Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 09:50
The Promise of Money, 2003, Damien Hirst

The Promise of Money, 2003, Damien Hirst

Hasard de la programmation de mes chroniques la revue Sesame publie 2 chroniques de Stéphane Thépot sur l’abatage à la ferme.

 

A l’origine, la Mission Agrobiosciences (MAA) a été créée en 2000 par l’ancien président du centre Inra de Toulouse, Jean-Claude Flamant, et un journaliste indépendant, Jean-Marie Guilloux. Cette structure nouvelle, pensée comme un espace singulier, hors institution, de médiation et d’instruction des tensions entre recherche, société et décision publique, s’est donnée d’emblée pour mission, aux plans national et européen, l’analyse des questions vives qui traversent la société, dans le champ de l’agriculture, de l’alimentation et des sciences et techniques du vivant.

 

Privilégiant le débat multi-acteurs et la veille analytique, son équipe a progressivement développé une ingénierie d’échanges et d’éclairage des controverses, mobilisant un large réseau de savoirs et d’acteurs : chercheurs, universitaires et formateurs de toutes disciplines, milieux agricoles, représentants associatifs, pouvoirs publics, etc.

 

C’est dans ce contexte que la MAA et l’Inra n’ont cessé d’approfondir des relations de confiance. Et c’est tout naturellement qu’en juillet 2016, l’équipe toulousaine rejoint l’institut de recherche, sans changer ni son esprit, ni ses manières de faire.  Mais avec pour activité supplémentaire la création de la nouvelle revue Sesame, héritière de l’ancien Courrier de l’Environnement de l’Inra.

 

Son « ADN » ? Ainsi que l’indique clairement Philippe Mauguin, PDG de l’Inra et directeur de la publication, dans son édito du premier numéro : « Sesame n’est pas un nouveau support de communication et n’ambitionne pas de porter la voix officielle de l’Inra. Ce positionnement est souhaité et assumé ; il permettra le débat d’idées en confrontant les positions de personnalités de cultures et d’horizons variés ».

 

Mourir dans la dignité : les animaux de ferme aussi

par Stéphane Thépot

 

Faut-il tuer le bétail comme du gibier ou robotiser les abattoirs ? Face aux critiques des organisations animalistes, des éleveurs multiplient les pistes pour « humaniser » le sacrifice des animaux de boucherie et raccourcir les distances, géographiques et culturelles, avec les consommateurs.

 

« J’attends toujours mon procès », dit tranquillement Stéphane Dinard. Cheveux longs et boucle à l’oreille, ce paysan atypique élève des cochons en plein air, des petites vaches rustiques, quelques moutons et des volailles en liberté sur les six hectares hérités de ses grands-parents en Dordogne. En 2016, il s’est rendu à l’Assemblée nationale pour expliquer pourquoi et comment il tuait lui-même ses bêtes depuis presque dix ans, avec « un pistolet de calibre 22 ». « Il s’agit d’une pratique beaucoup plus répandue qu’on ne le croit et qui a suscité l’étonnement souvent, et la réprobation parfois, des membres de la commission », note le rapporteur de la commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie1. Signe des temps, l’aveu public de l’éleveur du Périgord vert a moins choqué que les vidéos tournées par des militants de la cause animale pour dénoncer des actes de cruauté dans les abattoirs.

 

Calibre 22

 

Stéphane Dinard raconte avoir vu les gendarmes arriver dans sa ferme quelques jours seulement après son audition par les députés. Les fonctionnaires chargés de la sécurité alimentaire sont venus faire leur inspection dans la foulée. « Ils m’ont assuré que je pourrais obtenir un agrément sans problème », affirme l’éleveur-abatteur en faisant visiter la salle de découpe qu’il a construite lui-même, équipée de bacs en acier inoxydable. L’abri au fond du jardin où l’animal abattu est suspendu pour être dépecé et éviscéré est, pour sa part, plus précaire. Stéphane Dinard en convient. Il se dit prêt à investir 5 000 euros dans un « caisson » mobile pour traiter la carcasse et apporter les déchets jusqu’à l’abattoir de Bergerac si nécessaire. Mais l’éleveur ne veut plus conduire ses animaux dans ces lieux où l’on tue à la chaîne. « Mes bêtes sont habituées à vivre en plein air, elles ne veulent pas monter dans une bétaillère. À chaque fois qu’on approchait le camion, c’était une journée rodéo », se désole l’homme. Adepte de la vente directe, il n’a abattu que cinq animaux en 2018. L’ancien titi parisien, qui a occupé de nombreux emplois intérimaires en banlieue avant de revenir « au pays », a été contraint de rechercher à nouveau un travail en dehors de son exploitation pour compléter les maigres revenus de sa miniferme.

 

Ne pas traiter les bêtes comme du bétail

 

L’éleveur et abatteur intermittent de Dordogne n’est pas un cas isolé. Il est même devenu la figure de proue du collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme », lancé en 2015 par Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse devenue chercheuse à l’Inra, spécialisée dans les relations de travail entre animaux et humains. Militant dans l’âme, Stéphane Dinard assure avoir croisé d’autres paysans qui tuent eux aussi leurs animaux en dehors du cadre légal dans pratiquement tous les départements où il s’est rendu avec l’association. Par compassion. Ces éleveurs disent préférer respecter leurs animaux jusqu’à la fin plutôt que la réglementation, qui ne tolère les « tueries particulières » de mammifères que pour un usage domestique et non commercial. Ces « maquisards » pourront néanmoins bientôt sortir de la clandestinité. Un article de la loi Egalim, votée en mai 2018, ouvre en effet la porte à l’expérimentation des « abattoirs mobiles » pendant quatre ans. Le décret d’application qui encadrera les différentes solutions à l’étude, plus ou moins matures selon les régions et les filières, est en cours de finalisation. Il est attendu avec intérêt par d’autres éleveurs, qui ne veulent plus voir (mal)traiter leurs bêtes « comme du bétail » au moment crucial de leur sacrifice. La Confédération paysanne, qui s’est fortement mobilisée pour faire adopter ce texte, dispose de sa propre tête d’affiche : Émilie Jeannin, éleveuse de vaches charolaises en Bourgogne.

 

A suite ICI
 

 

En France, le débat généralement tabou sur la fin de vie des animaux de rente s’est longtemps focalisé sur la question des abattages « rituels ». La viande halal ou casher nécessite de faire appel à des sacrificateurs agréés par des représentants des religions musulmane et juive qui ne sont généralement pas salariés des abattoirs. De nombreuses associations dénoncent, dans le sillage de la fondation Brigitte Bardot, les dérogations à l’obligation d’un étourdissement préalable à la saignée des animaux, fixé par un décret de 1964. La presse régionale fait aussi régulièrement état de la découverte « d’abattoirs clandestins » à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd, faute de la présence des services vétérinaires obligatoires au moment d’égorger des moutons. Lors des travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les abattoirs, le député François Pupponi (PS), ancien maire de Sarcelles (Val d’Oise), a tenu à souligner que sa commune disposait d’un « abattoir mobile » spécialement dédié à cette journée. Dès 2004, Manuel Valls avait inauguré un abattoir similaire à Évry (Essonne), comme le confirme son fabricant, une entreprise spécialisée dans le matériel pour abattoirs de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Il s’agissait en réalité de conteneurs équipés et montés sur des remorques. Ces abattoirs modulaires, transportables et temporaires, n’ont qu’un lointain rapport avec un véritable abattoir mobile, agréé pour fonctionner toute l’année. Ils répondent à la demande de consommateurs urbains éloignés des abattoirs fixes, mais pas à celle des éleveurs ruraux. Certains moutons vendus en Île-de-France pour l’Aïd sont importés en bétaillères depuis l’Espagne.

