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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 00:45

Vous me connaissez, depuis j’ai quitté ma loge de Saint-Émilion pour me lancer dans la littérature, j’écris un roman  d’amour, il m’arrive de repenser au bon temps où des gorges profondes glissaient dans ma boîte aux lettres des infos de derrière les tonneaux.


Bref, hier au soir, alors que je tricotais devant la télé, où les grands gars d’Angela, qu’avaient sorti nos pioupious au tour précédent, mettaient une musette à des brésiliens qui semblaient jouer avec des sabots, voilà t’y pas qu’on m’appelle sur Skype.


Je pose mon ouvrage et je décroche.


Qu’apprends-je ?


« Nouveau : des restaurants poursuivent leurs clients qui osent les critiquer. Il faut dire qu’ils trouvent des juges pour leur donner raison. » L'avocat-blogueur Maître Eolas s'étonnait hier soir de la décision du Tribunal de Grande Instance de Bordeaux le 30 juin dernier, qui a condamné en référé la blogueuse « L'Irrégulière » à 1500 € à titre de provision sur dommages et intérêts et 1000 € de frais de procédure (article 700 du code de procédure civile), pour une critique d'un restaurant du Cap Ferret (33).


Ce restaurant avait peu apprécié un post de « L'Irrégulière » titré « L’endroit à éviter au Cap-Ferret » suivi du nom de l'établissement (l'article a depuis été retiré mais est toujours disponible en cache ici link  ) publié en août 2013, et qui apparaissait en première page de Google lorsqu'on tapait le nom du restaurant. Le papier déplorait notamment la désorganisation du service dans l'établissement et l'attitude de la patronne des lieux, qualifiée de « diva ». « Tout ça pour deux apéritifs... à quoi tiennent les guerres » concluait le post, en référence à une sombre histoire d'apéritifs arrivés en même temps que le plat principal (que la blogueuse avait donc renvoyé).


La fin de l’embrouille ICI link


Y’a pas à dire que je me dis notre ex-président a de bonnes raisons d’être vénère, c’est à croire que du côté du TGI de Bordeaux ça devait pioncer en référé.


Franchement, la chronique ne casse pas 3 pattes à un canard, de plus commander des apéros, pire du pastis, au Ferret ce n’est vraiment pas classe et râler parce qu’il n’y a pas de cacahuètes c’est le summum du mauvais goût. 


« Bref. On nous apporte notre vin (froid !) » note la blogueuse, mais que fait le CIVB ?


Si ça vous chante, et si vous vous aventurez au Ferret, allez donc faire la bise à la patronne et donnez-lui le bonjour du Taulier, p’tète qu’elle vous offrira l’apéro ?

 l.jpg

Il Giardino

Adresse : 

71 Bis Boulevard Plage Cap Ferret, 33970 Lège-Cap-Ferret, France
05 56 60 65 22

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU
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commentaires

mag 30/01/2015 19:12


non la patronne est vraiment trop désagréable pour aller y faire un tour. elle est agressive avec tout le monde, c'est une honte de tenir un établissement dans ces conditions. le ferret n'est pas
une principauté c'est juste presque une île, c'est a dire pas grand chose. heureusement qu'il y a d'autres restos au ferret, mais ne jamais aller dans resto

juju03 26/07/2014 11:33


L'avis de cette blogueuse respire la frustration à plein nez.


Mais non, Mr Braut, elle n'a fait qu'écrire un article pour sa petite bande de lecteurs dans le seul but de leur plaire, sans penser que son article ferait la Une des journaux. Son seul
tort n'a été que donner le nom du resto dans son titre, de ce fait, l'article s'est retrouvé propulsé à la 1ere page. Moi-même, mécontente, j'aurais pu écrire le même article. Mon dieu, je l'ai
échappée belle.


Je me rappelle avoir reçu à Sarlat il y a 2 ou 3 ans à peu près le même accueil, avoir attendu, attendu qu'on nous serve, l'apéritif arrivant en même temps que l'entrée, les vins arrivant à
la fin du repas, avoir vu des english étonnés par le service, j'avais aussi été frustrée, mais, faut dire que nous étions sensés manger dans un "gastronomique"', un seul serveur pour 2
salles. Nous hésitions à repartir, mais, on se dit "allez, on attend encore 5 mn, et les minutes passent, et il se fait de plus en plus tard, ensuite, on se dit qu'on ne
trouvera plus rien ailleurs.  Sarlat, pays des touristes, où le nombre de restaurants est doublement proportionnel au nombre de touristes, où, il est difficile pour un touriste "lambda"
de connaitre les bonnes adresses. Vous savez ce que nous a repondu "un local" quand nous lui avions demandé "une bonne adresse" ?


