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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 06:00
e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.

La tante Valentine, au Bourg-Pailler, ne mettait que très peu la main à la pâte, ses seules fonctions nourricières consistait à tourner chaque matin la manivelle de l’écrémeuse dans la souillarde située au-dessous de ma chambre, à baratter le beurre dans un grand tarrasson, à le mouler dans un moule ovale orné d’une marque imprimant une fleur sur le beurre et enfin à faire du riz au lait nappé de chocolat de ménage. La tante Valentine était une femme des champs où, protégée par sa quichenotte, elle abattait le travail de deux personnes.

 

Je dois avouer que le riz au lait nappé de chocolat de ménage de la tante Valentine fut ma madeleine de Proust. Au retour de l’école j’en mangeais à m’en faire péter la sous-ventrière. C’était l’extase qui virait à l’épectase.

 

Donc tout au long de ma vie déjà longue, j’ai perpétué la tradition riz au lait nappé de chocolat de ménage de la tante Valentine et Anne-Cécile a pu ainsi, elle aussi, atteindre les sommets des plaisirs simples.

 

Jérémie Couston, journaliste à Télérama, me demandait l’autre matin de l’aider à convaincre une de ses copines, naviguant dans la haute-finance, de cesser de manger de la mauvaise bouffe achetée an GD et dans le hard. J’ai argumenté, et dans la réponse qu’elle fit à mon ami, j’ai été frappé par le fait qu’elle se justifiait de donner de la nourriture toute prête à ses enfants en se réconfortant par un « Je crois sincèrement que les aliments pour enfants sont suffisamment contrôlés pour que mon fils ne soit pas malade parce que je lui donne du ficelo. »

 

Les bras m’en sont tombés et j’ai décidé de vous transmettre, photos à l’appui, mon parcours chaotique pour arriver à présenter à cette génération de mères ou de pères un riz au lait nappé de chocolat de ménage présentable pour séduire leurs mouflons.

 

Mon problème c’est que mon riz au lait nappé de chocolat de ménage était excellent, délicieux, succulent, mais présentait l’aspect d’une vague bouse marronnasse. Rédhibitoire face aux packagings affriolants des grands laitiers industriels qui utilisent jusqu’à Vermeer pour faire croire que leur laitière sait encore ce qu’est le lait.

 

1ière Tentative avec le matériel du bord… cata… moche !

 

e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.
e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.
e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.
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e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.
e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.

2ième Tentative avec un nouveau moule… cata bis… effondrement !

 

Après consultation de mon amie Claire, qui a fait chocolatière chez Jacques Génin, j'ai appris ce qu'était une ganache - ne riez pas -  200g de chocolat pour 200g de crème fraîche, faire chauffer la crème puis incorporer le chocolat hors du feu...

 

Banco !

 

 J'achète aussi un moule à gâteau...

e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.
e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.

3ième Tentative avec de la fleurette et du matos pro…

 

Claire a beaucoup ri en voyant mon gâteau de riz et elle m'a dit que je me compliquais la vie : je devais aller du côté des Halles acheter un moule pro en silicone. J'ai opiné et j'y suis allé à vélo mais un truc ma chiffonnait : la tante Valentine allait-elle, du haut du ciel où elle est maintenant logée vu le nombre de rosaires qu'elle a égrené, apprécier cette modernité ?

 

Arrivé chez Bovida, après discussion, j'ai opté pour 2 moules dôme en inox... 

 

Autre précision, la Claire m'a donné le bon conseil pour m'éviter une nouvelle cata : il fallait que j'utilise de la crème fleurette et non de la crème crue beaucoup chargée en matières grasses... Que ferais-je sans Claire !

e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.
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e-cuisine, le parcours chaotique d’un gâte-sauce ganache de + de 65 ans dans sa quête du riz au lait nappé de chocolat pour les mamans qui veulent gâter leurs enfants.

Le résultat est perfectible mais je puis vous assurer que ce riz au lait : 2 litres de lait cru, 200 g de riz Aquarello, 2 gousses de vanille Bourbon fendues, sucre Vanillé, sucre roux bio… nappé d’une ganache de chocolat Bonnat 200g et crème fleurette fermière 200g est un délice facile à réaliser si on s’y prend bien.

 

Dès que le riz est dans le moule il faut le placer un temps dans le freezer de votre réfrigérateur pour qu’il refroidisse vite mais sans le glacer. Le mettre ensuite dans un compartiment du frigo. Pour démouler vous passer la pointe d’un couteau fin autour de la couche supérieure puis plonger le cul du moule dans de l’eau bouillante.

 

Ça vous prendra une vingtaine de minutes chrono.

 

Comme moi faites vos courses à vélo : le résultat ci-dessous :

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 06:00
À Paris, quand la Cour s’amuse en Appel pour s’échapper du quotidien après 1 dure journée de travail dans 1 ambiance grise, elle crève 1 ballon de rouge de côtes-du-Rhône…

 

Haro sur le sentiment de gaîté et la légèreté, les dignes et, sans doute tristes, conseillers ou conseillères de la Cour d’Appel de Paris en ont décidé ainsi, quand après une dure journée de travail, dans une ambiance grise, tu t’offres un ballon de rouge de côtes-du-rhône, pour rêver, d’échapper du quotidien, pour faire une pause, tu entres de plain-pied dans la confrérie des pochtrons qui se murgent la tronche pour creuser plus encore le trou de la Sécurité Sociale.

 

À ce degré d’interprétation de la loi la jurisprudence se hisse au plus bas niveau d’une argumentation de piliers de café du commerce, verse dans un mauvais scénar du style Zola revisité par Franck Dubosc, participe à l’hygiénisation de la population.

 

La convivialité condamnée, comme si ceux qui ont envie d’oublier leur vie de merde avait besoin d’un visuel alléchant pour se noyer, en général en solitaire, dans l’enfilade de verres d’une boisson alcoolisée...

 

Qu’attends Jacques Dupont pour s’Invigner tout rouge ?

 

Inciter le bon peuple à s’offrir un petit verre à la sortie du boulot c’est le conduire, « en s’échappant ainsi aux difficultés de la vie », je cite, « à une consommation excessive pour atteindre le stade de félicité suggéré par le virtuel, lequel dépasse donc ce qui est nécessaire à la promotion du produit et inhérent à la démarche publicitaire proprement dite. »

 

Belle hypocrisie que celle-ci !

 

Vous me direz, ça n’est pas très grave car « qui regarde les affiches ? », « qui se dit, tiens pour m’envoyer en l’air en sifflant un petit verre ? », je vous assure : pas grand monde !

 

Tout ça c’est le fonds de commerce de l’ANPAA, association de lutte contre l’alcoolisme, addict à la chasse à la communication pour mieux masquer son incapacité à faire régresser le fléau.

 

Le 19 novembre 2014, les « incapables » avaient attaqué devant le TGI de Paris la campagne de publicité des Côtes du Rhône auprès du Tribunal de Grande instance de Paris le 19 novembre 2014 et par une ordonnance du 7 janvier 2015, le juge des référés du tribunal avait autorisé le maintien des visuels tout en demandant un changement du slogan « Au goût de la vie ». Ce qu’Inter Rhône avait fait en reprenant son ancien slogan « Des vins hauts en couleur ».

 

Appel bien sûr, et l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris qui vient de tomber le 27 mai : « ordonne la suppression de tout support publicitaire et notamment sur tout support papier et support de communication en ligne, la mise en scène d’un personnage en costume de ville tenant une sacoche dans la main droite, accroché à un ballon de baudruche rouge par la main gauche et s’élevant dans le ciel au-dessus d’une ville grise associée au slogan Côtes du Rhône ».

 

L’astreinte est de 5000 euros par infraction constatée à compter du 27 mai 2016.

 

Inter Rhône demande donc à tous les opérateurs qui auraient encore des affiches ou documents représentant cette campagne de les retirer.

