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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 06:00
J’ose au risque de l’excommunication : les papilles du cochon sont 50 fois supérieures à celles des grands amateurs de vin.

Dans le débat obscur sur : faut-il cesser de manger de la viande afin de sauver notre planète, où ce mot valise recouvre la rouge, celle des bovins ruminants et dégazant, les plus claires celles des ovins, porcins, caprins, volailles et autres volatiles domestiques ou sauvages, j’avoue qu’en dernier recours seules les cochonnailles, affreusement mauvaises pour la santé, seraient pour moi dignes d’être sauvées.

 

Mes envies de pieds de cochon nature sont irrésistibles !

 

Porcus Sapiens

 

« Les créateurs à l’extérieur regardèrent du cochon à l’homme, puis de l’homme au cochon et à nouveau du cochon à l’homme, mais il était impossible de distinguer l’un de l’autre. »

Georges Orwell Animal Farm chapitre 10, 1945

 

Revenons au sujet du jour, le palais porcin, saviez-vous que la langue de porc est dotée de d’environ 19800 papilles gustatives alors que les humains en ont environ 10 600.

 

Cela signifie que le cochon peut percevoir environ 50 % de saveurs de plus qu’un humain grâce aux papilles gustatives situées au fond de sa gueule, et plus de 200% grâce à celles qui sont situées au bout sa langue.

 

Pas étonnant que ma copine Isabelle la cathodique qui est folle du cochon ait baptisé son blog : le bout de ma langue.

 

Et pourtant, nos scientifiques si friands d’étude ne se sont jamais penché sur le sujet du sens du goût du cochon.

 

Tout ce que l’on sait c’est que le cochon est connu pour aimer le goût sucré (la parkérisation, quoi) puisqu’il boit jusqu’à 6 fois plus d’eau que la normale si on y ajoute une petite proportion de sucre.

 

Une expérience a été réalisée en 1990 pour mesurer le sens du goût plus affiné des cochons. Elle visait à tester une gamme de 13 substances paraissant sucrées aux humains. Les cochons, quant à eux, ont considéré que seulement trois d’entre elles étaient vraiment sucrées.

 

Fort bien me direz-vous, mais si le cochon surpasse les grands amateurs pour la phase gustative, qu’en est-il de son sens de l’olfaction ?

 

Résultat de recherche d'images pour "le groin du cochon"

 

Le groin, le nez plat du goret est constitué de cartilage et d’une multitude de filaments nerveux. Il est très bien irrigué par les vaisseaux sanguins sous une peau fine très tactile avec beaucoup moins de poils que le reste du corps. Le résultat donne une extrême sensibilité, aussi bien au toucher qu’à l’odorat.

 

Les porcs sauvages en font très bon usage : ils doivent détecter leur nourriture au ras du sol, sous une végétation et des feuillages plus ou moins épais, et quelque fois même sous le sol lui-même (comme lorsqu’ils déterrent les truffes – une spécialité porcine bien exploitée par les propriétaires humains dans beaucoup de pays d’Europe)

 

Le groin est si sensible qu’on a suggéré qu’il pouvait contenir autant de récepteurs sensoriels que les deux mains des humains.

 

Pas étonnant que ma copine Isabelle la cathodique, encore elle, soit fan du bouiboui la Pointe du Groin, 8 Rue de Belzunce, 75010 Paris et j’ose, rien pour elle, de saluer son copain Nicolas Dugrouin

 

Source : Les Miscellanées de Trott le cochon

 

 

La conclusion de cette chronique en tire-bouchon comme la queue du cochon, ne pouvait que revenir à un Contrepied (de cochon) de Philippe Meyer.

 

Il est écrit : « l’homme ne vivra pas seulement de pain » et l’homme, en effet, étale sur ses tartines des rillettes d’oie, de langue de veau, de cuisse de chapon, à moins que ce ne soit de la terrine de lapin, de la mousse de foie de canard, des rillons, des grillons, des grattons, des frittons ou des chichons. Puis, son appétit ouvert, il mord dans quelques tranches de saucisse sèche finement découpées, s’attable devant un jambon en croûte, ou un boudin aux deux pommes ou une andouillette à la poêle, au four, grillée, en papillote ou à la ficelle. (J’ai connu et fréquenté à Paris, passage de la Bonne-Graine, un restaurant qui avait à son menu sept variétés d’andouillette différentes : de Troyes, de Jargeau, de Cambrai, de Lyon, de Rouen, à la provençale, de l’Argoat.) Pressé un jour d’expliquer à des habitants d’Atlanta (Géorgie) quel était ce mets dont l’anglais n’offre pas de traduction, je soutins qu’il s’agissait tout simplement d’une preuve de l’existence de Dieu.

 

Il devient de plus en plus difficile de réunir ces preuves. Dans la capitale, le plus réputé des marchands de boudin a cédé la place à un vendeur de bijoux fantaisie que les touristes s’arrachent. Le plus estimé débit de francforts, de jarret, de montbéliards et de palette s’est mué en épicerie coréenne. L’impératif social catégorique de la minceur est venu à bout d’autres échoppes où pendaient les trésors de la salaison…

 

Chaque troisième dimanche de novembre, sans interruption depuis 1808, en l’église Saint-Eustache, dans l’ancien quartier des Halles, on célèbre la messe du souvenir des charcutiers. La confrérie de Saint-Antoine s’y rassemble pour honorer la mémoire de ses membres décédés dans l’année, avant d’offrir aux fidèles un savoureux buffet dressé dans l’abside et arrosé de vin nouveau. Il y a fort à craindre que ce pieux rassemblement ne serve bientôt plus qu’à pleurer la disparition de leur art, celui des anciens chaircuitiers, dont la profession fut si opulente qu’elle fit ériger un immeuble entier, rue Bachaumont, à quelques pas des regrettés pavillons de Baltard. L’entrée en est ornée de somptueuses plaques de marbre gravées à l’or fin encadrant un majestueux escalier de chêne à double volée surmonté d’un vitrail à la gloire de l’aimable métier de ceux qui firent bâtir ce temple. On ne visite pas : l’endroit a été vendu à une agence de graphisme : O tempora, o mores, sic transit gloria porci.

 

Toutefois, une lueur d’espoir brille dans ces ténèbres. La locavoracité ne se limitant pas aux légumes, on voit de plus en plus d’éleveurs offrir des produits de leur façon. Ventrèche, saucisses, fricandeaux, jambonneaux, coppa, pâté de tête : bien des paysans ont su trouver les moyens de valoriser leurs troupeaux de cochons en transformant eux-mêmes leurs bêtes. Le surcoût dû à l’expédition est raisonnable pour peu que la commande soit de conséquence, et, compte tenu des prix pratiqués sur les lieux de production, on peut considérer que l’amateur paierait plus cher les mêmes produits achetés dans une charcuterie en ville, à  condition qu’il en trouve une qui ne se soit pas transformée en fournisseur de sandwiches pour hipsters. Hélas, la multiplication des normes menace sournoisement ces producteurs locaux qui voient le glyphosate autorisé tandis que le poids de sel entrant dans leurs préparations fait l’objet de contrôles tatillons. Allez prouver l’existence de Dieu avec du jambon sous cellophane.

 

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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 06:00
Nu, il provoquait 1 léger trouble, comme 1 opalescence, Stéphane Lagorce répond dans sa Somme de bénédictin : Le Grand Précis des vins au naturel

J’avoue que lorsque j’ai vu apparaître sur l’écran de mon radar l’annonce d’un nouvel opus sur le vin, le vin nu de plus, je me suis dit dans ma petite Ford d’intérieur : encore un, et je me suis jurer de rien écrire à son propos.

 

Et puis, chemin faisant, chez une amie, j’ai croisé le livre sans vraiment m’y intéresser, mais dans mon vieux cerveau aux neurones fatigués, un je ne sais quoi virevoltait sans que je sache vraiment ce qui en était l’origine. La lumière vint lors du pince-fesses parisien de Me Morain.

 

L’image contient peut-être : 3 personnes

 

Ce soir-là, il faisait doux, les garçons et les filles se prélassaient sur les pelouses des Invalides, chez Jaïs le gratin des licheurs, producteurs de vins nu se pressait, y’avait la fine fleur du barreau et de la magistrature, ça jajatait verre à la main sur le trottoir, survint une Ministre : Marlène Schiappa sans que cela troubla l’assistance, moi je bavassais avec les uns et les autres lorsque la lumière vint, tel Paul Claudel près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du côté de la sacristie de ND de Paris.

 

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes, personnes debout et intérieur

 

25 décembre 1886, Notre-Dame de Paris

« J'assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand-messe. Puis, n'ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. (…) J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. »

Paul Claudel, Œuvres en prose (1913)

 

Ce Stéphane Lagorce auteur  du Grand Précis des vins au naturel, j’ai déjà croisé son chemin !

 

Mais où ?

 

À Pékin !

 

Là je vous sens sceptique, comme le confiait récemment Alain Delon, la vieillesse est un naufrage, et pourtant c’est pure vérité, la preuve :

 

7 avril 2017

Suis jamais allé tortorer au Maxim’s de Beijing au temps de Deng Xiaoping mais j’ai dévoré avec volupté les lignes de Stéphane Lagorce

 

Cuisine, marxisme et autres fantaisies de Stephan Lagorce, l’Epure, 2017, 16 euros.

 

 

Ce livre est une pépite, je l’ai dévoré dans sa partie récit, en sautant à pieds joints au-dessus des recettes, mais j’y reviendrai dès que j’aurai le temps.

 

Notre maître-queue possède une très belle plume, déliée, acérée, précise, vive, son périple Paris-Pékin via Moscou-Cheremetièvo, dans un « Iliouchine d’un autre âge battant pavillon Aeroflot, la vraie, celle d’avant 1989 » est un morceau d’anthologie à verser dans l’historiographie du socialisme réel, celui qui fut estampillé « globalement positif » par le PCF.

 

La suite ICI 

 

Stéphane Lagorce était présent au raout de Me Morain j’ai donc engagé avec lui la conversation pour lui raconter ce que je viens de vous raconter.

 

TOUTES LES DATES DE SIGNATURES DU GRAND PRECIS !

 

Le lendemain je suis allé consulter Le Grand Précis des vins au naturel.

 

C’est une Somme, un travail de Bénédictin, précis, documenté, complet, bien présenté, à lire par celles et ceux qui causent pour ne rien dire parce qu’ils ne savent rien, les ignorants qui sont légion dans les deux camps : celui des adorateurs de vins nu comme celui de ses détracteurs.

 

Stéphane Lagorce se situe à la bonne distance, pédagogue sans lourdeur, il explique pas à pas en évitant de noyer le lecteur dans la technique, il n’est pas militant même si son cœur penche du côté des vins nu.

 

De la belle ouvrage que je vous recommande.

 

Y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

 

 

Les éditions Homo Habilis

 

Ont été fondées par Stéphane Lagorce, ancien chef de cuisine, Ingénieur Agro, professeur des Sciences de l’aliment à Agroparistech, auteur vin et cuisine reconnu.

 

Les éditions Homo Habilis, c’est un projet indépendant, ne reposant que sur son lectorat et bâti avec les meilleures compétences en termes de rédaction, direction artistique, iconographie, développement digital, fabrication, diffusion…

 

Les éditions Homo Habilis, c’est une collection : Les Grand Précis, une série technique destinée aux profanes, aux curieux, qui explorera des sujets tels que la cuisine, le vin, l’alimentation, mais pas seulement ! Rigueur du propos, légèreté du ton, richesse des illustrations, qualité de réalisation seront au programme pour mieux décrypter, comprendre précisément, les choses les plus précises !

 

 

N°1. LE GRAND PRÉCIS… des vins au naturel
Du biologique au sans sulfites ajoutés. Tout l’univers incroyable des vins “au naturel”, fidèles reflets des sols d’où ils naissent et du soin des vignerons !

 

ICI 

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 07:00
« Critique de la musique pure » Luo Ying porteur du gène du garde rouge ou comment se débarrasser de la détestable Révolution culturelle

Dans Le Gène du garde rouge, Luo Ying, né en 1956, relate ses souvenirs de la révolution culturelle où dans ce « chaos collectif, à la fois coupable et victime, persécuté, il ne cache rien de son embrigadement progressif, de l’irruption, voire de la révélation, dans sa conscience et dans son corps, de ce terrifiant gène du garde rouge dont il sait qu’il ne se débarrassera jamais tout à fait, quels que remords, volontés ou désirs qu’il en ait désormais. »

« L'auteur, ancien garde rouge devenu riche homme d'affaires, traite de ce sujet d'une façon originale à plus d'un titre. L'ouvrage est poétique et autobiographique, tout en soutenant un point de vue critique sur l'histoire du pays.

 

95 textes d'environ une page, en vers libres, ou courts versets, « donnent la liberté de lire l'œuvre en suivant sa chronologique ou de la méditer en l'abordant et en la revisitant de façon aléatoire. Ces poèmes, très rythmés par ce choix d'écriture, ne se perdent pas dans la rêverie romantique ; le réalisme préside à la mise en scène des personnes et des anecdotes souvent brutales qui les font revivre. »

 

Au-delà de la tragédie personnelle et du témoignage, Luo Ying, propose une réflexion sur l'histoire de son pays.

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« Il faut au moins nous débarrasser de la détestable Révolution culturelle. Elle a fait perdre à la nation le sens de la honte, des valeurs morales, de la décence. » Contrairement à l'Allemagne qui s'est purgée du nazisme, la Chine, selon l'auteur, feint d'avoir oublié. Mais le gène du chaos guette encore. « Sous prétexte de vouloir aller de l'avant, nous ne voulons pas rouvrir cette plaie. Voici alors ce qui risque de se produire : un beau jour nous reverrons les brassards des gardes rouges et leurs banderoles disant : “On a raison de sa révolter !” Ce sera une grande catastrophe pour la nation. »

 

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Le 17 novembre 2012, 10 :11 

 

96 Newport Beach Linda Isle, Los Angeles, USA

 

Xin Fei et moi avions décidé d’agresser Chan Jian, violoniste de la Troupe artistique.

 

Sous prétexte que sa femme Yu Fang était en conflit avec ma camarade Qu Ailing.

 

Mais il prit son violon et joua un air qui nous fit venir les larmes aux yeux

 

Il dit : « La mort du cygne de Saint-Saëns, vous connaissez ? 

