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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:00

« Tirez pas sur le pianiste » avant d’avoir lu cette courte chronique !

 

J’adore emmêler les fils pour en faire des écheveaux, des échezeaux, ne montez  pas sur vos grands chevaux…

 

C’est du François Truffaut, un film qui a suivi, en 1960, les 400 coups avec Charles Aznavour en pianiste timide et la trépidante chanson Avanie &Framboise de Boby Lapointe.


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J’adore les bords de bar, les hauts tabourets et les samedi soir passés à papoter avec une « Audrey Hepburn » en scooter comme dans Vacances Romaines de William Wyler.


Bien sûr, je ne suis pas Gregory Peck mais je me soigne.


J’adore le risotto !


Alors photos…


Les Tapas de la Rallonge link avec en vedette les 2 risotto chipirons et coquillettes… et pour le liquide lisez donc le Saint-Simon du carignan Michel Smith  Carignan Story n°54 : Vinci, ou la grâce du « Rafalot »link


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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:09

Brel et son dernier repas : « En haut de ma colline/Voir le soir qui chemine/Lentement vers la plaine/Et là, debout encore/J´insulterai les bourgeois/Sans crainte et sans remords/Une dernière fois… »


La référence, incontestée et incontestable, au Grand Jacques denté, dont nul ne pouvait contester la sincérité, par Luc Charlier augure au mieux de la contribution de mes invités sur ou dans mon espace de liberté.


Merci à lui en espérant puisqu’il donne le bon exemple, une fois n’est pas coutume, vous le suivrez comme un  seul homme car, comme chacun sait, la femme est l’avenir de l’homme.


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« La juraphobie « Arbois-bashing » sévissante ne me plaît guère. C’est Brel qui chantait « ce vin si joli qu’on buvait en Arbois » et je lui donne raison.

 

J’ai eu l’occasion d’évoquer dans cet espace de liberté – on dirait « sur cet espace » dans le Roussillon – le goût de ma mère pour les voitures rapides (et ostentatoires) et sans doute celui de feu mon père pour les bouteilles un rien acides. Pagnol en avait parlé avant moi dans l’Auto de ma Mère et le Boire de mon Père. La famille conciliait les deux, à une époque où les autoroutes ne reliaient pas Bruxelles à la Savoie, en quittant le Brabant le vendredi en fin de matinée – présence hospitalière oblige, en un temps de faible densité médicale – et en roulant vite, fort vite (années ’60), sur l’axe Charleville-Mézières/Saint-Dizier/Lons-le-Saulnier pour arriver à Arbois, parfois Saint-Amour en Jura, en début de soirée, juste à temps pour le coq au Vin Jaune. Mon frère et moi râlions pendant 600 km, recroquevillés sur les deux petits tape-culs inconfortables à l’arrière du coupé. Mais, « Meninos não têm queixas » comme ne disaient pas mes parents pour qui le portugais était de l’hébreu, mais ils n’en pensaient pas moins.

 

Ces sévices eurent au moins un avantage : ils nous ont ouverts au «goût de jaune» et à celui, plus simple à assimiler, du vin de paille. Oh, je sais, les beaux esprits hiérarchiquement corrects de l’hexagone, Groin-groin et Oquatorze en tête, vous diront que ce ne sont que des succédanés – à Perpignan, M. Alliot dit « ersatz », lui – des liquoreux du Cérons et des « Xérès » (mauvaise orthographe en français dans le texte) mais j’ai un avis différent.

 

Mon Pochtron 1er, le pote à Evin, trône de manière hiératique entre un Château-Chalon 1991 (naissance de la Loute) au goût de jaune très affirmé – on aime ou on n’aime pas – et à l’acidité dominée, dans son joli clavelin de 62 cl, et un Vin de Paille 1998 (début de ma psychanalyse) extrêmement suave.

 

Voilà, Taulier, une réponse au pied levé à tes vœux de vie nonchalante et désœuvrée. Quant à moi, c’est le contenu de ces flacons qui m’a permis depuis deux jours de tenir tête – si je peux m’exprimer ainsi – à la gastro-entérite épidémique qui me condamne à une sédentarité passagère. »



Jacques Brel - Le dernier repas par kiki_75

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:00

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Mon rêve : ne rien faire ! Attendre «Pépère» vos écritures et me contenter de les copier-coller sur la zone prévue à cet effet. Je vous ai tant et tant écrit : 4000 et quelques chroniques en presque une décennie. Me rappelant, qu’insolents et irrespectueux, nous avons scandé le 13 mai 1968 « 10 ans ça suffit ! » à l’adresse du Général Président, je me suis dit en ce début  d’année qu’il me fallait le lever le pied avant de subir l’outrage de ce type de slogan.


Chemin faisant, en pédalant à nouveau, une idée a germé : et si je leur demandais à mes chers lecteurs de faire un petit effort et d’écrire à ma place sur mon espace de liberté ?


En voilà une bonne idée, une forme de sous-traitance sympathique qui suppléerait mes lacunes et mes insuffisances de gouteur de vin.


Simple comme une bouteille aimée !


1-    Vous faites comme mes copines blogueuses qui dégainent leur petite machine à faire des photos plus vite que leur eye-liner : une photo en pied du flacon et une de l’étiquette.


2-  Vous tartinez un petit commentaire de votre cru, sans chichis, comme ça vous vient. Nature quoi !


3-  Vous nous dites le pourquoi du comment qui vous a poussé à choisir cette quille avec tous les détails d’intendance, tout ce que bon vous semble, tout ce qu’aiment lire les dégustateurs éclairés.


Et ne venez pas maintenant me dire que c’est trop  difficile, que vous n’avez pas le temps, que ça fait un bail que vous n’avez pas fait de rédac, que ça ferait se marrer votre belle-mère, que vous avez mieux à faire.


C’est un défi !


J’espère que certains de vous relèveront le gant.


L’humour, la dérision, même les jeux de mots à deux balles, la précision, le pourcentage des cépages, la vie sentimentale du vigneron, tout est permis sauf les conneries.


Je ferai mon travail de rédac chef.


Pour ceux qui ont de l’ego une petite photo de leur tronche de vin sera bien sûr la bienvenue.


Maintenant je pars brûler un cierge à mon saint patron pour que ma supplique ne fasse pas un flop.


Par avance merci de venir coucher vos mots sur mes lignes…

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:09

Rassurez-vous, ce matin je suis bien dans mon assiette mais je veux réparer une injustice.


En effet, nos jeunes agriculteurs, qui sont vieux à 35 ans (c’est statutaire) nous ont fait le coup « de la fourche à la fourchette » et un groupe de producteurs bio s’est baptisé « de la terre à l’assiette »link 


Du côté des fourches ça sentaient la jacquerie lorsque les paysans les sortaient ; quant à la fourchette, une petite fourche, de l'italien forchetto, je ne vais pas ramener ma fraise sur elle aujourd’hui.


Ce qui m’amène aujourd’hui à plaider c’est l’assiette qui « est un ustensile simple ou raffiné où le produit de la cueillette est servi avant de passer en bouche pour rêver ensemble, revenir sur nos pas, refaire le monde… Si elle est devenue aujourd’hui un symbole de nos inquiétudes alimentaires, ce n’est pas illégitime ; pouvoir choisir ce que l’on mange est bien l’un des plus beaux sens souverains de notre être au monde. » Sébastien Argant in Être à la table du paysage.


Cependant avant d’être un ustensile l’assiette désignait :


-         1260 en droit  le « fait d’assigner une rente sur un fond de terre »

-         1270-1285 « répartition des impôts »

-         1378 « place, rang occupé à table »

-         1630 « un point d’appui »

-         1809 « une position sociale »


Bref laissons cela de côté pour réhabiliter l’assiette face à l’impérialisme du verre.


J’avoue être totalement indifférent à la littérature des amateurs éclairés sur la nécessité de mettre son nez dans un verre estampillé par telle marque ou telle autre. Contrairement au camarade Pousson link je suis resté un fils de paysan qui  se contrefout des vapeurs et des extases de vieilles rombières de certains à propos des verres. Ça fait genre de clamer haut et fort une tendresse particulière pour une presque nouveauté de la vieille maison Lalique, le 100 points réceptacle de vins carillonnés.


J’ai pour balayer d'un revers les verres un argument canon emprunté à un amoureux du paysage Sébastien Argent : l’assiette géographique.


Je le cite (j’ai failli écrire site) :


« Après un éternuement il y a 4,6 milliards d’années, est né la Terre. Plus récemment, le Quaternaire a modelé les assiettes géographiques de nos paysages, base de ce que l’on nomme aujourd’hui terroirs, cultivés longuement et lentement, par l’esprit et les mains, pour la bouche… »


Vous ne trouvez pas c’est beau ?


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Napa-valley-ridge -1986-1997- by-wayne-thiebaud

 

« Pour tracer les contours de ces assiettes et les rendre visibles, il nous faut aller sur les crêtes, les rebords, là où l’on se retrouve sur le point de basculement, jusqu’à percevoir l’assiette du fond voisin. Sur ces points de vue, il est souvent question de panorama, de pays que l’on peut embrasser d’un seul coup d’œil, de paysage en somme. Dans le langage du géographe, l’assiette s’entend comme le bassin versant, là où l’eau de pluie s’écoule sur toutes les pentes, emportant avec elle un peu de terre jusqu’à son estuaire, où elle flocule dans l’expression mouvante de bouchon vaseux à la confluence de l’eau douce et saumâtre, là où la terre s’en va à la mer. Sur toute la variété de ces pentes, le chasseur-cueilleur résiduel que nous sommes sait encore glaner la diversité des plaisirs de la terre jusqu’en mer, de la noisette à la palourde. »

 

Dernière constatation importante  portée à votre réflexion « Nous sommes progressivement passés d’une récente carte communale de finage documentée de toponymies enracinés de connaissance, au plan d’urbanisme au visage bien lisse et au partage abrupt, un peu trop clair et oublieux de ses origines terreuses. »


Vous comprendrez sans doute mieux maintenant mon allergie pour les digressions, qui se veulent savantes, sur les verres et mon envie de défendre l’assiette mère nourricière de la terre…

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:21

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« Ma poule ! » telle fut l’appellation dont me gratifia, sitôt notre première rencontre au Plazza-Athénée, un fils de pub bronzé à la lampe qui a réussi sa vie puisque, bien avant ses 50 ans, il exhibait une Rolex à son poignet. Je ne suis pas bégueule puisque c’était pour le boulot je n’ai pas bronché sans pour autant lui retourner le compliment.


Avant la Noël, pour mon dîner des Tronches de Vin, une douzaine, j’ai inscrit un « risotto de poule » au menu. Top ma poule ! Que du bon !


JP Gené de son côté, dans le Monde, proclame « Voici venu le temps des vieilles poules. Depuis novembre, elles pondent de moins en moins à mesure que la température baisse. » link 


Enfin, Guillaume Lapaque, nous convie du côté de Bourgueil le mardi 21 janvier à partir de 11 h 00 au restaurant « Vincent Cuisinier de Campagne »  19, rue de la Galottière, 37140 Ingrandes-de-Touraine a un lâché de poules dans les vignes (250 poules seront lâchées dans 1 ha de vignes entièrement clôturé, à terme ce seront des «gélines d'Ingrandes-de-Touraine») link


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Du côté du 53 de la rue des Martyrs, tout en haut dur dur à vélo,  j’ai mes aises « au cul de poule » où règne la belle et grande Camille. Pour sûr que l'ami Feuilly vous dira en détail ce qu'est un cul de poule...


Des poules, des poules oui mais avec toutes ces poules que boiriez-vous camarades ?

 

À vos plumes !

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:09

« Ce genre de choses » chez Stock écrit par Jean Rochefort.


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« C'est un ouvrage à son image : foutraque, touchant, excentrique, cocasse, drôle. Une anti-autobiographie sans ordre chronologique, sans enfance racontée par le menu, sans emphase ni litanie sur son impressionnante filmographie, sans bavardage superflu et avec une dose réjouissante d'autodérision. Ce genre de choses est un recueil de souvenirs truculents, d'anecdotes délicieusement contées, de réflexions délicatement nostalgiques, d'hommages véritablement sincères ; un pêle-mêle de vie dans lequel il est davantage question des autres que de lui. »


« Jean Rochefort, dandy cool » LE MONDE du 25.10.2013 par Sandrine Blanchard.


Bravo ! Chapeau ! Mes compliments, je vous ai tellement houspillé Sandrine Blanchard.link 


En 1990 Jean Rochefort, homme de spectacle et éleveur de chevaux – c’est ainsi qu’il signait ses chroniques lors des Jeux de Londres * – accepta à ma demande de présider la première journée nationale du Cheval qui se déroula pendant 2 jours, les 22 et 23 septembre, pour la première et dernière fois, dans les jardins des Tuileries. L’homme est délicieux, drôle, très nature, notre rencontre dans mon bureau du 78 rue de Varenne fut un de ces moments que je garde précieusement en mémoire.


Avec son petit sourire sous sa moustache « puis-je vous demander une faveur, monsieur le directeur (ironique) ?


-         Bien sûr…


-         Pourriez-vous me faire chercher et reconduire ?


Jean Rochefort habitait alors à Neauphle-le-Château (un chapitre de son livre est consacré à une audience qu’accorda, à Rufus et lui-même l’ayatollah Khomeiny qui séjourna en cette bourgade des Yvelines avant son retour à Téhéran le 1er février 1979.


La classe ! Ce fut notre seule contribution pour sa venue...


Quelques traits de Jean Rochefort relevé par SB qui me vont bien au teint.


« Quand je vois les femmes, je regrette d'être né en 1930 ! »


Le pull-over vert pomme, le pantalon violet, les baskets blanches ; c'est pour lutter contre « la crainte de l'érosion », résume-t-il. Avec le gris et le noir, «on sent la grande faucheuse qui rôde».


L’incroyable tournage du Crabe tambour (1977), de Schoendoerffer. « On ne jouait pas, on s'enivrait d'exister, la vie et le cinéma s'agrippaient l'un à l'autre. C'était unique. »


Mais Dieu que ces treize mois d'écriture furent difficiles ! , reconnaît-il. « Je vivais dans une insatisfaction permanente de relecture le matin de ce qui m'avait enthousiasmé la veille, ce qui me désespérait et me mettait dans un état dépressif fort. J'ai eu des moments de découragement. Je suis pathologiquement organisé comme cela ; j'ai toujours vécu dans le doute, dans le manque de confiance en moi. Aborder une nouvelle activité à 83 ans, c'est l'arthrose qui se réveille, le corps gueule et dit mais tu es fou, à quoi tu joues là !”


Le « Déjeunons à Nogent-le-Rotrou, ils ont du pouilly-fuissé et ils ont reçu des ormeaux » de mon titre c’est du Rochefort pur sucre (page 45-49). La MG TF 1500 « avec phares incorporés dans les ailes, noire, capote beige intérieur cuir vert. La voiture de mes rêves.


La même que lui, l’amant de la femme que j’aimais et dont j’étais l’amant »


La Triumph TR3 bleu ciel de Calder, « cent trente kilos, un mètre quatre-vingt-dix… comment fait-il pour entrer et sortir de cette petite automobile ? »

La Panhard et Levassor « imposante et sans soupapes, avec vases à l’arrière où l’on pouvait disposer des roses en petit nombre » de Jean-Pierre Marielle

 

« M. Ymonet, grand maître des carburateurs Paris-Banlieue » et sa clé de douze...


« Bruits somptueux des moteurs. La chienne de M. Ymonet, comme pour un au-revoir, assise sur le bord du trottoir, patte gauche dans le caniveau, à l’aide de sa patte droite se masturbe.


Avec tendresse M. Ymonet nous avertit : « Regardez, messieurs, elle part pour le grand voyage ! »


La manière incomparable de Jean Rochefort de conter son étrange relation « avec l’amant de la femme que j’aimais et dont j’étais l’amant »


Un bijou !


Et pour nos amis les chevaliers à la triste figure un  dernier petit coup pour la route :


« Ce cher Harold (ndlr Pinter), à la cravate inamovible, me prouvait son amitié en m’invitant avec Fresson à des mufflées historiques. Devant le café du Dôme, au lever de l’aube Fresson et moi, enroulés tels des boas constrictors autour d’un bec de gaz, là où pissent les chiens. Fresson tentant de lever la tête pour, dans son brouillard éthylique, admirer ce cher Harold toujours debout, négligeant même l’appui du bec de gaz, cravate en place, veste sortant de l’armoire, défiant le boulevard Raspail, l’horizon ce cher Harold ! Nelson sans tonneau, Nelson sans pitié pour notre Trafalgar. »


* Les juments impavides, par Jean Rochefort LE MONDE SPORT ET FORME | 04.08.2012


« Sachez ici qu'impavide est la jument quand l'étalon la pénètre, impavide et pourtant nous n'ignorons pas que la verge de l'étalon est digne d'estime lorsqu'elle sort de son fourreau. Les juments sont-elles insensibles à Eros ? « J'étais victime d'Eros ! Eros qui fait trembler même les petits oiseaux. »Coetzee, Prix Nobel de littérature.


Il me faut briller encore, amis : les juments n'ont pas les muscles faciaux qui nous permettraient de décrypter chez elles les tsunamis du plaisir, les vagues bouleversantes qui selon une confidence avaient fait hurler à une amie, qu'un de mes amis honorait : "C'est pas possible, ils sont plusieurs." Ah, le beau constat ! Oh la somptueuse mise en confiance. Mon ami bouleversé réussit ensuite tout ce qu'il entreprit, de la belote coinchée à la formule 1.


Darwin est au courant, il y a des manques, des erreurs, des oublis. C'est pourtant beau les partages, hélas les juments n'ont que leurs yeux pour nous transmettre un message. Tandis que l'étalon ivre de plaisir mord brutalement la crinière de l'honorée, celle-ci, au monde impénétrable, semble somnoler. Nos belles juments, les bais brunes, les alezanes au crin lavé, les rouannes et les isabelles sont donc à nos yeux surpris les Buster Keaton de l'étreinte.

 

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:09

C’était la débandade. Water-Closer dégueulait plein pot ses photos volées pour le plus grand plaisir des pharisiens hypocrites. Les moulins à commentaires se dévidaient, égrenaient leur contentement teinté de concupiscence, se vautraient sur la couche de l’adultère. Emoi  de petits bourgeois. J’en avais plein le cul. Ça débordait, ça puait. Le seul qui me réconciliait avec la pauvre nature humaine c’était François. François le Pape, le chef de l’Etat du Vatican, pas celui des curés et de leurs ouailles momifiées. Même si, selon l’adage, « l'habit ne fait pas le moine », le style du pape François me semblait refléter sa modestie et une certaine ouverture d'esprit. Simple et de bon goût, ce choix de sa façon d’être faisait sens. Les bijoux de luxe et les capes en fourrure, que préféraient ses prédécesseurs de François, ont été remplacés par les vêtements plus modestes. Selon le magazine US Esquire qui l’a élu  « l'homme le mieux habillé » c’est un fait de l'approche de Souverain Pontife de la vie des personnes ordinaires. Un peu à la manière de Jean XXII voilà un Pape normal. « Le pape, combien de divisons ? » aurait répondu Staline à Churchill affirment certains, d’autres à Pierre Laval alors Président du Conseil. Ses mots valaient mieux que ceux de Poutine. Adeline, jamais en reste, pour me redonner le moral, me disait « Et si tu demandais audience à François… je t’accompagnerais avec une mantille sur la tête… ce serait ton chemin de Damas… »


Je l’avais embrassé. « Nous rentrons à Paris… » En quelques mots je lui confiais que pour moi le temps était venu de me retirer du monde, de me jeter dans l’écriture loin de l’écume d’une actualité dévoreuse et insignifiante. « Tu as raison… » me répondait-elle « moi, je me mets en congés sans solde pour te servir de bonne…

-         Tu es folle !

-         Oui… de toi…

-         Il est hors de question que tu m’accompagnes, je veux être seul.

-         Tu seras seul mon grand, il n’est pas question que tu couches avec ta bonne…

-         Arrête de plaisanter !

-         Je ne plaisante pas mon beau… Moi je sais que tu auras besoin d’être déchargé de tous les soucis de la vie courante, et donc tu as besoin d’une bonne, et cette bonne ce sera moi…

-         Et ta carrière ?

-         Tu sais où je me la mets ma carrière !

-         Je ne laisserai pas faire une telle connerie…

-         Si !

-         Que tu dis !

-         Ecoutes-moi bien monstre d’orgueil. Tu fais le fier mais je te connais comme ma poche…

-         Bien sûr nous avons gardé les vaches ensemble…

-         Raille, raille mais je suis la seule de tes nombreuses conquêtes à tout savoir sur toi… Tout, absolument tout ou presque… Alors, on ne me l’a fait pas, tes grands élans de solitude durent le temps que durent les roses… Tu es un homme à femme…

-         Et si je voulais rompre cette addiction !

-         Trop tard, tu as perdu la guerre… Et puis moi j’ai un avantage sur toutes les autres…

-         Lequel ?

-         J’aime les filles…


L’argument valait son poids de tranquillité. Je topai. Mon point de chute à Paris je le connaissais car j’y avais déjà séjourné par la passé lorsqu’après l’exécution d’Aldo Moro par les Brigades Rouges en 1979 certains dans la Grande Maison voulurent me faire porter un chapeau bien trop large pour moi. C’est une histoire qu’il me faudra coucher sur le papier. L’heure était à notre dernier dîner à Venise. Nous décidâmes de le passer avec tout le personnel du pallazzo. Ce fut plein d’émotion. Nous bûmes, mangeâmes, pleurâmes plus que de raison. À la demande générale je me fendais d’un discours qu’Adeline traduisait dans un italien impeccable. Lorsque j’improvise je ne peux le faire que dans ma langue maternelle sinon je perds le fil. Notre duo plongea nos amis vénitiens dans une excitation très exubérante et bruyante. Sitôt la chute prononcée nous croulâmes sous les embrassades, surtout Adeline qui fit l’objet d’un pelotage fessier en règle. Elle fit face avec flegme. L’heure était venue d’aller faire une dernière virée sur la lagune. Matteo pilotait la vedette avec une science toute vénitienne faite d’accélérations soudaines et de décélérations suivies de longs sillages en inertie. Pelotonnés à l’arrière de la vedette, enveloppés dans un plaid, ma future bonne et moi, profitions de cette dernière échappée belle. C’est en passant sous le pont du Rialto que je l’informai de mon futur point de chute « je vais me placer comme jardinier à Sainte-Anne… »

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:09

Vous auriez tort de zapper. Il est d’actualité ce copié-collé d’une scène se déroulant entre les murs du bureau privé de l’occupant précédant du « château ».


Marie-Célie Guillaume, était directrice du cabinet de Patrick Devedjian au Conseil  général des Hauts de Seine depuis 2007. Le titre ne biaise pas : Le Monarque, son œuvre, son fief, avec en sous-titre Hauts-de-Seine : chronique d’un règlement de comptes. Paru en librairie le 14 juin 2012, soit entre les deux tours des élections législatives, le livre rencontre le succès commercial et figure, plusieurs semaines consécutives, dans les meilleures ventes de sa catégorie.


Un chapitre de l’ouvrage a soulevé une émotion particulière. Intitulé Rocky et le monologue du périnée, ce chapitre met en scène une pulsion sexuelle de « Rocky », alias le « Monarque », demandant — et obtenant — une faveur sexuelle à l’élue d’une grande ville du Sud de la France venue solliciter du président de la République une subvention pour un nouveau musée de sa ville. « Au milieu du livre, elle assène le coup de grâce au Monarque. Dans son bureau, il reçoit une élue quand son souffle devient court : « Sois gentille... Tu vois bien que j'ai besoin de me détendre ! Allez, c'est pas grand-chose... » link

 

D’après l’enquête de certains journalistes, c’est ce récit qui aurait suscité la plus vive colère de Nicolas Sarkozy. « Sarkozy n'a pas digéré la scène du livre qui se passe dans son bureau. Il veut la peau de Devedjian », déclare au Monde un élu UMP« Il passe [notamment] une soufflante à la présidente du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine, Isabelle Caullery, qui, tétanisée, préfère démissionner »


Voilà ce que j’écrivais dans mon petit roman :


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Jean Sarkozy devant Patrick Devedjian et Marie-Célie Guillaume, le 31 mars 2011 à Nanterre (Christophe Morin/IP3 PRESS/MAXPPP)

 

« La bougresse écrit vivement et bien. C’est un  régal ! Les pseudos sont évidemment transparents : le Monarque, la Première Dame, la deuxième Première dame, le Préfet Tigellin, Maître Jourdain la plume du Monarque, le Conseiller aux Cultes, Langue de VIP, le Muet d’Orsay, Gazelle du Sénégal, Belle Amie, @fdebeauce, l’Arménien, le Dauphin, Don Léonard, les Thénardier… pour les principaux protagonistes.link 


Je ne résiste pas à vous lire à haute voix des pages frappées au coin de la pertinence et de l’impertinence. « Debout dans un coin, Préfet Tigellin, objet de toutes les curiosités, écoute l’air affable le célèbre philosophe mondain prodiguer ses conseils sur la paix en Orient tout en surveillant sans relâche les convives du coin de l’œil.


Rien ne lui échappe. Les questions des journalistes, les jeux d’alliances d’un clan à l’autre, le numéro un peu surjoué de Maître Jourdain, le cinéma de Belle Amie, le frémissement d’impatience qui flotte dans l’air dans l’attente du Monarque et de son épouse. Il est la clé du dispositif, celui sur qui tout repose. Contraire et double du Monarque, il a minutieusement construit avec lui une proximité d’autant plus mystérieuse que tous les oppose. Les collaborateurs historiques supportent mal cette relation qu’ils ne comprennent pas. Ils ont vu arriver avec un mépris à peine dissimulé ce haut-fonctionnaire passe-muraille et discret, ne s’en sont pas méfiés. Mal leur en a pris ! En quelques années, Préfet Tigellin les a tous supplantés. Le Monarque a une confiance absolue en lui, il l’appelle à chaque instant, l’associe à tous ses rendez-vous et lui délègue tout, absolument tout, secrets d’Etat et affaires privées. »


Pour la bonne bouche, la réception par le Monarque, dans son bureau privé, de Madame de P, maire d’une agglomération de 265 000 habitants aux magnifiques remparts classés, parlementaire active et appréciée.


Tailleur pantalon strict, gros dossier sous le bras, elle est intimidée, cela ne lui ressemble pas. Le Monarque l’écoute à peine et il « s’est approché. Il est encore sous l’effet de l’euphorie de son combat de boxe imaginaire. Il savoure l’hystérie adorante de ses groupies, leurs cris de désir qui montent à lui, il ressent dans tout son corps la tension du duel et l’excitation de la victoire. Il a chaud, très chaud. « Regarde dans quel état je suis, tu  ne peux pas me laisser comme ça… » Son souffle est court, son visage se congestionne. « Monsieur le Monarque, enfin, contrôlez-vous ! »


-         Sois gentille… Comment je vais faire pour mon discours, là tout de suite ? Tu vois bien que j’ai besoin de me détendre ! Allez, c’est pas grand-chose… » supplie-t-il.


 Elle tourne la tête, ferme les yeux quelques instants. Les images affluent par flashs, souvenirs refoulés d’une autre vie. Un sourire imperceptible, un léger hochement des épaules. Tout cela a si peu d’importance, les hommes sont pitoyables. Cela ne dure que quelques instants. Le Monarque est pressé. Madame de P. compréhensive. Après tout se dit-elle, non sans humour, le Monarque a tellement de soucis, tellement de responsabilités, il faut bien qu’il les évacue. Si elle peut l’aider, c’est vrai que ce n’est vraiment pas grand-chose. Apaisé, souriant, le Monarque ajuste sa cravate et enfile sa veste. « Bon, faut que j’y aille. J’ai un discours. »

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 08:18

« Reprendre des forces, tenter de voler à la rame de haricot un peu de son incroyable vigueur, de cette folle énergie qui la fait grimper au ciel, manger et boire. Respirer. Penser, aussi, car, plus encore qu'hébété, la mort rend idiot: on pleure l'injustice, alors que la règle du jeu de cette merveilleuse chienne qu'est la vie, on la connait. Il suffit d'un QI supérieur à celui d'une huître ou d'un supporter de football, pour savoir que le match, aussi disputé, aussi beau soit-il, a une fin. Que certaines absences sont tout aussi définitives qu'inéluctables, qu'il faut apprendre à vivre avec.


Oui, vivre. Vivre, créer, produire, s'émerveiller, aimer, avancer… Écrire, aussi. Mon père, fort d'amour et de livres, était mon premier lecteur. Je pense même qu'il y avait un peu de lui dans chacun de mes mots. C'est pourquoi je vous prie d'excuser le style un rien tremblotant de cette chronique dédiée au lecteur que j'ai perdu, il s'agit du premier texte que j'écris seul. En son absence. » link

 

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* Après la bataille

 

Mon père, ce héros au sourire si doux,

Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous

Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,

Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,

Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.

Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.

C’était un Espagnol de l’armée en déroute

Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,

Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.

Et qui disait: « À boire!  À boire par pitié ! »

Mon père, ému, tendit à son housard fidèle

Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,

Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. »

Tout à coup, au moment où le housard baissé

Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,

Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,

Et vise au front mon père en criant: « Caramba ! »

Le coup passa si près que le chapeau tomba

Et que le cheval fit un écart en arrière.

« Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

 

Victor Hugo

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:09

 

Comme promis, un morceau glané dans mes écrits du dimanche...


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« Condamnée le 10 juillet dernier à douze mois de prison avec sursis et à 500 F d’amende pour détournement de mineur, Mme Gabrielle Russier, trente-deux ans, professeur de lettres, a été trouvée morte, lundi soir, dans son appartement marseillais de la résidence Nord : elle s’était suicidée en s’intoxiquant par le gaz. L’aventure vécue pendant plusieurs mois par la jeune femme avec l’un de ses jeunes élèves trouve ainsi un épilogue tragique.»


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La suicidée par le gaz, avait trente-deux ans, Christian Strossi son élève en seconde au lycée Saint-Exupéry de Marseille, juste la moitié. Dans l’effervescence du mois de mai 68, ils se sont aimés et, les imprudents, devenus amants.


Gabrielle est divorcée, mère de deux enfants, promise à un bel avenir à l’université d’Aix, où la mère de Christian est titulaire d’une chaire, elle a craqué pour ce beau jeune homme bien plus mûr que les autres.


En ces temps obscurs, que tout le monde a oublié, pour être majeur il fallait passer le cap des 21 ans, les parents de Christian, de « gauche », libéraux, ont porté plainte pour détournement de mineur.


Qu’était-ce pays qui pouvait me faire conscrit à 18 ans, m’envoyer à la guerre – moi j’avais échappé au djebel, mon frère non – me laisser entrer à l’Université à l’âge de Christian et m’interdire d’aimer, de faire l’amour avec qui bon me semble ?


Quel crime avait commis Gabrielle pour être jetée, pour 8 semaines, à la fin du printemps 69, dans une cellule sordide de la prison des Baumettes ?


Aimer un grand jeune homme, qui aurait pu être moi, c’est tout, alors qu’en ces temps gris, Papon fut, lui, le préfet de police de Paris, le Ministre du Budget du madré de Montboudif, avec du sang sur ses belles mains d’administrateur impitoyable.


Crime suprême, leurs corps s’étaient mêlés, enflammés, Christian avait empli cette « vieille » femme de sa jeune sève. Ils avaient jouis. Condamnée, le 12 juillet – mon jour anniversaire – à 12 mois de prison avec sursis et 500 francs d’amende, le Parquet jugeait la condamnation trop faible et faisait appel a minima, et Gabrielle ouvrait le 1er septembre le robinet du gaz. Exit la femme de mauvaise vie, celle qui avait détourné l’innocence vers les infâmes plaisirs de la chair. Bouclé dans une maison de repos par les psychiatres de service, Christian, lui, grâce à la protection de ses parents, allait enfin voir s’ouvrir une sacré belle vie.


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Lorsque le 22 septembre, notre normalien de Président, questionné par Jean-Michel Royer, sur ce qu’il était maintenant de bon ton d’appeler « l’affaire Russier », allait convoquer Paul Eluard pour jeter un étrange voile sur Gabrielle, délivrer, une brève et ambiguë, oraison funèbre : « Comprenne qui voudra… » lance-t-il.


En exergue de son poème, Eluard avait écrit : «  En ce temps-là pour ne pas châtier les coupables, on maltraitait les filles. On allait jusqu’à les tondre. »


Pompidou était prévenu, du poème d’Eluard filtre une émotion poignante :


Comprenne qui voudra

Moi mon remords ce fut

La malheureuse qui resta

Sur le pavé

La victime raisonnable

A la robe déchirée

Au regard d’enfant perdue

Découronnée défigurée

Celle qui ressemble aux morts

Qui sont des morts pour être aimés                

Une fille faite pour un bouquet

Et couverte

Du noir crachat des ténèbres

Une fille galante

Comme une aurore de premier mai

La plus aimable bête

Souillée et qui n’a pas compris

Qu’elle est souillée

Une bête prise au piège

Des amateurs de beauté

Et ma mère la femme

Voudrait bien dorloter

Cette image idéale

De son malheur sur terre.


 

Christian Rossi attendra ses vingt et un ans pour donner un unique entretien au Nouvel Observateur, le 1er septembre 1971, avant de disparaître : "Les [deux ans] de souvenirs qu'elle m'a laissés, elle me les a laissés à moi, je n'ai pas à les raconter. Je les sens. Je les ai vécus, moi seul" , raconte-t-il à l'hebdomadaire. "Le reste, les gens le savent : c'est une femme qui s'appelait Gabrielle Russier. On s'aimait, on l'a mise en prison, elle s'est tuée. C'est simple". Simple comme comme une histoire d'amour, "pas du tout une passion", selon Christian Rossi qui expliquera : "La passion, ce n'est pas lucide. Or, c'était lucide".



Le cinéaste André Cayatte rendra un hommage à cette histoire en 1971, dans le film Mourir d'aimer, avec Annie Girardot. Charles Aznavour signera la bande originale. Film controversé, ce sera un grand succès public avec 4,5 millions d'entrées.


-Qui a tendu la main à Gabrielle


 Lorsque les loups, se sont jetés sur elle ?


 Pour la punir d’avoir aimé l’amour


 En quel pays, vivons nous aujourd’hui


 Pour qu’une rose soit mêlée aux orties


 Sans un regard, et sans un geste ami ?


Serge Reggiani 

 

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