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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:00
Photo de l'#Elysée. – avec Alain Ducasse.

Photo de l'#Elysée. – avec Alain Ducasse.

Monarchie républicaine, entend-on depuis l’intronisation de Macron, les fastes de la galerie des glaces de Versailles, posture jupitérienne… notre vieux pays aurait toujours les yeux de Chimène pour un Roi.

 

Notre jeune et sémillant Président, dans son approche pragmatique, va sûrement, dans les temps futurs, conférer au vin à sa table un positionnement stratégique, en faire une arme diplomatique.

 

Plus que les habituelles postures, qui ne varieront pas d’un pouce, des hauts défenseurs de notre Santé Publique et des chantres du vin est bon pour la santé, l’ondoyant Emmanuel se servira sans états d’âme de ce que le vin peut apporter à ce que le Général appelait la grandeur de la France.

 

Dans notre vieux pays françois, le rituel de la boisson a toujours participé à la distinction et à la mise en scène du POUVOIR.

 

Le texte qui suit, de la plume d’Olivier de la Marche, Estat de la maison du duc de Bourgogne, 1474, véritable présentation de l'étiquette en usage à la cour bourguignonne, il s’agit de Charles le Téméraire, montre la concurrence entre les cours de France et celle de Bourgogne.

 

« Quand la table est couverte, le panetier arrivé et son matériel installé, l’huissier de salle va chercher l’échanson qui doit servir ce jour-là et le mène l’échansonnerie où le garde-huche lui donne le gobelet couvert, qu’il prend de la main droite. Dans la gauche il tient une tasse avec l’équipement des bassins, pots, aiguières pour le prince, avec l’aide du sommelier qui les lave et nettoie. Puis il met tout ceci dans les mains du sommelier qui les lave et nettoie. Puis il met tout ceci dans les mains du sommelier qui donne le gobelet à l’échanson, ce dernier se mettant derrière l’huissier de salle, qui doit porter les bassins pendant dans sa main gauche. Après l’échanson vient le sommelier de l’échansonnerie qui doit porter dans sa main droite deux pots d’argent, contenant, l’un le vin du prince et l’autre de l’eau.

 

[…]

 

Le sommelier doit porter en sa main gauche une tasse, et pas plus, dans laquelle on doit coucher l’aiguière pour servir de l’eau. La tasse que porte le sommelier lui sert à faire l’essai que l’échanson lui donne. Ensuite le sommelier va vers l’aide qui doit porter les pots et les tasses destinées au buffet.

 

[…]

 

Lorsque le prince est venu et le couvert mis… le maître d’hôtel appelle l’échanson, qui alors abandonne la table et va au buffet. Il y trouve les bassins couverts que le sommelier a préparés, les prend et donne l’essai de l’eau au sommelier. Puis il s’agenouille devant le prince, lève le bassin qu’il couvre de la main gauche et verse sur le bord de celui-ci l’eau de l’autre bassin, enfin en donne créance et essai. Il donne à laver de l’un des bassins et recueille l’eau de l’autre et sans les recouvrir, rend les deux bassins au sommelier. Ceci fait, l’échanson se met devant le gobelet et regarde le prince, si attentivement que le prince ne doit demander le vin que par signe [… puis] il prend ensuite le gobelet en main ainsi que la tasse en tenant le gobelet élevé, afin que son haleine ne l’atteigne point. L’huissier de salle lui ouvre alors la voie et, lorsque le sommelier le voit arriver, il emplit son aiguière d’eau fraîche et rafraîchit l’extérieur et l’intérieur du gobelet que l’échanson a dans sa main. Puis il prend une tasse de la main gauche et le pot de bouche de la droite ; d’abord il verse dans la tasse qu’il tient, puis dans le gobelet ; il prend ensuite l’aiguière et verse dans la tasse ; enfin il tempère le vin dans son gobelet, selon ce qu’il sait et connaît du goût du prince et de sa complexion.

 

[…]

 

Le vin tempéré, l’échanson verse de son gobelet dans la tasse qu’il tient, puis recouvre le gobelet en tenant le couvercle entre les deux petits doigts de la main avec laquelle il tient la tasse, jusqu’à ce qu’il ait recouvert le gobelet et donné ce qu’il a versé dans sa tasse au sommelier. Il le met dans la sienne, et le sommelier doit faire l’essai devant lui. L’échanson porte ainsi le gobelet au prince, le découvre, met du vin en tasse, recouvre son gobelet et fait son essai. Quand le prince tend la main, l’échanson lui donne le gobelet découvert et met la tasse sous le gobelet, jusqu’à ce que le prince ait bu, ceci afin de préserver la décence du prince et de ses habits ainsi que la magnificence que l’on doit au prince plus qu’aux autres. »

Le service du vin à la cour de Bourgogne, le poids diplomatique du vin à la table d’Emmanuel Macron
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:00
berthomeau.com Vin&Cie l'espace de liberté a 12 ans ça se fête !

Le 30 mai mon hébergeur m’informait :

 

Bonjour JACQUES BERTHOMEAU,

 

Votre blog fête ses 12 ans aujourd’hui !

 

Toute l'équipe d'Overblog est heureuse de souhaiter un joyeux anniversaire à votre blog Le blog de JACQUES BERTHOMEAU.

 

12 an(s) ça se fête !

Dites-le à tout le monde

 

Donc je vous le dis mais ma production des débuts hébergée par une autre plate-forme a disparue dans les tréfonds de la Toile. En effet, le 30 mai je transférais mes premiers pas sur la plate-forme overblog en mettant un lien (c’est lui qui a fondu)

 

AVIS AUX LECTEURS :

 

Le 25 mai : les désastronautes

 

Le 26 mai : il vaut mieux aller au ciné

 

Le 27 mai : Gallo

 

Le 30 mai : Une bonne et une mauvaise nouvelle

 

Pas grave, mes tout petit posts n’étaient pas des œuvres impérissables.

 

En juillet 2005 je ne publiais qu’une seule chronique.

 

En août 2005 : 2.

 

Décavaillonneuse

 

Décavaillonner : labourer entre les ceps...

 

 

Avec mon grand-père Louis aux manchons et moi tenant les rênes de Nénette la vieille jument alezane nous passions la décavaillonneuse dans les vignes... A la réflexion nous pratiquions la culture biologique sans le savoir avant même les premiers croisés de la méthode Lemaire-Boucher... J'espère que ça va faire remonter ma cote du côté de la Confédération Paysanne...

 

 

A l'heure des universités d'été, souvenir de cette journée passée à Monbazillac à me faire tailler en pièces par les tenants de l'agriculture paysanne. Le vin n'est pas une marchandise... J'avoue mon allergie pour cette vision passéiste d'un monde que j'ai vu disparaître sous mes yeux de jeune homme dans ma Vendée postféodale; pas beaucoup d'attrait pour la « Terre qui meurt » de René Bazin, les bocains et les dagnions, monde clos, étriqué, étouffant...

 

 

L'exploitation familiale à 2 UTH chère à la loi d'orientation agricole de 1960 d’Edgard Pisani mère du productivisme de l'Ouest profond. Demandez donc l'avis de mon frère Alain, paysan lui, avait-il d'autre choix sur ses 17 malheureux hectares de bocage ?

 

 

Si l'on veut rendre l'agriculture plus durable, plus respectueuse de son environnement encore faut-il élaborer une alternative qui permette au plus grand nombre de trouver leur place dans une société de consommateurs qui ne sont pas avares de contradictions

 

En septembre 2007 : 7

 

Montaigne

 

« Le parler que j'ayme, disait l'auteur des Essais, c'est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu'à la bouche ; un parler succulent et nerveux, non tant délicat et peigné comme véhément et brusque. »

 

Essais, Livre I, chapitre XXVI

 

En octobre 2007 : 18 c’était parti !

 

17 octobre 2005

 

Le Canard

 

Rassurez-vous je ne tombe pas dans la psychose grippe aviaire, c'est du "Canard Enchaîné" dont je vais vous causer. Au temps lointain où j'étais directeur de cabinet, le Canard arrivait sur mon bureau la veille de sa parution, élégante attention au cas où votre cher Ministre se ferait épingler. Au Canard on est vache mais dans la convivialité, une ou deux fois par an mon référent, Hervé Liffran m'invitait à déjeuner, mets roboratifs et bonne boutanche aux frais du journal. Les amis fidèles du vin faut les bichonner...

 

Alors je vous propose d'acheter le dernier dossier du Canard " Comment les hypers gagnent " Enquête non autorisée dans les arrière-boutiques de Carrefour, Intermarché, Auchan, Leclerc et autres grosses têtes de gondoles; pages 39 et 40 vous pourrez lire : « Foires aux vins Le jackpot de vin : mélangeant entourloupes et plus ou moins bonnes aubaines pour le client, les foires aux vins sont une super-bonne affaire pour les hypers ». Rien de très bouleversant mais mon petit doigt me dit que certains d'entre vous auront envie de faire des commentaires, des rectifications ou des révélations...

 

Bonne lecture...

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:00
« N'oubliez jamais, Isabelle Saporta, que le vin est aussi le fruit d'une passion ! »

À la suite de la publication de mon « remarquable » Mémoire à l’attention d’Hubert de Boüard de Laforest co-propriétaire d’Angelus et de plus modestes châteaux, qui a bénéficié d’une très large audience sur la Toile : plus de 3000 visiteurs en 2 jours, certains commentateurs sur Face de Bouc s’en sont pris à Isabelle Saporta, en l’accusant je cite Ludovic Lacasse :

 

«Le problème de ce livre, qui lui fait perdre toute crédibilité, c'est qu'il est haineux. On est dans le réquisitoire à charge, jamais dans l'enquête objective. La jalousie de l'auteure suinte des mots employés page après page. Dommage, mais hélas courant.»

 

Isabelle Saporta lui répond :

 

« Heureusement que vous êtes un parangon de vertu et que depuis les hauteurs qui sont les vôtres, vos jugements sont sûrs... »

 

Ludovic Lacasse se croit obligé de se justifier :

 

« Soyons clair, je ne suis ni un ami ni une connaissance d'Hubert de Bouar. Je suis grand amateur des vins de Bordeaux, mais je ne suis en rien lié au monde du vin, J'ai trouvé votre démarche intéressante, et votre livre passionnant par certains aspects, j'y ai appris plusieurs choses. Il était par ailleurs très agréable à lire sur le plan de l'écriture, du rythme et du style. Mais je l'ai aussi trouvé bien trop vindicatif, voire haineux comme je l'ai évoqué, mon ressenti est que vous êtes allée là-bas non pas "vierge de toute opinion", mais avec un apriori sur ces "salauds de riches qui font des vins pour les riches", l'objectif était celui-là, dénigrer, démolir, salir, mépriser, moquer. L'intention n'était pas d'être objective, impartiale, mais d'écrire un livre à charge. Un peu comme quelqu'un qui, râlant de ne pas appartenir à un cénacle, ou de ne pas pouvoir s'offrir en l'occurrence ces vins prestigieux, s'efforce de les salir à cause d'une forme de jalousie. Ce n'est peut-être pas le cas, mais c'est vraiment ce que j'ai pensé en refermant votre livre. Certes ce milieu est en partie fait de copinage, de lobbying et de conflits d'intérêt, on y trouve des magouilleurs et pas uniquement des gens bien, exactement comme dans tous les milieux, en particulier ceux où il y a beaucoup d'argent en jeu. Mais il n'y a pas que cela. Il y a aussi des vignerons tout ce qu'il y a de plus honorables, des gens courageux et honnêtes, qui essaient de travailler le mieux possible et le plus correctement possible. A une exception près, votre source principale, que je connais bien, vous les passez sous silence. Evidemment il est plus vendeur d'écrire un livre "à scandales", et de faire un réquisitoire contre une personnalité connue, propriétaire d'un des châteaux les plus médiatiques, en parlant uniquement de ses éventuels défauts ou actes discutables, et jamais de tout ce qu'il a fait de bien (un peu comme un révolutionnaire voulant couper une tête). Et surtout en en parlant beaucoup trop longtemps, en refermant le livre on a l'impression qu'on vient de lire un livre sur une ancienne employée d'Angelus qui a été virée et qui règle ses comptes avec son ancien patron. C'est à cause de ce manque d'impartialité que votre bouquin, à mes yeux, finit pas perdre sa crédibilité au fil des pages et débouche sur une déception. Mais ce n'est que mon avis ;-) (je n'ai au demeurant jamais affirmé être un parangon de vertu... Quand on publie un ouvrage, ne faut-il pas savoir accepter la critique ?) »

 

Nathalie Jallerat : grande admiratrice du porteur de costards Arnys applaudit :

 

Bravo pour ce commentaire ! Trop facile de salir des années que dis-je des générations de travail en un recueil taché de venin! La jalousie des personnes envieuses est bien moche. Les valeurs françaises sont bafouées !

 

Nicolas Tricoire clôt l’échange par :

 

« Tout cela en devient caricatural. L’éclairage est parfois bon… mais le focus ne fait qu'éclabousser toute une profession … vous le savez les gens ne retiendront que l'arrogance et le fric autour du vin ...

 

N'oubliez jamais que le vin est aussi le fruit d'une passion ! »

 

Laissant de côté les arguments psychosociologiques du grand amateur belge des vins de Bordeaux et les proclamations patriotiques de la dame adulatrice de François Fillon, ce qui m’a interrogé c’est le statut particulier, je dirais même supérieur, accordé à ceux qui font du vin.

 

Et pourtant ce nectar n’est nullement indispensable à la survie de l’espèce.

 

Soit dit en passant, je ne vois pas en quoi critiquer, avec de solides arguments, l’action d’Hubert de Boüard de Laforest dans le classement des vins de St Emilion, mettrait en cause les autres vignerons bordelais qualifiés d’honorables, de gens courageux et honnêtes, qui essaient de travailler le mieux possible et le plus correctement possible.

 

Bon connaisseur du contexte que j'affirme sans problème que c’est tout le contraire ! Beaucoup d’entre eux en ont ras la casquette du comportement de cumulard d’Hubert de Boüard si peu représentatif du vignoble bordelais et qui pourtant le représente à l’INAO.

 

Autre détail qui a échappé à notre commentateur Liégeois, Isabelle Saporta a bénéficié pour son enquête d’informations qui provenaient de gens qui n’étaient pas inscrits au RMI, des riches quoi ! Je peux lui en communiquer la liste.

 

Reste cette affirmation que le vin est aussi le fruit d’une passion qui, selon le sieur Tricoire, devrait désarmer toute forme de critique.

 

Loin de moi l’idée que des vignerons ne soient pas habités par la passion lorsqu’ils élaborent, de leur vigne jusqu’au chai, leur vin, mais il me semble que beaucoup de vins, même les fameux dit grands aimés par notre grand amateur belge, le sont dans une froideur et une technicité de laboratoire. Les débordements de la passion ne sont pas de mise.

 

Cultiver la vigne et faire du vin c’est d’abord un métier, soumis aux aléas du climat, qui, bien sûr peut être exercé avec passion, mais tout métier, du plus humble au plus prestigieux, peut lui aussi être vécu avec passion.

 

Pour ne rien vous cacher, j’en ai soupé de cette engeance, dite de grands amateurs, qui nous bassinent avec leurs discours, leurs forums, leur supériorité autoproclamée sur le commun des mortels, ils sont, comme vous et moi, des buveurs de vin. Point à la ligne…

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 07:00
Buveur de vin qu’est-ce qu’un ocologue ?

Mardi dernier au petit matin dans ma petite auto je me rendais rue d’Aboukir pour convoyer des sacs de terreau de mon association Veni Verdi.

 

Rue du Bac, juste avant de sauter par-dessus la Seine, mon regard fut attiré par le cul de la maison Richard, plus exactement celui d’un camion de livraison de cette maison qui arrose Paris de pinard.

 

Qui vis-je ?

 

« Devenez pays d’Ocologue »

 

Les bras ne m’en sont pas tombés car j’avais les mains posées sur le volant. Au premier arrêt j’ai fait une petite photo en me disant que j’allais m’interroger sur les petits génies qui avaient pondu cette brillante publicité pour le compte d’un machin vivant de cotisations interprofessionnelles.

 

Faire un jeu de mot sur la base de Pays d’OC suppose qu’au préalable l’acheteur potentiel sache ce qu’est l’IGP pays d’Oc. Pas sûr que beaucoup d’entre eux sachent ce que c’est même si certains d’eux en achètent.

 

Soyons charitable et supposons que le pékin ou la pékine qui visionnera cette affiche sache de quoi il s’agit.

 

Ocologue ?

 

logue :

Savant(e), spécialiste d’une science.

 

Pas sûr qu’une telle « profession » soit très inspirante ?

 

Je dois vous avouer, j’ai très mauvais esprit, que la première profession à laquelle j’ai pensé c’est proctologue !

 

Je vous dispense de l’énumération des professions formées avec le suffixe logue, allez voir sur Wiktionnaire.

 

Quant à l’efficacité d’une telle publicité permettez-moi de douter.

 

Vous allez me rétorquer que si j’en parle est la démonstration contraire.

 

Faux, je suis un initié non représentatif de l’acheteur potentiel de l’IGP Oc.

 

Cet acheteur existe sans doute mais j’ai des doutes sur la capacité d’un tel affichage de contribuer à l’extension du domaine du Pays d’Oc.

 

La publicité pour une dénomination générique a déjà beaucoup de mal à être perçu par les consommateurs alors rajouter une difficulté sémantique relève de la balle dans le pied supplémentaire.

 

Qu’en pensez-vous ?

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:00
Craquez pour les poissons bleus : harengs, anchois, sardines, ces poissons qui voyagent en rangs serrés sauf le maquereau qu’est 1 souteneur…

Le nom maquereau en français – tout comme mackerel en anglais – remonte à l’ancien français makerel, attesté au XIIe siècle, et dont l’origine est controversée.

 

Comme je suis un affreux jojo, seule la première version trouve grâce à mes yeux.

 

Selon elle, le nom de vieux français serait un usage métaphorique de maquereaus « souteneur », mackerele « tenancière de maison close ». Ces 2 noms, attestés au XIIIe siècle, sont issus de l’ancien français maquerel, makelare « intermédiaire, courtier » (maquignon courtier en chevaux). On a pu penser que le maquereau, le poisson, jouerait un rôle d’entremetteur entre les harengs mâles et femelles au cours de leurs migrations.

 

Les scientifiques ne sont pas d’accord ; si les maquereaux sont bien, comme les harengs, des poissons migrateurs océaniques, les déplacements des uns et des autres ne sont pas liés.

 

Peu me chaut, je trouve ça trop beau !

 

J’aime les poissons bleus !

 

« Ils ont le dos bleus, les flancs argent, la chair ivoire, rose ou rouge : l’été, les poissons bleus abondent, en mer Méditerranée comme dans l’océan Atlantique. Ils arrivent chaque jour sur les marchés, fleurant bon la marée, l’œil vif, brillant et bombé, la robe luisante éclaboussée de rares écailles scintillantes, la queue frétillante, aucune trace de sang n’ourlant les ouïes, aucune meurtrissure n’éraflant la peau. Tels sont les critères de fraîcheur des poissons sortant de l’eau, et au vu desquels ils doivent être achetés. »

 

Mon lieu de naissance, La Mothe-Achard, me prédestinait à être un amoureux de la sardine sablaise, sitôt pêchée, sitôt couchée sur son lit de fougères, c'était dans les cinq heures de l'après-midi la vente à la huchée de l'Eglantine poussant sa charrette à bras : « sardines fraîches, sardines fraîches, sardines sablaises... » et un petit coup de corne pour rameuter le chaland.»

 

Le mot sardine, du latin sardinia, vient probablement de celui de l’île de Sardaigne (en latin Sardinia), autour de laquelle ce poisson était pêché en abondance dès l’Antiquité. Selon Lacépède, la sardine peut-être pêchée « dans la Méditerranée, et particulièrement aux environs de la Sardaigne, dont elle tire son nom »

 

Le Pilchard est une sardine de grande taille, lire ICI 

 

Réhabilitons les Pilchards qui paroissent en grandes troupes sur les côtes de Cornouailles : ode au petit commerce

 

Du côté de l’anchois j’ai déjà donné aussi ICI 

 

Le maquereau commun qui est un poisson au corps fuselé dont le dos est bleu-vert, zébré de raies noires, tandis que le ventre est d'un blanc argenté. Ses deux nageoires dorsales sont relativement espacées, il possède aussi des vestiges de nageoires, appelées pinules. Sa queue est très échancrée. Poisson migrateur qui vit en bancs et se nourrit essentiellement de zooplancton l'été dans des eaux froides avant de repartir vers des eaux plus chaudes en automne. Pendant sa période de reproduction, de mars à juillet, il devient prédateur et chasse les poissons de petite taille comme les sardines ou les anchois, ainsi que de mollusques et petits crustacés. Le maquereau est un poisson disponible presque toute l'année, abondant et bon marché. Sa chair est fragile, il faut le consommer rapidement après l'achat. Il fait partie des poissons gras, comme le thon, la sardine, le hareng ou le saumon.

 

J’adore les petits maquereaux de ligne grillés aux sarments de vigne

 

De mai à octobre, des petits bateaux de pêcheurs artisans pratiquent la pêche du maquereau de ligne. Ils quittent le port avant la fin de la nuit pour se trouver sur les lieux de pêche avant le lever du jour.

 

Après avoir localisé l’accore du banc le patron mouille son bateau en travers du courant en veillant qu’il se maintienne sur le sommet ou en aval du banc. Le bateau est maintenu en travers par un dispositif spécial de retenue de la fune au moyen d’une bosse dont la longueur est réglée en fonction des directions du courant et du vent.

 

Aussitôt après le mouillage les pêcheurs amorcent avec la strouille prise dans les bailles posées sur les supports à hauteur du plat-bord et jetée à la main dans les remous qui se forment derrière la coque. L’amorçage se poursuit pendant toute la durée de la pêche.

 

La strouille est un mélange de farine d’arachide et de broyats de maquereaux et de chinchards dilué à l’eau de mer et ayant la consistance d’une bouillie plus ou moins liquide. Les lignes sont de deux types différents :

 

  1. la ligne simple munie d’un seul hameçon appâté d’un gueulin de maquereau ;
  2. les « plumes » consistant en plusieurs hameçons (8 à 10) garnis de plumes de couleur montés sur le même bas de ligne par de courts avançons.

 

Pour le reste vous vous rendez sur le port lorsque les petits bateaux y rentrent le ventre chargé de petits maquereaux. Tout frais, tout luisant, vous les essuyez, vous les videz vos petits maquereaux ou non (deux écoles), vous préparez votre braise de sarments et puis attention ça grille vite ces petites bêtes. Avec une bonne ratatouille ça coule tout seul.

 

Pour ce qui est du liquide

 

Bon appétit !

Ces quatre petits poissons bleus constituent de véritables aliments santé de par leurs composants nutritifs, notamment par leur richesse en protéines et en acides gras insaturés (oméga 3). Leurs composants sont très voisins, leurs vertus santé identiques. Les poissons gras sont aussi appelés poissons bleus : anchois, hareng, sardine, maquereau, saumon, thon. Ils contiennent de 5% à 12% de lipides surtout composés d'oméga 3, protecteurs du cœur et des artères. Les poissons maigres cabillaud, lieu, limande, merlan, sole n'en contiennent que 1%.

 

Nota : les poissons gras de grande taille concentrent les métaux lourds (thon surtout). C'est la raison pour laquelle il est préférable de consommer des poissons de petite taille. Attention aussi à l'origine de la zone de pêche. Certaines mers ou estuaires pollués recèlent des poissons impropres à la consommation. Lire la provenance qui doit être marquée sur l'étiquette. Préférez les poissons de pêche durable.

Craquez pour les poissons bleus : harengs, anchois, sardines, ces poissons qui voyagent en rangs serrés sauf le maquereau qu’est 1 souteneur…
Craquez pour les poissons bleus : harengs, anchois, sardines, ces poissons qui voyagent en rangs serrés sauf le maquereau qu’est 1 souteneur…
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:00
Snipers : « Tirez sur les cavistes naturiste ! »

Le noyau dur des cavistes naturistes pratiquent le dégagisme, un dégagisme radical, sans concession, pur et dur, entourés de leurs litrons nus rangés sur des étagères de bois brut, pur jus d’un raisin indemne de toute poudre de perlin pinpin, foulé aux pieds nus de vigneronnes accortes, fruit d’un dur travail à la main dans des chais monastiques, face à leur écran fabriqués très loin, en attendant le client, ils dézinguent à la sulfateuse les oligarques, les hiérarques, c’est un vrai massacre sur face de Bouc.

 

Comme vous vous en doutez la séquence présidentielle exacerba l’ire des têtes de pont du dégagisme naturiste. Ça chauffait à blanc sur Face de Bouc, les snipers guettaient les mécréants, chacun d’eux affutait ses flèches, pas de pitié, feu sur le quartier général.

 

Majoritairement mâles, certains d’eux sont accouplés et, ce qui devait arriver, arriva le soir des résultats du premier tour de l’élection présidentielle.

 

La tension qui couvait, dans un couple de cavistes dont je tairai le nom, entre le mari et la femme, depuis que les primaires avaient dégagé du paddock tous les vieux chevaux de retour et que le jeune Macron caracolait en tête pendant que le Mélenchon entamait une remontada digne du Barça.

 

Elle en pinçait dur pour le bel Emmanuel alors que lui, insoumis congénital, déclarait chaque jour sa flamme au leader maximo ou à son hologramme.

 

Le soir du premier tour, lorsque les sondeurs affichèrent leurs prévisions mettant Macron en pole position devant la châtelaine de Montretout, et que même le collectionneur de costards expulsait le Jean-Luc du podium, le drame se noua.

 

Elle voulut ouvrir une bouteille de Dom Pé millésimé pour fêter la qualification de son poulain alors que lui psalmodiait devant son écran plat : « Il n’a pas fini sa remontada… »

 

Lorsqu’ils passèrent enfin à table voilà ce qui arriva :

 

« Le cèleri rémoulade était dégueulasse, et ma femme vraiment trop mauvaise cuisinière, je n’en pouvais plus, j’ai tiré. Elle est tombée, net, sans crier, ses yeux se sont juste un peu écarquillés, du genre qu’est-ce qui t’arrive ? Elle avait l’habitude de mes blagues, j’étais d’un naturel taquin, mais, assez vite, elle a compris que je ne plaisantais pas, et sa tête a lâché sur le côté. Cette fois, elle avait tout oublié, fini !

 

J’ai bu une gorgée de rouge maison, du 95, une de mes meilleures années. Il était vif, avec une pointe de brioche dans le nez. J’étais content. Bien sûr, ma femme encombrait un peu la cuisine, mais elle ne bronchait pas, et elle n’avait pas tergiversé longtemps, une chance, j’aimais les choses sans bavures.

 

C’était dix heures du soir, début mai, il faisait nuit depuis longtemps, j’ai jeté le céleri rémoulade à la poubelle, ma femme n’avait jamais su faire une mayonnaise acceptable, j’aurais dû réagir bien plus tôt, mais on est tous pareils, on laisse traîner les choses. Pour ma femme, j’avais tardé par flemme, par faiblesse. Arrangeant, j’avais appris à compenser, j’allais souvent au restaurant et il m’arrivait même de me mettre aux fourneaux. Le comble.

 

Je me suis servi un kir, avec de la vraie crème de cassis, que je vais spécialement acheter à Dijon chaque année à un producteur, autant dire que c’est de la vraie, pas du sirop, un kilo de fruits, un litre d’alcool à quatre-vingt-dix degrés, un kilo de sucre pour la macération litre d’eau pour faire cuire à peine deux minutes, mais on ne la sent pas la flotte. Cet élixir particulièrement couillu, moins sucré que la recette de base, ne pouvait une seconde être confondu avec de la confiture, non. De la diva emportée par l’alcool dans un grand orchestre symphonique, le gars qui faisait ça était un artiste, pas comme ma femme… »

J’arrête de décoconner sur le dos de ces braves travailleurs, nouveaux forçats d’une société ultra-libérale qui s’échinent à fourguer des vins à poils à de braves jeunes gens qui mangent des pissenlits par la racine en poussant sur les trottoirs des landaus profilés Mac Laren, pour rétablir la vérité.

 

Toutes mes citations sont tirées d’un petit polar de :

 

Chantal Pelletier : Tirez sur le caviste (Éd.Pocket, 2013)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ce vigneron bourguignon est un gastronome. Ou plutôt un maniaque de la bonne cuisine, un « tatillon de la papille ». Un jour, il abat sa femme, qu’il estime mauvaise cuisinière depuis trop longtemps. Elle manquait autant de talent culinaire que de goût vestimentaire. Cacher le cadavre n’est pas un problème : les caves du vigneron sont vastes et équipées. À son ouvrier Christian, un peu simplet, il dit que son épouse est partie au Rwanda. L’humanitaire, c’était la passion de sa femme. Il finit par se convaincre qu’elle y effectue vraiment une longue mission.

 

À Macon, le vigneron croise par hasard une jeune paumée, Aline. Cette fille, il devine que c’est une cuisinière douée, l’aubaine du gourmet. Elle est réticente quand il veut l’engager, mais accepte. Au début, il doit la mater, l’adapter à ses horaires et à ses désirs gustatifs. Au besoin, une torgnole la remet dans le droit chemin. Christian va aider Aline pour le jardin. On y cultivera légumes et plantes nécessaires aux mets à venir. Puisqu’on collecte des vêtements pour le Rwanda, le vigneron charge Aline de trier ceux de son épouse, avant de les expédier.

 

Les artichauts à la barigoule ratés, ce n’est pas plus appétissant que de la pâtée pour chiens. À cause de ce plat infect, le vigneron s’énerve. Il sort son flingue, visant la jeune cuisinière. Il ignore que, si tout le monde a un passé, celui d’Aline fut très particulier… La pulpeuse Vanessa avait des projets au Portugal. Avec son amante, elles braquèrent un caviste afin d’avoir le fric pour le voyage. Elles claquèrent cet argent dans un hôtel de Macon. Finalement, Vanessa fila seule vers Lisbonne, abandonnant sa compagne. Cette dernière fut embauchée par le vigneron, qui exploita ses capacités culinaires. Elle économisa son salaire pour rejoindre Vanessa. En triant les vêtements de la femme de son patron, elle fit une belle trouvaille... »

 

Le portrait de ce gastronome égoïste est un régal : « J’avais effectivement tendance à être un peu intransigeant avec la nourriture, ce qui me paraissait normal (…) je mangeais quatre fois par jour, je ne voyais pas pourquoi il aurait fallu que je cauchemarde des milliers de fois par an. »

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 06:00
Mon cher Hubert je compatis à vos déboires judiciaires à votre place je quitterais les hautes sphères de l’INAO…

Mémoire à l’attention d’Hubert de Boüard de Laforest co-propriétaire d’Angelus et de plus modestes châteaux.

 

Pardonnez-moi, cher Hubert, de ne point dérouler ici toute la litanie de vos multiples présidences jointe à l’étendue de vos emplois, et, bien sûr, de passer sous silence, votre modestie naturelle en souffrirait, la palette de vos multiples talents.

 

Je comprends votre extrême affliction, cher Hubert, lorsque vous lûtes, sous la plume d’une gourgandine, qui vous roula dans la farine pour vous mettre dans un fichu pétrin, ceci proche de l’apostasie :

 

« La bénédiction des cloches d’Angélus par Mgr Ricard « devant un parterre de négociants et de journalistes forcément éblouis, dans une scénarisation tout à la fois bling-bling et grotesque, grandiose et ridicule, kitch assurément, le seigneur de Saint-Emilion a réussi son coup »

 

« Hubertus Magnus, don Hubert de Saint-Emilion, petit Machiavel du vin, un vilain petit canard, un manant qui n’a pas su rester à sa place, un parvenu, le Sarkozy des vignes… »

 

La coupe était pleine, débordait, s’épandait dans les vignes et les chais, attentait à votre belle image de marque de grand winemaker conseilleur et pourvoyeur de promotions dans le beau classement de Saint-Emilion.

 

Il vous fallait vite clouer le bec à cette insolente à qui vous aviez accordé tant de privilèges pour la séduire, la réduire au rang que vous affectionnez tant de cireur de pompes et d’épandeur d’encens (au féminin s'entend pour elle).

 

Vous sortîtes donc tout d’abord ce que vous considériez comme le meilleur artilleur du PAF, mon « vieux pote » Stéphane Fouks, qui ne bosse pas pour du beurre mais pour du blé, des tonnes, et qui, entre nous soit dit, n’a pas toujours amené ses poulains vers la victoire : Jospin, DSK et Valls.

 

Vous perdîtes à grand frais cette première bataille, votre image en bottes blanches et smoking dans votre beau chai d’Angelus fit de vous la risée du monde entier.

 

Avec ce nouveau soufflet, en dépit de votre immense indulgence chrétienne cher Hubert «Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi la gauche» vous ne pouviez rester inerte. Il vous fallait à nouveau emplir votre valise à roulettes, monter à Paris, réduire en charpie cette chipie.

 

Comme vous aimez tant tout ce qui brille, cher Hubert, vous fîtes appel à un ténor du barreau de Paris qui, entre nous soit dit, se vautra dans une suffisance d’ignorant des subtilités de la gestion de nos appellations.

 

« À l’autre extrémité de mon appréciation l’avocat cher de ce cher Hubert a fait preuve de l’art de tirer systématiquement à côté de la plaque, questions style boomerang posées avec une forme d’ennui désabusé. Service minimum, plaidoirie poussive, conviction a minima, une arrogance masquant mal une méconnaissance des us et coutumes du petit monde du vin. Pas très convaincu, pas très convaincant, je m’attendais à mieux. »

 

À un tel tarif, croyez-moi cher Hubert, en l’entendant plaider je vous plaignais vous le plaignant « diffamé ».

 

Comme je suis charitable, séquelle d’un passé d’enfant de chœur, je vous épargne le rappel du chemin de croix que fut pour vous l’audience de la 17e Chambre.  ICI 

 

Sûr de votre bon droit, vous ne doutez de rien cher Hubert vous avez pris la poudre d’escampette, suivi de votre valise à roulettes, avant la fin de l’audience, sans doute pour répondre à l’appel pressant de votre chalandise. La Présidente, avec humour, vous avait demandé de surtout ne pas égarer votre billet d’avion, fine allusion à un pataquès à la Feydeau lors du CN de l’INAO ayant béni le classement : présent ou pas présent, parti et revenu, dans l’avion ou dans la salle… La cour s’amusait !

 

Et puis, nouvelle catta, « Le tribunal correctionnel de Paris a considéré que si les écrits ironiques et polémiques de la journaliste donnent du viticulteur « une image extrêmement péjorative », « aucun des propos retenus ne peut être considéré comme diffamatoire", dans une décision consultée par l'AFP. »

 

ICI 

 

Justice de classe, le plus stupide de vos soutiens, un certain de Rouyn s’égosillait : « Je suis effaré de voir à quel point les insinuations les plus dégoûtantes ne trouvent pas leur fin en justice. Un juge de gauche repêche une scribouilleuse de gauche. Tout est en ordre. C'est juste dégueulasse »

 

Vous ne pouviez laisser passer ce nouvel affront, le rouge vous monta au front et vous fîtes appel de cette décision félonne. Je dois avouer, cher Hubert, qu’une telle ténacité de bourrique me fit, un instant, douter de vos capacités à prodiguer de judicieux conseils pour faire les vins qu’il faut comme il faut.

 

Orgueil, sans doute, mais aussi marque de vos limites, cher Hubert, à jouer dans la cour des Grands.

 

Ce qui devait arriver arriva, mon pauvre Hubert, la Cour d’Appel de Paris ces jours-ci confirma le jugement de la 17e Chambre du 22 septembre 2017.

 

Un truc à la Sarkozy à la Primaire, le grand vide, la défaite en rase campagne et peut-être, dans un autre volet de l’affaire du classement, de bien plus grandes blessures.

 

Comme je suis un vieux plaisantin je serais vous Hubert je demanderais audience au Pape pour que soit instruit un procès en excommunication de cette hérétique qui a osé salir l’Angélus béni par le cardinal Ricard grand électeur du Pape François.

 

Plus sérieusement, cher Hubert, s’il vous reste un sou d’amour-propre, je sais que dans cette expression il y a plus de propre que d’amour, quittez le Comité National Vins&Eaux-de-Vie de l’INAO, et ce pour de multiples raisons.

 

La première, la plus emblématique, c’est que vous ne pouvez continuer de vous abaisser en fréquentant un cénacle sis dans une citadelle rouge, Montreuil, aujourd’hui tenue par un maire insoumis. Horreur, pensez-donc le Mélenchon, nouveau converti, ne veut que du bio partout.

 

La seconde, est de moindre importance, elle est votre « faute » originelle, vous êtes cher Hubert un ardent défenseur des marques, en tout premier lieu, la vôtre, Angelus, et que ce sacerdoce est incompatible avec la sainte doctrine des AOC. En prenant une image, c’est comme si une statue de la Vierge Marie trônait dans un Temple de l’église réformée.

 

La dernière, est plus personnelle, ménagez votre cœur et vos artères, cher Hubert, économisez-vous, choisissez dans vos multiples activités, laissez de côté tout ce qui est subalterne, tous ces marauds qui n’ont pas, comme vous, manié le sécateur dans leur jeunesse.

 

Pour terminer, cher Hubert, sachez que ce mémoire ne vous coûtera pas un kopek, je suis soucieux de la bonne gestion de vos finances que vous avez quelque peu dilapidées pour la plus grande satisfaction de palpeurs d’honoraires élevés.

 

Enfin, je tenais, cher Hubert, à vous remercier de votre constance et de votre confiance, en effet vous continuez de m’inviter à vos cérémonies dégustatives. Sachez que, si je ne m’y rend pas, c’est pour la bonne et simple raison que j’aurais bien du mal à voisiner, non avec vous pour qui j’ai un peu de compassion, mais avec quelques stipendiés de la pire espèce, grands spécialistes de la lèche.

 

Fait à Paris le 27 mai 2017

 

Philippe Faure-Brac, Stéphanie et Hubert de Boüard, François Berléand, Patrick Timsit et François-Xavier Demaison.

Philippe Faure-Brac, Stéphanie et Hubert de Boüard, François Berléand, Patrick Timsit et François-Xavier Demaison.

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 08:00
CHAP.19, temps suspendu, pour comprendre Macron, il faut relire le quinquennat de Hollande, en bloc et en détails. Mélenchon Narcisse contrarié.

De la longue séquence présidentielle, deux personnalités ont émergé : Macron et Mélenchon.

 

Celui-ci « voyait déjà son portrait sur les murs de toutes les mairies de France. Ses fans étaient prévenus : « Je suis prêt pour la qualification. » Mélenchon président ! Il avait tout prévu. Le chef de son gouvernement aurait été également garde des sceaux. Au-dessous, treize ministres, mais aussi « des hauts commissaires en mission, comme Martin Hirsch au temps de Nicolas Sarkozy », raconte sa conseillère Sophia Chikirou, ancienne attachée de presse du Front de gauche. Mélenchon avait même trouvé son secrétaire général de l’Élysée : le conseiller d’État Bernard Pignerol, ancien président de la commission des conflits du PS et ex-conseiller diplomatique de Bertrand Delanoë.

 

Partage des richesses, planification écologique, sortie des traités européens, renforcement de l’ONU, sortie de l’OTAN, entrée dans la fameuse Alliance bolivarienne, taxes solidaires et protectionnisme, fin du nucléaire… L’utopie était en marche. Ils y croyaient tant qu’une « chaîne du président », interactive, était à l’étude. Le nouveau chef de l’État, Jean-Luc Mélenchon, 65 ans, s’y serait exprimé une fois par semaine, comme le président du Venezuela, Hugo Chavez, le dimanche à 11 heures dans « Aló Présidente », mais aussi Evo Morales en Bolivie ou Rafael Correa en Équateur. »

 

Le fameux « à 600 000 voix près » qui a fait florès sur les réseaux sociaux.

 

  • Retweeted Wounder Wouman (@Yooo_Mama_):

À 600 000 voix près, Jean-Luc Mélenchon remportait l'#Eurovision.

 

  • Retweeted Le con qui ose tout (@leconquiosetout):

Jean-Luc Mélenchon vient d'identifier (nom + adresse) les 600 000 personnes qui l'ont empêché d'accéder au 2nd tour.

Un conseil, fuyez.

 

  • Retweeted Le con qui ose tout (@leconquiosetout):

Thomas Pesquet revient sur terre le 2 juin.

Par contre, c'est comme Melenchon et les législatives, on sait pas trop où il va atterrir.

 

  • Retweeted R Besse Desmoulieres (@raphaellebd):

"Vous êtes la mort et le néant" : SMS rageur de son altesse #Mélenchon au #PCF Pierre Laurent !

"Le SMS assassin de Mélenchon au PCF" dans le Canard de demain

 

Qui est vraiment Jean-Luc Mélenchon ?

 

M LE MAGAZINE DU MONDE | 26.05.2017 À 14H47 • MIS À JOUR LE 26.05.2017 À 18H38

 

Retour sur le parcours romanesque du leader des insoumis, qui a permis à la gauche de la gauche d’obtenir un score historique. Un homme romanesque, pour lequel vie politique et vie personnelle se confondent.

 

Par Ariane Chemin

 

En savoir plus ICI  

 

Ce n’est pas du meilleur Ariane Chemin, mais il est si difficile d’écrire sur le Mélenchon : La relève du « vieux monde »

 

« Chez Karine Le Marchand, c’est Gabriel Amard, un des cadres du Parti de gauche, candidat dans la 1re circonscription du Jura, qui vient raconter son… beau-père. Il a épousé sa fille, Maryline, une militante dévouée. Ses amis sont tous des camarades et détaillent volontiers des secrets qui n’en sont pas : cette fameuse surdité, découverte tardivement, lors de ses trois jours à l’armée, les lignes de calligraphie à l’encre de Chine qu’il trace à la plume pour rester zen, ou encore la semaine de vacances annuelle au moulin de Laguépie, dans le Tarn-et-Garonne. Et aussi les promenades à pied dans Paris, comme « le Vieux » (Mitterrand), la veste achetée « en solde » chez Hollington, rue Racine, à Paris, les chemises de serveur de café dénichées chez des grossistes et « qui n’ont pas besoin d’être repassées »…

 

Mais son mental, les logiques de ses éclats borderline, ses failles et ses forces, la part de mauvaise foi dans sa bonne foi, qui les perce à jour ? Ceux qui ont connu « Jean-Luc » hier, avec son attaché-case, ou aujourd’hui, avec sa veste de charpentier ? « Un jour, Jean-Luc nous a dit : “Si vous lisez Fondation, d’Isaac Asimov, vous avez compris la base de la pensée de Mélenchon », raconte Mathias Enthoven, un des jeunes piliers de la communication numérique de La France insoumise, rue de Dunkerque, gros lecteur de science-fiction comme son patron. »

 

Et pendant que la Méluche se coltine les électeurs autour du Vieux-Port, la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Le leader de La France insoumise y avait réuni 39% des voix au premier tour de l'élection présidentielle. En débarquant pour les législatives, il se met à dos tous les autres candidats, Macron fait un sans-faute sur la scène internationale : Trump et Poutine.

 

Pour l’heure y’a pas photo et le jeune Macron est en passe de ramasser la mise des Législatives.

 

Le camp Macron en marche vers la majorité absolue aux législatives selon les sondages

 

Un sondage Opinionway/Orpi accorde une avance de 8 points au parti présidentiel et prédit jusqu'à 330 sièges à l'Assemblée nationale.

 

Le 26/05/2017

 

LEGISLATIVES 2017 - Jusqu'ici tout va bien. Fort d'un important renouvellement lié à la loi sur le non-cumul des mandats et d'une recomposition de la scène politique, les élections législatives des 11 et 18 juin devraient remodeler l'Assemblée nationale en profondeur. Un test politique pour le chef de l'Etat Emmanuel Macron, en quête d'une majorité solide malgré son positionnement transpartisan pour mener sa politique de réformes.

 

Pour l'heure, le président de la République semble en passe de remporter son pari. Selon plusieurs sondages, son parti La République En Marche (LREM) se classe nettement en tête des intentions de vote, avec jusqu'à 10 points d'avance sur Les Républicains et le Front national. Des résultats en progression à interpréter avec prudence compte tenu des particularités du mode de scrutin, de l'incertitude sur la participation et des spécificités locales de la campagne.

 

Pas d'effet Baroin chez Les Républicains

 

LREM arrive ainsi largement en tête des intentions de vote (28%) au premier tour des élections législatives et progresse même (+1 point par rapport au dernier sondage diffusé le 18 mai, selon un sondage OpinionWay/Orpi pour Les Echos et Radio Classique diffusé ce vendredi. Les Républicains, allié aux centristes de l'UDI, accusent 8 points de retard (20%, stable), et le Front national 9 (19%, -1 point).

 

Si la droite parvient à maintenir son score de premier tour de l'élection présidentielle, son chef de file François Baroin n'a pas encore réussi à redresser la barre, plombé par la stratégie de débauchage d'Emmanuel Macron qui a nommé dans son gouvernement plusieurs cadres des Républicains.

 

Miné par ses disputes internes, le Front national de Marine Le Pen décroche par rapport à son score de premier tour à la présidentielle.

 

Si leur score national est en retrait par rapport au scrutin d'avril dernier, les candidats de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon recueillent malgré tout 15% (+1 point) d'intentions de vote et devancent encore nettement ceux du Parti socialiste et de ses alliés 10% (-1%) qui pourraient faire mieux que leur candidat Benoît Hamon à la présidentielle. 2% des voix iraient à des candidats du Parti communiste et également à des divers droite, 1% à des candidats de l'extrême gauche et 3% à "un autre candidat".

 

Majorité absolue pour Macron, LR premier parti d'opposition

 

Compte tenu du scrutin majoritaire uninominal à deux tours qui se tiendra dans 577 circonscriptions, ces totalisations nationales ne reflètent que partiellement l'équilibre des forces à venir au Palais Bourbon.

 

Ainsi, selon les projections d'Opinionway qui portent sur 535 circos métropolitaines (au total la France en compte 577), La République En Marche pourrait s'adjuger plus de la moitié de sièges de l'Assemblée en juin prochain (entre 310 et 330) avec moins d'un tiers des suffrages au niveau national. De quoi décrocher facilement la sacro-sainte majorité absolue des 289 sièges qui lui permettrait de régner sans partage. 50% des personnes interrogées souhaitent d'ailleurs que le président de la République dispose d'une majorité.

 

Selon les mêmes projections, la droite alliée aux centristes aurait entre 140 et 160 députés. Bien que distancé par les mélenchonistes, le Parti socialiste, mieux implanté grâce à ses députés sortants ferait jeu égal avec la France insoumise avec 25 à 30 députés. Si ce résultat se confirmait, il s'agitait tout de même de la pire déroute électorale du PS depuis sa fondation.

 

Bien que troisième dans les intentions de vote, le Front national n'obtiendrait selon les projections que 10 à 15 députés. Une forte progression par rapport à 2012 (le FN-RBM n'avait obtenu que deux députés à la faveur de triangulaires) mais une déception pour la formation d'extrême droite qui se présente comme le premier parti d'opposition à celui d'Emmanuel Macron.

CHAP.19, temps suspendu, pour comprendre Macron, il faut relire le quinquennat de Hollande, en bloc et en détails. Mélenchon Narcisse contrarié.

Macron par ci, Macron par là, lors d’une récente razzia de livres à l’Ecume des Pages, tout un présentoir était macronisé.

 

RIEN NE S’EST PASSÉ COMME PRÉVU

Les cinq années qui ont fait Macron

 

François BAZIN

 

« C'est l'histoire d'un grand basculement. Elle met en scène des ambitions peu communes et des trahisons d'une qualité rare. Elle raconte à la fois un échec sans précédent, puisque soldé par un renoncement lui aussi inédit, et une conquête d'une audace incroyable, puisque partie de rien, si ce n'est des rêves d'un jeune homme à l'appétit carnassier.

 

Emmanuel Macron est l'enfant du règne. Le double et le contraire. L'héritier et l'inverse. Qui dit mieux, au moins dans la conquête ? Celle-ci n'a pas été le fruit d'une improvisation. Elle vient de loin. Ella a été préméditée. C'est en cela que le crime fut parfait. La victime et l'assassin l'ont souvent admis, à l'heure des confi dences. Tout cela a été fait "avec méthode", comme l'a dit un jour l'ancien président. Et maintenant ? Personne ne saura jamais ce que pensaient vraiment Emmanuel Macron et François Hollande lorsque, un matin de la mimai 2017, à l'Élysée, l'un est devenu retraité et l'autre président. On fera ici l'hypothèse qui en vaut bien d'autres qu'ensemble, fût-ce un bref instant, ils se sont remémoré cette histoire de cinq ans qu'ils ont vécue côte à côte, chacun à sa façon, et qu'il s'agit de raconter à présent dans sa totalité parce qu'on n'en reverra pas de sitôt de plus ébouriffante. » F.B.

CHAP.19, temps suspendu, pour comprendre Macron, il faut relire le quinquennat de Hollande, en bloc et en détails. Mélenchon Narcisse contrarié.
CHAP.19, temps suspendu, pour comprendre Macron, il faut relire le quinquennat de Hollande, en bloc et en détails. Mélenchon Narcisse contrarié.
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 06:00
« On est incapable de faire du jazz si on n’a pas eu au moins un grand-parent esclave » Nina Simone

« Cela fait dix ans que Nina Simone a cessé de chanter. Elle l'a fait jusqu'à son dernier souffle, toujours révoltée, incroyablement émouvante de vérité, d'excès et de folie. Eunice Waymon, de son vrai nom, s'est tue à 70 ans, le 21 avril 2003, dans sa maison, près d'Aix-en-Provence.

 

Les causes de sa mort n'ont jamais été éclaircies. Son manager a juste lâché: « Elle ne se sentait pas très bien depuis quelque temps. » Ce flou artistique qui entoure les derniers jours de la grande chanteuse et pianiste afro-américaine fascinait depuis longtemps Gilles Leroy. Prix Goncourt 2007 pour Alabama Song -inspiré par Zelda Fitzgerald-, l'écrivain s'identifie encore une fois à une femme complexe et livre Nina Simone, roman, une fiction fondée sur des vérités glaçantes. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je le lis en ce moment.

 

« Quand on entre dans le livre, rien ne se passe comme prévu. On pense y entendre la reine noire en mousseline blanche, droite comme un I, chanter «I Put a Spell on You» de sa voix unique qui était tout à la fois: puissante et blessée, chaude et glacée, mâle et femelle, liquide et rocailleuse - une voix de jeteuse de sorts.

 

Au lieu de ça, on se retrouve dans une «grosse maison de vacances bourgeoise sans style ni inspiration», il y a de l'eau croupie dans la piscine, et Nina Simone, dans la pénombre, n'est plus qu'«un corps grand et massif» qui maugrée, rit comme une damnée, puis demande qu'on lui achète «deux bouteilles de Bailey's, deux bouteilles de gin et un pack de Schweppes».

 

Elle ronfle en écoutant Bach, Chopin et Debussy. Elle a le fisc américain sur le dos. Elle a tiré au revolver sur un môme venu faire l'andouille dans son jardin. Splendeurs et misères d'une chanteuse géniale. C'est «Sunset Boulevard» à Carry-le-Rouet. »

 

La suite ICI 

 

Quelques notes de lecture:

 

Son pseudonyme

 

« Charity a tranché il me fallait un nom de scène et nous y avons passé une soirée entière. Le prénom Nina m’est venu en souvenir d’un flirt latino, Chico, qui me surnommait Niña, fillette. Charity a dit de supprimer le tilde, et j’ai suivi son conseil. Ce nom de Simone est arrivé plus tard. J’ai resongé à cette actrice française, Simone Signoret, que je trouvais sublime et qui m’attirait pour des raisons que je n’aurais su dire, que j’ai comprise ensuite. Simone, Charity a trouvé ça très chic, très sophistiqué. »

 

Son en-cas favori

 

« Ricardo sait maintenant comment la faire manger quand elle voudrait seulement boire : il grille des tranches de pain frottées d’ail, les couvre d’anchois marinés ou de poutargue, puis il arrose d’huile d’olive. Miss Simone adore. Elle mange en s’en foutant partout, mais les taches d’huile sur la robe c’est le problème de Wendy. »

 

Le jazz

 

Pardon d’insister, mais que reprochez-vous au jazz 

 

N.S. – Si je lui reproche une chose, c’est d’être un concept de Blanc. Pour la plupart des Blancs, jazz égal Noir, et Noir égale crade. C’est pour ça que je n’aime pas ce mot, et Duke Ellington ne l’aimait pas non plus. C’est un terme qui sert juste à identifier les Noirs, à les stigmatiser.

 

- Comment expliquez-vous alors que les Blancs eux-mêmes aient versé dans le jazz ? Que de jazzmen blancs soient salués dans le monde entier ?

 

N.S. – Je ne me l’explique pas car c’est juste de la connerie ! Seuls les Noirs peuvent en faire. Certains Blancs parviennent à nous imiter pas trop mal. Mais ça reste ennuyeux et plat comme une copie. L’exception c’est Debussy, le premier musicien blanc qui ait écouté le jazz et l’ai assimilé dans sa musique. Je dis bien assimiler, pas édulcorer, pas chercher à faire cet affreux jazz d’ascenseur qu’on entendra par la suite. Debussy et moi, on a fait la même chose, mais en sens inverse. Ce génie avait compris qu’on est incapable de faire du jazz si on n’a pas eu au moins un grand-parent esclave. Que c’est sans espoir. Que c’est même assez prétentieux, si on y réfléchit. Regardez ce pauvre Woody Allen, qui se couvre de ridicule avec sa clarinette astiquée par la bonne. »

 

Son premier grand succès

 

« La presse était dithyrambique, les meilleurs papiers que j’aie jamais eux de toute ma carrière. En même temps que la consécration artistique de Town Hall, j’ai connu mon premier tube. Un copain blanc, DJ dans une radio de Manhattan, m’avait signalé que ma version de I Loves You Porgy était en très bonne position dans plusieurs hit-parades du pays ; je ne mesurais pas ce que ça voulait dire, concrètement, jusqu’au jour où j’ai reçu un chèque de dix mille dollars. »

 

Sa définition du génie

 

N.S. – Le génie c’est indicible. J’avais deux ans et demi la première fois que j’ai tiré une mélodie d’un clavier. C’était un spiritual en clé de fa que jouais ma mère, que j’avais appris à force de l’entendre. Mes parents sont tombés à genoux en me voyant jouer ce truc sur l’harmonium de la maison. « C’est un don de Dieu, ils criaient, un don du Ciel », et ils se signaient. J’ai commencé le piano à trois ans et je travaille la théorie musicale depuis que j’en ai six. Tu sais ce que c’est, l’oreille absolue ? Les génies travaillent pour discipliner ce don reçu de Dieu. Arthur Rubinstein et Maria Callas étaient dans mon cas

 

- Vous pourriez développer ?

 

N.S. – Dès l’enfance, on travaillait. Nous sommes si peu à avoir hérité ce don du Ciel. Le devoir, quand tu en hérites, c’est de travailler, de le faire fructifier. Le génie, c’est de travailler dès l’enfance, jusqu’au sacrifice de soi. Il y a eu Callas, il y a eu Rubinstein, il y a moi. Après moi, il y a David Bowie et c’est tout.

 

Le concert de Nîmes

 

« Quand miss Simone fait son entrée en scène, huit mille personnes se dressent dans les gradins pour l’ovationner. « Merci », dit-elle en saluant, mains jointes sous la clameur. »

 

[…]

 

« Le soleil se couchait lorsque miss Simone à entamer Ne me quitte pas. Dans un silence d’église, précisément, les gens ont allumé les bougies qu’ils avaient sur eux et l’artiste leva les yeux vers les gradins illuminés. Sans quitter des doigts le clavier, elle pivota sur son tabouret et embrassa la nuée vacillante des flammèches. Comme transportée par la beauté de tout ça, Miss Simone a levé la tête vers les cintres où le ciel étoilé transparaissait.

 

Alors, on entendit que Miss Simone pleurait, la voix étranglée de sanglots. Huit mille personnes ont pleuré avec elle. »

« On est incapable de faire du jazz si on n’a pas eu au moins un grand-parent esclave » Nina Simone
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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 06:00
L’INAO mange encore son chapeau et se fait renvoyer au Bain, Alexandre bien sûr !

Ce vendredi matin post-ascensionnel, Me Morain, le célèbre avocat naturiste, la diva des chais indemnes des poudres de perlin pinpin, le défenseur inlassable des causes perdues des vignerons rebelles terroiristes, de la lignée des stars du Barreau, tels les Floriot (1), Moro-Giafferi... 

(1)«N'avouez jamais» est un conseil néfaste en justice, mais toujours excellent en amour »

... grand amateur de bonne chère, de jus nus aux fragrances étranges et de barreau de chaise roulés sur les cuisses d'ardentes cubaines,  m’a fait rugir de plaisir en communiquant sur Face de Bouc ceci :

 

« Le Tribunal administratif de Dijon vient d’annuler la décision rendue par l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO) qui avait brutalement retiré à Alexandre Bain, viticulteur bio à Tracy-sur-Loire, son agrément d’appellation Pouilly-Fumé.

 

C’est une immense victoire pour tous les viticulteurs producteurs de vins bio et naturels qui se battent chaque jour contre un système absurde et bureaucratique.

 

Il est grand temps que l’INAO les entende et cesse d’être le « bras armé » de baronnies locales cadenassées par les conflits d’intérêts et les jalousies.

 

Alexandre Bain récupère donc le droit d’apposer la mention Pouilly-Fumé sur ses bouteilles des millésimes 2014 et 2015 et sollicitera son agrément pour les millésimes à venir en espérant ne pas se heurter de nouveau à une opposition très peu confraternelle…

 

Et merci à Viaduc, son fidèle complice! »

 

Et moi de chanter, comme les Dupont&Dupond dans leur Citroën Torpédo 5CV 1924 au début de «Tintin au pays de l'or noir», sur l’air de «Boum!» de Charles Trenet : «Boum, quand vot' moteur fait boum... la dépanneuse Simoun... viendra vers vous en vitesse».

 

Ce n’est pas très charitable de ma part, comme tirer sur une ambulance, mais, que voulez-vous, pour tirer l’INAO de l’ornière dans laquelle il s’est précipité, je ne vois pas mieux qu’une dépanneuse.

 

En effet, ça devient un phénomène récurent : l’INAO se fait régulièrement retoquer par les juges. N’y aurait-il pas une certaine forme de suffisance du côté des juristes de Montreuil ?

 

La vieille alchimie qui avait prévalu pendant des décennies s’est dissoute dans la bureaucratie et le conservatisme syndical. Tout ce beau monde devra redescendre sur terre, se reconnecter au terrain et, surtout, utiliser ses moyens à d’autres fins que celles utilisées ces derniers temps.

 

Sanction disproportionnée, sans être tout à fait mauvaise langue ça sentait la peine pour l’exemple afin de faire rentrer dans le rang une forte tête, le sieur Bain Alexandre.

 

Le vieil Institut en poussant les dissidents vers les Vins de France se tire une balle dans le pied et le couple AOP-IGP vers le bas en les ravalant à des vagues signes de qualité répondant à des minima.

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Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

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