Un article d'Albéric CAHUET sur l'Affaire de Bombon, paru le 16 janvier 1926
Vin & Cie, en bonne compagnie et en toute liberté ...

Extension du domaine du vin ...
Chaque jour, avec votre petit déjeuner, sur cet espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que c'est autour de la Table où l'on partage le pain, le vin et le reste pour " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes ... "
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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.
L'ambition du Refugee food festival est de faire évoluer le regard sur les réfugiés, mais également de « leur permettre de s'insérer dans la société grâce à l'insertion professionnelle », explique la co-fondatrice du festival, Marine Mandrila.
« La cuisine peut être un facteur d'intégration. C'est en tout cas le constat du «Refugee Food festival» qui a débuté sa troisième édition ce dimanche et se clôturera le 21 juin. À l'occasion de la journée mondiale des Réfugiés ce mercredi, l'évènement met à l'honneur les talents culinaires et la gastronomie de pays d'où viennent les réfugiés. Ainsi, les fourneaux de restaurants basés dans 14 villes de 8 pays différents sont confiés à des chefs syriens, géorgiens, tchadiens, tchétchènes, mauritaniens ou encore ukrainiens. Ainsi, à Paris, San Francisco, New York, Madrid, Bologne, Athènes ou encore Cape Town, des clients pourront découvrir des cuisines venues d'ailleurs ou des co-créations avec les chefs des restaurants hôtes, en partenariat avec le HCR, Agence des Nations Unies pour les réfugiés, co-organisateur du festival. »
Comment est né le projet Refugee Food Festival ?
Après deux tours du monde à rencontrer des gens autour de la cuisine, à partager nos cultures, on est rentré en France et on a trouvé que les messages dans les médias autour des exilés étaient très misérabilistes, anxiogènes. Alors que ce sont des gens comme nous. On voulait créer un point de contact entre les Parisiens et les réfugiés à travers la cuisine. L'idée, c'était de valoriser leurs talents. On a créé Refugee Food Festival en 2016. 11 restos parisiens ont prêté leurs cuisines à des chefs exilés le temps du festival. Ça a été un immense succès. Derrière, des chefs ont eu des opportunités d'embauche, ils ont pu proposer des services de traiteur par exemple. Ensuite, on a voulu l'étendre à plusieurs villes et on a créé une sorte de méthodologie pour leur permettre d'organiser l'évènement. 13 villes européennes ont rejoint le mouvement. Le HCR (Agence des Nations Unies pour les réfugiés), notamment en la personne de Céline Schmitt la porte-parole France, nous a beaucoup soutenu depuis les débuts de l'aventure, en apportant son expertise. Pour le prochain Refugee Food Festival en juin, qui se tiendra bien sûr à Paris, le berceau du projet, certaines villes des Etats-Unis ainsi que du Canada participeront à l'opération. On voulait vraiment changer le regard sur les réfugiés mais aussi les accompagner sur le long terme ; c'est comme ça qu'est née La Résidence. »
« Magda Gegenava, ancienne directrice d'une clinique dentaire à Tbilissi, affirme avoir fui son pays pour des raisons politiques pour s'installer d'abord en Ukraine, où elle avait ouvert une petite épicerie. Elle explique s'être ensuite installée en France avec sa famille en 2014.
Aujourd'hui, elle ambitionne d'ouvrir son propre restaurant à Paris où cuisine de l'est et hexagonale se rencontreraient.
« En Géorgie, ma mère tenait un restaurant, j'ai toujours cuisiné pour mes quatre enfants. Je n'étais pas chef mais j'ai toujours adoré ça », raconte à l'AFP la trentenaire aux cheveux blonds relevés pour cuisiner. Cette dentiste de formation a décidé de se reconvertir après sa rencontre avec Food Sweet Food, l'association à l'origine de ce festival.
L’article ICI
D’un si bel article sur un milliardaire face à l’art contemporain, dont le miracle donne un sens à une vie accomplie, le bruit et la rumeur ne retiennent qu’une phrase sur Emmanuel Macron... Nous mourrons d’anecdotes et de fausse politique.
C’est signé Claude Askolovitch sur Twitter @askolovitchC, dans sa revue de presse de France Inter
Dans un long portrait troussé par Raphaëlle Bacqué paru dans le Monde de vendredi, consacré à ses activités de collectionneur d'art contemporain, François Pinault se montre inquiet de la politique menée par le président de la République.
« On en est au café quand François Pinault aborde un terrain qu’il n’a jamais tout à fait délaissé : la politique. « Macron ne comprend pas les petites gens, glisse-t-il. J’ai peur qu’il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes… » En 2012, Pinault avait confié voter François Hollande contre Nicolas Sarkozy, dont il n’apprécie ni les manières, ni la proximité avec son rival Bernard Arnault, ni les trahisons passées contre son ami Chirac. Manifestement, il fréquente moins les Macron. Toujours, il a usé de ses réseaux politiques pour ses affaires. Se peut-il qu’il ait pris ses distances ?
Magie des géographies du pouvoir, François Pinault croise justement sur le trottoir François Henrot, le numéro deux de la banque Rothschild et père de l’artiste Camille Henrot dont Pinault possède plusieurs œuvres. Le bras droit de David de Rothschild est celui qui, en 2008, repéra le jeune Macron et, bluffé par son brio, en fit un associé de la banque. Salutations chaleureuses dans la lumière du printemps new-yorkais. Éloge du nouveau président de la République par Henrot. François Pinault se contente de sourire aimablement. »
L’année dernière, c’est pourtant Henrot qui a appelé pour lui l’Élysée et Bercy. Pinault avait appris que le Clos de Tart, grand cru fameux de Bourgogne, était à vendre. Bien placé au rang des acheteurs, Jack Ma. Le médiatique propriétaire d’Alibaba, l’Amazon chinois, pèse sept milliards de plus que François Pinault. « Mais on ne pouvait pas laisser un Chinois rafler un fleuron de la Bourgogne », souligne le Français. À sa demande, Henrot a fait valoir l’argument auprès du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, et du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui ont eux-mêmes pesé sur la famille Mommessin, propriétaire du Clos de Tart… Pinault l’a emporté. »
Étonnant !
Si Français… Pinault se posant en défenseur des petites gens… Pinault qui a bâti son empire, tout comme Arnault, grâce à une forme de concubinage avec la puissance publique quelle que soit la couleur politique de celui-ci.
« L’homme connaît pourtant la valeur des amitiés désintéressées. Juste avant de partir à New York, il est passé voir Jacques Chirac rue de Tournon, dans l’ancien hôtel particulier qu’il a mis à disposition de l’ancien président et de son épouse. C’est là qu’en 1995 la CX de Chirac, suivie par une armada de photographes, avait déposé Bernadette, pour fêter sa victoire.
Des années durant, Chirac et Pinault furent amis, passant des soirées à Saint-Tropez à siroter des bières pendant que Maryvonne et Bernadette sortaient dîner chez des amis. «Ils étaient faits pour s’entendre, ce sont deux grands Français enracinés dans leur terre et totalement ouverts sur le monde», souligne Claude Chirac.
Quelle est belle la légende d’un Chirac proche des gens de la terre parce qu’il savait tâter le cul des vaches tout en brossant dans le sens du poil les seigneurs céréaliers du Bassin Parisien.
Quant à François Pinault, le collectionneur je sors mon joker…

Lire Grands et petits secrets du monde de l'art, de Danièle Granet et Catherine Lamour : dans les coulisses de l'art business.
Comment se fabrique un artiste tendance ? Par quels mécanismes peut-on maintenir sa cote ? Qui sont les maîtres de ce jeu planétaire, dont le chiffre d'affaires vient juste après les stupéfiants et les armes ?
Le lecteur découvre pas à pas les rouages d'une étrange machine : ports francs où sont stockées les œuvres (Genève ou Zurich), spéculations et reventes qui font les profits, jeu des enchères, rôle des chasseurs, fonctions des critiques, délits d'initiés systématiques et encouragés. Encore quelques chapitres et l'on a presque l'impression d'avoir vraiment rencontré les Lorenzo Rudolf, Larry Gagosian, Charles Saatchi - ces grands manitous dont les deux journalistes brossent le portrait, à côté de ceux de François Pinault ou de Yona Friedman, deux figures emblématiques et dissemblables.
Le portrait de madame Bacqué est plaisant mais se garde bien d’aborder les questions qui fâchent, il reste prudemment à la surface médiatique des choses, faut jamais fâcher les puissants…
« À sa demande, Pinault a acheté une concession, dans le ravissant cimetière de Grosrouvre, à deux pas de son château de la Mormaire. Là où sont enterrés l’acteur Jean Rochefort et Lucien Herr, le légendaire bibliothécaire de Normale-Sup. La famille Pinault a détesté le projet imaginé par l’Italien. Le collectionneur, lui, en a souri. Sur la pierre funéraire dessinée par Cattelan, on lit seulement deux mots : « Why me ? »
Le portrait ICI
"De la part de quelqu'un qui, pendant longtemps, n'a pas payé d'impôts...", a répondu Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. "Je ne suis pas certain qu'il comprenne lui-même les petites gens."
« Le nouveau Lutétia prend du retard. La réouverture, annoncée pour le 15 mai 2018, est reportée au 13 juillet 2018 ! En quatre ans de travaux, aucune image ni maquette n'a fuité, mais Jean-Michel Wilmotte explique le projet. « Nous avons recherché toutes les traces du Lutétia d’origine : celles de 1910. Nous avons notamment découvert des fresques incroyables. Et nous nous inspirons de ce passé pour tout refaire », regrettant « de multiples interventions sur le bâtiment, sans souci d’articulation avec le projet original » en un siècle. »
Pourquoi, en ce dimanche matin, évoquer Le Lutetia, un grand hôtel ressuscité ?
