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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 00:09


Je l'avoue j'adore qu'on me fasse des surprises, des bonnes bien sûr et, les cadeaux de Noël sont une belle occasion pour me satisfaire. Comme je barbote journellement dans le vin ça donne des idées à ceux qui garnissent mes beaux souliers...
   
Christmas present :

Nos amis américains raffolent des nuts, ils ont même élu un Président producteur de cacahuètes - Jimmy Carter - et adorent de plus en plus le vin, alors ça donne ça, exporté chez nos voisins anglais qui, eux aussi, se pament en savourant notre divin nectar. Et nous, les black béret, qu'est-ce qu'on fait ? Rin de rin *(vous aurez droit lundi à une chronique sur rin...)
Wine-kado-001.jpgWine-kado-002.jpg 
Manufactured for Ford's Gourmet Foods 1109 Agriculture Street - Raleigh, NC 27603, 001-919-833-7647

U présent occitan

Pas tout à fait rin du côté des gascons www.adishatz.com qui font dans le tee-shirt humoristique : " AQUEHT HILH DE P... DE BISCUEIT M'A POMPAT TOT LO VIN !! "

Wine-kado-003.jpg Allez " Adishtaz a tots "

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 00:07


Ce matin, parodiant le regretté Jean Carmet " la seule arme qui m'intéresse c'est le tire-bouchon", je ne vais pas vous instruire sur cet ustensile - dont on dit qu'il a été inventé dans la première moitié du XVIIIe siècle par des amateurs de vin anglais et qu'il était fabriqué à l'origine par les armuriers des guildes de la City de Londres - mais de Jean Carmet et peut-être du bouchon...

collect14.jpgPour Jean Carmet,  
qui savait être avec la même vérité le b
eauf libidineux et lâche dans Dupont-Lajoie ; un cocu pathétique aux côtés du Grand blond avec une chaussure noire ; un bourgeois riche et avare, à Saumur, inoubliable père Grandet, tyran domestique, dans Eugénie Grandet ; le légat du Pape dans la Controverse de Valladolid qui voit s'affronter le point de vue conservateur du chanoine Juan Ginés de Sepúlveda et celui humaniste du dominicain Bartolomé de Las Casas et montre comment des hommes a priori honnêtes et sincères peuvent arriver à une conclusion qui paraît, au niveau de l'élévation morale de notre siècle, parfaitement abjecte. Le verdict mêle la faiblesse de la conscience morale du XVIe siècle et les enjeux économiques. L’Eglise acceptera l’accession des indiens au statut d’être humain, mais l'issue de cette controverse en forme de procès sera marquée par un coup de théâtre qui aura des conséquences sur des millions d'hommes : il légitimera l'esclavage des noirs, 
je cède la plume à Jean-Michel Ribes : 

"Trafiquant de fromages de tête, grand amateur de vin et spécialement de "vins de soif" du Pays de Loire dont il était originaire, il fut également un acteur tendre et drôle quand il jouait les textes des autres, mais encore plus quand il disait les siens..." 
Moi qui adore le museau vinaigrette et l'andouillette je rêve qu'on me qualifiât, un jour, de trafiquant de museau vinaigrette... 
Pour faire bonne mesure, je vous livre une saillie rabelaisienne de Jean Carmet " Magnifiques toutes ces statues antiques ! Tous ces costauds avaient de petites bites. Ça rassure !"
60663.jpg

 dans Dupont-Lajoie

Quand au bouchon, pour vous dire le vrai, hormis les grands de ce monde et ceux qui entendent le devenir, les nectars qui coulent des jours heureux afin de devenir des vieux - n'en déplaise à Thomas - plein de sérénité, de rondeur, apaisés et prêts à nous donner toute la mugnifiscence d'une grande année, d'un beau millésime, chacun fait comme il veut , ou peut, mais de grâce épargnez-nous les bouchons qui partent en charpie, des trucs tout pourri qui ne sont même pas jolis, des machins qui pètent plus haut que leurs culs même s'ils sont bouchés à la propriété. Enfin pour les amateurs du petit pet ça m'a toujours fait rigoler : entre l'essentiel et l'accessoire j'ai toujours pris le parti du boire et, en l'occurence, une cuvée Jean Carmet, du Bourgueil sa patrie de naissance.

jeancarmetmax.jpgchez Bouvet-Ladubay  www.bouvet-ladubay.fr/
Genèse :
 

La cuvée "Jean Carmet" a été lancée le 20 avril 2004 avec la complicité de ses deux fils à l'occasion du dixième anniversaire de sa disparition. Voici un extrait du livre "Carmet intime" de Jean François Carmet son fils :

"le 20 avril 2004, il y aura 10 ans que tu es parti et pour ce triste anniversaire, j'ai voulu te rendre hommage. Avec Olivier, nous sortirons ce jour-là un cuvée spéciale "Jean Carmet" un vin sans prétention, léger, un vin de soif, comme tu disais. Je ne sais pas quelle sera la qualité des prochaines récoltes, personne ne le sait, mais cette année la cuvée des vins de Loire a été exceptionnelle comme pour te faire honneur."



 

 
   
 
   
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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 00:02

 

Espace : dans le langage courant, lieu, plus ou moins bien délimité, où peut se situer quelque chose.

 
Liberté : « c’est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens ; qui chantent plus qu’ils ne parlent ; qui demandent plus qu’ils ne répondent ; de ces mots qui ont faits tous les métiers, et desquels la mémoire est barbouillée de théologie, de Métaphysique, de Morale et de Politique : mots très bons pour la controverse, la dialectique, l’éloquence ; aussi propres aux analyses illusoires et aux subtilités infinies qu’aux fins de phrases qui déchainent le tonnerre. »
Paul Valéry, Fluctuations sur la liberté
 
Comme ce Noël-ci il a fait un vrai temps de Noël la veille au soir de Noël, comme au temps de nos retours de la messe de Minuit, à la Mothe-Achard, où notre réveillon consistait en un grand bol de chocolat chaud accompagné d’une part de brioche vendéenne et qu’ensuite j’allais me coucher dans mon grand lit bien froid, à l’étage juste au-dessus de la souillarde, où la tante Valentine le matin faisait tinter la sonnette de l’écrémeuse, le cœur léger et tout excité par la perspective qu’à mon éveil le petit Jésus aurait déposé des paquets devant la crèche. Certains vont dire : il radote. Peut-être, mais que voulez-vous, ce matin, au terme d’une année de chroniques, j’ai besoin de vous confier ce qui motive mon besoin, têtu et obstiné, d’ouvrir chaque matin mon petit espace de liberté à votre lecture.
 
Ceux qui me suivent, depuis l’origine de cet espace de liberté, le savent, je suis né dans un pays de chemin creux, un bocage profond, mosaïque de pâtis et de lopins cultivés, que l’on évaluait en boisselées, cernés de haies vives, contraint, tenu sous le boisseau des maîtres et la férule du clergé. J’y ai poussé, sauvageon, en toute liberté, entouré de l’affection des femmes de la maison. Enfance heureuse, rêveuse et vagabonde, sans grand souci de l’avenir qui, je n’en doutais pas serait grand et beau. Mon père me donnait le goût de la chose publique, de la conduite des affaires de la cité et, surtout, l’amour immodéré de la liberté de pensée. Etre soi-même, exercer pleinement sa responsabilité personnelle, vivre en adéquation avec ses aspirations profondes, se bâtir. Je ne me sens pas de racines mais l’armature forgé par l’exemple de cet homme de peu, attentif, chaleureux, bon vivant et aimable, m’a structuré. Grâce à elle j’ai grandi à l’écart des grandes chapelles qui ont fracturé le monde pendant la majeure partie du 20ième siècle, allergique à l’embrigadement, aux catéchismes calcifiés, engagé tout de même, m’efforçant d’assumer mes nombreuses contradictions, de privilégier l’action sans pour autant négliger la réflexion, j’ai cru et je continue de penser que le pur refus débouche sur l’immobilisme et que le déni des rapports de force le conforte. Comprendre, voir, écouter, entendre, analyser, restituer, expliquer, convaincre, s’entendre, combattre aussi, décider, avancer… toujours…
 
Mais alors pourquoi circonscrire mon espace de liberté au vin ? Je pourrais vous répondre : le vin est presqu’aussi vieux que le monde et, comme l’écrit Bernard Clavel parce que « seule la vigne est éternelle » mais ce serait trop facile. Au départ, ce ne fut que pure opportunité : je n’étais qu’un voyageur qui partait, sans bagage et sans destination connue, je cheminais. Chemin faisant, grâce à vous, à votre constance et votre fidélité, même si parfois ça part dans tous les sens, mon espace de liberté s’est étiré, structuré, ouvert. Lieu d’abord intime, un peu trop égotique sans doute, par petites touches, comme les pièces d’un puzzle aux contours indéfinis mes chroniques forment un ensemble plus perceptible. Tout, ou presque, est de moi mais ce n’est pas forcément moi. Mon espace de liberté n’est pas une chaire au sens du prêche, du sermon, mais un lieu ouvert au mouvement des idées avec l’espoir comme l’écrivait Oscar Wilde que nous nous mettions en danger « Une idée qui n’est pas dangereuse ne mérite pas d’être appelée une idée. » Enfin, même si j’ai déjà été trop long, laissez-moi clore ces quelques réflexions par Fernand Braudel.
 
« En fait, le passé de la vigne, compliqué, brillant et dont tous les détails et incidents nous enchantent, ne cesse de poser des problèmes à tous les étages de l’interrogation historique. La vigne est société, pouvoir politique, champ exceptionnel du travail, Civilisation…
Si le pain est le Corps du Christ, le vin est le symbole de son Sang Précieux. Et si le blé est la prose de notre long passé, plus récente, la vigne en est la poésie : elle éclaire, ennoblit nos paysages. Car « ce n’est pas de la terre », comme le dit Georges Durand dans un livre à la gloire du vin, « mais bien du plaisir de bouche et de la joie du cœur que naquit le vin… Sa consommation dépasse… la simple satisfaction d’un besoin biologique, elle tient par mille attaches à tout un art de vivre ». Un art de vivre : autant dire une civilisation. La vigne marque de son sceau tout les pays qui l’accueillent, elle y réussit avec une vigueur toujours étonnante. Et d’ailleurs aucun sol ne la rebute. »
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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 00:05

 

Paris le 26 décembre 2007

        Si je prends la liberté de lancer sur la toile, le lendemain de Noël, cette supplique, cher Régis Debray, c'est pour vous demander un service ; un service que vous seul pouvez rendre à un homme qui va avoir, du moins il l'espère, 60 ans en juillet 2008.
      
       Comprenez-moi, je suis atterré par la dérive mercantile. En effet, alors que depuis bien des années les marchands de 4 saisons nous proposent des fraises en novembre, sans que personne n'y trouve à redire, voilà qu'aujourd'hui les éditeurs et les libraires s'y collent aussi : chez Gallimard boulevard Raspail, où le François de Jarnac aimait aller consulter des éditions rares, sur les étals, dès à présent, on nous propose des piles d'ouvrages célébrant le 40 ième anniversaire du beau mois de mai 1968 - beau car on ne peut nier qu'il faisait beau et chaud en mai de cette année-là. De la Martinière se paye même le luxe de nous allécher avec un vrai-faux pavé, ou un faux-vrai, qu'importe puisque la seule plage qui nous reste à Paris est celle du maire, au mois d'août, et que les pavés s'y font aussi rares que les grands crus classés de Bordeaux*.
       
        Nous ne nous sommes jamais croisé, cher Régis Debray, au temps où vous logiez au Palais de l'Elysée en compagnie d'Attali le flamboyant, de Glavany très fourmi, de Charasse le tonitruant, bretelles et cigare, de l'onctueux et sourcilleux Boublil, de l'étonnant Claude Manceron - qui se souvient aujourd'hui de Manceron ? - de Nallet le sphinx agricole, du tout puissant Rousselet et de bien d'autres. Modeste conseiller, ni haut, ni fonctionnaire, je me contentais d'aller aux déjeuners de Paul Legatte où, à la fin du repas, le photographe maison prenait un cliché de groupe. 
      
       Donc, je ne suis qu'un de vos lecteurs parmi beaucoup d'autres, ce qui, vous en serez j'espère d'accord, me confère au moins le droit de vous écrire. Je le fais, ce 26 décembre, en confiant ma demande à l'Internet, sur un bloc-notes, un "blog"  dit-on dans une langue qui n'est point d'AOC*, même si vous, le médiologue, trouverez ce procédé un peu cavalier. 
      
       Puisque cette lettre est ouverte je dois à mes lecteurs, cher Régis Debray, quelques explications sur les raisons qui me poussent à vous demander ce que je vais vous demander tout à la fin de ce courrier.
      
        Ma demande s'adresse, tout d'abord,  à l'auteur de "Modeste contribution aux discours et cérémonies officielles du dixième anniversaire" chez François Maspéro : je vous cite, 
" Comme le souligne lui-même, avec une belle honnêteté, Cohn-Bendit dans le Grand Bazar, la violence de Mai est restée un jeu : on jouait aux cow-boys et aux indiens, sans haine ni stratégie, sans P38 ni renseignements, sans direction ni volonté centrale. La Gauche prolétarienne produisit des interprétations délirantes du réel pour des analyses politiques du réel, mais, malgré quelques mises en scène terroristes (tribunaux populaires de Lens, Bruay, etc.), ses militants restèrent au théâtre, avec des mimes d'apparat maoïstes pour la salle et un mimétisme d'appareil stalinien pour les coulisses. Les B.R. italiennes ont mis le ludique en pratique et le loufoque au sérieux - au pied de la lettre (...)
Ce n'est pas le fusil qui a tort - c'est celui qui vise mal et prend un honnête politicien bourgeois pour un "tortionnaire sanglant à la solde de l'impérialisme". Mais quand on n'ose pas encore donner raison aux fusilleurs professionnels, on commence par donner tort au fusil. Ceux qui ont besoin du fusil ne seront pas dupes du sophisme. Ils reprendront mot à mot le communiqué publié à Rome au lendemain de l'assassinat d'Aldo Moro par six mouvements de libération (sahraoui, chilien, palestinien, érythréen, grec et iranien) dénonçant comme une "aberration" de considérer comme "répressif" le régime libéral italien.Les Brigades rouges ont "confondu la lutte pour les idéaux que sont la justice et la démocratie avec les actes de criminalité contre la société. Ce qu'elles proposent n'est qu'une alternative nihiliste de mort et de destruction au service du même impérialisme dont elles se proclament les ennemies irréductibles" (...) "
         
     Ma demande s'adresse aussi à l'homme décrit par M-A Macciocchi dans Deux Mille Ans de Bonheur chez Grasset, page 418, à propos du livre De la Chine qu'elle venait d'écrire : " Régis Debray, échappé de sa geôle mortelle de Camiri, je le rencontrai un soir au Balzar, le restaurant qui jouxte la Sorbonne, avec Matta et tant d'autres. Tous m'interrogeaient, et à une immense tablée, je parlai jusqu'à une heure du matin. Régis écoutait ; ensuite, comme il m'accompagnait vers mon hôtel, tout en méditant, il répétait de temps à autre : "Mais s'il en va ainsi, nous n'aurions donc pas tort..." Et il ajoutait, curieusement : " Mais toi, tu n'as jamais peur ?". 
        
     Même si déjà, vous, Régis Debray, et vous, mes fidèles lecteurs, avez compris où je veux en venir, je formule ma demande en bonne et due forme : " cher Régis Debray vous êtes le seul, en légitimité et en capacité, à pouvoir écrire, en ces temps mous et flous, une nouvelle contribution, modeste ou non, aux discours, émissions de télévision et, peut-être, cérémonies officielles, qui ne vont pas manquer de marquer la célébration du quarantième anniversaire des évènements de mai 1968. 

        Par avance, merci de bien vouloir vous mettre au travail pour nous livrer, en saison, le fruit de vos analyses, qu'elles me plaisent ou non, moi, le fils d'un paysan du bocage vendéen qui, dans la Nantes, héritière du commerce du bois d'ébène, mais aussi fièrement populaire, n'avait pas encore 20 ans dans les turbulences d'un mai 68 qui lui semblait libérateur. 
       
      Vous me feriez plaisir et, puisque je suis aussi grand-père, donc sensible à la transmission, vous contribueriez ainsi à l'édification des générations futures sur un temps où " la France du seigle et de l'apéro et de l'instit, du oui-papa, du oui-patron, oui-chéri recevait l'ordre de décamper ".
      
     Désolé d'avoir été un peu long, cher Régis Debray. En espérant que cette bouteille à la mer ira jusqu'à vous je compte beaucoup sur votre plume et vous prie d'agréer, dans l'attente de vous lire, l'expression de mes plus sincères salutations.

Jacques Berthomeau 

*les références aux GCC de Bordeaux et aux AOC ne sont là, dans ce texte, cher Régis Debray, que pour faire accroire à mes fidèles abonnés qu'ils sont bien sur un site consacré au divin nectar.

www.regisdebray.com   Dindon-020-copie-1.jpg

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25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 00:03


Figure imposée oblige vous ne pouviez pas y échapper : voici les 3 questions au Père Noël... A lire avec attention même si vous avez un peu forcé sur l'arrosage pour faire passer la dinde de Noël... Et un petit lien sur un grand classique :
www.dailymotion.com/video/xv1g5_ - 57k -le-pere-noel-est-une-ordure-extrait_extreme

Question 1: Suite à votre OPA sur le Petit Jésus, réussie car la marque n'existe même plus, vous êtes en position de monole sur le marché mondial, ne craignez-vous pas que les nouveaux pays émergents déposent une plainte à l'OMC ?

Non, dans la mesure où eux-mêmes fournissent plus de 80 % de la camelote que je fourgue - jouets, écran plat, téléphone et consoles - le 25 décembreau soir, cette crainte est infondée. Ce qui me soucie le plus c'est la dématérialisation des cadeaux via les cartes prépayées. Une telle pratique, outre qu'elle est un signe de décadence des sentiments des humains, va priver mon job de tout intérêt. Me muer en distributeur de cartes à puces, jamais ! Pour anticiper cette évolution j'ai récemment pris langue avec un fonds de pension de l'Iowa pour qu'il me rachète mon fond de commerce. Depuis que la nouvelle a fuité je suis assailli par une floppée de hedges funds qui veulent entrer dans mon capital. Je n'ai pas encore pris de décision mais si je cède mon buiseness je garderai la marque Petit Jésus qui, pour moi, est une valeur sûre, éternelle. Comme vous le voyez je ne reste pas les deux pieds dans le même sabot. Je réponds présent au défis de la mondialisation...

Question 2 : L'approvisionnement massif en provenance de Chine vous pose-t-il des problèmes logistiques ?

Non, je pratique depuis longtemps la sous-traitance. Mon problème majeur se situe dans la "logistique du dernier kilomètre" en Europe, je veux dire l'Union Européenne. En effet, avec mes rennes et mon traineau je dois composer avec la directive sur le confort des animaux qui impose que je fasse faire une pause d'une heure toutes les deux heures à mon attelage. J'ai eu beau plaider devant la Commission que ces braves bêtes ne travaillent qu'une nuit par an, qu'elles sont soignées aux petits oignons tout au long de l'année, qu'elles sont payées au tarif de nuit en heures supplémentaires, ces bougres d'eurocrates sont restés inflexibles. Alors pour palier cet inconvénient j'ai remis en place le système en vigueur au temps des relais de poste. On n'arrête pas le progrès ! Je m'adapte depuis toujours à la règlementation. Par exemple, comme je suis assez porté sur le vin chaud, depuis des années j'applique le principe "celui qui conduit c'est celui qui ne boît pas..." en me payant un chauffeur pour driver mes bêtes.

Question 3 :   Nous vivons dans un monde obsédé par la forme et le rêve de l'éternelle jeunesse. Vous êtes vieux, bedonnant, fringué ringard de chez ringard, pensez-vous modifier votre image ?

Non, j'ai fait réaliser une étude mondiale par le cabinet Ernest Young - ça m'a coûté la peau des fesses - qui conclue, suite à une analyse très fine, à ce que ma clientèle cible : les enfants, me considère comme le dernier vestige d'un monde enchanté où l'on prenait le temps de vivre, de se faire des cadeaux, d'organiser des repas conviviaux en famille et plein de trucs qui n'existent plus. Trop de buiseness tue le rêve. Comme je vous l'ai dit en réponse à votre première question mon intention est de revenir aux sources, de repartir à zéro, d'aller à contre-courant des tendances. Après tout c'est Noël je lève mon verre à tous les hommes de bonne volonté...  
 

 

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 00:07


Ce matin, pour vous, un cadeau de Noël vraiment exceptionnel, politiquement incorrect, sanitairement passible de la censure car ce célèbre sketche de Francis Blanche et de Pierre Dac : le Sar Rabin Dranath Duval où, dans sa version audio *, celle qui l'a popularisé - via la radio - auprès du grand public, les deux compères ayant un peu forcé sur le divin nectar avant leur spectacle sont gais, gentiment bourrés, joyeusement déjantés, ce qui donne à leur prestation une saveur inoubliable. Le lien ne semble pas fonctionner directement alors recopiez-le ou allez sur google à Francis Blanche et Pierre Dac vous trouverez la version audio qui vaut la peine d'être dégustée.  
pierredac.free.fr/sketch01.htm - 12k -


Allez, offrez-vous quelques minutes de bonne humeur chers lecteurs à la santé de tous les bonnets de nuit qui nous pourrissent la vie : cliquez sur le lien et votre journée sera ensoleillée par nos deux compères pompettes.
180px-Pierre-dac.gif
La version visuelle est plus soft, elle permet surtout d'apprécier le look de Pierre Dac
www.youtube.com/watch?v=B71_p-Lvn8s
- 12k

*
Ce sketch, devenu une anthologie de l'humour, a été créé par Pierre DAC et Francis BLANCHE en Janvier 1957, à l'occasion du 10ème anniversaire du music-hall "Les Trois Baudets". La version la plus fameuse sera enregistrée en 1960 à Lyon au cours de l'émission "Musicorama" de Europe N° 1. Juste avant de passer en scène, Pierre et Francis sortaient d'un gueuleton particulièrement "arrosé", d'où les fous rires et certains trous de mémoire devenus  célèbres.
 www.pierredac.free.fr/sketch01.htm

 

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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 00:07

 

Si aujourd’hui je me retrouvais dans ce piège à cons je le devais à un étrange enchaînement de petits dérapages que mon inertie n’avait pas cherché à contrôler. Depuis note arrivée à Paris j’habitais chez Sylvie, près du marché d’Aligre. Après ma réussite au concours d’Officier de Police adjoint, selon l’ordre de mes vœux que j’avais pu exprimer vu mon excellent classement, on m’avait affecté dans un commissariat pourri au Blanc-Mesnil. Afin de ne pas attirer l’attention sur mon passé de soixante-huitard j’avais bidouillé mon dossier de candidature en ne mentionnant que mes deux premières années de Fac de Droit et en datant l’interruption de mes études juste avant les évènements. Pour éviter un trou dans mon CV Jean m’avait bidouillé un certificat de travail qui me transformait en un paisible artisan. Du côté passé j’avais bien joué mais, en délaissant des affectations plus confortables dans de bons arrondissements de Paris, pour choisir ce qui se faisait de plus merdique dans la banlieue rouge, je venais de commettre mon premier faux-pas. Ma hiérarchie, loin de m’en faire la remarque, se contenta de le noter en marge de mon dossier. Dans la police, plus que dans toutes les autres administrations, on se méfiait des bons sujets qui sacrifient leur début de carrière pour se consacrer à des terres de mission. Leur attention était d’autant plus exacerbée que toute une fournée de têtes bien faites sortie dans la botte de l’ENA venait de renoncer à choisir les grands corps prestigieux pour se fondre dans le trou du cul anonyme des administrateurs civils. Le ver était dans le fruit au plus haut niveau de la fonction publique, l’entourage de Marcellin veillait au grain même pour un vermisseau de mon espèce.

Le plus drôle dans cette affaire, si je peux l’écrire ainsi, c’est qu’en choisissant Le Blanc Mesnil je souhaitais tout au contraire me fondre dans le gris de la banlieue et surtout me mettre à l’abri d’une trop grande proximité géographique avec le trottoir de Sylvie. En dépit de mes molles objections elle voulait à nouveau bosser, et bosser à l’ancienne, pour accumuler un petit pécule et me gâter. Betty sa copine, la grande bringue qui nous avait accueilli place Clichy et lui avait dégoté l’appartement de la rue d’Aligre, via son homme, l’aida à régler la question de son territoire de racolage, moyennant un forfait mensuel assez léger et surtout, profitant de ma faiblesse, la promesse de ma part de lui faire bénéficier, au cas où, de mes entrées dans la maison poulaga. Betty, mentant effrontément, m’avait présenté comme un jeune loup promis au plus bel avenir dans la hiérarchie poulaga. Le type, qui disait se prénommer Hortz - en référence à Hortz Bucholz, le James Dean allemand qui interprétait Chico le benjamin des 7 Mercenaires, « leur ressemblance est frappante, mais lui est plus viril… » m’avait minaudé la grande Betty – était une caricature de maquereau. Tiré à quatre épingles dans un costume noir à rayures tennis, chemise noire et cravate crème avec une épingle à tête de perle de culture plantée en son milieu, des mocassins croco gris souris, les ongles manucurés, les cheveux calamistrés, une chevalière jaune pétant au petit doigt de la main droite et surtout un air fat, renforcé par un regard fuyant, il goba avec un petit sourire entendu mon baratin d’ex-futur haut fonctionnaire reconverti en flic. Pour me montrer qu’il se portait à ma hauteur il me proposait un job plus à la hauteur du carénage de ma Sylvie.      

 

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 00:02

En ces jours de préparation des fêtes de fin d’année, je n’ai pu résister à vous servir ce méli mélo de lieux communs, j’adore ! C’est la quintessence du creux, un ensemble vide plein des petits riens de ceux qui se prennent pour l’élite. C’est sous la plume de Marie Varroud-Vial – une consœur de ce cher Gurvan Le Guellec déjà cité comme expert es-bobo – dans l’un de ces suppléments papier glacé, bourré jusqu’à la gueule de pub de luxe, dégoulinante de clinquant, de faux chic, pour moi le pic de l’indécence, que chaque magazine nous gratifie à la veille de Noël. Dans le cas présent c’est le Nouvel Ob’s et ça frise le foutage de gueule. A lire absolument, chers lecteurs, car ces petites bêtes décrites avec complaisance picolent !  
 
LA GAUCHE CAVIAR
 
Coincée entre Sarkozy et un PS à la dérive, la gauche caviar se retient très fort de ne pas caler ses pas dans les pas de Bernard Kouchner, un de ces anciens membres. D’ailleurs, depuis la mort de François Mitterrand, sous le règne duquel la gauche caviar a pris son envol, elle est quasiment une espèce en voie de disparition. Pas facile…Mais elle n’est pas du genre à se laisser gagner par le blues. Au pis, elle demandera l’asile politique au maire d’Ars-en-Ré. Et si, elle ne se marre plus forcément avec Guy Bedos, elle se bidonne désormais avec Gad Elmaleh. Après ça, il faut se pousser un peu pour crier au scandale contre les quotas, les tests ADN, l’immigration choisie. Heureusement qu’il y a les enfants, les bobos, pour rappeler que « quand même, ça craint… »
 
Ils aiment toujours : « les enfants du Paradis » de Marcel Carné. Ils écoutent Arthur H et Tom Waits. Ils s’habillent chez : depuis que Cécilia a capté le style Prada, ils ont découvert Marc Jacobs et Marni. Même si madame Prada, l’ex gauchiste fan d’architecture et d’art contemporain, reste leur héroïne. Ils lisent : l’intégrale de Patrick Modiano. Ils se détendent à la FIAC, car « ils ont débuté une collection ». Ils partent : faire du trekking en Mongolie. Ils y achètent du cachemire (brut, vrai, chic). Et sinon thalasso. Ils picolent : du champagne. Ils s’informent : avec « Télérama », surtout pour les pages ciné. Et le « Monde ». Et dans les dîners, ils adorent dire que « le Figaro n’est pas si mal. Surtout les pages étranger… ». Ils tapotent : sur un BlackBerry. Ils aiment : Bernard-Henry Lévy. Même si parfois ils le détestent. Comme dans toutes les histoires d’amour.
 
Les BOBOS
 
Le bobo, c’est l’ennemi public numéro un. Personne ne l’aime, tout le monde s’en moque. A commencer par Renaud, qui en a fait une chanson. Trentenaire branché et bien-pensant, il fait les élections (à Paris notamment, où les municipales se jouent avec sa carte d’électeur) et décide de l’air du temps. Il porte du coton bio issu du commerce équitable, mais s’approvisionne chez Monoprix (son commerce de proximité) en cachemire à moins de 100 euros. Il laisse ses enfants se rouler par terre en mettant en avant leur épanouissement et passe des heures à lui cuisiner des ratatouilles bio. Parce que bien manger aussi, c’est une éducation. Pénible et sympa, aussi prévisible que généreux, le bobo horripile souvent. Mais il inspire aussi beaucoup de tendresse. D’autant qu’il n’y a pas un bobo, mais des bobos. Des altermondialistes militants aux écolos pop en passant par les modeux du Marais et les branchés de l’Est parisien… Il y aurait même des bobos de droite.
 
Ils aiment toujours : « Virgin Suicides », de Sofia Coppola. Spleen adolescent + belles images = cocktail parfait. Ils écoutent : Devendra Banhart, le seul type androgyne, écolo et folk. Ils s’habillent chez APC, Miu Miu, Gap, American Apparel, Charles Anastase… Partout en fait. Ils adorent s’habiller. Ils lisent : « Cendrillon », d’ERIC Reinhardt ; Ils se détendent : en prenant des cours de cuisine thaïe le mardi soir. Ils partent : au Bhoutan, ils en rêvent… Sinon dans une île près de Stockholm. Pour réconcilier deux passions / Bergman et la marque de jeans suédoise Acne. L’acmé du denim. Ils picolent : de la manzana. Ils s’informent avec : « les Inrocks » et « Libération ». I>Télé et internet, France Inter et « on refait le monde » sur RTL, rue 89 et le site du « New York Time ». Ils s’informent. Ils tapotent : ils ne tapotent plus. Ils se servent du pouce pour envoyer des textos et changer les titres de leur iPod. Ils admirent : ils le disent à demi-mot mais ils a-dorent Bertrand Delanoë, le petit prince des Vélib.
 
Les INTELLOS
 
A priori, les intellos, les purs et durs, ne sont pas des gens dans l’air du temps. Quand ils lèvent le nez des livres de Peter Sloterdjik et qu’ils jettent un œil sur ce qui se passe alentours tout les atterre. Ils sont scandalisés par la médiatisation des déboires du couple Sarkozy. Ils ne comprennent pas non plus pourquoi leurs enfants, pourtant biberonnés à la culture, la vraie, restent scotchés devant « Nouvelle Star ». Julien Doré ? Ce n’est pas leur came. Ils ont passé leur année à hésiter entre le Modem et le PS, pour finalement suivre le PS, pour la beauté du geste. Vous avez dit ringards ? Pas vraiment. Car les intellos de la génération quinquas-velours-côtelé sont rejoint par Nicolas Demorand sur France Inter, et Ali Baddou, la superstar de France Culture. 100% philo, archinormaliens, ces deux-là et leurs copains réhabilitent les intellos. En leur donnant la touche d’impertinence, un je ne sais quoi d’air du temps qui leur manquait. Ce sont les trentenaires-velours-milleraies.
 
Ils aiment pour toujours : « La maman et la putain », de Jean Eustache. Ils écoutent : Jean-Louis Murat. Ils s’habillent chez : ça dépend des âges. Au-dessus de 50 ans, chez Arnys. Au-dessous de 40 ans, chez APC. Ils lisent : « Histoire de la laideur » d’Umberto Eco, et s’accordent un polar en vacances. Ils se détendent : en allant à des conférences. Ils partent : à Saint-Malo… et ils en profitent pour aller sur la tombe de Chateaubriand. Ils picolent : du Bergerac. Ils s’informent avec le « Monde ». Ils tapotent : sur la touche de la télécommande d’un magnétoscope… Oui avec des VHS. Même si Nicolas Demorand a sans doute un lecteur de DVD. Ils admirent : Pierre Bourdieu. Et des dizaines d’autres.
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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 00:08


Le froid, l'actualité, avoir un toit, se loger, plutôt que des mots, les miens, ceux d'un qui est au chaud, je vous propose cette belle gouache d'André Derain, à propos de St Martin et du partage de son manteau, accompagnée d'un texte où notre divin nectar est à l'honneur.
C'est tiré de la plaquette intitulée "Le Génie du Vin" éditée à la gloire des vins de France pour le cent cinquantenaire des Etablissements Nicolas (fondés en 1822) en septembre 1972. En ce temps-là on avait le sens du beau, hors toute visée mercantile immédiate.
En passant un coucou à mon Martin qui à, lui aussi, une grande épée en plastique et un cheval à bascule...undefinedundefined
Saint Martin a tiré l'épée,
non pour chasser le mendiant, mais pour partager son manteau.
Sans doute sort-il de l'auberge d'étape,
et nous sommes en Touraine, les beaux toits nous le disent.
La chaleur d'un peu de vin tourangeau dans les veines du Saint guerrier rend plus léger le sacrifice, et le coeur plus fraternel. 

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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 00:07


"Les collectionneurs qui collectionnent pour collectionner, ces maniaques, et il n'en manque pas, qui dépensent une fortune pour ranger sous vitrine aussi bien des boutons de culotte que des livres rares, peu importe." C'est de Blaise Cendrars. 

Lorsque sur LCI j'ai entendu un monsieur propre sur lui déclarer qu'il allait engloutir une petite fortune pour acquérir la bouteille de château d'Yquem - estimation 5000 euros - qu'il tenait dans sa main lors de sa visite des lots de grandes bouteilles mis aux enchères à l'hôtel Meurice dimanche dernier, pour compléter sa collection et, que bien sûr, il ne l'ouvrirait jamais, le même mépris que celui que je ressens lorsque je vois s'envoler les enchères pour des tableaux de Van Gogh qui finiront dans des coffres-forts nichés dans le secret de paradis fiscaux exotiques, m'a saisi. Pour moi, un tableau n'existe que pour être vu, que ce soit sur un mur privé ou un mur public, peu importe. Le boucler c'est le tuer. C'est insulter l'artiste. C'est indécent. Quand à nos chères bouteilles, aussi prestigieuses fussent-elles, qui ne sont pas des oeuvres d'art, elles n'existent que pour être bues, pour donner du plaisir, du bonheur, de la convivialité. Le plaisir solitaire, comme le note avec son humour grinçant Woody Allen, on peut se le procurer, à bon compte, avec son meilleur ami. Plus sérieusement lorsqu'on privilégie l'accessoire par rapport à l'essentiel le dérisoire devient la valeur refuge. Je suggère donc aux GCC de créer  des placebos en tirages limités, numérotés, pour les gogos pour éviter de "donner" de la confiture à des cochons... 

Vins aux enchères : des lots prestigieux

10.000 bouteilles estimées à 2 millions d'euros seront vendues ce week-end.

Après avoir orchestré la vente des vins de la Mairie de Paris, l'expert Claude Maratier organise une vente exceptionnelle aujourd'hui et demain à l'hôtel Meurice.
Sous son marteau, 1.500 lots, soit quelque 10.000 bouteilles provenant des châteaux et propriétés les plus prestigieux. Le montant des ventes pourraient dépasser deux millions d'euros.
Château Petrus 1982, Château Yquem 1967, et autre Romanée Conti 1995 côtoieront Mouton Rothschild, Margaux et Cheval Blanc des plus grandes années avec des estimations pour certaines bouteilles atteignant 5.000€.
La palette des vins provenant des plus belles caves de particuliers français, fait rêver.Des exemples?
Romanée Conti:
7.000€ la bouteille
Quelque 300 bouteilles de Petrus dont le très rare 1945. Le prix? Faramineux.Juste à titre d'indication le Petrus 1982 en caisse bois (par 12) est mis à prix 36.000€.
Pêle-mêle, on soulignera dans le catalogue des bordeaux un Cheval Blanc 1982 (9.600€ la caisse bois); 350 bouteilles de Mouton Rothschild (sur 30 millésimes); Haut Brion 1921 et 1989 (inoubliable); La Mission Haut Brion 1961 en magnums (estimé à 3.000 €).
En bourgogne, la mythique Romanée Conti (sur quelques millésimes d'anthologie) devrait se vendre entre 5.000 et 7.000€ la bouteille.
Le clou pourrait être un Richebourg H. Jayer 1978 estimé à 10.000€ le flacon.
Au rayon des champagnes, on trouvera du Dom Pérignon 1949 ou du Cristal Roederer 1983.
Quant aux spiritueux, une fine champagne de 1811 pourrait constituer un joli cadeau sous le sapin d'un collectionneur.A condition qu'il soit (très, très) fortuné, évidemment.
Aujourd'hui et demain de 14h30 à 18h30 dans les salons de l'hôtel Meurice, à Paris.
Pascal BAUDOIN
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