 

Il ajouta «  N’allez surtout pas raconter que je joue de la musique pure

 

Pékin l’a prise pour cible au nom  de la critique de la culture bourgeoise

 

Il nous reste les opéras modèles, les citations de Mao, la danse de la loyauté

 

Au violon seuls sont autorisés : Les nouvelles de Pékin parviennent à la frontière et La Course de chevaux »

 

Ayant découvert Beethoven, je ne me lassais pas d’écouter La Symphonie du Destin

 

J’entrais par effraction dans la bibliothèque pour y dérober des disques

 

Rideaux tirés, porte close, nous écoutions la musique pure, assis au pied du lit

 

Ayant peine à formuler nos émotions, la qualifiant de « pas mal », « intéressante »

 

Chen Jian s’est ensuite volatilisé, accaparé peut-être par la lutte armée ou la critique

 

Une fois riche, j’ai fait installer chez moi des enceintes hautes de deux mètres uniquement destinées à la musique classique

 

Je pleure encore lorsqu’en avion j’écoute sur mon MP3 La mort du cygne

 

Grâce à la Révolution culturelle et à toutes ses critiques, j’ai pu avoir accès au plus précieux.

 

En bonus : « La Mangue » illustre en particulier l'absurdité des événements et l'incroyable délire de vénération qui s'est emparé des habitants :

 

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« L'illustre président Mao avait offert aux rebelles une mangue couleur d'or /

 

Ciel ! Le peuple de notre ville frontalière passa trois jours à l'attendre sans fermer l'œil /

 

Les gens tapaient sur des gongs et des tambours, exécutaient la danse de la loyauté ; les rues s'étaient vidées de dix mille personnes venues l'accueillir le long de l'artère principale /

 

Le visage baigné de larmes, tous criaient à tue-tête : “Vive le président Mao !”/

 

Les rebelles avançaient pas à pas, tels les émissaires d'un dieu, l'un tenant la mangue /

 

On dit qu'elle brillait d'un éclat inouï, que son parfum se répandait dans la ville entière /

 

Trop petit et repoussé par la foule, je ne parvins jamais à poser les yeux sur elle /

 

Sans doute qu'à cause de mes origines, je n'étais pas digne d'être un bon soldat de Mao /

 

La venue de la mangue enflamma la ville, portant au paroxysme l'ardeur révolutionnaire /

 

Les gens criaient qu'ils étaient prêts à sacrifier leur vie pour la Révolution culturelle ! /

 

Nul ne sait su cette mangue finit par pourrir ou bien si quelqu'un l'avala en cachette /

 

Passant ensuite de l'affrontement verbal à la lutte armée, on s'entretua avec frénésie /

 

La rue empruntée par la mangue se mua en champ de bataille résonnant de coups de feu /

 

Les hymnes funèbres devinrent la musique la plus répandue dans la ville frontalière /

 

Plus tard à force de manger des mangues, j'ai perdu ma passion révolutionnaire /

 

Plus tard à force de manger des mangues, ces chants funèbres ont résonné dans ma tête. »

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 06:00
Longtemps j’ai porté des costards… merci d’éviter de m’en tailler un…

Vous allez me rétorquer : qu’est-ce que nous en avons à cirer !

 

Répartie qu’adorait Édith Cresson.

 

« Le 15 mai 1991, François Mitterrand se débarrasse de son premier ministre Michel Rocard. Les deux hommes, ce n’est un secret pour personne, se vouent une haine et un mépris réciproques. Edith Cresson est alors nommée à Matignon, devenant la première femme à occuper ce poste.

 

Quatre jours plus tard, le Journal du Dimanche publie une interview d’elle avec une citation qui fait le titre : « La Bourse, j’en ai rien à cirer ! »

 

Elle était comme ça Édith Cresson, j’ai beaucoup souffert au cours de son séjour à Matignon, mais je ne prononcerai pas un seul mot de travers à son endroit car je risquerais de me faire taxer de machisme.

 

Donc, même si vous n’en avez rien à traire je vais ce dimanche vous parler chiffons, c’est-à-dire beaux tissus, belles coupes, vestes bien construites, pantalons taillés au millimètre.

 

Le costume est l’uniforme des hommes de pouvoir.

 

J’ai donc porté des costumes même si je me permettais veste de tweed, blazer, pantalon de flanelle, de velours côtelé…

 

Ma mère couturière m’avait taillé et construit un superbe blazer bleu marine que je portais sur un pantalon gris perle. Un vrai gandin qui, dans les bals se la pétait grave, ainsi lors de la rencontre, avec celle qui sera ma première épouse, j’avais péroré : « Un jour je serai Ministre ! » Petit con, prétentieux, imbuvable.

 

De toute ma vie, je n’ai pu m’offrir qu’un seul costume sur-mesure dans un superbe tissu anglais, il est resté tout au long du temps où je l’ai porté, impeccable.

 

Au tout début de mon installation à Paris j’achetais mes costumes, en demi-mesure, au Bon Marché d’avant Bernard. De vrais pros, un essayage avec les fils, du beau boulot. Ensuite, je me suis approvisionné en prêt-à-porter dans des petites boutiques. Jamais de marques.

 

Enfin, lorsque j’ai viré de bord, abandonnant les ors de la République, j’ai remisé tous mes costards dans une malle à la cave.

 

Place aux jeans et pantalon de toile qui passent à la machine.

 

L’idée m’est venue de vous parler de mes costards en lisant l’interview de Véronique Nichanian qui dessine depuis plus de trente ans, les collections homme chez Hermès.

 

Hermès : « Le costume n’embourgeoise pas, il libère »

 

Je ne suis pas fan d’Hermès, tout particulièrement de ses fameuses cravates qu’arboraient beaucoup de mes interlocuteurs du monde économique.

 

Mon seul achat chez Hermès fut une chemise d’une beauté insoutenable que je payai au prix du caviar. Elle aussi repose en paix dans une malle à la cave.

 

Cette styliste d’une maison de vrai luxe parle un langage simple et direct, sans afféterie, dans une autre vie j’aurais pu me glisser dans sa peau.

 

  • Parfois, les costumes bon marché brillent trop ou sont trop épaulés…

 

Quand on est jeune, on est beau dans tout. Mais c’est vrai qu’il y a beaucoup de costumes ratés. Quand on s’y connaît, on en trouve peu d’assez réussis. En fait, c’est un casse-tête : vous pouvez très bien avoir un tissu parfait mais hélas, si c’est mal coupé, tout tombe à l’eau. Ensuite, vous pouvez avoir une belle matière qui peut se déformer très vite à l’usage si la construction n’est pas travaillée. C’est la qualité à toutes les étapes qui fait la différence, du choix de la matière à la fabrication.

 

  • Ce qui fait la différence, c’est surtout la construction ?

 

Oui ! C’est au millimètre, le cran, le revers, l’épaule, le montage… Pour qu’on n’ait pas l’air dans un sac, il faut des jours et des jours d’élaboration. Il faut également penser à la manière dont le vêtement va vivre, il ne doit pas se froisser quand on voyage. Bref, c’est quelque chose de précieux, qui n’est pas fragile. En fait, un costume est fait d’une somme de détails dont on ne se rend pas compte, sauf si on le porte. Et j’adore cette idée. C’est ça, le luxe.

 

  • Est-il compliqué de trouver les tissus ? On sait que trouver les bons cuirs est devenu toute une affaire…

 

Les tissus, non. Mais il faut vraiment s’y connaître. Je connais les gens de ce métier depuis mes débuts, je les retrouve dans les salons où l’on présente des tissus. Je crois être l’une des seules avec Paul Smith à prendre ce temps-là, à avoir un contact direct avec les fournisseurs du monde entier pour faire des tissus exclusifs.

 

  • Diriez-vous que la qualité des tissus s’est détériorée avec le temps ?

 

C’est le contraire : les tisseurs ont fait un travail remarquable. Dans ce domaine, les Italiens sont des génies.

 

  • Et le corps des hommes, a-t-il changé ?

 

Ils font beaucoup plus attention à eux, ils font du sport, ils mangent mieux. Le costume ne sert plus à masquer les défauts.

 

Le tout ICI 

 

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 09:50
The Promise of Money, 2003, Damien Hirst

The Promise of Money, 2003, Damien Hirst

Hasard de la programmation de mes chroniques la revue Sesame publie 2 chroniques de Stéphane Thépot sur l’abatage à la ferme.

 

A l’origine, la Mission Agrobiosciences (MAA) a été créée en 2000 par l’ancien président du centre Inra de Toulouse, Jean-Claude Flamant, et un journaliste indépendant, Jean-Marie Guilloux. Cette structure nouvelle, pensée comme un espace singulier, hors institution, de médiation et d’instruction des tensions entre recherche, société et décision publique, s’est donnée d’emblée pour mission, aux plans national et européen, l’analyse des questions vives qui traversent la société, dans le champ de l’agriculture, de l’alimentation et des sciences et techniques du vivant.

 

Privilégiant le débat multi-acteurs et la veille analytique, son équipe a progressivement développé une ingénierie d’échanges et d’éclairage des controverses, mobilisant un large réseau de savoirs et d’acteurs : chercheurs, universitaires et formateurs de toutes disciplines, milieux agricoles, représentants associatifs, pouvoirs publics, etc.

 

C’est dans ce contexte que la MAA et l’Inra n’ont cessé d’approfondir des relations de confiance. Et c’est tout naturellement qu’en juillet 2016, l’équipe toulousaine rejoint l’institut de recherche, sans changer ni son esprit, ni ses manières de faire.  Mais avec pour activité supplémentaire la création de la nouvelle revue Sesame, héritière de l’ancien Courrier de l’Environnement de l’Inra.

 

Son « ADN » ? Ainsi que l’indique clairement Philippe Mauguin, PDG de l’Inra et directeur de la publication, dans son édito du premier numéro : « Sesame n’est pas un nouveau support de communication et n’ambitionne pas de porter la voix officielle de l’Inra. Ce positionnement est souhaité et assumé ; il permettra le débat d’idées en confrontant les positions de personnalités de cultures et d’horizons variés ».

 

Mourir dans la dignité : les animaux de ferme aussi

par Stéphane Thépot

 

Faut-il tuer le bétail comme du gibier ou robotiser les abattoirs ? Face aux critiques des organisations animalistes, des éleveurs multiplient les pistes pour « humaniser » le sacrifice des animaux de boucherie et raccourcir les distances, géographiques et culturelles, avec les consommateurs.

 

« J’attends toujours mon procès », dit tranquillement Stéphane Dinard. Cheveux longs et boucle à l’oreille, ce paysan atypique élève des cochons en plein air, des petites vaches rustiques, quelques moutons et des volailles en liberté sur les six hectares hérités de ses grands-parents en Dordogne. En 2016, il s’est rendu à l’Assemblée nationale pour expliquer pourquoi et comment il tuait lui-même ses bêtes depuis presque dix ans, avec « un pistolet de calibre 22 ». « Il s’agit d’une pratique beaucoup plus répandue qu’on ne le croit et qui a suscité l’étonnement souvent, et la réprobation parfois, des membres de la commission », note le rapporteur de la commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie1. Signe des temps, l’aveu public de l’éleveur du Périgord vert a moins choqué que les vidéos tournées par des militants de la cause animale pour dénoncer des actes de cruauté dans les abattoirs.

 

Calibre 22

 

Stéphane Dinard raconte avoir vu les gendarmes arriver dans sa ferme quelques jours seulement après son audition par les députés. Les fonctionnaires chargés de la sécurité alimentaire sont venus faire leur inspection dans la foulée. « Ils m’ont assuré que je pourrais obtenir un agrément sans problème », affirme l’éleveur-abatteur en faisant visiter la salle de découpe qu’il a construite lui-même, équipée de bacs en acier inoxydable. L’abri au fond du jardin où l’animal abattu est suspendu pour être dépecé et éviscéré est, pour sa part, plus précaire. Stéphane Dinard en convient. Il se dit prêt à investir 5 000 euros dans un « caisson » mobile pour traiter la carcasse et apporter les déchets jusqu’à l’abattoir de Bergerac si nécessaire. Mais l’éleveur ne veut plus conduire ses animaux dans ces lieux où l’on tue à la chaîne. « Mes bêtes sont habituées à vivre en plein air, elles ne veulent pas monter dans une bétaillère. À chaque fois qu’on approchait le camion, c’était une journée rodéo », se désole l’homme. Adepte de la vente directe, il n’a abattu que cinq animaux en 2018. L’ancien titi parisien, qui a occupé de nombreux emplois intérimaires en banlieue avant de revenir « au pays », a été contraint de rechercher à nouveau un travail en dehors de son exploitation pour compléter les maigres revenus de sa miniferme.

 

Ne pas traiter les bêtes comme du bétail

 

L’éleveur et abatteur intermittent de Dordogne n’est pas un cas isolé. Il est même devenu la figure de proue du collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme », lancé en 2015 par Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse devenue chercheuse à l’Inra, spécialisée dans les relations de travail entre animaux et humains. Militant dans l’âme, Stéphane Dinard assure avoir croisé d’autres paysans qui tuent eux aussi leurs animaux en dehors du cadre légal dans pratiquement tous les départements où il s’est rendu avec l’association. Par compassion. Ces éleveurs disent préférer respecter leurs animaux jusqu’à la fin plutôt que la réglementation, qui ne tolère les « tueries particulières » de mammifères que pour un usage domestique et non commercial. Ces « maquisards » pourront néanmoins bientôt sortir de la clandestinité. Un article de la loi Egalim, votée en mai 2018, ouvre en effet la porte à l’expérimentation des « abattoirs mobiles » pendant quatre ans. Le décret d’application qui encadrera les différentes solutions à l’étude, plus ou moins matures selon les régions et les filières, est en cours de finalisation. Il est attendu avec intérêt par d’autres éleveurs, qui ne veulent plus voir (mal)traiter leurs bêtes « comme du bétail » au moment crucial de leur sacrifice. La Confédération paysanne, qui s’est fortement mobilisée pour faire adopter ce texte, dispose de sa propre tête d’affiche : Émilie Jeannin, éleveuse de vaches charolaises en Bourgogne.

 

A suite ICI
 

 

En France, le débat généralement tabou sur la fin de vie des animaux de rente s’est longtemps focalisé sur la question des abattages « rituels ». La viande halal ou casher nécessite de faire appel à des sacrificateurs agréés par des représentants des religions musulmane et juive qui ne sont généralement pas salariés des abattoirs. De nombreuses associations dénoncent, dans le sillage de la fondation Brigitte Bardot, les dérogations à l’obligation d’un étourdissement préalable à la saignée des animaux, fixé par un décret de 1964. La presse régionale fait aussi régulièrement état de la découverte « d’abattoirs clandestins » à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd, faute de la présence des services vétérinaires obligatoires au moment d’égorger des moutons. Lors des travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs, le député François Pupponi (PS), ancien maire de Sarcelles (Val d’Oise), a tenu à souligner que sa commune disposait d’un « abattoir mobile » spécialement dédié à cette journée. Dès 2004, Manuel Valls avait inauguré un abattoir similaire à Évry (Essonne), comme le confirme son fabricant, une entreprise spécialisée dans le matériel pour abattoirs de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Il s’agissait en réalité de conteneurs équipés et montés sur des remorques. Ces abattoirs modulaires, transportables et temporaires, n’ont qu’un lointain rapport avec un véritable abattoir mobile, agréé pour fonctionner toute l’année. Ils répondent à la demande de consommateurs urbains éloignés des abattoirs fixes, mais pas à celle des éleveurs ruraux. Certains moutons vendus en Île-de-France pour l’Aïd sont importés en bétaillères depuis l’Espagne.

 

Une formule d’abattage pérenne

 

Il existe pourtant au moins un camion-abattoir qui a déjà circulé en France. L’engin a été construit par un carrossier spécialisé dans les transports frigorifiques en Ardèche pour un couple d’éleveurs ovins de Bourgogne. Son prix est évalué à 300 000 euros. Une délégation d’éleveurs du Var a rendu visite au fabricant et a pu échanger avec le couple d’exploitants. La chambre d’agriculture du Var était intéressée par cette solution mobile, car il n’existe plus aucun abattoir dans le département. Pour l’Aïd, la préfecture du Var a autorisé six « abattoirs temporaires » en août 2018, dont trois exploitations agricoles. On est donc déjà dans le cas d’un abattage « à la ferme ». Au-delà de cette fête rituelle, la chambre d’agriculture souhaitait développer une formule d’abattage mobile pérenne. Mais l’investissement nécessaire pour faire agréer le camion en abattoir permanent a été évalué à plus d’un million d’euros. La chambre a donc décidé de jeter l’éponge et s’oriente désormais vers une formule « modulaire » fixe.

 

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 06:00
Se donner des verges pour se faire fouetter : défendre les boissons aromatisées à base de vin qui sont du mauvais vin saucés au chimique

Comment peut-on dans le même mouvement se gargariser matin et soir de notre belle civilisation du vin, produit de culture, d’échange, de convivialité et, par en-dessous, en détournant le regard,  en se pinçant le nez, défendre, et parfois promouvoir, le rosé pamplemousse ?

 

C’est se tirer une balle dans le pied, se donner des verges pour se faire fouetter par ceux qui, à juste raison, se préoccupent de la santé des jeunes.

 

Dans la vie il faut savoir choisir, ne pas, sous le prétexte que dans les fameuses BABV, il y a du vin, agir au Parlement pour les exonérer d’une fiscalité efficace.

 

« En octobre 2018, lors de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, la députée Audrey Dufeu-Schubert (LRM, Loire-Atlantique) présentait un amendement visant à aligner la taxation des vins aromatisés sur celle des prémix. Une mesure connue pour son efficacité en termes de santé publique. En 1997, la taxe prémix appliquée aux mélanges d’alcools forts avec des sodas ou des jus de fruit avait entraîné un effondrement des ventes, passées de 950 000 litres à moins de 10 000 litres en un an, d’après l’agence Santé publique France.

« Hostile à toute taxe », selon ses propres mots, la filière a œuvré contre l’amendement.

 

Désolé, certes la base c’est du vin, mais du mauvais vin additionné d’arômes qui n’ont rien de naturels. Le plus drôle, si je puis l’écrire, c’est que ces vins à bas prix viendront majoritairement d’Espagne.

 

Bref, ne comptez-pas sur moi pour monter au créneau, cette fois-ci, pour vous défendre  face à l’offensive des hygiénistes et des prohibitionnistes.

 

Vous êtes à côté de la plaque !

 

Le Monde nous gratifie donc de 2 articles :

 

  1. Le lobby du vin à la conquête des jeunes

 

Le marketing du secteur viticole cible désormais les générations « Y » et même « Z ».

 

« Dans mon imaginaire, le vin, ça représente de l’alcool bu par les vieux. » Cette réplique fuse dans un documentaire projeté à la Cité du vin de Bordeaux fin mars, lauréat d’un Prix génération Y – Vin & société que décerne la filière vitivinicole. Elle synthétise le tourment de tout le secteur : comment, au pays des grands crus et de la verbosité œnologique, transformer le vin, cet alcool de « daron », en un produit cool ?

 

Pour le lobby du vin, harponner la jeunesse est devenu une priorité. Soumis à une concurrence internationale moins engoncée dans la culture terroir qu’en France, le secteur est contraint de s’intéresser de près à la génération Y, ou millenials. Ces noms de code marketing désignent les jeunes qui, nés entre 1980 et l’an 2000, ont grandi smartphone et souris entre les mains et ne recrachent pas le vin après l’avoir goûté.

 

La suite ICI 

 

  1. L’alcool et les jeunes, un cocktail à risques par Sandrine Cabut et Pascale Santi

 

Les « bitures express » se banalisent chez les jeunes. Face à l’offensive des alcooliers pour séduire les générations Y et Z, la prévention est un enjeu essentiel, soulignent les addictologues.

 

« J’ai arrêté mes études car il n’était plus possible d’emmagasiner des connaissances alors que mon cerveau baignait dans l’alcool », analyse Dany. C’était il y a quatre ans, et elle venait d’intégrer une école de commerce. Désormais abstinente depuis cinq mois pour l’alcool, deux pour le cannabis, cette jeune femme de 23 ans témoigne pour en aider d’autres. « L’alcool est trop accessible pour les jeunes, il faut tomber dedans et s’en sortir pour prendre conscience des pièges », résume-t-elle.

 

A l’adolescence, dans les soirées entre amis, Dany était toujours celle qui buvait plus, et plus vite que les autres. Mais c’est après une opération du genou qu’elle va « plonger ». Immobilisée au domicile parental, un peu isolée, avec des douleurs contre lesquelles les médecins ne l’avaient pas mise en garde, elle passe de l’alcool festif à l’alcool médicament. La journée, elle « tient » avec du cannabis. La nuit, elle se relève pour boire. Progressivement, sa consommation quotidienne atteint des niveaux impressionnants (quatre litres de bière, plus de la vodka, et des dizaines de joints), elle ne s’alimente presque plus. « Mon père ne dormait pas pour me ramasser par terre, moi j’étais dans le déni », raconte Dany.

 

Un jour, invitée à un mariage, elle décide de rester sobre vingt-quatre heures pour mieux profiter de la fête. Elle fait une crise d’épilepsie, une complication connue en début de sevrage, mais rare à son âge. « Ça a été un signal, j’ai réalisé que je ne m’en sortirais pas sans hospitalisation », poursuit-elle. A son arrivée dans le service d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse (AP-HP, Villejuif), il y a un an, son état physique est préoccupant, avec des déficits en vitamines, un foie stéatosique (gras) à l’échographie, des tests cognitifs (mémoire…) perturbés. « Les grosses consommations, ça rend con. Il faut environ un an pour que le cerveau refonctionne normalement, ce qui me donne un objectif », sourit Dany, qui dit commencer à retrouver « une vie normale ».

 

La suite ICI 

 

C’est réservé aux abonnés mais je peux vous faire parvenir la version intégrale.

 

Comme on le disait chez nous : et voilà le travail !

 

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Règlement (CEE) N 1601/91 DU CONSEIL du 10 juin 1991 établissant les règles générales relatives à la définition, à la désignation et à la présentation des vins aromatisés, des boissons aromatisées à base de vin et des cocktails aromatisés de produits viti-vinicoles

 

considérant que, à l'heure actuelle, aucune disposition communautaire spécifique ne vise les vins aromatisés, les boissons aromatisées à base de vin et les cocktails aromatisés de produits viti-vinicoles, ci-après dénommés boissons aromatisées notamment en ce qui concerne la définition de ces boissons et les prescriptions relatives à leur désignation et à leur présentation; que, compte tenu de l'importance économique de ces boissons, l'adoption de dispositions communes dans ce domaine s'impose afin de contribuer au fonctionnement du marché commun;

 

considérant que ces boissons aromatisées constituent un débouché important pour l'agriculture communautaire; que ce débouché est, en grande partie, à la renommée que certaines de ces boissons ont conquise dans la Communauté et sur le marché mondial; que cette renommée est liée au niveau qualitatif des boissons en question; qu'il convient donc, pour maintenir ce débouché, de maintenir un certain niveau qualitatif pour les boissons en question; que la manière appropriée de maintenir ce niveau qualitatif est de définir les boissons en tenant compte des usages traditionnels qui sont à la base de cette réputation; que, en outre, il convient de réserver l'emploi des termes ainsi définis à des boissons dont le niveau qualitatif correspond à celui des boissons traditionnelles afin d'éviter que ces termes ne soient dévalorisés;

 

considérant qu'il convient de prévoir un cadre approprié pour les boissons aromatisées constituées majoritairement par du vin ou des mouts, tout en permettant l'évolution et l'innovation pour ces boissons; que cet objectif peut plus facilement être atteint par la création de trois catégories de boissons selon leur teneur en vin, leur titre alcoométrique et selon qu'elles ont fait l'objet d'une addition d'alcool ou pas;

 

considérant qu'il convient que le droit communautaire réserve à certains territoires l'usage de mentions géographiques s'y référant dans la mesure ou, parmi les phases du processus de production, celles du stade de la production du produit fini, au cours duquel celui-ci acquiert son caractère et ses qualités définitives, se sont déroulées dans la zone géographique en question;

 

considérant que le moyen normal et habituel d'informer le consommateur est de porter sur l'étiquette un certain nombre de mentions; que les boissons aromatisées sont soumises, en ce qui concerne leur étiquetage, aux règles générales établies par la directive 79/112/CEE du Conseil, du 18 décembre 1978, relative au rapprochement des législations des états membres concernant l'étiquetage et la présentation des denrées alimentaires destinées au consommateur final ainsi que la publicité faite à leur égard4, modifiée en dernier lieu par la directive 89/395/CEE5; que, compte tenu de la nature des boissons en cause, il convient, pour mieux informer le consommateur, d'arrêter des dispositions complémentaires à ces règles générales;

 

considérant que, dans l'esprit du consommateur, la réputation de certaines boissons aromatisées est étroitement liée à une provenance traditionnelle; que, afin d'assurer une information appropriée du consommateur et pour tenir compte de ces cas spécifiques, il convient de rendre obligatoire l'indication de la provenance au cas ou la boisson ne provient pas de la région traditionnelle de production;

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 06:00
Notre-Dame de Paris brûle, sidération, une petite réflexion sur la discrétion 1 forme heureuse et nécessaire de résistance au paraître.

Lundi après-midi je rentre d’une journée de dégustation, même si je n’apprécie pas l’exercice je m’astreins de temps à autre à la pratiquer, je suis fourbu, je prends un bain, je consulte Twitter qui m’annonce que Notre-Dame est en feu, je me précipite dans ma cuisine et je vois d’élever un énorme champignon gris de fumée.

 

Je suis sidéré.

 

Lorsque la flèche s’effondre j’ai envie de pleurer.

 

Dans ces moments-là, chez moi, dans mon pays crotté, chez les gens de peu, ceux dont on ne parle jamais, on m’a appris le silence, le recueillement, la discrétion…

 

Mais nous sommes dans une société qui valorise le paraître, les confessions à grand spectacle, l’affichage de ses sentiments, de ses hautes et belles réflexions, de son bon cœur, de l’épaisseur de son porte-monnaie.

 

Sur les réseaux sociaux c’est le déferlement, le déversement, on communique, overdose, envie de fuir ces gens-là, disparaître, entrer en résistance au paraître.

 

Être discret.

 

Attention il ne s'agit pas de me mettre en retrait, ni jouer les misanthrope, m’extraire de la société telle qu’elle est, affirmer ma différence, non simplement chercher la bonne distance.

 

Pierre Zaoui dans son livre La discrétion, Ou l'art de disparaître, Collection Les Grands Mots, octobre 2013, 157 pages, 14 € le dit bien mieux que moi

 

 

La discrétion dont nous parle Zaoui n'est pas un trait de caractère, ni une valeur morale.

 

Cet art de disparaître  nécessite avant tout d'aimer notre monde et  de vouloir s'y fondre, tout en restant à bonne distance. Trop près on est aveuglé, trop loin on est aveugle. Et contrairement à une quête immodérée de reconnaissance et d'apparence,   l'expérience de la discrétion est une lutte souterraine, plus calme mais tout aussi tenace, pour l'anonymat et l'invisibilité, sans lâcher les autres du regard.

 

La discrétion désigne précisément cet effacement qui fait sortir l’ego de sa gangue ; elle consiste à « disparaître momentanément pour s’abandonner à l’apparition de l’autre », pour « cesser pour un instant d’être soi ». C’est une « déprise » à la vocation épiphanique : le « je » se dépersonnalise, se sépare de lui-même – discretio, en latin, signifie à la fois « discernement » et « séparation » – pour qu’advienne le sens d’une altérité.

 

Ce n’est pas une posture, simplement mettre son ego de côté sans pour autant renoncer à exister, être apaisé,  laisser les autres être sans se montrer, laisser « un peu de place aux autres et au monde»

 

Se faire discret, c'est créer, c'est donner, c'est aimer. »

 

« Aujourd’hui, nous dit-on, il faut s’adapter à l’accélération inexorable du temps ; le discret, lui, interrompt la course folle des horloges dans des instants suspendus de flânerie ou de contemplation désintéressée. Aujourd’hui, nous dit-on avec raison, le moindre de nos faits et gestes est épié, surveillé, commenté ; le discret, lui, défie cette « panoptique totalitaire » en se soustrayant aux radars, en se déconnectant et en renonçant à toute forme d’exhibitionnisme où l’on tend le bâton pour mieux se faire battre. »

 

« Attention, Pierre Zaoui ne milite pas pour un « vivons heureux, vivons cachés » new-age, tant ce slogan évoque le repli égotiste sur soi. Si la discrétion constitue à ses yeux une puissance hautement subversive, ce n’est pas seulement parce qu’elle branche sur courant alternatif à l’heure des flux continus ; c’est également, donc, parce qu’elle rend disponible à cela même que nous perdons trop souvent : le pur spectacle du monde. Disparaissant par intermittences, fugueurs magnifiques, nous pourrons de nouveau en jouir à discrétion – avec toute l’abondance désirable. »

 

 

Au temps où j’occupais des fonctions publiques et politiques certains m’ont reproché ma distance qu’ils qualifiaient au mieux de froideur, au pire d’orgueil, j’ai toujours assumé, je préservais ce que je nomme ma petite Ford d’intérieur, afin d’éviter de me prendre au sérieux, de croire en la comédie du pouvoir.

 

Pour autant, je suis tout sauf modeste, je sais ce que je vaux sans avoir le besoin de l’afficher, en ce domaine, les mêmes qui me trouvaient distant, me reprochait les couleurs de mes pulls, de mes chaussettes, mes différences je les assume, nul besoin de me positionner sur les réseaux sociaux soit comme le défenseur des affligés, soit  comme le social-traître que je suis…

 

Aucune description de photo disponible.

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17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 06:00
La ruée vers l’or vert : déluge de produits bio chez les grandes marques… je vous l’avais bien dit les ouvriers de la 25e heure déferlent dans la GD !

Dans le Beaupassage, le « nouveau spot parisien du bon, du beau et du bien-être »  au coeur du très bourgeois 7ème arrondissement de Paris Carrefour ouvre un Carrefour City dédié au bio et au frais à Paris.

 

J’y suis allé pour voir c’est froid et moche comme du conceptuel.

 

Geoffroy Gersdorff, secrétaire-général de Carrefour, est clair l’ambition de Carrefour est d’ouvrir des commerces de proximité spécialisés dans le bio et l’offre santé.

 

Le nouveau magasin de proximité Carrefour City du 7e propose une large offre de produits bio et entend mettre l’accent sur la santé. Mais attention, tout n’y est pas bio, sans gluten ou vegan (1/3 de la surface dédié au bio, sans gluten et vegan) « Doté d’une très large offre de produits Bio, sans gluten et vegan, ce nouveau magasin s’inscrit pleinement dans l’ambition du groupe de devenir le leader de la démocratisation du Bio et de la transition alimentaire pour tous d’ici 2022 » déclare en effet Carrefour.

 

« Bar à Partage »

 

Ce nouveau Carrefour City a été pensé comme un lieu de rencontres, construit autour d’un Bar à Partage et d’une terrasse où il est possible de déjeuner, boire un café et même échanger des livres, grâce à une bibliothèque partagée.

 

C’est la grande récup, les loups sont entrés dans Paris, ils cachent leurs grandes oreilles et leurs grandes dents sous le beau feuillage vert du label bio.

 

Et pendant ce temps-là les autres prédateurs, les grands de l’agro-alimentaire, assoupis sous leurs grandes ombrelles, leurs marques, se réveillent.

 

C’est nouveau, Don Patillo  a révisé sa copie « Des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani… bio… »

 

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Faut dire que Barilla, le géant italien, avait dégainé le premier.

 

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« Longtemps timides, des marques ultra-connues comme Danone, Krema, Carte Noire ou Teisseire mettent les bouchées doubles pour rattraper leur retard. »

 

« Les bonbons Krema, chez Carambar & Co, jouent les pionniers dans un rayon de la confiserie encore peu investi par le bio avec des Mini Cub'à base de pectine de fruits et colorés avec des concentrés végétaux. Les  sirops Teisseire arrivent ce mois-ci sur le segment avec les quatre références les plus achetées par les Français, comme la grenadine. Carte Noire accélère aussi. Sa gamme couvre désormais tous les usages, du café soluble aux dosettes souples. »

 

En tant qu’expert du végétal, Bonduelle s’engage à lancer toujours plus de produit issus de l’agriculture Biologique tout en favorisant l’origine France. Une offre Bio en 4ème gamme existe déjà sur le marché et à partir de ce début 2019, Bonduelle lance une offre large de références Bio 100% Français aux rayons légumes en conserves et légumes surgelés.

 

http://subdesign.fr/wp-content/uploads/2019/01/bondu-bio2-1024x537.jpg

 

« La vague bio a tout de la déferlante dans l'Hexagone. Sept Français sur dix en consomment au moins une fois par mois. Le marché a atteint les 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2018, selon l'Agence Bio ».

 

Les Échos, journal officiel des entreprises titre : Déluge de produits bio chez les grandes marques

 

« Année après année, le bio s'est fait une belle place dans les chariots des clients. Selon le cabinet IRI, il représente 4,6 % du chiffre d'affaires alimentaire de la grande distribution et devrait bondir à 7 % en 2021. Mais paradoxalement, les poids lourds de l'alimentaire ont mis du temps à se convertir au bio, de peur de jeter le trouble chez les consommateurs sur leurs produits classiques ou, parfois, pour des questions d'approvisionnement. Ils sont en train de rattraper le temps perdu, en enchaînant les lancements. »

 

Danone s'est lancé l'an dernier dans la bataille sous son nom alors qu'auparavant le groupe n'occupait le terrain sur les linéaires des yaourts qu'avec « Les 2 Vaches ». 

 

« Pendant longtemps, le bio s'appuyait sur une posture militante. Il s'est démocratisé. Les Français sont prêts à en acheter plus régulièrement à condition qu'un contrat de confiance soit respecté par les marques. Chez Danone, il passe, comme pour les autres produits, par les dimensions d'approvisionnement local et de made in France »

 

« Avec des ventes de 132 millions d'euros, le bio est encore très peu développé sur l'énorme marché fromager de plus de 6 milliards d'euros en France. »

 

Les consommateurs, surtout les jeunes « Veulent des marques engagées et innovantes », affirme Antoine Fievet le patron de Fromageries Bel. « Les choses bougent très vite. Il faut gagner en agilité »

 

« La Vache qui rit bio »

 

Bel entend relever ces défis et « démocratiser le bio avec des marques accessibles, françaises et de qualité ». La boîte de huit portions sera proposée à un prix conseillé inférieur à 2 euros, contre 1,65 euro pour La Vache qui rit classique.

 

Le lait qui sert à fabriquer ces fromages est fourni par la coopérative Biolait, numéro un du secteur, et produit par des vaches qui sont au pâturage le plus possible. Elles ne reçoivent pas de traitement antibiotique préventif et n'absorbent pas d'OGM.

 

Beurrier biologique Président – Doux

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 06:00
Pourquoi je ne retrouve pas la presse nationale du vin dans la diffusion de la presse DSH OJD LA 2018 alors que LE PAYSAN VIGNERON y est ?

Un très grand magazine par la taille se réjouit :

 

« Il est grand, il est beau, il est chez votre marchand de journaux. Si la Une met à l’honneur ce M de château-la-tour-carnet 2018, ce n’est pas par hasard. Place à Bordeaux. Avec un numéro largement consacré à la région, E M (ndlr il ne s’agit pas d’En Marche)  fait le point sur ce vignoble « jamais battu » et met du plomb dans l’aile à cette mode détestable du bordeaux bashing. M.B, notre dégustateur en chef, balaye les faux-procès, T.D revient avec brio sur le come-back au premier plan de Château Figeac à Saint-Émilion. La classe de maître distingue 42 supers bordeaux, des vins de plaisir, au style accessible, au potentiel indéniable, avec un rapport prix-plaisir excellent. »

 

« Voilà un numéro qui fait du propre. À une époque où le buzz à tout prix et les fake news sèment confusion et zizanie, abîment des réputations et s’arrangent avec la vérité, E M siffle la fin de la récré

 

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OK d’accord mais où sont les chiffres de diffusion et d’audience ?

 

En ces temps de transparence il serait intéressant de nous informer pour savoir si le marchand de journaux, le kiosquier capte de clients ?

 

Précision d’importance, je ne vise pas expressément ce titre, la vieille dame permanentée qui se dévergonde un chouïa avec les vins qui puent, la succursale vin du groupe SO, sont aussi aux abonnés absents de l’APCM.

 

La mission de l'ACPM, l’Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias, est d'être le tiers certificateur des médias.

 

  • Contrôler les diffusions dans le souci de la plus totale transparence

 

  • Développer les études d’audience les plus pertinentes et les plus opérationnelle

 

  • Imaginer les études et les actions futures en fonction des besoins du marché

 

L'ACPM est née, en décembre 2015, de la fusion entre l’OJD (contrôle de la diffusion de la presse et de la fréquentation des sites et applis) et la SAS AudiPresse (mesure de l'audience de la presse).

 

Depuis cette fusion l’ACPM a étoffé ses missions et contrôle désormais un univers de médias plus large.

 

La suite ICI 

 

CLASSEMENT DIFFUSION PRESSE PROFESSIONNELLE 2018

 

ICI 

 

 

 

http://www.acpm.fr/var/ojd/storage/files/logos/B/logo_2896.jpg

RÉSULTATS DE DIFFUSION

 

2018

2018 vs 2017

Diffusion France payée

8 397

0,49 %

Diffusion totale

17 258

-3,58 %

 

http://www.acpm.fr/var/ojd/storage/files/covers/4958.jpg

RÉSULTATS DE DIFFUSION

2018         2018 vs 2017

Diffusion France payée  3 886        3,77 %

Diffusion totale       7 599        2,11 %

 

http://www.acpm.fr/var/ojd/storage/files/logos/B/logo_2911.jpg

RÉSULTATS DE DIFFUSION

2018         2018 vs 2017

Diffusion France payée  149  -1,32 %

Diffusion totale       8 408        -13,01 %

 

http://www.acpm.fr/var/ojd/storage/files/logos/B/logo_3119.jpg

RÉSULTATS DE DIFFUSION

2018         2018 vs 2017

Diffusion France payée  1 758        -2,28 %

Diffusion totale       2 549        -1,39 %

 

Pour mon bouiboui les chiffres de mars sont bons.

 

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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 06:00
Allez-donc « Sucrer les fraises » sur Instagram pour savoir combien il y a de morceaux de sucre dans votre bouteille de vin ?

Je n’ai jamais été vraiment convaincu de l’efficacité du bandeau déroulant sous les publicités exigé par nos chères autorités sanitaires

 

« Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé. »

 

Pour rendre visible le sucre présent dans notre alimentation, Arthur et Léa, des étudiants passionnés de cuisine et de nutrition, ont lancé en septembre 2018 le compte Instagram « Sucrez vos fraises ». ICI 

 

Biscuits, soupes, conserves, jus… Les deux amis publient les photos de produits trouvés dans les rayons de supermarchés. Et posent juste à côté l'équivalent de leur teneur en sucre, en carrés (un pour 5 g). 

 

Biscuits, soupes, conserves, jus… Les deux amis publient les photos de produits trouvés dans les rayons de supermarchés. Et posent juste à côté l'équivalent de leur teneur en sucre, en carrés (un pour 5 g). 

 

Dernier exemple publié sur le compte, une tablette de chocolat au caramel et cacahuètes comprenant l'équivalent de… 26 carrés de sucre.

 

« Il y a un manque de transparence sur la quantité de sucre présent dans un produit »

 

Karine Jacquemart, directrice de l’association Foodwatch France.

 

« Les informations sont écrites en tout petit et sont incompréhensibles pour la majorité des consommateurs. Pourtant les fabricants et distributeurs trouvent de la place pour rajouter des nounours ou des slogans marketing... en particulier sur les produits pour enfants. »

 

« Le sucre présente pour eux de nombreux avantages : il est moins cher, conserve bien les aliments et se révèle extrêmement addictif »

 

L’article Sur Instagram, ce compte révèle le sucre caché dans les aliments

 

Combien de carrés de sucre dans votre goûter préféré ? Le compte Instagram “Sucrez vos fraises” met en scène les quantités insoupçonnées de sucre présent dans les aliments industriels.

Par Pauline Vallée I Publié le 11 Avril 2019  ICI 

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Et dans une bouteille de vin : combien de morceaux de sucre ?

 

Combien de sucre y a-t-il dans un verre de vin?

Fabrizio Bucella Professeur des Universités (Université Libre de Bruxelles), physicien, docteur en Sciences et sommelier

 

« Combien de sucre dans un verre de vin? C'est l'une des questions en rapport avec le vin les plus posées sur Internet, nous renseigne le News Lab de Google. Il y a une règle extrêmement facile et que je vous livre ici. Le nombre de grammes d'alcool dans un verre de vin (1/6 bouteille) est égal au taux d'alcool indiqué sur la bouteille! On multiplie par 1,8 pour avoir le nombre de grammes de sucre et le tour est joué (multiplier mentalement par 1,8 est élémentaire: on multiplie par deux et on retire dix pour cent du total). Pour une plus grande compréhension, on se réfère au tableau récapitulatif en bas de cet article. »

 

ICI 

 

Dans la RVF en our l'avocat @EricMorain, grand amateur de vin nature, « la liste des ingrédients du vin devrait être obligatoire ! »

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Étiquetage alimentaire des boissons alcoolisées : vers la fin d’une exception

Écrit par © Filactu le 12 juin 2017

 

Le 13 mars 2017, la DG Santé de la Commission européenne a présenté un rapport sur l’évolution de l’étiquetage des boissons alcoolisées (vins, bières, spiritueux…) en précisant la liste de leurs ingrédients et de leurs valeurs nutritionnelles. Tout en souhaitant plus de transparence sur le contenu des boissons alcoolisées, la DG Santé  invite le secteur « à élaborer dans un délai d’un an une proposition d’autorégulation pour généraliser la mention des ingrédients (notamment allergènes) et des informations nutritionnelles sur toutes les boissons alcoolisées ».

 

En fait, le règlement de l’UE (n° 1169/2011) concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, qui est applicable depuis décembre 2014, établit des règles concernant toutes  les denrées alimentaires, mais le lobby du vin avait obtenu, à l’époque, que les boissons titrant plus de 1,2 % d’alcool en volume en soient exemptées !

 

La suite ICI 

 

 Etiquetage des calories et des ingrédients

Que proposent le secteur des boissons alcoolisées et la filière viticole ?

La CNAOC

 

Aujourd’hui, les boissons alcoolisées sont le dernier produit alimentaire préemballé à ne pas devoir étiqueter les ingrédients et les calories. Pourtant, depuis plusieurs années déjà, la pression pour mettre fin à cette exception est de plus en plus forte : le Parlement Européen et certains Etats Membres y sont favorables, les associations de consommateurs sont de plus en plus offensives… En mars 2017, dans un rapport, la Commission Européenne annonce sa volonté de mettre fin à cette exemption. Elle donne alors un an à l’ensemble des filières des boissons alcoolisées – vins, bières, spiritueux, cidres – pour faire une proposition d’autorégulation sur le sujet. Un an après, cette proposition est la réponse à la demande de la Commission. La fédération Européenne des vins d’origine EFOW et la CNAOC ont fortement contribué à son élaboration en collaboration avec l’ensemble des organisations viticoles (CEVI, CEEV, Copa-Cogeca).

 

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