 

Une formule d’abattage pérenne

 

Il existe pourtant au moins un camion-abattoir qui a déjà circulé en France. L’engin a été construit par un carrossier spécialisé dans les transports frigorifiques en Ardèche pour un couple d’éleveurs ovins de Bourgogne. Son prix est évalué à 300 000 euros. Une délégation d’éleveurs du Var a rendu visite au fabricant et a pu échanger avec le couple d’exploitants. La chambre d’agriculture du Var était intéressée par cette solution mobile, car il n’existe plus aucun abattoir dans le département. Pour l’Aïd, la préfecture du Var a autorisé six « abattoirs temporaires » en août 2018, dont trois exploitations agricoles. On est donc déjà dans le cas d’un abattage « à la ferme ». Au-delà de cette fête rituelle, la chambre d’agriculture souhaitait développer une formule d’abattage mobile pérenne. Mais l’investissement nécessaire pour faire agréer le camion en abattoir permanent a été évalué à plus d’un million d’euros. La chambre a donc décidé de jeter l’éponge et s’oriente désormais vers une formule « modulaire » fixe.

 

La suite ICI 

Partager cet article
Repost0
20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 06:00
Plaidoyer pour que l’abattoir vienne à la ferme : l’abattage au pâturage

Au temps de ma jeunesse à la Mothe-Achard il y avait une tuerie particulière.

 

12 novembre 2013

 

Je me souviens des « tueries particulières » celle de la Mothe-Achard tout particulièrement.

 

« Le terme de « tuerie » ou « tuerie particulière » fut d’abord utilisé pour désigner le lieu où chaque boucher abattait ses propres animaux : dans la cour ou la remise attenante à sa boucherie, parfois même directement sur le trottoir, devant la boutique. Le mot abattoir est apparu dans le langage professionnel et administratif lorsque des locaux spécialisés ont été imposés dans les grandes villes, et d'abord à Paris, pour y mettre à mort les animaux de boucherie. »

 

La suite ICI 

 

Au Bourg-Pailler, mémé Marie faisait passer de vie à trépas, sans violences, les volailles, les canards et les lapins du quartier. En hiver, on tuait le cochon.

 

L’ami Henry-Pierre, dans sa nouvelle « On tue le cochon à la Prévaudière », écrit que « deux fois dans l’année, Maurice et Eliane, qui a son avis à donner et que Maurice ne contrarie jamais, se rendent à la Célinière de la Chapelle chez les cousins Gravouil pour y choisir cinq petits gorets pour l’engraissement » des images défilent – même si Henry-Pierre mêle à son gré les lieux et les noms patronymiques – car la Célinière de Saint-Georges-de-Pointindoux c’est là où sont nés mon frère et ma sœur et comme par hasard maman née Gravouil est, elle, originaire de la Chapelle-Achard.

 

3 septembre 2011

Manifeste du cochon libre : de la liberté de mettre un cochon en pension pour notre consommation personnelle.

 

ICI 

 

Dans ma vie professionnelle j’ai visité beaucoup d’abattoirs pour toutes les espèces d’animaux domestiques consommés.

 

Je déteste les abattoirs.

 

682px-Lovis_Corinth_006.jpg

 

Je plaide donc pour que, depuis 2016, comme en Suisse, pour l'abattage au pâturage ait maintenant force de loi. « Pour éviter le stress des animaux durant le transport, les éleveurs helvètes peuvent désormais abattre leurs bovins à la ferme au fusil, puis transporter l'animal mort à l'abattoir pour la découpe. »

 

L’abattage à la ferme est une pratique qui gagne de plus en plus d'adeptes, seuls 4 cantons ont délivré une telle autorisation en Suisse. Il s'agit des Grisons, de Zurich, Soleure et Neuchâtel.

 

Pour illustrer mon propos je vous propose de lire la chronique parue dans le 1 « Je pratique l’abattage à la ferme » de Stéphane Dinard, agriculteur.

 

Pour moi, l’élevage industriel est la première des maltraitances. Les animaux ne sont pas faits pour vivre enfermés dans des cages ou des boxes, ni pour manger uniquement de la farine ! Une poule a besoin de gratter le sol, un cochon de le fouiller avec son groin. C’est inscrit en eux. Quant aux vaches, l’herbe est leur alimentation de base.

 

Ma responsabilité consiste à apporter à mes animaux tout ce dont ils ont besoin. J’élève des bovins de races rustiques. Chacun a son caractère, certains ont des noms... Ils se nourrissent d’herbe, sauf l’hiver, et passent toute l’année dehors, avec un accès libre à l’étable. Je possède également une quarantaine de cochons, élevés en plein air. Je passe du temps avec mes animaux tous les jours, pour vérifier que tout se passe bien.

 

Le choix que j’ai fait pour l’abattage correspond à ce même souci de bien-être. Charger les bêtes dans une bétaillère, les transporter sur des kilomètres, les faire attendre dans un box à l’abattoir, c’est extrêmement stressant. Lorsque les bêtes ont été achetées par un groupement, elles peuvent traverser la moitié de la France avant d’être tuées !

 

J’ai eu recours à un abattoir durant deux ans, au début de mon installation, et j’avais le sentiment d’abandonner mes animaux à leur sort. Je n’ai pas d’états d’âme : la finalité consiste bien à les tuer pour qu’ils soient consommés. Mais je veux que ce soit bien fait, que ça ne ruine pas toute ma démarche d’éleveur. Sans compter qu’une mise à mort qui stresse l’animal a un impact sur la qualité de la viande, d’après des chercheurs.

 

Abattre mes animaux à la ferme est ce que je peux faire de mieux pour eux. Je suis très attaché à ce que rien n’effraie la bête : elle ne quitte pas le lieu où elle a vécu, je l’appelle, elle vient quand elle veut… On n’a pas de cadence à tenir, contrairement aux abattoirs industriels.

 

Nous tuons l’animal d’un coup de fusil entre les deux yeux, la mort est instantanée. Il est ensuite saigné dans une pièce que j’ai aménagée pour ça. La découpe et la transformation se font dans un laboratoire, toujours à la ferme.

 

Dès le début, je me suis entouré de professionnels de l’abattage, car un geste raté suffit à faire souffrir l’animal. Pour les bœufs, je travaille avec un artisan boucher. Je veux que la découpe soit très bien réalisée : c’est une vie qu’on prend, il faut la respecter, ne rien gaspiller. Et, en fin de compte, ma viande n’est pas plus chère qu’en boucherie.

 

Je pratique l’abattage à la ferme depuis 2007 mais, jusqu’au début de ce mois, j’étais dans l’illégalité. Il est strictement interdit de tuer chez soi, sauf un cochon ou un mouton pour sa consommation personnelle. En dehors de ce cadre, il faut procéder à un examen ante et post mortem en abattoir – il faut juste qu’on m’explique comment cela est possible dans des établissements qui tuent mille cochons par jour !

 

Quoi qu’il en soit, la viande d’animaux abattus à la ferme n’obtient pas de tampon sanitaire et ne peut donc être vendue ni à un boucher ni à un restaurateur. J’écoule tout en direct, en caissettes. Mes clients connaissent ma démarche et la soutiennent.

 

Les choses viennent de changer. Notre collectif « Quand l’abattoir vient à la ferme » regroupe des éleveurs, des vétérinaires, des bouchers, des directeurs d’abattoir, des associations de protection animale… Nous avons fait pression et ça a abouti : la loi alimentation, qui vient d’être adoptée, nous accorde quatre ans pour expérimenter la mise à mort dans les exploitations.

 

Notre souhait n’est pas du tout de faire fermer les abattoirs ! Nous avons besoin d’eux pour découper les carcasses, traiter les déchets, s’occuper des peaux... Nous voulons juste que les animaux arrivent sur place morts, et non vivants. C’est déjà le cas aux États-Unis, en Allemagne ou en Suède.

 

Cela peut prendre la forme d’une remorque d’abattage qui se déplace jusqu’à l’exploitation et où l’animal est seulement tué et saigné. Il faut ensuite transporter la carcasse jusqu’à un abattoir dans l’heure qui suit – ce qui est impossible pour les fermes isolées, surtout depuis la fermeture des établissements de proximité. Il existe aussi des abattoirs mobiles : des camions semi-remorque dans lesquels on peut tuer l’animal, l’éviscérer et le dépecer.

 

Ces équipements coûtent cher, entre 20 000 et plus d’un million d’euros. Est-ce l’abattoir qui doit acheter le véhicule et proposer ce service comme une extension de son activité ? Ou bien les groupements d’éleveurs, ou encore la région ? Faut-il redonner aux vétérinaires la responsabilité de l’examen ante mortem, directement à la ferme ? Il y a tout un modèle à mettre en place.

 

De plus en plus de consommateurs soutiennent notre démarche : ils veulent manger « moins de viande, mais mieux », en étant sûrs que les bêtes soient respectées. C’est notre engagement. Comme dit un collègue, l’animal est « bien né, bien élevé, bien tué ».

 

En s’inscrivant sur notre site Internet, les gens ont accès à la liste des 400 éleveurs du collectif, à qui ils peuvent commander des caissettes de plusieurs kilogrammes. Pour cette quantité, le déplacement vaut la peine – quitte à partager la viande avec des amis si la dépense est trop élevée ou si la place manque dans le congélateur !

 

Les consommateurs doivent se réapproprier ce qu’ils mangent. Ensemble, nous pouvons remettre du bon sens dans l’alimentation.

 

www.abattagealternatives.wordpress.com  

 

Conversation avec HÉLÈNE SEINGIER

Partager cet article
Repost0
19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 06:00
Se donner des verges pour se faire fouetter : défendre les boissons aromatisées à base de vin qui sont du mauvais vin saucés au chimique

Comment peut-on dans le même mouvement se gargariser matin et soir de notre belle civilisation du vin, produit de culture, d’échange, de convivialité et, par en-dessous, en détournant le regard,  en se pinçant le nez, défendre, et parfois promouvoir, le rosé pamplemousse ?

 

C’est se tirer une balle dans le pied, se donner des verges pour se faire fouetter par ceux qui, à juste raison, se préoccupent de la santé des jeunes.

 

Dans la vie il faut savoir choisir, ne pas, sous le prétexte que dans les fameuses BABV, il y a du vin, agir au Parlement pour les exonérer d’une fiscalité efficace.

 

« En octobre 2018, lors de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, la députée Audrey Dufeu-Schubert (LRM, Loire-Atlantique) présentait un amendement visant à aligner la taxation des vins aromatisés sur celle des prémix. Une mesure connue pour son efficacité en termes de santé publique. En 1997, la taxe prémix appliquée aux mélanges d’alcools forts avec des sodas ou des jus de fruit avait entraîné un effondrement des ventes, passées de 950 000 litres à moins de 10 000 litres en un an, d’après l’agence Santé publique France.

« Hostile à toute taxe », selon ses propres mots, la filière a œuvré contre l’amendement.

 

Désolé, certes la base c’est du vin, mais du mauvais vin additionné d’arômes qui n’ont rien de naturels. Le plus drôle, si je puis l’écrire, c’est que ces vins à bas prix viendront majoritairement d’Espagne.

 

Bref, ne comptez-pas sur moi pour monter au créneau, cette fois-ci, pour vous défendre  face à l’offensive des hygiénistes et des prohibitionnistes.

 

Vous êtes à côté de la plaque !

 

Le Monde nous gratifie donc de 2 articles :

 

  1. Le lobby du vin à la conquête des jeunes

 

Le marketing du secteur viticole cible désormais les générations « Y » et même « Z ».

 

« Dans mon imaginaire, le vin, ça représente de l’alcool bu par les vieux. » Cette réplique fuse dans un documentaire projeté à la Cité du vin de Bordeaux fin mars, lauréat d’un Prix génération Y – Vin & société que décerne la filière vitivinicole. Elle synthétise le tourment de tout le secteur : comment, au pays des grands crus et de la verbosité œnologique, transformer le vin, cet alcool de « daron », en un produit cool ?

 

Pour le lobby du vin, harponner la jeunesse est devenu une priorité. Soumis à une concurrence internationale moins engoncée dans la culture terroir qu’en France, le secteur est contraint de s’intéresser de près à la génération Y, ou millenials. Ces noms de code marketing désignent les jeunes qui, nés entre 1980 et l’an 2000, ont grandi smartphone et souris entre les mains et ne recrachent pas le vin après l’avoir goûté.

 

La suite ICI 

 

  1. L’alcool et les jeunes, un cocktail à risques par Sandrine Cabut et Pascale Santi

 

Les « bitures express » se banalisent chez les jeunes. Face à l’offensive des alcooliers pour séduire les générations Y et Z, la prévention est un enjeu essentiel, soulignent les addictologues.

 

« J’ai arrêté mes études car il n’était plus possible d’emmagasiner des connaissances alors que mon cerveau baignait dans l’alcool », analyse Dany. C’était il y a quatre ans, et elle venait d’intégrer une école de commerce. Désormais abstinente depuis cinq mois pour l’alcool, deux pour le cannabis, cette jeune femme de 23 ans témoigne pour en aider d’autres. « L’alcool est trop accessible pour les jeunes, il faut tomber dedans et s’en sortir pour prendre conscience des pièges », résume-t-elle.

 

A l’adolescence, dans les soirées entre amis, Dany était toujours celle qui buvait plus, et plus vite que les autres. Mais c’est après une opération du genou qu’elle va « plonger ». Immobilisée au domicile parental, un peu isolée, avec des douleurs contre lesquelles les médecins ne l’avaient pas mise en garde, elle passe de l’alcool festif à l’alcool médicament. La journée, elle « tient » avec du cannabis. La nuit, elle se relève pour boire. Progressivement, sa consommation quotidienne atteint des niveaux impressionnants (quatre litres de bière, plus de la vodka, et des dizaines de joints), elle ne s’alimente presque plus. « Mon père ne dormait pas pour me ramasser par terre, moi j’étais dans le déni », raconte Dany.

 

Un jour, invitée à un mariage, elle décide de rester sobre vingt-quatre heures pour mieux profiter de la fête. Elle fait une crise d’épilepsie, une complication connue en début de sevrage, mais rare à son âge. « Ça a été un signal, j’ai réalisé que je ne m’en sortirais pas sans hospitalisation », poursuit-elle. A son arrivée dans le service d’addictologie de l’hôpital Paul-Brousse (AP-HP, Villejuif), il y a un an, son état physique est préoccupant, avec des déficits en vitamines, un foie stéatosique (gras) à l’échographie, des tests cognitifs (mémoire…) perturbés. « Les grosses consommations, ça rend con. Il faut environ un an pour que le cerveau refonctionne normalement, ce qui me donne un objectif », sourit Dany, qui dit commencer à retrouver « une vie normale ».

 

La suite ICI 

 

C’est réservé aux abonnés mais je peux vous faire parvenir la version intégrale.

 

Comme on le disait chez nous : et voilà le travail !

 

Résultat de recherche d'images pour "boisson aromatisée à base de vin photos"

Règlement (CEE) N 1601/91 DU CONSEIL du 10 juin 1991 établissant les règles générales relatives à la définition, à la désignation et à la présentation des vins aromatisés, des boissons aromatisées à base de vin et des cocktails aromatisés de produits viti-vinicoles

 

considérant que, à l'heure actuelle, aucune disposition communautaire spécifique ne vise les vins aromatisés, les boissons aromatisées à base de vin et les cocktails aromatisés de produits viti-vinicoles, ci-après dénommés boissons aromatisées notamment en ce qui concerne la définition de ces boissons et les prescriptions relatives à leur désignation et à leur présentation; que, compte tenu de l'importance économique de ces boissons, l'adoption de dispositions communes dans ce domaine s'impose afin de contribuer au fonctionnement du marché commun;

 

considérant que ces boissons aromatisées constituent un débouché important pour l'agriculture communautaire; que ce débouché est, en grande partie, à la renommée que certaines de ces boissons ont conquise dans la Communauté et sur le marché mondial; que cette renommée est liée au niveau qualitatif des boissons en question; qu'il convient donc, pour maintenir ce débouché, de maintenir un certain niveau qualitatif pour les boissons en question; que la manière appropriée de maintenir ce niveau qualitatif est de définir les boissons en tenant compte des usages traditionnels qui sont à la base de cette réputation; que, en outre, il convient de réserver l'emploi des termes ainsi définis à des boissons dont le niveau qualitatif correspond à celui des boissons traditionnelles afin d'éviter que ces termes ne soient dévalorisés;

 

considérant qu'il convient de prévoir un cadre approprié pour les boissons aromatisées constituées majoritairement par du vin ou des mouts, tout en permettant l'évolution et l'innovation pour ces boissons; que cet objectif peut plus facilement être atteint par la création de trois catégories de boissons selon leur teneur en vin, leur titre alcoométrique et selon qu'elles ont fait l'objet d'une addition d'alcool ou pas;

 

considérant qu'il convient que le droit communautaire réserve à certains territoires l'usage de mentions géographiques s'y référant dans la mesure ou, parmi les phases du processus de production, celles du stade de la production du produit fini, au cours duquel celui-ci acquiert son caractère et ses qualités définitives, se sont déroulées dans la zone géographique en question;

 

considérant que le moyen normal et habituel d'informer le consommateur est de porter sur l'étiquette un certain nombre de mentions; que les boissons aromatisées sont soumises, en ce qui concerne leur étiquetage, aux règles générales établies par la directive 79/112/CEE du Conseil, du 18 décembre 1978, relative au rapprochement des législations des états membres concernant l'étiquetage et la présentation des denrées alimentaires destinées au consommateur final ainsi que la publicité faite à leur égard4, modifiée en dernier lieu par la directive 89/395/CEE5; que, compte tenu de la nature des boissons en cause, il convient, pour mieux informer le consommateur, d'arrêter des dispositions complémentaires à ces règles générales;

 

considérant que, dans l'esprit du consommateur, la réputation de certaines boissons aromatisées est étroitement liée à une provenance traditionnelle; que, afin d'assurer une information appropriée du consommateur et pour tenir compte de ces cas spécifiques, il convient de rendre obligatoire l'indication de la provenance au cas ou la boisson ne provient pas de la région traditionnelle de production;

Partager cet article
Repost0
18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 06:00
Notre-Dame de Paris brûle, sidération, une petite réflexion sur la discrétion 1 forme heureuse et nécessaire de résistance au paraître.

Lundi après-midi je rentre d’une journée de dégustation, même si je n’apprécie pas l’exercice je m’astreins de temps à autre à la pratiquer, je suis fourbu, je prends un bain, je consulte Twitter qui m’annonce que Notre-Dame est en feu, je me précipite dans ma cuisine et je vois d’élever un énorme champignon gris de fumée.

 

Je suis sidéré.

 

Lorsque la flèche s’effondre j’ai envie de pleurer.

 

Dans ces moments-là, chez moi, dans mon pays crotté, chez les gens de peu, ceux dont on ne parle jamais, on m’a appris le silence, le recueillement, la discrétion…

 

Mais nous sommes dans une société qui valorise le paraître, les confessions à grand spectacle, l’affichage de ses sentiments, de ses hautes et belles réflexions, de son bon cœur, de l’épaisseur de son porte-monnaie.

 

Sur les réseaux sociaux c’est le déferlement, le déversement, on communique, overdose, envie de fuir ces gens-là, disparaître, entrer en résistance au paraître.

 

Être discret.

 

Attention il ne s'agit pas de me mettre en retrait, ni jouer les misanthrope, m’extraire de la société telle qu’elle est, affirmer ma différence, non simplement chercher la bonne distance.

 

Pierre Zaoui dans son livre La discrétion, Ou l'art de disparaître, Collection Les Grands Mots, octobre 2013, 157 pages, 14 € le dit bien mieux que moi

 

 

La discrétion dont nous parle Zaoui n'est pas un trait de caractère, ni une valeur morale.

 

Cet art de disparaître  nécessite avant tout d'aimer notre monde et  de vouloir s'y fondre, tout en restant à bonne distance. Trop près on est aveuglé, trop loin on est aveugle. Et contrairement à une quête immodérée de reconnaissance et d'apparence,   l'expérience de la discrétion est une lutte souterraine, plus calme mais tout aussi tenace, pour l'anonymat et l'invisibilité, sans lâcher les autres du regard.

 

La discrétion désigne précisément cet effacement qui fait sortir l’ego de sa gangue ; elle consiste à « disparaître momentanément pour s’abandonner à l’apparition de l’autre », pour « cesser pour un instant d’être soi ». C’est une « déprise » à la vocation épiphanique : le « je » se dépersonnalise, se sépare de lui-même – discretio, en latin, signifie à la fois « discernement » et « séparation » – pour qu’advienne le sens d’une altérité.

 

Ce n’est pas une posture, simplement mettre son ego de côté sans pour autant renoncer à exister, être apaisé,  laisser les autres être sans se montrer, laisser « un peu de place aux autres et au monde»

 

Se faire discret, c'est créer, c'est donner, c'est aimer. »

 

« Aujourd’hui, nous dit-on, il faut s’adapter à l’accélération inexorable du temps ; le discret, lui, interrompt la course folle des horloges dans des instants suspendus de flânerie ou de contemplation désintéressée. Aujourd’hui, nous dit-on avec raison, le moindre de nos faits et gestes est épié, surveillé, commenté ; le discret, lui, défie cette « panoptique totalitaire » en se soustrayant aux radars, en se déconnectant et en renonçant à toute forme d’exhibitionnisme où l’on tend le bâton pour mieux se faire battre. »

 

« Attention, Pierre Zaoui ne milite pas pour un « vivons heureux, vivons cachés » new-age, tant ce slogan évoque le repli égotiste sur soi. Si la discrétion constitue à ses yeux une puissance hautement subversive, ce n’est pas seulement parce qu’elle branche sur courant alternatif à l’heure des flux continus ; c’est également, donc, parce qu’elle rend disponible à cela même que nous perdons trop souvent : le pur spectacle du monde. Disparaissant par intermittences, fugueurs magnifiques, nous pourrons de nouveau en jouir à discrétion – avec toute l’abondance désirable. »

 

 

Au temps où j’occupais des fonctions publiques et politiques certains m’ont reproché ma distance qu’ils qualifiaient au mieux de froideur, au pire d’orgueil, j’ai toujours assumé, je préservais ce que je nomme ma petite Ford d’intérieur, afin d’éviter de me prendre au sérieux, de croire en la comédie du pouvoir.

 

Pour autant, je suis tout sauf modeste, je sais ce que je vaux sans avoir le besoin de l’afficher, en ce domaine, les mêmes qui me trouvaient distant, me reprochait les couleurs de mes pulls, de mes chaussettes, mes différences je les assume, nul besoin de me positionner sur les réseaux sociaux soit comme le défenseur des affligés, soit  comme le social-traître que je suis…

 

Aucune description de photo disponible.

Partager cet article
Repost0
17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 06:00
La ruée vers l’or vert : déluge de produits bio chez les grandes marques… je vous l’avais bien dit les ouvriers de la 25e heure déferlent dans la GD !

Dans le Beaupassage, le « nouveau spot parisien du bon, du beau et du bien-être »  au coeur du très bourgeois 7ème arrondissement de Paris Carrefour ouvre un Carrefour City dédié au bio et au frais à Paris.

 

J’y suis allé pour voir c’est froid et moche comme du conceptuel.

 

Geoffroy Gersdorff, secrétaire-général de Carrefour, est clair l’ambition de Carrefour est d’ouvrir des commerces de proximité spécialisés dans le bio et l’offre santé.

 

Le nouveau magasin de proximité Carrefour City du 7e propose une large offre de produits bio et entend mettre l’accent sur la santé. Mais attention, tout n’y est pas bio, sans gluten ou vegan (1/3 de la surface dédié au bio, sans gluten et vegan) « Doté d’une très large offre de produits Bio, sans gluten et vegan, ce nouveau magasin s’inscrit pleinement dans l’ambition du groupe de devenir le leader de la démocratisation du Bio et de la transition alimentaire pour tous d’ici 2022 » déclare en effet Carrefour.

 

« Bar à Partage »

 

Ce nouveau Carrefour City a été pensé comme un lieu de rencontres, construit autour d’un Bar à Partage et d’une terrasse où il est possible de déjeuner, boire un café et même échanger des livres, grâce à une bibliothèque partagée.

 

C’est la grande récup, les loups sont entrés dans Paris, ils cachent leurs grandes oreilles et leurs grandes dents sous le beau feuillage vert du label bio.

 

Et pendant ce temps-là les autres prédateurs, les grands de l’agro-alimentaire, assoupis sous leurs grandes ombrelles, leurs marques, se réveillent.

 

C’est nouveau, Don Patillo  a révisé sa copie « Des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani… bio… »

 

Résultat de recherche d'images pour "panzani bio"

 

 

Faut dire que Barilla, le géant italien, avait dégainé le premier.

 

Résultat de recherche d'images pour "barilla bio"

 

« Longtemps timides, des marques ultra-connues comme Danone, Krema, Carte Noire ou Teisseire mettent les bouchées doubles pour rattraper leur retard. »

 

« Les bonbons Krema, chez Carambar & Co, jouent les pionniers dans un rayon de la confiserie encore peu investi par le bio avec des Mini Cub'à base de pectine de fruits et colorés avec des concentrés végétaux. Les  sirops Teisseire arrivent ce mois-ci sur le segment avec les quatre références les plus achetées par les Français, comme la grenadine. Carte Noire accélère aussi. Sa gamme couvre désormais tous les usages, du café soluble aux dosettes souples. »

 

En tant qu’expert du végétal, Bonduelle s’engage à lancer toujours plus de produit issus de l’agriculture Biologique tout en favorisant l’origine France. Une offre Bio en 4ème gamme existe déjà sur le marché et à partir de ce début 2019, Bonduelle lance une offre large de références Bio 100% Français aux rayons légumes en conserves et légumes surgelés.

 

http://subdesign.fr/wp-content/uploads/2019/01/bondu-bio2-1024x537.jpg

 

« La vague bio a tout de la déferlante dans l'Hexagone. Sept Français sur dix en consomment au moins une fois par mois. Le marché a atteint les 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2018, selon l'Agence Bio ».

 

Les Échos, journal officiel des entreprises titre : Déluge de produits bio chez les grandes marques

 

« Année après année, le bio s'est fait une belle place dans les chariots des clients. Selon le cabinet IRI, il représente 4,6 % du chiffre d'affaires alimentaire de la grande distribution et devrait bondir à 7 % en 2021. Mais paradoxalement, les poids lourds de l'alimentaire ont mis du temps à se convertir au bio, de peur de jeter le trouble chez les consommateurs sur leurs produits classiques ou, parfois, pour des questions d'approvisionnement. Ils sont en train de rattraper le temps perdu, en enchaînant les lancements. »

 

Danone s'est lancé l'an dernier dans la bataille sous son nom alors qu'auparavant le groupe n'occupait le terrain sur les linéaires des yaourts qu'avec « Les 2 Vaches ». 

 

« Pendant longtemps, le bio s'appuyait sur une posture militante. Il s'est démocratisé. Les Français sont prêts à en acheter plus régulièrement à condition qu'un contrat de confiance soit respecté par les marques. Chez Danone, il passe, comme pour les autres produits, par les dimensions d'approvisionnement local et de made in France »

 

« Avec des ventes de 132 millions d'euros, le bio est encore très peu développé sur l'énorme marché fromager de plus de 6 milliards d'euros en France. »

 

Les consommateurs, surtout les jeunes « Veulent des marques engagées et innovantes », affirme Antoine Fievet le patron de Fromageries Bel. « Les choses bougent très vite. Il faut gagner en agilité »

 

« La Vache qui rit bio »

 

Bel entend relever ces défis et « démocratiser le bio avec des marques accessibles, françaises et de qualité ». La boîte de huit portions sera proposée à un prix conseillé inférieur à 2 euros, contre 1,65 euro pour La Vache qui rit classique.

 

Le lait qui sert à fabriquer ces fromages est fourni par la coopérative Biolait, numéro un du secteur, et produit par des vaches qui sont au pâturage le plus possible. Elles ne reçoivent pas de traitement antibiotique préventif et n'absorbent pas d'OGM.

 

Beurrier biologique Président – Doux

Partager cet article
Repost0
16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 06:00
Pourquoi je ne retrouve pas la presse nationale du vin dans la diffusion de la presse DSH OJD LA 2018 alors que LE PAYSAN VIGNERON y est ?

Un très grand magazine par la taille se réjouit :

 

« Il est grand, il est beau, il est chez votre marchand de journaux. Si la Une met à l’honneur ce M de château-la-tour-carnet 2018, ce n’est pas par hasard. Place à Bordeaux. Avec un numéro largement consacré à la région, E M (ndlr il ne s’agit pas d’En Marche)  fait le point sur ce vignoble « jamais battu » et met du plomb dans l’aile à cette mode détestable du bordeaux bashing. M.B, notre dégustateur en chef, balaye les faux-procès, T.D revient avec brio sur le come-back au premier plan de Château Figeac à Saint-Émilion. La classe de maître distingue 42 supers bordeaux, des vins de plaisir, au style accessible, au potentiel indéniable, avec un rapport prix-plaisir excellent. »

 

« Voilà un numéro qui fait du propre. À une époque où le buzz à tout prix et les fake news sèment confusion et zizanie, abîment des réputations et s’arrangent avec la vérité, E M siffle la fin de la récré

 

Résultat de recherche d'images pour "photos de bedeau"

 

OK d’accord mais où sont les chiffres de diffusion et d’audience ?

 

En ces temps de transparence il serait intéressant de nous informer pour savoir si le marchand de journaux, le kiosquier capte de clients ?

 

Précision d’importance, je ne vise pas expressément ce titre, la vieille dame permanentée qui se dévergonde un chouïa avec les vins qui puent, la succursale vin du groupe SO, sont aussi aux abonnés absents de l’APCM.

 

La mission de l'ACPM, l’Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias, est d'être le tiers certificateur des médias.

 

  • Contrôler les diffusions dans le souci de la plus totale transparence

 

  • Développer les études d’audience les plus pertinentes et les plus opérationnelle

 

  • Imaginer les études et les actions futures en fonction des besoins du marché

 

L'ACPM est née, en décembre 2015, de la fusion entre l’OJD (contrôle de la diffusion de la presse et de la fréquentation des sites et applis) et la SAS AudiPresse (mesure de l'audience de la presse).

 

Depuis cette fusion l’ACPM a étoffé ses missions et contrôle désormais un univers de médias plus large.

 

La suite ICI 

 

CLASSEMENT DIFFUSION PRESSE PROFESSIONNELLE 2018

 

ICI 

 

 

 

http://www.acpm.fr/var/ojd/storage/files/logos/B/logo_2896.jpg

RÉSULTATS DE DIFFUSION

 

2018

2018 vs 2017

Diffusion France payée

8 397

0,49 %

Diffusion totale

17 258

-3,58 %

 

http://www.acpm.fr/var/ojd/storage/files/covers/4958.jpg

RÉSULTATS DE DIFFUSION

2018         2018 vs 2017

Diffusion France payée  3 886        3,77 %

Diffusion totale       7 599        2,11 %

 

http://www.acpm.fr/var/ojd/storage/files/logos/B/logo_2911.jpg

RÉSULTATS DE DIFFUSION

2018         2018 vs 2017

Diffusion France payée  149  -1,32 %

Diffusion totale       8 408        -13,01 %

 

http://www.acpm.fr/var/ojd/storage/files/logos/B/logo_3119.jpg

RÉSULTATS DE DIFFUSION

2018         2018 vs 2017

Diffusion France payée  1 758        -2,28 %

Diffusion totale       2 549        -1,39 %

 

Pour mon bouiboui les chiffres de mars sont bons.

 

33 815

Visiteurs uniques

41 895

Pages vues

Partager cet article
Repost0
15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 06:00
Allez-donc « Sucrer les fraises » sur Instagram pour savoir combien il y a de morceaux de sucre dans votre bouteille de vin ?

Je n’ai jamais été vraiment convaincu de l’efficacité du bandeau déroulant sous les publicités exigé par nos chères autorités sanitaires

 

« Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé. »

 

Pour rendre visible le sucre présent dans notre alimentation, Arthur et Léa, des étudiants passionnés de cuisine et de nutrition, ont lancé en septembre 2018 le compte Instagram « Sucrez vos fraises ». ICI 

 

Biscuits, soupes, conserves, jus… Les deux amis publient les photos de produits trouvés dans les rayons de supermarchés. Et posent juste à côté l'équivalent de leur teneur en sucre, en carrés (un pour 5 g). 

 

Biscuits, soupes, conserves, jus… Les deux amis publient les photos de produits trouvés dans les rayons de supermarchés. Et posent juste à côté l'équivalent de leur teneur en sucre, en carrés (un pour 5 g). 

 

Dernier exemple publié sur le compte, une tablette de chocolat au caramel et cacahuètes comprenant l'équivalent de… 26 carrés de sucre.

 

« Il y a un manque de transparence sur la quantité de sucre présent dans un produit »

 

Karine Jacquemart, directrice de l’association Foodwatch France.

 

« Les informations sont écrites en tout petit et sont incompréhensibles pour la majorité des consommateurs. Pourtant les fabricants et distributeurs trouvent de la place pour rajouter des nounours ou des slogans marketing... en particulier sur les produits pour enfants. »

 

« Le sucre présente pour eux de nombreux avantages : il est moins cher, conserve bien les aliments et se révèle extrêmement addictif »

 

L’article Sur Instagram, ce compte révèle le sucre caché dans les aliments

 

Combien de carrés de sucre dans votre goûter préféré ? Le compte Instagram “Sucrez vos fraises” met en scène les quantités insoupçonnées de sucre présent dans les aliments industriels.

Par Pauline Vallée I Publié le 11 Avril 2019  ICI 

Résultat de recherche d'images pour "caricature buveur de vin photos"

Et dans une bouteille de vin : combien de morceaux de sucre ?

 

Combien de sucre y a-t-il dans un verre de vin?

Fabrizio Bucella Professeur des Universités (Université Libre de Bruxelles), physicien, docteur en Sciences et sommelier

 

« Combien de sucre dans un verre de vin? C'est l'une des questions en rapport avec le vin les plus posées sur Internet, nous renseigne le News Lab de Google. Il y a une règle extrêmement facile et que je vous livre ici. Le nombre de grammes d'alcool dans un verre de vin (1/6 bouteille) est égal au taux d'alcool indiqué sur la bouteille! On multiplie par 1,8 pour avoir le nombre de grammes de sucre et le tour est joué (multiplier mentalement par 1,8 est élémentaire: on multiplie par deux et on retire dix pour cent du total). Pour une plus grande compréhension, on se réfère au tableau récapitulatif en bas de cet article. »

 

ICI 

 

Dans la RVF en our l'avocat @EricMorain, grand amateur de vin nature, « la liste des ingrédients du vin devrait être obligatoire ! »

Résultat de recherche d'images pour "caricature buveur de vin photos"

Étiquetage alimentaire des boissons alcoolisées : vers la fin d’une exception

Écrit par © Filactu le 12 juin 2017

 

Le 13 mars 2017, la DG Santé de la Commission européenne a présenté un rapport sur l’évolution de l’étiquetage des boissons alcoolisées (vins, bières, spiritueux…) en précisant la liste de leurs ingrédients et de leurs valeurs nutritionnelles. Tout en souhaitant plus de transparence sur le contenu des boissons alcoolisées, la DG Santé  invite le secteur « à élaborer dans un délai d’un an une proposition d’autorégulation pour généraliser la mention des ingrédients (notamment allergènes) et des informations nutritionnelles sur toutes les boissons alcoolisées ».

 

En fait, le règlement de l’UE (n° 1169/2011) concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, qui est applicable depuis décembre 2014, établit des règles concernant toutes  les denrées alimentaires, mais le lobby du vin avait obtenu, à l’époque, que les boissons titrant plus de 1,2 % d’alcool en volume en soient exemptées !

 

La suite ICI 

 

 Etiquetage des calories et des ingrédients

Que proposent le secteur des boissons alcoolisées et la filière viticole ?

La CNAOC

 

Aujourd’hui, les boissons alcoolisées sont le dernier produit alimentaire préemballé à ne pas devoir étiqueter les ingrédients et les calories. Pourtant, depuis plusieurs années déjà, la pression pour mettre fin à cette exception est de plus en plus forte : le Parlement Européen et certains Etats Membres y sont favorables, les associations de consommateurs sont de plus en plus offensives… En mars 2017, dans un rapport, la Commission Européenne annonce sa volonté de mettre fin à cette exemption. Elle donne alors un an à l’ensemble des filières des boissons alcoolisées – vins, bières, spiritueux, cidres – pour faire une proposition d’autorégulation sur le sujet. Un an après, cette proposition est la réponse à la demande de la Commission. La fédération Européenne des vins d’origine EFOW et la CNAOC ont fortement contribué à son élaboration en collaboration avec l’ensemble des organisations viticoles (CEVI, CEEV, Copa-Cogeca).

 

ICI 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 07:00
Staline, Hitler, Mao vus par…
Staline, Hitler, Mao vus par…
Staline, Hitler, Mao vus par…
  • F. Joliot-Curie prix Nobel « le marxisme et la Science » in Lettres Françaises 12 mars 1953

Résultat de recherche d'images pour "joliot curie photos"

« L’épanouissement sans précédent de la science soviétique ne peut s’accomplir que parce que les talents des savants de ce pays s’exercent dans un milieu favorable créé par les grands savants révolutionnaires Lénine et Staline. […] Staline, continuateur de Marx et Engels, aura marqué de son empreinte notre époque. Son œuvre pratique est considérable. »

 

  • Jean-Baptiste Doumeng

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Baptiste Doumeng photos"

« Staline a bien fait quelques morts, mais pas plus que les accidents de la route. »

 

  • Le beau nom de « stalinien » déclaration du PCF à la mort de Staline, mars 1953.

Résultat de recherche d'images pour "déclaration du PCF à la mort de Staline, mars 1953.photos"

« Nous faisons le serment de mériter toujours plus, selon l’exemple et les enseignements de Maurice Thorez, le meilleur disciple de Staline en France, le beau nom de « stalinien », c’est-à-dire de disciple de ce géant de la pensée. »

 

  • Marie-Claude Vaillant-Couturier, député communiste, déportée à Ravensbrück, déposition au procès de David Rousset contre les Lettres françaises sur l’existence des camps soviétiques, 22 décembre 1950, cité in A. Grosser Le Crime et la Mémoire.

Résultat de recherche d'images pour "Marie-Claude Vaillant-Couturier photos"

« Je sais qu’il n’existe pas de camps de concentration en Union Soviétique et je considère le système pénitentiaire soviétique comme indiscutablement le plus souhaitable dans le monde entier. Je crois que c’est le seul pays où les condamnés, quels qu’ils soient, que ce soient des condamnés de droit commun ou que ce soient des condamnés politiques, touchent un salaire égal à ce qu’ils toucheraient s’ils étaient à l’extérieur, peuvent acheter ce qu’ils achèteraient à l’extérieur, sauf des boissons alcooliques, ce qui est évidemment désagréable pour ceux qui aiment boire, et peuvent se payer, avec leur salaire, une chambre individuelle s’ils en ont le désir et la possibilité, qui ont la possibilité de lire, d’écrire, de voir des films, de faire de la musique. »

 

  • Sir Neville Chamberlain Premier Ministre de Grande-Bretagne à Berlin après on entrevue avec Hitler 25 août 1939

Résultat de recherche d'images pour "Sir Neville Chamberlain photos"

« M. Hitler est par nature artiste et non politique et, une fois réglée la question de la Pologne, il se propose de finir ses jours en artiste et non en faiseur de guerre.

 

  • Maréchal Hindenburg 1931

Résultat de recherche d'images pour "Maréchal Hindenburg photos"

« Hitler est un drôle de type qui ne sera jamais chancelier. Tout ce qu’il peut espérer c’est le ministère des Postes. »

 

  • Robert Brasillach, Je suis Partout, 30 janvier 1937

Résultat de recherche d'images pour "Robert Brasillach photos"

« Poète allemand, cet Hitler qui invente des nuits de Walpurgis et des fêtes de mai, qui mêle dans ses chansons de marche le romantisme du myosotis, la forêt, le Venusberg, les jeunes filles aux myrtilles fiancées à des lieutenants de section d’assaut. »

 

  • André Malraux anti-Mémoires 1967 Mao Tsé-Toung

Résultat de recherche d'images pour "André Malraux et mao photos"

« Il est le plus droit de nous tous. »

 

  • Étiemble, Le Monde, 10 septembre 1975 Mao Tsé-Toung

Résultat de recherche d'images pour "Étiemble,photos"

« Un grand prince poète. »

 

  • Valery Giscard D’Estaing Le Monde 1975

Résultat de recherche d'images pour "Valery Giscard D'Estaing et mao photos"

« Avec le président Mao Tsé-Toung s’éteint un phare de la pensée mondiale. »

 

  • Marie-Antonietta Macciocchi De la Chine 1971

Résultat de recherche d'images pour "Marie-Antonietta Macciocchi De la Chine"

Il y a entre Staline et Mao une différence radicale. Staline personnifiait le dogmatisme, l’autoritarisme (« les cadres décident de tout »), l’appareil de l’État, le culte de la technique (« la technique décide de tout »). C’était l’homme de l’appareil élevé au-dessus des masses. L’appareil qu’il dirigeait n’hésitait pas à utiliser la répression contre les ouvriers et les paysans et bénéficiait  d’énormes avantages. Mao est essentiellement antidogmatique et antiautoritaire. »

 

  • Primo Levi  Appendice à Si c'est un homme –

Résultat de recherche d'images pour "Primo Levi  Appendice à Si c'est un homme – photos"

« Comprendre la décision ou la conduite de quelqu'un, cela veut dire (et c'est aussi le sens étymologique du mot) les mettre en soi, mettre en soi celui qui en est responsable, se mettre à sa place, s'identifier à lui. Eh bien, aucun homme normal ne pourra jamais s'identifier à Hitler, à Himmler, à Goebbels, à Eichmann, à tant d'autres encore. »

 

  • Jonathan Littell Les bienveillantes

Les bienveillantes par Littell

« Moi, tu sais, j'admire les bolcheviques. Eux, c'est pas de la soupe aux cafards. C'est un système d'ordre. Tu te plies ou tu crèves. Staline, c'est un type extraordinaire. S'il n'y avait pas Hitler, je serais peut-être communiste, qui sait ? »

 

  • Sebastian Haffner Histoire d'un allemand : souvenirs 1914-1933

Histoire D'un Allemand - Souvenirs 1914-1933   de Sebastian Haffner  Format Broché

« Rathenau et Hitler sont les deux phénomènes qui ont le plus excité l'imagination des masses allemandes le premier par son immense culture le second par son immense vulgarité. »

 

  • Aimé Césaire Discours sur le colonialisme

Discours sur le colonialisme

 

« Oui, il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXème siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est que l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique.

 

  • Franz-Olivier Giesbert La cuisinière d'Himmler

La cuisinière d'Himmler

« Le jour de ma naissance, les trois personnages qui allaient ravager l'humanité étaient déjà de ce monde : Hitler avait dix-huit ans, Staline, vingt-huit et Mao, treize. J'étais tombée dans le mauvais siècle, le leur. »

 

  • Antoine de Baecque Godard

Godard

« La France est le seul pays du monde où l'on peut prendre l'avenue Staline et déboucher dans le boulevard Nicolas II. Donc la France est un pays libre. »

 

  • Romain Gary L'affaire homme (Parlant des éléphants) -

L'affaire homme par Gary

« Des gens soutiennent que vous êtes un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre. C'est exactement le genre qu'utilisent les régimes totalitaires, de Staline à Mao, en passant par Hitler, pour démontrer qu'une société vraiment rationnelle ne peut se permettre le luxe de la liberté individuelle. Les droits de l'homme sont, eux aussi, des espèces d'éléphants. Le droit d'être d'un avis contraire, de penser librement, le droit de résister au pouvoir et de le contester, ce sont là des valeurs qu'on peut très facilement juguler et réprimer au nom du rendement, de l'efficacité, des "intérêts supérieurs" et du rationalisme intégral »

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 06:00
J"ai toujours rêvé d être un gangster - Arno-Bashung

J"ai toujours rêvé d être un gangster - Arno-Bashung

Depuis quelque temps le dimanche c’est ainsi, je tire sur les fils de l’écheveau  de mes souvenirs sans trop savoir où ça me mènera, d’ailleurs peu importe où ça me mènera, l’important c’est que je puisse tisser une chronique avec une queue et une tête.

 

« Voilà comme je suis fait, ce n'est pas être bien fait sans doute, mais que voulez-vous? La faute en est aux dieux, et non à moi pauvre diable qui n'en peux mais ; je n'ai pas besoin de réclamer ton indulgence , mon cher Silvio , elle m'est acquise d'avance, et tu as la bonté de lire jusqu'au bout mes indéchiffrables barbouillages, mes rêvasseries sans queue ni tête ; si décousues et si absurdes qu'elles soient, elles t'offrent toujours de l'intérêt , parce qu'elles viennent de moi, et tout ce qui est moi, même quand cela est mauvais, n'est pas sans quelque prix pour toi. »

 

Théophile Gautier - Mademoiselle de Maupin : double amour – 1837

 

Ça me vient souvent sur mon vélo, alors je m’arrête, pose pied à terre, me gare dans le caniveau, sors de mon sac mon petit carnet et griffonne l’idée qui m’est passée dans la tête ; à nos âges la mémoire parfois est bien volage.

 

Arno, Bashung, Cohen c’est A, B, C… les 3 premières lettres de l’alphabet.

 

Eurêka j’ai trouvé…

 

Me reste plus qu’à broder avec mes bobinettes de fil…

 

A

 

Arno, est toujours vivant toujours doté de son humour ravageur « Ce qui est bien avec les strings, c’est que quand tu en mets un à l’envers, tu t’en rends même pas compte. »

 

  • Bashung, auquel on vous compare souvent ici, a chanté Ostende, votre ville natale. Et vous, seriezvous prêt à rendre hommage en chanson à la sienne, Strasbourg ?

 

« Pourquoi pas, si on met le prix, je suis ouvert comme une vieille pute, je fais tout du moment qu’on me paye. C’est le lot des chanteurs de charme ratés… »

 

Le voilà mon fil rouge baiser Ostende

 

Arno Comme à Ostende signé par Jean-Roger Caussimon et Léo Ferré, superbe chanson.

 

Arno au festival des Nuits secrètes.

B

Et bien sûr je noue mon fil rouge baiser avec un fil rouge garance :

 

Alain Bashung – Ostende

 

« A Ostende, je tire au stand ». Il ne retient d’une plage de Belgique qu’une fête foraine fictive. C’est le pouvoir des toponymes. On n’est pas loin des vers équivoqués d’Alphonse Allais ou de Victor Hugo : « Gal, amant de la reine, alla, tour magnanime, galamment de l’arène à la tour Magne, à Nîmes ». D’ailleurs on est sûr que la référence à Allais plairait beaucoup à Jean Fauque... « A Ostende » reprend le thème dylanien de « Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again » : on n’est jamais bien là où l’on est (naît), l’herbe est toujours plus verte de l’autre côté de la vallée : « A Ostende, j’aime Gibraltar, à Ostende, j’aime, Epinal, à Oslo, j’aime Agadir ». Quand on est en Suède, on regrette le Maroc, et réciproquement. « A Java, j’aime la Villette ». En Russie, on voudrait le Portugal : « En Ukraine, j’aime le fado ». Des jeux de mots basés sur des glissements phonétiques : « Et je pleure mon collyre, ma colère »

 

Mine de rien, ce lyrisme emprunte à Alfred de Musset : « Flottes hippocampes, droits comme des i », cela rappelle la fameuse « Ballade à la lune » : « C’était dans la nuit brune, sur le clocher jauni, la lune, comme un point sur un i »

.

Les souvenirs sentimentaux restent lapidaires. Cette retenue dit la pudeur : « A Ostende j’ai la hantise de l’écharpe qui s’effiloche à ton coup ». On a l’impression que le texte est né d’un souvenir raconté, qu’on n’en a gardé qu’un tout petit détail, on n’a pas voulu laisser émerger le reste.

 

Publié le 26 octobre 2009 par Johnny Mitchell BASHUNG DANDY FULIGINEUX ICI 

C

Avec Leonard je brode ma chute avec du fil noir…

 

« Je suis traducteur de profession. Quand je ne traduis pas, je suis aussi un fan un peu obsessionnel de Leonard Cohen. Donc je traduis parfois des textes de Leonard Cohen, juste pour moi, juste comme ça, pour sentir leur musicalité, pour me plonger plus profond dans leur langue à la fois cryptique et lumineuse, pour me trouver plus heureux encore de ne rien faire de ces traductions quand je comprends à quel point elles sont bancales, lourdes et impuissantes face aux images fabriquées par Cohen. J’écris cette chronique dans le train entre La Souterraine et Paris, Leonard Cohen est mort et j’écoute «Suzanne» par Alain Bashung, en français. Je crois que c’est la dernière reprise qu’il avait enregistrée avant sa disparition et je pense à Bashung et Cohen en faisant résonner dans ma tête l’entêtante mélodie circulaire de ma phrase préférée: «Maintenant tu n’as plus peur de voyager». Un vers de Graeme Allwright pour un autre qui disait «And you want to travel blind», un vers comme le cœur battant de la célèbre adaptation d’une des chansons de langue anglaise préférées des Français, un vers comme un miroir d’une œuvre polymorphe et fuyante. »

 

Felix de Montety — 14 novembre 2016

Arno avait accepté de reprendre la version française de "The Partisan", célèbre titre de Leonard Cohen pour un docu-fiction de 2x90 minutes diffusé sur France 2 en prime time, et en série documentaire historique de 4x52 minutes pour France 5, "La Résistance"

 

Malheureusement je n’ai pu retrouver une vidéo de ce moment.

Partager cet article
Repost0
13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 06:00
La bulle Internet du vin se dégonfle : les petits bourreurs de mou de l’e-commerce nous ont fait prendre des vessies pour des lanternes.

La bulle Internet du vin se dégonfle : les petits bourreurs de mou de l’e-commerce nous ont fait prendre des vessies pour des lanternes.

Ce devait être l’Eldorado, les start-ups de l’e-commerce du vin allaient, tels les Huns, tout brûler sur leur passage, ce serait un véritable carnage. Les louloutes et les loulous de Vinocamp, petit pince-fesses financé par les interpros et Vin&Société, se pâmaient devant leurs écrans, vendre du vin le cul sur sa chaise c’est tout de même moins chiant que d’attendre le chaland dans une boutique au coin de la rue.

 

Et moi, pendant ce temps-là, je fermais ma grande gueule de peur de me faire, une fois encore traiter, de vieux con ramenard.

 

Vive les box, les abonnements pour génération Y, les soi-disant superbes découvertes pour béotiens émerveillés, tu tapes sur ton clavier, tu payes et t’es livré…

 

Simple comme un clic quoi !

 

Sauf que tout ça ce n’était pas donné, le plus c’était dans le porte-monnaie qu’on le trouvait.

 

Bref, les petites start-ups vibrionnantes se sont cassé les dents sur les grosses cylindrées : Vente Privée et Cdiscount écoulant les surstocks, à prix cassé, des châteaux, des négociants ou autres stars pour acheteurs d’étiquettes.  

  

Concentration, disparition, nettoyage au karcher de la piétaille, place aux gros commerçants.

 

Se leurrer c’est dommage, mais nous faire prendre des vessies pour des lanternes c’est nous prendre pour des cons.

 

Voilà, c’est dit, mais ne faites pas dire que l’e-commerce est mort et enterré, ce serait verser dans l’excès inverse, simplement je crois qu’il doit, pour se développer, être l’un des vecteurs essentiels de la reprise en mains par les vignerons de la commercialisation de leurs vins.

 

D'après une étude menée par Xerfi, le e-commerce de vin change de rythme.

 

Longtemps habitué à des taux de croissance record (ventes en hausse de plus de 30% par an en moyenne sur Internet entre 2008 et 2015), le marché s’est peu à peu essoufflé. La faute à l’atténuation de l’effet nouveauté, à la banalisation de modèles de vente (box, ventes privées) et aux moindres créations d’entreprises.

 

Les ventes de vin en ligne progresseront ainsi de seulement 6% par an en moyenne d’ici 2022 pour atteindre 1,9 milliard d’euros (à comparer à 1,5 milliard en 2018, soit 10% du marché total tous canaux confondus), selon le scénario des experts de Xerfi.

 

La suite ICI 

 

Le e-commerce de vin à l'horizon 2022

 

E-cavistes, marketplaces, ventes privées, box, circuits courts, GSA : quels facteurs de succès et perspectives de croissance ?

 

LES POINTS FORTS DE L'ÉTUDE :

 

Le scénario prévisionnel de Xerfi sur les ventes en ligne de vin et la dynamique des circuits d'ici 2022

 

Le décryptage des leviers de croissance des acteurs et des grandes évolutions de l'offre au travers d'études de cas.

 

L'analyse des 7 profils d'acteurs présents dans la vente en ligne de vin, de leur modèle économique et de leur positionnement.

 

Toutes les clés pour comprendre les mutations de la demande et des pratiques d'achat en ligne

 

Parue le 26/03/2019  157 pages Réf : 9DIS79 / XR 1 800 € HT

 

ICI 

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Archives

Articles Récents