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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:00
Vinexpo le bûcher des Vanités, surtout celle des petits ego des réseaux sociaux nationaux…

J’ai connu le Vinexpo flamboyant des premiers temps où il fallait en jeter un max pour affirmer la suprématie de Bordeaux sur le Monde du Vin.

 

Ce fut un réel succès mondial mais, petit à petit, comme c’est souvent le cas sur la place de Bordeaux, la courgette du directeur enfla, l’autosatisfaction prit le pas sur le réalisme, le grand barnum de Vinexpo s’étiola, Prowein lui fit la nique.

 

Je ne vais pas m’aventurer dans l’analyse de ce déclin – ce que j’ai fait en son temps auprès des dirigeants de l’époque – mais il partage une partie des mêmes ressorts que le fameux « Bordeaux bashing »

 

En notre vieux pays perclus de douleurs, le « ce n’est pas de notre faute mais celle des autres », semble inscrit dans notre ADN.

 

Et pourtant, la vieille règle commerciale : le client est roi semblait avoir été quelque peu négligée, le nombre de chalands plus que leur qualité. Les allées de Vinexpo prenaient de plus en plus la tronche de la foire exposition de Trifouillis-les-Oies avec des pékins errants, sacs floqués « Castel » au bras, quêtant prospectus et dégustations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le client d’un Salon international, l’acheteur, le vrai, celui qui vient pour faire des affaires, ce qu’il souhaite c’est boucler son shopping dans les meilleures conditions, il n’en a rien à cirer des petites mains nationales qui passent leur temps dans des colloques ou tables rondes sur des sujets qui n’intéressent qu’eux.

 

Ne noircissons pas trop le tableau, Vinexpo disposait, et dispose toujours, d’un atout de taille : ses folles soirées dans les GCC, sa fête de la Fleur et autres joyeusetés pour VIP. C’est plus bandant que le bar de l’Intercontinental de Düsseldorf.

 

La nouvelle direction de Vinexpo rame pour faire retrouver à son barnum son lustre d’antan. Bon courage à elle. J’ai même reçu un appel de sa part pour m’inviter. Normal eu égard à mon immense pouvoir d’influence. J’ai décliné car je n’ai rien à y faire de professionnel


Et c’est là que les Athéniens s’atteignirent avec l’irruption des réseaux sociaux les petites mains de la Toile ont envahies la communication de Vinexpo.

 

Sur Face de Bouc, Twitter, Instagram ça y va de sa petite photo, en général cadrée serrée, ça vaut mieux, dans le style grosse affluence au débat (ils devaient être une vingtaine), une file d’attente pour la dégustation des duchemolos (un petit côté soviétique) ou mieux encore « Mon carton au dîner au château, les couillons ils se sont trompés de prénom »

 

Dans ce dernier cas ça frise « le conflit d’intérêts » mais pour tout ce petit monde se faire rincer fait partie du package du « journaliste », c’est inscrit dans la constitution de la dégustation. L’indépendance de ce petit monde étant inoxydable, gravée dans leurs gènes, y’a pas à s’inquiéter le conflit d’intérêts c’est pour la volaille politique sauf que dans les pays nordiques un dîner au château leur vaudrait de se faire virer illico.

 

Qu’à ces belles tables se pressent les clients quoi de plus normal, les propriétaires veulent les séduire, les bichonner pour les fidéliser, les affaires sont les affaires. Mais que fichent donc en bout de table tous ces pseudos-journalistes du monde du vin ? En sortant de table ne seront-ils pas devenus les obligés de ceux qui les ont invités ?

 

Mais monsieur ça se fait depuis toujours !

 

Je n’en disconviens pas, c’est la règle de la « critique » aussi bien pour le vin que pour la table (en ce domaine oser demander à un « critique » de poster le montant de son addition est considéré comme de l’inquisition)

 

À ce stade je vais être rosse : inviter des adeptes des réseaux sociaux à dîner n’est rentable que si ceux-ci ont une surface médiatique digne de ce nom.

 

Combien de divisions, de followers ?

 

En ce domaine c’est plutôt l’armée mexicaine, beaucoup de généraux mais des troupes étiques.

 

J’ai bien écrit étique et non éthique !

 

Si j’ai un conseil à donner, à monsieur Guillaume Deléglise, nouveau directeur de Vinexpo, s’il souhaite redorer l’image de sa manifestation qu’il fasse les yeux doux à de gros calibres des réseaux sociaux, qu’il les privilégie au détriment des petits ego nationaux.

 

Trop de petits bras !

 

Trop d’entre soi franchouillard !

 

Quitte à jouer le Bûcher des Vanités mieux vaut le faire avec des stars et non des seconds couteaux nationaux qui viennent y soigner leur petit ego.

 

 

Vinexpo le bûcher des Vanités, surtout celle des petits ego des réseaux sociaux nationaux…
Vinexpo le bûcher des Vanités, surtout celle des petits ego des réseaux sociaux nationaux…

Le vin français doit relever le défi de la mondialisation Franck Niedercorn le 19/06

 

Face à une concurrence mondiale de plus en plus menaçante, la France dispose d'atouts incontestables pour rester dans le peloton de tête des exportateurs de vins. Mais elle doit aussi corriger ses faiblesses, que sont des coûts de production élevés et une trop grande atomisation de son offre.

 

Quel avenir pour le vin français ? A l'heure où s'ouvre à Bordeaux le Salon Vinexpo, l'un des plus grands du monde, la question peut surprendre. Nos grands crus sont enviés par la planète entière. Nos vins sont les plus exportés dans le monde. Et si nous avons perdu notre place de premier producteur mondial au profit de l'Italie, notre vignoble reste le plus diversifié. Et pourtant, notre filière, qui pèse 30 milliards d'euros, s'interroge sur sa stratégie. En 2014, FranceAgriMer avait remis au ministre de l'Agriculture un rapport intitulé « Plan stratégique sur les perspectives de la filière vitivinicole à l'horizon 2025 ». Depuis, la question reste en filigrane. A juste titre, car le paysage évolue vite, avec une croissance continue de la consommation. On estime le marché du vin à 300 milliards de dollars en 2015. Il pourrait atteindre les 370 milliards en 2021, selon Mordor Intelligence. Face à cet emballement, la concurrence surgit de partout. L'Europe du Sud a d'abord vu les viticulteurs du Nouveau Monde (Etats-Unis, Afrique du Sud, Australie et Amérique du Sud) venir lui contester son leadership. Apparaissent depuis quelques années ceux du « nouveau Nouveau Monde », comme on a pris l'habitude de les appeler. La Chine a pris la tête de ce groupe, avec un vignoble devenu le deuxième du monde derrière l'Espagne. Pour une production pesant autant que celle de l'Australie ou de l'Afrique du Sud. Une bonne vingtaine de viticulteurs chinois ont d'ailleurs leur stand à Vinexpo. « Vous verrez, il y a des choses très bien », assure Guillaume Deglise, le directeur général du Salon. Les Français y ont souvent exporté leur savoir-faire, comme dans d'autres vignobles aux quatre coins du monde.

 

La suite ICI 

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:35
«Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça» Coluche

Hier, j’ai hésité avant d’écrire, au petit matin, ma chronique du lundi. Allais-je parler de lui ?

 

D’Emmanuel Macron ?

 

Non !

 

De Michel Gérard Joseph Colucci, alias Coluche.

 

En effet, le 19 juin 1986 est mort d’un accident de moto (il percute un camion qui a effectué un brusque virage à gauche) à Opio dans les Alpes-Maritimes. Il ne porte pas de casque mais contrairement à ce qui a été dit il roulait à vitesse modérée 60km/h. La thèse de l’assassinat sera soutenu par certains. Coluche est inhumé le mardi 24 juin 1986 à 10 h 30, au cimetière de Montrouge. La cérémonie funéraire est célébrée par l'Abbé Pierre.

 

Putain de mort !

 

Coluche avait 41 ans.

 

Coluche à longtemps habité rue Gazan près du parc Montsouris et ses enfants allaient au collège avec Anne-Cécile ma fille dans le 14e arrondissement puisque j’habitais rue Vergniaud.

 

Dans ma vie je n’ai croisé Coluche physiquement qu’une seule fois : lorsqu’il est venu voir Henri Nallet, alors Ministre de l’Agriculture, pour que celui-ci l’aide à mobiliser les ressources alimentaires stockées afin d’alimenter les Restos du Cœur dont il lança l'idée le 26 septembre 1985 sur Europe 1, en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ». Je l’ai écrit sur mon blog, en ajoutant que nous nous étions mobilisés pour l’aider à la fois pour qu’il puisse accéder aux stocks communautaires et pour qu’il puisse structurer son association naissante. Cette conjonction d’un saltimbanque et de bonnes volontés se mobilisant pour qu’il y ai de la nourriture à distribuer a permis aux Restos d’atteindre le but que s’était fixé Coluche.

 

Sur le site jesuismort.com comment il était devenu Coluche :

 

« C’est le 28 octobre 1944, à Paris, que Michel Colucci voit le jour au sein d’une famille originaire du nord de l’Italie. Une mère fleuriste et un père peintre en bâtiment. Malheureusement ce dernier décède en 1947 et laisse son épouse Simone élever seule ses deux enfants avec son maigre salaire. Michel traîne sa jeunesse en banlieue sud où, avec ses copains, il prend goût à la musique. Le garçon fabrique d’ailleurs sa propre guitare au son très approximatif et tellement lourde qu’il ne peut la soulever seul. Les études ne le passionnent pas et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d'études primaires qu'il décroche en juin 1958. Il niera même l'avoir obtenu d’un « je ne voulais pas posséder un truc primaire ». Mais les responsabilités frappent à la porte. Michel touche à toutes les professions (14 au total parmi lesquelles télégraphe, photographe, garçon de café, fleuriste ou marchand de légumes).

 

C’est finalement à l’usine qu’il se pose en tant que manutentionnaire après un court passage sous les drapeaux, ponctué par une exclusion pour indiscipline. Lorsqu’il ne travaille pas, il apprend la guitare et le chant du côté de la Contrescarpe et décide un jour de se lancer dans la carrière d’artiste qui le fait rêver. Sur l’Île de la Cité, « Le vieux bistrot » accueille ses premiers accords musicaux. Puis, il est pris dans le cabaret « Chez Bernadette » pour faire la vaisselle et y user ses cordes vocales. En ce lieu naît un patronyme pour l’éternité : Coluche.

 

Un soir, l’acteur Romain Bouteille vient à passer et repart avec ce jeune talent de 23 ans sous le bras. Il l’emmène dans son célèbre « Café de la gare » aménagé par ses soins. S’y escrimeront notamment Patrick Dewaere et Sylvette Herry, alias Miou-Miou. Les spectateurs paient leur entrée selon une loterie qui leur permet de payer de 0 à 30 francs. Deux entractes ont lieu où les comédiens font le service. Le public est conquis. Coluche fonde avec des amis la troupe « Le vrai chic parisien ».

 

En 4 ans, il joue avec succès « Thérèse est triste » et « Ginette Lacaze » avant que Dick Rivers n’impose lui-même cette jeune bande en première partie de son Rock'n Roll Show à l'Olympia. La troupe joue également « Introduction à l'esthétique fondamentale » avant que Coluche ne la quitte. « J’ai eu deux coups de pot dans ma vie : être découvert par Bouteille et être viré par Bouteille » avouait-il quelques mois après. Nous sommes en 1974 et tout le monde se rend compte que le jeune trublion peut faire rire seul. »

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 06:25
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !

Qui se souvient de 1976 ?

 

Ma pomme, en provenance de Constantine, je posais les valises de ma petite famille dans un minuscule 2 pièces, au 2e étage sans ascenseur, à Paris, rue Mazarine, dans le 6e.

 

C’était encore un village avec des petits commerçants, boulanger, bougnat, épicier… un peu bruyant mais au cœur de la ville capitale.

 

C’était à quelques encablures de mon nouveau job au Ministère de l’Agriculture, rue Barbet de Jouy dans le 7e, je m’y rendais à pied.

 

Chargé de mission à la Direction de la production et des Echanges avec mon compère Claude Sauser, dès mon arrivée nous fûmes en première ligne pour imaginer un système d’indemnisation pour les agriculteurs frappés par l’une des plus rudes sécheresses de l’après-guerre.

 

Début juin, les syndicats agricoles interpellent donc Christian Bonnet, ministre de l'agriculture du gouvernement de Jacques Chirac, afin de lui demander de venir en aide avant l'automne aux exploitants. Il devient en effet urgent d'agir, les conséquences de la sécheresse commençant à se faire sentir.

 

Dans un tout petit bureau, avec l’un des premiers ordinateurs : un Wang, nous tripatouillions les données de la météo pour tenter de dresser une carte de la sécheresse.

 

Imaginez deux clampins payés 2 balles débarquant dans la salle à manger du Ministre à l’Hôtel de Villeroy, lieu des réunions, face à une brochette d’IGREF savants, plus ou moins polytechniciens.

 

Ils nous écoutaient pourtant, c’était moi qui assurait le service après-vente de nos travaux, je devrais dire de ceux de l’ami Claude Sauser. Ce qui les impressionnait c’était ce que pondait notre Wang. En ce temps-là, celui des gros ordinateurs Bull chers au Plan Calcul, le micro-ordinateur était une drôle de petite bête pour ses grosses têtes.

 

Je vous assure que ce fut jouissif !

 

« Malheureusement, la sécheresse dure, au point que certains habitants de zones agricoles se tournent vers la prière. Le Monde daté du 27-28 juin 1976 indique ainsi que l'évêque de Coutances (Manche) préconise l'oraison suivante aux fidèles : « Dieu à qui nous devons de naître, nous dépendons de toi en toute chose, accorde-nous les pluies dont nous avons besoin, afin qu'étant rassurés pour les fruits de la terre, nous puissions mieux rechercher les biens d'éternité ». Le 4 juillet, le pape Paul VI lui-même a invité les dizaines de milliers de catholiques venus recevoir sa bénédiction à prier pour la pluie. « Dieu, déclarait-il, attend peut-être la foi de notre invocation filiale pour rendre l'équilibre aux saisons, la fécondité à la terre, le courant aux rivières, le rafraîchissement à la soif des vivants. Prions donc pour que l'eau désirée recommence à courir sur le sol aride. »

 

DE LA « SOLIDARITÉ NATIONALE » À « L'IMPÔT SÉCHERESSE »

 

Le 28 juin, un cultivateur de Cuinchy (Pas-de-Calais) se donne la mort, ne pouvant plus nourrir ses quatorze vaches et ses porcs. « Arrivé au bout de ses ressources, et pris de panique à la pensée qu'il allait devoir envoyer son petit cheptel à l'abattoir, M. Lemaire s'est tiré une balle dans la tête », rapporte le journal. Deux jours plus tard, le président de la République Valéry Giscard d'Estaing qualifie la sécheresse lors du conseil des ministres de « calamité nationale », qui nécessite comme réponse la « solidarité nationale ».

 

Lors du dernier conseil des ministres du gouvernement Chirac, le 25 août 1976, la décision est officialisée : une aide de 2,2 milliards de francs sera versée aux agriculteurs, financée en partie par un exceptionnel « impôt sécheresse » basé sur l'impôt sur le revenu, et qui concernera plus de 2 millions de Français – les moins fortunés étant exemptés. Porté depuis la démission de Jacques Chirac par Raymond Barre, ce prélèvement provoquera « de vives réactions d'hostilité émanant de centrales syndicales de salariés et également de responsables départementaux paysans », rapporte Le Monde du 2 septembre 1976. Parmi les agriculteurs, beaucoup en effet trouvent la somme dérisoire par rapport aux dégâts subis, et auraient préféré un autre moyen que l'impôt en guise de dédommagement. De son côté, la CGT dénonce la « volonté du gouvernement de faire payer aux salariés les frais de la sécheresse ».

 

Bien évidemment, Claude et moi, fûmes pour rien dans l’invention de l’impôt sécheresse, les politiques avaient repris la main avec le succès que l’on sait. Cette indemnisation fut l’une des plus inéquitables qui fut, beaucoup de céréaliers beaucerons s’en servirent pour investir dans l’immobilier alors que les éleveurs furent les dindons de la farce. Je pus mesurer la force de l’AGPB (les céréaliers) et la duplicité de la FNSEA alors dirigée par Michel Debatisse, lui-même éleveur dans le Puy-de-Dôme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pendant ce temps-là, en juin 1976. Bernadette Lafont, Alain Geismar, Bernard Kouchner, Philippe Sollers... et bien d'autres demandent la dépénalisation totale du cannabis.

 

Texte publié dans «Libération», le 18 juin 1976.

 

«Cigarettes, pastis, aspirine, café, gros rouge, calmants font partie de notre vie quotidienne. En revanche, un simple "joint de cannabis (sous ses différentes formes: marijuana, haschich, kif, huile) peut vous conduire en prison ou chez un psychiatre.

 

Des dizaines de documents officiels (notamment les rapports La Guardia aux Etats-Unis, Wootton en Grande-Bretagne, le Dain au Canada) ont démontré que le cannabis n'engendre aucune dépendance physique, contrairement aux drogues dites "dures, telles que l'héroïne, mais aussi au tabac ou à l'alcool, et n'a aucun effet nocif comparable ("Pas même une bronchite, sauf chez les grands fumeurs, a écrit aux Etats-Unis le directeur de l'Institut national contre l'abus des drogues). Le contenu de ces documents n'a jamais été porté à la connaissance du public français, on a préféré laisser la grande presse mener des campagnes d'intoxication fondées sur des mensonges ineptes.

 

Dans de nombreux pays déjà ­ Etats-Unis (Californie, Oregon, Alaska), Pays-Bas, Canada" ­, la législation sur le cannabis a été considérablement adoucie. En France, on continue d'entretenir la confusion entre drogues dures et drogues douces, gros trafiquants, petits intermédiaires et simples usagers. Cela permet de maintenir et de renforcer une répression de plus en plus lourde: depuis 1969, la police peut perquisitionner chez n'importe qui, sans mandat, à toute heure du jour ou de la nuit, sous prétexte de drogue. Cela permet des arrestations massives de jeunes et des quadrillages policiers. Cela sert à justifier la détention de centaines de personnes, petits revendeurs ou fumeurs de cannabis, quand tout le monde sait que des gros bonnets de l'héroïne sont en liberté. Ces emprisonnements, bien sûr, sont sélectifs et frappent en priorité la jeunesse, surtout la jeunesse ouvrière et les immigrés, particulièrement dans les régions.

 

Or, des milliers et des milliers de personnes fument du cannabis aujourd'hui en France, dans les journaux, les lycées, les facultés, les bureaux, les usines, les ministères, les casernes, les concerts, les congrès politiques, chez elles, dans la rue. Tout le monde le sait. C'est pour lever ce silence hypocrite que nous déclarons publiquement avoir déjà fumé du cannabis en diverses occasions et avoir, éventuellement, l'intention de récidiver. Nous considérons comme inadmissible toute forme de répression individuelle, soumise à l'arbitraire policier, et entendons soutenir activement tous ceux qui en seraient victimes. Nous demandons que soient prises les mesures suivantes: ­ Dépénalisation totale du cannabis, de son usage, sa possession, sa culture (autoproduction) ou son introduction sur le territoire français en quantités de consommation courante.

 

Ouverture de centres d'information sur les substances psychotropes, en ordre alphabétique: alcool, cannabis, cocaïne, héroïne, LSD, médicaments, tabac, etc.

 

Nous n'avons que faire de la légalisation de la marijuana, ni de sa commercialisation. Si des trusts à joints s'en emparent, c'est une question de société. Ce texte n'est pas un appel à la consommation. Il vise seulement à mettre fin à une situation absurde.»

 

« Ce texte conserve, vingt-deux ans après, un triple intérêt. D'une part, il met en relief des clivages de générations: une grande partie des signataires appartient à celle du baby-boom, touchée par la contestation des années 60. D'autre part, le texte d'accompagnement de Libération souligne, comme à plaisir, les clivages culturels qui sous-tendent l'initiative: les «traditionnels hallucinés du Parisien libéré» sont montrés du doigt. Enfin, et surtout, ce texte reflète une époque où la sphère de l'intime ­ les pratiques d'ordre privé ­ et les faits de société non seulement rejaillissent sur les pétitions mais investissent le champ politique au sens large. Ces faits relèvent d'un domaine où les processus d'évolution sont lents, les questions soulevées peuvent rester longtemps à l'ordre du jour; ainsi, deux décennies plus tard, du débat sur la dépénalisation de la drogue. »

 

Jean-François SIRINELLI 12 janvier 1998

 

Ce 18 juin 2017, au petit matin la journée s’annonçait caniculaire.

 

La sécheresse se profile en France, un phénomène que va multiplier le changement climatique

 

Comme dans beaucoup d’autres lieux en France, la pluie a manqué cet hiver. Elle a été « globalement déficitaire sur le pays depuis juillet 2016 », indiquait Météo France dans un bulletin du 16 mai. Et de poursuivre : « En avril, à la suite des faibles précipitations conjuguées aux températures élevées durant la première quinzaine, la sécheresse des sols s’est accentuée sur l’ensemble du pays. » Les pluies ont manqué aux sols en surface, mais aussi aux nappes phréatiques souterraines. « Les niveaux sont plus bas que les autres années, note Laurence Gourcy, hydrogéologue au BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Les deux tiers des nappes (67 %) affichent un niveau modérément bas à très bas. La situation montre qu’un tiers seulement du territoire a, à ce jour, bénéficié de la recharge hivernale habituellement observée à cette période de l’année », relève le bulletin de son Institut.

 

Donc, ce dimanche 18 juin, passage rapide dans l’isoloir puis départ via le boulevard St Michel, la montée vers la gare de l’Est, passage par Stalingrad puis montée vers le parc des Buttes-Chaumont.

 

Fait déjà chaud, lorsque je pose mon vélo 22 rue du Plateau devant chez Que du Bon je suis en nage.

 

Je m’hydrate à la Chateldon.

 

Ma bouteille à la main je salue les vignerons qui s’activent doucement sous les tentes pour mettre leurs vins au frais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le coup de 10 heures je me mets au taf et voici le résultat en images :

L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
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L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
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L' « Appel du 18 joint » Que du bon chez les vins libres pour s’hydrater sous la canicule !
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:00
CHAP.19, temps suspendu, «Je me retirerai de la politique les deux pieds devant !» Mélenchon

Dans notre vieux pays fourbu nous vivons une époque formidable, un bon tiers des français qui se sont abstenus l’ont fait, disent les sondages, par lassitude de la votation. Comme si la surexcitation des primaires de la droite avec son lot de surprise et de dégagisme, le coup raté de Balpop portant le petit Hamon sur le pavois, l’irruption de deux trublions dans le haut du tableau, un tout lisse et propre sur lui, Macron, un tout rugueux qui se fait matois, Mélenchon, avaient porté très haut le taux d’adrénaline de la population pour virer à la déprime sitôt l’élection de Macron.

 

On eut pu s’attendre au contraire, étant donné les 4 quarts du premier tour à un troisième tour revanchard pour Mélenchon, la LMP et le petit Baroin. Pour ce dernier la nomination d’Édouard Philippe à Matignon a été fatale, ses rêves de cohabitation sont partis en fumée. En revanche, pour les deux extrémistes la douche fut glacée, leurs électeurs sont allés à la pêche, dur retour à la réalité de la versatilité du fameux peuple chanté lorsqu’il adhère, évaporé lorsqu’il se dérobe. Seul l’électorat de Macron s’est mobilisé.

 

Le camarade JF Khan, qui est parfois un peu foutraque, mais qui peut aussi avoir des fulgurances géniales :

 

Pourquoi les macronistes peuvent remercier le journal Libération

 

L'électorat bourgeois de droite, stupéfait, ébloui, a commencé à se convaincre que ces « gens d'En Marche », tout compte fait, n'étaient pas si mal.

 

De toutes les surprises que nous ont réservé les élections législatives, la plus improbable, la plus inouïe est l'ampleur qu'a pris, en une dizaine de jours, le basculement d'un électorat bourgeois et grand bourgeois de droite dans le camp Macron.

 

Pour la première fois sans doute, dans l'Histoire de la République, des villes, des circonscriptions qui, depuis 1789, avaient toujours été fidèles à la droite conservatrice ou réactionnaire, même au lendemain de la Libération, l'ont larguée, cette fois, pour se donner à d'autres.

 

Et cela bien que ces villes et circonscriptions aient largement plébiscité François Fillon il y a un mois et demi. Dans le XVIème, Fillon avait obtenu 58 % des suffrages, or la droite est ramenée à 27 % et écrasée par "En Marche!". A Neuilly, 62 % pour Fillon, et 21 % seulement pour le candidat LR contre "La République en Marche" à 42 %.

 

Ont également fait faux bond, pour la première fois, à la droite, le XVIIème et le VIIème arrondissement de Paris, ce Faubourg Saint-Germain où, en 1814, on acclama l'entrée à Paris des cosaques, mais aussi Versailles, Fontainebleau, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Tropez dans le Var, une grande partie des Alpes-Maritimes, Cholet dans le Maine-et-Loire, Chamalières où le fils de Giscard d'Estaing est battu...

 

Que s'est-il donc passé?

 

En fait, ce surplus de raz-de-marée c'est aux médias de gauche qu'Emmanuel Macron le doit.

 

Dix jours avant le scrutin, en effet, pour remobiliser leur camp, ce qui était parfaitement légitime, ils ont déclenché une puissante offensive sur le thème de la droitisation du macronisme: alerte, il y a un plan caché pour mettre à bas le droit du travail, un véritable retour au XIXème siècle! Alerte, au nom de la lutte implacable contre le terrorisme, on s'apprête à mettre à mal les libertés publiques et à court-circuiter les juges ! Alerte, à l'éducation nationale la "réaction" est de retour!

 

Les radios et télévisions ont largement répercuté ces thèmes et polémiques. Résultat: l'électorat bourgeois de droite, stupéfait, ébloui, a commencé à se convaincre que ces "gens d'En Marche", tout compte fait, n'étaient pas si mal, que loin d'être des ersatz de socialistes, comme on leur avait seriné, ils étaient près à oser ce devant quoi la droite avait toujours reculé, que ce n'était pas une gauche de substitution, mais une droite de substitution. D'où ce basculement, parfois massif. Merci Libé!

 

Phénomène d'autant plus surréaliste, qu'au même moment, dans Le Figaro, Yves de Kerdrel, qui est au néolibéralisme ce que Jean Kanapa était au marxisme, explique que Macron est en train de trop céder aux syndicats et que sa "loi travail", bien timide, est largement en retrait sur celle qu'avait institué Gerhard Schröder en Allemagne.

 

Logiquement ce glissement des voix de droite vers "La République en Marche" aurait du être compensé par un retour d'électeurs de gauche effrayés. Or, seconde surprise, cette campagne n'a eu sur eux absolument aucun effet. Au mieux, ils se sont abstenus. Peut-être n'ont-ils pas oublié que la "loi travail" est, à l'origine, une initiative d'un gouvernement socialiste.

 

Résultat, et c'est une autre première absolue dans notre Histoire, alors que "La République en Marche" cartonnait dans des villes et quartiers de la droite bourgeoise et grande bourgeoise (l'électorat populaire de droite, en revanche, est resté fidèle), elle cassait la baraque dans des fiefs de gauche et d'extrême gauche, s'emparant par exemple des deux ex-sièges réputés imprenables de Laurent Fabius en Seine-Maritime ou d'Henri Emmanuelli dans les Landes, s'imposant dans le XIXème parisien et arrivant même en tête à Aubervilliers et à Ivry.

 

Le gaullisme triomphant fut globalement plus puissant, mais il n'avait pas réussi à ce point à faire exploser les vieux clivages politico-sociologico-territoriaux.

 

Cette recomposition, en grande partie ambiguë, aura une autre conséquence lourde de sens, c'est qu'on découvrira dimanche soir que non seulement la "vraie droite" comme ils disent, c'est-à-dire non macronisée, devra se contenter d'une cinquantaine de sièges seulement, mais aussi que la plupart des représentants de la droite dure – Georges Fenech, Jacques Myard, Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq, Claude Goasguen, Elie Aboud, Alain Marsaud, Philippe Meunier, Guillaume Larrivé, peut-être même Eric Ciotti et Eric Woerth, risquent de se retrouver au tapis.

 

Heureusement, pour que tous les repères ne soient pas d'un seul coup emportés, restera l'ineffable Christian Jacob.

 

Ce qu'Emmanuel Macron a mieux compris que les autres pour incarner le renouveau par Bertrand Delais Documentariste, journaliste, auteur de En Marche vers l'Elysée

 

À la veille du second tour des élections législatives qui vont offrir une majorité forte au Président, il convient de s'interroger sur les contours politiques de son mouvement...

 

A la question, le macronisme existe-t-il, on ne peut que répondre par l'affirmative... Les succès sont là, l'engouement aussi et son expérience volontiers raillée plaide en réalité pour lui... Mais là où les choses semblent se compliquer, c'est lorsqu'il s'agit de le définir, de lui trouver un corpus idéologique... Pourtant, il existe et c'est sa nature même qui rend difficile sa perception.

 

S'il y a un mot qui résume le macronisme et la méthode d'Emmanuel Macron, c'est la dialectique... On a volontiers raillé son fameux "en même temps" mais il pose une méthode qui fait de son mouvement quelque chose d'hybride, de paradoxal mais de profondément ancré dans notre histoire.

 

Le premier paradoxe est qu'Emmanuel Macron est à la fois l'enfant de la révolution libertarienne issue de Mai 68, avec un réel progressisme sur les questions de société, et celui de la révolution économique libérale survenue au cours des années 80. Une révolution portée historiquement par la gauche, une autre par la droite...

 

Mais surtout, et c'est là un premier paradoxe, il est l'enfant légitime qui prospère sur le rejet des deux matrices idéologiques qui semblent épuisées.

 

Alors pourquoi le macronisme parvient-il à sortir de cet épuisement, pourquoi parvient-il à incarner un renouveau politique?

 

La réponse à cette question qui permet de définir le macronisme est double.

 

D'abord, il y a une indéniable équation personnelle forte, posé dès la campagne électorale par Emmanuel Macron, candidat. Plus que d'autres, à rebours de la plupart des leaders d'opinion, Emmanuel Macron comprend la nécessité de remettre une verticalité dans la pratique politique. Il rompt non seulement avec l'héritage de François Hollande qui s'était fourvoyé en théorisant l'idée d'un Président normal, mais il rompt aussi avec une certaine culture de la 2ème gauche et absorbe une partie de l'héritage culturel de la droite avec son culte du chef...

 

Il y avait dès la campagne un mélange d'horizontalité dans la genèse du mouvement avec le diagnostic, l'intervention forte des militants et de la verticalité avec un parti de masse totalement dévoué au chef.

 

Toujours une dialectique entre l'ordre et le mouvement... Mais surtout, cela lui permet de se défaire de tout surmoi idéologique au nom d'une seule efficacité. En cela, il renoue avec les militaires égarées en politique qui faisait valoir une réussite de terrain, de Bonaparte à de Gaulle. Il est un enfant de la dissuasion, de l'après... Son efficacité s'appréhendera sur le terrain économique. Dans cette configuration, son passé à la banque Rotschild n'a pas constitué un handicap, bien au contraire..

 

Un homme seul, dépourvu de schémas idéologiques mais pas sans conviction, voilà qui pourrait définir la démarche d'Emmanuel Macron... La recherche d'une dialectique entre libéralisme et égalité incarnée par la volonté d'un homme là où les idéologies les oppose... C'est cette dialectique du libéralisme égalitaire qui est au cœur de sa conviction...

 

Mais si on veut le macronisme, il y a une autre particularité, avec là encore une construction dialectique.

 

Il apparaît comme un homme moderne dans son époque, par son refus des idéologies, par sa volonté d'incarner la révolution numérique mais son inclinaison naturelle est plus classique voire plus conservatrice... Il pense que la culture classique constitue un rempart contre la ségrégation sociale et en cela épouse les contours d'un politiquement incorrect loin de la pensée mainstream dominante... Il est transgressif avec des références classiques..

 

Au fond, pour définir la pensée d'Emmanuel Macron, il faut se référer à l'un de ses philosophes préférés, Alain.

 

Il n'y a pas de courant de pensée se réclamant de lui, il y a une volonté de s'affranchir des schémas de pensée, la philosophie étant là pour éveiller l'esprit.. Toujours, il fait le pari de la raison, comme marque de respect...

 

Cela renvoie à Emmanuel Macron à Amiens avec les ouvriers de Whirlpool où il revendique son discours de raison. Il y a là une forme de bienveillance d'un homme libre et qui incarne à lui seul une rupture avec le cynisme de l'époque...

 

L'histoire dira si cette incarnation était celle d'un moment ou celle d'un sursaut historique

 

«En Marche, c’est un peu l’esprit de milice helvétique appliqué à la France» par Richard Werly Le Temps

 

Un tsunami de députés jamais élus auparavant s’apprête, dimanche, à déferler sur l’Assemblée nationale. Investis par La République en marche!, ils n’ont pour la plupart jamais rencontré celui à qui ils doivent tout: le président de la République, Emmanuel Macron. Portrait d’une déferlante qui rêve de transformer la France.

 

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Comment le big bang Macron pourrait remettre la politique française à l'endroit par Chloé Morin Directrice de l'Observatoire de l’opinion de la Fondation Jean-Jaurès

 

Au lieu de vouloir faire rentrer les électeurs dans des cases qui n'ont plus aucun contenu idéologique clair et cohérent, partons du bas pour reconstruire le haut.

 

Au lieu de se demander s'il est normal que Benoît Hamon appelle à voter pour la candidate France insoumise opposée à Manuel Valls, de reprocher à ce dernier d'avoir soutenu Emmanuel Macron, ou encore à Thierry Solère de vouloir voter la confiance au gouvernement, on ferait mieux de se poser les bonnes questions.

