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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 12:00

 

Ce virologue à l’accent méridional, méprisé par la crème du monde médico-scientifique parisien pour son look à mi-chemin entre Panoramix et un fan de heavy metal, mais dont les travaux dans le domaine des maladies infectieuses et tropicales sont parmi les plus appréciés au monde.”

 

Génie ou charlatan : Didier Raoult et son traitement à base de chloroquine divisent

 

Le virologue français assure que le traitement qu’il propose, à base d’un dérivé de chloroquine, est efficace pour lutter contre le Covid-19. Pourtant, les critiques sont nombreuses. Décryptage.

 

Didier Raoult est-il un “génie ou un charlatan ?” questionne Il Foglio. Le quotidien italien s’interroge puisque le virologue, qui exerce à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, a commencé à tester sur des patients un traitement à base d’hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine – cet antipaludéen connu depuis la fin des années 1940. “Lequel produit des effets positifs sur les trois quarts des patients, selon le spécialiste”, indique Le Temps, mais “n’en demeure pas moins controversé”.

 

Une communauté scientifique prudente

 

Les résultats de cet essai clinique, publiés dans l’International Journal of Antimicrobial Agents, doivent être pris avec extrême prudence, soulignent de nombreux experts. Le protocole lui-même est critiqué : l’essai n’est pas mené en double aveugle (c’est-à-dire que les patients et les médecins connaissent le traitement qui est administré), le nombre de patients est très limité et quelques personnes dans un état grave ont été exclues de l’étude.

 

Par ailleurs, l’hydroxychloroquine n’a pas été testée seule, mais en association avec un antibiotique. Et, relaie le site suisse Heidi News, “la biologiste néerlandaise Elizabeth Bik, spécialiste de la fraude scientifique, relève dans un tweet que l’un des rédacteurs en chef de la revue [dans laquelle a été publiée l’étude] est également coauteur de l’étude marseillaise”. Un “conflit d’intérêts ?” questionne Le Temps. “Dans l’ensemble, la prudence est bien la tonalité dominante au sein de la communauté des spécialistes”, insiste Heidi News.

 

De son côté, Science relaie un avis, publié le 20 mars, de la Société américaine de médecine en soins intensifs (SCCM) selon lequel “les résultats ne sont pas suffisamment probants pour que nous recommandions le recours à la chloroquine et à l’hydroxychloroquine chez les adultes souffrant d’une forme grave du Covid-19”.

 

Une renommée internationale

 

“En attendant, le virologue français est présenté sur les chaînes d’information comme un guérisseur qui a développé la première thérapie prometteuse en pleine pandémie”, explique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Or, en février, lorsqu’il avait affirmé avoir obtenu des résultats pour lutter contre le Covid-19, “le médecin aux cheveux longs et argentés avait été considéré, par beaucoup, comme un dingue”. Lui-même se définit comme “un avant-gardiste”, note le journal allemand.

 

Né à Dakar, au Sénégal, Didier Raoult, aujourd’hui âgé de 68 ans, est arrivé à Marseille lorsqu’il était enfant. Après un bac littéraire et des études de médecine, il s’est fait connaître pour ses travaux sur le “mimivirus” (un virus à ADN) et bénéficie aujourd’hui d’une renommée internationale notamment grâce à ses recherches sur les rickettsies (les bactéries à l’origine du typhus), ajoute Il Foglio, qui détaille :

 

On l’appelle, et ce n’est pas un hasard, le ‘pêcheur de microbes’, ce virologue à l’accent méridional, méprisé par la crème du monde médico-scientifique parisien pour son look à mi-chemin entre Panoramix et un fan de heavy metal, mais dont les travaux dans le domaine des maladies infectieuses et tropicales sont parmi les plus appréciés au monde.”

 

Et si le ministre de la Santé français Olivier Véran redouble de vigilance au sujet de la généralisation de la chloroquine et si Édouard Philippe a répété que “le médicament ne serait pas mis sur le marché [pour cette application]”, la “pression sur le gouvernement est telle”, relate The Irish Times, que le traitement à base de chloroquine a été intégré à l’essai européen Discovery, dirigé par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), qui vient compléter les essais cliniques lancés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Des résultats non étayés

 

Mais il n’y a pas que dans l’Hexagone que la chloroquine suscite l’intérêt des chercheurs. Quelques travaux ont déjà été menés en Chine. Même si “les résultats obtenus chez les patients atteints du Covid-19 sont obscurs”, admet Science. “Des chercheurs chinois, qui affirment avoir traité plus de 100 patients avec de la chloroquine, ont vanté ses avantages.” Or, “les données qui sous-tendent leur avis n’ont pas été publiées”.

 

Pour autant, cet intérêt grandissant pour la chloroquine (des États-Unis à l’Afrique) a conduit l’OMS à insister sur “la nécessité d’examiner les preuves émergentes pour éclairer une décision sur son rôle potentiel”. Alors qu’un nombre important de personnes s’étaient agglutinées devant l’établissement marseillais où exerce Didier Raoult pour être dépistées, le directeur général de l’OMS a souhaité mettre en garde une nouvelle fois sur l’administration d’un médicament avant que son efficacité ne soit prouvée.

 

Carole Lembezat et Audrey Fisné

Selon l'Agence France-Presse, plus d'un tiers de la population mondiale est aujourd'hui appelé à se confiner. Cela représente environ 2,6 milliards de personnes sur les 7,8 milliards d'habitants vivant sur notre planète en 2020.

 

  • Hommage à Albert Uderzo

 

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L’agriculture va-t-elle manquer de bras ?

 

  • L'agriculture allemande très dépendante des saisonniers polonais

 

Même réunifiée, l'Allemagne n'est pas réputée pour sa gastronomie. Mais certains de ses produits agricoles, en particulier les asperges, n'ont rien à envier aux meilleures productions des autres pays européens. Et chaque année à pareille époque, les producteurs de « Spargel », dans la langue de Goethe, se demandent comment assurer leur ramassage. Faire appel à des chômeurs _ le pays compte actuellement près de 5,2 millions de sans-emploi _ pourrait sembler logique. Force est de constater qu'ils ne sont pas légion à vouloir assurer cette activité saisonnière, au printemps et, pour les vendanges, à l'automne. « En règle générale, ils trouvent le travail trop pénible et pas assez rémunéré », remarque Gerd Sonnleitner, le président de la Confédération allemande de l'agriculture. Les saisonniers allemands sont très nombreux à abandonner leur poste au bout de deux ou trois jours, se plaignant d'avoir mal au dos pour un salaire qu'ils qualifient « de misère » (5,42 euros l'heure en moyenne). La suite ICI 

 

  • Vin de Bordeaux : la crise s’aggrave fortement, manque de main d'oeuvre en vue

 

Déjà malmenés par le Brexit et les aléas de la politique de Donald Trump, les vins de Bordeaux devraient considérablement souffrir des conséquences de la pandémie de coronavirus. Alors que les ventes en France chutaient déjà et que les exportations plongeaient, la fermeture des restaurants et le confinement des consommateurs accentue la crise du monde viticole bordelais, tandis que se profile un manque de main d'oeuvre pour les travaux de printemps. Pour la filière, qui regroupe en Gironde quelque 6.000 exploitations, "à ce jour, la crainte est plus économique et financière que technique", constate Laurent Vaché, directeur de la Cave des vignerons d'Uni-Médoc regroupant 140 viticulteurs et 25 salariés, dont une partie placée au chômage technique… La suite ICI 

 

  • À l’heure des premières récoltes en maraîchage, la fermeture des frontières crée un manque de main-d’œuvre saisonnière étrangère. La FNSEA demande au ministère du Travail d’activer en urgence les viviers d’emploi résiduels.

 

Le jeudi 19 mars 2020 à 15h30, le cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud a tenu une réunion téléphonique avec les acteurs patronaux de l’emploi agricole (Anefa et FNSEA) et le directeur de Pôle Emploi. Les agriculteurs voulaient alerter le gouvernement sur le manque de main-d’œuvre qui pointe, du fait du confinement, alors que les premières récoltes commencent en maraîchage. Le ministère a écouté...

 

  • Coronavirus: Didier Guillaume appelle les Français sans activité à aller aider les agriculteurs

 

« Rejoignez la grande armée de l'agriculture française! »

 

Invité sur RMC et BFMTV ce mardi matin, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a appelé les "Français sans activité" à aller travailler aux côtés des agriculteurs pour participer aux récoltes alors que le secteur manque cruellement de main d'oeuvre. Cela concerne notamment ceux qui seraient privés d'activité car placés en chômage partiel en raison de l'épidémie de coronavirus.

 

« Il y a la possibilité d'avoir 200.000 emplois directs dans l'agriculture. Donc je veux lancer un grand appel à l'armée des ombres, un grand appel aux femmes et aux hommes qui aujourd'hui ne travaillent pas, un grand appel à celles et ceux qui sont confinés chez eux dans leur appartement ou dans leur maison, à celles et ceux qui sont serveurs dans un restaurant, hôtesses d’accueil dans un hôtel, aux coiffeurs, à celles et ceux qui n’ont plus d’activités », a énuméré Didier Guillaume.

 

« Rejoignez celles et ceux qui vont nous permettre de nous nourrir de façon propre, saine, durable », a encore martelé le ministre de l'Agriculture. Car "il faut que les travaux des champs se fassent et pour qu'il se fassent il faut de la main d'oeuvre", a-t-il ajouté, invoquant le "besoin de la solidarité nationale pour que nous puissions tous manger".

 

 

« Si la presse chinoise était libre, le coronavirus ne serait peut-être pas devenu une pandémie », dénonce RSF

 

Dans une analyse publiée le 13 mars, des chercheurs de l’université de Southampton suggèrent que le nombre de cas de coronavirus en Chine aurait pu être réduit de 86% si les mesures de lutte contre l’épidémie, prises en Chine à partir du 20 janvier, avaient été anticipées de deux semaines. Au vu de la chronologie des premiers jours de la crise, Reporters sans frontières (RSF) démontre que, sans le contrôle et la censure imposés par les autorités, les médias chinois auraient informé le public bien plus tôt de la gravité de l’épidémie, épargnant des milliers de vies et évitant peut-être la pandémie.

 

18 octobre : la presse chinoise aurait relayé les résultats glaçants d’une simulation de pandémie

 

Le Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire, en partenariat avec le Forum économique mondial et la Fondation Bill et Melinda Gates, a effectué le 18 octobre 2019 une simulation de pandémie de coronavirus et alerté la communauté internationale de son résultat glaçant : 65 millions de morts en 18 mois.

 

Si l’internet chinois n’était pas isolé par un système élaboré de censure électronique et si les médias n’étaient pas contraints de suivre les instructions du Parti communiste, le public et les autorités se seraient sans doute intéressés à cette information provenant des États-Unis et qui fait écho à l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), qui avait causé plus de 800 morts et affecté 8000 personnes principalement en Chine en 2003. La suite ICI 

 

  • « La sinistre division du Baltikum, qui s’occupait de notre cas, était dirigée par un cousin d’Erhard dont la jambe avait été arrachée par un requin en Mer Rouge. « le requin est le juif des poissons », sifflait obstinément le cousin tel Caton lorsque nous lui remettions nos notes, avant de s’éloigner clopin-clopant avec sa jambe de bois… »

Page 129 La Fabrique des salauds

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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 06:00

 

Par bonheur, avant le couvre-feu, j’ai acquis chez Gallimard, un gros roman, 880 pages (voir plus bas)

 

J’en suis qu’à la page 57 et j’ai décidé de prendre  la place du narrateur Koja.

 

Nous sommes dans une famille aristocratique allemande, vivant dans la Courlande  lettonne à l’heure où l’État letton prend forme après avoir viré les rouges. Elle est ruinée, ses terres expropriées, une surface de la taille de la principauté d’Andorre sont réparties entre deux mille paysans lettons ravis. Le château au bord de l’eau d’Oppapabaron fut transformé en internat de campagne.

 

Le père, peintre portraitiste, se voit privé de ses riches amateurs. « Fauchée comme les blés » répétait-il. Plus de personnel, la mère qui n’avait jamais lavé une seule assiette ni repassé le moindre drap de sa vie, comblait avec acharnement ses lacunes, allant jusqu’à s’essayer aux fourneaux lorsqu’il y avait de quoi manger. Mais même les orties peuvent être cuisinées avec plus ou moins de bonheur. Avec la mère on aurait dit qu’elles venaient d’être cueillies.

 

La famille a recueilli Eva, dite Ev, car sa famille a été massacrée par les bolchéviques. Elle a 10 ans et sert de modèle, le visage, au père qui travaille sur sa première grosse commande d’après-guerre : des illustrations du Kamasutra sous forme de fresques pour un nouveau bordel lancé par un profiteur de guerre dans la Elizabetes iela.

 

La mère devait ne rien savoir de cette commande indigne.

 

Au sommet de corps de femmes effeuillées et bachiques il peignait des ovales blancs.

 

Ev possédait un profil intelligent et prudent sans être effarouché, qui n’avait rien à envier à la jeune Mata Hari en éclat et lèvre supérieure trop courte, et elle avait tant de visages qu’ils trouvaient leur place sur tous les corps de femme.

 

Le père se concentrait sur cette variété de physionomie, sur la richesse de ses expressions, sur son regard et sur toutes les nuances de l’extase que la petite Ev donnait à voir par ses mimiques. À l’atelier, il lui arrivait souvent de devoir garder les muscles de son visage contractés une demi-heure durant, le temps que le père, de la pointe de son pinceau, reproduise ses  traits sur l’ « entremêlé », le « cheval à bascule » ou le « nirvana ».

 

vignes enlacées

 

La position de pénétration, allongés sur le côté, face à face, permet quelques variantes intéressantes. Généralement, ces variations permettent de prolonger les étreintes, de varier les caresses et les baisers, comme les mouvements en harmonie des corps.

 

Toutes les positions ICI 

 

 

Voici le succulent dialogue entre Ev et Koja l’un des deux garçons de la famille, le narrateur de l’histoire :

 

Résultat de recherche d'images pour "carte de la courlande lituanie"

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- Tu sais ce qu’est une position ? me demanda Ev un soir.

 

Je connaissais la position sociale, le positionnement militaire lors d’une bataille, la posture corporelle, la pose de papier peint et l’écart des étoiles les unes par rapport aux autres, qu’on appelle plutôt constellation.

 

- Non, Koja, je parle des pratiques sexuelles.

 

 

- Tu n’as pas le droit d’utiliser ces mots.

 

 

- Et pourquoi pas ? Papa (ndlr elle  a été adoptée) m’a tout expliqué.

 

Désormais, elle avait le droit d’appeler Theo (ndlr le père) « papa », bien qu’il eût d’abord penché pour « père », voire par moments pour « oncle ».

 

- Pourquoi il ferait une chose pareille ? demandai-je, interdit.

 

 

- Eh bien, les murs de l’atelier sont recouverts de draps. Et l’autre jour, alors qu’il était en train de me peindre, l’un d’eux est tombé, et il a été obligé de dire quelque chose.

 

 

- Ah bon.

 

- Oui, car sur le mur, il y avait une indienne, avec des perles et rien d’autre, et un Indien tout nu accroupi derrière elle comme un chien. Comme ça.

 

Elle me fit la démonstration.

 

- Papa était très gêné, et je ne dois surtout pas en parler. Il m’a expliqué ce qu’était un phallus.

 

 

- Quoi ?

 

 

- Un phallus. Quand le pénis grandit, ça s’appelle un phallus. Toi aussi, plus tard, tu en auras un. Mais je ne dois rien dire.

 

 

- Alors pourquoi tu en parles ?

 

 

- Parce que j’aime bien ne rien dire avec toi.

 

 

- Ça devait être affreux à voir.

 

 

- Oui. Tu veux venir regarder ?

 

 

- Non.

 

 

- Je  sais comment entrer sans clé. L’atelier est en chantier.

 

 

- Papa me battrait comme plâtre.

 

 

- J’ai tout regardé de près. Il y a même un tableau avec une Indienne qui a un phallus  dans la bouche.

 

 

- Je n’y crois pas.

 

 

- Je te jure.

 

 

- On lui ferait pipi dans la bouche ?

 

 

- Non, c’est avec ton pénis que tu fais pipi. Et dans la bouche tu mets seulement ton phallus, pas ton pénis.

 

 

- C’est vraiment dégoûtant.

 

 

- Non, c’est une position complètement banale.

 

 

- Papa ne peint pas  ce genre de choses. Non, papa ne peint pas ce genre de choses.

 

 

- Pourquoi tu pleures, Koja ? Pardon. Excusemoi, je t’en prie. On se prend dans les bras et dawenen zu dem gutn got, jo – on prie le bon Dieu d’accord ?

 

Riga Riga

Le dictionnaire de l'Histoire ICI 

Lituanie

 Création du carré blanc à la télévision.

 

Il fut mis en place la première fois le 25 mars 1961 pour la diffusion du film « Riz amer » de Giuseppe de Santis, 1948, avec pour interprètes miss Rome, la superbe Silvana Mangano et Vittorio Gassman; probablement l’un des meilleurs films du néoréalisme italien.

 

En réalité, la création du fameux carré blanc à la télévision avait été dû à la diffusion de « L’exécution » de Maurice Cazeneuve où apparaissait un nu féminin pendant un très court instant. Le but de ce carré était de prévenir des émissions qui présentaient de la violence ou de la pornographie. C’est ainsi que de nombreux films furent affublés du fameux carré : Ivan le Terrible, Hôtel du Nord, La femme du boulanger (eh oui !), French cancan et Les désaxés.

 

La suite ICI 

 

« La Fabrique des salauds » : Chris Kraus au cœur du mensonge allemand ICI 

 

L’écrivain allemand Chris Kraus traverse le XXe siècle en compagnie d’un criminel nazi passant après-guerre au service de la RFA. Une épopée révoltante et un grand roman.

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 12:00

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- Coronavirus. Les cloches de France sonneront dix minutes le 25 mars

 

Aujourd’hui, à 19 h30, les évêques de France passent un message aux catholiques et à tous les concitoyens en faisant sonner des cloches dans toutes les églises de France, pendant dix minutes, « non pour appeler les fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun, annoncent les évêques de France. Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront, à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste est un signe qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres. »

 

Tous ceux qui le voudront pourront également mettre des cierges aux fenêtres de leur appartement ou de leur maison. « Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins », indique notamment le communiqué.

 

  • via Me Morain

 

Qffwffq @qffwffq

 

@lemondefr on va tous mourir, l'avis d'un sociologue

 

@libe on va tous mourir, où boire un dernier verre

 

@Le_Figaro on va tous mourir, que faire de son PEA

 

@Valeurs on va tous mourir, le pangolin était musulman

 

@Mediapart on va tous mourir, qui brûler juste avant.

 

@LaCroix

 On va tous mourir mais il y a une Bonne Nouvelle

 

#coronavirus

 

 

Savez-vous que nos catho antipape de Nantes on fait la messe. Et c'est la rue de mon Unico !

 

Une messe a réuni au moins une vingtaine de fidèles ce dimanche matin dans une chapelle rue d’Allonville, à Nantes.

 

Coronavirus. Une messe traditionaliste réunit une vingtaine de fidèles à Nantes

 

Des fidèles de la communauté intégriste Saint-Pie V se sont rassemblés ce dimanche 22 mars au matin dans la chapelle du Christ-Roi, rue d’Allonville, à Nantes. L’abbé Guépin revendique le maintien de cette messe malgré les consignes extrêmement claires d’interdiction de rassemblement.

 

« Son Eminence Révérendissime Monsieur le cardinal Mauro Piacenza, grand pénitencier, ce vendredi 20 mars 2020, a publié avec l'autorité du Siège Apostolique un décret qui accorde l'indulgence plénière aux fidèles affectés par le Conoravirus Covid-19 en quarantaine dans les hôpitaux ou chez eux, ainsi qu'au personnel de santé, à leurs proches et à ceux qui assistent les malades en s'exposant au risque de la contamination et à tous ceux qui prennent soin d'eux à quelque titre, y compris par la prière. »

 

- Note de lecture

 

La Fabrique Des Salauds   de Kraus Chris  Format Beau livre

 

« Encore aujourd’hui, je ne comprends pas. Jusqu’à cette année dix-neuf trente et un (ndlr 1931), aucun de nous n’avait jamais entendu le nom d’Adolf Hitler. Mais Erhard nous parlait de lui comme si c’était le roi Arthur et, par la suite, je fus quelque peu étonné de découvrir que, loin d’être une altesse royale, le Führer était un mélange de King Kong et de Charlot, qui sont par ailleurs tous deux interprétés par des acteurs que j’apprécie beaucoup »

Page 79

 

 

- Je suis prêt à faire des cours de droit administratif en ligne sur les compétences du Conseil d’État… qui donne des avis au gouvernement mais ne légifère pas

 

Traité Élémentaire De Droit Administratif / De Laubadère, André / Réf23309   de Andre Laubad  Format Relié

 

Confinement : le Conseil d’Etat demande de revoir la copie sur le sport, les marchés et les visites médicales

 

- À la fac j’étais un as du droit administratif, ça m’a beaucoup servi au 78 rue de Varenne, suis allé 2 fois devant lAssemblée Générale du Conseil d'Etat défendre nos projets de texte, tout particulièrement le décret définissant la reconnaissance de la représentativité des syndicats agricoles.

 

En quelques mots, depuis la naissance de la FNSEA, au lendemain de la Libération, sur les restes de la Corporation paysanne de Vichy, au nom de l'unité du monde paysan, le gouvernement n'avait qu'un seul interlocuteur la FNSEA flanqué de sa branche jeune le CNJA. Sur le flanc gauche pendant longtemps le Modef, peu représentatif nationalement, jouait les utilités. Et puis, 1981 aidant, la Confédération Paysanne voyait le jour. Elle exigeait plus qu'un strapontin.

 

En 1988, je vous passe les détails, il fallait trancher entre les ultras des 2 camps : les touches pas à l'unité paysanne sinon je barre les routes et les puisqu'on est de gauche et que vous êtes de gauche imposez nous partout. Avec l'accord tacite du Ministre je choisis de passer par la voie du droit et de soumettre notre démarche à l'avis de l'Assemblée Générale du Conseil d'Etat. La représentativité syndicale dans la loi française est fondée sur des critères qui s'appliquent aux organisations de salariés. Pour l'agriculture : rien ! Alors nous avons proposé de constater la représentativité sur la base des résultats aux élections aux Chambres d'Agriculture.

 

Une belle fin de journée je suis donc allé défendre le texte devant l'AG du CE présidée par Marceau Long, la fine fleur du droit public français, tous les présidents de Chambre, un débat de haut niveau de plus de 2 heures où j'ai ferraillé avec pugnacité. Résultat : approbation du CE et publication du décret n°90-187 du 28 février 1990. Je l'ai baptisé le "décret félon " car dans les deux camps j'étais le traître, celui par qui la solution était arrivée.

 

11 avril 2006

Habillé pour l'hiver ICI 

 

Qu'est ce que le Conseil d'État

 

- Avis sur un projet de loi et un projet de loi organique d'urgence pour faire face à l'épidémie de COVID-19 ICI 

 

La plus haute juridiction administrative somme le gouvernement de revoir certaines dérogations, notamment pour l’activité physique.

 

- Dimanche j’ai fait une tarte aux pommes 

 

 

  • Brexit. Le père de Boris Johnson va demander la nationalité française

 

Stanley Johnson, le père du Premier ministre britannique Boris Johnson, le 24 septembre 2019.

 

Le père du Premier ministre britannique Boris Johnson va demander la nationalité française après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne menée à bien par son fils, rapporte le « Sunday Times ».

 

C’est une bonne nouvelle, je pourrais devenir française aussi, a ajouté sa fille.

 

Stanley Johnson a été l’un des premiers fonctionnaires britanniques à Bruxelles, membre du Parlement européen et de la Commission, ce qui a conduit sa progéniture, dont Boris Johnson, à passer une partie de son enfance dans la capitale belge et à apprendre le français.

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 06:00

 

 

Les couples célèbres des bandes dessinées ont bercé notre jeunesse, et même notre vieillesse, bien sûr il faut y ajouter les chiens solitaires

 

 

 

Snoopy : lui aussi parfois philosophe, amateur de cookies et célèbre pour être un fainéant de première, toujours en train de dormir sur sa niche.

 

Droopy, malgré son air triste et désabusé, affirme qu'il est heureux. Ce célèbre chien de Tex Avery connu pour : "You know what ? I'm happy"

 

Gai-Luron : comme son nom ne l'indique pas, il est chiant, renfrogné et négatif.

Un drôle de clebs.

 

Pour ma part, dans ma vie, j’ai fait un bout de route avec 3 chiens :

 

  • Louloute, la chienne du Bourg-Pailler, un peu pelée, tirant sur sa chaîne, officiellement la chienne de chasse du pépé Louis qui n’allait plus à la chasse.

 

  • Ulysse, le boxer, acquis à la suite du deuil d’un enfant mort à la naissance, chez le garagiste installé en face du Bourg-Pailler, le chiot sentait l’huile de vidange. Nous ne lui avons pas coupé les oreilles, il fut un compagnon tendre et affectueux d’Anne-Cécile qui lui “gliglitait” l’oreille tout en suçant son pouce. Il nous accompagna à Constantine où il accomplit quelques exploits. De retour à Paris, je l’ai confié, la mort dans l’âme, à une amoureuse des animaux afin de lui épargner le confinement dans 30 m2. Coq en pâte on lui laissa le soin de ravager le canapé.

 

 

  • Justine, une épagneul breton vivant avec une vieille dame dans un trou de Seine-et-Marne, elle était totalement fofolle. Au jour du décès de la grand-mère, ça ne se bousculait pas au portillon pour la recueillir. Habitant en solitaire dans ma forêt de l’Oise je l'embarque et la Justine m’en garda une reconnaissance éternelle, elle devint obéissante au seul son de ma voix. Nous nous promenions matin et soir dans notre bois. Son obéissance absolue ne résistait pas à l’appel de la chair, par deux fois elle se fit engrosser par le chien de notre voisin qui logeait à l’hôtel du Mont-Royal. J’eus recours au vétérinaire de Senlis pour lui éviter une grossesse déconseillée. Quand je revint à Paris elle vécut très bien la vie en appartement. J’ai encore ses cendres dans une petite boîte.

 

 

Dernier détail canin, on me sollicitait souvent pour trouver un nom de chien : ainsi l’année des F, un scottish terrier à poils durs, noir, le genre Black&White, hérita de Faust.

Scottie Scottie

 

Maintenant, la parole est au couple  Pax&Nane



 

Ai je, au fil de commentaires sur le blog du Taulier, laissé entendre que pax avait un chien. Je ne sais pas. Voilà qui est fait.

 

Ce chien c’est Nane.

 

 

L’année de sa naissance était celle des N . Il nous fallait choisir un nom commençant par cette lettre. 

 

Pensant à « Mon amie Nane » roman de Paul–Jean Toulet, quelque peu controversé, mais racontant toute les facettes de la vie d’une ravissante demi mondaine pleine d’esprit. Paul-Jean Toulet célèbre pour ses Contrerimes dont le ,encore plus célèbre :

 

« Dans Arles, où sont les Aliscans,

Quand l’ombre est rouge, sous les roses,

Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.

Lorsque tu sens battre sans cause

Ton coeur trop lourd ;

Et que se taisent les colombes :

Parle tout bas, si c’est d’amour,

Au bord des tombes. »

 

Quel rapport direz vous ? 

 

Apparemment aucun. Sauf ce très beau vers, aujourd’hui mis à toutes les sauces, mais tellement chargé de significatifs pour moi. Et bien sur quand il s’agit de Nane. « Prends garde à la douceur des choses »

 

Nane ? 

 

C’est un teckel à poil dur obéissant et affectueux. Ecole des chiens tous les dimanches matins. Il s’agit d’apprendre au chien à obéir et au maître à se faire comprendre sans violence. Nane est bonne élève .Je m’en réjouis quand autour de moi, j’entends des flatteurs « Mais il obéit ce chien ! ». Il faut dire qu’il séduit beaucoup car il est très câlin et drôle et vif et malin.

 

Cependant ne nous y trompons pas. Après tout, ce n’est qu’un clebs.

 

Mais pas n’importe quel clebs comme nous allons le voir tout à l’heure.

 

J’ai toujours, dans la poche droite de ma veste des « récompenses » à portée de main pour faire comprendre à Nane qu’elle doit obéir à tel ordre ou la féliciter d’avoir bien et vite obtempéré à ce nouvel ordre en cours d’apprentissage.

 

L’autre jour nous nous installons dans un restaurant ou nous avons nos habitudes après les courses de la semaine. Nane connaît sa place, sous la table ou elle reste sage et silencieuse.

 

Ce jour là elle fût particulièrement sage et silencieuse jusqu’au moment ou la table voisine nous signale que Nane sortant de sous la table mâchait quelque chose de noir. Je reconnu de suite le couvercle de mon portable. Je mis ma main à la poche. Elle était humide, et déchirée et vide. Plus de portable .vite récupéré sous la table , mais surtout plus de récompense.

 

Nane, véritable « clebstomane » avait déchirée la poche pour faire tomber les récompenses dont elle s’était régalée et avait entrepris de voir si le portable n’était pas une boîte à récompenses.

 

Après tout, rien d’étonnant c’est une femelle et j’ai dit quelle était maligne.

 

Elles ne nous en feront jamais d’autre !

 

Collioure le 18 mars 2020

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 12:00

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Ce temps de confinement fait remonter dans ma mémoire le souvenir du haut-fonctionnaire de Défense lorsque j’étais directeur de cabinet. C’était un brave IGREF, les beaux esprits du corps ne se bousculaient pas pour ce poste jugé par eux comme subalterne, comme le disaient les paysans chez moi « c’est le plus con qui reste à la ferme… »

 

L’homme semblait tout droit sorti d’une pièce de Courteline, gris, costard en tergal, pompes avachies, discret, désespéré de voir sa mission considérée comme la dernière roue du carrosse, mais consciencieux et pugnace. Instruit par la crise de la vache folle, je le recevais une fois par mois pour faire le point sur sa mission, le pauvre n’en revenait pas c’est tout juste s’il ne baisait pas les mains.

 

Après une petite recherche sur la Toile j’ai constaté que le poste semble mieux considéré :

 

Service du HFDS 78, rue de Varenne 75007 PARIS

Chargé(e) de mission : Continuité d’activité et  Veille stratégique

 

La mission défense (6 agents) anime et coordonne au sein du ministère la politique en matière de défense et de sécurité dans toutes ses dimensions : prévention et gestion de crise, informatique, économique, physique des lieux et des personnes, recherche et innovation.

 

La crise sanitaire actuelle pose crûment l’absolue nécessité de véritables plans préétablis pour assurer la continuité de l’approvisionnement alimentaire des urbains confinés.

 

Lorsqu’il faudra tirer les leçons de cette crise j’espère que mes ex-collègues du CGAER sauront se mobiliser pour élaborer ce type de plans, c’est plus important que les rapports, certes brillants, qui finissent dans la poussière des archives.

 

Plus plaisamment une petite chanson : Parlez dans l’hygiaphone

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Coronavirus : Avec son hygiaphone créé en un week-end, ce Haut-Garonnais croule sous les commandes ICI

INITIATIVE Un patron de Bruguières, près de Toulouse, a créé un hygiaphone à la demande d’une amie pharmacienne, inquiète en cette période de coronavirus. Il s’est associé à d’anciens concurrents pour le produire

 

Le ci-devant Bizot Jean-Yves ICI, vigneron confiné à Vosne-Romanée, voulant me joindre au Téléphone (vous remarquerez la fluidité de ma transition) est tombé sur mon message enregistré qui date de mathusalem et qui déclare « je suis dans mes vignes ».

 

Caramba je vais me faire verbaliser par la patrouille !

