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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 06:00

Cary Grant: son « homosexualité », un piège à femmes

Dans son dernier opus d’Ellroy La tempête qui vient page 58 il écrit : « Le baisodrome de Chapman Park affiche complet ce soir Cary Grant, Stanwyck la gouine et Ruth Mildred Cressmeyer partouzent avec « Monsieur 25 centimètres », Tony Mangano. »

 

La tempête qui vient par Ellroy

 

Barbara Stanwyck – Ruby Catherine Stevens de son vrai nom-, née le 16 juillet 1907 à Brooklyn, dans un milieu très défavorisé. ICI

 

Ruth Mildred Cressmeyer voir ci-dessous :

25 mai 2015

Ça balance dur sur le Hollywood des années 4O avec James Ellroy « Je suis perchée sur un canapé dont s’est servi Gary Cooper pour sauter Barbara Stanwyck. » ICI 

 

Ellroy est un habitué, il ne se cache pas derrière son petit doigt.

 

La trilogie Underwood U.S.A  de James Ellroy. C'est du lourd. Des pages éblouissantes, du pourri, des personnages vérolés : Nixon, Edgar Hoover, Howard Hughes, des stars dont « la gouine exhibitionniste, qui broutait des minous dans les soirées hollywoodiennes» : Nathalie Wood.

 

Résultat de recherche d'images pour "la mort aux trousses"

 

L’élégant et impeccable Cary Grant le héros de « La mort aux trousses » a connu une vie privée pour le moins tumultueuse. Grand séducteur il faisait fantasmer les spectatrices. Ses frasques sentimentales faisaient d'ailleurs les choux gras de la presse à scandale, avec pas moins de 5 mariages, notamment avec des actrices de trente ans plus jeunes que lui.

 

Après un premier divorce en 1934, Cary épouse la richissime Barbara Hutton. Il la quitte en 1945 mais demeure très proche de la belle mondaine. Il s’unit ensuite à l’actrice Betsy Drake, qui l’initie aux drogues et à la méditation. Le couple se sépare en 1962 et Cary convole avec la jeune Dyan Cannon, qui l’accuse rapidement de violences conjugales. Le divorce est prononcé en 1968 et Cary épouse Barbara Harris, qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort en 1986.

 

Bisexuel, il a eu de nombreuses relations masculines, toujours cachées à une époque où il ne faisait pas bon avouer son homosexualité à Hollywood. Il vivra ainsi douze ans avec l'acteur Randolph Scott, alors même qu'il était censé être en couple avec sa première épouse, dont il divorça d'ailleurs rapidement pour violences conjugales.

 

L’acteur avait aussi ses démons intérieurs.

 

Télérama très porté sur le divan – pas celui où il sautait Barbara Stanwyck, voir plus haut – nous met au parfum.

 

« Tout le monde veut être Cary Grant. Moi aussi, je veux être ­Cary Grant », disait l'acteur. Ce doute existentiel, il l'a traîné (presque) toute sa vie.

 

Tiraillé entre ce « Cary Grant », star hollywoodienne qui commence sa carrière en 1932, et Archibald Alexander Leach, jeune homme né dans une famille modeste à Bristol, en 1904, devenu acrobate avant de rejoindre les Etats-Unis. Kidel raconte comment, dans les années 1950, Grant a entamé une thérapie à base de LSD pour soigner (avec succès !) sa dépression. Le traitement, proposé alors par certains psychiatres californiens, visait à libérer l'inconscient, grâce aux puissantes visions que suscite la drogue. A l'instar d'un Marlon Brando, les fêlures intimes de l'acteur transparaissent souvent à l'écran. Certains réalisateurs, comme Alfred Hitchcock, ont su les sublimer. Relecture de quelques-uns de ses classiques à l'aune de sa vie privée.

ICI 

 

Scotty Bowers a 89 ans, il est arrivé à Hollywood en 1944. Embauché comme pompiste dans une station-service sur Hollywood Boulevard, le jeune marine passe rapidement à une seconde activité lorsqu’il se voit proposer une passe à 20$ par l’acteur Walter Pidgeon (« La planète interdite ») pourtant marié. Voilà le genre de souvenirs cocasses et aventures tumultueuses que nous livre Scotty Bowers dans « Full Service. My Adventures in Hollywood and the Secret Sex Lives of the Stars ».

 

Pendant trente ans, ce bisexuel et prostitué occasionnel sera le fournisseur quasi officiel des conquêtes d’un soir ou de plusieurs années du gratin de Hollywood. Dans son ouvrage, Scotty Bowers détaille par exemple les parties « à trois » avec Cary Grant et son « colocataire », l’acteur Randolph Scott, sa liaison avec l’actrice Vivien Leigh (« Un Tramway nommé désir ») ou encore l’appétit sexuel vorace d’Edith Piaf avec qui il aurait couché « tous les soirs pendant quatre semaines », quand elle tournait à Los Angeles.

