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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 06:00
Si vous passez en Champagne pouilleuse arrêtez-vous donc chez Drappier, le Taulier vous contera l’histoire de Clairvaux la centrale Badinter et Jean Genet…

Drappier est un must, il cultive l’authenticité et le naturel grâce notamment à un très faible dosage et un usage extrêmement modéré des sulfites, dont la cuvée Brut Nature Sans Soufre est l’aboutissement.

 

Même que mardi dernier cette belle maison auboise a offert un léger en-cas au petit bouiboui de la rue de Varenne, l’Arpège, à des « critiques », sans doute pour leurs beaux yeux, ces gens-là sont des incorruptibles comme chacun sait. Si on en fait la remarque ces braves gens poussent des cris d’orfraies.

 

 

Un petit coup de pouce à la communication ne saurait nuire à l’extension du domaine de buvaison de la maison Drappier.

 

Celle-ci puisée sur le site nous dit :

 

« Si la vigne fut plantée pour la première fois à Urville par les Gallo-Romains il y a 2000 ans, c’est Saint Bernard, fondateur de l’Abbaye de Clairvaux qui fit construire nos caves en 1152.

 

Sept siècles plus tard, en 1808, c’est autour de ce témoignage médiéval, magnifiquement préservé, où dorment des cuvées d’exception, que fut créé le domaine familial dirigé aujourd’hui par Michel Drappier. Terre d’accueil du Pinot Noir, cépage qui « coule dans nos veines », c’est à Urville que fut planté notre vignoble, cultivé selon les principes du bio et du naturel.

 

Comme des « archives » de la longue histoire de notre maison, nous continuons également à cultiver des cépages oubliés et pourtant inoubliables : l’Arbane, le Petit Meslier et le Blanc Vrai. »

 

La Champagne Pouilleuse, aussi connue sous le nom de Champagne Crayeuse, doit son nom à sa pauvreté passée. En effet, son sol calcaire y empêchait les cultures et seuls les moutons y étaient élevés.

 

Depuis la généralisation de la culture sous engrais, la Champagne Pouilleuse est devenue une riche région agricole malgré ses terres blanches, l'égale de la Brie et de la Beauce.

 

La Champagne crayeuse est une vaste région naturelle, qui occupe une des auréoles du Bassin Parisien : celle de la craie sénonienne. Elle s'étend sur quelques 820 000 hectares, sous la forme d'un croissant long de 175 km du nord au sud, large d'une soixantaine de kilomètres en son milieu. Bordée à l'ouest par la Côte de l'Ile de France, à l'est par la Champagne humide et l'Argonne, elle bute au sud sur le Pays d'Othe, et, au nord, ne franchit guère la vallée de l'Aisne. Elle chevauche ainsi les trois départements des Ardennes, de la Marne et de l'Aube. Elle se présente comme une plaine largement ondulée et coupée par des vallées, dont l'altitude varie entre moins de 100 m et 235 m.

 

 

Même si mon pouvoir d’influence est immense je ne vais pas pour autant tresser des lauriers à Drappier, je l’ai fait par le passé, mais vous conter l’histoire de l’abbaye de Clairvaux.

 

Pourquoi ?

 

Champagne «Cuvée de Clairvaux» un vin rare ? titrais-je le 25 mai 2009

 

« Cette cuvée, élaborée par la maison Drappier dans les anciennes caves de l’Abbaye de Clairvaux à Urville, je l’ai dégustée et appréciée au Salon des Vins d’Abbayes – Cellier du Collège des Bernardins 20, rue de Poissy 75005 Paris » écrivais-je.

 

Une abbaye quoi de plus banal sauf que l'abbaye de Clairvaux fut acquise par l'État le 27 août 1808 en même temps que treize autres anciens monastères pour mailler le territoire de « maisons centrales de force et de correction ». La Révolution ayant érigé la liberté en valeur fondamentale le nouveau système pénal s'élabore autour de la privation de liberté, éventuellement associée aux travaux forcés. Quelques aménagements suffirent à transformer en bureaux, en dortoirs et surtout en ateliers, les immenses bâtiments dont l'autre intérêt résidait dans son haut mur d'enceinte. De quoi faire de Clairvaux dans les décennies suivantes, non pas une maison centrale parmi d'autres, mais la plus grande de France : 1 456 détenus en 1 819 ; 2 700 en 1 858 dont 1 650 hommes, 489 femmes et 555 enfants.

 

Clairvaux, la Centrale fut rendue « célèbre » par « l’affaire Buffet/Bontems », et le réquisitoire de Robert Badinter contre la peine de mort.

 

Clairvaux, où fut enfermé un certain Jean Genet, qui y rédigea le « Journal d’un voleur ».

 

Clairvaux est l’une des maisons centrales les mieux gardées de France ses hauts et longs murs interminables, en rangées successives, interdisent toute vue sur les vestiges des splendeurs d’autrefois. »

 

La chronique ICI 

 

 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 06:00
« Quand on voit le prix que la tarte atteint, on n'est pas loin de tomber dans les pommes... » (1)

Avoir l’air tarte… ce n’est pas de la tarte… c’est une tarte à la crème… foutre une tarte… ce n’est pas de la tarte… et bien évidemment les célèbres chemises à col pelle à tarte… le tarte ta gueule à la récré d’Alain Souchon

 

 

Quand vient la saison des pommes je mets mes mains dans la farine pour pétrir une pâte brisée que je roule, que je dresse dans un moule embeurré, pour la napper de compote sur laquelle je pose des quartiers de pommes.

 

Attention c’est une tarte aux pommes nature, simple, sans artifices… pas d’excès de sucre… le respect de la pomme. Tout est bio.

 

Pour la pâte que fais-je ?

 

  • Je creuse un puits dans ma farine sur laquelle j’ai aspergé du sucre vanillé ;

 

  • J’y casse un œuf entier ;

 

  • Je mélange ;
  • J’ajoute un filet d’huile d’olive ;
  • Je mélange ;
  • J’ajoute un peu d’eau tiède ;
  • Je mélange ;
  • Je découpe des morceaux de beurre que j’ajoute ;
  • Je pétris.

La pâte en boule va reposer.

    

Pour la compote :

  • Des reinettes du Canada dont j’extrais le trognon ;
  • Je les épluche ;
  • Je les mets entière dans une casserole, j’ajoute du Calvados et un peu d’eau ;
  • Je couvre ;
  • Je les cuis à feu vif ;

 

  • Les pommes explosent ;
  •  

  • Je les écrase à la fourchette ;
  • Tout à la fin je la bats au fouet pour la lisser.

 

Pour le fond de tarte :

  • Sur une table farinée j’étends le pâton ;
  •  

  • J’embeurre le moule ;
  • J’y dépose la pâte étendue ;
  • Je découpe les bords ;
  • Je pique à la fourchette le fond de tarte ;
  •  

  • Je mets l’ensemble à four chaud.

 

Pendant ce temps-là je prépare les pommes pour garnir le fond de tarte.

Lorsque le fond commence à dorer je le retire du four, j’y dépose la compote puis je dresse les quartiers de pomme. J’enfourne à nouveau l’ensemble.