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 06:00

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Dilemme : tu tombes sur un excellent article dans le journal Le Monde  réservé aux abonnés Le «pata negra», ce petit miracle gustatif

 

En se gavant de glands le porc ibérique à patte noire donne à sa chair un goût inimitable aux saveurs de noisette et au gras ultra fondant. Reportage dans le sud-ouest de l’Espagne, entre prairie et forêt, au cœur de l’écosystème qui le rend possible

 

Par Stéphane Davet Publié le 12 mars

 

  • Soit tu postes un lien ICI et tu indiques à tes propres abonnés que tu peux leur envoyer l’intégralité par email

 

  • Soit tu en découpes des fines tranches pour tes abonnés.

 

J’ai choisi la seconde branche de l’alternative :

 

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  • Il a de l’allure ce cerdo ibérico, avec son dos droit, son long groin, ses oreilles tombantes lissées de poils noirs, sa cuisse plus allongée que celle de ses cousins roses parqués dans une poignée de mètres carrés. Quand il marche, il le fait sur la pointe de ses sabots, comme s’il était chaussé de hauts talons noirs. Même sa façon de manger a de la classe, quand, entre deux petits grognements, il recrache soigneusement l’écorce des glands en forme d’ogive, après les avoir pelés.

 

  • la montanera s’achève début mars. Tradition millénaire, disparue dans la plupart des pays d’Europe, la glandée (montanera en castillan) a été préservée dans le sud-ouest de la péninsule

 

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  • Cette pratique qui, à l’approche de l’hiver, consiste à laisser les bêtes paître en liberté pour qu’elles s’engraissent de glands – bellota en espagnol –, permet en effet au porc ibérique à patte noire, le fameux pata negra, de fournir d’incomparables jambons et charcuteries, transcendés par l’art de l’affinage.

 

  • l’Espagne doit ce petit miracle gustatif à un écosystème, la dehesa. C’est ainsi qu’on désigne ce « pâturage », entre prairie et forêt, s’étendant sur des dizaines de milliers d’hectares au sud-ouest de la péninsule. Façonnée depuis l’époque romaine, pour éclaircir des bois dont la densité pouvait servir d’abri à des ennemis potentiels, cette forêt clairsemée (une trentaine d’arbres en moyenne par hectare) typiquement méditerranéenne se tient en parfait équilibre entre présence de l’homme, de la faune et de la flore.

 

  • En quelques mois, la montanera et les quelque 700 kg de glands dévorés par tête (chaque animal disposant ici de 2 hectares de terrain) auront fait passer ces cochons âgés d’un peu plus d’un an, d’environ 90 à plus de 160 kg.

 

  • Un gavage qui fait qualifier ces gorets d’« olivier sur pattes », leur graisse étant composée majoritairement de l’acide oléique contenu dans les glands, comparable à celui fourni par les olives. Un gras (non saturé) d’autant plus délectable qu’il pénètre profondément les fibres musculaires de l’animal. Une question de génétique et de mode de vie. Car ce « glandeur » n’en est pas moins sportif, avec ses 14 km de marche quotidienne à la recherche de ses bellota.

 

  • Avec celles de l’Estrémadure, de Guijuelo, dans la province de Salamanque, et de la vallée Pedroches, près de Cordoue, Huelva est l’une des quatre appellations d’origine contrôlée du pata negra ibérique.

 

 

 

 

  • N’auront droit d’être appelés pata negra bellota que les cochons issus de père et de mère 100 % ibériques, élevés en liberté et nourris de glands et d’herbe pendant au moins deux mois. Un décret royal de 2014 permet à leurs jambons d’être sertis d’une inviolable étiquette noire. Ce décret classe l’appellation « ibérique » en trois autres catégories.

 

Étiquette noire:

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C’est celle que portent les jambons  Jamón de Bellota de cochons 100% ibériques nourris au gland, connue sous le nom de “Pata Negra -Sabot noir”.

 

Étiquette rouge:

 

Elle est portée par des porcs d’une pureté de race de 50% et qui ont été nourris avec des glands   pendant la saison montanera.

 

Étiquette verte:

 

Portée par les porcs “de campo” d’une pureté raciale de 50%.

 

Étiquette blanche:

 

C’est le signe distinctif des cochons ibériques avec un seul géniteur ibérique nourri à base d’aliments pour animaux et de céréales.

 

  • Représentant 10 % des quelque six millions de jambons ibériques produits chaque année, l’étiquette noire est considérée comme un produit de luxe et le nec plus ultra de l’appellation (au minimum quatre fois plus cher que l’entrée de gamme)

Le jambon pata negra est découpé selon des sens précis à l'aide d'un cuchillo, une lame spéciale.

Eric Flogny pour L'Express Styles

  • Loin de la rondeur massive des jambons de Parme ou de San Daniele, l’ibérique se présente sous la forme d’un V d’autant plus fuselé que le jambon s’étire jusqu’au bout de la patte noire. Les couteaux experts du maître découpeur (le cortador) en décollent d’abord l’écorce de couenne, de graisse et de muscle assombris par l’affinage, pour révéler, parallèlement à l’os, une chair bordeaux, striée d’ivoire, sur laquelle une longue lame fine et aiguisée prélève de courtes tranches, translucides et brillantes.

 

  • À maturité, le pata negra se sculpte en quatre parties: la maza (l'intérieur de la cuisse), zone qui contient le plus de viande, très savoureuse; la contremaza (le haut), moins grasse et plus affinée; la babilla (l'avant), moins charnue et peu grasse; et la punta (la pointe), plus salée, plus épicée et qui concentre la saveur du cochon pendu. "C'est ici que se trouve la vérité du jambon", selon Alberto. Chez Fogón, sa table ibérisante, quai des Grands-Augustins (Paris, VIe),

 

 

  • Entre le pouce et l’index, le gras d’un jambon de qualité fond presque instantanément. On respire d’abord le parfum envoûtant de cette friandise, avant de la laisser libérer en bouche des saveurs allant de la noisette à l’oxydation délicate du rancio, en passant par le voluptueux umami, cher aux Japonais. Plat vedette des tapas, il se déguste idéalement à une température comprise entre 20° C et 24° C pour en apprécier tout le fondant.

Aux Grands d'Espagne, les jambons sont exposés comme des oeuvres d'art.

Aux Grands d'Espagne, les jambons sont exposés comme des œuvres d'art. Eric Flogny pour L'Express Styles 47, passage des Panoramas Paris (IIe), 09-51-55-66-47, et 36, rue des Martyrs, Paris (IXe), 09-84-49-20-12, www.lesgrandsdespagne.fr  210 euros/kg

Notre coup de cœur va au Fogon Ultramarinos (38 rue de Verneuil, Paris 7e), petite épicerie-traiteur ouverte, il y a un an, par Alberto et Vanina Herraiz. Pendant plus de dix ans, ce chef créatif de la Mancha et son épouse argentine avaient fait du Fogon originel, le meilleur restaurant espagnol de Paris. En quête d’un autre rythme de vie, ils proposent aujourd’hui une sélection de produits hispaniques (vins, riz bomba, pimenton de la vera, vinaigre de Jerez, rarissime perdrix en escabèche…) et une magnifique vitrine de plats végétariens (et desserts) à emporter ou à découvrir sur une table d’hôte.

 

Auteur de Le jambon ibérique, dix façons de le préparer (Les Editions de l’Epure, 2007), Alberto Herraiz a même créé un petit coffret pour accueillir « l’aventure gustative » incarnant, selon lui, la dégustation d’un pur bellota. L’objet (55 €) recueille ainsi 150 g, coupés dans l’instant, de ce qu’il considère comme les cinq parties du jambon. Goût intense de la grasse punta (plus proche de la hanche) et de la contra maza, texture plus ferme de la babilla (la sous-noix), harmonie fondante de la maza (la noix), saveur sucrée du jarrete (jarret), coupé en petits dés. Surtout ne pas mettre ces délices au frigo avant de les laisser fondre en bouche. Accompagnés d’un verre de fino ou de manzanilla.

