Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 06:00

https://media.marianne.net/sites/default/files/styles/mrn_article_small/public/anticeta.jpg

J’ai plongé dans les profondeurs de mon blog pour retrouver cette chronique ICI où Lapaque cite Marc Sibard, le pochtron des caves Augé de sinistre mémoire, à propos des talents de Périco pour conduire les autos, plus particulièrement celle de JFK.

 

Pour rassurer tout le monde, Périco et madame je sais tout son épouse : Natacha Polony, Sébastien Lapaque qu’est une langue de pute et Marc Sibard le salopard, ne font pas partie de mes amis. Si j’exhume cette chronique c’est pour mettre en exergue le côté lourdingue et gras de certains mâles dans le petit monde du vin.

 

Ainsi Périco Légasse, chroniqueur gastronomique attitré de Marianne, s'en prenant dans un article de mai 2003 aux vins de « chefs de clans, de gourous et autres sectes ou membres de clubs apocalyptiques ». Parmi quelques vignerons livrés à la vindicte publique, Périco Légasse citait évidemment Marcel Lapierre. Cela s'appelle le complexe d'Erostrate*. La volonté de laisser son nom dans l'histoire parce qu'on a brûlé et détruit plutôt que par ce qu'on a construit. Périco Légasse, qui a naguère totalement raté l'élevage et la mise en bouteilles d'un Touraine Azay-le-Rideau « non chaptalisé, non filtré, non soutiré et faiblement soufré » (sic), fait penser à ces critiques littéraires qui descendent les bons romans parce qu'ils ont été incapables d'en écrire un seul correct (1).

 


Il en aurait mieux fait de s'en tenir à son emploi d'origine et de rester le chauffeur de son patron, le sémillant Jean-François Kahn. « Périco Légasse me semble plus habilité à conduire une caisse qu'à prendre des caisses », s'amusait un jour Marc Sibard, tandis que nous moquions l'impudent en vidant quelque splendide flacon de « bio-piquette » aux caves Augé ; sacré Sibard ! Toujours prêt à réhabiliter l'antique manière, lumineuse, fraternelle et roborative de déconner. La manière française, celle à laquelle seront toujours étrangers les collectionneurs d'étiquettes qui se font une opinion sur les vins en suivant leur cotation sur les marchés japonais et américain. Les malheureux ont du souci à se faire. Le morgon de Lapierre s'y porte bien.



(1) Me vient le souvenir d'une brève parue dans Marianne laissant entendre que j'avais conclu un pacte avec Josyane Savigneau, directrice du Monde des Livres, et donc rallié le système Sollers. Le naïf rédacteur de cette information courageusement signée sous pseudonyme (Périco Légasse ? Jean-François Kahn ? Un ou une de leurs domestiques ?) aurait dû comprendre qu'il me manquera toujours quelque chose pour cela. Je ne bois jamais de bordeaux.

 

Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que je ne suis pas un fan de Périco, ni un lecteur de Marianne, mais ce cher Lapaque qui n'a commis qu'un malheureux roman - mauvais d'ailleurs - lui claque le bec avec une suffisance qui me déplaît (le coup des domestiques aussi m'est resté sur l'estomac). Surtout lorsqu'il s'appuie sur une note en bas de page tout à fait dans le ton des "petits soucis" de la gent littéraire parisienne. Quant à la déconnade qu'il place dans la bouche de Sibard elle est sous sa plume, au fond, très méprisante et méprisable. Ainsi va le monde où tailler des costards à des gus, qui le portent déjà fort mal, est facile.

 

 

Trop facile donc dérisoire...

Partager cet article
Repost0

commentaires

P
2008 vous aviez jacques Perrin comme lecteur. Respect
https://www.letemps.ch/lifestyle/jacques-perrin-philosophe-vin
par contre je suis fâché avec Marcel Lapierre depuis 1987 et ça risque de durer même avec ses descendants mais bon
Répondre
P
En ce moment par cheu nous, on est en période de chasse et les panneaux électroniques d’information des mairies nous alertent des battues à venir.
Mais ici, c’est de la chasse à l’affut qu’il s’agit.
Notre Taulier, haut perché sur son mirador, guette .Dans l’attente du gibier, il songe à ses anciens tableaux. Ca, c’était un beau Perico, ca c’était un beau Lapaque…
La biographie de Lapaque ne saurait laisser indifférent. Se faire renvoyer d’un établissement scolaire montre que le type ne saurait être entièrement mauvais.
Par ailleurs, elle révélera que son oeuvre est plus importante que celle que tu retiens peut être parce qu’à l’affut on tire à la carabine et non au fusil qui envoie du plomb en gerbe qui s’éparpille et touche tout ce qui passe à la portée.
Rien que tout ce que Lapaque a écrit sur Bernanos mérite plus que l’attention. Je laisse au lecteur de Wikipédia le soin de découvrir les prix et honneurs récolté par l’individu.
Lapaque de droite *? Et alors. Je défends l’idée que les écrivains de droite ont, très souvent,
Un meilleur style. Ainsi Eric Neuhoff, Patrick Besson ou encore Denis Tillinac qui vient de mourir. Ils sont dans la lignée de ceux que Bernard Frank avait baptisé « Les Hussard » Blondin, Nimier ou Jacques Laurent, entre autres.
Enfin Taulier, toi qui sait être un joyeux fêtard, je pense que la lecture des publications chez Actes Sud du type « Room service » ou « Les vins de copains » devrait être de nature à te réjouir.
Mais j’ai certainement pour « cet intello, parisien de droite » Le regard de Chimène.
C’est mon lot de provincial qui, telle une groupie énamourée, suit dans Voici ou dans Gala les péripéties de ces stars préférées en soupirant de se savoir si lointaine.

M’enfin, pour ce que j’en dis.

* Collaborateur pendant 4 ans de Témoignage Chrétien, hebdo de gauche
Répondre
J
MA CHRONIQUE DATE DE 12 ANS L'OEUVRE DE LAPAQUE N’ÉTAIT PAS ENCORE TRÈS LOURDE DE PLUS JE NE LUI REPROCHE PAS D’ÊTRE DE DROITE MAIS D’ÊTRE DANS CE LIVRE LOURD. DEPUIS QUE JE L'AI RENCONTRE LE QUALIFICATIF SERAIT PLUS DÉSOBLIGEANT

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents