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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:30

J'écrivais en août 2013 : faut-il mutualiser le risque de grêle ?


En juillet de 2014 plus que jamais la réponse est OUI.


La grêle est un risque assurable qui n’entre pas dans le cadre de loi de 1964 sur les calamités agricoles. Contrairement aux fruits des arbres fruitiers dont la valeur marchande peut être évaluée dans l’état, le raisin destiné à la vinification n’est ni remplaçable dans le cas des AOP (sauf sous conditions dans les grands bassins génériques) ni vraiment indemnisable. L’assurance compense la récolte perdue et assure la trésorerie, mais l’absence de vin pénalise les exploitations, tout particulièrement les vendeurs directs qui ne peuvent honorer leurs ventes auprès de leurs acheteurs habituels.


L’assurance grêle est donc coûteuse pour un retour en cas de sinistre qui n’est pas à la hauteur des sommes engagées sur le long terme. En conséquence beaucoup de vignerons ne s’assurent pas ou ne s’assurent plus, ce qui a pour conséquence de renchérir le coût de l’assurance-grêle du fait de la faiblesse de l’assiette.


Je ne suis pas un spécialiste de l’assurance et je ne vais pas m’aventurer sur une terra incognita. Cependant je me permets de suggérer aux grands dirigeants de nos organisations viti-vinicoles, de concert avec les pouvoirs publics, de mettre sur le chantier la question de la mutualisation de l’assurance grêle en la rendant obligatoire comme l’assurance habitation ou automobile ce qui élargirait l’assiette et permettrait de faire baisser son coût. Coût supplémentaire (à évaluer) certes mais qui permettrait à l’ensemble de la vigne France d’être mieux armée face aux rudesses du climat qui mettent en danger un nombre de plus en plus important de vignerons. Les CVO sont obligatoires alors pourquoi ne pas l’envisager pour couvrir un risque économique qui s’avère de plus en plus fréquent.

 

La chronique ICI link

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

patrick axelroud 20/07/2014 17:47


Vie et moeurs des assureurs ces bons apôtres obsédés par la fraude de leurs assurés ! Petit rappel de la profession de foi de l'assureur type : " L'assuré qui paye sa prime est un
client.Celui qui déclare un sinistre est un adversaire !" Ces victimes chroniques des arnaques certaines de leurs assurés ,qui n'ont que ca à faire bien sur,oublient pudiquement la violence
avec laquelle ils traitent leus clients ,sachant pertinemment que pour 3 000,00 € l'assuré à qui on à dit non, n'ira pas plus loin et certainement pas en justice.Exemple criant de leur
comportement de prédateur : la déclaration tardive.La plus part des contrats comportent une clause obligeant l'assuré à déclarer son sinistre dans les 5 jours sous peine de ne plus être garanti.
La Cour de Cassation à maintes fois jugé cette clause comme abusive et précisé que c'est à l'assureur de démontrer que la déclaration tardive lui porte préjudice. S'en foutent les costumes trois
pièces des beaux quartiers de bureaux . L'argument est toujours utilisé pour ne pas régler un sinistre.Imaginons seulement ce que bout à bout cela représente, semaines après semaines, mois après
mois, années après années en prenant en moyenne 1 sinistre soldé ainsi, par agence générale ! Cela me fait penser aux bilans des Caisse de Crédit Mutuelles accéssibles au  C.A. constitués de
particulier. La ligne profits et pertes est " riche", entre autre, d'instructions.De pertes ?, nenni .De profits, oh que oui ! : Les erreurs d'écriture au détriment des clients mais qui n'ont pas
réclamé." Et on voudrait qu'je soit content...." comme chante J.BREL dans BRUXELLES

tchoo 20/07/2014 10:45


La multiplication des contrats n'entraine pas forcément une baisse des primes, cela pourrait même être le contraire, selon les explications de plusieurs assureurs à qui, il y a déjà quelques
temps nous fumes un certain nombre à poser la question. Voila leurs explications: si vous multiplier les contrats dans une région étendue, vous avez de fortes chances de devoir indemnisé tous les
ans un certain nombre de sinistrés, et donc le multiplication des contrats conduit à la multiplication des remboursements de sinistre. Ce fut leur explication pour trainer les pieds à nous
proposer des contrats de groupe.


Les Conseil Général 33 à pendant longtemps octroyé une subvention sur la prime d'assurance grêle (je ne sais si c'est toujours le cas) ce qui rendait l'assurence intéressante!


Ensuite, en matière de vin, il existe une subtilité, qui fait que selon le contrat, si seulement la quantité récolté est prise en compte, vous pouvez avoir une récolte médiocre qualitativement,
parce à la fois les raisins sont touchés, et le feuillage qui conditionne la maturité, mais avec une quantité qui reste dans les "normes" édictés par nos grans penseurs assureurs (< 30%) et
donc la perte de qualité du produit ne sera pas pris en compte.


Ensuite pour avoir assisté à des expertises juste avant récolte avec un assureur, j'ai été outré et le suis toujours de son attitude suspicieuse, malhonnête et tentant d'escroquer les assurés
tout en les culpabilisant, heureusement que les experts mandatés étaient eux relativement sérieux (nous avions procédé à une évaluation de récolte, 1semaine avant les vendanges) en récoltant et
pesant cette récolte de quelques pieds sur toutes les parcelles concernées, l'assureur présent essayant de se débrouiller pour oublier les parcelles les plus touchées. Ce à quoi il n'est pas
parvenu parce que nous étions trois personnes à assister les viticulteurs dans ce contrôle.


Le personnage en question était le représentant d'un grand groupe, se vantant d'avoir mis au point une méthode de calcul de sinistre qui permettait de confondre ces "tricheurs" de viticulteurs,
cherchant à compenser les mauvais prix de leur récolte en faisant payer les assurances (sic)

PONCET 09/07/2014 09:05


A la vue de la situation précaire des compagnies d'assurances....quelle excellente idée!!!!! vous êtes actionnaire ou quoi ???? Je sais... je fais C....vous me l'avez deja ecrit...


Un peu de stock dans son chai ne revient-il pas moins cher que des assurances que nous verrons augmenter dès que cela sera devenu obligatoire et exploser dès les premieres grèles. De plus les
stocks se négocient très très bien les années où les incidents climatiques surviennent. Le malheur des uns peut aussi contribuer au bonheur des autres...C'est triste mais c'est une réalité.
Peut-être qu'une imposition moindre sur les stock serait plus judicieuse et moins pénalisante pour ceux qui préfereraient cette solution...


 

JACQUES BERTHOMEAU 09/07/2014 09:21



Qui a parlé  de compagnies d'assurances 



patrick axelroud 08/07/2014 15:31


Si mutualisation il doit y avoir ile faut pas la laisser au mains des bienfaiteurs de l'humanité que sont les banquassureur ( ce qui du coup font mal et leur métier de banquier ( SOC GEN - BNP -
BANQUE POP CAISSE d'EPARGNE - voir le Marianne de cette semaine) et mal leur métier d'assureus quand on voit les indices de satisfaction des assurés et le peut d'éstime que leur porte le
publique. La sagesse, si elle ne passe pas par les techniques évoquées dans les commentaires serait celle de la CAT NAT appliquée à tous les viticulteurs.C'est une assurance garantie par l'état
dont seul la collecte des primes et le réglement des sinsitres sont gérés par les assureurs

patrick axelroud 08/07/2014 15:20


L'assurance multirisque occupant d'un logement ( locataire ) est obligatoire.La sanction de defaut d'assurance habitation est la résilitation du bail de plein
droit.                                   
L'assurance des professionnels de la construction, archi, Bet, entrepreneur etc est obligatoire et son défaut est sanctionné pénalement.Idem pour l'assurance Dommage Ouvrage que tout promoteur
est obligé de souscrire sauf à ne pas signer d'acte de
vente.                                
La mutualisation est une bonne chose.cela ne veut pas dire qu'elle est obligatoire sauf peut être un minimum ( chacun étant par la suite libre de souscrire ou non des garanties complémentaires )
Exemple de mutualisation forcée : La copropriété.La réparation de l'étanchéité en toiture incombe à tous y compris le gars du rdch qui n'en a rien à cirer.Idem pour des sinistres inondations qui
endomagent les etages inférieurs ce dont se fout l'habitant des logements en terrasse. L'assurance Catastrophe naturelle est une réussite en matière de mutualisation des risques puisque paye,
infifférement celui qui habite les cotes, celui qui habite les montagnes, qui les villes qui les campagnes y compris donc ceux qui ne seront jamais inondés ou à l'abri des tempêtes par exemple.La
traversée de la France par le boudculant LOTHAR en 1999 aurait enegendrée ruine et malheur sans cette assurance CAT NAT ( invention de gôche si je ne m'abuse)

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