La vidéo est  très intéressante pour tout connaître sur le jambon

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 12:00

Nous entrons dans la zone de tous les dangers, restons confinés tels des sous-mariniers, offrons-nous Yellow Submarine

« Vis ma vie de sous-marinier pour toute la population volontaire. Voici comment faire » ICI 

 

« Il fut un temps où c’était soixante-douze jours enfermé, sans voir le jour, le ciel, le soleil, les oiseaux. Quand on marchait plus de 100 mètres, on était content. Un film par jour, pas de radio, pas de TV, encore moins de portable ou de vidéo pour la conversation. Sois sous-marinier et tu comprendras ! »

 

Un ancien des SNLE (sous-marin lanceur d’engins)

  • Pour un fidèle lecteur via face de bouc : comment je fais ma glace rhum-raisins

 

 

Il vous faut pour 6 et c’est la contenance du bac de la centrale Magimix :

 

  • 75 cl de lait entier si possible cru et bio

 

  • 6 jaunes d’œufs gros calibre bios

 

  • 275 g de sucre poudre (j’en mets moins autour de 200 g c’est selon votre goût)

 

  • 1 gousse de vanille bourbon

 

  • De 65 à 100g de raisins secs de toutes les couleurs

 

  • Du rhum ambré

 

1ière opération la veille : mettre à tremper dans le rhum les raisins secs pour qu’ils se gorgent de rhum.

 

Le lendemain, fendez la gousse de vanille en 2 dans le sens de la longueur et incorporez-la au lait dans une casserole à fond épais. Faites chauffer à feu doux sans atteindre l’ébullition, retirez du feu et laissez infuser  1 heure.

 

Dans une terrine le sucre et les jaunes d’œufs, fouettez énergiquement jusqu’à ce que le mélange « blanchisse » et devienne très homogène.

 

Retirez la gousse de vanille et incorporez lentement le lait dans la préparation en fouettant.

 

Faire cuire la crème dans la casserole à fond épais, à feu très doux sans cesser de remuer avec une cuillère en bois pour qu’elle épaississe sans que le jaune  des œufs coagule.

 

Retirez du feu et laissez refroidir.

 

Si vous avez une centrale Magimix, l’idéal pour que votre glace soit du niveau d’une glace d’un vrai glacier artisanal : emplissez le bac de la crème et incorporez les raisins secs.

 

 

Si vous avez une sorbetière vous suivez les instructions du fabricant ou laissez la crème durcir au congélateur en fouettant une fois au cours du glaçage.

 

 

 

Le coin des artistes :

 

 

  • Raphaëlle 

 

Elle file comme l’éclair sur sa trottinette, adore les esquimaux à la fraise, les chips, les olives et les épisodes, jouer à chat perché, faire le poirier et des bulles de savon, chanter, danser, dessiner, peindre, conter, compter, pianoter, bientôt 5 ans, « en fait » déjà une grande qui se fait des bosses et des cabosses, aujourd’hui, comme nous tous, bouclée la bouclette, elle nous signe de sa blanche main son Autoportrait.

 

 

  • Olivier de Moor y'a du nabis en lui

 

 

Confinement du soir, à rêver de grands espaces, ici la vallée de l'Allier qu'avait longé Stevenson. Les couleurs de la photo ne rendent pas vraiment la réalité; mais bon.

 

L’image contient peut-être : table et intérieur

  • Claire Naudin

Dans les #echezeaux, y'a d'la violette, mais y'a pas seul'ment que d'ça. Y'a aussi d'la fraise...
#lestontonsflingueurs : à regarder sans modération

 

L’image contient peut-être : plante, arbre, plein air et nature

Mon amie Émilie confinée dans le XXIe arrondissement, Montreuil-sous-Bois lit  

 

 

Attention : chef d’œuvre du neuvième art, « Le combat ordinaire » se doit, absolument, de trouver sa place dans toutes les bonnes bibliothèques de bd !... ICI

 

Prix du meilleur Album Angoulême

 

C'est l'histoire d'un photographe de presse qui en a assez de photographier la guerre et les gens en train de mourir. Alors, il prend ses cliques et ses claques, son chat et ses appareils et s'en va vivre à la campagne. Et là, miracle : il renaît... Un album intimiste et sensible, par le dessinateur de "Bill Baroud" et des "Cosmonautes du futur".

 

Marco en a marre. Marre de la vie en ville. De sa psychanalyse. De son boulot de photographe de guerre - photographier "des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir", ça finit par vous saper le moral. Alors, il met les bouts. Tchao la grande ville - Vélizy, en l'occurrence. Direction la campagne. La vraie, celle où il fait vraiment nuit noire quand il fait nuit. Il embarque son chat, son ordinateur, ses appareils - on ne sait jamais, des fois que l'envie reviendrait -, et vogue la galère. Son chat, il l'a appelé Adolf. Rapport à la psychologie du cher félin, pas franchement du genre commode. Et sur place, il trouve quoi ? Le calme. La solitude. La vraie vie, en somme. L'amour, aussi, sous les traits d'une charmante vétérinaire qui fait d'abord connaissance avec les griffes d'Adolf avant de tenter d'apprivoiser son propriétaire (autant le dire tout de suite, ni l'un ni l'autre ne sont faciles à vivre). Et l'amitié, avec un vieux voisin bien sympathique - jusqu'au jour où Marco s'aperçoit qu'il ne l'a pas été toute sa vie, sympathique. En chemin, il va grandir un peu, s'ouvrir au monde et aux autres, apprendre à oublier ses crises d'angoisse qui lui pourrissaient l'existence. C'est une belle histoire, finalement : celle d'une sorte de renaissance. L'histoire d'un type qui apprend à se réconcilier avec lui-même, avec la nature et avec les autres. Un beau parcours, comme on aimerait peut-être en connaître nous aussi au moins une fois.

 

L'auteur, c'est Manu Larcenet. Oui, le même que celui qui nous fait hurler de rire avec les histoires désopilantes de Bill Baroud, l'espion comme on n'en fait plus (et heureusement pour l'espionnage, d'ailleurs). Bon, voilà déjà quelques albums que Larcenet, qui a débuté à "Fluide glacial" et travaille toujours pour ce magazine d'humour, raconte des histoires intimistes et sensibles. Comme quoi, il n'y a pas que la bonne grosse rigolade dans la vie. Il y a aussi de la place pour l'introspection et la sensibilité. Larcenet, c'est aussi celui qui dessine "Les Cosmonautes du futur" sur un scénario de Lewis Trondheim, ou qui raconte dans "Le Temps de chien" la traversée de l'Amérique par un certain Sigmund Freud (revu et corrigé, pour le plus grand plaisir des lecteurs, qui ne voyaient pas franchement le grand psychanalyste sous cet angle). En un mot, c'est un auteur complet. Sensible, drôle, ouvert, généreux et tout ce que vous voudrez. Dans la vraie vie, Larcenet est vraiment parti s'installer à la campagne. Tant mieux : comme ça, il va être obligé de passer son temps à travailler, vu qu'il n'y a pas grand-chose à faire là-bas. Ce n'est pas nous, ses lecteurs, qui allons nous en plaindre : tout cela nous promet de bonnes et chouettes BD. Finalement, on devrait obliger tous les auteurs à se mettre au vert... Nous n'en sommes pas là. En attendant, savourez ce "Combat ordinaire" : vous serez largement gagnant.

 

Christophe Quillien

 

« Les cons finis du confinement », par Olivier Duhamel - Le Club des Juristes

 

Il ne s’agit que d’une petite minorité.

 

Ils peuvent avoir parfois quelque excuse, par exemple celle de la déprime occasionnelle après un échec, ou structurelle à cause d’accidents dans leur vie, ou celle de l’inconscience de la jeunesse, ou encore la volonté de défier le pire.

 

Ils ne sont pas tous critiquables ni condamnables au même degré.

 

Ils n’en sont pas moins, et à tout le moins cons, et parfois, parfois plus : franchement salauds.

 

La suite ICI

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 06:00

Voilà une excellente question, en effet qu’est-ce qui se cache derrière un plat ?

 

Deux exemples :

 

  • Un jour je prépare un vrai pot-au-feu avec tous les morceaux traditionnels : Macreuse, Basse côte, Joue de bœuf, Queue de bœuf, Crosse de bœuf, Os à moelle… Au moment du service, une des convives pointe du doigt l’un des morceaux de viande « C’est quoi ? » je réponds « de la queue de bœuf… » l‘assiette fut repoussée avec dégoût.

 

  • Les plats préparés de la GD : que cache leur nom officiel ? Hormis les lasagnes à la viande de cheval, ces plats cachent des ingrédients inscrits en tout petits caractères au cul de la barquette.

 

Un clin d’œil : la panse de brebis farcie.

 

Le haggis, plat national des Écossais qui consiste en une panse de brebis farcie d’abats, foie, poumon et cœur de mouton, et d’une bouillie d’avoine qui, autrefois, était fermentée. Le haggis fut brocardé dans les années 1960 dans un célèbre sketch de Jacques Bodoin, qui se moquait de ses qualités gustatives et odorantes.

 

« Quand on l’a apporté sur la table, j’ai cru que c’était de la crotte… Et plus tard, quand j’y ai goûté, j’ai regretté que ça n’en fût point. »

 

Revenons à la question titre.

 

La Terre est une marmite

 

Je suppose que, quand vous êtes face à un aliment que vous n’avez jamais vu, la première chose que vous faites, c’est de demander le nom. C’est étrange, mais on ne peut pas manger ce qui n’a pas de nom. Si vous allez dans une pâtisserie en France, vous connaissez à peu près tous les gâteaux qui se trouvent dans la vitrine : gâteau au chocolat, choux à la crème, tarte citron… et si vous ne savez pas avec quoi un gâteau est fait, vous le demanderez sûrement. Or, imaginez que vous vous trouvez dans un pays étranger et que vous tombez sur des desserts dont les ingrédients vous sont impossible à reconnaître, avec des couleurs inhabituelles, vert par exemple… Même s’il s’agit de sucreries et que vous aimez les desserts en général, il est plus difficile d’avaler ce dont ne connaît pas le nom et la composition. C’est comme si une personne inconnue se tenait tout à coup devant vous sans être présentée. Il faut se présenter pour apprendre à se connaître et devenir amis. Connaître le nom de l’autre.

 

Dans un restaurant, tous les plats ont forcément un nom. Dans n’importe quel pays, même si vous ne comprenez pas la langue, vous trouvez normal qu’il y ait un menu, une liste de noms de plats. Qu’il s’agisse d’un restaurant de luxe ou d’une échoppe de rue, les plats portent un nom et on les commande en prononçant leur nom. Aujourd’hui, on trouve parfois des menus-surprises, où l’on n’annonce pas d’avance les plats qui seront servis. Pourtant, même dans ce cas précis, au moment où le plat est posé devant vous, on vous explique ce qu’il y a dans votre assiette.

 

La manière d’écrire un menu peut varier selon les restaurants, les époques où les pays. Quand on y pense, un menu est toujours fait avec des mots, c’est un texte. Chaque fois que l’on est au restaurant, la première chose qu’on fait, c’est lire un texte.

 

Dans le même temps, ce qui est assez étrange, c’est qu’à la maison, on ne donne pas de nom aux plats que l’on prépare. »

[…]

La cuisine est liée aux mots, et au monde des mots, d’une manière singulière. D’une part manger et faire la cuisine sont des actes, presque les seuls, qui exigent la participation des cinq sens : on voit les plats, on sent leur odeur, on les touche, on entend les bruits de la cuisson, et on les mange. À cet instant même, toutes les portes de ce monde sont ouvertes.

Quand vous songez à tout ce que vous faites dans une journée : parler, lire, faire de la musique, du sport, travailler dans un bureau… aucune de ses activités ne sollicite les cinq sens. Or, comme on ne peut percevoir le monde qui nous entoure que par nos cinq sens, on pourrait presque dire que manger et faire la cuisine sont les deux actes les plus ouverts au monde.

 

La Terre est une marmite

 

La Terre est une marmite de Ryoko Sekiguchi, poétesse et traductrice japonaise. Cette conférence est une grande méditation sur la cuisine comme « langue », le repas comme « texte », le plat comme « phrase » et l’ingrédient comme « mot ».

 

Avec ça, on peut déjà cuisiner une littérature et une philosophie. Alors on y va : comment traduire, sans le trahir, un « bœuf aux champignons » dans un pays qui n’a pas de champignons ? Par quoi on les remplace ? Autres questions posées : « avez-vous déjà imaginé le goût de quelque chose que vous n’avez jamais goûté » ? Ou, ma préférée : « pourrait-on manger les nuages ? »

 

En répondant aux enfants, Ryoko Sekiguchi démontre que « le désir de manger, c’est l’envie d’être en vie ». C’est simple, c’est vrai, c’est beau, c’est profond : on a fondé des métaphysiques sur des bases plus faibles. 

 

 

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 12:00

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Dimanche,alors souvenir du temps où je me rendais en Normandie, l'Abbaye Notre-Dame du Bec chez les bénédictins et bénédictines de l'ordre de Saint-Benoît, au Bec Hellouin, dans l'Eure (27) en Haute-Normandie ICI

 

Abbaye du Bec-Hellouin © Philippe Deneufve

 

Le printemps est arrivé hier.

 

Selon Météo France, le début de semaine prochaine verra le retour de gelées quasi-généralisées sur la moitié nord, avec de fortes gelées (températures inférieures à -5 °C) à craindre durant la nuit de lundi 23 mars à mardi 24 mars 2020.

 

Le gel sur une végétation très en avance fera des dégâts considérables.

 

Pensez-donc nous sommes bien loin d’Urbain, de Pancrace, de Servais et de Mamert, ces saints oubliés appelés saints de glace, ont une véritable histoire et représentaient des dates à retenir, celles de la dernière période de gel printanier.

 

L'histoire

 

Il faut remonter jusqu'en 500 ans après Jésus-Christ pour retrouver les premières traces de ces croyances liées aux saints de glace. À cette époque, les gens priaient saint Mamert pour qu'il protège les cultures et les plantations. N'obtenant pas toujours gain de cause, ils constatèrent que le temps se dégradait, cette baisse des températures intervenant toujours à la même période et pouvant aller jusqu'au gel. Initialement, ce furent saint Mamert (archevêque de Vienne), saint Pancrace, saint Servais et saint Urbain les premiers saints de glace. Les saints de glace changèrent de nom au fil de l'évolution des religions et des calendriers.

 

Ne cherchez pas ces noms dans le calendrier (remanié en 1960 par l'Eglise catholique) : aujourd'hui, vous trouverez à ces dates-là Sainte Estelle, Saint Achille et Sainte Rolande. Mais qu'importe le saint du jour...

 

Les scientifiques ont évidemment une toute autre interprétation et considèrent, grâce à des observations astronomiques, que la Terre arrive, à cette période de l'année, dans un espace où les poussières stellaires seraient plus importantes.

 

Les dates des saints de glace

 

Si le nom des saints de glace a changé, les dates quant à elles restent fidèles aux origines. Il s'agit des 11, 12 et 13 mai. Une quatrième date, le 25 mai, est souvent évoquée. Ces saints ont chacun non seulement leur date mais également leur dicton :

 

  • le 11 mai, « Attention, le premier saint de glace, souvent tu en gardes la trace »

 

  • le 12 mai, « Saint Pancrace souvent apporte la glace »,

 

  • le 13 mai, « Avant saint Servais point d'été, après saint Servais plus de gelée ».

 

  • Le 25 mai, qui n'est pas un saint de glace mais qui y est rattaché, indique : « Mamert, Pancrace et Servais sont des saints de glace, mais saint Urbain les tient tous les trois dans sa main ».

 

Dans mes statistiques de lectorat le 12 et 13 mars ont subi un coup de mou, depuis c’est reparti sur une moyenne de plus de 1000 jours.

 

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L’histoire de la pénurie de masques c’est l’éternelle histoire de la cigale et la fourmi

 

La dernière fois que la France a fait des stocks de masques (2 milliards d’unités), c’était pour faire face au H1N1. On a accusé Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, d’en avoir trop fait. Depuis, on ne stocke plus de masques. On a la société que l’on construit.

 

« Nous non plus, au début, on n'y croyait pas » : ces Italiens confinés à cause du coronavirus ont un message pour les Français ICI 

 

 

Ma fille Léana #10ans devait avoir son exposition de peinture ce week-end. Déçue, je lui ai promis la plus grande visibilité à ses deux toiles! A vos RT Cœur rouge

 

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Jean-François Kahn : « Être confiné et montrer du doigt les responsables, c'est indécent »  ICI 

 

Jean-Francois Kahn est l'invite du grand entretien politique du << Point >>.

 

Que pensez-vous de la gestion de la crise par Emmanuel Macron et le gouvernement ?

 

Je me suis interdit de répondre à cette question. Il y a quelque chose d'assez gênant aujourd'hui à faire des tonnes de papiers pour dire à quel point la gestion de la crise est mauvaise. Il y a désormais un modèle d'éditorial. Première partie : le pouvoir s'est planté et les responsables politiques sont nuls. Deuxième partie : nous sommes en guerre, il faut l'unité nationale et mettre fin à l'esprit partisan. C'est totalement hypocrite. Il y a sûrement des leçons à tirer et des décisions à prendre. Mais après ! Après cette crise. Être confiné chez soi et montrer du doigt les responsables, je trouve cela totalement indécent. Dans les cas de catastrophe nationale, je pense qu'il devrait être interdit de faire des articles pour montrer à quel point on est intelligent.

 

Que voulez-vous dire ?

 

Le nombre d'articles où les gens écrivent : « J'avais raison », « à quel point ça me pose des questions sur le vivre ensemble », « cela dit vraiment des choses sur notre société ». Après la crise, oui, on pourra écrire, interpréter, juger, mais sur le moment je ne vois pas d'autres impératifs que la solidarité, l'esprit de responsabilité et notre contribution à ce que le vivre ensemble résiste.

 

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Une bonne nouvelle : Pandémie. Le pacte de stabilité européen terrassé par le coronavirus ICI 

 

«Du jamais vu” : face à la pandémie de Covid-19, qui pourrait plonger la zone euro dans une récession comparable à celle de 2009, L’Union européenne (UE) va briser un tabou en suspendant ses règles de discipline budgétaire, pour permettre à ses membres de dépenser sans compter

 

 

L’image contient peut-être : nourriture

 

Hier après-midi il faisait beau après un déjeuner carotène blanquette de veau sur mon balcon je me suis installé au soleil pour lire et pour me protéger j’ai un chapeau de paille anglais, genre tyrolien et j’ai eu la fâcheuse idée de publier une photo sur face de bouc en précisant : je n’ai pas une tête à chapeau.

 

L’image contient peut-être : Jacques Berthomeau, debout, chapeau et plein air

 

J’aurais dû indiquer contrairement à Pax mais comme celui-ci ne gambade pas sur les réseaux sociaux je me suis abstenu.

 

On s’est payé ma fiole dans le genre : Zanini… Un ami m’a dit « change de chapeau ». Ce que je fis en précisant « Afin de couper court aux moqueries j’ai changé de couvre-chef sans grande illusion »

 

L’image contient peut-être : Jacques Berthomeau, debout et chapeau

 

Et le soir, lorsque la fraîcheur s’abattit sur Paris j’ai fini ainsi.

 

L’image contient peut-être : Jacques Berthomeau, debout et lunettes

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 06:00

 

 

« Mon père (André Raimbourg, dit Bourvil) me disait : moi la tête d’affiche, quand j’arrive sur un plateau de cinéma, je salue d’abord les figurants. »

 

Dominique Raimbourg, 68 ans, ancien député de Nantes-Sud, avocat et socialiste, s’est intéressé aux exclus : SDF, prisonniers, gens du voyage, pour lesquels il a fait voter la loi de janvier 2017 mettant fin à leur statut discriminatoire. C’était juste avant de se faire éjecter de son siège de député par la vague macroniste. Devenu premier secrétaire du PS 44, Raimbourg s’occupe désormais d’une autre population en péril : les militants socialistes.

 

« Le meilleur des hommes », selon Gérard Oury, avec qui il tourna trois films d’anthologie dont Le Corniaud (1965) et La Grande Vadrouille (1966).

 

« Un homme vrai », souligne le réalisateur Frédéric Zamochnikoff dans son documentaire qui retrace la courte vie de ce fils de paysan normand, amoureux de la musique et des gens.

 

« Bourvil, un homme vrai », de Frédéric Zamochnikoff (Fr., 2016, 52 minutes)

 

Télérama

 

Des intervenants triés sur le volet, des anecdotes savoureuses et, en prime, une remarquable déconstruction de la mécanique du rire chez Bourvil-Louis de Funès. Le bouleversant portrait d'un comédien doué, homme à l'empathie sans limite.

 

Le 27 juillet 2017, André Raimbourg, plus connu sous le nom de Bourvil, aurait eu 100 ans. Décédé le 23 septembre 1970, il fut l’un des acteurs les plus populaires et les plus talentueux du cinéma français. Nez de travers, sourire tendre, yeux rieurs et voix perchée, Bourvil séduisait par son empathie et sa vraie-fausse naïveté, qu’il cultivait habilement.

 

C’est grâce à son instituteur du petit village de Bourville, dans le pays de Caux, que le jeune André Raimbourg s’ouvre à la culture et à la musique. Ne voulant pas prendre la suite de la ferme familiale, il devient mitron avant d’entamer une formation d’instituteur. Il décide finalement de s’orienter vers le spectacle après avoir vu, sur scène, son idole Fernandel.

 

Jouant le plus souvent les comiques paysans avec sa mèche rabattue et son costume étriqué, André Raimbourg se lance dans une carrière musicale à Paris après avoir gagné, en 1938, un radio-crochet sous le pseudonyme d’Andrel, en référence à son modèle Fernandel. Il prendra le nom de Bourvil en 1942 pour ne pas être confondu avec son cousin Lucien Raimbourg, déjà dans le métier.

 

« Si c’est avec Bourvil, je signe tout de suite »

 

Sa carrière décolle en 1956 avec le film La Traversée de Paris, de Claude Autant-Lara, adapté d’une nouvelle de Marcel Aymé, qui avait pourtant exprimé ses réticences quant au choix de Bourvil « acteur comique ». Jean Gabin trancha le conflit : « Si c’est avec Bourvil, je signe tout de suite. » Ce film, devenu depuis un classique du cinéma français, a permis à Bourvil de montrer toute la palette de son talent, comique et dramatique, comme le souligne Francis Huster, qui avait repris ce rôle au théâtre près de quarante ans après.

 

La suite ICI 

 

 

Fortunat
1960 France Réalisé par Alex Joffé  avec Michèle Morgan, Bourvil, Gaby Morlay
 
Télérama
AbonnéCritique parPhilippe Piazzo

Film d'Alex Joffé (France, 1960). Scénario : A. Joffé et Pierre Corti, d'après Michel Breitman. Image : Pierre Petit. Musique : Denis Kieffer. 115 mn. NB. Avec Michèle Morgan : Juliette. Bourvil : Fortunat. Gaby Morlay : l'institutrice. Rosy Varte : Mme Falk. Teddy Bilis : M. Falk. Frédéric Robert (Frédéric Mitterrand) : Maurice.

Le genre : mélodrame.


Juliette Valecourt, grande bourgeoise parisienne, ignore que son mari fait partie d'un réseau de résistance. Quand il est arrêté par la Gestapo, elle se réfugie dans une bourgade de province proche de la ligne de démarcation. Elle y rencontre Fortunat, un cordonnier un peu rustre et ivrogne qui doit, pour leur sécurité, se faire passer pour son mari...


Fortunat a profondément marqué les spectateurs à sa sortie. En le revoyant, on découvre combien les conventions du cinéma commercial de l'époque (duo de stars, décors de studio...) pèsent peu en regard de l'intelligence et de la sensibilité de la mise en scène. Le scénario, peu explicatif, procède par petites touches. Il dévoile par mille et un détails les sentiments de condescendance et d'amour mêlés qu'éprouvent Juliette et Fortunat. La scène de l'arrestation des voisins est un modèle de pudeur. Bourvil est magnifique, tour à tour grand benêt et homme d'honneur. Michèle Morgan laisse percer derrière son visage de sphinge de véritables troubles. Alex Joffé est un cinéaste populaire injustement oublié.


Philippe Piazzo

 

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