 

En matière d'idéologie comme en économie, certains croient fermement à la politique de l'offre, d'autres à la politique de la demande. Les discours tenus par les médias, partis, institutions façonneraient l'opinion (politique de l'offre). Ou, à l'inverse, les responsables politiques ne seraient élus et les médias écoutés que dès lors qu'ils feraient écho à des opinions/convictions pré-existantes dans la société.

 

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Législatives: «Je me retirerai de la politique les deux pieds devant!»... Mélenchon répond à nos lecteurs

 

Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise et candidat dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône a accordé une interview à 20 Minutes. Une centaine de questions, quelques trolls, vous, lecteurs, avez posé vos questions à Jean-Luc Mélenchon, nous lui en avons soumis une dizaine.

 

Sur quels enjeux pensez-vous que la victoire va se jouer dimanche ?

 

Avant le premier tour, il n’y a eu aucun débat, ça a été une apologie permanente du gouvernement en place. Mais cette dernière semaine, des médias ont révélé des énormités comme le projet de destruction du Code du travail ou la mise dans le droit commun des mesures liberticides de l’état d’urgence. Même les gens éloignés de moi politiquement m’ont dit leur stupeur. Les gens découvrent que les candidats du « renouveau macroniste » ont déjà une expérience politique. A ceux qui ont éjecté Les Républicains et le PS, Macron propose un potage qui est le concentré des deux. Je vois venir un effet correcteur contre la vague Macron.

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 06:00
Le PS d’Épinay dans le coma, les Républicains à la dernière station de leur chemin de croix, la gauche et la droite ne sont-elles plus qu’extrême ?

Pour ne rien vous cacher l’implosion du PS à la sauce Mitterrand ne me fend pas le cœur et, si obsèques il y a, je m’abstiendrai. Nous faire accroire que Gérard Filoche et Manuel Valls sont de gentils camarades c’est nous prendre pour des veaux.

 

« Mélenchon m’a tué » pourraient s’écrier les derniers grognards, les Dray, Hamon, Aubry et autres frondeurs balayés comme des fétus de paille, jetés tels des kleenex. C’est vrai, le conducator veut rayer de la carte PS et PCF, la vieille union de la gauche qui l’a nourri durant des décennies.

 

Y’a du Guy Mollet dans ce Mélenchon, des mots durs et une pratique molle, comme un goût de Vieux Monde, de recettes éculées ripolinées à la sauce écolo-alterno, de quoi séduire, je le comprends, une génération contestataire de précaires. L’ego du Jean-Luc qui a toujours dépassé la largeur des portes du pouvoir et son entreprise d’insoumis n’est que son dernier faire-valoir de vieux cheval de la politique.

 

Laissons-le là pour ausculter la Droite avec le bien à droite Dominique de Montvalon ancien rédachef du JDD :

 

« À la veille du second tour des législatives, le pur chiraquien François Baroin s’efforce de donner le « la » à des troupes qui n’ont toujours pas compris comment une élection « imperdable » avait été perdue, et à qui la faute. Et qui, du coup, « flottent ». Exercice de haute voltige.

 

1. Il assure qu’Emmanuel Macron aura évidemment sa majorité absolue.

 

2. Mais il affirme qu’une majorité « écrasante » écraserait le débat.

 

3. Il appelle donc les électeurs de droite – les pro-Macron comme les autres – à corriger le tir du 1er tour en votant au second pour des candidats de droite, qu’ils soient de la première ou de la deuxième « famille ».

 

4. Il se déclare « constructif » (adjectif… macroniste s’il en est) mais, dans la foulée, hostile notamment à la hausse de la CSG, il dit qu’il ne votera pas la confiance.

 

5. Il annonce que, son travail terminé au soir du second tour, il retournera à Troyes et au Sénat, et ne se mêlera pas de la bataille Bertrand-Wauquiez qui se profile pour la présidence de ce qui restera des Républicains.

 

6. Il refuse, pour quelques jours encore, de participer au grand déballage inévitable sur les causes du désastre de son camp. Mais lui, le chiraquien, le laïque, l’anti-FN, le « constructif » (radicalement opposé à toute forme d’opposition systématique), il met déjà les choses au point sur un fait pour lui majeur : s’il est venu participer le 5 mars au Trocadéro au meeting de François Fillon, dont le succès doit beaucoup à Sens Commun, c’est uniquement, assure-t-il, parce qu’il pensait que Fillon, ce jour-là, jetterait l’éponge.

 

En revanche, pas un mot dans sa bouche, sur le fait que Nicolas Sarkozy –qui avait fait de Baroin son dauphin- a tout fait pour torpiller ce scénario qui, pour le meilleur ou pour le pire, aurait alors ouvert la voie à un certain Alain Juppé.

 

Il est loin le temps –pourtant pas si lointain !- où François Baroin fixait comme objectif à son camp de gagner les législatives pour… cohabiter ensuite pendant cinq ans (sic) avec Emmanuel Macron.

 

Même aujourd’hui, la droite a-t-elle pris la pleine mesure de ce qui lui est arrivé ? Clairement non.

 

Il y a les responsabilités –énormes- du candidat Fillon. Elles ne se limitent pas, loin s’en faut, aux désastreuses affaires qui l’ont plombé.

 

Il y a le poids d’un projet concocté en cercle restreint, trop intégriste et trop « punitif » pour répondre, au-delà de la primaire, aux complexités et aux attentes de la société française.

 

Il y a eu aussi, de la part de la droite, une surestimation arrogante de ses propres forces et une sous-estimation désarmante de celles de l’adversaire.

 

Par mer déchaînée et horizon bouché, François Baroin aura fait son devoir -sans illusions mais, au fond, avec une certaine classe- sur ce qui va immanquablement se produire au sein de l’ancienne droite dès les législatives finies: un carnage. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 3 droites

 

René Rémond est à l'origine d'une distinction célèbre entre les «trois droites» françaises : «légitimiste» ou réactionnaire (en référence à la Restauration de Louis XVIII et Charles X), «orléaniste» ou libérale (elle rappelle le règne relativement prospère et débonnaire de Louis-Philippe 1er), «bonapartiste» ou autoritaire (en référence bien sûr au règne fulgurant de Napoléon 1er), dont il suit la trace de la fin de l'Empire au milieu du XXe siècle. Son analyse est au coeur d'un ouvrage majeur : La Droite en France de 1815 à nos jours (1954, Aubier-Montaigne) réédité en 1982 sous le titre : Les droites en France (Aubier-Flammarion).

 

Cette distinction est plus difficile à suivre aujourd'hui, 60 ans après René Rémond, la nouvelle typologie de la droite L'historien Gilles Richard publie une Histoire des droites en France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  • Le Front national n'apparaît pas dans la typologie de René Rémond. S'agit-il d'un parti de droite ou d'extrême droite? Quelle est sa place dans l'histoire de la droite?

 

René Rémond avait bien conscience, à la fin de sa vie, que sa tripartition posait problème… Le FN est un parti issu de la famille politique nationaliste, née avec l'épisode boulangiste au moment où la «République des Jules» s'imposait. Pour des raisons que je détaille dans mon livre, cette famille nationaliste a longtemps eu beaucoup de mal à se doter d'un parti qui la représente efficacement. Et son soutien, massif et prolongé, à Vichy l'a profondément fragilisée. Mais elle n'a jamais disparu et le FN, fondé en 1972, a su lui redonner son lustre à partir de 1984. Droite ou extrême droite?

 

Je n'emploie jamais l'expression «extrême droite» parce que cela supposerait qu'il y ait UNE droite (et UNE gauche), avec seulement des nuances à l'intérieur de chacune - du bleu ciel au bleu (M)arine, du rose pâle au rouge vif. Or, pour moi, il y a DES familles politiques se classant à droite ou à gauche selon les époques. Les nationalistes sont sans aucun doute une des familles politiques qui se sont rangées à droite de la ligne de clivage apparue au tournant du XIXe et du XXe siècles. Mais ils ne sont pas plus «extrémistes» que les libéraux sont «modérés». Dit autrement, je ne vois que des nationalistes extrêmement nationalistes, des libéraux extrêmement libéraux, des agrariens extrêmement agrariens, etc.

 

  • Selon vous, l'année 1974 marque un tournant dans l'histoire de la droite. Pourquoi?

 

Sans aucun doute, l'année 1974 a marqué le point de départ de notre présent politique. Pour deux raisons: premièrement, s'est enfin imposée, parmi les familles de droite, la famille (néo)libérale qui, jusque-là, avait toujours dû partager le pouvoir avec d'autres - les radicaux jusqu'à 1940, les gaullistes après la Libération ; deuxièmement, en même temps - mais sans que cela ait au départ le moindre rapport avec l'élection de Valéry Giscard d'Estaing - l'économie française (comme ses voisines) est entrée de plain-pied dans la troisième révolution industrielle (automatisation, multinationalisation, délocalisations et financiarisation) et son corollaire, le chômage de masse qui, en une décennie, a porté un coup fatal au mouvement ouvrier tel qu'il s'était bâti depuis la fin du XIXe siècle et avait imposé la question sociale comme question centrale dans la vie politique.

 

Depuis cette époque, les deux principaux courants qui s'opposent sont les nationalistes et les néo-libéraux. Que révèle cet affrontement?

 

  • L'entrée dans « une nouvelle ère », selon les mots de « VGE » après son élection en mai 1974, a permis aux néolibéraux d'imposer leur projet politique.

 

L'entrée dans «une nouvelle ère», selon les mots de «VGE» après son élection en mai 1974, a permis aux néolibéraux d'imposer leur projet politique, leur vision de la France dans le monde. Pour eux, les principes du capitalisme sont les plus sûrs fondements d'une vie harmonieuse en société. C'est là le cœur de leur doctrine. Et c'est à l'État d'en garantir la pérennité. Ils ont pu enfin agir à leur guise ou presque parce qu'au même moment, leur principal adversaire, les gauches issues du mouvement ouvrier, s'est évaporé. Depuis 1984, quand le PCF s'est retrouvé avec un score électoral d'avant 1936 et que le PS a renoncé officiellement à «changer la vie», le projet néolibéral s'est déployé sans obstacle majeur, à travers la déconstruction de la République sociale telle qu'elle s'était bâtie, par à-coups, entre 1936 et 1982, et parallèlement la construction de «l'Europe» comme grand marché unifié et structure politique supranationale. C'est dans ce double contexte (triomphe des néolibéraux, effondrement du mouvement ouvrier) que le FN a su - non sans difficultés - reconstruire un projet nationaliste adapté au présent et une force capable de le soutenir.

 

  • La victoire de François Fillon à la primaire de la droite est-elle le fruit d'une synthèse réussie entre ces deux tendances?

 

Oui, d'une certaine manière. Elle est aussi la reprise de la stratégie sarkozyste développée entre 2002 (quand il entre Place Beauvau) et 2012, consistant à défendre un projet de société néolibéral tout en tenant un discours «identitaire» pour récupérer une partie des électeurs frontistes, sans faire d'alliance électorale avec le FN. Une stratégie qui a semblé réussir en 2007, face à un adversaire frontiste dépassé, «le Vieux» comme on nomme Jean-Marie le Pen au FN, et faisant campagne sur des nouveaux thèmes difficilement audibles par ses électeurs (cf. le discours de Valmy sur «le creuset français»).

 

Mais un succès sans lendemain, avec un renouveau du Front national dès 2011 quand Marine Le Pen a succédé à son père. François Fillon a fait le choix de s'inscrire dans la même ligne (projet néolibéral et défense de l'identité française) que Nicolas Sarkozy mais d'une façon plus cohérente que lui - en centrant sans détour son discours identitaire sur les valeurs du catholicisme traditionnel - et plus crédible - il s'est présenté comme le candidat anti-«blingbling», pour parler de façon familière. Dans le contexte de mobilisation des milieux catholiques autour de La Manif pour tous et face à un Alain Juppé refusant le discours identitaire sarkozyste, il l'emporta donc.

 

  • Au-delà des affaires, ces difficultés traduisent-elles la séparation de plus en plus nette entre ces deux courants. Peuvent-ils continuer à coexister au sein de LR?

 

J'ai montré dans mon livre, écrit avant les affaires, que la stratégie filloniste n'était pas forcément gagnante, malgré l'excellent score réalisé lors de la primaire. Même sans les affaires, le choix de faire cohabiter deux systèmes de valeurs opposés, deux visions du monde antinomiques n'est pas chose aisée. Et même, sans doute, chose impossible dans la durée, c'est-à-dire au-delà d'une campagne électorale. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy l'a en tout cas démontré. C'est tout le problème de LR aujourd'hui. Le parti, l'UMP au départ, a été construit en 2002 par Alain Juppé avec l'objectif de fondre à terme dans la grande famille néolibérale toutes les familles de droite (démocrates-chrétiens, agrariens de CPNT, gaullistes, etc.) à l'exception des nationalistes.

 

Nicolas Sarkozy, par sa stratégie, a complètement infléchi le projet initial en redonnant une place importante au nationalisme au sein même du parti. Mais on le voit, la cohabitation est difficile, voire impossible. Comment concilier «l'ouverture» au monde - «le multiculturalisme» disent ses thuriféraires - qu'implique le néolibéralisme et la défense d'une «l'identité nationale» renvoyant à une époque où la France était un pays partagé à égalité entre ruraux et citadins, majoritairement catholiques, maître d'un immense empire colonial?

 

  • Plus largement, le clivage droite gauche semble s'effacer au profit d'un nouveau clivage: «progressistes contre conservateurs», selon Macron ou «patriotes contre mondialistes», selon Le Pen. Qu'en est-il?
  •  

Le clivage droite(s)-gauche(s) s'efface en effet car la question nationale est devenue, par l'action continue, méthodique, efficace du FN la nouvelle question centrale. Elle met désormais aux prises, en première ligne, deux familles de droite (d'où le désarroi des gauches…), «progressistes contre conservateurs» ou «mondialistes contre patriotes» disent les intéressés, néolibéraux contre nationalistes selon moi. Chacun des deux camps possède un atout-maître. Pour les premiers, c'est l'infini pouvoir de séduction de la société de consommation sur les individus - malgré les ravages qu'elle entraîne. Pour les seconds, c'est la force que leur donne le fait d'avoir récupérer le cœur de l'électorat des gauches, laissé en jachère politique par elles, c'est-à-dire les classes populaires - mais leurs attentes ont-elles beaucoup à voir avec le nationalisme? Entre ces deux ensembles, rien n'est encore joué. L'un ou l'autre peut l'emporter.

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:00
«Les vins nature sont souvent des vins jugés antipathiques, faits par des gens sympathiques !»

Dans le Mondovino, comme aime à l’écrire le barde ventru de Barcelone, on n’aime rien tant que les colloques, débats ou autres brochettes d’experts posées sur des estrades, le mâle y domine, et surtout le contestataire y est minoritaire.

 

Faut surtout ne pas troubler la grand-messe !

 

Ça ronronne, les paroissiens boivent les paroles des pères prêcheurs, certains sombrent dans une douce somnolence et ne s’éveillent que lorsque les applaudissements crépitent. On est si bien dans l’entre soi.

 

La règle s’applique aussi bien dans le camp des contestataires naturistes que dans celui des pépères ardents défenseurs des pratiques musclées aussi bien au chai que dans les vignes.

 

Pour faire court : chez les premiers le dress code est plutôt jean/tee-shirt militant/baskets alors que chez les seconds le costar/chemise ou polo/pompes à lacets.

 

Bref, l’œnologue Jean Natoli (fondateur du laboratoire languedocien éponyme) organisait la douzième journée technique Vino Latino, mettait en débat les fondements techniques des vins dits naturels.

 

XIIème JOURNÉE TECHNIQUE VINO LATINO

Jeudi 15 JUIN 2017

LA NATURALITÉ DES VINS : OBJECTIVITÉ ET SUBJECTIVITÉ.

UN ÉTAT DES LIEUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’étais intervenant au Vino Latino du 4 avril 2011 Quelle hiérarchie pour les vins ? Donc, depuis je reçois une invitation.

 

J’ai donc consulté le programme afin d’y repérer la trace, non d’intrants, mais d’intervenants de la tribu des cheveux sales partisan d’ « une segmentation naturelle du marché du vin »

 

La Dive Bouteillesalon qui regroupe environ 200 vignerons bios, plus ou moins dans la mouvance des vins natures. On y trouve 90% d’excellents vins où même les plus intransigeants de nos œnologues ne pourraient pas trouver ce qu’ils nomment comiquement «des défauts».

 

Mais il reste un petit nombre d’irréductibles qui produisent des vins oxydés, goût moisi-terreux, et autres joyeusetés rédhibitoires à mon goût, mais qu’ils ont l’air d’aimer beaucoup. Et le plus drôle c’est qu’il y a une clientèle pour ça ! Dans ma petite tête je les surnomme « la tribu des cheveux sales ».

 

Lire ICI 

 

Que des gens sérieux, propre sur eux, normal nous sommes dans un débat technique pas dans un sit-in post gauchiste du type sous les pavés la vigne peuplé d’hurluberlus fumant la moquette.

 

L’ordre a donc régné sur le Vino Latino de Jean Natoli et je pense que les vins à défauts pour bobos n’y furent ni célébrés, ni dégustés. Juste retour des choses car chez l’Antonin de Sous les pavés les vins dit tradi n’ont pas le droit de cité.

 

Faut pas mélanger les torchons et les serviettes !

 

Mais Jean Natoli, qui est un homme fort civil, qui conseille aussi bien des caves prônant le zéro risque que celles chantres de la moindre intervention, tout en déclarant « donner un coup de pied dans la fourmilière » le fait avec humour :

 

« Vins naturels, vins nature, vins nus, et même vins à poil ! Il y a beaucoup d’imagination, de joie et de créativité pour donner un coup de pied dans la fourmilière ! »

 

« On peut trouver toutes les approches, qu’elles soient d’industrie ou d’orfèvrerie, selon le vin que l’on veut présenter à ses acheteurs. Les pratiques sont plus ou moins interventionnistes, excitantes et respectables »

 

« Il y a les vins du système et ceux hors système »

 

« Personne n’empêche un acheteur ou un consommateur de trouver un vin à son goût. S’il se vend, c’est qu’il correspond à un besoin. Même s’il ne correspond pas aux canons de beauté habituels, il est souvent porté par une personnalité et une philosophie » note-t-il. S’amusant que « les vins nature sont souvent des vins jugés antipathiques, faits par des gens sympathiques ! »

 

Qu’est-ce qu’un vin à défaut ?

 

Jean Natoli :

 

« Je possède trois casquettes relatives au monde du vin : œnologue, vigneron, consommateur. Sans devenir schizophrène, je note avec l’âge que la vision de chacun de ces mondes ne se recoupe pas facilement.

 

Du simple point de vue de la dégustation, j’observe des différences majeures de perception sur ce qu’un œnologue de ma génération appellerait un défaut. Aujourd’hui, certains défauts ne semblent plus un problème pour un nombre croissant de professionnels. Cette observation concerne évidemment en premier lieu certains vins « nature ». Ce nouveau vocable reste relativement peu précis, sociologiquement connoté et médiatiquement très couru. »

 

Reste le regret exprimé par le sage Jean Natoli : « que le débat sur la naturalité des opérations vinicoles obstrue le débat sur l’expression des terroirs. »

 

Je dois avouer que j’ai du mal à cerner ce qu’est l’expression d’un terroir et que, rapporté à l’expression d’un visage, on est en droit de se poser la question celui-ci s’exprime-t-il mieux à l’état nature qu’avec un maquillage ?

 

Jean Natoli y répond à sa façon : en dégustation, « l’émotion est souvent quelque chose qui n’est pas cadré. Le supplément d’âme ne peut pas être mis en boîte »

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 06:00
À ceux qui ne lisent pas le Monde : « Le problème est que certains médecins ne veulent pas dire qu’un verre de vin quotidien est bon pour la santé. » Michel Cymes

Soucieux de mon temps, en clair faire taire ceux qui affirment n’avoir jamais le temps, je ne suis pas consommateur de Télé et, et hormis le visionnage de films sur le câble, je suis abstème.

 

Michel Cymes est le plus cathodique des docteurs, présentateur du « Magazine de la santé » sur France 5, son dernier livre Quand ça va, quand ça va pas a provoqué une tempête médiatique qui l’a obligé à fermer son compte Twitter qui croulait sous les trolls. Une pétition mise en ligne sur le site Change.org (c’est très tendance la pétition en ligne et c’est devenu un biseness) par un collectif de parents pointe du doigt l’inégal traitement réservé aux filles et aux garçons dans l’ouvrage. Elle commence ainsi :

 

«Ras la touffe du sexisme et des tabous

 

Le livre consacre deux pages à chaque organe : l’une purement anatomique, et l’autre détaillant les soucis de santé que peuvent rencontrer les enfants (fièvre, nez qui coule, etc.), illustrations à l’appui… et, selon les pétitionnaires, alors que onze généreuses lignes sont consacrées au «zizi», «la zézette ou cocotte, ou minou» (selon les termes de l’auteur), est évacuée en cinq lignes à peine… «Un sous-produit en quelque sorte», estiment les initiateurs de la pétition. «La zézette n’est pas un trou», clament-ils encore, en référence aux illustrations simplistes et incomplètes des organes féminins présentes dans l’ouvrage. Tandis que pénis, testicules, scrotum et autre prépuce sont représentés côté garçons, chez les filles, il n’est question que de la vessie, de l’urètre, et d’un petit trou.

 

Bref, je n’ai jamais posé mes fesses sur mon canapé pour regarder le « Magazine de la santé », ni lu un quelconque ouvrage de Michel Cymes, ce qui m’amène à causer de lui c’est que le médecin Cymes est un amateur et un défenseur du vin. Il a même planté sa propre vigne, chez lui, en Provence, à Entrecasteaux.

 

Laure Gasparotto, journaliste-vigneronne, qui pige dans le Monde, l’a interviewé dans le M Le style du 14.06.2017 et je me retrouve face à un cas de conscience : puis-je vous en faire bénéficier ?

 

Si je me contente de mettre 1 lien ICI  avec l’interview, si vous n’êtes pas abonnés au Monde, c’est comme si je pissais dans un violon, vous ne pourrez la lire.

 

En toute connaissance de cause je défie le copyright en vous la livrant :

 

Que se passe-t-il dans le cerveau quand on boit du vin ?

 

Je ne suis pas un spécialiste de la neurologie viticole ! Mais je pense que le circuit du plaisir se met en marche et que les choses se passent en fonction des habitudes de chacun. La distinction fondamentale est à faire entre plaisir et addiction. A titre personnel, je dois réveiller dans mon cerveau certains neuromédiateurs qui me disent que, finalement, c’est un vrai plaisir. Il arrive aussi que le vin me détende, oui.

 

Il se partage ?

 

Je n’ouvre jamais une bouteille de vin pour moi seul. Elle est toujours à partager. En fait, il y a deux choses. Quand je rentre chez moi et que je propose à ma femme d’ouvrir une bouteille, est-ce une envie de partage ou bien le sentiment que si je commence à ouvrir une bouteille pour moi tout seul, c’est que je ne vais vraiment pas bien ? Un peu des deux, je pense.

 

Il y a un moment pour tout. J’adore faire plaisir à mes amis avec de bonnes bouteilles. J’ai une maison dans le Midi, où j’ai fait installer une cuisine extérieure avec un bar. L’été, la bouteille de rosé bien fraîche est un élément du rituel convivial. Les amis viennent à la maison. Le meilleur moment de la journée est celui où je leur ouvre le rosé et le leur sers alors qu’ils sont assis au bar.

 

Toutes les couleurs de vin se valent-elles en termes de santé ?

 

« Le problème est que certains médecins ne veulent pas dire qu’un verre de vin quotidien est bon pour la santé. »

 

On épingle surtout le vin rouge à cause de ses tanins. Mais le problème du vin et de la santé, c’est qu’il est difficile de faire des études sur l’alcool à cause de l’éthique et de la méthodologie. Du côté du corps médical, ces travaux sont délicats à mettre en place, car on ne peut pas demander aux gens de boire cinq verres par jour afin d’observer le résultat. Or, une étude scientifique ne peut se faire sans essais sur des populations différentes. Il y a bien eu des expérimentations sur des rats… Le résultat est que les études sont souvent réalisées par des professionnels du vin, ce qui pose problème.

 

On sait tout de même que dans les tanins, il y a une molécule antioxydante qui protège. Il ne serait donc pas illogique de penser qu’à des doses raisonnables, le vin puisse diminuer le taux de cholestérol ou augmenter la dilatation des artères. Mais à quelle dose ? Et pour quel type de vin ? Quant au rosé… il n’y a pas eu d’études en particulier.

 

Que pensez-vous du « French ­paradox », selon lequel une consommation de vin régulière et modérée aurait des effets bénéfiques sur la prévention des maladies ­cardio-vasculaires ?

 

Il est très discuté aujourd’hui. Ce n’est pas le fait de prendre un peu de vin tous les jours qui diminue la mortalité. Il y a des pays qui ont des taux de maladies cardio-vasculaires moins élevés que d’autres et dans lesquels on ne consomme pas de vin rouge. En revanche, je trouve ridicule que les médecins refusent de parler de vin ou d’alcool. Si on boit du vin à table, on n’est pas obligé de se bourrer la gueule ! Ce n’est pas comme avec la cigarette. Le problème est que certains médecins ne veulent pas dire qu’un verre de vin quotidien est bon pour la santé par crainte qu’une personne pense qu’elle peut en boire quatre en se disant que ce sera ­encore plus bénéfique. Il faut prendre les gens pour des adultes.

 

Le vin est-il une boisson ou bien un aliment ?

 

Vu le nombre de calories que le vin contient, c’est un aliment. Un aliment sucré qui se boit et qui, paradoxalement, hydrate et déshydrate en même temps. C’est pour cela que le vin peut donner mal à la tête. Pas seulement à cause des sulfites qu’il peut contenir.

 

L’alcool en général contient une hormone antidiurétique, qui nous empêche d’uriner tout ce qu’on boit. Cette hormone intervient pour que le rein réabsorbe l’eau qui passe par lui. Si cette hormone antidiurétique ne fonctionne pas bien, on urine beaucoup. Si vous avez mal à la tête le matin après avoir bu la veille, c’est que vous vous êtes déshydraté le cerveau. Aussi, buvez un verre d’eau après chaque verre de vin : vous n’aurez pas de souci.

 

Vous souvenez-vous de votre premier verre de vin ?

 

Non, mais je me souviens de ma première cuite. C’était au fendant, un vin blanc suisse. Je devais avoir 15 ans. Je me souviens aussi de ma dernière cuite, avec du rhum arrangé, à La Réunion. J’ai fini les bras en croix sur le trottoir ­devant le bar…

 

Mais votre premier verre de bon vin, celui qui vous a marqué ?

 

Oui. J’avais l’habitude d’aller une fois par an dans un restaurant trois étoiles. Un saint-estèphe m’a marqué. Et, une autre fois, un aloxe-corton. D’ailleurs, l’aloxe-corton est devenu mon vin préféré, même si je ne suis pas un grand connaisseur.

 

Avez-vous une cave ?

 

Oui. Elle est pleine de côtes-du-rhône et du Carpe Diem de mon voisin, en Provence. Elle est aussi pleine de très bons vins qui figuraient sur la liste de mon premier mariage. Pour mon second ­mariage, notre liste était constituée… de pieds de vigne. Nos amis ont ainsi financé la vigne que j’ai plantée, il y a deux ans, devant ma maison du Var.

 

Quel cépage ?

 

Mille pieds de syrah. Les gens du coin m’ont recommandé ce cépage. J’apporterai les raisins à la coopérative d’Entrecasteaux, et j’essaierai de comprendre comment se fait le vin. Je vais imprimer mes étiquettes, comme je le fais déjà pour mon huile d’olive. J’apporte mes olives dans un moulin et je récupère 180 litres d’huile, dont je me sers dans l’année. J’en offre en cadeaux, aussi.

 

C’est toute la culture du vin qui vous intéresse ?

 

Oui, et jusqu’au moment du partage avec les amis. Chaque année, ils viendront chez moi pendant les vendanges. Je visite des domaines, aussi. Par exemple, celui d’Alphonse Mellot à Sancerre.

 

Faire un grand vin est-il votre préoccupation ?

 

Non… Mais j’espère que ce sera un bon rouge des côtes-de-provence. Je ne veux pas faire de rosé, car on n’en boit pas l’hiver. Et puis, je vais probablement cultiver en bio. Le vigneron de Carpe Diem, qui est en bio, s’occupera de ma vigne. Je ­deviens écolo !

 

Faites-vous attention au vin que vous buvez ?

 

Face à un grand vin, je m’arrête, je regarde la robe, je le sens. Les premières sensations sont les plus importantes. C’est pour cela, que dans un dîner, je sers toujours les meilleures bouteilles d’abord. Mais je suis peu connaisseur. Un jour, je suis allé avec des amis au restaurant ­Astrance, à Paris. Ils étaient persuadés que j’étais un grand connaisseur parce que j’ai une cave c’est en fait un ami médecin, grand amateur, qui me conseille.

 

Avant ce dîner, je m’étais acoquiné avec le sommelier afin que je puisse reconnaître, pour chaque vin dégusté à l’aveugle, l’appellation, l’année, le producteur. Mes amis étaient impressionnés ! Mais le sommelier m’a eu, à la fin : il m’avait indiqué un mauvais nom de vin…

 

Qu’est-ce qu’un bon vin ?

 

Celui qui sort de l’ordinaire. Quand on veut bien y prêter attention. Je ne demande pas qu’on s’arrête de respirer, mais je marque le moment de l’ouverture d’une bonne bouteille pour ne pas la boire machinalement. Eh ! Attention : là, j’ouvre un super-bordeaux ! Je veux qu’on le déguste.

 

Le vin doit-il être nécessairement bu à table ?

 

Pas forcément. Pour moi, l’apéritif, c’est du vin, souvent rouge. Toujours avec des trucs à grignoter. Mais je ne bois jamais de vin à midi, sinon c’est terrible, je m’endors.

 

Buvez-vous tous les jours ?

 

Non. D’ailleurs, comme je dois être au top niveau poids pour un défi sportif que je me suis lancé, je vais arrêter le vin pendant une semaine, afin de perdre un peu plus d’un kilo.

 

Que pensez-vous de la loi Evin, qui limite la publicité pour le vin ?

 

Je sais que le monde du vin voudrait plus de liberté, mais c’est compliqué en France, parce que l’éducation n’est pas au top en ce qui concerne la consommation. Avant de libérer la publicité pour le vin, il y a un grand travail à faire sur la transmission. Apprendre à apprécier le vin, à prendre le temps de l’apprécier. Mon fils de 20 ans sait l’apprécier. Mes deux autres fils sont encore trop petits. Mais je leur transmets le goût du vin.

 

Vos parents ont-ils fait de même avec vous ?

 

C’était une autre époque. A Paris, on n’avait pas de cave. Mon père m’envoyait chez le caviste, qui remplissait nos bouteilles étoilées consignées d’un vin rouge qui devait faire des trous à l’estomac.

 

Des médecins voudraient que les publicités pour le vin comportent la formule « l’alcool est dangereux pour la santé » plutôt que « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Qu’en pensez-vous ?

 

Franchement, ça n’a pas d’importance que ce soit l’une ou l’autre. Personne ne lit ce qui est écrit et répété partout ! Vous croyez que cette phrase peut changer quelque chose pour celui qui est alcoolo-dépendant ? Quelle que soit la tournure de la phrase, elle n’a aucune efficacité.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 05:25
La viticulture est 1 œuvre d’inscription dans le temps, lorsque l’on boit du vin, on boit le temps qu’il a fait et le temps qui passe…

Catherine Bernard, vigneronne à la Carbonnelle de Saint-Drézéry, et moi sommes devenus complices depuis le jour où, sur la place de la comédie à Montpellier, à la terrasse d’un café, la journaliste qu’elle était alors, m’avait passé plusieurs heures sur le grill de ses questions pertinentes à propos de mon foutu rapport qui avait fait de moi « une star des médias » et le chouchou de la Toile [rire de Catherine...]

 

Complice avec une journaliste allez-vous ironiser, ça n’est pas bien, c'est péché mortel [rire de Catherine] pour que vous en arriviez-là vous avait-elle bien ciré les pompes, encensé, passé les plats comme vous le souhaitiez, contribué à la promotion de votre «œuvre impérissable» ?

 

Que nenni !

 

La Catherine elle avait soigneusement dépiauté le moineau [rire de Catherine] avec compétence, un zeste d’ironie, pointé les insuffisances du texte, posé les bonnes questions, même celles qui ne font pas plaisir. Elle l’avait lu ce fichu rapport, surligné, comme aime le faire NKM, du vrai travail de journaliste.

 

Alors, le jour où la Catherine décida de poser son stylo pour empoigner la pioche et le sécateur je me suis mué, lorsqu’elle a fait appel à son cercle de proches et d’amis, en détenteur de parts de son GFA de la Carbonnelle.

 

Pour les plus curieux d’entre vous, comme j’ai souvent chroniqué sur ma vigneronne préférée vous glissez Catherine Bernard dans le rectangle RECHERCHER en haut à droite du blog et vous pourrez les lire.

 

La première publiée 16 février 2011, L’acidité selon Catherine Bernard, faisait référence à son livre « Dans les vignes » l’histoire de sa nouvelle vie qui, après sa formation au CFPPA pour préparer un BPA viticulture-œnologie, était alors dans ses vignes et dans son chai…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, la Catherine avait gardé son goût d’écrire.

 

Et maintenant, chaque année, dans ses vignes, elle pratique, avec le même brio, l’art du discours lors de l’AG annuelle du GFA.

 

Comme je suis un gros fainéant je n’ai assisté qu’une seule fois à l’AG, ce qui me vaut de me faire tirer les oreilles par Catherine, gronder, son dernier message après la dernière AG est clair : 

 

«Jacques, débrouillez vous pour venir un jour avec votre ami Jean-Louis Vallet qui vient lui aussi d'envoyer sa procuration. La maison est ouverte même hors AG. »

Je vous embrasse
 

Catherine

 

Promis juré j'irai, mais en attendant , pour me faire pardonner, je propose à votre lecture son excellent petit speech lors de l’AG du samedi 10 juin dernier :

 

Une très belle réflexion :

 

Il est devenu de bon ton de dire : « le vin se fait à la vigne ».

 

Oui, mais sait-on concrètement à quel point ?

 

Le vin se fait à la vigne, mais surtout, tout procède de la vigne.

 

Je vais essayer de dénombrer ce tout.

 

Les trois décisions que nous allons examiner m’ont été inspirées dans et par les vignes.

 

En 2014 j’ai planté, 33 ares de cinsault, mon troisième plantier en 13 ans, mais le premier à réellement s’inscrire dans un territoire. Ce printemps, qui est leur quatrième printemps, était celui de la formation des souches. Les trois années précédentes étaient celui de l’enracinement. Je les ai donc ébourgeonnés, attachés à leur piquet, piochés. Et c’est en faisant ce travail de patience et d’observation qu’il m’a semblé limpide d’instaurer une cogérance dans le GFA. C’est la première décision que nous allons examiner.

 

Les cinsaults ont quatre printemps, mais en réalité, ils sont les descendants des cinsaults des Combes puisque ce sont les bourgeons de ces vieux cinsaults, les bourgeons issus des plus beaux bois qui ont été greffés sur les porte-greffes. Les cinsaults des Combes sont comme les vieilles gens. Ils ne font plus beaucoup de bois, plus beaucoup de feuilles, plus beaucoup de raisins. Ils s’éteignent doucement comme la flamme d’une bougie, mais leurs bois ont donné de jeunes bois vigoureux, fougueux.

 

Encore que comme dans toutes les familles, il y en ait des chétifs, des impétueux, des dociles, des impétueux indociles, des vigoureux dociles, des chétifs récalcitrants…. Ces jeunes cinsaults, je n’en récolterai pas les fruits dans ma vie de vigneronne, mais ils me survivront, nous survivront, du moins, s’ils sont cultivés dans l’esprit d’Olivier de Serres. La vigne ne nous parle de rien d’autre que de pérennité et de transmission, d’inscription dans le temps. Instaurer une cogérance, c’est distinguer le temporel de l’intemporel. Car pour que l’un et l’autre existent, il faut commencer par les distinguer.

 

Cette dimension philosophique a une traduction pragmatique : les fonctions d’ordonnateur, en l’espèce moi la fermière vigneronne, et celle de payeur, le GFA. Quand je plante, quand je remplace les manquants, j’assure le fonctionnement de l’exploitation (je n’aime pas ce mot, mais il n’y en a pas d’autres pour l’instant), et en même temps je valorise le patrimoine du GFA. C’est pourquoi nous allons examiner l’intégration des frais de plantation dans le GFA. C’est la deuxième décision que Michel va détailler.

 

J’ouvre une parenthèse : cet hiver, je suis allée chercher des bois de terret chez Didier Barral à Faugères. Ils sont en pépinière et je les planterai en janvier. Pour mémoire, la Carbonnelle a été pour la première fois plantée de vignes en 1578. L’acquéreur de cette libre pâture ne lui a pas seulement donné un nom, La Carbonnelle. Il y avait planté du terret. Néanmoins, le terret étant l’un des cépages renégats du Languedoc, il a disparu du territoire de Saint Drézéry. Voilà pourquoi je suis allée les chercher si loin.

 

Toujours travaillant dans les vignes, il a fallu se rendre à l’évidence : elles ont cette année environ 12 jours d’avance. Les vendanges seront donc très probablement précoces. De la même manière que le millésime 2016 s’est avéré pauvre en jus. Ce n’est qu’au printemps, au moment de préparer le Carignan et le Rosé pour la mise en bouteille que j’en ai pris conscience. Au lieu de faire 16 000 bouteilles, je n’en ferai que 12 000 sur cette campagne. Aussi, et si vous en êtes d’accord, je vous proposerai exceptionnellement, en troisième décision, une diminution des allocations. Ne pouvant raisonnablement servir du Carignan et du Rosé, j’ai alloué au GFA une barrique de mourvèdre avec un peu de Carbonnelle. Ils seront en magnum en juillet.

 

La viticulture est une œuvre d’inscription dans le temps. Nous avons tous besoin de nous inscrire dans le temps. C’est ainsi que lorsque l’on boit du vin, on boit le temps qu’il a fait et le temps qui passe.

 

Saint-Drézéry, le 10 juin 2017

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 06:00
Et si nous transformions les abstentionnistes en abstinents ou en abstènes… plus de « cuchi-cuchi » au lit…

Laurent Ruquier l’animateur de ONPC, soit On n’est pas couché, donne les clés de la différence entre un abstentionniste et un abstinent.

 

« L’abstention, c’est l’inverse de l’abstinence puisque l’abstinence, c’est quand on ne s'est jamais fait baiser alors que l’abstention c’est quand on l’a été trop souvent »

 

Une suggestion pour lutter contre l’abstention

 

« La candidate du parti mexicain Accion Nacional, Josefina Vazquez Mota, appelle les femmes à moduler l'accomplissement du devoir conjugal en fonction de l'attitude civique de leur mari.

 

Sa suggestion : un mois sans "cuchi-cuchi" pour l'époux abstentionniste ou un mois avec double "cuchi-cuchi" pour les votants. Les Mexicaines n'ont pas toutes apprécié, surtout au sein de ce parti très conservateur. On attendra le résultat des élections pour de plus amples commentaires.

 

PATRICE GOUY publié le 28/06/2012 Le Point

 

Abstention, abstinence, abstème

 

Le nom abstention, du latin abstentio de la même famille que abstinere = tenir éloigné désigne le fait de ne pas prendre part à quelque chose, notamment un vote, ne pas exercer un droit.

 

Les personnes qui s’abstiennent de voter s’appellent d’ailleurs des abstentionnistes, à ne pas confondre avec ceux qui votent blanc, puisque le vote de ces derniers est pris en compte dans les résultats du scrutin.

 

Autrefois cependant, au XIIe siècle, le mot astention (ancien français) désignait l’abstinence, dans la mesure où la langue souvent issue du latin était très attachée à la vie religieuse.

 

Le nom abstinence, du latin abstinentia n’a de rapport à notre époque avec le nom abstention que, globalement, dans le fait de ne pas effectuer une action… mais comme nous allons le constater, pas vraiment du même style !

 

L’abstinence n’a donc rien à voir avec le vote. Elle fait référence surtout à la chasteté, notion dont les détails varient d’une culture à l’autre, à savoir la retenue sexuelle, tant dans l’imagination (pensées érotiques) que dans la pratique (relations intimes). Elle désigne plus généralement toute privation volontaire (ou imposée) de plaisirs… quels qu’ils soient ! Les principales religions conseillent voire imposent à leurs fidèles des périodes d’abstinence tant sexuelle qu’alimentaire à certaines périodes de l’année, selon les fêtes dictées par leurs textes sacrés (Bible, Torah, Coran…).

 

Le mot abstème vient du latin abstemius (« qui s'abstient de vin », « sobre »). Il est à la fois adjectif et nom commun. Au 16ème siècle « abstème » signifiait : qui ne boit pas de vin ; ce mot passé du droit ecclésiastique s’est étendu à la langue littéraire. Jean-Jacques Rousseau, malgré son penchant pour les « petites buvettes », pensait que l’homme est abstème par nature.

 

Extrait d’Emile de Jean-Jacques Rousseau :

 

« La première fois qu’un sauvage boit du vin, il fait la grimace et le rejette ; et parmi nous, quiconque a vécu jusqu’à vingt ans sans goûter les liqueurs fermentées ne peut plus s’y accoutumer ! Nous serions tous abstèmes, si l’on ne nous eut donné du vin dans nos jeunes ans. »

 

Pour finir un petit poème en prose par Simon DOMINATI le 19.03.10

 

C’est le temps du désamour. Plus de la moitié de l’électorat de ce pays boude, tourne le dos à ceux pour qui il avait des yeux de Chimène. Finis les sourires, les joies, les embrassades et les rassemblements. Ils s’éparpillent moroses, muets, absents mais très présents lors du décompte des voix.

 

Ils n’iront pas dans la chambre commune le jour du scrutin. Ils ont perdu le bonheur de flirter avec l’urne espérant l’avènement du bébé qu’ils avaient imaginé. Ce plaisir à deux qui naît et grandit jusqu’à l’extase dans l’intimité de l’isoloir. Ce face à face, la caresse du bulletin, les baisers déposés aux quatre coins de la liste pour l’ensemencer juste avant de la cacher dans le secret de l’enveloppe bulle. Après cet acte d’amour, bien à l’abri des regards, c’est la pénétration finale en public, ce moment où tout est lâché dans l’urne dans un dernier râle : « A voté ! »

 

L’électeur n’a plus envie de cet acte de procréation. Il n’a plus confiance en son partenaire, l’amour s’est enfui. Le bébé né d’un désamour lui fait peur. Plutôt l’abstinence qu’un bébé malheureux, à la vie chaotique qui le priverait du bonheur d’être parent.

 

Cette plus de moitié de France n’y croit plus. Elle n’aime plus, n’admire plus. Lorsque la confiance est partie et que l’étincelle qui brille dans l’œil s’est éteinte tout se ternit. Toutes ces étoiles qui s’évanouissent en même temps vous privent du brin de folie qui vous amène jusqu’au lit.

 

La France est triste et abstinente. Elle boude ses plaisirs et n’ira pas au rendez-vous derrière le rideau des Maisons Communes.

 

Elle s’isolera dans la nature parmi les fleurs naissantes et la douce chaleur du printemps qui arrive.

 

Vous sentez ce parfum de violettes ? L’amour préfère le champ au chant des Sirènes

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:00
Péchés de chair : d’un côté, des vegans, de l’autre, des éleveurs, entre les deux, des consommateurs qui ne savent plus trop à quel saint se vouer…

Le jour de la fête des mères, Lolita Lempicka, styliste de mode engagée dans la cause animale, écrit sur un blog du HuffPost :

 

Renoncer aux produits laitiers, c’est épargner les vaches qui sont aussi des mères

 

« En cette fête des mères, n'oublions pas que l'industrie du lait arrache aux vaches leurs bébés pour que les humains puissent boire le lait qui leur était destiné.

 

Il n'y a rien de tel que l'amour d'une mère pour ses enfants. Avant de devenir moi-même une maman, je ne comprenais pas tout à fait à quel point l'amour maternel nous remplit d'un instinct protecteur, d'un sentiment puissant qui nous engage à nourrir, réconforter et protéger nos enfants à tout prix. Mais maintenant que je connais ces sensations, je ne peux pas nier que d'autres mères les ressentent aussi, et c'est pour cette raison qu'il m'est impossible de consommer en bonne conscience des produits laitiers.

 

Laissez-moi m'expliquer. Entre les mères vaches et leurs veaux, c'est le grand amour dès la première seconde, exactement comme ça l'est entre les mères humaines et leurs bébés. Dès les premières minutes qui suivent la naissance, un lien très fort se développe et celui-ci dure toute la vie. Leur attachement et leur affection l'un pour l'autre est si profond que la mère et son petit endurent une détresse extrême s'ils sont séparés. Malheureusement, c'est ce qui arrive tous les jours dans les élevages où les vaches sont utilisées pour produire du lait.

 

Ce déchirement est une souffrance qu'a très bien connu Clarabelle, une vache dont l'histoire a fait le tour d'internet il y a deux ans. Épuisée à force d'être exploitée par l'industrie du lait, Clarabelle allait être abattue car sa production de lait avait commencé à décliner, mais elle fut sauvée par un sanctuaire. »

 

La suite ICI

 

« D’un côté, des vegans qui voudraient que l’homme cesse toute exploitation animale et multiplient les vidéos chocs et les happenings macabres ; de l’autre, des agriculteurs qui défendent becs et ongles une activité vieille de plus de 10 000 ans. Entre les deux, des consommateurs qui ne savent plus trop à quel saint se vouer… Peuvent-ils encore manger de la viande sans culpabiliser, se délecter d’un steak sans prendre de risque pour leur santé, avaler une côtelette sans mettre la planète en danger ?

 

Eh bien oui, malgré les injonctions, les stigmatisations, la culpabilisation, les Français continuent de manger de la viande, cette dernière restant un marqueur culturel fort de notre société. Mais moins qu’avant et de manière différente, et avec cette inquiétude croissante des conditions d’élevage et d’abattage des animaux. Une tendance qu’il ne faut ignorer, car elle signe un véritable changement de notre rapport aux animaux. »

 

  1. Un changement de notre rapport aux animaux.

 

Manifestation étrange, ce samedi 25 février 2017 : face à l’entrée du Salon de l’agriculture et dans un silence de mort, des femmes et des hommes vêtus de noir, les yeux bandés, laissent couler de leur bouche un filet de (faux) sang. Au-dessus de leurs têtes, des pancartes parlent pour eux : « leurs hurlements sont silencieux, leur souffrance est réelle ». Le malaise est palpable. Les parents jusque-là ravis de montrer les « animaux de la ferme » à leurs bambins pressent le pas. Plus dur encore, la semaine suivante, des militants de 269 Life mettent en scène, dans un happening choc, un dîner sanglant exposant tout à la fois de la viande et de l’humain. Jusqu’au-boutistes, en 2012, ces activistes s’étaient fait marquer au fer rouge, en hurlant de douleur, le numéro 269, en signe indéfectible de leur solidarité et de leur empathie envers les animaux, qu’ils considèrent comme leurs égaux. Le but ? Secouer les consciences et convertir les mangeurs de viande, déjà pas mal chamboulés par les images insoutenables d’abattoirs ou d’élevages intensifs diffusées par L214.

 

Bête noire des abattoirs, cauchemar des éleveurs

 

A quelques semaines des élections présidentielles et législatives, les associations de protection ou de libération des animaux elles-aussi mettent les bouchées doubles. La goutte de trop qui fait exploser les agriculteurs, lesquels traversent déjà une crise qui voit, tous les deux jours, l’un d’entre eux se suicider. Contre toute attente, de la Conf à la FNSEA, les quatre principaux syndicats agricoles signent une « alliance sacrée » et dénoncent dans une déclaration commune les campagnes de « culpabilisation des consommateurs » et de « stigmatisation des éleveurs ».

 

Dans ce contexte, difficile de percevoir les aspirations et craintes des consommateurs. Jean-Pierre Poulain, sociologue de l’alimentation (Certop), a dirigé, de 2009 à 2016, une étude permettant justement d’écouter à bas brut la voix des consommateurs, masquée par ces « bulles médiatiques considérables ». Porte d’entrée originale : non plus le risque, mais l’inquiétude. Un terme soigneusement choisi qui a permis de redonner, dans ce monde saturé par les questions sanitaires depuis la vache folle, une légitimité à des questions relevant « de choix de société et d’éthique, jusque-là considérées comme secondaires, quand il ne s’agissait pas de “conneries” de bobos. » Pour preuve, la crise des lasagnes de 2013 a rappelé qu’une crise alimentaire n’est pas forcément mue par des craintes d’intoxication. Avec cette fraude, les consommateurs sanctionnent désormais aussi la non-sincérité d’un acte de commerce, comme l’appellent les juristes. Et refusent d’ingérer malgré eux des produits qu’ils jugent symboliquement non mangeables ou devenus comme tels, ce qui est le cas de la viande de cheval.

 

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  1. Au nom d’une humanité carnivore.

 

Pourquoi l’homme mange-t-il de la viande et comment s’arrange-t-il avec ce que Pythagore nommait déjà le meurtre alimentaire ? Comment l’humanité pourrait-elle changer radicalement de cap et préférer les végétaux aux animaux ? C’est à toutes ces questions que Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à l’Inra, détachée aux Archives Husserl de Paris, répond dans « L’humanité carnivore », un livre érudit et accessible, qu’elle vient de publier au Seuil. Catherine Larrère, également philosophe et membre du comité d’éthique de l’Inra, a accepté de lui porter la contradiction. Résultat : un débat passionnant, stimulant et exigeant…

 

  • Florence Burgat, pourquoi avoir écrit ce livre et pourquoi ce titre, « L’humanité carnivore », alors que l’on dit de l’homme qu’il est omnivore ?

 

F. Burgat : Ce livre s’inscrit dans le prolongement de recherches que je mène depuis une vingtaine d’années. J’ai essayé d’écrire un ouvrage de fond qui pose une question qui, à mon avis, n’est pas véritablement posée : pourquoi l’humanité est-elle carnivore ? Nombre de disciplines comme la nutrition, l’histoire et la sociologie de l’alimentation ont répondu à cette question et apportent des éclairages mais, malgré cela, il m’a semblé qu’il restait un noyau qui n’était pas interrogé et qui le mérite pourtant.

 

C. Larrère : La consommation de viande, la condition animale sont des sujets sensibles, et le livre de Florence est un travail de très grande qualité, accessible à beaucoup. Extrêmement clair et très argumenté, il va dans le sens de mon travail sur la nature. Il est très important que sur des questions d’actualité, on ne cède pas sur l’importance d’une réflexion de fond.

 

F. Burgat : Ma question est « Pourquoi l’humanité mange-t-elle des animaux ? », et non « pourquoi mange-t-elle de la viande ? » Je ne parle pas ici d’un régime alimentaire, qui est effectivement omnivore, mais bien du fait que l’humanité a institué l’alimentation carnée. Par ailleurs, l’humanité carnivore est un thème qui apparaît dans la littérature, dans les mythes…

 

C. Larrère : Je rappellerai la distinction entre carnassier et carnivore. Si l’humanité ne mangeait que de la viande par besoin physiologique, comme le sont les loups, les chats, elle serait carnassière. Carnivore signifie que l’on mange de la viande, avec une référence qui dépasse de beaucoup l’apport de protéines dans un régime omnivore. D’où la question que se pose Florence : alors que l’humanité est omnivore, pourquoi la consommation de viande a-t-elle un rôle central, et non anecdotique ou passager ? Elle l’aborde philosophiquement, comme une question sur l’humanité dans son unité et son rapport ou son absence de rapport à sa nature.

 

F. Burgat : C’est cela. Car même si l’humanité était physiologiquement carnassière, elle pourrait souhaiter moralement s’écarter de cette nature, comme elle le fait par exemple pour la reproduction. Mais il n’en est rien. Alors que l’humanité peut désormais choisir son régime et où elle peut se passer de viande, puisque que nous disposons des connaissances en nutrition et de savoir-faire, pourquoi choisit-elle de manger des animaux dans des proportions qui vont de façon croissante ? L’institution de l’alimentation carnée se radicalise, se développe et s’universalise. La question de l’humanité carnivore se pose donc encore plus nettement aujourd’hui. C’est là que l’on s’écarte d’une question simplement biologique ou nutritionnelle.

 

La suite ICI 

 

  1. Adieu, veau, vache, cochon, couvée ?

 

Certes, la consommation de viande ne cesse de baisser depuis des années. Mais tout se complique dès lors que l’on cherche à savoir pour quelles viandes, en quelles proportions et selon quels modes d’achats et de consommation. Précisions avec Philippe Chotteau, directeur du département économie des filières à l’Institut de l’élevage.

 

Consommation de viande en 2015, par habitant et par an, pour l’UE 28 et la France

 

Bœuf : respectivement 11 kg en UE et 17,3 kg en France

Porc: respectivement 32,7 kg et 26,3 kg

Volaille : respectivement 23.1 kg et 26.4 kg

Mouton : respectivement 1.9 kg et 2.6 kg

 

Soit une consommation totale de viande par an-habitant de 68,7 kg dans l’UE-28 et de 72,6 kg en France. (1)

 

Toutefois, P. Chotteau précise qu’il s’agit là de chiffres de kg de viande consommés et non d’équivalent-carcasse, qui incluent les os et les déchets. Par exemple, chez les bovins, seuls 68% de la carcasse sont directement consommables par l’homme.

 

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  1. Au nom de la souffrance animale

 

En mars 2017, le premier procès pour actes de cruauté et maltraitance sur des animaux s’est ouvert en France, suite aux vidéos tournées dans un abattoir par l’association L214. Des images insoutenables qui ont également fait bouger le politique. Retour sur ces lieux jusque-là ignorés de la société, où manque de formation et cadences infernales expliquent en partie cette souffrance partagée par les animaux et les hommes.

 

« L214 nous a volé la vedette ! » ironise Jean-Pierre Kieffer, le président de l’Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs (OABA). Une association reconnue d’utilité publique, créée il y a 50 ans, qui fut très longtemps la seule à s’occuper de la protection des animaux d’élevage. Au conseil d’administration, des vétérinaires, des avocats. Pas de vegans dans les locaux.

 

Concernant les vidéos diffusées par L214, Jean-Pierre Kieffer est partagé. Pour lui, d’un côté la violence des images stigmatise nombre d’éleveurs et de directeurs d’abattoirs qui s’interrogent quant au bien-fondé de se décarcasser s’ils ne sont perçus que comme des assassins. De l’autre, le buzz médiatique a poussé les politiques à réagir, « ce que nous n’avions pas réussi à faire par le dialogue, malgré nos alertes répétées quant au besoin de prendre davantage en compte les demandes de l’OABA et des autres associations de protection des animaux. Nous savions qu’un scandale éclaterait. » C’est fait.

 

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  1. Au nom du paradis perdu.

 

Quand les plus pauvres parlent d’élevage et de consommation de viande…

 

Quelque 6 millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivent en très grande pauvreté, cachés du regard des autres, dans des tentes de fortune, des caravanes en lisière de forêt ou des HLM. C’est avec une quinzaine d’entre eux qu’ATD Quart Monde planche actuellement au sein d’un laboratoire d’idées santé sur le thème « Se nourrir dignement et durablement avec 57 € par mois ».

 

57 €, ce qu’il reste du RSA une fois payés le loyer, pour éviter l’expulsion et les enfants à la rue, l’eau, le gaz, l’électricité.

 

« Seuls les plus pauvres pourront trouver des solutions pour les plus pauvres », explique Huguette Boissonnat-Pelsy, responsable du département santé à ATD QM. Il faut « accéder à leur expertise, elle est essentielle à la compréhension du sujet dans sa complexité ». Et de se rappeler combien ils furent humiliés, quand l’idée fut émise de leur distribuer les lasagnes à la viande de cheval que nous autres consommateurs ne voulions pas. Pourtant, assure-t-elle, « le cheval n’est pas tabou. Au contraire, c’est le top du top. Avec un steak de cheval, on a des protéines pour ses enfants pour la semaine, disent les familles pauvres. »

 

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