Pour deux raisons :
« Le 12 mai 1945, j’ai décidé que je ferais de la politique. À l’époque, je n’avais pas 15 ans et la Seconde Guerre mondiale venait juste de se terminer. »
Michel Rocard est « éclaireur unioniste », scout protestant, et chaque dimanche en compagnie d’une vingtaine de ses camarades il se rendait « dans les splendides forêts proches de Paris pour apprendre à connaître la nature et pratiquer divers jeux collectifs. » Mais « Un jour, au cours du printemps 1945, notre chef de troupe nous apprit que la prochaine activité ne serait pas une balade en forêt, mais l’accueil de « déportés », des hommes et des femmes revenus de l’horreur. La guerre finissant, on commençait, en effet, à mesurer la nature et l’ampleur des abominations commises. »
« Plusieurs matins de suite devant quelques grands immeubles parisiens (moi, c’était l’hôtel Lutétia), on devait d’abord attendre le retour des déportés affaiblis, presque incapables de marcher ; puis, il fallait les emmener à l’enregistrement, à la douche, au rasage des barbes ; enfin, nous étions chargés de les accompagner jusqu’aux lieux de leur logements provisoires.
Une fois les cars arrivés, nous les jeunes avons découvert avec effarement des hommes été des femmes hagards portant encore des tenues à rayures, l’uniforme des camps. Ils donnaient une impression de totale désolation. Chez certains, dont les yeux vitreux se perdaient nulle part, on ne percevait plus de regard. Beaucoup éprouvait beaucoup de difficultés à parler, à se faire comprendre. Je me souviens qu’il fallait les aider en les tenants par le bras d’un appui très ferme, et jamais je n’ai oublié ces terribles images. »

« Pourquoi le Lutetia est-il si important dans notre vécu ? C’est que, en vérité, notre deuxième vie a commencé là, dans ce lieu. Quand nous y sommes rentrés, nous n’étions que des matricules ; nous en sortions redevenus des citoyens. » Gisèle Guillemot, 2005.

C’est donc dans l’improvisation la plus grande que le 19 avril 1945 André Weil, Maxime Bloch-Mascart et Marie-Hélène Lefaucheux, anciens résistants membres du COSOR (Comité des œuvres sociales des organisations de la Résistance), sont reçus par le général de Gaulle qui décide de réquisitionner le somptueux hôtel Lutetia dont les 7 étages et les 350 chambres peuvent accueillir, dès le 26 avril, des arrivées de déportés qui surviennent à toute heure du jour et de la nuit.
Au début, des notes de services de la Sous-direction des Affaires sociales prévoient de réserver « l’hébergement à Lutetia aux déportés politiques de marque (chefs de résistance) et autres déportés politiques trop faibles. Les autres déportés politiques seront dirigés sur les autres hôtels dont dispose le Centre de Transit de Paris ».
L’arrivée des premiers déportés modifie complètement les plans.
On fait appel aux volontaires tandis que des équipes de médecins, assistantes sociales, cuisinières, scouts et militaires sont mobilisée en permanence 24h/24 et cela, pendant cinq mois.
« Parfois, il arrivait au Lutetia trois ou quatre autobus en même temps. Il fallait faire le maximum pour éviter l’attente, raconte André Weil. Je rentrais chez moi à 4 heures du matin et, avec une brosse, je faisais tomber les poux dans ma salle de bain. Les premiers déportés rentrés au début étaient très contagieux et au début, nous avons eu deux morts parmi le personnel, une femme de chambre et un scout qui tenait le vestiaire. Nous n’étions pas vaccinés. Personne ne nous avait prévenus. »

Photo prise en mai 1945 à l'hôtel Lutetia de prisonniers libérés consultant la liste des personnes déportées recherchées après la libération des camps. AFP
AU LUTETIA, LE SILENCE DES SURVIVANTS
Par Marc Semo
— 24 janvier 2005
« Les marronniers sont en fleurs sur le boulevard Raspail et une douceur printanière baigne la capitale française, qui profite de ses premiers mois de liberté. Mais devant l'hôtel Lutetia, une petite foule reste là jour et nuit, bloquée derrière des barrières, visages tendus, photos brandies à bout de bras, écriteaux portant les noms des leurs. Ils attendent le retour des déportés. Même si la spécificité de l'extermination de cinq millions à six millions de juifs n'apparaît pas encore dans toute son évidence, l'horreur des camps commence à émerger avec les premiers témoignages et les images de corps squelettiques. Ils viennent le matin avant le travail et reviennent le soir. Quand un convoi de bus arrive, déchargeant sa cargaison fantomatique, les conversations s'arrêtent net. Les revenants passent entre cette haie de douleurs muettes. «On lisait cette lueur d'espoir au fond de leurs yeux, on entendait des noms, des questions, mais les photos exhibées étaient celles d'être normaux aux visages joufflus, avec des cheveux, et nous n'avions en mémoire que des faces vides et des têtes rasées», se souvient Joseph Bialot, juif polonais de Belleville, déporté à 18 ans à Auschwitz. Dans leur fuite, les Allemands l'ont laissé dans le camp avec quelques milliers de détenus moribonds. L'armée Rouge l'a libéré le 27 janvier 1945. Ce n'est qu'en mai qu'il est rapatrié sur le Lutetia après un long périple via Odessa et Marseille.
«Quand on ne savait quoi répondre, ils nous regardaient comme des coupables», raconte Charles Palant, 38 kg pour 1,71 m au moment du retour, juif lui aussi et ancien «pyjama» d'Auschwitz. Il est rescapé de la «marche de la mort», quand, en janvier, devant l'avance soviétique, les SS ont évacué de force des dizaines de milliers de déportés pour rejoindre l'Ouest et notamment le camp de concentration de Buchenwald. Leur train, l'un des premiers convois de rapatriés, est arrivé à l'aube du 29 avril, gare de l'Est. Une fanfare jouait la Marseillaise et un piquet militaire rendait les honneurs. On les avait fait se mettre en rang sur le quai : devant, les déportés avec leurs uniformes rayés, suivis par les prisonniers de guerre et, en dernier, les travailleurs du STO.
«Un chiffon en usufruit»
Cette foule du Lutetia, ils ne l'ont jamais oubliée. «Ces mains qui nous agrippaient par la manche pour essayer de savoir et ces espoirs que l'on n'osait pas fracasser car nous avions commencé à comprendre l'ampleur de l'extermination des juifs», témoigne Léopold Rabinovitch, ancien du réseau lyonnais Carmagnole et des FTP-MOI l'organisation communiste combattante des immigrés , juif mais déporté comme résistant après la révolte armée de la prison d'Eysse, près de Villeneuve-sur-Lot, en mai 1944.
Gaulliste et pilier du journal clandestin Résistance, André Lafargue, déporté politique dans les camps de Mathausen puis d'Ebensee, est arrivé en pleine nuit au Lutetia, où des gens attendaient encore: «J'étais bouleversé de ne pouvoir rien leur dire car j'arrivais d'Ebensee, un petit camp du Tyrol qui fut l'un des derniers libérés.» Lui et dix-neuf compagnons de déportation malades avaient voyagé en queue de train dans un wagon de marchandises. Affaiblis, ils avaient mis plus d'une heure pour réussir à ouvrir la porte. Et découvrir que la gare était déjà éteinte. Finalement, une infirmière de garde avait réussi à leur trouver un bus.
Des centres d'accueil avaient été mis sur pied à la gare d'Orsay ou à la caserne de Reuilly, au cinéma Rex ou à la piscine Molitor, mais l'hôtel Lutetia, QG allemand pendant l'Occupation puis réquisitionné de nouveau à la Libération, était le plus important, notamment pour les déportés, les «politiques» et les «raciaux». Les premiers, emprisonnés pour action de résistance ou comme otages, furent en France quelque 65 000 : 40 000 d'entre eux sont revenus. Les seconds, déportés du seul fait d'être nés juifs, furent près de 76 000 : à peine 2 300 survécurent aux camps d'extermination. Mais dans ces mois qui suivirent la Libération, on se refusait, y compris dans les associations juives, à faire une différence. Les uns et les autres arrivaient tout aussi maigres avec en main un paquet dans lequel ils avaient mis des bouts de sucre, un coupon de tissu, un gobelet, un morceau de couverture... «Dans les camps, on ne pouvait rien avoir à soi, alors nous nous rattrapions en récupérant des trucs de toute sorte que nous arrivions à peine à porter tant nous étions faibles», raconte Charles Palant. «Un chiffon en usufruit qu'enfin nul ne pouvait nous contester», ironise Joseph Bialot.
«C'était une grande pagaille»
Ils pénètrent sous les dorures du grand hall de l'hôtel, puis direction la désinfection. Ensuite commencent les formalités d'enregistrement qui leur donneront des papiers provisoires après interrogatoire. «C'était une grande pagaille. On voyait de vrais déportés dénonçant du doigt des faux déportés qui s'étaient infiltrés dans leurs rangs afin de se refaire une virginité», a raconté au Magazine littéraire Bertrand Poirot-Delpech, alors lycéen de philo à Louis-le-Grand et boy-scout qui, comme tant d'autres dont Michel Rocard, se porta volontaire pour aider les rescapés. Les interrogatoires de la police militaire sont méticuleux. «Un pyjama rayé, c'était facile à trouver. On craignait l'infiltration d'ex-collabos ou même de SS dans cette masse de rapatriés sans papiers, raconte André Lafargue, rapidement identifié grâce à son réseau de résistance. Ebensee était un petit camp que personne ne connaissait, mais j'étais heureusement passé par Buchenwald et Mathausen. J'ai décrit l'entrée, les camarades avec qui j'étais.» Pour les juifs, surtout les étrangers livrés à la machine de mort par la police de Vichy, le moment est plus dur. «C'était des questions de flic, et on se méfiait», reconnaît Charles Palant. Chaque histoire est une tragédie. Chaque survie un hasard ou un miracle. Chaque libération une épopée différente.