 

Je n’ai pas de temps de cuisson. Je retire la tarte lorsqu’elle a pris de belle couleur.

 

Enfin avec les retaillons je fais une tarte riquiqui selon le même processus.

 

 

Voilà mon labeur achevé je me dis que je pourrais m’engager comme homme de maison pour occuper ma retraite. Mais comme je ne veux pas encombrer le marché de l’emploi : je bois en partageant ma tarte aux pommes. 

 

(1) Mots en Mêlée (2011) de Marc Hillman

 

 

 

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 06:00
Le discours complet d'Emmanuel Macron à Rungis sur les états généraux de l'alimentation

J’ai écouté attentivement hier, en direct depuis Rungis, le discours du chef de l’État pour la fin de la première phase les états généraux de l’Alimentation.

 

Pour faire plaisir à Emmanuel Macron je ne me rangerai pas de suite dans le camp des sceptiques même si sous des habits neufs et des intentions louables j’ai reconnu la patte des hauts-fonctionnaires de la rue de Varenne qui ont recyclé des idées et des concepts usés jusqu’à la corde : organisation des producteurs par filière, contractualisation et le serpent de mer de la régulation sans instruments physiques d’intervention.

 

Attendre et voir donc !

 

Pour l’heure je n’ai ni le courage, ni l’envie de pousser plus avant mon analyse. D’ailleurs, il n’est pas certain que, quoi qu’il arrive, je mette l’ouvrage sur le métier.

 

Pour refonder la politique agricole il est nécessaire de faire des choix, de vrais choix, des choix parfois douloureux qui remettent en cause des situations acquises.

 

Je ne sens pas souffler sur le 78 rue de Varenne un grand souffle de remise en cause, et le sieur Travert n’est pas Pisani et la vision du monde agricole d’Emmanuel Macron reste biaisée et influencée par son vécu auprès de certains responsables.

 

Bref, je n’en dirai pas plus mais traiter les commodities dans le même panier fourre-tout des fameuses filières où les interprofessions n’ont plus aucun pouvoir économique, en implorant une nécessaire montée en gamme via les signes de qualité, le bio, la vente directe… c’est méconnaître la sclérose intellectuelle des dirigeants de ces organisations professionnelles.

 

Qui vivra verra mais le défi alimentaire, bien analysé par Emmanuel Macron, ne pourra être relevé que si les citoyens consommateurs y mettent beaucoup du leur. Demander aux industriels, aux distributeurs, aux agro-managers d’être gentiment raisonnables, de s’auto-discipliner c’est se leurrer.

 

Je vous propose de lire l’analyse du Monde qui colle bien au système, puis si vous en avez le temps d’écouter le discours du Président de la République.

 

Etats généraux de l’alimentation : le donnant-donnant de Macron aux agriculteurs

 

Le chef de l’Etat propose une réorganisation des filières et redonne la main aux producteurs dans la construction des prix.

 

LE MONDE ECONOMIE | 11.10.2017 à 11h13 • Mis à jour le 12.10.2017 à 06h43 | Par Laurence Girard

 

Les agriculteurs qui attendaient des mesures immédiates du gouvernement pour améliorer leur rémunération risquent d’être déçus. Emmanuel Macron, qui s’est exprimé, mercredi 11 octobre, depuis le marché de Rungis, donne rendez-vous à la profession dans deux mois pour établir la feuille de route de l’agriculture française.

 

Le président de la République a choisi ce moment pour « fixer un cap », selon l’Elysée. Il demande aux filières de mettre sur pied un grand plan de restructuration de la « ferme France » sur cinq ans. Ces annonces ont été saluées par Michel-Edouard Leclerc, qui a exprimé son « grand soulagement ».

 

Le discours du chef de l’Etat, très attendu, est censé marquer la fin du premier chantier des Etats généraux de l’alimentation (EGA), une promesse de campagne du candidat à la présidentielle. Il est désormais considéré comme un point d’étape.

 

Les premiers travaux des EGA portaient sur la création et la répartition de la valeur au sein de la filière agroalimentaire. Leur objectif était de trouver des solutions concrètes pour mieux rémunérer les agriculteurs. L’accent était clairement mis sur la question économique 

 

Un rapport de force déséquilibré

 

Le sujet de la juste rémunération des agriculteurs est plus que jamais d’actualité. Dans son premier bilan qui porte sur l’année 2016, publié mardi 10 octobre, la Mutualité sociale agricole (MSA) estime que leur revenu moyen est de l’ordre de 13 000 à 15 000 euros. Soit en très légère augmentation par rapport à 2015, sachant que cette progression est plus due à la baisse des charges décrétée par le précédent gouvernement qu’à une évolution des recettes. Surtout, comme le souligne une nouvelle fois la MSA, 30 % des exploitants auraient un revenu inférieur à 350 euros par mois. Et 20 % seraient en déficit en 2016.

 

Les discussions au sein des ateliers ont mis en lumière le déséquilibre du rapport de force entre agriculteurs, d’une part, industriels et grande distribution, d’autre part. Ou encore les effets dévastateurs de la guerre des prix menée par les enseignes.

 

Plusieurs propositions ont été avancées, comme la volonté de contractualiser les relations entre agriculteurs, industriels et distribution en permettant aux producteurs de se regrouper et de négocier en tenant compte des coûts de production et d’indicateurs de marché. D’autres mesures ont été demandées, comme la revalorisation du seuil de revente à perte, l’encadrement des promotions et la définition du prix abusivement bas.

 

Levée de boucliers

 

La revalorisation du seuil de revente à perte, prix en dessous duquel un distributeur ne peut pas vendre ses produits, a provoqué une levée de boucliers de Michel-Edouard Leclerc. Le patron de Leclerc a brocardé cette mesure qui, selon lui, entraînerait une revalorisation des prix de 5 % à 15 %.

 

Quatre associations de consommateurs, (UFC-Que choisir, CLCV, Familles rurales et UNAF) se sont regroupées et lui ont emboîté le pas pour dénoncer, mardi, dans un communiqué commun, les répercussions d’un tel relèvement sur le budget des ménages.

 

M. Macron a décidé de ne pas trancher pour l’heure sur les mesures qui suscitent la polémique. Il demande à tous les intervenants des Etats généraux de poursuivre leur travail. Sachant que le second temps des travaux, qui se terminera fin novembre, a pour thème « une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous ».

 

Le chef de l’Etat demande aux filières de préparer un plan de restructuration à cinq ans. Un préalable avant toute mesure législative et réglementaire. La structuration de filières interprofessionnelles serait une condition sine qua non pour mettre en place le plan d’investissements agricoles de 5 milliards d’euros sur cinq ans, cofinancé par l’Etat. Une promesse de M. Macron, qui demande par ailleurs aux coopératives d’être plus transparentes, en particulier sur la redistribution de leurs marges auprès de leurs adhérents.

 

Inverser la construction des prix

 

En attendant, le président de la République met en exergue la piste qui a fait consensus lors du premier chantier : une inversion de la construction des prix en redonnant la main aux agriculteurs pour « changer la philosophie de la négociation commerciale », selon L’Elysée. Une loi devrait être présentée et adoptée par ordonnance « au premier semestre de 2018 », a précisé le chef de l’Etat.

 

Ce sera au producteur de proposer à l’industriel un contrat avec un prix tenant compte des coûts de production, et non l’inverse. Et pour que l’amont puisse peser dans les négociations, le gouvernement demande aux agriculteurs de se regrouper pour commercialiser leurs produits. L’Etat se dit prêt à accompagner le mouvement en les aidant à se « professionnaliser » et à leur donner un guide pour éviter les écueils du droit à la concurrence, dont la France veut faire bouger les lignes à Bruxelles.

 

Le renforcement des moyens de l’Observatoire des prix et des marges et de la direction générale de la concurrence (DGCCRF) est aussi à l’agenda.

 

Reste que les mesures réglementaires risquent de n’être applicables que pour les négociations commerciales 2019. Cette année, le gouvernement compte sur la dynamique créée par les Etats généraux pour qu’elles se déroulent dans de meilleures conditions.

 

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 06:00
Défenseurs des vins nature à l’assaut, les députés adorent le Coca zéro ils boivent de moins en moins de vin à la buvette !

Encore un effet du dégagisme macronien, Ouest-France journal officiel d’une région de picoleurs tire la sonnette d’alarme :   Les députés boivent moins, l’Assemblée vend son vin.

 

J’imagine le désarroi de Vin&Société, la panique de la CNAOC, l’incrédulité des anciens députés habitués de la buvette de l’Assemblée, car cette désaffection pour notre nectar national propulse le Coca Zéro au rang de boisson favorite des députés.

 

« La buvette doit maintenant s’adapter et notamment se réapprovisionner en Coca zéro et en bière « qui sont très demandés, observe Florian Bachelier. La buvette est parfois en rupture sur le Coca pendant les séances nocturnes ».

 

Souvenir, souvenir, j’ai fréquenté après mai 1981 la buvette de l’Assemblée, surtout pendant les séances de nuit, fort nombreuses en cette période, j’ai même envisagé de dresser une typologie des boissons selon les groupes politiques. Du côté du vin, les hiérarques du groupe vin de l’AN imposaient à la Questure l’achat de bouteilles provenant de leur circonscription. Le plus doué dans cet exercice était sans contestation le député de la Drôme, Henri Michel, grand ami de Tonton.

 

Bref, suite à des votes importants les bouchons de champagne pétaient et, tous groupes confondus ça picolait grave. Le moment le plus étonnant que j’ai vécu à la buvette se situe au tout début de la législature qui a suivi la seconde élection de Tonton. Rocard était Premier Ministre, Nallet Ministre de l’Agriculture et moi directeur-adjoint de son cabinet. Ma bonne connaissance de la maison faisait que j’accompagnais le Ministre lorsqu’il allait y défendre un texte.

 

Donc, nous étions juste installé, le Ministre se pointe un soir à l’AN, moi je me rends à la buvette où je tombe sur la fine fleur du groupe RPR qui m’accueille à bras ouverts. À juste raison je m’en étonne. Ils se marrent. « Même si on préférerait avoir gagné, vous venez de nous rendre un fier service en nous débarrassant de François Guillaume. Ce type nous méprisait. Jamais nous n’avons été traités de cette façon. »

 

Précision pour les petites louves et les petits loups qui pensent que le monde commence avec eux, François Guillaume, ancien Président de la FNSEA, fut le Ministre de l’Agriculture du gouvernement de Cohabitation de Jacques Chirac.

 

Ils me payèrent le champagne.

 

Bref, revenons à la désaffection pour le vin de nos nouveaux députés.

 

Je cite Ouest-France :

 

Les députés sont plus sobres et réclament du Coca et de la bière. L’Assemblée nationale va devoir vendre son stock de bouteilles de vin.

 

Les nouveaux députés sont beaucoup plus sobres que leurs prédécesseurs. La consommation de bouteilles de vin et d’alcools forts à la buvette de l’Assemblée nationale a chuté de 50 % depuis le mois de juillet. Une baisse spectaculaire qui a interpellé, à la rentrée, la questure de l’Assemblée nationale, chargée de gérer le budget de l’institution (550 millions d’euros).

 

Sociologiquement, il y a une différence importante entre l’Assemblée actuelle et la précédente. Cela se voit dans beaucoup d’endroits. Les députés boivent moins, mais fument plus qu’avant", affirme-t-il. Avant de confirmer avoir été obligé de "rétrocéder une partie des stocks" de l'hémicycle. Thierry Solère

 

Florian Bachelier (premier questeur et député LaREM d’Ille-et-Vilaine), a donc demandé au conseil d’administration des restaurants du Palais Bourbon des détails. Et pour l’élu rennais, la raison est simple. « Les nouveaux députés, dont 351 marcheurs, sont plus représentatifs de la société française. La consommation d’alcool baisse en France, elle baisse également à l’Assemblée nationale. C’est plutôt une bonne chose. »

 

5 100 bouteilles à vendre

 

La questure a donc décidé de vendre une partie de la cave de l’Assemblée. En tout 5 100 bouteilles pour une économie estimée à 77 000 € par an. « Nous avons contacté nos fournisseurs pour qu’ils nous rachètent une grosse partie du stock. On négociera un bon prix de reprise », précise Florian Bachelier.

 

Face à ce tsunami je propose à mes « amis », je mets des guillemets car mon irrespect en irrite certains, puisque beaucoup d’entre eux sont en connexion avec les Insoumis du Jean-Luc nouveau converti à l’écologie, de faire des pieds et des mains pour que le vin nature soit inscrit à la carte de la buvette afin d’entreprendre la reconquête.

 

Voilà un beau challenge mes « amis », plus important à mon avis que vos petits combats sur  Face de Bouc.

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 06:00
Bonne nouvelle le nouveau prix Nobel d’économie aime les bons vins, il fait un raisonnement qui devrait faire jouir les Lpviens !

Pendant que les zinzins du vin s’excitent, j’oserais même écrire se branlent à propos du fameux tire-bouchon de la mère Buzyn, l'économiste américain Richard Thaler nouveau Nobel d'économie 2017 (littéralement « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel ») pour son travail en finance comportementale, lui va faire jouir jusqu’à l’extase les grands amateurs de vin, ceux qui s’agitent la nouille face aux grands vins tout en se lamentant sur la faiblesse de leurs bourses pour les acquérir.

 

Pour les ignares que nous sommes : les études d'économie comportementale explorent l'intersection entre le comportement humain et les principes économiques — ou pourquoi nous nous comportons d'une certaine manière avec l'argent.

 

Outre l'économie, le professeur de l'université de Chicago aime aussi le golf et les bons vins m’indiquent-on dans mon oreillette. Alors rien de surprenant que Thaler ait posé une question sur le vin à Paul Sullivan, chroniqueur au New York Times, pour expliquer l'économie comportementale dans son  livre « The Thin Green Line: The Money Secrets of The Super Wealthy. »

 

Je plante le décor : vous êtes un Lpviens-type qui a acheté au bon temps des bons prix des grands vins de magnifiques flacons et qui, bien sûr, les a conservés dans sa belle cave voutée.

 

Voici sa question du nouveau Nobel d’économie :

 

Combien cela vous coûterait de boire une bouteille de vin que vous avez acheté il y a des années pour 50 dollars et qui vaut désormais 500 dollars?

 

Prenez le temps de la réflexion :

 

La réponse de l’éminent professeur a moins à voir avec le vin qu'avec les sciences économiques.

 

Dans les faits, c'est même une illustration de la distorsion cognitive qui affecte beaucoup de gens lorsqu'ils confondent coûts irrécupérables et coût de renoncement.

 

Un coût irrécupérable est de l'argent que vous avez déjà dépensé. Il est perdu et vous ne pouvez rien faire pour changer cela maintenant. Dans ce cas, les 50 dollars dépensés pour la bouteille initialement sont un coût irrécupérable.

 

Un coût de renoncement est le prix que vous coûte le choix d'une action plutôt qu'une autre — dans ce cas, choisir de boire la bouteille au lieu de la vendre pour 500 dollars, voire la garder pour la revendre plus cher encore à l'avenir.

 

La bonne réponse est que cela vous coûte 500 dollars de boire la bouteille, parce que vous choisissez de la savourer au lieu de la vendre.

 

« La plupart des gens disent que ça ne leur coûte rien », explique Thaler à Sullivan. » Il y a des gens que j'apprécie beaucoup qui me disent même qu'ils se font de l'argent en buvant le vin car il ne leur a coûté que 50 dollars. C'est de la segmentation mentale."

 

Sullivan poursuit dans son ouvrage:

 

« Vraisemblablement, certains collectionneurs qui choisiront de boire leur vin auraient eu du mal à aller acheter la même bouteille pour 500 dollars afin de la boire avec leur dîner, mais pourtant c'est exactement ce qu'ils font lorsqu'ils boivent cette bouteille aujourd'hui. Ils préfèrent croire que la boire est une affaire, car ils l'ont achetée pour 50 dollars des années plus tôt. »

 

Sullivan souligne que les gens ne sont pas rationnels lorsqu'il s'agit d'argent. Nous achetons trop et n'économisons pas assez, parce que le consommateur moyen ne pense pas l'argent comme un économiste.

 

Les travaux Richard Thaler nous rappellent avec brio que les acteurs économiques ressemblent plus à Homer Simpson qu'à Superman.

 

Reste à répondre à une question : ceux qui ont acheté des vins pour spéculer, le boiront-ils si le prix se met à dévisser. L’adage en Bourse reste t’as rien perdu tant que t’as vendu, ici c’est bu !

 

Version originale: Libby Kane/Business Insider

 

LA TÂCHE ? CE N'EST PAS UNE MARCHANDISE

 

Dire qu’Aubert de Villaine n’a pas apprécié est un euphémisme. Il était furieux ! Depuis des années, le gérant du domaine de la Romanée-Conti (ses fidèles disent “le DRC”), au nom du caractère sacré et convivial du vin, demande par courrier à ses clients allocataires de résister aux sirènes de l’argent facile et de ne pas revendre leurs flacons mais de les boire en les partageant. "Tout producteur de grand vin a le sentiment de produire quelque chose de précieux, son devoir est de veiller à ce qu’il soit dégusté à son apogée. Une Romanée-Conti ou une Tâche n’ont pas vocation à être une marchandise sur laquelle on spécule", assène-t-il du haut de son Olympe bourguignon, en l’occurrence le village de Vosne-Romanée.

Lire ICI Spéculation : les grands crus face au mur de l’argent

 

 

Le coup de gueule des viticulteurs audois

 

« On ne peut pas être encouragés, encensés par Ubi­France et la Sopexa pour aller commercialiser nos vins dans tous les pays du monde et être considérés chez nous comme des assassins » : Jean-Marie Fabre, président de la fédération audoise des vignerons indépendants, ne décolère pas contre la dernière campagne de communication du ministère de la santé en faveur de la lutte contre le cancer, et qui utilise comme illustration un tire-bouchon (allusion directe au vin). 11.000 pétitions demandant le retrait de la campagne sont déposées le 28/9 par la filière viticole sur le bureau de Stéphane Travert, ministre de l’agriculture. « Le député audois Roland Cour­teau va de son côté saisir le CSA et le ministère de la Santé pour demander le retrait », complète Jean-Marie Fabre. Un tire-bouchon ne peut en effet ouvrir qu’une bouteille de vin, la campagne excluant de fait les autres alcools du type whisky, vodka ou bière. « Or, la loi interdit la stigmatisation d’un seul alcool dans les campagnes de communication. Soit on cite tous les alcools, soit aucun. Une fois de plus, seul le vin est stigmatisé alors que la consommation d’alcool fort ex­plose, et par des clients de plus en plus jeunes. Si la France consi­dère que le vin est un problème de santé publique, il faut un vrai plan Marshall pour faire disparaître la filière viticole, qui induit des emplois et contribue à l’aménagement du territoire. »

11 000 SIGNATURES preuve de faiblesse !

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:00
C’eut été une belle journée de dégustation au Paul Bert si Jean Rochefort le mari de la coiffeuse n’avait pas eu la mauvaise idée de tirer sa révérence.

Ce lundi temps idéal pour le vélo, cap sur la rue  Paul Bert qui, pour un jour, est le repaire de vignerons que j’aime bien. Comme vous le savez peut-être rue Paul Bert est sis le Paul Bert où, pro de chez pro, j’arrive pile poils à 10 heures. Le trottoir est noir de monde, des vignerons qui prennent leur temps, poignées de mains et quelques bises.

 

Je rejoins un trio qui cause : Bruno Verjus le taulier de Table et Bertrand Auboyneau le boss du Bistrot le Paul Bert, entourant le patriarche de Patrimonio Antoine Arena.

 

« Pace è Salute ! »

 

 

Nous papotons, les oreilles de certains doivent siffler, vers 10 heures et demi la gente vigneronne se met au turbin.

 

C’est une dégustation mais je sais que je vais boire car cracher certains nectars relève d’une forme de masochisme bien au-dessus de mes forces de pauvre pécheur.

 

 

Venir dès l’ouverture présente un double avantage, le parigot étant comme le dit notre Président une grosse fainiasse y’a pas trop de monde devant les saintes tables ; ces même tables saintes sont encore d’un blanc virginal.

 

Ma résolution : tu fais le job sérieusement !

 

Je me retrousse les manches et je m’y mets. Ça roule Mimile jusqu’au moment où, fourbu, je fais une pause, je pose mon cul sur l’une des chaises prévue à cet effet sur le trottoir. Je pianote sur le fil  Twitter et la putain de mauvaise nouvelle me tombe sur la tronche : Jean Rochefort est mort.

 

Ça me fait chier !

 

Jean Rochefort, hors ses rôles, c’est pour moi une délicieuse rencontre avec lui. En 1991, je lance la Première Journée Nationale du Cheval et, connaissant sa passion pour l’équitation, il a un haras, je le sollicite pour en être le parrain. Je le fais chercher. Nous nous retrouvons dans mon bureau et pendant plus d’une heure nous devisons. L’homme est plein d’humour et délicieux. Prenant mon courage à deux mains je me décide à évoquer, disons le défraiement, pour sa participation. Souvenir de son sourire sous sa moustache, il me répond « je n’ai qu’une faveur à vous demander, c’est que, comme aujourd’hui, votre chauffeur vienne me chercher et me reconduire. C’est bien agréable et votre chauffeur a de la conversation. »

 

Il passa le dimanche avec nous, simple, disert, disponible, un vrai gentleman. Encore merci cher Jean Rochefort.

 

 

J’ai repris le turbin avec du vague à l’âme, le spectacle continu.

 

Puis la faim m’a tenaillé alors j’ai enfourché mon vélo pour casser une graine dans le quartier, chez Fabrizio Ferrara à quelques rues de là.

 

 

Je mange rarement seul à table, dans ce cas je choisi des crèmeries à bar où des voisins viennent me rejoindre, mais aujourd’hui ça va bien à mon humeur tristounette. Mon positionnement en salle me permettait de contempler les tablées.

 

Ironie du hasard, un couple illégitime, à ma gauche, lui un peu vulgaire, elle très petite bourgeoise, pantalon de cuir, escarpins vertigineux, chemisier avantageux, se prenait d’assaut. Elle menait l’offensive comme savent le faire les femmes qui veulent arriver à leur fin et dans la geste amoureuse je contemplais à son annulaire son alliance et le solitaire, le Jean Rochefort un peu volage d’un éléphant ça trompe aurait souri, moi aussi.

 

De retour devant la neige de mon écran, et que je relis ce que je viens de pondre, j’en conclue que ça fait une chronique et que je vais me contenter de vous offrir les photos de mes amours matinaux.

    

 

Jean Rochefort, portrait en amoureux des chevaux

ICI

Jean Rochefort, acteur
inoubliable d’« Un
éléphant ça trompe
énormément », est mort

 

Le comédien, âge de 87 ans, est mort dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 octobre. Il a tourné dans environ 120 films au cours de sa carrière, longue d’une soixantaine d’années.

 

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 

 


 

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 06:00
Antonin je suis à 100 % Claire Naudin vigneronne des Hautes Côtes  de Beaune « imaginer un modèle de vignes sans traitement, ce n’est pas si farfelu que ça. »

Dans le tout petit buzz, provoqué par une vidéo d’Antonin Iommi–Amunategui sur le site de l’Obs.,  qui a agité le minuscule marigot des qui croient qu’il n’y a que le vin dans la vie, j’ai particulièrement aimé le leitmotiv de certains : « C’est un crime contre le vin ! »

 

Les mecs, faut pas pousser pépé dans les chiottes quand on sait qu’à peine 5% de nos concitoyens acheteurs de vin déclarent  s’y connaître et s’y intéresser, tout le reste, plutôt « pousseur de caddie » comme dirait l’expat. de Barcelone, se tamponne largement de cette bataille picrocholine.

 

Antonin est très mitterrandien, il cultive avec soin l’ambiguïté, en ne traçant pas très clairement une ligne entre ce que certains balancent dans leurs vignes et ce que l’on peut rajouter comme additifs pour faire le vin.

 

Et pourtant dans le premier cas, les fameux pesticides, on touche à des questions de santé publique qui intéressent de plus en plus les consommateurs et qui impactent ceux qui travaillent dans les vignes. Le choix du propre, surtout pour un produit comme le vin, est inéluctable et toutes les arguties des défenseurs des pesticides tombent les unes après les autres.

 

Dès 2001, dans mon rapport, j’avais placé la défense de l’environnement comme étant la priorité numéro 1 de la vigne France, et  pas que pour des raisons de santé publique. On ne peut pas dire qu’à cette époque les soi-disant critiques, experts, dégustateurs se soient rués pour en promouvoir le combat. Depuis, les ouvriers de la 25e heure en rajoutent.

 

En revanche, les additifs pour faire le vin ne constituent pas un problème de santé publique mais une question d’information du consommateur qui est en droit de savoir ce que ce jus de raisin fermenté a été  fabriqué. Tous les produits alimentaires affichent la couleur alors pourquoi pas le vin. Le débat de l’étiquetage informatif est ouvert.

 

Reste le goût du vin, il est assez étonnant que les grands défenseurs du terroir ne s’offusquent pas des multiples béquilles proposées par les marchands de produits, à la fois conseils et vendeurs de poudre de perlimpinpin. Leur goût il a été formaté par des années de soi-disant critiques dégustatives. Ils sont de plus en plus hors-sol et très clairement tout le monde se fiche, à part les soi-disant grands amateurs, de leur avis.

 

Dernier point, en écrivant ce que j’écris je ne suis en rien « un allié objectif »  de l’un ou l’autre camp et ce n’est pas aujourd’hui que je me plierai à la bonne vieille menace qui faisait florès au temps du PCF triomphants « si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous… »

 

Tout ça pour vous dire que les minorités agissantes ou les minorités déclinantes qui s’expriment en lieu et place des intéressés je n’en rien à cirer. Elles défendent becs et ongles leur fonds de commerce, c’est leur droit mais ça ne me touche pas plus qu’un pet sur une toile cirée.

 

Je préfère redonner la parole à une vigneronne : Claire Naudin qui s’exprimait ainsi dans l’excellent livre de Guillaume Laroche « Entre les Vignes » :

 

J’adore le parler net de Claire : « Pour moi, il y a vraiment deux vinificateurs : celui qui a peur des bestioles et celui qui n’en a pas peur. Même ce qu’on appelle les levures bactéries de contamination, que ce soit de Brettanomises pour les levures ou de Prédiocoques pour les bactéries, il y a des équilibres à trouver qui font que l’on peut tout à fait cohabiter avec. Les Bretts, il faut sans doute les maîtriser, mais elles ne produisent pas toutes des phénols volatils. Il y a encore plein de choses à découvrir pour comprendre pourquoi elles se mettent à fabriquer ça, qui est effectivement dégueulasse. En attendant, bombarder les vins au soufre parce que l’on ne veut pas de Bretts, ça n’a pas de sens, avec de très petites quantités, on pilote ça très bien. »

 

Ça me change des empaillages convenus Bio or not bio sur les réseaux sociaux entre les tenanciers de divers fonds de commerce, les vendeurs de poudre de perlimpinpin tout comme les « gentils » défenseurs du bio.

 

Ça ne sent pas le soufre mais le petit huis-clos entre gens du vin qui se regardent le nombril en feuilletant le papier glacé d’un truc qu’eux seuls lisent. Ce conformisme satisfait, buté, avec des œillères, m’étonnera toujours. « Passe-moi le sel, je te passe la moutarde… » « Nous sommes sur le même bateau alors renvoyons-nous l’ascenseur ! »

 

C’est beau comme le commerce !

 

Pour ne rien vous cacher je trouve ces pseudos-batailles tellement dérisoires que je n’en mêle pas car elles sont le fait de protagonistes qui ne font que défendre leur petite boutique.

 

Comme l’écrivait un humoriste méconnu Vincent Rocca « On peut se torcher avec un vin, avec un livre aussi. »

 

Si ces docteurs de la loi daignaient laisser la parole aux intéressés serait-ce trop leur demander ?

 

Revenons à Claire qui n’a pas sa langue dans sa poche :

 

« L’agriculture  biologique qui est faite actuellement, c’est de la bio d’assurance qui n’a de bio que le nom, et ça, ça ne m’intéresse pas. Dans la biodynamie, je suis gênée par le côté gourou, et ce que je ne je ne supporte pas, c’est le côté : « Ne cherchez pas à comprendre, faites juste ce que je vous dis. » Moi ça, je ne peux pas. Comme je fréquente beaucoup ce milieu-là, ça me choque de voir ça chez des potes. Il n’y a jamais de parcelle témoin, on leur amène une nouvelle poudre en leur disant : « Mets ça, tu vas voir, ça va aller mieux. » Ils le mettent, ça va mieux, mais il n’y a pas de témoin. Le gourou a dit que ça allait aller mieux, donc c’est mieux  (rires) et, au passage, il t’a facturé ça 500 euros. Je suis quand même près de mes sous par obligation, donc j’ai du mal avec cet aspect-là (elle réfléchit)  Je suis peut-être trop cartésienne pour plonger là-dedans en fait.

 

En revanche, j’ai un pote à Bergerac qui a créé sa propre méthode et c’est assez intéressant. Le gars, c’est une tronche, il a passé des nuits et des nuits à potasser sur toutes ces notions. Si je devais m’y mettre, je pense que je ferais comme lui. Je veux comprendre ce qui se passe, comme j’ai pu le faire par rapport au soufre et aux bestioles. »

 

Que ça fait du bien à la tête de lire cela !

 

Mais Claire va plus loin et c’est l’objet de ma chronique d’aujourd’hui :

 

« Mais les maladies, c’est compliqué. Le mildiou, on le connaît par cœur, mais l’oïdium, franchement, on ne le maîtrise pas. C’est pourtant un champignon qui est présent presque tout le temps, mais on a tous la trouille. Il y a plein de trucs que l’on ne comprend pas, alors forcément on bombarde en masse. Malgré tous les modèles que l’on nous propose, je vois bien que l’on n’y arrive pas, mais je ne connais pas certainement pas assez mes vignes et mes sols. C’est donc mon défit pour les 50 prochaines années. (Rires)

 

Mais mon projet, ce n’est pas d’être bio dans 20 ans, c’est de ne plus traiter. La vigne de demain sera sans traitement ou elle ne sera pas. La société va nous l’imposer de toute façon, on n’aura pas le choix. Actuellement, nous sommes des pollueurs ! Je l’ai vu au moment de l’affaire de la flavescence (Emmanuel Giboulot), il ne fallait pas aller chercher beaucoup sur Internet. En gros, lorsqu’on expliquait que c’était soit le traitement, soit la disparition des vignerons, la réponse du grand public c’était : « Mais qu’ils crèvent ces salauds de pollueurs ! »

 

Le vin ce n’est quand même pas un aliment essentiel, on est dans le facultatif. Pendant combien de temps la population va-t-elle accepter que l’on pollue pour un truc qui n’est pas indispensable ? Avec Jean-Yves on participe à des groupes de prospective, on essaie de se poser aujourd’hui les questions qui vont apparaître dans 20 ou 30 ans et d’imaginer un modèle de vignes sans traitement, ce n’est pas si farfelu que ça. On ne sait pas encore comment on fera, ni à quel niveau de rendement on pourra espérer arriver, mais, objectivement, on ne peut pas continuer à bombarder de la cochonnerie, même si on en met le moins possible et même si elle est bio. »

 

Moi ça me va, ça correspond à ma philosophie de la vie, douter, réfléchir, écouter, entendre, avancer même s’il faut se battre contre les idées reçues et les marchands du temple quels qu’ils soient. Dieu sait qu’ils sont nombreux à papillonner autour des vignerons…

 

L'intégrale de la chronique ICI   

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 08:00
« Les réseaux sociaux donnent le droit de parler à des légions d’imbéciles qui, jusque-là, ne parlaient qu’au bar après un verre de vin, sans causer de dommage à la collectivité » Umberto Eco

À méditer par tous ceux qui passent leur temps à s’écharper sur Face de Bouc, y compris moi-même si je n’y participe guère.

 

Umberto Eco en était bien conscient quand, quelques mois avant sa mort, s’adressant incidemment aux journalistes en marge d’une cérémonie où il fut fait docteur honoris causa à Turin, le 10 juin 2015, il fit une déclaration qui en fit grimacer plus d’un et mit le feu à quelques consciences coupables.

 

« Les réseaux sociaux donnent le droit de parler à des légions d’imbéciles qui, jusque-là, ne parlaient qu’au bar après un verre de vin, sans causer de dommage à la collectivité. On les faisait taire aussitôt, alors que désormais ils ont le même droit à la parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles. »

 

Dans L’imbécillité est une chose sérieuse, Maurizio Ferraris s’interroge :

 

 

« Comment se permettait-il ? À qui faisait-il allusion ? Il faisait allusion à vous et à moi, par exemple, une « race curieuse de la vie d’autrui et paresseuse quand il s’agit de redresser la sienne », comme disait saint Augustin. Des gens prêts à dire que l’humanité est parfaite et qu’elle est pervertie par la technique, qui l’aliène, l’éloigne d’elle-même, la transforme et la déforme, en un mot la rend imbécile. L’indignation et la dénonciation de l’aliénation sont des façons de détourner les yeux, en les détachant de l’évidence, ou mieux encore : du fait que, loin d’être une aliénation, la technique est révélation de ce que nous somme, au-delà des rêves et des mystifications. C’est dire notamment que nous ne sommes prêts à diffuser et à conforter les pires sottises grâce à des instruments qui nous permettent de nous faire connaître pour ce que nous sommes, en notifiant, urbi  et orbi notre imbécillité, qui est du reste, ne l’oublions pas, la caractéristique propre de l’humain – l’intelligence et l’abnégation étant, c’est bien connu, des vertus rares et justement applaudies pour leur anormalité. »

 

Pour lui « La technique, quelle qu’elle soit, ne nous aliène pas, ni ne nous rend stupides. Simplement, elle potentialise vertigineusement les occasions de nous faire connaître pour ce que nous sommes : plus présente est la technique, plus grande est l’imbécillité perçue. Nous ne sommes pas du tout plus imbéciles que nos ancêtres, et il est hautement probable que nous soyons plus intelligents qu’eux. Moins goinfres (avez-vous prêté attention à ce qu’on mange dans les romans du XIXe siècle ?), moins alcooliques (amusez-vous à compter le nombre de bières que Maigret est capable de boire en une journée), plus libéraux et moins autoritaires ou moins enclins au fanatisme (les bûchers de sorcières ne sont plus de pratique courante, moyennement plus instruits et alphabétisés.

 

Et c’est là qu’est justement le problème.

 

Dans le monde d’Internet, nous assistons à un phénomène qui, dans son ensemble, peut être considéré comme un fruit des Lumières, celui de la capacité de chacun à penser par lui-même : les gens cherchent, se documentent, discutent. Qu’ensuite le fruit de ses pensées autonomes puisse ne pas plaire, quitte même à paraître arrogant, agressif ou simplement imbécile, c’est un fait. »

 

« À cause des caractéristiques intrinsèques du Web, aujourd’hui l’imbécillité est donc plus documentée et plus répandue, parce que ce qui autrefois était la prérogative de Francis Bacon, Lord chancelier d’Angleterre – écrire pour exercer ses doigts – est devenu l’habitude la plus répandue qui soit. Il n’est plus de vie qui passe sans laisser de traces, il n’y a pas de fonds de tiroir, de notes, de brouillons. Tout est publié, littéralement, à la vitesse de la lumière : c’est une apocalypse sans messianisme, dès lors que la révélation totale ne se fait pas même attendre un instant. »

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 06:00
Le dessinateur François Boucq suit pour Le Monde le procès DSK-Carlton à Lille.

Le dessinateur François Boucq suit pour Le Monde le procès DSK-Carlton à Lille.

Mon Ministre, membre du premier cercle mitterrandien, celui qui déjeunait chaque mercredi avec lui après le Conseil des Ministres, Pierre Joxe, Louis Mexandeau, entre autres, les UDSR, alors que DSK n’était que, en 1991, ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement Édith Cresson puis de Pierre Bérégovoy jusqu’aux élections législatives de 1993, me confia un jour « Strauss-Kahn c’est un danseur mondain ! »

 

Il n’avait pas tout à fait tort, DSK de par sa légèreté et la haute idée qu’il se fait de sa personne intéressera beaucoup l’ex-brigade mondaine avec son pote Dodo la saumure.

 

En ce temps-là DSK était jospinien.

 

Comme Nicole Bricq, à qui il est venu rendre un dernier hommage au Conseil Economique et Social, avec une palanquée d’anciens ministres, des parlementaires au chômage, quelques rescapés et des politiques en plein recyclage, il a commencé - prof d’économie barbu et binoclard - sur les bancs du Ceres. «Nous pensions à l’époque que nous connaissions le sens de l’histoire et que nous pourrions en dénouer les ruses», s’amuse l’ancien présidentiable, avant de tenir tête à Emmanuel Macron, parlant d’égalité réelle, de socialisme de production, de lutte contre les inégalités et des «méfaits de la financiarisation mondialisée».

 

Oui, oui, ne vous pincez pas notre DSK en parangon de la « vraie gauche » est le parfait symbole de l’ancien monde, de ce PS dévalué, englouti sous le poids de ses contradictions, de son discours de gôche dans l’opposition, de ses pratiques gestionnaires de « gauche de gouvernement », de ses ambiguïtés, de ses haines recuites, de la notabilisation de ses cadres, de ses combines…

 

Rappelons à ceux qui ont la mémoire courte qu’en 1971, lors du congrès d’Epinay, les membres du Centre d’études, de recherches et d’éducation socialistes (Ceres), les marxistes de service, les idiots utiles du PCF,  allait permettre à Mitterrand, en s’alliant à la droite du PS : Gaston Deferre, de prendre le parti et son envol vers l’Elysée. À l’époque, Nicole Bricq et ses compères voulaient forger l’outil politique qui permettrait l’alternance pour changer la vie et surmonter la division de la gauche», a rappelé «le Che», dont la lettre a été lue par l’ancien député socialiste Emeric Bréhier.

 

Le Ceres a été le creuset de toutes les dérives, de tous les parcours ambigus liant les deux extrêmes au nom de ce que l’on nomme aujourd’hui le souverainisme.

 

Reprenons le fil de l’Hommage à Nicole Bricq : une époque et des piques par Laure Bretton dans Libération.

 

 « Sous la verrière de béton armé, la soirée avait de faux airs de tragédie grecque. Des colonnades, un peuple déboussolé et trois héros convoqués pour se souvenir d’une de leurs et qui finissent par raconter leurs guerres. Mardi soir, l’hémicycle du Conseil économique et social (Cese), à Paris, a réuni près de 250 socialistes et apparentés pour un ultime hommage à Nicole Bricq, brutalement disparue début août. Parmi eux, orateurs invités par Jean-Paul Planchou et Renaud Bricq, le compagnon et le fils de l’ancienne ministre, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande et Emmanuel Macron. Celui qui aurait pu être président, celui qui l’a été et celui qui l’est sur une même estrade pour rappeler le parcours politique d’une femme, qui épouse les méandres de la gauche. De Jean-Pierre Chevènement à En marche en passant par le Portugal de la Révolution des œillets, qui fut le laboratoire de l’union de la gauche au mitan des années 70. »

 

« Pour les écouter, lovés dans le velours vermillon du Palais d’Iéna, une palanquée d’anciens ministres, des parlementaires au chômage, quelques rescapés et des politiques en plein recyclage. Un moment suspendu dans l’histoire de la gauche. «On retenait tous notre souffle, c’était une heure hors du temps, un moment un peu fou», glisse a posteriori un des rares élus non socialistes de l’assemblée. Quatre mois après la victoire d’Emmanuel Macron, qui a achevé de faire imploser le Parti socialiste, «nous étions, au fond, dans cet hémicycle les différentes couches sédimentées de la gauche de gouvernement depuis quarante ans», complète le sénateur Alain Richard, qui a rejoint La République En marche en juin. »   

 

« Costume anthracite, cheveux blancs, tête rentrée dans les épaules, Dominique Strauss-Kahn commence par rendre hommage à la «combattante» Nicole Bricq. Sept minutes millimétrées, sans note mais «probablement apprises par cœur», se marre un ancien strauss-khanien. Comme l’ancienne sénatrice, il a commencé - prof d’économie barbu et binoclard - sur les bancs du Ceres. «Nous pensions à l’époque que nous connaissions le sens de l’histoire et que nous pourrions en dénouer les ruses», s’amuse l’ancien présidentiable, avant de tenir tête à Emmanuel Macron.»

 

« À la sortie du Palais d’Iéna, des berlines transportent la famille de Nicole Bricq vers une brasserie du VIIe arrondissement. François Hollande suit le mouvement. Samedi, une partie de cette assemblée remet le couvert à Boulogne-sur-Mer, invitée au mariage de l’ancien ministre hollandais, Frédéric Cuvillier. Et Jean-Christophe Cambadélis, dont le récit acide du quinquennat a fini de braquer ses camarades, de regretter d’avoir «terminé [s]on livre trop tôt». Tous ont envie de raconter ce «petit précipité de gauche» mais la plupart réclame de le faire sous le couvert du «off». A les écouter, immédiatement les piques affleurent, la rancœur aussi. A l’heure de tourner la page sur quarante ans de militantisme, un convive verse dans la psychanalyse : mardi soir, «Hollande et Strauss-Kahn ont dit à Macron : « Tu es parce que nous avons été. » Et Macron leur a répondu : « Vous étiez certes. Mais je suis. »

 

Le message de DSK à Emmanuel Macron sur les valeurs de la gauche

 

L’ancien patron du FMI, qui a vu certains de ses ex-conseillers rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron, en a profité pour donner son premier discours politique depuis l’affaire du Sofitel de New York, le 14 mai 2011. Tout en dressant un portrait très personnel de l’ex-ministre de François Hollande, qui a participé à ses côtés, dans les années 1990, à son courant « Socialisme et démocratie », il n’a pas manqué d’adresser un message sur les valeurs de gauche au président de la République, comme l’a rapporté L’Opinion. En parlant de Nicole Bricq, il a déclaré notamment :

 

« Je l’avais convaincue de mon idée de socialisme de la production, pour remplacer le vieux socialisme de la redistribution. Et quand on voit aujourd’hui les méfaits, l’explosion des inégalités créées par la financiarisation de la mondialisation, on voit que la cible n’était pas si mal choisie. »

 

Et DSK de poursuivre :

 

« Quand on est sûr de ce qu’on pense, on peut faire des compromis avec des adversaires d’hier et peut-être de demain. Elle l’a fait par conviction, très loin du cynisme de beaucoup. Parce qu’elle savait que les valeurs de gauche et les valeurs de droite ne sont pas les mêmes. Que les deux sont nécessaires à l’équilibre de la société, mais que leur opposition dialectique vivra tant que vivra la démocratie. Les mêler, ce n’est pas les confondre. Les faire avancer ensemble, c’est savoir garder leur équilibre. »

 

Allusion à peine voilée au chef de l’Etat, chantre du « ni droite, ni gauche » puis du « et droite et gauche » pendant la campagne présidentielle. Un discours longuement applaudi par la salle, « presque comme dans un meeting », écrit L’Opinion.

 

En savoir plus sur ICI 

C’est le bordel… DSK sort sa verge pour fouetter sur sa fesse gauche le Président Macron et en même temps !
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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 06:00
Caricature raciste de l'écrivain métis Alexandre Dumas, représenté en "ogre Dumas, concoctant le drame 'Les Gardes Forestiers', publiée en 1858.

Caricature raciste de l'écrivain métis Alexandre Dumas, représenté en "ogre Dumas, concoctant le drame 'Les Gardes Forestiers', publiée en 1858.

Depuis toujours je suis un chaud partisan de la semaine des 4 jeudis, moins j’en fais mieux je me porte !

 

C’est encore pire depuis que je suis en vacances éternelles.

 

Pondre une chronique chaque jour que Dieu fait me pèse parfois, j’ai souvent envie de laisser la page blanche mais besogneux  que je suis, en dépit de ma fainéantise, je remets l’ouvrage sur le métier.

 

Ce vendredi matin, au petit matin, je me suis dit : t’as rien à dire alors abstiens-toi, ne poste rien pour demain.

 

Et puis, mon allié le hasard, qui fait souvent bien les choses pour moi, m’a mis sous le nez un article de Slate :

 

Qui sont les «écrivains fantômes» de l’édition culinaire? Lucie de la Héronnière — 04.10.2017

 

Je l’ai lu et il m’a semblé intéressant de le proposer à votre lecture.

 

Deux précisions :

  • Je n’achète jamais des livres dit culinaires ;

 

  • J’ai fait « nègre » politique, on dit plume maintenant.

 

« Qui écrit les livres recettes des gens connus? Le métier de «plume» culinaire existe-t-il? Oui, mais ce travail n’a pas grand-chose à voir avec celui de «ghost writer» littéraire. » s’interroge l’auteure.

 

Comme nous vivons dans le « politiquement correct », actons la mort du « nègre littéraire » : ICI  et ICI 

 

Alexandre Dumas à l'origine de l'expression

 

D'où vient ce terme de "nègre" en littérature ? C'est l'écrivain du XIXe siècle Alexandre Dumas, qui a inspiré ce nom. Descendant d'esclave, Alexandre Dumas avait été accusé de rabaisser ses collaborateurs à "la condition de nègres, travaillant sous le fouet d'un mulâtre". Derrière le génie de Dumas, il y avait la plume d'Auguste Maquet. Il revendiquera jusqu'à sa mort, les plus grands romans attribués à son maître. »

 

« Comme pour les livres d’hommes et femmes politiques ou les «autobiographies» de stars, existe-t-il des écrivains fantômes d'ouvrages de cuisine? Des plumes discrètes qui aident des célébrités à rédiger et mettre en forme leurs recettes? Précisons tout d’abord que suite à une pétition visant à remplacer l’expression «nègre littéraire» par «prête-plume» ou écrivain fantôme, Nelly Buffon et Louis-Georges Tin ont rencontré en mars dernier Loïc Depecker, Délégué général à la langue française et aux langues de France. Ce dernier a donné un avis favorable et s’est «engagé à saisir en urgence les autorités compétentes». Affaire à suivre! »

 

Extrait :

« Qui sont ces plumes discrètes? Souvent des journalistes ou des auteurs, qui ont aussi une production de livres de cuisine en leur nom propre. Parfois, la plume et le chef se connaissent bien, depuis longtemps, et présentent même un projet ensemble à une maison d’édition. D’autres fois, l’éditeur propose au chef un auteur et son aide rédactionnelle.

 

Ces écrivains plus ou moins «fantômes» peuvent intervenir sur toute une palette de travaux. En fonction de la personnalité du chef, du projet et de la maison d’édition, la collaboration peut prendre des formes diverses et variées. «Il y a autant de cas de figure et de manières de faire que de chefs! Ceux-ci ont des techniques de travail qui leur sont propres. Cela dépend du temps qu’ils ont à consacrer à l’ouvrage, de ce qu’ils veulent. Ce qui est sûr, c’est que toutes les recettes viennent des chefs et sont réalisées, sécurisées et de bonne qualité», affirme Fabienne Kriegel, directrice générale des éditions du Chêne.

 

Pour la libraire Déborah Dupont, il y a deux aspects à différencier:

 

«D’une part la transposition des fiches techniques en recettes grand public (avec un travail sur les proportions, l’harmonisation des recettes…) et d’autre part l’écriture à proprement parler des chapô [les textes introductifs ndlr], des textes qui racontent (parfois à la première personne) l’histoire du chef…»

 

Sophie Brissaud, auteure de nombreux livres en son nom propre et de collaborations avec des chefs, nous répond par e-mail que «la collaboration "classique" est la rédaction d’un texte d’introduction sur interview du chef suivie d’un travail de rewriting technique avec adaptation des recettes à la publication», mais que son travail peut consister en des contributions très variées, «du petit coup de main à la rédaction entière en passant par tous les degrés d’intervention».

 

On est cependant loin du travail de ghost writer de polar, de roman à l’eau de rose ou de livre de femme ou d’homme politique. À une petite poignée d’exceptions près, les auteurs de l’ombre travaillent à partir d’une matière première créée et fournie par les chefs: les recettes. « Il arrive dans des cas rares que le ghost writer crée aussi les recettes», raconte Sophie Brissaud. »

 

L’intégralité de l’article ICI

 

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