 

À noter que le deuxième visuel de la campagne (un homme repeignant sa maison en rouge) n’est pas interdit, la Cour d’Appel ayant considéré qu’il n’était « pas de nature à inciter à une consommation abusive et excessive d’alcool ».

 

Allez, pour ne pas sombrer plus encore dans la sinistrose ambiante deux slogans que je propose à Inter Rhône.

 

« Plutôt rouges que mort ! »

 

« Les bêtes à cornes ont peur du rouge… »

 

NB. Le rédachef me signale que le mec à la cravate flottante, avec son beau cartable de cadre propre sur lui, qui s’envoie en l’air, est le portrait-type de l’ex chargé du marketing de la maison Rhône émigré sous d’autres cieux depuis.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 06:00
Les jours d’après le malheur dans les vignes : et si nous faisions preuve de solidarité par la proximité en achetant en primeur le millésime 2017 aux sinistrés !

L’ami Thomas Pico, vigneron à Chablis, le dit d’une façon crue : « Je vais peut-être être vulgaire, mais là on s'est pris une bonne « branlée »

 

« Abasourdi. Mais pas résigné. C’est l’état d’esprit de Thomas Pico, vigneron à Chablis, au moment de nous donner son témoignage sur le terrible épisode de grêle qui a ravagé le vignoble de l’Yonne, vendredi dernier. Le dernier avatar d’une année 2016 sinistrée.

 

Une campagne blanchie, à perte de vue. Des vignes ravagées, détruites. Des billes de grêle assassines qui jonchent le sol. C’est le spectacle apocalyptique que l’on a pu voir à Chablis vendredi dernier, après l’épisode orageux qui a frappé le vignoble. Après le gel du mois d’avril et le premier épisode de grêle du 13 mai, c’est le troisième coup dur porté au Chablisien en quelques semaines. Thomas Pico, vigneron à Courgis, n’y va pas par quatre chemins : « c’est une cata. Tout l’Auxerrois a été frappé, j’ai même vu des corbeaux morts sous les impacts de grêle. C’est la désolation. Déjà en avril, au moment du gel, il y avait des zones anéanties, comme à Chitry-le-Fort, Irancy, je n’avais jamais vu ça. Puis il y a eu la grêle il y a deux semaines, avec encore Chitry, Saint-Bris… C’est du délire ».

 

Face à un tel désastre, au-delà des témoignages de sympathie, la seule question qui vaille est : comment exercer concrètement sa solidarité ?

 

La solidarité peut-être publique, Thomas la précise dans l’article de Terre de Vins , je n’y reviens pas et ce n’est pas en accusant les élus de tous poils que nous pourrons la faire s’exercer.

 

La solidarité peut-être interprofessionnelle :

 

Sur ce sujet j’ai commis le 6 août 2013 une chronique : Faut-il mutualiser le risque de grêle ? 

 

Le 8 juillet 2014 j’affirmais plus que jamais la réponse est OUI. Mettons sur le chantier la mutualisation de l’assurance grêle en la rendant obligatoire comme l’assurance habitation ou automobile…

 

Je n’y reviens pas.

 

Reste la solidarité personnelle qui pourrait se traduire d’une manière simple, directe : l’achat en primeur du millésime 2017 à des vignerons sinistrés connus de vous.

 

Cet achat, payé rubis sur l’ongle par des cavistes, des restaurateurs et des particuliers, permettrait d’alimenter la trésorerie exsangue des vignerons sinistrés au moment où ils devront, en dépit d’éventuels reports de charges ou d’imposition, à des dépenses obligatoires.

 

C’est simple comme une avance, geste de proximité, de solidarité directe dépourvue de paperasses et de procédures interminables.

 

C’est une forme de financement participatif sans intermédiaires qui prélèvent leur dîme au passage.

 

Bref, mettre la main à notre poche, sous une forme qui n’a rien à voir avec une quelconque charité, me semble être le bon et le plus sûr moyen de partager, de mettre du concret dans les gloses solidaires qui ne restent que des mots.

 

Voilà c’est dit.

 

Je le ferai à ma petite échelle mais si vous souhaitez que nous le fassions ensemble alors faisons-le et surtout n’oublions pas !

 

 

 

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 06:00
Illustration Artus de Lavilléon pour M Le magazine du Monde

Illustration Artus de Lavilléon pour M Le magazine du Monde

« Trancher entre l'humour et l'injure, l'information et la diffamation... Telle est la mission de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. »

 

La chambre des libertés par Pascale Robert-Diard, l’une des plus fines plumes de la chronique judiciaire dans M le magazine du Monde du 29.11.2013.

 

Oui, votre serviteur, le 9 juin de l’an 2016, va entrer dans « Le plus grand salon de la vie parisienne a des boiseries claires, un vieux parquet qui craque et de hautes croisées lumineuses ouvrant sur la Seine. Ecrivains, philosophes, comédiens, responsables politiques, animateurs de télévision, chanteurs, humoristes, psychanalystes, journalistes ou patrons de presse se succèdent ou s'affrontent sur ses bancs. Au froissement des vanités se mêlent les soubresauts de l'Histoire et le tumulte des passions nationales. L'entrée est libre. Il suffit de franchir le portique du Palais de justice de Paris et de pousser la porte de la 17e chambre. Ici, siège le tribunal des mots. Mots imprimés ou lancés dans un lieu public, mots qui accusent, désignent, blessent ou injurient. Mots qui révèlent, aussi. »

 

J’espère bien y croiser « Le fantôme du procureur impérial Ernest Pinard qui, en 1857, avait requis la condamnation de Flaubert pour "outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs" après la publication de Madame Bovary et obtenu quelques mois plus tard celle de Baudelaire pour Les Fleurs du Mal hantait encore les couloirs du Palais de justice. »

 

Ce sera la seconde fois que je monterai les marches du Palais de Justice de Paris, ma précédente visite date de 1980, où j’étais venu assister le coursier de l’Office du Vin, dont j’étais le secrétaire-général, lors de sa comparution immédiate pour de petits larcins alors qu’il était déjà sous le coup d’un sursis. Une comparution immédiate permet au procureur de faire juger un prévenu immédiatement après sa garde à vue. C’est la justice la plus expéditive, où le prévenu en prend un max sans moufter en général. Ça m’a marqué à tout jamais.

 

Le 9 ce sera une autre paire de manches « Justice de luxe au service du dérisoire », persiflent les uns, raillant les heures passées à soupeser le poids d'un adjectif au regard des misères ordinaires qui s'exposent et se jugent à la va-vite dans les chambres voisines, « coeur nucléaire de la démocratie », affirment les autres, la chambre de la presse et des libertés publiques occupe une place à part dans l'institution judiciaire. « Un îlot d'excellence », soulignent ceux qui, comme Thierry Lévy, Henri Leclerc, Georges Kiejman, Richard Malka ou Jean-Pierre Mignard ont usé leur robe sur ses bancs. »

 

À qui dois-je ce privilège ?

 

À la Jeanne Hachette des petits producteurs plus connue sous le nom de Saporta Isabelle.

 

Le 29 avril 2016, au matin, un huissier, audiencier au TGI de Paris, a carillonné en bas de chez moi pour me porter en mains propres une citation à témoin, dans la procédure en diffamation engagée par Hubert de Boüard de Laforest concernant l’ouvrage «Vino Buiseness» écrit par Isabelle Saporta et paru aux éditions Albin Michel en mars 2014. Coût de l’opération 54,08 euros dont 9,1 de TVA.

 

Mon seul souci à l’heure où j’écris concerne mon « dress code » comme on dit sur les cartons des pinces-fesses chic où se pressent certains et certaines de mes collègues blogueurs ou des « journalistes » stipendiés.

 

J’hésite encore entre l’allure gentleman-farmer sans les bottes blanches et le petit sécateur ou la dégaine 68 hard chic, jean-chemise ouverte-bourgeron Adolphe Laffont. Bien évidemment avant de trancher je consulte mes conseillères en communication. Vous verrez bien mes loulous !

 

En effet, je compte bien que vous viendrez nombreux à cette audience contrebalancer la présence des groupies adoratrices de notre cher Hubert qui ne manqueront pas de venir le soutenir.

 

C’est à 13h 30, comme quoi dans notre vieux pays la justice ne chôme pas elle bosse à l’heure du déjeuner des bons français.

 

Quand à vous dire ce que je vais dire, n’y comptez pas, ma vieille expérience des tribunes de congrès d’agriculteurs en colère m'a enseigné qu’il fallait adapter sa stratégie en fonction de l’atmosphère.

 

Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?

 

Bien évidemment je dirai toute la vérité, rien que la vérité, la mienne bien sûr mais étayée sur ma petite expérience des coulisses de la décision dans notre République un peu secouée dans la crédibilité de ceux qui nous ggouvernent par les temps qui courent.

 

À vous voir donc chers amis le 9 Juin à 13h30, c’est au 10 boulevard du Palais dans le 1er arrondissement.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 06:00
Vin de costard ou de tee-shirt le dilemme d’Emmanuel Macron le trublion chic et choc c’est un bon copié-collé pour le vin…
Vin de costard ou de tee-shirt le dilemme d’Emmanuel Macron le trublion chic et choc c’est un bon copié-collé pour le vin…

« Le sage tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. » Ce proverbe apparaît dans l’Ancien Testament. Il est attribué à Salomon (Proverbes de Salomon dans Le Livre des proverbes, Xe siècle av. J.C.)

 

Macron, en marche vers je ne sais quoi devrait prendre de la graine auprès de son mentor de l’Elysée qui a fréquenté sur les terres de Corrèze le Jacques Chirac :

 

- Connard ! lui hurle un quidam lors d’un bain de foule.

 

- Enchanté, moi c’est Jacques Chirac.

 

Et qu’il suive son conseil :

 

« Pour réussir une campagne électorale il faut impérativement respecter 3 principes :

 

- Bouffer dès qu’on peut,

 

- Pisser dès que c’est possible,

 

- Porter de bonnes chaussures.

 

Le Chirac érigeait au rang de principes des règles de bon sens politique à l’usage du scrutin d’arrondissement.

 

Bref, l’Emmanuel, en visite dans l'Hérault vendredi dernier, pour aller brosser dans le sens du poil les pêcheurs d'anguille de l'étang de l'Or, symboles de « la France qui se lève tôt », a eu droit un accueil très détendu. (J’ai corrigé l’orthographe de la dépêche d’agence qui parlait de pécheurs).

 

« On va vous prêter une salopette car avec votre costard à 3000 euros... ça serait con de le salir » s'est gentiment moqué un des pêcheurs chargé de lui montrer les rudiments de son métier. Eclats de rire du ministre mais la bonne ambiance n'allait pas durer.

 

Un peu plus tard, avec des militants CGT rencontrés presque par hasard dans une rue de Lunel, le ton est rapidement monté.

 

Au ministre qui leur demandait d'arrêter de « bloquer la France », les cégétistes ont vertement répliqué, la discussion virant alors à l'altercation. Selon un journaliste de L'Express citant un témoin de la scène, un jeune homme aurait lancé à Emmanuel Macron : « vous avec votre pognon, vous achetez des costards ».

 

Agacé, le ministre finit par lâcher: « Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt (...) la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler ». Réponse d'un militant CGT : « Depuis l'âge de 16 ans, je travaille monsieur ! »

 

Et le ministre de mettre fin à l'altercation, saisie par BFMTV, en se tournant vers « la jeunesse qui veut bosser ».

 

Là, ce fut la curée sur les réseaux sociaux, Macron se fit tailler des costards

 

Si la remarque de ce 27 mai sur le T-shirt et le costume entérine un peu plus ce fossé béant qui se creuse entre une partie du peuple et ses élites –après tout une grande partie des Français a mieux à faire avec son argent comme acheter de quoi se nourrir ou se payer un toit–, la phrase pourrait aussi faire auprès de ces jeunes élites globalisées dont il vante tant les mérites.

 

Aujourd'hui, les entrepreneurs qui incarnent le plus changement comme Mark Zuckerberg ou Elon Musk n'hésitent pas justement à se passer du costume. Ils en ont fait une sorte de symbole rétrograde d'une économie à l'ancienne empêtrée dans ses vieilles hiérarchies et ses archaïsmes. Un vestige de l'ancien monde vertical, là où eux défendent l'échange, le partage, l'horizontalité. Lors d'une session de questions-réponses menée en avril 2014, le PDG de Facebook expliquait ainsi qu'il portait le même T-shirt chaque jour pour ne pas s'embarrasser de «décisions stupides»:

 

«J'ai la chance d'être dans cette position où je peux me lever chaque jour et aider plus d'un milliard de personnes. J'ai la sensation de ne pas accomplir cette tâche, si je perds mon énergie sur des choses idiotes ou frivoles de la vie de tous les jours», se justifiait-il.

 

« Dans la bouche du ministre de l’Economie d’un gouvernement de gauche, a fortiori quand celui-ci, jamais élu, est un ancien banquier à la fortune faite, la réplique suinte une forme de mépris de classe. Costard contre tee-shirt. Elite contre prolo. Actif contre chômeur. Grossier et dévastateur. On pense à Nicolas Sarkozy et son «casse-toi pauv' con» lancé au Salon de l’agriculture. »

 

Pour ma part j’ai porté des costards, pas des au prix du caviar, mon faible étant les chemises anglaises pas données ; je suis depuis un bail chemise ouverte, polo ou tee-shirt avec jean.

 

Un de mes collègues, un beau jour d’été, me voyant arriver à une réunion en polo me fit cette remarque goguenarde « tu es en vacance ! » aussi con que la répartie de Macron. Le vêtement est une seconde peau et dénier son caractère de marqueur social serait une erreur. Cependant, il faut aussi se garder des associations simplistes : porter un tee-shirt Che Guevara ne transforme pas en révolutionnaire, surtout si l’on porte des Nike au pied et que le dit tee-shirt a été cousu au Bengladesh. De même porter un costume bien coupé dans un beau tissu, pour un Ministre de la République, même de gauche, ne le transforme pas forcément en suppôt du grand capital.

 

Ces raccourcis sont trop pratiques et bien hypocrites pour s’en satisfaire, mais nous sommes dans l’immédiateté, la formule-choc, le tweet vengeur, le commentaire ironique, penser n’est plus qu’un lointain souvenir.

 

Si j’ai effleuré ce sujet c’est qu’il est facile d’en faire un copié-collé avec les petites guéguerres que se livrent les tenants des vins de costard et ceux des vins nus…

 

Je ne crois guère aux vertus révolutionnaires des vins nature tout comme je n’ai guère d’affinités avec les tenants des GCC ou autres grands vins, formatés, médiatisés.

 

J’ai envie de crier : « faites chier vous êtes minoritaires ! »

 

Ne pourriez-vous pas vous intéresser d’un peu plus près à la réalité ? Je sais, c’est chiant la réalité, elle n’entre pas forcément dans vos moules, vos cadres, vos apriori, et pour certains dans leurs conflits d’intérêts.

 

Ceux qui me tapent beaucoup sur les nerfs sont les « porteurs d’eau », la confrérie de ceux qui vivent sur la bête et qui s’ingénient à jeter de l’huile sur le feu pour faire bouillir leur marmite.

 

Le vin, après tout, n’est que le jus fermenté du raisin nullement indispensable à la survie physiologique, instrument de pur plaisir, de convivialité, d’échange. Rien de plus, rien de moins.

 

J’assume, sans aucune honte, le fait de boire des vins cousus main dont je paye le prix tout comme des vins plus olé, olé qui ne sont pas pour autant donnés… C’est mon droit, c’est ma fierté d’assumer mes contradictions sans m’ériger en donneur de leçon.

 

L’important pour moi c’est le respect pour la main qui fait bien plus que la geste de ceux plus préoccupés par leur ego que par la vie des gens...

 

Je signale à madame Caroline De Haas ‎@carolinedehaas

 

Les costards Lagonda (fournisseur de Macron) coûtent selon leur site 1200€. Mille deux cent. #UnTshirtpourMacron

 

Que les costards Lagonda sont fabriqués en France par des petites mains (féminines ou masculines), « Tous ces produits sont fabriqués en France dans des étoffes provenant principalement d'Angleterre et d'Italie. »

 

Comme le chantait le défunt Coluche qui aimait trop les grosses motos très chères :

 

Misère, Misère!

C'est toujours sur les pauvres gens

Que tu t'acharnes obstinément

Misère, Misère!

ça sera donc toujours les salauds qui nous bouff'ront

L'caviar sur l'dos

Misère, Misère!

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:00
La traversée de Paris (3) la piscine Deligny…je me souviens… Pérec, Debord, Modiano… les ris de veau, les rognons…mes pois, mes pieds et le Volnay de Régis Rossignol-Changarnier

En mai 1981, lorsque je débarquais à vélo à l’Hôtel de Lassay, mon bureau sous les toits était doté d’une unique fenêtre qui donnait sur la quai Anatole France. Il faisait beau et chaud, et sur la Seine flottait la piscine Deligny.

 

Celle-ci était l’héritière d’un établissement de bains fondée en 1785 et de l’école de natation ouverte par le maître-nageur Deligny en 1801. Les premiers championnats de France du 100 mètres nage libre s’y dérouleront en 1899.

 

La piscine Deligny fut le lieu des épreuves de natation des Jeux olympiques de 1900.

Championnats militaires de natation aux Bains Deligny le 16 aout 1913, Source gallica.bnf.fr

Championnats militaires de natation aux Bains Deligny le 16 aout 1913, Source gallica.bnf.fr

Ces bains renommés étaient aménagés sur douze barges sur les vestiges du bateau cénotaphe inachevé voulu par Napoléon III pour ramener les cendres de Napoléon depuis Sainte-Hélène. Fier d'un bassin de 50 mètres, d'un solarium et d'un bar-restaurant.

 

Extrait de « L’Histoire de Pi » par Yann Martel.

 

« Mamaji avait étudié à Paris pendant deux ans, aux frais de l’administration coloniale. Il s’y était follement amusé. C’était au début des années trente, alors que les Français essayaient encore de rendre Pondichéry aussi française que les Anglais tentaient de rendre britannique le reste de l’Inde. Je ne me souviens pas exactement de ce que Mamaji étudiait, quelque discipline touchant le commerce, je suppose.

 

L’eau de la piscine venait directement de la Seine, sans être filtrée ni chauffée. « Elle était froide et sale, disait Mamaji. L’eau, qui avait déjà traversé tout Paris, était plutôt dégoûtante. Et en plus les baigneurs la rendaient totalement infecte. » D’un air entendu, Mamaji murmurait des détails choquants qui étayaient son propos. Il nous confiait que les Français avaient de très mauvaises habitudes d’hygiène personnelle. « La piscine Deligny, de ce côté-là, était déjà plutôt mauvaise. Le Bain-Royal, un autre lieu d’aisances sur la Seine, était pire. À Deligny, au moins, on recueillait les poissons morts. » Quoi qu’il en soit, une piscine olympique est une piscine olympique, effleurée par une gloire immortelle. Mamaji parlait toujours de Deligny avec un sourire attendri, même si c’était un cloaque. »

Vue intérieure des bains Deligny, à Paris. Gravure de Grandville vers 1845, source www.parisenimages.fr © Roger-Viollet.

Vue intérieure des bains Deligny, à Paris. Gravure de Grandville vers 1845, source www.parisenimages.fr © Roger-Viollet.

Au XXe siècle, on y discute, on y drague, on y bronze, on y prend un verre, on y joue au ping-pong... et, éventuellement, on y nage. On s'y montre aussi : Jean Marais, Michèle, Michèle Morgan ou Audrey Hepburn... Les premiers seins nus y font leur apparition au début des années 70, au grand dam du maire du 7e arrondissement, l’inamovible Édouard Frédéric-Dupont, dit «Dupont des Loges» . Le très prude député du Rhône Emmanuel Hamel écrira une lettre de protestation au ministère de l'Intérieur en août 1973, en raison de la proximité de la piscine avec l'Assemblée nationale.

 

Gabriel Matzneff, le « pédophile » (cabine 41) note dans ses Carnets :

 

« Samedi 1er octobre 1983. Hier, amour (sodomite) avec Anne, sortie de classe à 10heures, puis piscine -la mélancolie dorée de la fin de saison à Deligny, le soleil pale décrit dans Isai-, visite de Marie Elisabeth qui se plaint de ma froideur ».

 

« En 1993, trois ans seulement après un accident provoqué par le heurt d’une péniche, la piscine Deligny sombra en moins de quarante minutes. Deux cent ans d’exotisme et de frasques aquatiques parisiennes finirent par quatre mètres de fond. »

 

Les bien-pensants virent sans doute dans ce naufrage, le 8 juillet, le châtiment de ce lieu de perdition.

La traversée de Paris (3) la piscine Deligny…je me souviens… Pérec, Debord, Modiano… les ris de veau, les rognons…mes pois, mes pieds et le Volnay de Régis Rossignol-Changarnier

À partir de ce Je me souviens à la Pérec j’ai pensé, en passant devant l’ancienne salle de cinéma Mesnil Palace, au 38 de la rue de Ménilmontant, avec son Tati en façade, disparu pour laisser la place à un Market Carrouf.

 

Je me souviens du cinéma Les Agriculteurs, rue d’Athènes fermé en 1962.

 

De fil en aiguille j’ai retrouvé un texte de Guy Debord, en 1978, In girum imus nocte et consumimur igni où il évoque avec nostalgie la perte de Paris :

 

« Paris alors, dans les limites de ses vingt arrondissements, ne dormait jamais tout entier, et permettait à la débauche de changer trois fois de quartier dans chaque nuit. On n’en avait pas encore chassé et dispersé les habitants. Il y restait un peuple, qui avait dix fois barricadé ses rues et mis en fuite des rois. C’était un peuple qui ne se payait pas d’images […] Les maisons n’étaient pas désertes dans le centre, ou revendues à des spectateurs de cinéma qui sont nés ailleurs, sous d’autres poutres apparentes. La marchandise moderne n’était pas encore venue nous montrer tout ce qu’on peut faire d’une rue. Personne, à cause des urbanistes, n’était obligé d’aller dormir au loin… »

 

Et puis bien sûr je ne puis que terminer que sur « Le Paris toujours déjà perdu » de Patrick Modiano.

 

« Le Paris où j’ai vécu et que j’arpente dans mes livres n’existe plus. Je n’écris que pour le retrouver. Ce n’est pas de la nostalgie, je ne regrette pas du tout ce qui était avant. C’est simplement que j’ai fait de Paris ma ville intérieure, une cité onirique, intemporelle où les époques se superposent et où s’incarne ce que Nietzsche appelait « l’éternel retour. »

 

Entretien avec Jérôme Garcin Le Nouvel Observateur 27 septembre 2007

 

Fleurs de Ruine

 

« Nous nous engagions avenue de la Porte-des-Ternes dans le quartier qu’on avait éventré pour construire le périphérique. Une zone comprise entre aillot et Champerret, bouleversée, méconnaissable, comme après un bombardement. »

 

Ville méconnaissable : Un cirque passe

 

« J’ai débouché dans cette zone de pavillons administratifs, au bord de la Seine. On était en train de détruire la plupart d’entre eux. Des tas de gravats, des murs éventrés, comme un bombardement. Les bulldozers, de leur mouvement lent, dégageaient des décombres.