La suite ICI
Histoire du Lutétia.
« Le Lutétia fut imaginé par Aristide et Marguerite Boucicaut, les créateurs du Bon Marché, "afin que ses importants clients de province fussent logés dans un établissement tout proche et correspondant à leur train de vie, quand ils venaient faire leurs courses à Paris". Malheureusement décédés avant son ouverture, le Lutétia a pourtant vu le jour grâce à l'architecte Louis-Hippolyte Boileau qui avait réalisé Le Bon Marché.
Dans un bâtiment de sept étages, 231 chambres vont alors combler les clients du Bon Marché, mais aussi les artistes et les intellectuels des années 20 et 30. Emile Zola, Ernest Hemingway, Samuel Beckett, André Malraux et Saint-Exupéry vont s'inspirer des murs pour leurs œuvres, tellement que certains clients artistes vont pouvoir décorer une suite, comme Arman et David Lynch... »
Le Lutétia était un peu fatigué
Le groupe israélien Alrov (propriétaire depuis août 2010, rachat au groupe Taittinger) a accepté 3 ans de travaux, coordonnés par Wilmotte et Associés.
L’atelier de Ricou a restauré la délicieuse fresque du bar Joséphine, peinte par Adrien Karbowsky, entre pastorale et bacchanale. Le salon Saint-Germain, illuminé par les merveilleuses couleurs d’une verrière signée du génial Fabrice Hyber, sera à la fois un restaurant et le cœur battant de cette grande maison. Enfin, les 184 chambres, dont 47 suites.
Côté architecture. Jean-Michel Wilmotte a déjà annoncé que le salon sombre deviendra un jardin intérieur, tandis que les sous-sols accueilleront un spa et une piscine de 17 mètres de long. L'idée est de redonner aux salons leurs lettres de noblesse et d'amener les clients de l'hôtel et des restaurants vers hall de l’hôtel, coeur fonctionnel de l’établissement.
Côté restauration. Le Lutétia a recruté le grand chef Gérald Passedat, à la tête d'un 3 étoiles à Marseille, pour repenser la carte de la Brasserie du Lutétia, une carte épurée, dans un restaurant entièrement repensé. En effet, la Brasserie retrouvera sa forme originelle de 1910 sur 2 étages et une terrasse et accueillera jusqu’à 180 personnes.
Un bar de jazz spectaculaire, conçu par Jean-Michel Wilmotte, proposera des touches futuristes et traditionnelles, mais aussi un bar à cigares des plus exclusifs dans une atmosphère de club privé qui ouvrira sur une cour privée !
Source : ICI
Le meilleur restaurant du monde est (encore) italien ! titrait Challenges
Et le meilleur restaurant du monde est... l'Osteria Francescana du chef Massimo Bottura.
Meilleur
« Qui possède le maximum de qualités requises pour répondre à certains critères d'appréciation; qui ne peut être surpassé en son genre. »
« Le meilleur d’entre nous » comme disait Chirac à propos de Juppé.
Ça s’applique parfaitement au 50 Best qui est décerné depuis 2002 par un jury de 1.040 « experts indépendants » (chefs, journalistes spécialisés, propriétaires de restaurants...), répartis en 26 régions, chacun devant sélectionner (et classer) 10 établissements (dont au moins quatre se situent à l'extérieur de leurs propres frontières), tous testés durant les derniers 18 mois. Le tout sous l'égide du magazine "Restaurant", du groupe de presse britannique William Reed.
Pour ne rien vous cacher, comme le Grand Jacques, « cela m’en touche une sans faire bouger l’autre »
Je trouve ça bête, sans intérêt, le genre médaille en chocolat décernée par l’entre soi, le triomphe des fabricants d’image, les experts avec tout ce qu’il faut de conflits d’intérêts, le nouveau monde où l’on ne sait plus qui est qui : un vaste bordel sans nom.
Attention, je n’écris pas que le lauréat et ses suivants ne font pas bon, qu’ils ne sont pas dans le haut du panier mondial, mon propos est basique : à quoi ça sert ?
À faire le buzz !
Un dépêche AFP reprise à l’envie par tous les grands médias écrits et audiovisuels.
C’est le cas mais, rassurez-vous, ça ne durera même pas le temps que durent les roses.
Autre objection, épiderme franchouillard : je me fiche comme de ma première chemise qu’aucun restaurant français ne s'est vu décerner le titre de meilleur restaurant du monde depuis sa création, là n’est pas la question.
Mais pour autant il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages : le 50 best est sponsorisé, entre autre, par San Pellegrino propriété de la petite maison suisse Nestlé. Ces gens-là ne sont pas de généreux mécènes, le retour sur investissement est la règle.
« Il faut certes se garder de juger stupide ce qu’on désapprouve. Mais aussi de prétendre que toutes les opinions se valent. Stigmatiser la bêtise, généralement celle des autres, revient à se décerner un brevet d’intelligence, de bel esprit, d’arbitre du bon sens, s’autoriser à l’arrogance ou au mépris, quoiqu’on soit toujours, chacun le sait, l’imbécile d’un autre. Mais les insuffisances de l’accusateur n’excusent pas celles de l’accusé. D’ailleurs quel sot manque l’occasion de dénoncer la bêtise du voisin, et, de plus en plus souvent, celle d’une époque ou d’une société ? Ce n’est pas une preuve, non, c’est un signe. Et puis, l’avantage de la bêtise, c’est que plus on est bête moins on le sait. Chacun peut donc parler sans gêne, moi autant qu’un autre. »
Armand Farrachi Le triomphe de la bêtise.
J’ai vu les photos de la remise des trophées ça avait la gueule des Oscars avec un côté surjoué très agaçant. Bottura en costume de pingouin sur tennis de jeune c’est à chier et sa déclaration « C'est incroyable, c'est quelque chose que nous avons construit tous ensemble (...) Je vais profiter d'être sous les feux de la rampe pour montrer qu'en 2018, les chefs sont beaucoup plus que la somme de leurs recettes » me laisse perplexe quant à la capacité de ces chefs à défendre une autre agriculture de petits producteurs alors qu’ils sont les rets de l’argent de l’agro-alimentaire

« D’autres déconstruisent. En suivant vaguement les principes de Jacques Derrida, le chef italien Massimo Bottura de l’Osteria Francescana de Modène exploite le hasard. Son plat de référence est une tarte au citron d »composée, une assiette qui vit le jour après qu’une tarte au citron tomba littéralement par terre – et fut ensuite recomposée de façon à représenter un plat ; donc recomposée en étant en effet à chaque nouvelle prise décomposée comme si elle l’avait été involontairement. La composition est donc composée de décomposition. Il y a là un simulacre et un artificiel dignes d’un Esseintes et d’un Durtal réunis. »
« Les déchets font la une des journaux. La masse de nourriture jetée par la production colossale de l’industrie agro-alimentaire devient insupportable, au mépris de toute éthique(…) Plusieurs prophètes de cette vague se trompent de public. Au lieu de viser les foyers et les familles, qui en effet, feraient bien de ne pas jeter ce qui traîne dans leurs frigos, ainsi que la grande distribution qui pourrait donner ses produits périmés aux sociétés de charité ou les vendre à bon marché par l’intermédiaire d’applications en ligne, les promoteurs visent la restauration. Le chef multi-étoilé modénais Massimo Bottura, nommé meilleur chef du monde, plusieurs années de suite, réalise ainsi une tournée pour vanter les mérites d’une cuisine « de poubelle » en en réutilisant les déchets. »
Chef engagé, Bottura a ouvert en mars son restaurant solidaire "Refettorio" à Paris, dans la crypte de l'église de la Madeleine, après Milan, Rio et Londres.
A Paris, le Refettorio, restaurant fin pour migrants, n’affiche pas complet
Près de deux mois après son ouverture à la Madeleine, le restaurant pensé par le chef italien Massimo Bottura pour les personnes démunies ne tourne pas à plein régime.
LE MONDE | 09.05.2018 par Elvire von Bardeleben
Un restaurant qui réconcilie les chefs ennemis de la gastronomie française, où Marion Cotillard assure le service, où la cuisine voit défiler les trois étoiles, où l’on dîne dans un décor raffiné pensé par l’artiste JR… vous pensez que ça n’existe pas ? Et si, et en plus, c’est gratuit ! Il s’agit du Refettorio, ovni de la cuisine solidaire apparu à la mi-mars dans le foyer de l’église de la Madeleine, à Paris.
Bien sûr, Marion Cotillard n’est pas là tous les soirs, pas plus qu’Alain Ducasse ou Yannick Alléno qui ont épluché des oignons lors de la conférence de presse. Mais ces célébrités ont assuré un écho retentissant au projet. Tous les journaux ont parlé de ces « chefs étoilés [qui] cuisinent pour les sans-abri et les migrants ». Cette surmédiatisation et la dimension luxueuse interrogent. Car s’il est évidemment très louable d’offrir un cadre agréable à des personnes dans le besoin, la Madeleine, dans le très chic 8e arrondissement de la capitale, est-elle le lieu le plus adapté ?
