurs pâtes les paysans du Sud pour remplacer le parmesan, trop cher. L'idée c'est d'apporter du croustillant. «Faites-les revenir avec un peu d'huile et d'ail», nous suggère même Aurélie Thérond.

 

  • Que faire avec le vin rouge ou blanc qui vous reste 30  recettes salées et sucrées

 

 

 

C’est la partie la moins originale, y’a faire chabrot bien sûr ou le miget poitevin, mais avec le vin chez moi y’a rarement de restes, les vins nus, contrairement aux horreurs proférées par le sieur Dupont, supportent le rebouchage (les mauvaises langues diront normal ils sont aussi imbuvables).

 

On peut aussi avoir un vinaigrier (la remarque précédente s’applique aussi à cet usage)

 

Mais le grand oubli ce sont le vin chaud ICI et les granités au vin rouge, blanc, effervescents…

 

 

Bref, belle initiative, mais dans tous les cas de figure, la règle est d’acheter du bon pain en miche chez un boulanger qui fait lui-même son pain en suivant la méthode traditionnelle (le temps) et du vin nature chez un bon caviste de quartier et là nul besoin de logo certifiant « la méthode naturelle » chère aux poseurs de barbelés sur le Far West.

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 06:00

 

Je passe souvent devant la terrasse du café de Flore lorsque je vais accrocher mon vélo au poteau face à l’une de mes cavernes à livres : l’écume des pages mais je n’y mets plus les pieds vu que ce n’est plus qu’une pâle vitrine, pour touristes étrangers, vieux révolutionnaires amortis, jeunes petits bourgeois en mal d’émotions type Juan Branco, de ce que fut Saint-Germain des Prés.

 

SAINT-GERMAIN-DES-PRES: CARACALLA JEAN-PAUL

 

Le Saint-Germain des Prés de Jean-Paul Caracalla 

 

Cafés littéraires, ferment intellectuel et éditorial, vivier de jurys littéraires, foyer des étrangers dans un Paris existentialiste, site de nombre de théâtres célèbres, Saint-Germain-des-Prés aura eu de nombreuses fonctions, depuis toujours pourrait-on dire, tant le quartier a essaimé ses atouts tout autour, sur les boulevards, dans les rues environnantes (Saint-Benoît, Rennes, Visconti, Buci, de Seine…).

 

Il est tellement  de figures aussi qui incarnent Saint-Germain-des-Prés : de Léo Larguier, le poète arpenteur, à Gréco, sa muse dès 1947, Vian, Luter, Sartre, de Beauvoir, en passant par les comédiens Dufilho, Raimbourg, les peintres Picasso, Dali, Masson…

 

On vient à Saint-Germain. On fréquente les cafés : Le Procope, Le Voltaire, Les Deux Magots, Le Flore. On y boit, on y discute, on y refait le monde, on parle politique, on décerne des prix. Une effervescence de toujours aussi remue le quartier, un véritable appel d’air et d’art dans tout le quartier.

 

Caracalla dresse dans ce petit volume, fécond, documenté, vraie ethnographie des lieux et des époques, une histoire culturelle d’une zone circonscrite qui a fait d’elle un esprit, un lieu à vivre, inoubliable.

 

La suite ICI 

 

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Il écrivait dans l’édition originale de 1993 :

 

« Le Flore plus que centenaire demeure aujourd’hui, dans son décor inchangé depuis 1930, avec ses banquettes de moleskine et ses appliques de Lalique. On y sert comme avant-guerre le welsh rarebit, les œufs frais de Marans et les vins de Bordeaux, de Pouilly et de Fleurie. » écrit Jean-Paul Caracalla dans son livre Saint-Germain-des-Prés. »

 

Alors, blogueur à l’affût de tout, le 4 novembre 2010 je pondais :

 

4 novembre 2010

Pèlerinage : Œufs coque de Marans, welsh rarebit, millefeuilles et un verre de Pouilly Ladoucette au Flore ICI 

 

« Quand la France s’ennuie... » écrivait Pierre Viansson-Ponté dans le Monde du 15 février 1968…

 

« Attention, je ne suis pas en train d’écrire que nous sommes à la veille d’un de ces spasmes violents dont nous sommes si friands, je n’en sais fichtre rien, mais de constater que le malaise actuel trouve en grande partie ses origines dans une somme de peurs, d’angoisses, d’absences de perspectives et que je pourrais titrer une chronique, en paraphrasant Viansson-Ponté, « Quand la France à peur... »

 

Mais, comme je ne suis qu’un petit chroniqueur, sans responsabilité publique, simple citoyen-électeur, je ne m’aventurerai pas sur ce terrain. Bien au contraire, ce matin, à la manière d’un antidote à la morosité, je vais m’efforcer d’être léger, inconséquent, parisien au meilleur sens du terme, en vous contant mon dernier pèlerinage en un haut lieu du parisianisme germanopratin : le café de Flore sis comme il se doit au bord du Boulevard Saint-Germain. »

 

Ce matin je remets une couche de frivolité  en me contentant de faire des phrases sur les fameux œufs de Marans.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement parce que j’ai acheté une boîte de 6 œufs bio de Marans provenant la Ferme du Mont-Saint-Père.

 

 

 

Ludovic Rigoreau compose, avec sa sœur cadette, la quatrième génération à travailler dans l’entreprise familiale de la Ferme du Mont-Saint-Père, installée près de la ville du Mans. Après des études de mathématiques, il décide de retourner vivre au grand air et s’investit dans l’exploitation, aux côtés de ses parents. Débordant d’idées, il lance plusieurs projets de développement de la ferme…

 

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La poule de Marans a beaucoup de succès, notamment pour la particularité de son œuf extra roux. Ce sont en effet ses œufs couleur chocolat qui lui ont permis d'avoir le succès que cette poule a aujourd'hui. Mais ce succès a ouvert la porte à beaucoup d'arnaque et de contrefaçon. On trouve aujourd'hui beaucoup d'annonces de vente de poules de Marans sur différents sites, j'entends aussi beaucoup de personnes qui se plaignent d'avoir acheté des poules de Marans pondant hélas des œufs crème comme dans le commerce...

 

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Alors escroquerie du vendeur ignorance de l'acheteur, essayons de faire le point. ICI 

 

L'œuf de la Marans est sans aucun doute l'œuf de poule le plus foncé qui soit, particularité partagée avec la race espagnole Penedesenca mais qui s'accompagne, chez la Marans, de façon exclusive, d'une forme globuleuse, d'une grosseur et d'une brillance hors norme.

 

ORIGINE GÉNÉTIQUE

 

            La ponte d'œufs à coquilles brunes (on emploie toujours le terme d'œuf extra roux chez la Marans) est due à la présence inéluctable de gènes héréditaires qui sont complexes et, à ce jour, non découverts (on parle ainsi du "linkage" de ce caractère qui est donc inconnu).

 

            Par ailleurs, l'hérédité de l'œuf extra-roux serait consécutive à la présence de plusieurs gènes et non pas d'un seul, dont certains seraient dominants alors que d'autres seraient récessifs.

 

            Dans ces conditions, cette hérédité n'est donc automatiquement reproduite que si les différents gènes responsables des coquilles brunes sont réunis ensemble dans le génotype d'un sujet considéré.

 

Nous sommes donc bien en présence d'une caractéristique raciale, parmi d'autres d'ailleurs, pour lesquelles les lois de la génétique nous réservent encore bien des secrets.

 

          Nous pouvons encore noter par ailleurs que les caractères génétiques occasionnant les œufs "blanc-crème" (eux même non décodés à ce jour et peut-être tout aussi complexes?) seraient plutôt dominants par rapport à ceux occasionnant les "œufs bruns".

 

          De plus, si l'affirmation parfois entendue d'une : plus grande efficacité de la transmission de l'œuf extra-roux par les coqs que par les poules, s'avérait être une réalité au cas d'espèce chez la Marans, alors il serait possible d'imaginer que l'un au moins des gènes inconnus provoquant l'œuf extra-roux serait du type "lié au sexe", c'est à dire présent à l'état double chez le coq pour être exprimé, et à l'état simple chez la poule pour être autant exprimé.