 

L’Horizon

 

« Je ne sais si vous avez connu les entrepôts et le quai de Bercy […] Il y avait des platanes qui formaient une voûte de feuillages […] Des rangées de tonneaux sur le quai […] Aujourd’hui on se demande si cela a vraiment existé […] »

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Mon vin du jour : le Volnay 2010 du domaine Régis Rossignol-Changarnier choisi par Carole Colin du restaurant Les Climats

 

 

Après avoir travaillé pendant 16 ans avec mes parents, vignerons à Volnay depuis plusieurs générations, je me suis installé en 1966 pour créer, puis développer, ce domaine.

 

Avec mon épouse, nous exploitons une surface de 7ha20 répartie sur les communes de Volnay, Pommard, Beaune, Savigny-les-Beaune et Meursault.

 

Comme partout en Bourgogne, nos vignes sont plantées soit en pinot noir, pour les vins rouges, soit en Chardonnay pour les vins blancs.

 

Nous avons toujours cultivé nos vignes de la façon la plus traditionnelle possible, en labourant le sol assez profondément. Les racines descendent alors plus bas ce qui permet au terroir  de mieux s'exprimer dans nos vins.

 

Le travail de la vigne est primordial et rigoureux. Nous avons toujours employé le minimum de produits phytosanitaires afin de respecter et la nature et la vigne.

 

" C'est la qualité du raisin qui fait la qualité du vin et pas seulementl'œnologie".

 

La maîtrise de nos rendements (entre 25hl et 40hl / ha maximum) est un facteur très important pour que le pinot noir développe tout son potentiel aromatique. Dans cette optique, il nous arrive fréquemment de pratiquer une vendange « en vert », c'est à dire éliminer, au moment où le raisin commence à murir, des grappes que nous jugeons excédentaires.

Les raisins sont toujours récoltés manuellement et ne sont pas, ou peu, égrappés, ce qui donne à nos vins plus de caractère, de fruits et de garde.

 

La cuvaison dure en moyenne une douzaine de jours et le foulage (action de mettre en contact les marcs avec le jus de raisin) s'effectue traditionnellement (avec les pieds).

 

Les vins sont élevés pendant 13 mois avant la mise en bouteilles, exclusivement en fûts de chêne dont 20% maximum sont neufs.

 

Nos vins ne seront commercialisés qu'après avoir passé trois années dans nos caves.

La traversée de Paris (3) la piscine Deligny…je me souviens… Pérec, Debord, Modiano… les ris de veau, les rognons…mes pois, mes pieds et le Volnay de Régis Rossignol-Changarnier
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Mes plats de la semaine :

 

  • Le ris de veau est fondant, les petit pois et asperges justes croquants de Giovanni Passerini 65, rue Traversière
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  • ROGNON DE VEAU, en tranches fines au romarin, asperges blanches du Poitou croustillantes, fricassée de girolles et mousserons des prés. Jus de viande relevé au vinaigre de Banyuls.

 

Triperie Maurice Vadorin – 176, rue Lecourbe (Paris 15e)

 

Le blog de Tout n'est que litres et ratures par Roger Feuilly

 

« La triperie à Paris ? Il reste quelques survivants, mais si peu. L’un d’entre eux s’appelle Maurice Vadorin. Celui-là, il est né dans les abattis : son grand-père et son père étaient déjà tripiers. Et il ne voit la vie qu’à travers les abattis, reprenant cette échoppe antique, au sol carrelé et avec son enseigne en lettres chromées. Pour être modeste, il n’en fournit pas moins quelques grandes tables de la capitale. »

 

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Ma cueillette sur les toits de Paris : mes pois, mes pieds… Veni Verdi...une association 1901 dont l'objectif est de créer des jardins en milieu urbain pour agir sur notre Environnement, notre Société et Économie.

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La chanson de la semaine : Tarn-et-Garonne dans le nouvel album Morituri de Jean-Louis MURAT

 

Mon plat à moi : petits pois, salade de Veni Verdi, jeunes carottes et pommes de terre nouvelles de l’île de Ré

Vin de France DOMAINE LE FAY D'HOMME (VINCENT CAILLÉ) "Je t'aime mais j'ai soif"
Vin de France DOMAINE LE FAY D'HOMME (VINCENT CAILLÉ) "Je t'aime mais j'ai soif"

Vin de France DOMAINE LE FAY D'HOMME (VINCENT CAILLÉ) "Je t'aime mais j'ai soif"

Le livre de la semaine : Les Contes de la Table de Massimo Montanari l’Écume des Pages

 

« Laissez-vous transporter par les textes d’autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d’empereurs, romans de chevalerie, pièces d’archives ou livres de cuisine? Ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d’Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d’autres encore. » M. M. Cette succession d’histoires qui se lisent comme autant de contes savants nous font voyager à travers les saveurs du passé. Illustré par Harriet Taylor Seed Traduit de l'italien par Jérôme Nicolas Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l’alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l’alimentation en Europe, La Faim et l’Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995. Il enseigne à l’université de Bologne. »

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 06:00
Ménagère de + de 50 ans cherche le Val IGP d’Oc désespérément dans Paris intra-muros évidemment !

Quand, comme moi, « ménagère de + de 50 ans du 3e type », qui fait ses courses dans le petit commerce, sa bouffe avec que du bon, qui boit ce qui se fait de mieux, tu es de sortie dans Paris tu ne peux pas la rater la campagne de publicité pour le VAL, IGP d’Oc, elle s’affiche sur une flopée d’abribus.

 

Dans mon 14e limite 13e y’en a partout, grosse artillerie.

 

Comme je ne suis pas né de la dernière pluie mon petit doigt me dit : avec un tel patronyme c’est sûrement un nectar du géant de Narbonne.

 

Alors, ni une, ni deux, en ancien vendeur de vin parisien au temps de la défunte SVF où nous faisions quasi-seuls de la publicité, comme nous les gars du Val doivent avoir mis leur marque en avant dans tout Paris. En effet, le consommateur par l’odeur de la publicité va se précipiter pour trouver ce vin.

 

Donc je me mets en chasse.

 

D’abord au plus près, en aval de chez moi le Franprix doté d’un rayon vins conséquent, chou blanc !

 

Je descends sitôt du côté du petit Auchan où je n’ai jamais les pieds, de nouveau le chou est blanc.

 

Pas découragé je pousse jusqu’au Monoprix de le rue Daviel qui fait une belle place au vin, je cherche en vain.

 

Comme je ne suis pas du genre à jeter l’éponge je décide, au fil de mes échappées belles à vélo de m’arrêter au hasard chez d’autres enseignes.

 

Je signale à mon lectorat provincial que Paris est envahi par la GD format riquiqui.

 

Super U rue Montorgueuil, je fais mon deuil.

 

Et puis, réflexion faite, que du côté de la Place d’Italie y’avait autrefois un Champion et un Géant Casino, alors encore un coup de vélo.

 

Le Champion, allée Django Reinhardt, est maintenant un Market Carrouf, j’attache ma bête et je pénètre, fouine, rousine, pas de Le Val que dalle !

 

 

Je poursuis car à quelques mètres l’ex-Géant Casino est devenu un grand Monoprix. C’est immense, je me perds dans la lingerie, j’erre, enfin je tombe sur la cave, genre chic, petite, me fait une fausse joie avec un VAL qui n’est pas Le Val et là encore queue de chique !

 

 

Je rumine et je décide de pousser jusqu’à la Chine là où dans mes souvenirs fut implanté rue de Choisy l’un des premiers hypermarchés de Paris dont j’ai oublié le nom. Le père Houellebecq doit y aller acheter ses boîtes de thon.

 

Je remonte en selle et je me retrouve à Chinatown face à un Géant Casino. Ça grouille, des turfistes, je progresse jusqu’au rayon vin. Je commence par la muraille de rosés. Je commence à désespérer lorsque presque que tout en bas je tombe nez à nez avec Le Val rosé. Faut vraiment être doué pour le trouver.

 

 

3,50€ la boutanche. Ne reculant devant aucun sacrifice : j’achète.

 

Remarque de la ménagère de + de 50 ans du 3e type : tout au long de mon périple je suis toujours tombé nez à nez avec La Roche-Mazet le nectar IGP d’OC de la petite maison Castel. Au Géant Casino la boutanche est à 2,40€.

 

Autre remarque la Mythique AOP Languedoc est, elle, à 3,80€ soit l’épaisseur d’une feuille de cigarette entre l’AOP et l’IGP. Ils font tout pour me donner raison les gars de South of France.

 

Ma conclusion après ce long périple (autour du Géant Casino de la rue de Choisy je n’ai croisé aucune publicité pour Le Val) c’est que lorsqu’on engage une campagne de pub aussi massive dans Paris on prend le soin de placer le maximum de produit dans les enseignes parisiennes.

 

Bien évidemment, pas question de trouver Le Val chez Nicolas, notre Pierre Castel ne promeut pas les marques des grosse coopés qu’il a toujours détestés.

 

On va m’objecter que cette publicité sur les abribus va être vue par les banlieusards qui vont s’empresser de se précipiter dans leurs hypermarchés pour acheter ce nectar. Permettez-moi d’en douter, l’usager du bus comme celui du métro tourne le dos à la pub obnubilé qu’il est par sa course contre la montre pour arriver à l’heure au boulot.

 

Il faudra donc que l’on m’explique quel est l’objectif de cette campagne de publicité pour un vin de GD dans un Paris qui n’est pas le paradis des hypermarchés.

 

Je ne ferai aucune remarque ni sur le packaging ni sur l’affiche ça m’évitera de me faire de nouveaux amis dans l’Aude.

 

 

Mais c’est quoi ce Le VAL ?

 

C’est la nouvelle gamme de vins IGP d’Oc de Vinadeis.

 

Mais c’est qui Vinadéis ?

 

Version officielle

 

« Aventure humaine avant tout, Vinadeis est une vision de la viticulture et du vin, alliée à un esprit pionnier que ses promoteurs ont souhaité mettre au cœur de l’entreprise. Pour nous, qui sommes les héritiers de cette épopée, il s’agit de poursuivre une œuvre et de puiser dans ses origines l’inspiration qui doit nous conduire au dépassement.

 

Le Groupe, dont le siège est basé à Narbonne, fait référence en tant que première entreprise coopérative française de vins tranquilles, dans la première région vinicole du monde, le Languedoc Roussillon. »

 

« 7 vignerons des Corbières en 1967, aujourd’hui plus de 1 600 vignerons et près de 400 collaborateurs, notre groupe est devenu le premier producteur de vin en France. Vinadeis conjugue un esprit pionnier, ouvert sur le monde et un attachement fort aux valeurs de respect des hommes et des territoires. »

 

Version du Taulier

 

Pour les vieux de la vieille Vinadeis c’est le mariage des mammouths de l’Aude : le Val d’Orbieu et d’UCCOAR avec dans sa calebasse Cordier-Mestrezat de Bordeaux.

 

Mais ce n’est pas tout Vinadeis s’est aussi pacsé avec au printemps dernier avec le géant coopératif In Vivo (céréales, santé, nutrition animale, distribution…) pour devenir un ténor mondial de la viticulture.

 

C’est Vinadeis-Vivo Wine;

 

« Un objectif d'un demi-milliard de CA dans 4 ans

 

L'objectif initial de 500 M€ de chiffre d'affaires en 2020 pourrait être atteint dès 2017. La semaine dernière, le conseil de surveillance a entériné la montée en puissance à l'international et la mise à disposition d'une capacité d'investissements de 100 M€ aujourd'hui disponible. Il s'agit de procéder à de nouvelles acquisitions alors que les premiers chiffres de l'activité 2015 sont excellents.

 

«Nous espérons boucler Vinadéis à 308 M€. C'est le plus haut niveau historique jamais atteint par notre groupe. En 2014, c'était seulement 268 M€. Avec In Vivo Wine, on peut estimer que le nouveau périmètre du groupe s'établit autour de 345 M€ en prenant notamment en compte les activités de Cordier-Mestrezat» s'enthousiasme Bertrand Girard, président du directoire de Vinadeis, prolongement de Val d'Orbieu et d'Uccoar. Lui-même a rappelé la farouche volonté d'avancer vite sur tous les marchés.

 

«Depuis quelques mois, on note la faiblesse des chiffres nationaux sur différents marchés. La France a reculé en 2015. Les chiffres nous ont donné raison. On peut le regretter mais c'est comme ça. Il nous faut donc anticiper et réagir, trouver des relais de croissance externe dans des pays consommateurs comme les Etats-Unis, l'Angleterre ou l'Europe du Nord. Il s'agit de favoriser des appels d'air pour mieux vendre nos vins» poursuit Thierry Blandinières du groupe coopératif In Vivo. »

 

La suite à la fin de ma chronique.

 

Mais revenons à la gamme Le VAL : 2 rouges Merlot, Pinot Noir, un blanc Chardonnay et un rosé Pinot Noir 

 

Version officielle

 

LE VAL

 

« Le Val est la meilleure sélection du « jardin » Val d’Orbieu. Un jardin de 17 000 ha situé au cœur du Languedoc. Une gamme à l’image du groupe coopératif Val d’Orbieu composé de plusieurs vignerons, personnalités, caractères, mais qui s’entraident et s’unissent pour proposer des vins de qualité.

 

Nos œnologues ont élaboré avec le plus grand soin ces vins de cépage de caractère, sophistiqués, novateurs et conviviaux qui restent fidèles à leur origine : la terre du Languedoc.

 

Fiche technique du vin : (je reproduis la fiche sur le site Vinadeis mon rosé à moi est étiqueté Pinot Noir et sur l'affiche de pub c'est du Grenache) c'est vraiment le grand jardin des cépages on s'y perd...

 

Fiche technique du vin :

 

 
Couleur : Rosé

 

 

Appellation : IGP Pays d’Oc
 

 

 

Cépage : Mourvèdre

 

Notes de dégustation :

 

Ce Mourvèdre Rosé offre un nez élégant dominé par des arômes de petits fruits rouges dévoilant une bouche fraîche à la finale gourmande et fruitée. 

 

Données utiles :

 

Vinification : Démarre avec une sélection des raisins aux moments des vendanges. Sélection de nos caves adhérentes. Utilisation d’un procédé moderne de vini­fication en contact avec du bois qui combine les méthodes traditionnelles avec une longue période de macération et le procédé de macération à chaud.

 

Méthode de récolte : Mécanique

 

Ce vin est conduit sous la houlette du Faiseur de Vin Olivier Dauga

 

 

Il est estampillé par Butane&Degaz.

 

 

Je ne l’ai pas encore goûté mais j’ai visionné la vidéo ci-dessous Accord Met et Vin: Carré d'agneau de Provence - Le Val Pinot Noir 2013

 

Ajoutée le 20 janv. 2015

 

« Découvrez l'accord Met et Vin: Carré d'agneau de Provence, haricots coco, girolles et jus de chèvre cuisiné par Ludovic Dziewulski du restaurant Le Vivier à L'Isle sur la Sorgues, accompagné du vin Le Val Pinot Noir 2013, IGP Pays d'Oc. »

2 remarques :

 

  • Cette vidéo a reçu 105 visites depuis sa mise en ligne il y a presque 18 mois dont 3 pour mon compte. On ne peut pas dire que la stratégie sur le Net de Vinadeis soit au top. Sans me pousser du col sur mon petit blog je fais beaucoup mieux.

 

  • La seconde est beaucoup plus corrosive : à qui fera-t-on croire qu’un étoilé au MICHELIN va inscrire un IGP d’OC de GD à 3,50€ prix consommateur sur sa carte des vins. Ça sent la vidéo sponsorisée soit zéro crédibilité pour tout habitué de ce genre de maison.

 

Sans faire le ramenard ceux qui m’ont tout appris du côté de la maison Pernod-Ricard m’ont toujours dit, et ils ont raison, qu’il faut d’abord être fort sur son marché domestique avec ses marques avant d’espérer en développer à l’international.

 

Et de ce côté Vinadeis-In Vivo Wine n’en manque pas d’ambition :

 

« Pour booster la croissance rapide, le groupe doit procéder à des acquisitions et à des partenariats. Un premier dossier est cours de finalisation au Japon, une société de distribution qui pourrait apporter 25 M€ de chiffre d'affaires supplémentaires. La course aux opportunités est ouverte en Amérique du Nord et en Europe du Nord.

 

Le groupe coopératif audois Vinadeis veut accélérer son développement à l'exportation. Axes de développement : le Japon mais aussi les marchés du vin d'Amérique Latine en s'implantant au Brésil.

 

Pour améliorer la balance des échanges viticoles à l'export, Vinadeis et son partenaire In Vivo Wine préconisent un développement ultrarapide. Le groupe Vinadeis-Vivo Wine accélère. L'ensemble constitué au printemps dernier avec le géant coopératif In Vivo (céréales, santé, nutrition animale, distribution…) pour devenir un ténor mondial de la viticulture, entend singulièrement augmenter le rythme de son développement.

 

Un objectif d'un demi-milliard de CA dans 4 ans

 

Pour booster la croissance rapide, le groupe doit procéder à des acquisitions et à des partenariats. Un premier dossier est cours de finalisation au Japon, une société de distribution qui pourrait apporter 25 M€ de chiffre d'affaires supplémentaires. La course aux opportunités est ouverte en Amérique du Nord et en Europe du Nord.

 

En avril, le groupe inaugurera son centre ultramoderne de traitement du vrac à Béziers. Mieux, le 4 mai prochain, la méga coopérative française va, officiellement installer, à Sao Paulo (Brésil), un nouvel établissement cofinancé et cogéré par FéCoVita le partenaire coopératif argentin.

 

«C'est pour nous une précieuse opportunité d'entrer dans le Mercosur, le marché des vins d'Amérique latine. Les argentins vont nous aider et de la même manière nous allons accompagner leur démarche en Chine» explique le Leucatois Joël Castany, président de Vinadeis, qui entend jouer sur tous les marchés existants, y compris dans le créneau des entrées de gamme. C'est la stratégie du cheval de Troie pour mieux vendre ensuite les premiums languedociens et les grands crus bordelais de Cordier.

 

C'est dans cet état d'esprit, conquérant, qu'est envisagé le développement d'accords avec les coopératives italiennes ou espagnoles, seules capables de présenter des vins payés entre 30 et 40 € l'hecto aux producteurs. Pour que la France regagne quelques parts de marchés évaporés. »

 

Ce discours, Joël Castany me le tenait déjà en l’an 2000, même si j’en souris, Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage. Morale qui conclut la fable de La Fontaine Le Lion et le Rat.

 

 

 

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 06:00
Il fait trop beau pour travailler ce lundi de Pentecôte alors glandons en écoutant un vieux disque de Los Machucambos

C’était un temps où je jetais sur des petits carnets mes épluchures de vie.

 

 

Alors, en ce lundi, où l’on me dit qu’il faudrait travailler, je vais contrarier ceux qui disent nous gouverner en vous en livrant un petit tas de ces épluchures de vie.

 

Adelphine Volant

Née cerf

Était le tout petit propriétaire

D’un arbre à cames rutilant

Planté par son grand-père

À l’extrême pointe de l’Entre-deux-Mers

Là où les cerfs

À chaque saint Vincent

Sous la voute claire du ciel d’hiver

Venaient copuler avec le vent.

 

Fille d’une mère maquerelle

Adelphine vit le jour un matin

Au cinq bis de la rue de la Grange-aux-Belles

Près du canal Saint-Martin.

 

Sans père

Adelphine embrassa la carrière de putain

Impasse du Marché aux chevaux

Fourmi laborieuse de bord de caniveau

Elle rêvait d’acheter des carambars

À Zanzibar

En passant et repassant un vieux disque de Los Machucambos.

 

Un matin du grand soir

Adelphine rencontra un grand noir

Qui l’enleva sur son vieux sampan

Sur la cime ourlée d’un ouragan

Né de la fornication subreptice

D’une bulle de savon avec le l’appendice

D’un grand clown blanc.

 

Ils voguèrent sans jeter un regard

Aux rats des villes et aux rats des champs.

De leur fol abandon naquit un bel enfant

Aux élytres piquetés d’or

Adelphine l’expulsa de son corps

Si violemment

Que des volutes du bleu des cieux

Se fichèrent au fond des yeux

De la nouvelle-née.

 

Une nuée de fous de Bassan

De leurs ailes déployées

Les portèrent tout au bout de la terre

Là où le ciel se confond avec l’horizon

Étroit condominium

Où le lait de paisibles chamelles

Nourrit les plus belles des tourterelles…

Il fait trop beau pour travailler ce lundi de Pentecôte alors glandons en écoutant un vieux disque de Los Machucambos
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 06:00
Confidences d’un vieux cycliste parigot bien avant les bobos je chevauchais un fixie un peu rétro…

Sans vouloir vous saouler avec mes histoires de vélo et de bobos je me permets tout de même de chroniquer à propos d’un travers bien français : dès qu’une tendance nouvelle pointe son nez, surtout à Paris, elle est vilipendée. Les nouveaux adeptes sont au mieux des snobs, au pire affublés du mot-valise fourre-tout : des bobos.

 

Que n’ai-je entendu lorsque j’ai fait le choix du vélo il y a 40 ans.

 

Et pourtant mon choix était rationnel, motivé par le côté pratique, le besoin de me dépenser, la curiosité, la liberté d’aller et de venir, la facilité pour se garer, entretien facile, budget aussi mince que la taille de Jane Birkin.

 

Mon choix n’était pas un acte de foi écologique même si je croisais souvent, le matin, Noël Mamère qui n’était pas encore Vert, à l’angle de Raspail face à l’hôtel Lutétia.

 

Le quotidien des cyclistes à Paris n’est pas un long fleuve tranquille, rien n’est fait ou presque pour nous faciliter la vie. L’irruption des Vélib a même permis aux « pourvus de moteurs à 2 ou 4 roues » de nous vilipender pour incivilité. Bref, les pistes cyclables sont pleines d’ornières, de détritus, de piétons en goguette, madame Hidalgo se tamponne des vélos sauf pour faire de la com.

 

Aujourd’hui, ce sont les fixies qui sont l’objet de railleries, rien que des hipsters qui chevauchent d’étranges bécanes !

 

Des bobos bien sûr, et de plus en plus de bobottes, c’est comme pour les vins nus, tout ce qui n’entre pas dans le moule est raillé.

 

Sauf que votre serviteur a fait du fixie bien avant que ceux-ci prennent le haut du pavé de Paris.

 

En effet, mon grand Batavus était dépourvu de freins, je freinais avec les pieds, « Le secret, c'est de décaler les pieds. Tu appuies sur le talon de l'un pendant que tu lèves la pointe de l'autre » m’avait indiqué le vendeur de Bicloune.

 

 

Ça surprenait mes amis mais juché bien droit sur mon grand destrier je pris vite le pli, jamais je n’ai dérapé et ne me suis ramassé la gueule.

 

Alors était-ce pour autant un fixie ?

 

C’est quoi un fixie me demandent mes copines ?

 

« C'est le vélo le plus simple, mais aussi le plus économe qui soit. Il est ultra facile à entretenir. Quelques clés pour resserrer les vis, une chambre à air à changer de temps en temps et le tour est joué. »

 

« Dans les années 1990, les coursiers de New York et de San Francisco en avaient marre de se faire voler leurs vélos, alors ils les ont allégés au maximum, retirant les feux, les freins... Le phénomène a mis une dizaine d'années à se propager jusqu'ici, grâce à nos voisins anglais »

 

« À la base, c'est un vélo de piste dont l'utilisation a été détournée par les coursiers américains, les "messengers", poursuit Simon. En réalité, il y a plus d'un siècle que les cyclistes enfourchent des fixies. Sur les premières éditions du Tour de France, plusieurs coureurs roulaient sur ce type de vélo. Aujourd'hui encore, les professionnels s'entraînent sur des pignons fixes pour optimiser leur geste, pour gagner en puissance. »

 

Le fixie, avec un temps de retard, a envahi la chaussée de Paris depuis quelques années. Des filles et des garçons, jeunes, ils foncent comme des dératés. Ils s’éclatent car « Il y a vraiment un côté fun dans le pilotage du pignon fixe. Il n'y a pas de temps mort, on est tout le temps dans l'effort, tout le temps à la relance. »

 

Pour autant « Il ne faut pas se laisser griser par la facilité du fixie. On peut se prendre très vite au jeu et oublier que l'on n'est pas sur une piste d'entraînement, mais dans un environnement urbain. »

 

Bref, lorsqu’il s’est agi de remplacer mon vieux destrier je me suis tâté : allais-je pousser l’inconscience de ma vieillesse indigne jusqu’à acheter un vrai fixie ?

 

Deux raisons m’ont fait pencher vers le classicisme : tout d’abord Paris n’est pas plat et l’absence de changement de vitesses, ce dont était pourvu mon Grand Batavus (3), est redoutable pour relancer la bête au bas de la pente de Ménilmontant ; ensuite, comme je suis un garçon qui fait ses courses, l’absence de porte-bagages s’avérait un handicap majeur.

 

 

Il n’empêche que dans certains couloirs de bus ou sur de belles lignes droites dépourvues de feux je me mets en tête de faire la nique aux petits jeunes en fixie en compensant mon absence de pointe de vitesse par une gestion intelligente de mon effort. C’est jouissif !

 

Bien sûr mes copines me grondent, m’intiment de porter mon beau casque, rien n’y fait je reste allergique à toutes formes de contraintes.

 

Ça 40 ans que ça dure alors… je n’ai jamais chevauché un vrai fixie mais sait-on jamais avec moi tout peut arriver.

 

Combien ça coûte pour s'équiper?

 

« Les puristes du fixie n'achètent pas leur vélo tout fait. Comme les geeks avec leur tour d'ordinateur, ils assemblent des pièces triées sur le volet pour constituer un vélo presque unique répondant à leurs exigences. Pour vous équiper sans dépenser une fortune, optez pour un modèle déjà assemblé. Les premiers prix commencent à 250 euros. Plus vous serez exigeants, plus votre passion du fixie vous coûtera cher. Comptez 589 euros pour un Charge Plug, un modèle facile à dompter. Mais sachez que les prix peuvent grimper jusqu'à 3700 euros pour un Rizoma 77/011 Metropolitan. Pour un maximum d'information sur la mode du fixie, les différents modèles, les manifestations et les boutiques, rendez-vous sur le site fixie-singlespeed.com. »

 

Vélo : elles roulent en « fixie » dans un monde de hipsters barbus 

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 06:00
Vendredi je rêvais désespérément à mon rosé chéri de Saint-Drézéry pour fêter le soleil avec une amie...
Vendredi je rêvais désespérément à mon rosé chéri de Saint-Drézéry pour fêter le soleil avec une amie...

Jeudi le soleil nous est tombé dessus, non pas comme la vérole sur le bas-clergé mais tel les feux de l’amour sur des corps attendant désespérément de quitter leur teinte blanc d’aspirine.

 

Les qui étaient restés à Paris se sont rués sur nos rares prairies, nos quais, pour s’offrir au dieu soleil. Et quand ça fait chaud ça fait soif !

 

Morne plaine pour les petits canons de vins nus, c’est le règne de la boutanche de notre petite GD proliférante et de la bière bien sûr.

 

Mais le lendemain du jeudi de l’Ascension c’était pont et « Tel est pris qui croyait prendre » je débarquais dans le quartier proche du bassin de la Villette pour l’arrosage des plants sous serre de l’association Veni Verdi par une amie.

 

Tâche accomplie par mon amie il faisait soif.

 

Les vertes prairies des Buttes-Chaumont nous tendaient les bras.

 

Mais allions-nous trouver un rosé bien frais pour étancher notre soif, à mi-pente, face à un soleil apaisé dans un ciel au bleu tendre ?

 

Comme la honte ne se boit pas je ne vous le dirai pas même si Émilie me charrie avec ma manie de vanner ce qui n’est qu’un prénom devenue une vieille marque.

 

Ce fut donc un Bandol Domaine de l’Olivette 2014 à 13€60à la bonne température. Le caviste nous la déboucha et l’enveloppa. Nous trouvâmes des «verres» au Franprix d’à côté.

 

Le moment était rare et je le savourais à sa juste valeur mais je rêvais désespérément à mon rosé chéri de Saint-Drézéry.

 

Oui, juré, craché, c’était décidé : j’allais installer une glaciaire sur le porte-bagages de mon fidèle destrier pour avoir en permanence au frais mon rosé favori.

 

Mais qu’est-ce donc que ce breuvage rare, quasi introuvable dans mon village de Paris ?

Un rosé dans un flacon austère, loin des fanfreluches légères des rosés pâles, chez la Catherine on ne fait dans les chichis on fait du vin.

 

Et demain ce Rosé de table, introuvable sauf chez un privilégié comme moi, sera vinifié dans un chai qui ferait blêmir un des nombreux néo-châtelains bordelais.

 

Pour l’occasion, Catherine, qui a un sens inné de la communication, pose devant son chai en ne manquant en affichant la couleur.

Vendredi je rêvais désespérément à mon rosé chéri de Saint-Drézéry pour fêter le soleil avec une amie...

Voilà puisque je n’ai pas de secrets pour vous, que vous savez tout sur tout, le Rosé de Table de Catherine Bernard sise à Saint-Drézéry c’est ceci :

 

« Un vin rosé de pur Carignan par Smith Michel

 

D’abord une surprise toute visuelle : à en juger par son flacon de verre plutôt foncé, je m’attends à un rosé soutenu, de ceux qui vont manifestement à l’encontre de la mode venue de Provence et des tables chicos du golfe de Saint-Tropez où une autre fille, Régine Sumeire, dès les années 80, lançait son « Pétale de rose » aujourd’hui copié du nord au Midi.

 

« Mais voilà que dans le verre, le vin n’est point foncé. Il est aussi pâle que la carapace d’une crevette de Rosas mariée à une langoustine de printemps pêchée bien au large du port du Guilvinec. C’est un Vin de France millésimé 2012 issu d’un pressurage direct et doté d’un nez inattendu jouant sur la finesse. Très vineux en bouche au point que dans le noir on pourrait le prendre pour un rouge, il se propage avec tendresse et persistance offrant au passage quelques belles notes de coing, de grenade et de groseille. Pour moi, c’est un apéritif idéal à servir pas trop frappé sur de mini tartines de tapenades bien fournies en thym, mais c’est aussi un vin de poisson que l’on ouvrira sur une daurade toute nue cuite quelques minutes au four en fonction de son poids, poisson sur lequel, une fois dans l’assiette, on verserait quelques larmichettes d’une huile « picholinesque » à souhait, sans oublier quelques éclats de gros sel. »

 

 

 

 

Vendredi je rêvais désespérément à mon rosé chéri de Saint-Drézéry pour fêter le soleil avec une amie...
Vendredi je rêvais désespérément à mon rosé chéri de Saint-Drézéry pour fêter le soleil avec une amie...
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