Pour ceux qui n’auraient pas suivi : à l’initiative de ce projet, il y a Massimo Bottura. Chef italien dont on parle partout et tout le temps, pour sa table l’Osteria Francescana, à Modène, trois étoiles au Michelin et désignée à plusieurs reprises « meilleur restaurant du monde » par le classement des « Fifty Best ». Massimo Bottura a fait l’objet d’un documentaire sur Netflix, a sorti plusieurs livres chez Phaidon, dont le dernier, Le pain est d’or (424 pages, 39,95 euros), parle de gaspillage alimentaire.
Ce problème est au cœur de ses « refettorio », ses restaurants où l’on ne cuisine qu’à partir de surplus de nourriture. Massimo Bottura a ouvert le premier à Milan à l’occasion de l’Exposition universelle en 2015, puis a décliné le concept à Rio, Londres, Modène, Bologne et, enfin, à Paris. Dans la capitale française, le chef italien est associé à Jean-François Rial (fondateur de l’agence Voyageurs du monde) et l’artiste JR. Tous les soirs, du lundi au vendredi, des repas gratuits sont servis à des personnes démunies.
Le projet parisien est financé par des partenaires privés, dont Carrefour, qui fournit aussi les invendus de nourriture. La marque de design Flos a pourvu les lampes, Bernardaud a offert de la vaisselle, notamment les assiettes conçues par JR qui coûtent près de 100 euros pièce… « Avec la beauté, on va reconstruire la dignité de ceux qui viennent manger ici », promettait Massimo Bottura lors de l’inauguration. « Je ne dirais pas que c’est luxueux, mais qualitatif », nuance Jean-François Rial.
Riz cantonais et ragoût de légumes
Le problème de ce projet fort estimable, c’est qu’il ne semble pas vraiment tourner à plein régime. Les migrants ne se déplacent pas jusqu’au quartier de la Madeleine, loin des camps du Nord-Est parisien. Pour eux, les obstacles sont nombreux. Ceux qui n’ont pas de papiers n’ont pas envie de s’exposer à des contrôles de police.
« Quitter sa tente, c’est risquer de se la faire voler, ou de se faire prendre son emplacement », explique Letizia Calcamo, fondatrice de l’association Va faire cuire un œuf, qui vient en aide aux migrants. « Et tous ceux qui ont une place dans un hôtel doivent souvent pointer à 18 h 30 pour conserver leur place. » C’est justement l’heure à laquelle commence le service du Refettorio, qui ferme à 20 h 30.
Jusqu’à présent, le Refettorio rassemble surtout quelques dizaines de sans-abri qui reviennent régulièrement. Le mercredi soir de mai où l’on a assisté au service, la plupart d’entre eux étaient connus des bénévoles. Certains sont ravis, d’autres bougons ou hésitants, craignant de ne pas avoir de place parce qu’ils n’ont pas la carte du Refettorio (délivrée gratuitement), plusieurs signalent le bonheur que leur procure ce repas chaud, entrée-plat-dessert, servi comme au restaurant par des bénévoles enjoués.
La cuisine est assurée par le chef résident Maxime Bonnabry-Duval, régulièrement épaulé par un chef invité (et souvent réputé : César et Michel Troisgros, Jean Imbert, Olivier Roellinger…). Une dame se plaint du service, pas assez rapide (« mais pourquoi vous n’apportez pas un charriot pour distribuer les plats ? »), un autre du menu (« Y a pas couscous plutôt ? »). Non, le chef est chinois ce soir-là, et c’est végétarien : poireaux aux petits oignons et chapelure de pain, riz cantonais et ragoût de légumes, pomme au four à la crème.
Les convives sont un peu moins d’une soixantaine, alors que la capacité du lieu est de 120 personnes (voire 170 s’ils ouvrent une autre salle disponible). Face aux critiques, Jean-François Rial assure ne pas faire de différence entre les SDF et les réfugiés et accueillir toute personne dans le besoin.
Il dit aussi que ce démarrage modeste est voulu, qu’il faut le temps de se chauffer : « On fonctionne avec un volume de nourriture aléatoire, un nombre de bénévoles et de couverts aléatoires, il ne faut pas aller trop vite au début. Dans deux ou trois mois, on sera à 120 tous les soirs. » Il compte notamment sur les associations pour lui envoyer plus de monde.
« Faire de belles choses »
Mais la magnificence du projet, sa tête d’affiche bling-bling et sa notoriété a aussi engendré de l’agacement du côté des associations déjà en place. Va faire cuire un œuf, Ernest, Le Recho… parmi les initiatives personnelles qui ont fleuri ces derniers temps, aucune n’a fait autant parlé d’elle que le Refettorio.
Certaines, qui peinent à réunir les moyens humains et financiers nécessaires pour servir les repas aux migrants, n’ont guère envie de prêter main-forte au Refettorio. Elles le voient comme une entreprise de novices jouissant d’une énorme communication alors qu’ils ne connaissent rien au terrain. La soixantaine de repas que le Refettorio sert chaque soir leur semble dérisoire comparé aux distributions de sandwichs par centaines que les associations effectuent sur le terrain, dans les camps.
Du côté des chefs, d’autres actions plus discrètes se sont mises en place. Bertrand Grébaut du restaurant Septime à Paris organise, par exemple, avec sept autres restaurateurs de son quartier des distributions hebdomadaires de repas pour des réfugiés au parc de Belleville. « Tous les chefs de ma génération qui travaillent avec éthique font quelque chose », assure le cuisinier de 37 ans. « Etre un cuisinier durable en 2018, c’est aussi mettre son temps au service des autres », estime-t-il.
« Je comprends l’initiative du Refettorio, affirme Letizia Calcamo. De notre côté aussi, on a envie de faire de belles choses. J’emmène par exemple des groupes de migrants au musée. Pour réaliser ce genre de projets, il faut les connaître, gagner leur confiance, puis les accompagner. Tu ne peux pas leur demander de s’adapter à toi. » Le Refettorio semble l’avoir compris : Jean-François Rial prévoit d’organiser sous peu une distribution de nourriture (préparée par le Refettorio) au moyen d’un camion qui ira jusqu’aux camps de migrants.
Dans la suite du classement, on retrouve, dans l'ordre :
N°3 : le Mirazur chef argentin Mauro Colagreco, à Menton, en France ;
N°4 : l'Eleven Madison Park du chef suisse Daniel Humm, à New York, aux Etats-Unis ;
N°5 : le Gaggan à Bangkok, en Thaïlande ;
N°6 : le Central à Lima, au Pérou ;
N°7 : le Maido à Lima, au Pérou ;
N°8 : l'Arpège d'Alain Passard, à Paris, en France ;
N°9 : le Mugaritz à San Sebastian, en Espagne ;
N°10 : l'Asador Etxebarri à Axpe, en Espagne.
Benoît affichait une mine dégoûtée qui mettait en joie bob Dole « Vous les pacifistes ce que vous ne savez pas c’est que c'est pire que ce vous pensez et dénoncez. Là-bas nous tirons sur tout ce qui bouge. Nous y faisons, comme vous dites à Paris, des trucs à faire gerber. Cette guerre est dégueulasse et nous la faisons dégueulassement ». Le Bostonien le prenait-il pour un con ou était-il en train de le tester ? Comme la faim tenaillait Benoît il fonçait tête baissée « Très franchement vos confidences sur vos horreurs au Vietnam moi je m’en bats les couilles ! Soit vous me sortez illico de ce trou à rats et je veux bien que nous en venions à l’essentiel de ce qui vous amène. Sinon je me tais et les teutons seront bien obligés de me laisser sortir sous la pression de mon consulat... » Benoît bluffait bien sûr puisqu’il savait pertinemment que, même si par je ne sais quel hasard son incarcération revenait aux oreilles du consul, celui-ci ne se précipiterait pas pour le sortir du trou. Bob Dole contemplait ses ongles manucurés avec l’air las d’un type qui a mieux à faire que de « traiter » un petit con de français prétentieux. Son dédain motivait Benoît qui jouait le tout pour le tout « c’est Sacha qui vous intéresse ! » Son affirmation faisait relever les sourcils du ricain dont les yeux bleus s’allumaient. « C’est un bel appât pour la pêche au gros. Il a tout pour nous plaire ce garçon mais il navigue dans des eaux qui ne nous sont pas accessibles alors nous souhaitons vivement que vous nous l’apportiez sur un plateau... » La réponse de Benoît fusait « et ça justifiait le traitement que m’ont infligé ces nazillons... » Dole soupirait « simple préparation psychologique et une couverture en béton vis-à-vis de vos petits camarades : à votre retour ils vous fêteront comme un martyr de la cause... » Benoît ricanait « je vous trouve bien sûr de vous : qu’est-ce qui vous fait croire que je vais marcher dans votre combine ? »
La soudaine gêne de Dole, qui se traduisait par un imperceptible dandinement doublé d’un soudain intérêt pour sa chevalière d’officier qu’il faisait coulisser au long de son annulaire, laissait pressentir à Benoît qu’il tenait du lourd pour le faire céder. Sa bonne éducation de wasp bostonien devait lui faire chercher les bons mots. Le corps endolori de Benoît se cabrait, il se concentrait. Ce salaud policé, indifférent aux massacres des niakoués, qu’est-ce qui pouvait bien le retenir de lui balancer son atout maître ? L’évidence cinglait Benoît qui gueulait « vous tenez Chloé ! » La commisération non feinte de Dole lui donnait des envies de lui foutre son poing sur la gueule. Il se réfrénait. Sa levée d’écrous se fit dans les formes. Il ne fallait pas le griller. Chloé l’attendait à la sortie et ils prirent un taxi pour se rendre dans une villa du Neuilly berlinois de Dahlem. Ils restèrent silencieux tout au long du parcours mais Benoît connaissait suffisamment Chloé pour savoir qu’elle préparait la contre-attaque. Les américains adorent monter des opérations avec un luxe de détails, de précautions, de réassurances et pour ce faire ils mobilisent une flopée de spécialistes en tout genre. Une fois arrivés ils se retrouvèrent donc entourés d’une bonne demi-douzaine de types que l’on eut dit tout droit sorti d’un roman de John Le Carré.
