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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 00:09

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Contrairement à Philippe Ridet, jamais de ma vie je laisserai le soin, à qui que ce soit, d’acheter et de cuire mes pâtes. J’insiste sur le possessif. Il est extrêmement rare lorsque je fais les courses que je n’ajoute pas un ou plusieurs paquets dans mon panier. Pour ce qui est du vin aujourd'hui c'est notre Eva qui s'occupe de la quille (c'est tout à la fin).


-        Philippe Ridet (devant le rayon) : J’ai regardé avant de partir. Nous avons déjà deux paquets de linguine, des tagliatelle, des spaghetti,  des penne, des orechiette


-        Sa femme (qui est italienne remplissant le chariot) : On ne  sait jamais.


Comme vous le savez « j’ai longtemps rêvé d’être italien. À défaut, j’ai cherché à en avoir l’air ».link 


Résultat je suis  plus italien que madame Ridet.


« Le placard de la cuisine en déborde : des longues, des courtes, des tortillées,  des dodues, des effilées, des plates, des convexes et des creuses… »


Pourquoi ?


Je ne suis pas de ceux qui ont peur de manquer ou qui font des stocks en prévision d’une quelconque pénurie. Non, c’est qu’à tout moment, si une envie pressante me saisit, je puisse choisir les pâtes qui conviennent à mon appétit.


« Le premier mérite  des pâtes est de bien nourrir – et à peu de frais. Le second est de symboliser l’abondance et par conséquent la générosité. En comptant un paquet de cinq cents grammes pour quatre personnes, deux paquets suffisent à assurer un dîner de huit couverts. »


Reste à les accommoder.


« Personne ne préparant les pâtes comme son voisin, la façon de les accommoder fournira alors un sujet du repas lui-même. Cuisiner en Italie est d’abord un art de la conversation et ensuite une leçon de géographie. »


Tous aux fourneaux !


« D’autant qu’on ne laisse pas l’homme ou la femme officier seul aux fourneaux. On participe, on investit les lieux, on suggère, on goûte. Jamais d’ordres, mais des conseils parfois insistants. Un congrès d’ethnologues comparant les mérites respectifs de leurs tribus amazoniennes ne susciterait pas moins d’échanges et de disputes :


« Dans les Pouilles, ma mère les fait comme ça.

-        Chez moi à Avellino, on ajoute ceci ou cela… »

 

Passons aux travaux-pratiques :

 

1° Gentile Gragnano Napoli link 


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Les pâtes de Gragnano sont célèbres. Pour les fabriquer on utilise de la semoule fine de blé dur Senatore Cappelli et les pâtes sont séchés à basse température selon la «méthode Cyril. »


Cyril de Torre Annunziata, un ingénieur, en 1919, a estimé qu’il était impossible de continuer à sécher les pâtes dans la rue et il a inventé une méthode artificielle qui reproduit le phénomène naturel. C’est la « Méthode Cyril  qui combine chauffage et ventilateur, et réduit le temps de séchage et libère la production des aléas météorologiques (dix jours de séchage dans la rue trois / quatre jours dans les cellules à l'intérieur des usines).


La fierté de la production est la fusilli travaillée entièrement à la main. Le « fusillare » roule nouille après nouilles sous l'avant-bras pour lui donner une forme hélicoïdale et une extrême diversité de chaque fusillo individuel. (Voir absolument la vidéo)


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ICI l’épicerie locavore link 


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L’épicerie locavore est une jeune fabrique de produits d’épicerie biologiques et locavores, implantée à Bagnolet (93).


Gamme de produits : plusieurs variétés de pâtes classiques ou originales, des légumineuses, et des mélanges de farines à pain. La proximité des fournisseurs de la région Île-de-France vous assure la qualité et la traçabilité de nos produits.


 

Mezzi Paccheri di Gragnano con peperoni cruschi di Senise fonduta di cacioricotta e cioccolato link


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Penne au Gaperon link 

Lors d'un dîner des Tronches de vin votre Taulier aux fourneaux avait préparé des plâtrées de macaroni au Gaperon (les penne vont bien aussi à ce plat) et notre Eva en rêve encore la nuit. C'est pour cette raison que je lui ai demandé de choisir le vin ce qu'elle a fait avec un Chorey-les-Beaune 2007 de la maison Sylvain Loichet.

 

«Un chardonnay bien mûr, ample, gras comme il faut, qui ne s'endort pas en bouche grâce à une belle vivacité. On enrobe le gratin de macaroni au gaperon et on le réveille grâce au vin. »

 

Excellent choix que mes amis italiens comprendront aisément.

 

Pour eux je rajoute le 27-07 Sauvignon 2010 - Lazio IGT blanc Azienda Matteo Ceracchi – Piana dei castelli link adoré par une autre tronche de vin : le ouistiti des vins natures Guillaume Nicolas-Brion


« La vendange de ce sauvignon a eu lieu le 27 juillet 2011. D'où le nom de 27.07 : ce n'est pas un agent secret, mais un vin quasi secret, 9300 bouteilles. Les vignes sont cultivées en biodynamie mais on ne le dit pas trop. Résultat ? Forcément inattendu. Bien sûr, une forte acidité mais pas dérangeante, au contraire : rafraîchissante. Une finale très minérale. Ce vin n'est pas vert : le fruit est mûr, le jus est précis, la quille taillée pour quelques belles années. Assurément, on l'a bu trop tôt. C'est une sacrée découverte. »


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

patrick axelroud 23/02/2014 11:16


De quelques effets secondaires !


Attention ! Aletrte ! L'abus de lecture des Chroniques du Taulier, peut entrainer des effets secondaires .il y a donc des précautions à prendre; à chacun de trouver les siennes.


A force d'italieniser ses chroniques ( de manière subliminales, forcément subliminales ) , profitant d'une matinée de travail à Strasbourg, mon épouse et moi ,nous sommes retrouvés à déjeuner A
La VETTA, une petite trattoria du centre ville, rue du Sanglier ( à cote de "Chez Yvonne " * rue du Sanglier. C'est une adresse à recommander ! Si si, on peut, aprés avoir épuiser les charmes de
la choucroute, du baeckehof,de la tarte flambée, du presskopf, etc. etc. avoir envie d'autre chose ( cela me rappel en plein millieu d'une "Trois Glorieuses " à Beaune,avoir horrifié un serveur
en lui réclamant une bière... ) alors pour ceux que leur pas méneraient vers les marches de l'est du Royaume de France : Des plats typiques de la côte Amalfitaine, une trés belles cartes de vins
notamment des Abruzzes et la gentillesse et le charme de Philomène et d'Antonio. Tout ca pour dire, comme BRASSENS chantait " Il n' y a pas qu'à Paris que le crime fleurit, nous au village aussi
on a ,de beau assassinat " que par cheu nous c'est pas mal aussi.Na! ca vous apprendra à nous faire saliver avec  toutes vos informations de bon ton mais trop parisiennes. Ca vous plait de
faire subir à vos lecteurs le supplice de Tantale ! Grr..Grr..!


* Pour moi, comme  dit HEGEL, "connue pour sa notoriété"; je n'en dirais pas plus.

Aredius 22/02/2014 09:51


Merci pour ce réconfort. Comme je mange principalement des pâtes et du riz depuis 5 ans pour une raison que je ne dirai pas pour ne pas gâcher, voir les pâtes aussi bien accompagnées n'a pu que
me réjouir alors qu'il tombe des cordes sur la vitre de mon fenetrou. 


Je préfère les pâtes au riz. Des pâtes avec seulement un morceau de beurre salé c'est quand même meilleur qu'un riz blanc.


 

patrick axelroud 22/02/2014 09:37


Encore une passion commune Cher Taulier ! Une autre fçons d'être italien : L'Italien de Serge Reggiani....

Feuilly 22/02/2014 08:44


Hier soir, chez moi c'était orecchiette : miam miam... Au mois de janvier 2013, j'ai publié une série de chroniques sur Gragnano : peut-être cela intéressera-t-il tes lecteurs.


http://www.toutnestquelitresetratures.com/article-pastificio-dei-campi-la-fabrique-de-pasta-a-gragnano-114193196.html

http://www.toutnestquelitresetratures.com/article-la-fabrication-de-la-pasta-a-gragnano-114181058.html

http://www.toutnestquelitresetratures.com/article-la-pasta-a-gragnano-en-1900-114175236.html


 

Michel Smith 22/02/2014 08:02


Eh bien moi aussi je suis dingue des pâtes de Gragnano que l'on faisait jadis sécher dans les rues de la petite ville. J'aime particulièrement les linguine de la maison Rigorosa
"trafilatura a bronzo" et ma spécialité, c'est de les accommoder "aux trois anchois et aux trois câpres". Comment ? Un secret que j'emporterai jusqu'au ciel ! 

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