 

En conséquence de quoi, dans les croisements améliorateurs pour l'œuf extra-roux, le coq transmettrait visiblement, avec des poules impures, ses gènes à toute sa descendance pendant que la poule, quant à elle avec un coq impur, ne pourrait le faire visuellement qu'à la moitié de ses descendants.

 

Ceci pourrait expliquer l'impression d'une plus grande efficacité des coqs à transmettre la caractéristique de l'œuf foncé en première génération. Ceci n'est théoriquement vrai qu'en première génération.

 

            Attention, cette situation est en effet trompeuse; elle ne fait que décrire un accouplement de sujets que l'on peut supposer impurs, au moins pour partie quant aux gènes liés au caractère "œufs extra roux". A terme, les gènes récessifs réapparaîtront.

 

 Une règle existe, strictement mathématique et incontestable :

 

Si l'on accouple un coq 100% pur pour les gènes considérés ici, avec une poule tout aussi pure pour ces mêmes gènes, on obtiendra toujours 100% de sujets purs, et avec une transmission tout aussi influente par le coq que par la poule, et cela pour n'importe quel type de caractère, qu'ils soient dit "lié au sexe" ou "autosomal". Et c'est à condition qu'un gène lié au sexe soit absolument associé au même gène lié au sexe avec le souci du strict maintien à l'état pur du caractère dont il est question.

La suite ICI 

 

 

Faut-il conserver les oeufs au réfrigérateur ?

 

Réfrigérateur ou température ambiante ?

 

La question se pose bien souvent pour conserver ses oeufs dans les meilleures conditions : doit-on mettre les oeufs au frais ou les garder à température ambiante ?

 

Selon la législation européenne, les oeufs doivent être conservés au frais au risque de developper des bactéries sur la coquille si une condensation se forme à température ambiante.

Les œufs réfrigérés laissés à température ambiante peuvent se couvrir de condensation, ce qui favorise la prolifération des bactéries sur la coquille et probablement leur pénétration dans l'œuf. C’est pourquoi il convient de préférence que les œufs soient stockés et transportés à température constante et, en règle générale, qu’ils ne soient pas réfrigérés avant leur vente au consommateur final.

Il faut donc les garder au frais, idéalement en dessous de 11°. Le frigo ou la cave reste donc les meilleures solutions, surtout si vous vivez dans une région où les températures sont chaudes.

La coquille de l'oeuf est précieuse

En moyenne, l'oeuf peut se consommer dans le mois qui suit le jour de sa ponte. Toutefois, il est important de respecter d'autres règles de conservation que la température. En effet, si vous avez l'habitude de laver la coquille des oeufs que vous utilisez pour des raisons d'hygiène, sachez que ce n'est pas une bonne idée.

La loi européenne préconise de les laisser dans leur coquille naturelle :

Il importe, en principe, que les œufs ne soient pas lavés ou nettoyés, étant donné que ces pratiques peuvent endommager la coquille, qui, dotée d'un ensemble de propriétés antimicrobiennes, constitue une barrière efficace contre les contaminations bactériennes.

La coquille de l'oeuf est également fine et perméable. Elle est très sensible aux odeurs. Il faut donc garder les oeufs de préférence dans une coquille " sale " et dans leur boite de conservation qui agira comme un filtre anti-odeurs.

 
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 06:00

une vache de race ferrandaise installée sur la chaussée devant un restaurant de la rue Vaugirard, dans le 6e arrondissement de Paris.  

Mais c’est où papy le « pays du lait » ?

 

- Je te le dirai ma choupinette mais avant je vais causer aux grands, ceux qui achètent du lait UHT demi-écrémé en pack de 6 chez Lidl…

 

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En ce temps de belles cartes postales envoyées depuis la Porte de Versailles où les vaches, cochons, couvées, peu de fermières, ravissent les enfants des villes et des banlieues, où les politiques glosent en alignant des kilomètres, où les dirigeants agricoles, prennent la pause pour la photo face de bouc&Twitter, « moi avec le Président », brossent le dit Président de la République dans le sens du poil, ce qu’il adore, où les gilets jaunes se font conspuer et virer, dans ce temple d’une campagne de nos grands-mères le nouveau concept d’agribashing est à la peine car là on n’expose pas les gorets et les poulets bourrés, mais où est passé ce pétrole vert qui a des soucis face au monde mondialisé, vitrine où les gens du vin pleurent, implorent, du pognon du pognon pour compenser la chute vertigineuse de leurs ventes chez le Grand Blond qui porte des chaussures noires, cimetière d’une PAC qui part en quenouille par la faute de l’autre blond ébouriffé, en dépit de la ligne Maginot de la FNSEA et des JA, un constat s’impose :

 

Notre Président, qui a bien du mal à redescendre sur terre, proclame dans la PQR : « Notre modèle agricole doit changer »

 

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« Nous avons à accomplir une révolution aussi profonde que celle qui fut accomplie dans les années 60 lorsque nous avons bâti une agriculture pour nourrir les Français. Notre modèle doit progressivement changer ».

 

Du côté des chevelus moustachus, José en tête, même alarme :

 

« Il est urgent de changer de modèle agricole »  ICI 

 

Bien sûr la marge est très large entre les 2, il ne suffit pas de tirer le signal d’alarme, comme sur les trains de notre SNCF, pour que le lourd tombereau de l’agriculture, dite productiviste, s’immobilise avant de modifier sa trajectoire.

 

Changer de cap ne se fera pas avec des mots (les lanceurs de mots sont nombreux dans notre vieux pays, prendre le manche est plus difficile) mais lorsque les citoyens-consommateurs changeront leur comportement.

 

Je ne vais pas de nouveau vous chanter ma chansonnette vous la connaissez par cœur.

 

J’en reviens à la question de ma choupinette qui n’aime rien tant que son biberon de lait pour éclairer votre lanterne sur ce « pays du lait » évoqué dans le titre.

 

C’est le Wisconsin.

 

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Un État du Midwest des États-Unis. Il est bordé au nord par le lac Supérieur et le Michigan, à l'est par le lac Michigan, au sud par l'Illinois et à l'ouest par l'Iowa et le Minnesota. ICI

 

Un État que je connais bien puisque ma fille y est allée lorsqu’elle était adolescente vivre un mois dans une famille dont le père travaillait dans l’industrie laitière.

 

La capitale est Madison et la plus grande ville Milwaukee

 

En 1979 Arnaud Leparmentier, libéral bon teint, dans le Monde titrait Le Wisconsin, « Normandie américaine » face à la crise du lait

 

Avec la chute des cours du lait, le nombre de fermes laitières a été divisé par deux en quinze ans pour tomber à 7 800 tandis que le nombre de vaches par exploitation est passé de 90 à plus de 140 en dix ans.

 

Bienvenue dans le Wisconsin, « America’s Dairyland », terre laitière de l’Amérique. Jusqu’en 2010, tout allait très bien dans cet état vallonné du nord des Etats-Unis : après avoir été déboisée par les hardis pionniers, la région s’était spécialisée dans la production laitière, laissant le maïs et le soja aux mornes plaines voisines de l’Iowa et du Nebraska. De petites exploitations familiales, bien éloignées des ranchs géants du Texas et de la Californie.

 

Mais voilà qu’elles ferment inexorablement, au rythme de deux par jour. Acculées à la faillite, frappées par la baisse des cours du lait. Et vendues aux enchères avec leurs vaches. « C’est pire que dans les années 1980, car leur valeur est au plus bas », déplore Darin Von Ruden, éleveur laitier en bio et président du syndicat agricole du Wisconsin, alors que le nombre de fermes laitières a été divisé par deux en quinze ans pour tomber à 7 800 tandis que le nombre de vaches par exploitation est passé de 90 à plus de 140 en dix ans.

 

Terre d’élection de Trump en 2016

 

La région suscite une attention particulière : avec la Pennsylvanie et le Michigan, le Wisconsin fait partie de ces trois Etats dits de la « ceinture de la rouille », la Rust Belt, à la fois ruraux et désindustrialisés qui ont fait la victoire de Donald Trump en 2016 ; 22 748 voix de retard pour Hillary Clinton, qui n’avait pas jugé utile de visiter l’Etat. Le vote rural, comme le vote ouvrier, peut de nouveau tout faire basculer. Pour l’heure, l’urgence est ailleurs. Les réunions publiques sur la santé mentale des agriculteurs se multiplient tout comme les appels à l’aide.

 

La suite ICI 

 

THE ECONOMIST - LONDRES ICI 

Publié le 23/02/2020

 

 Dessin de Sondron paru dans L'avenir, Namur

Agriculture. Au Wisconsin, le lait prend un goût amer

 

 L’État se présente toujours comme “le pays du lait” (même si cela fait longtemps que la Californie en produit davantage) et transforme l’essentiel de sa production en fromage. Les fermes laitières ont aujourd’hui le choix entre la disparition ou l’industrialisation. Ici, elles ferment au rythme de presque deux par jour. En 2019, cet État a perdu 10 % de ses fermes laitières.

 

Une visite dans la ferme de Dan Wegmueller, dans le sud du Wisconsin, ressemble à un voyage dans le passé. Propriétaire d’une cinquantaine de vaches brunes – occupées à faire tinter leurs cloches et à remuer le bout de leurs oreilles blanches –, il nous explique que chacune d’elles a sa propre personnalité. Monté sur un tracteur John Deere, il roule sur un tapis de neige et fait le tour de sa grange rouge surmontée d’un élégant toit arrondi. Sa petite ferme a un charme fou, mais elle pourrait bientôt trouver sa place au musée.

 

Nichée au milieu de petites collines, cette propriété d’un peu plus de 140 hectares appartient à sa famille depuis les années 1930, âge d’or des fermes laitières, où les États-Unis recensaient 3,6 millions d’exploitations. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 37 000, dont un peu plus de 7 000 dans le Wisconsin. L’État se présente toujours comme “le pays du lait” (même si cela fait longtemps que la Californie en produit davantage) et transforme l’essentiel de sa production en fromage. Les fermes laitières ont aujourd’hui le choix entre la disparition ou l’industrialisation. Ici, elles ferment au rythme de presque deux par jour. En 2019, cet État a perdu 10 % de ses fermes laitières.

 

Economies d’échelle

 

 

Le Wisconsin est touché par un mouvement de consolidation qui frappe d’autres États, notamment du sud et de l’ouest, depuis plusieurs décennies. Ce phénomène arrive tardivement, car les fermes du Wisconsin restaient relativement productives, mais aujourd’hui les plus petites tirent le rideau.

 

Les exploitations industrielles profitent de la technologie, d’économies d’échelle et d’un accès plus facile aux capitaux. À quelques minutes de la ferme de Dan Wegmueller se trouve la laiterie Pinnacle. Inaugurée en 2018, elle possède 5 000 vaches, réparties dans six énormes hangars blancs. Dans un entrepôt voisin, plusieurs réservoirs en acier sont constamment alimentés par des pompes. Pinnacle appartient au groupe laitier Tuls Dairies, qui possède six autres exploitations géantes dans le Wisconsin et le Nebraska. D’après un rapport de l’année dernière, ces grands établissements (comptant au minimum 200 vaches) représentent déjà au moins les deux tiers de la production du Wisconsin. Une part qui devrait encore augmenter.

 

Plusieurs raisons expliquent l’actuel mouvement de concentration.

 

- Structurellement, la faute revient au vieillissement de la population rurale. De nombreux exploitants âgés n’arrivent pas à convaincre leurs enfants de prendre leur suite. Pourquoi le feraientils ? Il est de plus en plus dur de tirer des revenus d’une petite ferme. Le prix du lait est en baisse constante depuis des décennies, en bonne partie parce que les progrès techniques, la génétique et la technologie assurent une augmentation continue de la production.

 

 

- Dans le même temps, les gens consomment de moins en moins de lait. En 1975, un Américain en avalait en moyenne 109 litres par an, contre moins de 70 litres en 2018.

 

 

- Tina Hinchie, propriétaire de 220 vaches sur une autre ferme coquette, évoque d’autres problèmes, plus récents. Elle parle de l’instabilité météorologique et notamment des inondations à répétition ces dernières années. Et même si l’essentiel de la production est vendu localement (90 % du lait du Wisconsin est destiné à des fabricants de fromage de la région), les exportations, qui représentaient autrefois entre 15 % et 18 % des ventes nationales, ont beaucoup diminué.

 

L’an dernier, la Chine a boudé de nombreux produits laitiers, y compris le petit-lait, qu’elle utilisait auparavant massivement. Une épidémie de grippe porcine a tué la moitié des cochons chinois et la demande de produits alimentaires à base de petit-lait s’est effondrée. Les exportations de fromage à destination du Mexique ont elles aussi souffert. Tina Hinchie pointe du doigt les “horribles” conflits commerciaux créés par Donald Trump, même si le secteur connaît aussi d’autres difficultés.

 

- Il est difficile de trouver de la maind’œuvre, disent les éleveurs, même en augmentant les salaires. Dan Wegmueller ne parvient à attirer des travailleurs à temps partiel qu’en leur proposant un logement gratuit. L’an dernier, Tina Hinchie a investi dans une trayeuse guidée par laser à 3,3 millions de dollars, le “Taj Mahal” de la technologie, ditelle. Avec cette machine, elle n’a plus besoin de quatre employés mais d’une seule personne pour faire le travail. Elle augmente ses revenus en proposant des visites de sa ferme aux citadins et reçoit près de 10 000 visiteurs par an. Dan Wegmueller est lui aussi convaincu que les séjours à la ferme lui rapporteront bientôt plus que le lait. Les petites exploitations qui ne se diversifient pas sont menacées.

 

La suite ICI 

 

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Donald Trump mise sur l’électorat rural

 

Cela aura-t-il une incidence en cette année électorale ? Donald Trump mise sur l’électorat rural pour conserver cet État en 2020. Les démocrates, eux, se concentrent sur la crise du lait pour élargir leur base au-delà des villes. L’élection se jouera à peu de voix près. Travis Tranel explique que les producteurs de lait ne représentent que 200 000 voix, mais ces suffrages seront peut-être déterminants quand on sait que Donald Trump a remporté le Wisconsin avec un peu plus de 22 000 voix d’avance en 2016.

 

Lactalis a atteint les 20 milliards d'euros de CA en 2019

 

Le géant français Lactalis a atteint les 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires lors de son exercice 2019 et va investir 200 millions d'euros «tous les ans» dans ses 70 sites français, annonce son PDG Emmanuel Besnier dans un entretien au Journal du Dimanche. ICI 

 

Emmanuel Besnier, dans les bureaux parisiens de Lactalis, vendredi soir.

Emmanuel Besnier, président de Lactalis : « Nous voulons nous ouvrir »

 

«Notre activité s'est bien développée, avec une progression de 8%. Nous atteignons pour la première fois les 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires, objectif que nous avions fixé pour 2020», déclare le président du numéro un mondial des produits laitiers, qui avait engrangé 18,5 milliards d'euros au cours de l'exercice précédent.

 

«Plusieurs acquisitions nous ont permis de grandir plus vite en 2019. Nous sommes désormais le numéro un des produits laitiers au Brésil et le leader du yaourt bio aux États-Unis», ajoute Emmanuel Besnier.

 

La suite ICI

 

Faudra-t-il que je fasse un dessin pour que les tenants de la compétitivité volumique à tout prix comprennent qu’ils sont à côté de la plaque.

Les dix principaux états américains

selon le niveau de production de lait en 2015 et 2017*

Le Wisconsin, Etat-clé pour la présidentielle et laboratoire de l'économie sous Trump ICI 

Dans cet Etat clé pour la présidentielle, les politiques commerciales du Président ont nui à l’industrie manufacturière et à l’agriculture, mais le taux de chômage reste faible

 
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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 06:00

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Le vin et le sucre ont toujours fait bon ménage dans les zones viticoles A, B et C à l’exception faite des vignobles situés en Italie, en Grèce, en Espagne, au Portugal, à Chypre et dans les départements français relevant des cours d’appel d’Aix-en-Provence, de Nîmes, de Montpellier, de Toulouse, d’Agen, de Pau, de Bordeaux et de Bastia.

 

Je ne vous raconte pas la circulation du sucre dans les zones interdites, les ventes de sucre la GD explosaient en période de vinification, Béghin-Say et consorts se faisaient des couilles en or… J’ai souvenir d’un porteur de valise de biftons pour raquer les tonnes de sucre qui s’était fait pincer à l’aéroport de Toulouse. Mes amis audois comprendront que je n’aille pas au-delà de cette simple évocation.

 

Georges Conchon, Le sucre

 

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Quand le livre disparaît derrière un film

 

J'ai sursauté, ce matin, en lisant (ou plutôt en survolant) un article du Point - dans la rubrique économie, où je n'ai pas l'habitude de m'attarder. Il y est question de Maurice Varsano, que je ne connaissais pas et dont j'aurai oublié le nom dans cinq minutes, surnommé « le roi du sucre » et qui, dit l'article, « inspirera à Jacques Rouffio un personnage de son film Le sucre ».

 

Maurice Varsano)

MAURICE VARSANO

 

Ah! Et si Jacques Rouffio s'était contenté de reprendre le roman de Georges Conchon, Le sucre, en l'adaptant avec l'aide de l'écrivain?

 

Travail pour lequel Rouffio et Conchon avaient d'ailleurs été nommés aux César dans la catégorie du meilleur scénario ou adaptation.

 

La popularité (toute relative, dans ce cas) d'un film peut-elle faire oublier l'oeuvre originale?

 

Et, donc, le livre qui en fut à l'origine?

 

Désolante et trop fréquente constatation. Qui n'interdit pas la résistance, installée ici par un rappel utile: qui fut Georges Conchon, dont je saluais ainsi la mémoire en 1990, en apprenant sa mort ICI 

 

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L’industrie du sucre français protégée par les quotas sucriers a été tout au long de la PAC une fantastique machine à cash mais comme les bonnes choses ont une fin voir ci-dessous

 

10 juin 2019

Je ne sucre pas encore les fraises mais je vais vous conter la chute de la betterave sucrière en notre beau pays françois : les sucreries ferment c’est presque la Bérézina ! ICI 

 

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L’Union européenne (UE) et la Biélorussie n’entretiennent que peu de relations politiques et économiques : depuis 1997, le processus de ratification de l’accord de partenariat et de coopération devant servir de cadre à leurs relations est gelé par les États membres de l’Union. En cause : les violations des droits fondamentaux et démocratiques observées en Biélorussie. De même, si la politique de voisinage et le partenariat oriental, respectivement lancés en 2004 et 2009 par l’UE, incluent la Biélorussie, dans les faits, cette dernière n’est invitée à participer qu’aux initiatives multilatérales et au dialogue de facilitation des visas. Sur le plan économique et sécuritaire, les relations entre l’UE et la Biélorussie restent par ailleurs bien en deçà de celles que Minsk a nouées avec Moscou. La Russie et la Biélorussie sont liées par une union d’États depuis 1999 et par une série de traités multilatéraux instituant diverses organisations régionales eurasiatiques. Mais cette relation n’est pas sans écueils, la Biélorussie redoutant que l’appétence de la Russie à son égard ne vienne fragiliser sa souveraineté. Cette crainte s’est d'ailleurs accrue ces dernières années sur fond de tensions entre l’Union et la Russie. Minsk s’emploie donc à maintenir le contact avec l’UE, voire à s’en rapprocher quand elle juge son voisin russe trop menaçant.

 

L’UE et la Biélorussie se trouvent actuellement dans une phase de rapprochement prudent. Elle fait écho à un contexte qui a profondément changé ces dernières années. Côté biélorusse, le régime, tout en restant autoritaire, semble faire preuve d’une certaine ouverture sur le plan politique. La libération de prisonniers politiques en août 2015 a conduit l’UE à lever une série de mesures restrictives visant le régime d’Alexandre Loukachenko. Économiquement, dans le même temps, la Biélorussie subit une grave crise, l’acculant à reconsidérer les principes sur lesquels reposent sa relative prospérité et son excessive dépendance envers la Russie. L’UE apparaît dans ce contexte comme un partenaire intéressant. Dans le voisinage de Minsk, les évolutions politiques récentes (en Ukraine par exemple) se sont soldées par davantage d’instabilité, renforçant l’idée que la Biélorussie peut jouer un rôle positif au sein de son environnement régional.

 

Côté européen, enfin, l’approche ultra-normative promue par la Stratégie européenne de sécurité de 2003 semble avoir fait long feu. En se fixant pour objectif la promotion de la résilience plus encore que celle de la démocratie, la Stratégie globale de l’UE en matière de politique étrangère et de sécurité (2016) constitue une nouveauté. Elle ouvre la voie à de nouvelles coopérations, plus efficaces, dont pourrait profiter la Biélorussie, notamment au niveau technique.

 

La suite ICI 

 

Revenons au sucre :

 

Récolte des betteraves à sucre près de Danilovichi (Biélorussie), en octobre 2010 (photo d’illustration). REUTERS/Vladimir Nikolsky Récolte des betteraves à sucre près de Danilovichi (Biélorussie), en octobre 2010 (photo d’illustration). REUTERS/Vladimir Nikolsky

 

Corruption. En Biélorussie, la rocambolesque affaire de la “mafia du sucre”

NEZAVISSIMAÏA GAZETA - MOSCOU

Publié le 14/02/2020 –

белоруссия, кгб, сахарная мафия, коррупция

L'usine de Slutsk a connu des moments difficiles. Photo de www.sugar.by

 

В Белоруссии разоблачают сахарную мафию

В коррупционной схеме задействована и российская компания

 Антон Ходасевич

Cобственный корреспондент "НГ" в Белоруссии

Тэги: белоруссия, кгб, сахарная мафия, коррупция

 

Белорусский КГБ постепенно раскрывает обстоятельства «сахарного дела», в рамках которого разворачивали над Европой белорусские самолеты и исчезали люди. Оказалось, что государственную «крышу» преступникам обеспечивал главный борец с организованной преступностью. Взятки белорусские коррупционеры получали из рук директора российской компании.

 

Фильм «Сахарная мафия» вышел в вечернем эфире белорусского государственного телевидения 4 февраля. В нем начальник отдела следственного управления КГБ Константин Бычек рассказывает о том, как директора сахарных заводов организовали преступную схему ради получения личного дохода. Помимо сахарных заводов в ней участвовали белорусская компания – производитель упаковки для сахара «Евротарэкс» и российский поставщик сырья для ее производства компания «Полимир». «Евротарэкс» покупал у «Полимира» сырье, платил ему выше рынка, а затем «осевшие на счетах «Полимира» денежные средства при помощи российских лжепредпринимательских структур обналичивались и делились» между участниками преступной группы. В фильме также демонстрировались кадры съемок скрытой камерой, на которых основатель компании «Полимир» Сергей Кононенко (тоже задержан белорусским КГБ) раскладывает деньги по конвертам и раздает белорусским директорам. Доход директоров исчислялся исходя из 3 центов за мешок.

 

La suite ICI 

 

TRADUCTION

 

Un avion qui fait demi-tour en plein ciel, des directeurs d’usines de sucre qui disparaissent : les citoyens biélorusses ont eu le fin mot de l’histoire par les autorités, qui se targuent d’avoir démantelé un important dispositif de corruption chapeauté par le numéro un de la lutte contre la criminalité lui-même.

 

Le KGB biélorusse rend progressivement publics les éléments de “l’affaire du sucre”, avec avions biélorusses sommés de faire demi-tour au-dessus de l’Europe et disparitions mystérieuses de chefs d’entreprise. Il s’avère que les malfaiteurs étaient “couverts” par le principal pourfendeur du crime organisé au sein des forces de l’ordre. Les pots-de-vin étaient distribués par le directeur d’une société russe.

 

Le 4 février, la télévision publique biélorusse a diffusé un sujet documentaire intitulé La Mafia du sucre. On y voit le directeur du service des enquêtes du KGB, Konstantin Bytchek, raconter comment les directeurs de plusieurs usines de sucre ont organisé un réseau mafieux pour leur enrichissement personnel. Outre les usines de sucre, ce réseau implique également la société biélorusse Eurotarex, productrice d’emballages, et son fournisseur russe de matières premières, Polymir.

 

Complicités

 

Eurotarex achetait à Polymir des matières premières au-dessus du prix du marché, puis “ces excédents rassemblés sur les comptes de Polymir étaient redistribués en liquide à l’aide de sociétés-écrans russes” entre les membres du réseau mafieux.

 

Le film montre également des scènes en caméra cachée où le fondateur de Polymir, Sergueï Kononenko (lui aussi arrêté depuis par le KGB biélorusse), répartit de l’argent dans plusieurs enveloppes qu’il donne ensuite aux directeurs biélorusses. Le revenu des directeurs était calculé sur la base de 3 centimes d’euro le sac.

 

Les escrocs ont pu échapper à la justice durant de nombreuses années grâce à Vladimir Tikhine, directeur du deuxième Département de lutte contre le crime organisé et la corruption au sein du ministère de l’Intérieur. Il avait commencé à travailler dans ce service dès les tumultueuses années 1990, et c’est à lui que l’on doit toutes les arrestations retentissantes de l’époque.

 

Comme l’ont dit les médias en commentant en décembre 2019 son départ à la retraite, “la terreur du crime organisé prend sa retraite, mais les criminels ne devraient pas s’en réjouir si vite”. Ainsi donc, selon les dires du KGB, le légendaire pourfendeur de la criminalité “informait les directeurs des usines des enquêtes en cours les concernant, leur indiquait comment dissimuler leurs crimes, effacer leurs traces, et leur garantissait l’arrêt des investigations”.

 

Des questions en suspens

 

Comme nous l’avons écrit précédemment, la lutte contre la corruption et les scandales retentissants dans ce domaine sont devenus monnaie courante en Biélorussie, mais cette affaire a de quoi étonner et questionner les observateurs locaux.

 

Premièrement, bien entendu, il y a cet avion en partance pour Munich le 24 janvier sommé de faire demi-tour au-dessus de la Pologne [et de revenir atterrir à l’aéroport de la ville biélorusse de Grodno] avec à son bord Mikhaïl Krichtapovitch et Nicolaï Proudnik, respectivement directeurs des usines de sucre de Gorodeïski et de Sloutskoï (région de Minsk) [qui sont alors arrêtés].

 

Deuxièmement, l’absence de commentaires officiels, alors que ces personnes avaient tout simplement disparu. Et troisièmement, les déclarations contradictoires : le procureur général Alexandre Koniouk avait par exemple affirmé, cinq jours après l’incroyable histoire de l’avion, que les ennuis des producteurs de sucre étaient simplement liés à une dette contractée à l’étranger.

 

Le président Alexandre Loukachenko a déclaré le 4 février que les directeurs de ces usines de sucre avaient créé un réseau mafieux sans précédent pour la Biélorussie :

 

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Alexandre Loukachenko, lors d'une parade militaire, en juillet 2011. © Vasily Fedosenko / Reuters/REUTERS

 

Ils ont ouvert une société-écran à Moscou – un négoce de gros dirigé par leurs hommes. Ils vendaient à cette entreprise du sucre biélorusse produit dans leurs usines à un prix dévalué. L’entreprise augmentait le prix et revendait ce sucre sur les marchés. Les directeurs des usines empochaient la différence sous forme de pots-de-vin.”

Pour finir, dans le documentaire La Mafia du sucre, il est question des emballages sur lesquels les directeurs se seraient enrichis. La propagande des pouvoirs publics affirme même que la société Eurotarex, qui produisait les emballages de sucre, avait été fondée spécialement pour ce réseau mafieux et sur l’initiative du directeur de l’usine de sucre de Gorodeïski, Mikhaïl Krichtapovitch, alors que les données officielles indiquent que cette entreprise existe depuis plus de vingt ans. Outre les usines de sucre, elle a d’ailleurs plus d’une trentaine d’autres clients.

En rassemblant les informations concernant tous les derniers gros scandales de corruption, les experts locaux constatent une fois de plus que le pouvoir actuel baigne dans la corruption ; les réseaux fonctionnent depuis des années avec l’implication de responsables des plus hautes sphères de l’État. Hormis Vladimir Tikhine, qui couvrait les producteurs de sucre, le directeur de la sécurité du président a été arrêté l’an dernier pour corruption, puis le vice-président du Conseil de sécurité Andreï Vtiourine.

Des dossiers gardés sous le coude

Les éléments d’enquête montrent d’ailleurs que ces criminels étaient surveillés depuis un long moment alors qu’ils continuaient de voler l’argent public. De fait, les observateurs se posent des questions : “Pourquoi les pouvoirs publics ont-ils attendu jusqu’au dernier moment, alors que des entreprises faisaient faillite, mettant ainsi en péril des secteurs entiers de l’économie [la betterave sucrière est une ressource très importante pour l’économie biélorusse, elle concerne 450 entreprises dans trois régions] ? Pourquoi n’avoir pas mis un terme à ces pratiques illégales dès le début ?”

Les experts répondent que les autorités ont tout intérêt à avoir un dossier bien fourni sur chacun de ces directeurs ou agents publics, dossier que l’on peut sortir à tout moment, quand on n’a pas reçu sa part, quand on veut se faire pardonner ou quand on a besoin de gestes forts en période électorale pour détourner l’attention des problèmes économiques.

Rappelons que l’élection présidentielle en Biélorussie aura lieu en août 2020. Et que les économistes promettent des temps difficiles à cause des désaccords avec la Russie sur le prix de l’énergie et l’arrêt des importations de pétrole russe.

Anton Khodassevitch

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 07:00

Galbadrakh Tsendbaatar, aka Gala; Nyamjantsan Galsanjamts, aka Jaya; Enkhsaikhan Batjargal, aka Enkush; and Temuulen Naranbaatar, aka Temka of the Hu qui associe chants et instrumentation traditionnelle mongole  à du heavy rock moderne,

Stéphane c’est Stéphane Pigneul l’un des piliers d’Oiseaux Tempête ICI et grand organisateur des blind-tests du Lapin BlancChristophe Larcher, excellent journaliste footeux, excellait alors que votre Taulier regardait passer les trains.

 

Je leur offre The U ICI 

 

« Dans les coulisses d’une vieille et charmante salle de spectacle parisienne, Jaya essaie d’expliquer l’extraordinaire technique du chant diphonique, ou chant de gorge, qui a contribué à rendre son groupe, The Hu, célèbre dans le monde entier.

 

Lorsqu’il est émis par un maître, le chant diphonique ressemble au bourdonnement primordial de Mère nature avec un ou deux sifflements harmoniques au-dessus. « Il faut le visualiser dans son esprit avant d’essayer de le faire avec son corps ou de produire un son », précise Jaya par le truchement d’un traducteur. L’étape suivante consiste à faire sortir l’air de la bouche en contractant les muscles de la gorge. Une fois rentré dans ma chambre d’hôtel, j’ai essayé sous la douche. On aurait dit [le chanteur américain] Tom Waits en train de se gargariser avec du verre pilé. Google m’a prévenu qu’on pouvait se casser les cordes vocales si on ne s’y prenait pas bien.

 

Le chant diphonique de haute volée n’est qu’une partie de l’artillerie sonore que The Hu a envoyée aux 1 100 personnes de tous âges venues ce soir-là [le 3 février 2020] au Trianon, à Paris. Le groupe allie les instruments mongols traditionnels, comme le morin khuur (littéralement “vièle cheval”), le tovshuur (luth mongol), la flûte tsuur et la guimbarde, aux guitares et batteries occidentales.

 

Entre les chansons, les Parisiens scandent “Hu, Hu, Hu”, pris d’une transe tribale qui va crescendo. Le son rebondit sur les parures Belle Époque du théâtre pendant que Jaya (de son vrai nom Nyamjantsan Galsanjamts) et ses camarades marquent le rythme de leur poing levé. À côté de moi, deux femmes (je suis étonné par le nombre de femmes présentes) agitent avec frénésie un drapeau mongol.

 

« En 2016, nous nous sommes réunis tous les quatre avec le producteur et nous avons commencé à travailler sur les premières chansons. Nous avons travaillé dur, sans compter les heures. Lorsque nous avons créé notre compte YouTube et que nous avons publié notre premier single, nous avons enregistré un nombre incroyable de vues dans le monde entier. Nous avions du mal à y croire. Nous nous sommes rendu compte que ça pouvait devenir énorme. »

Gala (Galbadrakh Tsendbaatar), chanteur et joueur de morin khuur

 

Les morceaux agressifs sont entremêlés de passages calmes à la flûte ou de bourdons méditatifs. La musique des Hu évoque les steppes infinies de leur pays, où 30 % des habitants sont nomades ou semi-nomades, et la bande de motards dans le clip de “Wolf Totem” rappelle les anciennes hordes mongoles. Les rythmes qui galopent, la liberté de la vie nomade et un air général de médiévalisme rebelle : que vouloir de plus quand on est un jeune fan de Metallica ?

 

À la différence des guitaristes autodidactes des groupes de rock occidentaux, les quatre musiciens de The Hu ont étudié la musique traditionnelle au Conservatoire national supérieur de musique et de danse d’Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie. Ils enseignent aujourd’hui dans leur pays diverses disciplines allant du chant aux percussions. Jaya a grandi sous le régime communiste, avant l’instauration de la démocratie au début des années 1990, et a gardé quelques souvenirs de cette époque. “La musique occidentale était interdite, mais mes parents aimaient les Beatles et ils s’étaient procuré des cassettes”, raconte-t-il. “Tout le monde avait du travail, et les choses étaient un peu plus organisées”, poursuit-il avec un soupçon de la version mongole de l’ostalgie. “Puis la Mongolie a connu beaucoup de changements, et nous cherchons encore la bonne solution.”

 

Leurs textes célèbrent souvent l’histoire et le patrimoine de leur pays, notamment le legs du grand Gengis Khan. Leurs voisins de l’autre côté des frontières sont peut-être moins enthousiastes, mais The Hu fait remarquer que le chef guerrier du plus grand empire continu ayant jamais existé a inventé le passeport diplomatique (le gereg) et la poste, et sécurisé la route de la soie. Il est vénéré en Mongolie, où il est considéré comme le père de la nation, à l’instar de Thomas Jefferson aux États-Unis. Et c’est certainement un modèle beaucoup plus cool que ce dernier pour un jeune métalleux américain.

John Bungey ICI 

LE SAVIEZ-VOUS ? IL EXISTE UN GROUPE DE METAL MONGOL QUI CARTONNE SUR YOUTUBE ICI

Le groupe The HU, composé de quatre musiciens mongols, cartonne sur le net avec ses chansons traditionnelles dans un esprit rock metal des années 1980.

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 06:00
conseil national de vichy organe de la collaboration active *

«Écrire, ce n'est pas pour les mauviettes»

 

« J'ai toujours été obsédé par le passé : l’Histoire, l'Histoire, l'Histoire… et le crime, le crime, le crime... » 

 

J’ai lu son premier Quatuor de Los Angeles, situé dans les années 50 : Le Dahlia noir, Le Grand Nulle Part, L.A. Confidential et White Jazz.

 

J’ai lu le premier tome du second Quatuor de Los Angeles : Perfidia, et j’ai presque terminé le second tome situé dans les Etats-Unis de la Seconde Guerre Mondiale, La Tempête qui vient.

 

La tempête qui vient

 

Son titre, une citation du poète britannique Auden, est évoqué à plusieurs reprises : « La tempête qui vient, ce désastre qui ensauvage… la pluie, l’or, le feu, tout ça, une seule et même histoire ».

 

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Référence littérale à la tempête qui secoue Los Angeles en ces derniers jours de 1941. Métaphore biblique et présage de guerre, cette « tempête » est par ailleurs souvent prophétisée par le personnage de Meyer Gelb, à la tête d’une cellule communiste dans le livre: « Le désastre c’est l’Histoire, et l’alliance a été conçue comme un moyen d’y survivre » (p. 579) : On pourrait donc y lire l’alliance entre communistes et nazis, au centre du roman.

 

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W.H. Auden brode sur La Tempête de Shakespeare

 

W. H. Auden (1907-1973) est avec T. S. Eliot (1888-1965) l'une des deux grandes figures qui dominent la poésie anglaise du XXe siècle. Ils semblent, a priori, diamétralement opposés. Tandis qu'Eliot, né Américain, viendra vivre en Europe et deviendra finalement citoyen britannique, Auden suivra un parcours inverse en allant vivre aux États-Unis en 1939 et en adoptant la nationalité américaine en 1946 – avant de revenir en Europe pour de nombreux séjours.

 

James Ellroy met en scène des noms connus…  

 

« Le thème allemand est très présent. Constanza avec le pianiste Wilhelm Kempff et le chef d’orchestre Karl Böhm. Des officiers de la Wehrmacht se pressent derrière eux. Une soirée symphonique. Constanza rit et souffle des ronds de fumée.

 

D’autres photos. Constanza avec Pierre Fournier et Alfred Cortot. Les deux hommes ont accueilli les Boches  à bras ouverts en France…

Constanza c’est la fille du Rhin, la nymphe de la Forêt Noire.

Alfred Cortot

 

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Alfred Cortot pianiste français, né le 26 septembre 1877 à Nyon (Suisse) et mort le 15 juin 1962 à Lausanne est considéré comme l'un des grands interprètes du XXe siècle. Pédagogue renommé, il est un des fondateurs de l'École normale de musique de Paris. Son rôle dans le gouvernement de Vichy et son attitude pendant l'Occupation sont un sujet de controverses.

 

Ce serait une erreur naïve que de confondre talent et vertu, et de voir dans la collaboration une preuve de médiocrité artistique. Car certains artistes fort talentueux – le danseur Serge Lifar, le pianiste Alfred Cortot – collaborèrent activement. D’autres – Jean Cocteau, Maurice Chevalier, Marcel Jouhandeau, Sacha Guitry – évoluèrent dans une zone grise, tantôt collaborant un peu, tantôt venant en aide à un vieil ami juif si l’occasion s’en présentait, tout en frayant en ville avec les Allemands les plus raffinés.

 

* Les membres sont choisis par le gouvernement, et l'on y trouve des personnalités, comme le pianiste Alfred Cortot, le physicien Louis de Broglie, Louis Lumière, Georges Claude, le diplomate André François-Poncet, l'écrivain catholique et maurrassien Henri Massis, deux membres de l'Académie française, Joseph de Pesquidoux et Abel Bonnard, un cardinal, Emmanuel Suhard, archevêque de Paris, un évêque, Mgr Roger Beaussart, coadjuteur de l'archevêque de Paris ; des anciens ministres de la Troisième République : Georges Bonnet, Germain Martin, Émile Cassez, Lucien Lamoureux, des sénateurs et députés ainsi que des représentants de la Légion française des combattants comme Joseph Darnand. Plusieurs présidents d'une chambre de commerce, comme Antoine Boude, président de la Chambre de commerce de Marseille, Paul Charbin président de la chambre de commerce du Rhône, ou Pierre Thiriez, patron lillois du textile, qui préside celle du Nord et d'autres représentants du monde des affaires comme Gabriel Cognac, directeur de La Samaritaine, Georges Laederich, président du syndicat cotonnier de l'Est, Joseph Merceron-Vicat, Jules Verger, un patron de combat hostile à la CGT et un militant du corporatisme et de la « collaboration des classes » depuis 1936, l'armateur Jean Fraissinet - qui en démissionne en 1942-, le cimentier Henri Pavin de Lafarge ou Marcel Boussac, familier de Pierre-Étienne Flandin. Des représentants du monde agricole, tels Rémy Goussault ou le théoricien du corporatisme agricole et chrétien Louis Salleron, de Marcel Boussac Union nationale des syndicats agricoles. Des syndicalistes CGT de la mouvance pacifiste et anticommuniste, proches du ministre René Belin, en sont aussi membres : Pierre Vigne, secrétaire général de la Fédération du sous-sol, Auguste Savoie, de la Fédération de l'alimentation, Liochon, secrétaire général des travailleurs du livre, Marcel Roy, secrétaire de la Fédération des métaux et Georges Dumoulin, un collaborationniste que l'on retrouve dans l'hebdomadaire L'Atelier et au Rassemblement national populaire de Marcel Déat Ainsi que des universitaires, des avocats, des médecins, tel le professeur Leriche, président de l'ordre, des artisans, quelques rares ouvriers.

 

À charge :

 

La musique au pas – Les juifs du Conservatoire – Germain Lubin et Alfred Cortot – L’épuration –

Elle fut Isolde à Bayreuth. Il fut le chantre de la musique de Chopin. L’un et l’autre succombèrent aux sirènes du nazisme et furent mis ensuite au ban de la société musicale. Soixante-dix ans après la Libération, Germaine Lubin (1890-1979) et Alfred Cortot (1877-1962), collabos zélés, sont des symboles douloureux de notre histoire récente. Ils sont aujourd’hui deux des malheureux héros du livre de Karine Le Bail : « La musique au pas », que viennent de publier les éditions du CNRS.

 

On se doute qu’avec le parrainage d’un tel éditeur, l’ouvrage de Karine Le Bail  (musicologue, productrice à France Musique) qui ne manque pas de grain à moudre, est généreux en termes de chiffres, de noms, de dates, de déclarations, officielles et officieuses.

 

Le livreMais la première réaction du lecteur est tout de même la stupeur. La vie musicale fut-elle vraiment si florissante, en particulier à Paris, pendant les années d’Occupation ? L’occupant, bercé au lait des Passions de Bach et des Walkyries, ne pouvait qu’encourager ce zèle mélomaniaque, à condition qu’il n’enfreigne pas les règles sacrées du régime : pas de compositeurs juifs (Mendelssohn, Paul Dukas, Ernest Bloch, Schoenberg…) ou « enjuivés » (Paul Hindemith, l’ensemble de l’Ecole de la seconde Ecole de Vienne). Il fallait, bien sûr, se passer de quelques gloires violonistiques. Il fallait surtout arracher le mal à sa racine – en d’autres termes, faire le tri dès le début des études.

 

La suite ICI 

 

À décharge :

 

Alfred Cortot, entre mémoire et oubli : le destin d'un grand pianiste

 

À la Libération, Alfred Cortot, pianiste de premier plan, fut jugé à deux reprises par les comités d’épuration. Une première fois, il a comparu le 17 octobre 1945 devant le Comité national d’épuration des professions d’artistes dramatiques, lyriques et de musiciens exécutants et il fut suspendu de toute activité professionnelle pendant une année, à dater du 1er avril 1945. Une seconde fois, Cortot fut jugé par le Conseil d’enquête de l’administration des Beaux-Arts, en sa qualité de professeur honoraire au Conservatoire et de président du Comité professionnel de l’art musical et de l’enseignement libre de la musique. Mais finalement en avril 1946, l’artiste fut reconnu libre de reprendre sa carrière, ce qu’il fit presque aussitôt en accomplissant une tournée de récitals en Europe. Mais tout bascula les 18 et 19 janvier 1947, lorsque, le pianiste, invité par Claude Delvincourt, accepta de jouer le concerto de Schumann, accompagné par l’orchestre sous la direction d’André Clusters. Il fut d’abord l’objet de protestations verbales dans les milieux musicaux, surtout syndicaux puis sujet d’une interdiction de fait, donnée par le syndicat des musiciens, de l’accompagner. Le Comité de la société des concerts confirma, une dizaine de jours avant la date du concert, que tout musicien d’orchestre qui accompagnerait une œuvre jouée par Alfred Cortot serait immédiatement rayé des listes syndicales. Ainsi, lors de sa rentrée musicale de janvier 1947, les musiciens de l’orchestre refusèrent de l’accompagner. Ce fut la preuve que pour bon nombre de personnes, y compris parmi les musiciens, que Cortot restait « persona non grata ». Après cet incident, Alfred Cortot retourna dans son pays natal, la Suisse. Il mourut en 1962, dans une clinique à Lausanne. Beaucoup de monde se déplaça pour assister à ses obsèques, mais aucun représentant officiel et peu de musiciens professionnels ne furent présents ce jour-là. Pourquoi avoir adopté une telle attitude à l’égard de ce grand pianiste reconnu mondialement ? Sa réputation de musicien « collaborateur » des nazis est-elle justifiée à la lecture de nombreux documents d’archives ? C’est ce que nous allons essayer d’étudier dans le cadre des pages suivantes. Nous proposons d’analyser l’activité de Cortot en trois parties distinctes mais complémentaires : les années d’avant 1940, les années d’Occupation et la présentation de Cortot dans l’historiographie [1]

 

Notre étude se fonde sur plusieurs sources trouvées aux….

 

La suite ICI 

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 06:00

Résultat de recherche d'images pour "Michel Charasse et Mitterrand" Le président de la République François Mitterrand (C), entouré de l'ancien ministre du Budget et sénateur Michel Charasse (G) et du secrétaire général de l'Elysée Hubert Vedrine, quitte le 15 décembre 1993 la résidence Marigny. AFP / GERARD FOUET © Service PHOTOGRAPHES

Cette chronique était en boîte avant l'annonce du décès de Michel Charasse hier vendredi.

 

Dans mes souvenirs d’élève en blouse grise, doigts tachés d’encre violette, croix d’honneur au revers – c’était tout de même mieux qu’un abonnement pour les gradins de l’OM – le Puy de Dôme 1.465 m. n’était pas la vedette du Massif Central, en effet le big Puy c’était le Puy de Sancy 1886 m. le plus haut sommet de l’intérieur de la France. Au temps de la Fac de Droit nous charrions ceux d’entre-nous qui, ayant réussi le concours d’Inspecteur des Impôts – en ce temps-là l’Administration payait les études pour attirer les candidats – car ils allaient devoir rejoindre Clermont-Ferrand où le déplumé de Chamalières, le futur séducteur de Lady Di, avait relocalisé, lorsqu’il régnait sur les Finances rue de Rivoli, l’École Nationale des Impôts. C’était aussi les pneus Michelin de ma 1ière  Deudeuche fille naturelle du très secret François Michelin. Plus tard encore, au temps des ors de la République, ce patronyme départemental était synonyme du gros Charasse, maire de Puy Guillaume, ses bretelles, ses cigares, qu’aimait tant la chasse avec son copain Guy Ligier. Que voulez-vous, avec Chambord, Auberive, Rambouillet, petit et gros gibier, le Ministère de l’Agriculture et l’ONF avaient des charmes cachés pour les fines gâchettes.

 

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J’ai pratiqué Charasse en direct en tant que Ministre du Budget, tout d’abord, lors des Comités Interministériels Corse présidé par Rocard, où il pourfendait les privilèges fiscaux des autochtones en se targuant d’une grand-mère corse. Je n’ai jamais vérifié. Il n’appréciait guère Rocard mais lui témoignait du respect pour ses engagements ; puis, lorsque Rocard, jamais en reste d’innovation, exigea de la forteresse du budget que les ministres dépensiers aillent discuter de leur budget en direct avec le Ministre du Budget. Charasse trônait, au-dessus de la Seine, derrière un bureau Empire, il avait fait virer le mobilier design, en bras de chemise, bretelles fleuries, rougeoyant de bonne chère, cigare au bec. La première fois, alors que nous nous étonnions du transfert de certains douaniers, à cause de l’espace Schengen, au service de la viticulture, sa réponse tomba « que voulez-vous que j’en foute ! » Mais, le rond et truculent, était redoutable, fort de son expérience au groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, il dépiautait un budget comme on déguste une palombe, fallait pas lui raconter des craques. Les joutes j’adore ! Tout en argumentant, je zieutais le cigare de Charasse, à l’époque j’étais branché Havane, il s’en aperçut, goguenard il me lança « t’en veux un ? » j’opinai. J’ai donc fumé un cigare de Charasse.

 

Amateur de bonne chère, de comices agricoles et de banquets républicains, un dimanche matin, suite à une partie de chasse suivie d’une nuit d’agapes arrosée, le père Charasse en compagnie de son pote Guy Ligier débarque au petit matin sur le terrain du concours national de labours du CNJA qui se déroulait dans le Puy-de-Dôme. Le président des JA qui, comme d’habitude pleurait une aide aux calamités pour ses ouailles, que le budget refusait, obtint le feu vert de Charasse. C’était du lourd. Le lundi matin j’annonce la nouvelle à Louis Mermaz, qui, pince sans rire, me déclara « nous allons le remercier par écrit… »

 

Pour La Montagne, ICI   le journal d’Alexandre Vialatte, père de la chronique ICI 

 

Michel Charasse est « Un esprit libre et indépendant qui s’est fait une spécialité des prises de position à contre-courant de la ligne officielle du Parti socialiste, jusqu’à son exclusion en mai 2008. Entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007, il reçoit Nicolas Sarkozy dans sa mairie de Puy-Guillaume et lui donne l’accolade, au nom de « la tradition républicaine. »

 

De là à faire un parallèle avec celui qui chamboula la vie politique un certain 7 mai 2017… Emmanuel Macron n'a pas résisté. « On aurait pu penser que ce lien indéfectible à François Mitterrand vous vaudrait une carte de membre à vie au PS. Vous en avez été pourtant exclu pour "indiscipline" en 2008. M’accusera-t-on de relecture de l’histoire si je dis de votre indiscipline qu’elle était visionnaire ? Je crois qu’il y avait en effet quelque chose de précurseur dans cette audace et cette lucidité à rompre le rang d’un parti qui implosait, se fissurait, pour que des réalignements politiques qui étaient en gestation puissent advenir ».

 

Michel Charasse a reçu, le lundi 27, à l’Elysée, les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains du président de la République, Emmanuel Macron.

 

Deux Présidents de la République (Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy), trois anciens Premiers ministres (Bernard Cazeneuve, Laurent Fabius et Lionel Jospin), la Garde des Sceaux Nicole Belloubet, d’anciens ministres et fidèles du président François Mitterrand dont sa fille Mazarine Pingeot, des patrons de grandes entreprises publiques ou privées comme Jean-Dominique Senard, mais aussi Eddy Mitchell, Jacques Mailhot, le Dr Xavier Durando, responsable du département d'oncologie médicale au centre Jean-Perrin...

 

Extraits :

 

« Vous voilà de nouveau dans cette maison où vous êtes presque chez vous. Cette maison où vous avez servi un grand Président, François Mitterrand, avec un dévouement formidable, presque sacerdotal, si je ne craignais d'offusquer le laïc intransigeant que vous êtes, celui qui, aux funérailles de Jarnac, était resté sur le parvis de l'Eglise, avec la fidèle Baltique ».

 

Emmanuel Macron a salué à travers Michel Charasse ceux que François Mitterrand, nouveau président élu ce soir du 10 mai 1981, appelait « les humbles militants pénétrés d’idéal ».

 

« François Mitterrand savait pouvoir compter sur votre absolue loyauté. Vous avez souvent été décrit comme le premier grognard de Mitterrand, son premier mamelouk, comme ce soldat loyal que Napoléon avait rencontré durant sa campagne d’Egypte (…). Et si le mamelouk dormait devant la porte de Napoléon pour le protéger, vous aussi vous avez dormi souvent ici, au plus près du président, au cas où il aurait eu besoin de vous à une heure tardive ou matinale. Vous êtes resté parfaitement fidèle à sa mémoire, devenant en quelque sorte le gardien du temple. Cette fidélité vous honore. Car en étant fidèle à François Mitterrand, vous avez toujours été fidèle à vos idéaux et à la France. Vous avez toujours été fidèle à vous-même. »

 

121 ans de mandats en 60 ans de vie publique : « Cela signifie au fond que vous aimiez tant la France, que vous étiez prêt à lui consacrer deux journées de travail par journée de vie ».

 

« Tous ces mandats locaux disent votre enracinement, a salué Emmanuel Macron. Jamais vous n’avez perdu le contact avec la vie réelle, la vie des gens. C’est d’ailleurs bien cela qui vous a donné un sens politique si sûr (…). A rebours des pratiques le plus courantes, la capitale était un peu votre maison de campagne. Il faut bien le dire, à l’heure où l’on déplore la déconnexion des élites ».

 

« Vous avez apporté à l’Elysée votre caractère truculent, s’est amusé à rappeler le président Emmanuel Macron. Avec votre style à la Coluche, vos bretelles légendaires, votre éternel cigare à la bouche et vos lunettes plus souvent sur le front que sur les yeux, vous étiez aussi le prodigueur de bonne humeur et le joyeux amphitryon de l’Elysée ».

 

Et de rappeler les « fameux déjeuners Charasse à base de jambon d’Auvergne et de saint-nectaire ». Des « rendez-vous libres et drôles, politiquement incorrects. Ça brocardait dans tous les sens, mais il n’empêche que la France de François Mitterrand était toujours au menu ».

 

Bref, le jeune Macron, toujours prompt dans les paroles, aurait dû engager Charasse comme DRH, ça lui aurait évité de se planter dans ses choix de candidats aussi bien aux élections que pour des portefeuilles ministériels, comme le note le vieux routier Alain Duhamel : des amateurs

Michel Charasse, mort du « tonton flingueur » de Mitterrand ICI

 

 

Truculent mais secret, débonnaire mais bosseur, bonhomme mais féroce, Michel Charasse emporte dans sa tombe un bon paquet des secrets de la Ve République.

 

Par Michel Revol

De lui, que retiendra-t-on d'abord ? Ses cigares, qui embaumaient sa personne et enfumaient son petit bureau du Sénat et d'ailleurs ; ses bretelles, qui enrobaient sa bedaine de bon vivant ; son goût pour la pêche, qu'il pratiquait dès que possible dans les rivières entourant Puy-Guillaume, ville auvergnate dont il fut maire dès 1977 ; son coup de fourchette, qu'il abattait sur la cochonnaille ; son amour des copains, des grandes tablées, du vin ; ses coups de gueule, sa gouaille, ses petits yeux ronds et vifs – bref, sa personnalité hors norme dans le monde policé de la politique. Avec Michel Charasse, mort ce vendredi 21 février à l'âge de 78 ans, disparaît une figure d'un autre temps, fracassante et tonitruante, un peu à l'image de Georges Frêche ou de Charles Pasqua, son adversaire politique, mais son ami, qu'il tutoyait et avec lequel il savait arranger quelques coups…

 

Mais l'homme de Charasse, c'est évidemment Mitterrand. Celui qui se surnommait lui-même « le mamelouk » résumait sa relation avec l'ancien chef de l'État d'une formule lapidaire et éclairante : « S'il me demande de flinguer, je flingue » – il possédait d'ailleurs une arme dans son bureau de l'Élysée. Michel Charasse entre dans le palais présidentiel avec Mitterrand en 1981, après avoir travaillé aux côtés de Gaston Deferre au groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Diplômé de Sciences Po et juriste, Charasse exerce d'abord au secrétariat général de l'Élysée avant d'être bombardé conseiller. Il veille notamment au bon respect de la constitution, se vantant quelques années plus tard de n'avoir « pendant quatorze ans fait faire aucune erreur constitutionnelle au président ».

 

« Je vous briserai » la suite ICI 

 

L’ancien ministre Michel Charasse est mort ICI 

Ministre du budget sous la présidence de François Mitterrand, dont il était proche, le « Gaulois » socialiste aura marqué par son verbe haut et son goût pour la bataille. Il est mort le 21 février à l’âge de 78 ans.

Par  

 

Des bretelles, un gros cigare, des « cons » et des « gueules d’empeigne » lâchés en veux-tu en voilà à la télévision. Et puis, une façon de rester ostensiblement à la porte des églises même lors des enterrements, comme seuls les vrais « bouffeurs de curés » peuvent oser le faire. Et encore, un regard goguenard derrière les lunettes demi-lunes. Voilà ce qui frappait d’abord les esprits, lorsque apparaissait Michel Charasse. L’ancien ministre et fidèle de François Mitterrand, qui vient de mourir, vendredi 21 février à l’âge de 78 ans, était un drôle de politique. Un genre de modèle en voie de disparition. Fort en gueule pour la galerie mais gardien de secrets d’Etat ou de confidences privées. Le « Pasqua des socialistes », disait-on parfois, en comparant ces deux figures hautes en couleur pourtant rompues aux subtilités du pouvoir.

Examinons d’abord les racines. Corse par sa mère, Auvergnat par son père, il naît le 8 juillet 1941 à Chamalières, ce petit coin du Puy-de-Dôme où eut lieu vingt siècles plus tôt la bataille de Gergovie, lors de laquelle Vercingétorix a repoussé victorieusement les légions romaines. « Le Gaulois », c’est d’ailleurs ainsi que Le Monde titre le grand portrait qu’il lui consacre en 1988 alors qu’il vient d’entrer pour la première fois au gouvernement. Et c’est vrai que Charasse a, des Gaulois tels qu’on se les imagine, le verbe haut, la truculence et un certain goût pour la bataille.

La suite ICI 

 

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