La séance débuta par un diaporama commenté par Bob Dole. Dès les premières images le doute n’était pas permis : ces messieurs disposaient de taupes dans leur tanière. Seule la pruderie américaine les dispensa de visionner leurs ébats. Sacha y tenait bien sûr la vedette. Très vite Benoît comprenait qu’il entretenait avec l’Est des liens étranges : rendez-vous furtifs dans des cafés, passages réguliers à la Grande Poste où il recevait du courrier en poste restante, discussions dans des parcs toujours avec le même homme, un vieux type boiteux et affublé d’un imperméable militaire. Dans l’obscurité Chloé lui glissait un bristol dans la poche de mon pantalon. Quand la lumière se fit, l’un des adjoints de Bob Dole, un petit bouledogue aux yeux exorbités d’hyperthyroïdien, débitait à toute berzingue, en bouffant ses mots, la fiche de Sacha. Benoît l’interrompait en se levant et en proclamant un « j’ai envie de pisser » qui lui valait des regards dégoûtés. La cote de la France et des français, déjà bien basse pour les cow-boys de la CIA, en prenait un nouveau coup derrière la casquette. Benoît s’en tamponnais bien sûr l’important pour lui c’était de prendre connaissance du bristol de Chloé.
Présidentielle 2017: 17,8 kg de fraises Tagada incorporés aux comptes de campagne d'Emmanuel Macron | Photo : AFP
Roses, bleus, jaunes, gélifiés, mous, acidulés, à mâcher ou à sucer, les bonbons se font beaux, rutilants, chatoyants, pour plaire aux enfants et les parents ont du mal à résister à leurs demandes insistantes.
De mon temps, comme disaient les vieux, chez Louise Proux, nous achetions des bonbons à un sou ; je n’ai jamais beaucoup aimé les bonbons c’est trop sucré et je ne suis pas très amateur de sucre. Mon truc à moi c’était les carambar. Une fois par an, lorsqu’ils allaient à Nantes, mes parents me rapportaient des berlingots nantais (je préférais ceux à l’anis).

Gare au dentiste !
Comme je ne suis pas né de la dernière pluie je sais bien que toutes ces belles couleurs n’ont rien de naturelles ; quand je fais une glace à la fraise, avec de bonnes fraises bien rouges, elle ne pète pas de couleur, elle se colore en rose pâle.
Et qu’est-ce qu’on fait bouffer à nos gosses depuis 50 ans ?
Du dioxyde de titane, colorant aux effets cancérigènes, va être banni de notre alimentation. Le dioxyde de titane (TiO2) est utilisé dans de nombreuses applications (additif alimentaire, cosmétiques, médicaments), notamment pour ses propriétés d'absorption des rayons ultraviolets et son caractère colorant blanc. Il se présente, au moins partiellement, sous forme de poudre nanométrique. Le gouvernement avait annoncé l'arrêt du E171 « avant la fin de l'année »
Mais, nos « braves » confiseurs ont décidé de devancer l'appel, la secrétaire générale du Syndicat national de la confiserie Florence Pradier a annoncé le retrait de cet additif des bonbons.
Pour faire bon poids, les confiseurs de France ont aussi signé une "charte de déontologie et d'engagement" le mardi 19 juin dans laquelle ils s’engagent à améliorer la qualité des bonbons. Sucre, additifs, information…tous les griefs sont ainsi passés en revue.
« Pour la première fois, les confiseurs ont décidé de dire ce qu'ils faisaient », s'est félicité Florence Pradier.
Pincez-moi ! Je rêve. Nous allons atteindre la seconde décennie du XXIe siècle et on nous présente l’information des consommateurs, ici surtout les parents, comme un grand bond en avant.
Le « sans » qui succède au « avec » est un grand classique des fabricants industriels de bouffe. En clair, on vous a fait ingurgiter des horreurs pendant des décennies mais, la main sur le cœur, juré, craché, on ne le fera plus, et en plus dites merci.
Des bonbons allégés voire sans sucre.
Pour Anthony Fardet, chercheur et auteur du livre Halte aux aliments ultra transformés, mangeons vrai, ce raisonnement est « aussi étrange qu'une huile allégée en gras ».
« Si on les consomme à l’occasion pour le plaisir, il n’y a aucun soucis. Il faut plutôt encourager les gens à les consommer parcimonieusement », prévient l'expert. Et d'ajouter : « L’allégement en sucre en plus peut provoquer une habitude au produit car quand on sait que c’est allégé, donc on va en manger davantage. »
Pour Anthony Fardet, il est plutôt conseillé de changer « la qualité des sucres. » « Au lieu de mettre des sirops de fructose, de glucose ou des sucres, typiquement industriels et eux-mêmes très transformés, mettre plutôt du vrai sucre », explique-t-il ?
Des bonbons nature, quoi !
Pourquoi le mot bonbon ne prend-il pas un m avant le b comme le voudrait la règle?
Bonbon n’est pas d’origine latine ; il provient du langage de l’enfant qui répète que c’est « bon » « bon ». En langage des signes, pour dire bonbon, on tape deux fois sur sa bouche avec l’index !
Bombon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne. Ses habitants sont appelés les Bombonnais.
« Lénine a séjourné dans le village, avec sa mère et sa sœur, pendant l'été 1909. L'habitante qui le logeait se souvient d'un homme aimable cherchant à être agréable. Il lui a même appris à monter à bicyclette.
Bombon a été le berceau de la Victoire de 1918. En effet, le général Foch a transporté son poste de commandement à Bombon en 1918. Son bâton de maréchal « lui a été remis dans la cour d'honneur du château en présence de tous les chefs d'état-major, maréchal Haig, maréchal Pershing, général Pétain et des plus hautes autorités politiques, le président de la République, Raymond Poincaré, Clemenceau […], Painlevé, ancien ministre de la Guerre et ancien président du Conseil. Le général Weygand […] l'assistait ».
L'abbé Denoyer a été flagellé le 5 janvier 1926 par une douzaine d'adeptes de la secte "Notre-Dame des Pleurs" de Bordeaux. L'affaire fit grand scandale et une chanson sur ce fait divers fit le tour de la France. La Complainte du Curé de Bombon, créée par le chanteur marseillais Alibert se chantait sur l'air du Trompette en bois
Qu'est-c'qu'il a pris,monsieur l'curé/ Comme trempette (bis)/ Pour attendrir les conjurés/ Le martyr s'mit à murmurer/ Ne frappez pas au même endroit/ J'vous l'confesse/ Changez d'fesse/ Si vous voulez savoir pourquoi?/ C'est qu'elles ne sont pas en bois..
Il était une fois les bonbons et confiseries…
Est-ce que Cléopâtre était accro aux bonbons ? Et Louis XIV se délectait-il de fraises Tagada? Nous vous emmenons faire un voyage dans l’histoire la plus sucrée de toutes, celle des bonbons…
Le sucre : remède luxueux
Vers 600 av J-C, les Perses découvrent un roseau qui donne du miel sans le secours des abeilles. Ils en font une sucrerie qu’ils veulent garder secrète. Mais Alexandre le Grand très intéressé par ces délicieux roseaux en ramène des plants. La culture de la canne à sucre se répand lentement dans le bassin méditerranéen. Les Égyptiens, les Grecs, les Romains utilisent alors ce « miel » pour enrober des fruits, des graines, des noix et des fleurs comestibles.
En Europe, le sucre apparait au XIIème siècle avec la canne à sucre rapportée d’Orient par les Croisés. On l’appelle « sel sucré ». Comme les épices, c’est un produit très cher et luxueux réservé seulement aux rois, seigneurs. Il sert à confire les fruits qui seraient ainsi plus digestes. Les premières confitures et fruit confits apparaissent alors. On trouve également du sucre chez les apothicaires. En effet, à cette époque ce produit est considéré comme un remède ! Il soulage les douleurs de poitrine et de l’estomac. Il masque aussi le goût amer de certains médicaments.
Au XIIIème siècle, Saint-Louis impose la Trêve de Dieu, l’arrêt des guerres et des querelles de l’Avent à Noël. On y échange des petits cadeaux et plus tard des bonbons. La Trêve de Dieu deviendra la Trêve des Confiseurs.
Au XIVème siècle, les Papes s’installent en Avignon et deviennent experts en fruits confits. Une légende raconte que le pape Clément V aurait inventé le berlingot. Les papes ont leur propre écuyer en confiserie !
Drageries et épices de chambre
Au XVème siècle, seigneurs et rois offrent à leurs hôtes de marque des pâtes de sucres marquées de leurs armoiries, des dragées et des confitures, en signe de bienvenue. Un cuisinier lance la mode des “épices de chambre“, ancêtre des bonbons : il roule des graines, des pignons, des amandes, de la cannelle, du gingembre dans du sucre et les fait rissoler dans une poêle. Les invités les emportent dans leur chambre pour mieux s’en régaler. Les épices de chambre remportent un vif succès à la cour des rois. On se régale également de dragées, nougats et pralines après les repas pour digérer.