La suite ICI 

 

Cary Grant. Mort à l'âge de 82 ans en 1986, l'acteur a laissé derrière lui un nombre inimaginable de chefs d'œuvres, ainsi qu'une fille qui publie aujourd'hui un livre hommage à son papa star.

 

Jennifer Grant est l’unique  fille de Cary Grant, elle est  née le 26 février 1966 à Burbank Californie de l’union de l’acteur avec Dyan Cannon, la quatrième femme de Cary Grant de trente-trois ans son ainé, qu'elle épousa le 22 juillet 1965 à Las Vegas. Elle quitta Grant en décembre 1966, déclarant qu'il entrait souvent dans des rages soudaines et la battait quand elle lui « désobéissait ». Le divorce, finalisé en 1968, fut amer et public, et la bataille pour la garde de leur fille dura dix ans.

 

Jennifer Grant a toujours eu un petit béguin pour son père comme beaucoup de petites filles avant elle. Oui mais voilà, le papa de Jennifer s'appelait Cary Grant et c'était un merveilleux acteur qui a entre autre donné la réplique à Audrey Hepburn et Grace Kelly. Et puisque Jennifer est fière de son géniteur, elle a décidé de lui consacrer un livre: Good Stuff : A Reminiscence of My Father, Cary Grant.

 

Dans cette biographie familiale, elle y raconte que Cary Grant était un vrai papa poule qui la conduisait à l'école, qui lui racontait des histoires et qui gardait chaque photo et chaque morceau de papier qui le rattachait à sa fille.

 

Super papa, Cary Grant était aussi un homme plein d'humour si on en croit sa fille. Alors que des rumeurs sur sa possible homosexualité ont toujours couru à Hollywood, Jennifer explique que son père s'en est toujours amusé. « Il ne pouvait pas en vouloir aux hommes de le désirer. Papa flirtait parfois gentiment en retour ! » Elle ajoute du bout de sa plume : « Quand on lui posait la question, généralement il se concentrait sur la personne qui la posait ». Jennifer Grant conclut non sans humour : « Papa aimait bien qu'on pense qu'il était gay. Il disait que ça donnait encore plus envie aux femmes de prouver que cette affirmation était fausse ».

 

« On ne peut pas blâmer des hommes de l’avoir voulu et je ne serais pas étonnée d'apprendre que Papa a même doucement flirté… » Un homme sollicité par certains mâles qui a « aimé être qualifié d’homosexuel. Il disait que ça poussait les femmes à vouloir prouver le contraire. »

 

Cary Grant était perçu comme un électron libre du fait qu'il était le premier acteur "indépendant", à contre-courant du vieux système des studios, qui décidaient des évolutions de leurs acteurs. Il put ainsi avoir le contrôle de chaque aspect de sa carrière. Il décidait quels films tourner et s'impliquait dans le choix du réalisateur et de ses partenaires et négociait même parfois un pourcentage sur les bénéfices, un privilège rare à l'époque mais désormais courant parmi les grandes stars.

 

Il fut nommé deux fois aux Oscars dans les années 40 mais, étant l'un des premiers acteurs indépendants des grands studios, il ne l'obtiendra pas durant ses années d'activité. Ce n'est qu'en 1970 que l'académie lui remit un Oscar d'honneur pour sa carrière. En 1981, il reçut les honneurs du Kennedy Center.

 

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commentaires

pax 16/01/2020 22:12

Il y a toujours un coté sombre et un coté lumière. C'est particulièrement bien illustré par H.G.Clouzot dans « Le corbeau » .on y voit Pierre Larquey se faire balancer une lampe et son abat jour tôle, au dessus du pupitre de l’instituteur plaçant tour à tour les deux interlocuteurs dans la lumière ou dans l’ombre.
Ainsi Mitterrand avec Badinter et Dumas par exemple.
Face à Gary Grant et son univers au glamour sulfureux on trouve quelque Gregory Peck ou James Stewart.
Aujourd’hui, signe des temps, on trouve un H.Weinstein qui, au souffre, a substitué l’obscénité .En face on trouve un Meetoo qui tire à vue du genre « Tuer les tous, Dieu reconnaitra les siens » Ce pauvre Kevin Spacey en a fait les frais qui a vu les scènes du film qu’il était en train de tourner modifier façon KGB. Mais lorsque les accusations portées contre lui se sont évanouies comme l’eau dans l’oued du désert, personne n’a remonté le courant pour rétablir la vérité !
Pax, avec un P comme politiquement incorrect.

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