- les bons restaurants sont fermés le dimanche à Sarlat. Nous étions dimanche.


Y'en a marre effectivement d'être pris pour des "pigeons" quand on est touriste.

juju03 26/07/2014 11:00


Bonjour.


J'aimerais apporter mon petit "grain de sel" à cette affaire envenimée par la réaction excessive d'un jugement.


J'ai été choquée par la condamnation de cette blogueuse, une simple blogueuse, vous vous rendez compte ? La pauvre a du tomber de haut. On lui prête des intentions malveillantes, mais non,
elle n'a fait qu'écrire un article pour ses lecteurs, pas pour la planète, son tort a été juste de mettre le nom du resto dans son titre.


Je suis choquée, ce matin, de voir que le restaurant sus-nommé était remonté dans le classement des restaurants de sa ville sur Tripadvisor, de 79, il est maintenant classé dans la
trentaine, grâce à 2 avis positifs (hum, hum). Pourquoi ? Parce que Tripadvisor a enlevé tous les avis négatifs.


Je ne vois plus l'intérêt de mettre un avis négatif, de donner son avis tout simplement, si un restaurateur, mécontent, fait enlever tous les avis qui ne vont pas dans son sens.


Je trouve con, mais vraiment con d'avoir porté plainte contre une simple blogueuse qui n'a fait que publier un article sur son blog pour ses lecteurs, qui, mettons dans le meilleur des cas
s'élevait à 100 par/jour, enfin, je ne pense pas qu'elle en avait des milliers/jour.


Pas de quoi casser les pattes à un canard. Il suffisait de demander à la blogueuse d'enlever l'article ou de changer le titre tout simplement. Si la blogueuse avait supprimé l'article,
le référencement aurait vite disparu dans les limbes du net. C'eusse été plus fin de répondre directement à la blogueuse et "casser" point par point ce qui n'allait pas. Beaucoup
de restaurateurs le font. C'est beaucoup plus judicieux.


Tout blogueur intelligent en général supprime les articles. Les sites de blogs ne plaisantent pas là-dessus. Quand il y a "plainte", on nous demande d'enlever fissa l'article
sinon, on nous ferme notre compte. En général, ça ne va pas plus loin et les blogueurs se plient à ces règles.


La blogueuse, elle, aurait été plus avisée de mettre un avis sur trip-truc, mais, elle ne devait pas savoir la portée de son article. Hélas, moi-même l'eûs-je su, ce n'est pas sûr
! Ce n'est pas donné à tout le monde de connaître les arcanes du droit.


En tout cas, je suis très déçue par Trip-truc. J'ai voulu leur envoyer un courrier pour leur signaler mon mécontentement et leur dire de supprimer mon compte et tous mes avis, positifs et
négatifs, mais, pour l'instant, impossible, ces gens-là ne sont pas faciles à joindre.


ps :  j'adore ce que dit Mr Charlier. Que voilà un homme intelligent ! Comme Free, il a tout compris.

patrick axelroud 26/07/2014 09:33


Il y a une différence notoire entre le Client Roi aux States et en France. En Amérique, c'est le préstataire de service qui déclare le client roi et se met en " for" pour le satisfaire.En france
c'est le client qui s'auto proclame roi pour se comporter n'importe comment et surtout sans aucun respect pour le restaurateur ou tout autre préstataire à qui il a recours. Fait qui mérite d'être
confirmé : Les américains qui savent ce qu'un dollar veut dire seraient stupéfaits des pratiques francaises ( européennes ?) de faire payer sa communication téléphonique à un client ? Pour moi
,on dit qui cependant ne me surprendrait pas.

Luc Charlier 25/07/2014 15:12


Il ne faut pas être américain pour trouver que "le client est roi". En France, certains esprits chagrins pensent que le client est un pigeon à plumer et qu'il a tout juste le droit de se taire,
de bouffer et de payer. Chez les "Catalans du nord", c'est encore plus marqué. On entend dire: "Moi, je n'ai pas besoin des touristes, je suis ouvert à l'année". Ils veulent dire "toute l'année"
en français normatif. Souvent, ces établissements ferment d'ailleurs définitivement l'année suivante. Je précise ressentir une étatsunisophobie moi-même, modérée, et suis persona non
grata sur le sol US. Mais eux, au moins, ils sont capables d'accueillir les étrangers en ... anglais. Pour le reste, on est d'accord que l'on sème souvent ce que l'on a récolté. C'est ...
l'auberge espagnole, c'est le cas de le dire. Mais j'ai lu l'article et, il ne manque pas d'humour, même s'il est excessif. Un restaurateur plus cérébré aurait répondu par un billet le tournant
en dérision et se serait fait une BONNE pub. On peut TOUT écrire. 

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