Différentes congrégations religieuses jouent un rôle important dans l’histoire de la confiserie. Elles élaborent leurs recettes de bonbons dont on peut encore se délecter comme par exemple les Anis de l’Abbaye de Flavigny ou les sucres d’orge des religieuses de Moret. Ces religieuses en cherchant à diminuer les souffrances de leurs patients mettent au point des médications conjuguant les vertus de l’orge et du sucre. A la cour de Louis XIV, ce sucre d’orge fait fureur ; soignant les maux de gorge, il devient l’allié des orateurs.
Au XVIIème siècle, la réglisse, les gommes, les pastilles aux fruits et marrons glacés apparaissent et se développent rapidement. Le mot «friandise» apparaît dans la langue française. Il vient du mot «frier», qui veut dire «brûler d’envie». Les gens de la bourgeoisie sont de plus en plus nombreux à brûler d’envie devant les dragées, sucettes, pastilles, fruits confits, pralines… des confiseurs qui ouvrent boutique à Paris. C’est the place to be de l’époque.
Bonbon industriel
Le bonbon actuel apparait grâce au sucre de betterave au XIXème siècle, et sera enfin accessible à tous et non plus réservé à la bourgeoisie.
Après la deuxième guerre mondiale, c’est l’aire du bonbon industriel : formes nouvelles, couleurs variées, goûts étonnants, textures surprenantes. A nous les Croco, fraises Tagada et Dragibus…
Le plus vieux bonbon du monde *
Au moyen-âge, lorsque le sucre fut enfin connu en France, il arrivait en très petites quantités et seulement chez les rois et les seigneurs.
Un jour, un cuisinier lança la mode des "épices de chambre" : il roula des graines, des pignons, des amandes, de la cannelle, et du gingembre dans du sucre et les fit rissoler dans une poêle. Les invités les emportaient dans leur chambre pour mieux s'en régaler. Les ancêtres des bonbons étaient nés.
Les épices de chambre rencontrèrent très rapidement un vif succès à la cour des rois. A cette époque, on les mangeait surtout pour digérer après des repas souvent "gargantuesques"…
* Source : "Voyage au pays des mille et un bonbons" - Marion et Tordjman - Actes Sud Junior - mars 1998
Des confiseries et des Hommes *
Parmi les grands hommes et les grandes dames de l'Histoire qui furent concernés ou impliqués dans l'évolution de l'art de la confiserie, on peut citer : Alexandre Le Grand, Balzac, Boileau, Blanche de Castille, Alexandre Dumas, César, Catherine de Russie, Colbert, Coligny, qui perdit une bataille pour avoir mangé trop de massepains… ; mais aussi : l'Impératrice Eugénie, Flaubert, Henri III et Henri IV, Hippocrate, Marie-Antoinette, Marie-Louise, Mazarin, La Montespan, Napoléon, Nostradamus, Madame de Sévigné, Socrate, Talleyrand et bien d'autres encore, qui prouvent l'intérêt que les confiseries ont pu avoir sur l'Histoire.
Le rôle des religieux et religieuse est également été très important dans l'histoire de la confiserie : les bonbons de l'Abbaye de Flavigny, les sucres d'orge des religieuses de Moret, ainsi que les confiseries faites à base de liqueur : grande chartreuse, Bénédictine,…
* Source : "Petit guide des douceurs de Franc" - R. Lallemand - Editions Desvigne - 1990
Dire ce qui s’était passé ensuite, Benoît avait bien du mal à retracer le fil des évènements. Tout ce dont il se souvenait c’est qu’une fois Sacha porté en lieu sûr, il s’était fait alpaguer par la meute policière, rouer de coups de matraques et propulser dans un fourgon où il avait perdu connaissance. La cellule, comme toutes les cellules du monde, puait la pisse, les excréments et le vomi. Dès son premier interrogatoire, son statut de gaulois, lui valut un traitement de faveur de la part des bourres ouest-allemands. Par souci esthétique pas touche à son portrait mais pour le reste tout y passait avec un raffinement sadique. Benoît affrontait pour la première fois la torture. Ils le ramenaient périodiquement dans sa cellule pour qu’il ait le temps de méditer. Procédure classique pour mettre à mal ses dernières défenses psychologiques. Ce qui l’incommodait le plus c’était sa propre pestilence. Saoulé de coups Benoît ressentait plus rien. Son absence de papiers d’identité lui permettait de bien jouer son rôle de pauvre étudiant pacifiste. Les bourres, en dépit de leur traitement de faveur, ne lui apparaissaient pas vraiment soucieux de lui faire avouer où se trouvait la planque de Sacha qu’ils devaient sans nul doute connaître. Ils bénéficiaient de leur part d’une forme maîtrisée d’attendrisseur. Ils le préparaient en n’étant que des comparses minables et c’était ce statut qui les rendait si féroces. Le matin de son troisième jour de détention, un sec teuton faciès nazi en blouse blanche le convoyait jusqu’à l’infirmerie où une grosse teutonne faciès nazi en blouse blanche le calfatait tant bien que mal. Ensuite il eut droit à une douche puis au barbier puis à un petit déjeuner teuton dans une sorte de réfectoire empestant le crésyl. Alors qu’il avalait leur jus de chaussette un grand échalas, cheveux blond roux en brosse, blouson d’aviateur, Ray Ban, sourire étincelant, lui tendait une large main couverte d’un duvet frisottant « Bob Dole ! »
La fermeté de sa poignée de main rajoutait une touche supplémentaire à sa dégaine faussement décontractée mais le pli impeccable de son pantalon de velours finement côtelé, le chic discret de ses derbys à semelles cousues Goodyear et son accent traînant irlando-bostonien trahissaient le rejeton d’une famille patricienne. Il offrait à Benoît une Lucky Strike sans filtre et lui tendait la flamme d’un Zippo avant de s’asseoir face à lui. Son irruption ne surprenait Benoît qu’à moitié mais, un peu parano, il s’interrogeait sur l’étendue de ses renseignements sur son pedigree. En toute logique, eu égard à l’infiltration des services de renseignements US dans ceux de ses alliés occidentaux, le soi-disant Bob Dole devait posséder sur son compte une fiche longue comme le bras. Le seul hic pour lui c’est qu’en fonction de la source d’où provenaient ses renseignements, il pouvait le classer comme du menu fretin facilement retournable ou comme un gros poisson qu’il faut ferrer avec soin. Le mieux pour Benoît était de prendre un profil bas, de jouer au con. Il lui proposa du café. Son rictus dégoûté tenait lieu de réponse. Il ironisait en français « il est un bon cousin germain du vôtre ». À son grand étonnement Dole goûtait manifestement le double sens de sa plaisanterie, en opinant avec un air entendu. Si la grande maison de Langley lui déléguait un francophile raffiné ça sentait le coup parti de très loin. Son très cher Ministre Marcellin, obsédé par la menace internationaliste, l’offrait-il en pâture à la CIA ou était-ce l’inverse : son petit jeu intéressait-il les américains ? Comme la marge de manœuvre de Benoît se résumait à peau de zibi il cessait de se poser des questions et se concentrait sur les propos de Bob qui lui apprenait qu’il avait servi pour la CIA au Vietnam.
« Les tables sont apparues très tôt dans l’histoire des hommes, mais ce sont d’abord des planches amovibles sur des tréteaux, et ce n’est qu’à la Renaissance qu’apparaît la table que nous connaissons (…). On sait qu’une valeur émotive s’y attache, que la table est synonyme de foyer, car c’est autour de la table que la famille se réunit, et elle signifie pour nous – qui ne sommes pas de la culture du tapis – l’union et le partage. »
Éric Vuillard Congo
En 2010, l’Unesco décidait de classer le repas gastronomique des Français comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette catégorie, créée en 2003, a pour objectif de protéger les pratiques culturelles et savoir-faire traditionnels, aux côtés des sites et monuments.
Le 26 novembre 2010, vénère, je ramenais ma fraise sur le sujet :
Chère maman d’accord avec Yves Camdeborde : « enlevons le mot gastronomique » au repas à la française inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco
Périco Légasse lui bramait : «La nouvelle est de taille, considérable, historique. D’abord parce que, au moment où le chef de l’Etat prend des distances avec le concept d’identité nationale, la plus humaniste des instances internationales sacralise ce qui symbolise le mieux l’identité nationale française, sa gastronomie »
Lire ICI
La vinification en kvevri
« La méthode géorgienne de vinification à l'ancienne, appelée vinification en "kvevri", tire son nom du récipient en argile en forme d'œuf dans lequel le vin fermente. Selon l'Unesco, cette méthode inscrite au Patrimoine mondial en 2013 « joue un rôle important dans la vie quotidienne des Géorgiens et dans les célébrations, et constitue une part indissociable de l'identité culturelle des communautés géorgiennes »
Une flopée d’expressions :
« Jouer cartes sur table »
« Le dessous de table »,
« Faire table rase »
« Tenir table ouverte »
« Se mettre à table »
« Sûr et certain que je vais être emmouscaillé par cette affaire après toutes les questions que j'ai posées aux employés. Ça m'étonnerait qu'il tienne sa menteuse, le gominé de la réception. Il a une bouille à se foutre à table pour pas chérot. »
San Antonio
« L’expression peut aussi prendre aussi une signification plus sexuelle liée aux pratiques orales…
On peut aussi dire « prendre une part de tarte aux poils », faire une descente à la cave ou à la crèmerie. Autant d’expressions imagées pour désigner le cunnilingus. »
Bertrand Blier dans le film Les valseuses s’exprime sans prendre de gants :
« On s’est mis à table, fallait voir ! On tirait des langues de boxer ! ».
Pour la bonne bouche, les Japonais ont des expressions plus poétiques et plus sophistiquées :
« Siroter la rosée sur les pétales de Jade, ou jouer au rossignol dans le jardin du printemps. »
Doctissimo
Lieu de réunion des chevaliers d’Arthur, la Table Ronde est également un symbole.
« Elle est sans doute dans les mythes arthuriens le symbole le plus fort, car on désigne les chevaliers d’Arthur comme les chevaliers de la Table Ronde. Le terme ne désigne donc pas comme certains on put le dire la cour d’Arthur, mais les valeureux héros l’entourant. Accéder à celle-ci était donc pour un chevalier le plus grand honneur, le désignant comme l’un des meilleurs, reconnu par le roi.
Le concept de Table Ronde n’a cependant pas été créée sous le règne d’Arthur, mais de son père Uther Pendragon. C’est Merlin qui lui conseilla de la faire fabriquer, dans le cadre de la Quête du Graal. Selon certains récits, le Christ aurait mentionné à Joseph d’Arimathie durant son emprisonnement l’existence de trois tables sacrées. La première serait celle de la Cène, la seconde fabriquée par Joseph serait celle sur laquelle repose le Graal et la dernière serait donc celle des élus chargés de retrouver le Graal, soit les chevaliers de la Table Ronde. Elle réunit donc les chevaliers avec leur roi et les regroupe tous autour de leur quête commune. »
La suite ICI
Pourquoi ne faut-il pas manger debout ?
« Selon diverses études scientifiques, les personnes qui mangent debout, notamment en rue, auraient tendance à avaler plus de nourriture et donc davantage de calories. Comment expliquer cela ?
Manger debout, que ce soit son sandwich du midi en faisant les vitrines ou des tapas accoudé au comptoir d'un bar à vin, ne déclenche pas une satiété satisfaisante, et ce malgré les quantités que l'on ingère. Ce comportement incite à avaler jusqu'à 40 voire 50% de nourriture en plus par rapport à un repas assis.
En fait, manger debout induit une mastication plus rapide, alors que l'attention est détournée (scènes de rue, vitrines de magasin...). Le cerveau ne reçoit plus les bonnes informations, lui indiquant qu'un vrai repas est en cours. Il assimilera cette nourriture à un en-cas et en demandera davantage afin d'être rassasié.
En d'autres termes, il est important de s'asseoir, de bien mâcher, afin de laisser le temps au cerveau de percevoir les sensations nécessaires. »
Les tapas, ou l'art de manger debout
Comptoir. Aller de bar en bar, manger à la verticale, digne comme si l'on affrontait un taureau, est un art inventé par les Andalous. Une manière d'être qui se marie bien avec ces chaleurs moites qui prédisposent à la frivolité nonchalante.
Les Espagnols sont des maîtres dans l'art de manger debout.
« Là-bas, on appelle ça «tapear», «aller de taverne en taverne pour goûter des «tapas» et boire des «chacos», petits verres de vin blanc, rouge ou rosé», écrivait Xavier Domingo, fameux «cuisinologue» (décédé en 1996), dans son très bel ouvrage dédié au Goût de l'Espagne et aujourd'hui enfin réédité. Un livre dont les photographies, signées Pierre Hussenot, rappellent les tableaux sombres du peintre Zurbarán. On y voit jambons qui pendent des plafonds comme autant de trophées, des sommeliers verser le vin, ce sang de la terre, comme s'ils portaient l'estocade; avec une élégance rare, un mélange de force et de beauté. Des photographies qui nous laisseraient croire qu'en Espagne la cuisine est une affaire d'hommes, une histoire de «cojones».
Lire ICI
Un peu d’histoire :
« Les jours de banquets au Moyen Âge, la table d'honneur (le deis) constituée d'une simple planche de bois sur tréteaux, dressée sur une estrade (en usage du XIIe au XVIe siècle), se tenait au fond de la grande salle d'apparat du château (aula) : les convives se répartissaient dos à la cheminée, pouvant ainsi admirer la vaissellerie exposée sur le dressoir et assister aux divertissements (opérette de bouffons, jongleurs, ménestrels). Cette disposition facilitait aussi le service des plats à table qui se faisait par devant. Une nappe, brodée ou damassée, couvrait le plateau de la table. Dans les intérieurs paysans, sont dressées des tables roulantes ou coulantes3 sur lesquelles sont encore rares les couverts.
L’itinérance des cours princières oblige à utiliser des meubles fonctionnels comme planches et tréteaux qui peuvent facilement se transporter... D'où le terme de mobilier.
La Renaissance fait naître un véritable meuble, « la table occidentale », destiné à remplacer le plateau « volant » et ses tréteaux par la voie de la sédentarisation plus forte des occupants dans leur lieu d'habitation car les meubles précédents sont mobiles (étymologie du mot « meuble ») et déplacés au cours des voyages. À cette table fixe sont associées des sièges (bancs à dossier, puis à baldaquins ou podiums pour orner la pièce).
À l'apparition de la salle à manger au XVIIIe siècle, le mobilier devient plus important mais la table reste démontable pour que la salle à manger puisse redevenir une galerie. Dans les milieux les plus modestes apparaissent paradoxalement les tables d’ébénisterie. Avec la production en masse industrielle, elle s'uniformise au XXe siècle. »
« L'oraison funèbre est la prière avant que les asticots se mettent à table. »
Jean-Paul Richter / Etre là dans l'existence
« La famille, c’est une grande table, et tout le monde autour. »
Laetitia Casta
« Si l'hiver est froid et rigoureux Ton ventre à la table, ton dos au feu. »
Proverbe
« La table est le seul endroit où l'on ne s'ennuie jamais pendant la première heure. »
Anthelme Brillat-Savarin / Physiologie du goût
Le printemps venait enfin d’inviter le soleil et celui-ci s’engouffrait comme un feu follet par la fenêtre de leur tanière pour jeter sur la longue chevelure blonde de Karen de la poudre d’or. Le moral en berne de Benoît s’était mué, dès leurs premiers transports violents et assouvis, en une euphorie rebelle. Karen se révélait une partenaire insatiable tant au plan sexuel que de la confrontation dialectique. Avec elle, même durant nos ébats les plus frénétiques, les questions essentielles fusaient, impitoyables. Aborder la nécessité de la révolution permanente, chère à Trotski et Bakounine, alors qu’elle le chevauchait, altière, allant et venant avec volupté, que le spectacle de ses seins noyés dans les flots de ses cheveux le transformait en un boyard lubrique, lui demandait des efforts qui le lessivaient plus encore que la fourniture de ma semence. Ils échangeaient en anglais. Couverts de sueur, alors que Benoît tenait à pleine mains ses fesses fermes, Karen lui confiait que sa vie ne pouvait être que celle d’une révolutionnaire professionnelle pourrissant la plupart du temps dans les geôles glaciales des porcs. Elle se décrivait enchaînée pour des travaux forcés, ce qui décuplait ses envies de knout et de foutre. Il lui confiait pourtant d’une voix essoufflée son absolue admiration pour sa longue marche vers la perfection radicale. Sa libido s’en trouvait renforcée car ce petit jeu, où il devait s’extirper de la violence de ses pulsions, le transformait en marathonien du sexe. Quoi de plus efficace pour se réfréner que d’aborder en pleine fornication la thèse de Régis Debray et de Che Guevara selon laquelle « si le prolétariat n’est pas assez prêt ou mûr, l’avant-garde doit se mettre à la place des masses. » Rien, sauf le summum, au bord de l‘extase, de la petite mort, se voir dans l’obligation, alors que votre bien-aimée, juste avant d’entrer dans les désordres de la jouissance, vous a sommé de prendre parti sur la légitimité de la violence, se mouler corps et âme dans le précepte de Frantz Fanon selon lequel toute violence exercée par les damnés de la terre, les opprimés de toutes les couleurs est légitime. Dégoupiller une grenade, alors que l’explosion monte en vous, la balancer sur les tyrans et les oppresseurs, en contemplant le lever de bassin de Karen, sa projection implorante, son retour à sa langue maternelle pour proférer des mots durs, le faisait chavirer dans la forme la plus aboutie de la dictature machiste.
Grâce au traitement de Karen Benoît retrouvait le goût des manifs, des sit-in, des occupations de bâtiments universitaires et parfois de l’érection de barricades. Tout ça pour délimiter un périmètre au centre duquel leur leader charismatique, Sacha, juché sur une caisse à savon, vilipendait « les vils laquais américains du soi-disant gouvernement de Bonn de blanchir le passé nazi allemand par le biais du consumérisme et de convertir la génération d’Auschwitz en un troupeau de gros moutons obnubilés par des réfrigérateurs, téléviseurs et Mercédès neufs. » Cet après-midi-là, en dépit des confidences inquiétantes d’un flic qui couchait avec Magda, une fraülen révolutionnaire, selon laquelle Sacha serait cette fois-ci embarqué, ils s’étaient sur la pelouse sacrée de l’Université libre. L’inégalité des forces en présence était patente et la qualité et la quantité des munitions révélatrices de leur incapacité à traduire notre discours belliqueux en actes. Sacha tenait une forme olympique crachant son mépris et sa haine sur cette Amérique pilonnant les villes du vaillant Vietnam, empoisonnant les moissons des rizières des courageux paysans, napalmisant la jungle. Il en appelait à un nouveau tribunal de Nuremberg pour les dirigeants US afin qu’ils comparaissent pour génocide et crimes contre l’humanité. Il vilipendait le shah et sa Savak, les colonels grecs financés par la CIA, « l’Etat fantoche américanisé d’Israël ». Il adressait son salut fraternel aux frères activistes de Paris, Rome, Madrid et aux courageux étudiants de Berkeley et de Washington « qui avaient ouvert la voie que nous empruntions tous ». Rien ne les ferait taire ! Ils ne seraient plus des enfants sages. Ils avaient retenu la leçon de nos parents muets sous les nazis. Et pendant ce temps-là le cercle se resserrait sur nous. Les casqués frappaient sur leurs boucliers avec leurs matraques. Les premières bombes lacrymogènes fusaient. Sacha imperturbable continuait de laïusser. Les canons à eau entraient en action. Pleurant, toussant, les premières lignes s’effilochaient. Le martèlement des sabots des chevaux paniquaient les étudiants. La débandade, les matraques qui cognaient. La masse des uniformes maronnasses les engluait. Dans un ultime effort, protégé par le Viking armé lui d’une batte de base-ball, Benoît exfiltrait Sacha sur ses épaules.
Belle enseigne : Chassez le naturel
… et il revient au galop (1)
Elle aurait pu écrire : Chasser le naturel
… mais la chasse n’a pas bonne presse par la faute des chasseurs.
Ou bien encore : Inventez le naturel
Inventeur au sens d’une personne qui trouve, qui découvre un trésor.
Bref, dans la morne plaine des blogs du vin quel bonheur que de découvrir une plume vive et fraîche, primesautière, naturelle quoi.
L’accent vendéen, chère chroniqueuse, ça n’existe pas, juste une façon d’accentuer les A comme les A de Achard de la Mothe-Achard mon bled natal voisin de celui du Thierry Michon.
En revanche, je confirme, notre tantôt, celui de la mariennée en été « Sandrine nous rejoignait chaque après-midi, chaque tantôt comme ils disent les vendéens »
« La brioche vendéenne est grasse » dites-vous, ça dépend laquelle, la vraie est aérienne, toute en volupté, mais je ne vais pas chicaner.
Que Mika choisisse des petites vaches maraîchines, oui…trois fois oui… leur lait si crémeux permettra de faire du bon beurre pour pétrir une brioche légère.
À ce propos, causons du céteau frit au beurre de pot (chronique du 5 juillet 2008)
« Le vendredi, jour maigre dans ma Vendée profonde, le poisson occupait nos assiettes et, comme nous étions à la Mothe-Achard à quelques lieues des Sables d’Olonne et de son port de pêche de la Chaume, le céteau faisait partie de notre ordinaire. Fricassé, bien sûr, après avoir été, comme les électeurs, roulé dans la farine sans même qu’on eut besoin de le vider. Saisi dans un grésillement mousseux de beurre de pot le petit céteau se dorait la pilule.
Pour les ignorants, le beurre de pot, est du beurre salé conservé dans un pot de terre pour l’hiver. Aigrelet mais sans égal pour croustiller la peau du petit céteau. On le mange avec ses doigts sans le dépiauter, tout entier. On se lèche les doigts qui sont bien gras. On passe un bout de pain dans le fond de l’assiette pour recueillir le beurre frit qui reste. Et avec ça qu’est-ce qu’on boit les gars ? Un Fiefs Vendéens La cuvée les Clous 2003 du Domaine Saint Nicolas de chez Thierry Michon.
Trop de mots Berthomeau, laisse la parole à ton invitée :
« Pendant une semaine, 7 heures et demie par jour, j’ai attaché du chenin, du chardonnay, du pinot noir, et du groslot sur différentes parcelles. Il y avait Aurélie qui était toujours là. Elle commençait même avant moi, elle faisait ça depuis plusieurs semaines déjà, et elle continuerait plusieurs semaines après moi. Elle était un peu mon héros. Rapide à la tâche comme à l’attache, à peine à s’étirer et rouler une cigarette de temps en temps, jamais à se plaindre. La classe. Moi, il me semblait que je souffrais. J’avais le bas du dos brûlant, mon corps qui me détestait de lui faire subir cette espèce de cambrure inversée - pliée en deux ? - frugalement appuyée sur mes cuisses contractées, le regard centré sur une liane menaçant de péter, de craquer à chaque instant, à la moindre contorsion maladroite, et crac, putain, fait chier. Les vignes sont proches de la terre chez Michon, et la terre est basse. La douleur du bas du dos remontait dans toute ma colonne vertébrale, me lançait jusque dans les omoplates, venait crisper mes semblants de muscles abdominaux, et descendait jusque dans mes fesses en une espèce de crampe. Bref, ça m’a fait mal d’attacher. Mais c’était de beaux moments d’introspection, en tête-à-tête avec la vigne. »
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Jeune et brillante chroniqueuse, le Pays de Brem, cher à Thierry Michon, ce n’est pas la Bretagne, « Le ciel se déversait en cascades à intervalles réguliers, des précipitations que j’appelais déluges, et qu’Aurélie appelait bruine. » Chez nous on dit que ça guenasse. Bien au contraire :
« Bien que placée sous un climat océanique, la côte vendéenne enregistre 2.200 à 2.300 heures de soleil par an, notamment à Noirmoutier, Yeu et les Sables d’Olonne, soit autant que Carcassonne ou Montélimar. Et les pluies y sont peu abondantes: les nuages partent vers les reliefs de l’arrière-pays et épargnent ainsi les côtes. Dans un classement météo des départements français réalisé par l’Express sur la base de données moyennes sur trente ans, la Vendée arrive en 17e position, entre le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne, grâce à une bonne moyenne entre ensoleillement, températures et pluie. »
Bon vent, longue vie à Chassez le naturel
Enfin, juste un tuyau, pour l’extension du domaine du vin, hors Bordeaux, deux adresses de vigneronnes : Catherine Bernard dans l’Hérault et Claire Naudin dans les Hautes-Côtes de Beaune…
(1) Origine
Il y a bien longtemps que l'homme a couché sur le papyrus cette presque systématique vérité qui veut que quelqu'un ne puisse longtemps dissimuler sa vraie nature. Quels que soient ses dons pour tromper autrui, il est probable qu'il y aura toujours des circonstances où il finira par laisser transparaître son véritable caractère, ses véritables penchants [1].
C'est en effet chez Horace, au cours du dernier demi-siècle avant Jésus-Christ, que, dans ses Épîtres, on trouve la phrase "naturam expellas furca, tamen usque recurret" qu'on peut à peu près traduire par "chasse la nature à coups de fourche, elle reviendra toujours en courant".
Mais c'est Destouches qui, en 1732, dans sa comédie "Le Glorieux", a fait passer notre expression à la postérité.
Dans cette histoire, le protagoniste est un homme infatué de sa personne qui, noble ruiné, s'est mis dans la tête d'épouser la fille d'un riche bourgeois. Mais la promise hésite fortement devant l'orgueil trop visible du prétendant dont la suivante, Lisette, lui conseille de moins montrer ses défauts en lui disant :
Je ne vous dirai pas : changez de caractère ;
Car on n'en change point, je ne le sais que trop ;
Chassez le naturel, il revient au galop.
La Route des Vins "Terroir de Brem" (31km) : Sur les Routes des Vins, ce circuit oenotouristique de 31 km vous fera découvrir la bonne cuisine vendéenne, les sites incontournables de la région, sans oublier l’AOC des Fiefs Vendéens. Une belle journée en perspective ! Profitez de votre balade pour savourer des plats locaux et découvrir le patrimoine vendéen !
La première étape de ce circuit est le charmant village de Brem-sur-mer, où se trouve l’Eglise Saint-Nicolas de Brem, classée monument historique. Enfourchez votre bicyclette ou montez en voiture, direction l’ancien petit village de pêcheurs la Gachère. Sur place goûtez les huîtres creuses, accompagnées d’un petit verre de blanc. Cela tombe bien, car vous êtes au bon endroit ! N’hésitez pas à demander un AOC de Brem au goût iodé. Sur ce circuit touristique, arrêtez-vous ici et là, dans un restaurant typiquement vendéen, ou une cave qui se trouvera sur votre parcours. Après l’effort, trouvez le réconfort auprès des nombreuses plages de sable de Brétignolles sur Mer, les Dunes ou la Normandelière plus familiale. En été, n’oubliez pas votre maillot de bain dans le panier pour goûter aux vagues de l’océan Atlantique. Ce serait dommage de ne pas en profiter !
- La Route des Vins "Côte de Lumière" (39km) : Sur les Routes des Vins ce circuit œnotouristique de 39 km vous transporte plus au sud de Brem, pour un voyage en Pays des Olonne. Cette boucle vous fera voyager entre dégustation œnologique et paysages vendéens. C’est parti pour une journée nature et sportive !
Au départ de Brem-sur-Mer, vous pourrez, si vous le souhaitez, louer un vélo et vous diriger vers le village de pêcheurs de la Gachère, pour un bon bol d’air frais. La Côte de Lumière, territoire très ensoleillé mérite bien son nom. Le soleil donne des teintes différentes à des paysages variés : marais salants, grandes plages, dunes, petits villages… Sur les Routes des Vins, posez pied à terre pour une sympathique partie de pêche, et peut-être attraper un ou deux bars avant de reprendre la route !
A Olonne-sur-Mer, le kayak ou le stand-up paddle en marais sont de mise ! Et après l’effort, le réconfort… Pour une pause gourmande, dégustez une brioche vendéenne bien moelleuse avec vue sur les marais, ou arrêtez-vous dans l’un des nombreux domaines pour déguster un verre de vin de Brem. L’Île d’Olonne, dernière étape, réserve bien des surprises ! Les enfants vont pouvoir observer aux jumelles les oiseaux à l’observatoire ornithologique.
Vin & Co ... en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ...